Accueil | Par Pablo Pillaud-Vivien | 30 avril 2018

Pierre Laurent : « Il faudra nécessairement rassembler toutes les forces de la gauche européenne »

En plein printemps des luttes, à six mois du congrès de son parti et à un an des élections européennes, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, était l’invité de la Midinale.

Vos réactions (13)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

 Sur la politique migratoire 
« Nous sommes aux côtés des migrants sur le terrain. »
« On vient de publier un manifeste pour une France hospitalière, à l’inverse de la loi qui vient d’être votée au Parlement. »

 Sur le Parti communiste 
« En France, le Parti communiste reste une force importante. »
« Le Parti communiste continue d’inspirer toute une partie de la gauche sociale et politique. »
« Nous faisons partie des forces qui ont l’ambition de reconstruire une gauche nouvelle. »

 Sur son bilan après 8 ans à la tête du Parti communiste 
« Je tire un bilan contrasté. »
« Je souhaiterais une relance politique d’une toute autre ampleur pour le Parti communiste. »
« Je suis très loin d’avoir atteint tous les objectifs que je m’étais fixé quand je suis devenu secrétaire national, qui soient de contribuer à une relance plus forte d’un communisme du XXIè siècle. »

 Sur ses ambitions pour le Parti communiste 
« Il manque au Parti communiste de savoir montrer [ce qu’il fait] avec plus de force, de visibilité nationale, de cohérence et de clarté. »
« Il y a une période politique qui s’est terminée, celle de l’union de la gauche, du front de gauche. »
« Il y a des formes traditionnelles de la gauche qui sont dépassées. »
« J’aimerais que la signature politique du Parti communiste devienne à la fois ce parti pris de « L’humain d’abord » que nous avons affirmé avec beaucoup de force ces dernières années mais aussi celui d’une république des communs. »
« Il n’est pas question d’abandonner la référence communiste mais de lui donner l’actualité qui est celle d’aujourd’hui. »
« Il y a un besoin d’inventer une nouvelle vision du commun. »
« Il faut que l’on sache encore mieux qu’aujourd’hui les différentes générations du Parti. »

 Sur la gauche 
« Il faut reconstruire une perspective unitaire. »
« On n’avait pas été capable de produire ces gestes [d’union de la gauche] dans les premiers mois du gouvernement Macron. »
« Aujourd’hui, il y a une ébullition sociale dans le pays. »
« On n’en est pas du tout à là où je voudrais que l’on en soit, c’est-à-dire à une plateforme commune de ces forces pour aller ensemble dans les nouvelles batailles politiques qui nous attendent. »
« Il faudra prendre de nouvelles initiatives pour dépasser les difficultés. »
« Il faudra chercher à moins dessaisir les acteurs des mouvements sociaux, les gens qui agissent sur le terrain. »

 Sur les élections européennes de mai 2019 
« On souhaiterait le rassemblement des forces [contre Macron]. »
« Il faudra nécessairement rassembler toutes les forces de la gauche européenne. »
« On va faire un nouveau forum en novembre à Bilbao en Espagne pour rassembler toutes ces forces [de la gauche européenne]. »
« Je ne crois pas au scénario qui serait de progresser en faisant éclater les forces en présence. »
« Si on se met à théoriser chaque différence, on n’y arrive pas. »
« Il faut un chemin de luttes pour sortir des logiques actuelles. »
« Ce qui ne va pas, c’est de croire qu’on va sortir [de l’Union européenne] et que tout va aller mieux. »
« Je remarque que dans le texte signé par le Bloco, Podemos et la France insoumise, il n’est pas question du plan B. »
« Il y a un débat qui traverse toutes ces forces de gauche : l’idée qu’il y aurait d’un côté les vieilles forces de la gauche – et tout ça est un temps révolu – et d’un autre coté des forces dégagistes qui seraient le nouvel avenir de la gauche. Moi, je ne crois pas à cette frontière. »
« Il faut additionner en France et additionner en Europe. »

 Sur les mouvements sociaux 
« Arrêtons de chercher la date miracle. »
« Je pense qu’il serait très important qu’au mois de mai ou juin puisse se construire une journée où tout le monde converge. »
« J’ai mis sur la table d’autres idées comme organiser un référendum national contre le projet de Macron de réforme de la SNCF. »
« Macron a raté son pari de faire adhérer le pays à ses projets. »
« Il faut que cette période longue de mobilisation soit utilisée par tous les autres secteurs de la société pour élargir les mobilisations et essayer de les faire converger. »

 Sur les syndicats 
« Il y a une attitude très curieuse de la CFDT qui prétend jouer la carte de la négociation avec un pouvoir qui ne négocie rien du tout. »
« Il faut imposer un certain rapport de force sinon on est voué à l’inefficacité. »
« Je souhaite plus d’unité syndicale, plus d’unité entre les professions et plus d’unité politique à gauche. »

Vos réactions (13)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • 1. Le PCF est mort.
    2. Laurent est son croque mort.
    3.Apres les funérailles lui trouver un job comme jardinier du nouveau local du PS à Ivry.
    4. Clémentine a mieux à faire que persévérer dans la tentative de résurrection du mort. Il n’y a pas des gauches car il n’y a plus de gauche. Il y a l’oligarchie d’un côté et de l’autre le peuple.
    5. Macron 2-le peuple 0.

