Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 21 mars 2019

Pierre Mansat : « Il y a un impensé politique sur la question des villes moyennes »

La Ville en Commun organise une journée de réflexions et de débats sur les villes moyennes en crise. Pour en parler, Pierre Mansat, secrétaire général du think tank, est l’invité de #LaMidinale.

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VERBATIM

 

 Sur les villes moyennes 
« Il y a beaucoup de monde qui a l’air de s’intéresser aux villes moyennes mais les politiques ne changent pas vraiment. »
« Autour du commerce, on continue de distribuer des permis de construire, massivement pour des grands centres commerciaux qui tuent les commerces des centres-villes. »
« Il y a un impensé politique sur les villes moyennes. »
« On voudrait essayer de mettre en évidence les atouts des villes moyennes qui peuvent leur permettre de rebondir. »

 Sur la métropolisation 
« Il est certain que l’on vient de passer trois, quatre, cinq ans, avec une campagne de propagande autour de la métropolisation, la métropole comme seule issue au développement du pays, comme solution miracle. »
« La métropolisation doit être contrôlée parce qu’elle produit de la ségrégation et du mal-vivre. »
« C’est dans les grandes métropoles de notre pays qu’il y a le plus de gens en précarité, en difficulté. On y retrouve les crises du logement, de la mobilité, de l’environnement - avec une pollution massive de l’air et du bruit. »

 Sur les atouts des villes moyennes 
« Notre idée, c’est que ces villes moyennes, plutôt que d’attendre des solutions miracles, peuvent essayer de mettre en valeur ce qui fait leur atout : ça peut être un lien renouvelé avec les territoires qui les entourent, un lien renouvelé avec la ruralité par exemple - l’agriculture, les espaces naturels, etc. »
« Les villes moyennes peuvent être aussi source de qualité de vie extrêmement importante. »
« Tous les gens n’ont pas envie de vivre dans les métropoles hyper stressantes, hyper actives, avec les problèmes d’entassement et de pollution. On peut trouver dans les villes moyennes une recherche d’une autre qualité de vie. »
« On veut mettre l’accent sur le fait que les villes moyennes, même celles qui sont aujourd’hui en difficulté, ont toutes des atouts extrêmement intéressants notamment en lien avec la transition écologique. »

 Sur les besoins et attentes des habitants 
« Il y a des gens pour qui la recherche du profit maximum peut se faire sans tenir compte des besoins des gens et la réalité de leur pouvoir d’achat. »
« Le capitalisme, dont on annonce toujours la fin prochaine, a une grande caractéristique : sa capacité inouïe à se renouveler, à se revivifier. »
« La crise des centres commerciaux a commencé aux Etats-Unis il y a plusieurs années. »

 Sur la démocratie 
« Si on laisse la métropolisation vivre sa vie, on est sûr du résultat : ça produit de la spécialisation, de la ségrégation, de l’écrasement des pays émergents et des territoires qui ne sont plus considérés comme des réserves pour le tourisme. Il faut donc absolument mener des politiques publiques à la bonne échelle. »
« La bonne échelle pour moi, ce n’est pas seulement l’addition des politiques municipales ou de quelques intercommunalités, c’est la capacité à avoir des politiques publiques assises sur le suffrage universel à l’échelle de la métropole. »
« On n’est pas plus éloigné des lieux de décisions quand on est dans une métropole ou quand on est dans une grande région. »

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  • aucun mot sur le vrai problème des villes moyennes : le fait que ceux qui ont l’argent et profitent des infrastructures publiques urbaines vont vivre dans des micro-paradis fiscaux où ils n’ont pas à payer l’impôt local.
     
    Ce qui tue les villes moyennes, ce ne sont pas les grandes villes, ce sont les petits villages à côté de villes moyennes où les maires de droite ne lèvent presque pas d’impôts locaux.

    Il faut asseoir l’impôt des villes moyennes sur tous les villages entourant ces villes. Le riche avec son 4x4, son garage, son jardin et son barbecue doit participer au financement de la ville autant que celui qui habite en ville

    monsieurKeynes Le 21 mars à 16:09
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