Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien, Pierre Jacquemain | 17 juin 2020

Pierre Dharréville : « Le Pr. Salomon n’a pas parlé de pénurie alors qu’elle était manifeste »

Hier, la commission d’enquête parlementaire sur la gestion du Covid-19 lançait ses travaux avec pour première audition celle du Pr. Salomon, directeur général de la santé. Le député communiste Pierre Dharréville, membre de cette commission, est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur les propos d’Adrien Quatennens sur les demandeurs d’asile et réfugiés à expulser après les affrontements à Dijon 
« Je n’établis pas de lien entre les deux problématiques (…). Leur statut de bandit n’est pas lié à leur nationalité ou à leur origine. Il faut être clair là-dessus. »
« J’ai plutôt été choqué par les propos de Christian Estrosi qui consistent à stigmatiser toute une communauté. »
« Il y a un débat confus qui se mène autour de ce qui se passe à Dijon. »
« Quand il y a des bandits et des criminels, il faut que la justice et la police puissent faire leur travail. »

 Sur la manifestation des soignants  
« Il y avait du monde partout en France. Dans une période où on n’est pas tout à fait déconfinés, j’ai trouvé que les mobilisations étaient très fortes, ce qui témoigne de la continuation de ce qui se passait avant la crise, avec la lutte des soignants, mais aussi d’une prise de conscience de plus en plus large dans la société. »
« Il y a un soutien massif de l’opinion à ce mouvement. »
« Je ne vois pas comment le pouvoir va pouvoir ignorer ce qui se passe dans le pays. »

 Sur les violences policières  
« Les mobilisations sociales durant la dernière période, on l’a vu avec les gilets jaunes mais pas seulement, ont été traitées par une forme de dureté. »
« Quand je manifeste, je rencontre une majorité de gens qui veut faire entendre ses revendications de manière pacifique. »
« Il y a une façon de détourner l’attention de ce qui était le cœur de la mobilisation hier. »

 Sur la commission parlementaire Covid-19 
« Le Pr. Salomon a eu le temps de se roder avec ses points presses quotidiens. Les réponses à nos questions n’étaient pas au rendez-vous. »
« Le Pr. Salomon a été au cabinet de Marisol Touraine (…). En 2016, il a aussi écrit une note à Emmanuel Macron [alors candidat à l’élection présidentielle] pour dire qu’à ses yeux, la France n’était pas prête à faire face à une crise sanitaire. On s’interroge sur ce qui a été fait de cette note. »
« Il n’est pas certain que le regroupement des agences régionales de santé ait eu un effet positif sur l’exercice de leurs missions. »
« Il y a des questions qui se posent sur la continuation des politiques libérales qui ont été menées précédemment. »
« L’objectif de la commission d’enquête c’est de savoir. Parce que nous ne savons pas. Sur les masques et les commandes par exemple. »
« On veut comprendre pourquoi une telle pénurie qui a duré dans le temps et on veut aussi pouvoir tirer les leçons pour la suite. »
« Cette commission d’enquête va nous conduire à établir un certain nombre de responsabilités (…). Elle aura aussi un pouvoir de transmettre à la justice un certain nombre de choses. »
« La commission d’enquête a six mois pour rendre son rapport. Il va y avoir beaucoup d’auditions. On va remonter dans le temps parce que les responsabilités n’incombent pas seulement à ce gouvernement. »

 Sur la pénurie 
« La pénurie était manifeste : les masques, les tests, les sur blouses, les charlottes, les médicaments, les respirateurs. »
« Le Pr. Salomon n’a pas prononcé le mot de ‘pénurie’. Le mot dit tout et peut-être que le choix qui est le sien est de défendre la politique qui a été menée pendant la période. Le discours est rodé. »

 Sur la municipale à Marseille 
« Je soutiens Michèle Rubirola [la candidate du printemps marseillais] depuis le début. »
« Il y a un espoir dans cette ville qui s’est construit. »
« Il y a un mouvement citoyen qui s’est levé avec des forces de gauche et écologistes qui ont voulu être au rendez-vous. »
« On a le sentiment qu’il peut se passer quelque chose à Marseille : c’est une nécessité pour les marseillais. »
« On ne peut pas rester dans une situation où la seule alternative à Emmanuel Macron, c’est Marine Le Pen. C’est cauchemardesque. »

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