    Dominique FILIPPI Le 30 avril à 16:49
  •  
  • « Je remarque que dans le texte signé par le Bloco, Podemos et la France insoumise, il n’est pas question du plan B. »
    Décidemment Pierre Laurent est vraiment un dirigeant de premier degré.
    La déclaration pose comme principe de base la sortie des traités. Il s’agit du plan A et comme chacun le sait le plan B ne serait que la conséquence d’une impossibilité de renégocier les traités.
    On se demande bien pourquoi ceux qui sont pour le statu quo qu’ils nomment pudiquement la CE à traités constants, font systématiquement l’impasse sur le plan A ?
    Le reste son intervention n’est qu’un long constat d’échec de sa période de direction du pcf.
    Enfin au rayon solution, toujours la même soupe à l’union qui consisterait à additionner on ne sait qui pour faire on ne sait quoi. Pas étonnant que le pcf ne cesse de régresser dans l’opinion.

    choucroute Le 1er mai à 09:04
  •  
  • A part de clamer que le PCF est mort , FI a -t-il autre chose à dire ?
    C’est lassant. Surtout que l’animal vit encore, qu’il y a des municipalités à lui soustraire et qu’ il faut le tuer complètement . Encore du boulot "camarade" .... FI a une mentalité de chasseur, je dirai même du beauf-chasseur. Un socialiste puissance 10. Tout dominer, tout inféoder.
    J’espère que le PCF saura continuer le combat qu’il mène aujourd’hui. Je me sens de plus en plus proche de lui surtout quand je lis ce type de contribution : une sorte de degré zéro de la politique . A gerber.

    GERMAIN Le 1er mai à 23:13
       
    • @GERMAIN Le 1er mai à 23:13

      « Sortir du degré zéro de la politique » c’est entre autre, prendre en compte le fait inéluctable que les personnes qui s’expriment ici , le font en leur nom propre . Ils ne représentent pas la FI et ne disposent d’aucun mandat pour le faire. Par conséquent « sortir du degré zéro de la politique » c’est arrêter de phantasmer , lire le programme l’ Avenir en Commun et prendre position . Tout le reste n’a aucun intérêt . Je doute fort qu’après cette lecture vous puissiez continuer d’affermer sottement , que la FI c’est les « socialistes puissance 10 » .

      Quand au PCF j’ai bien peur pour vous qu’il n’est pas besoin de la FI pour se saborder , d’autant qu’il a commencé le travail bien avant que la FI n’ existe , notamment grâce à son alliance avec sont grand allié le P »s » .

      Gege Le 2 mai à 06:47
  •  
  • @gégé
    Je vous remercie pour ces précisions. Mais à moins que vous preniez les gens pour des imbéciles, ce qui semble être le cas, je lis assez de propos ici ou ailleurs pour me faire une opinion sur ce qui, pour beaucoup, constitue un ressort politique. Le texte de Monsieur Philippi n’est qu’un concentré de ce que pense la plupart des militants de FI. Ou en tous cas de ce qui transparait sur les réseaux sociaux. Hélas !
    Je retiens dans vos propos une invitation quasi religieuse à lire L’Avenir en Commun , ce que j’ai fait et je ne m’y retrouve pas . Je ne me retrouve pas non plus dans la FI. Les nébuleuses ne me disent trop rien.. .
    Le reste » a donc un intérêt pour reprendre vos propres termes, le reste : c’est qu’il existe historiquement, culturellement, sociologiquement, d’autres forces à gauche. Dommage que l’ambition ou la prétention de FI soit d’incarner, l’éventail de tous les protestataires de gauche, l’ensemble du peuple face aux élites ou aux oligarchies. Ce qui pourrait grossièrement se résumer ainsi : qui m’aiment me suivent, que les autres crèvent. Evidemment ce n’est pas si simple car la vie ou la vie politique nous dit autre chose.
    Cela dit je salue les résultats de FI qui a su capter une exigence de renouveau et de radicalité.
    J’ai beaucoup de critique à formuler contre le PCF je précise que je ne suis pas adhérent, mais ce procès en sorcellerie instauré, surjoué, depuis le départ par la direction de FI ne tient pas la route. Je ne nie pas des alliances locales contractées par le PC, à géométrie variable. Mais il est un fait et ce n’est pas un fantasme que les parlementaires communistes, les militants communistes ont été de tous les combats sociaux, de toutes les manifestations sous Sarkozy ou sous Hollande. C’est quand même surprenant de voir Hamon davantage ménagé aujourd’hui par l’appareil de La FI que le PC appelant à voter, lui, pour JLM et finançant en partie sa campagne…

    Germain Le 2 mai à 15:08
       
    • @Germain Le 2 mai à 15:08

      Je reconnais que vous ne manquez pas d’imagination et d’un certain talent pour me prêtez des pensées et des propos que vous ne trouverez nulle part dans la réponse que je vous ai adressée. Sachez que si je vous avait pris pour un imbécile , je me serais pas adressé à vous . Je prend note que rien de ce qui se trouve dans l’Avenir en Commun, ne trouve grâce à vos yeux. Pour quelqu’un qui se dit de gauche c’est surprenant . Vous préférez parler des individus et des querelles inutiles. Vous vous complaisez dans l’excès , hors tout ce qui excessif est insignifiant.

      Pour la petite histoire, la vraie pas celle que vous phantasmez , plus de la moitié des députés communistes ont été élus parce que la FI les a soutenus et n’a pas présenté de candidats face à eux.

      Mais vous avez gagné je ne m’adresserai plus à vous , je n’y vois plus aucun intérêt. Votre mépris , vous pouvez vous le mettre là où vous savez , car je vous vaux bien !

      Gege Le 2 mai à 16:09
    •  
    • Il existe d’autres forces à gauche. Oui on a vu ça le 30 Avril place de la République. Un beau meeting dont même l’Huma n’a pas osé donner le nombre de participants tant il était ridicule.
      Il serait grand temps de vous rendre compte que nous avons changé d’époque et que les soupes à l’union c’est terminé. Le 5 Mai a été un véritable début de ce qu’il convient de faire aujourd’hui. Donner un cadre largement unitaire aux mobilisations pour permettre au plus grand nombre de s’exprimer dans la rue ou ailleurs. Le 26 Mai à l’appel d’un très large collectif d’associations, de syndicats, de mouvement et de partis, nous devrions être des centaines de milliers à débouler dans la rue. Sinon quoi ?

      choucroute Le 6 mai à 17:53
  •  
  • @gégé
    Je trouvais ma contribution plutôt nuancée. Je regrette votre décision de d’arrêter ainsi notre discussion-même vive- car je suis persuadé que nous avons beaucoup de choses à nous dire, et à faire. Nous nous croiserons sans doute le 5 mai …
    Voyez comme vous interprétez mes propos, exemple : je n’ai jamais dit que je ne trouvai rien de bon dans l’Avenir en commun, j’ai dit que je ne m’y retrouvais pas... Ce n’est pas pareil . Je considère qu’ au contraire il y a beaucoup de choses qui nous rapprochent...
    Bonnes luttes quand même.

    Germain Le 2 mai à 16:42
  •  
  • @choucroute
    Je constate que la position de France Insoumise a évolué et je m’en félicite. Comme vous sans doute j’étais à la manifestation initiée par François Ruffin et Nuit Debout , je serai à celle du 26 mai . Certes il est facile de se gausser comme vous le faîtes, mais le 26, il s’agit de rassembler, d’accepter la diversité et non de diviser ou d’humilier.

    Germain Le 6 mai à 20:53
       
    • Je ne ma gausse pas je note que la soupe à l’union (ou les pots au feu) sans partage de l’analyse de la situation de notre époque et sans accord sur un programme véritablement transformateur ne mène à rien si ce n’est à la situation catastrophique que nous vivons aujourd’hui au sein du camps progressiste. Je vous renvoie à Syriza et son explosion suite au coup de force du camps de l’oligarchie. Croyez-vous qu’une alliance soit crédible entre des "partis" qui n’ont ni la même analyse, ni les mêmes objectifs. Une telle alliance est possible pour contester la politique du pouvoir mais elle est illusoire pour gagner le pouvoir et surtout pour le garder face aux forces de l’argent qui l’histoire l’a suffisamment démontrée ne reculent devant rien pour conserver leurs privilèges. Le 26 Mai sera certainement une grande journée, mais après que se passera t’il ? Comment parvenir à une véritable alliance de classe pour parvenir à convaincre nos concitoyens de l’indispensable révolution citoyenne sachant que rien que sur la CE les avis et les stratégies sont divergentes. Nous ne ferons pas l’économie d’une puissante lutte idéologique pour agréger une majorité de nos concitoyens pour en faire un bloc solide pour imposer un programme de gouvernement véritablement transformateur. Il s’agit donc bien de créer un mouvement de lutte qui ne s’étiole pas au premier coup de force du capital.

      choucroute Le 9 mai à 14:44
  •  
  • @choucroute
    A gauche il y a des forces différentes et une force nouvelle dominante issue des dernières élections : France Insoumise . Tant que la France sera un pays pluraliste il y aura des appréciations des analyses, des solutions différentes, chaque parti s’appuie sur un programme, mais n’exagérons pas les divergences ( en dehors de l’UE) par exemple entre programme du PCF et l’Avenir en Commun de la FI. Vous parlez de la nécessité de conclure un programme commun pour transformer la société, cela nous amène à 45 ans en arrière… De toutes façons ce n’est parce qu’il y a un programme que l’on est obligé de l’appliquer … on peut le trahir … sans compter que l’exercice du pouvoir contraint parfois à prendre quelques distances avec ses penchants initiaux… La question du mouvement populaire s’avère cruciale, je suis bien d’accord avec vous, dessaisi c’est la catastrophe annoncée. De plus je ne vois pour l’instant FI accepter l’idée d’un programme commun de gouvernement – son programme commun selon ce que j’ai cru comprendre se réduisant à l’Avenir En Commun … Cela étant dit je réfute le terme d’alliance, qui dans le chamboulement politique que nous avons connu , semble totalement inopérant, je préfère celui de combat commun ou à la limite de combat uni pour le commun. Ce qui serait déjà un grand pas. La question de L’UE effectivement étant la divergence pour l’instant insurmontable entre forces politiques situées à gauche.
    Il y a une nouvelle donne à gauche , c’est FI , qui est devenu je l’ai déjà dit une force dominante, mais dominante et dominatrice ce n’est pas pareil. Le pauvre François Ruffin en a fait l’amère expérience le 5 mai. Le 26 sera une grande journée de mobilisation et comme ce type de journée cela sert de point d’appui pour la suite. Mais sans une paralysie totale du pays , je ne vois pas pour l’instant pourquoi le gouvernement reculerait. Il faut être patient, ne pas oublier que les forces progressistes issues des élections ne pèsent que 30% de l’électorat…ou peut être optimiste en disant qu’en France tout peut basculer très vite.

    Germain Le 10 mai à 10:18
       
    • Je n’appelle pas à un programme commun comme celui pour lequel j’ai milité avant 1981. Je parle d’un « accord sur un programme véritablement transformateur ».
      Excusez mon insistance, mais la question de l’UE est simplement déterminante car aucune politique véritablement progressiste et écologique ne peut être conduite sans remise en cause des traités européens. Je suis intimement convaincu qu’il ne peut y avoir d’accord de gouvernement sans une analyse commune de cette réalité objective. Comment construire une stratégie de résistance au capital sans remettre en cause les outils de la domination du capital ? Nous savons que les forces oligarchiques ne céderont pas un pouce de terrain sans y être contraintes. Il ne saurait pourtant être question d’instaurer un régime autoritaire pour faire respecter les choix du peuple. Il ne reste alors que l’intervention populaire de haut niveau pour mener à bien une politique rompant avec tout ce qui c’est fait jusqu’à ce jour. C’est le sens de la révolution citoyenne qui dépasse le cadre d’une alliance de partis dont l’audience s’est considérablement réduite.

      choucroute Le 10 mai à 14:38
  •  
  • @choucroute
    Je suis bien d’accord avec vous, il faut remettre en cause les traités européens mais vous ne parlez pas de sortir de L UE ...
    Quant à l’accord de transformation sociale que vous semblez souhaiter, il faut bien trouver des partenaires pour s’accorder, l’impression que j’ai, c’est que la FI est plutôt prête à s’accorder avec elle-même... (Le programme commun a été un accord de gouvernement de transformation sociale, il est vrai conclu au sommet, et qui de toutes façons n’a pas vu le jour)
    Des partis sont morts, certains ne veulent pas mourir, d’autres naissent. On y verra plus clair bientôt. Je ne vois pas de toutes façons, FI faire liste commune avec le PC aux européennes comme aux municipales, JLM comme son équipe rapprochée considère que le PC fait parti "de l’ancien monde" et qu’il est préjudiciable de s’afficher avec.
    Ses relations avec la CGT, même si le cadre est différent, ne sont d’ailleurs pas meilleures.
    De plus, JLM a un comportement de général en chef qui me gêne énormément.
    J’entends bien les mots de "révolution citoyenne" largement repris par les militants de la FI . Sans minorer les capacités de la FI insoumise à mobiliser, je l’ai constaté le 5 mai, je vois surtout sur le terrain des militants communistes chevronnés qui seront utiles pour la révolution citoyenne que vous appelez de vos vœux ( et des miens également)

    Germain Le 10 mai à 19:04
  •  
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.