Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien | 26 octobre 2018

Roger Martelli : « Le Serment du 104, c’est aussi la preuve que la gauche diverse peut se relancer »

Après la soirée de solidarité #pourlaccueildesmigrants hier où a été rendu public le Serment du 104, Roger Martelli, historien et directeur de la publication de Regards, était l’invité de la Midinale.

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VERBATIM

 

 Sur le succès de la soirée #pourlaccueildesmigrants 
« C’était un succès au-delà de l’espérance : une très belle soirée avec une salle bondée. »
« Je considère que le succès de cette manifestation est un signal extraordinaire pour l’avenir. »
« Dans ce qu’on peut appeler globalement la gauche, cette gauche humaniste, de valeurs, qui n’est pas là pour accepter l’état des choses, il y a le besoin de faire quelque chose sur la question des migrants. »
« Ce que nous voyons en œuvre, ce sont des solutions inhumaines, inacceptables et irréalistes. »
« En s’attaquant à la question des migrants, on s’attaque à une grande question de société et mais aussi politique : il faut freiner cette idéologie de la clôture, du ressentiment, du refus de l’autre. »

 Sur l’unité à gauche sur la question migratoire 
« La diversité à gauche doit malgré tout s’inscrire dans un cadre qui reste commun. »
« Depuis l’affaire Dreyfus, on sait qu’à gauche, il peut y avoir des grandes questions qui séparent la gauche sur la manière de combattre les inégalités, de se battre pour la justice, la façon de faire vivre la démocratie et de faire vivre la solidarité. Il y a des différences mais il y a un socle de valeurs. »
« Hier, il y avait LES gaucheS qui témoignaient du fait que LA gauche en France, c’est encore une réalité malgré les difficultés. »
« Sur des grandes questions qui sont des questions humaines et sociales, la gauche dans sa diversité peut se rassembler. »

 Sur le Serment du 104 
« Les grands moments de mobilisation populaire et citoyenne ont été ponctués de serments. Le Serment du Jeu de paume est le serment fondateur au printemps 1789. Je pense également au Serment du rassemblement populaire de juillet 1935 qui a marqué le sursaut de la gauche et de la démocratie face à la montée du fascisme. »
« Désormais, il y aura le Serment du 104 sur la question des migrations. »
« Le Serment dit que l’on n’acceptera pas le silence, la honte, l’ignominie sur des questions comme l’accueil. »
« Une société qui est capable d’accepter et d’organiser l’accueil des migrants, c’est une société de solidarité. »
« Le serment du 104, c’est ne plus accepter de se courber devant les pseudo-évidences, par exemple selon laquelle nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde alors que l’on sait qu’elle est accueillie par les miséreux. »
« Nous n’accepterons pas l’idée que l’immigration est un coût alors que toutes les études montrent que l’immigration est économiquement une chance pour les pays d’accueil. »
« L’immigration est une chance culturelle et affective pour les sociétés qui accueillent. »

 Sur la liberté de circulation 
« Nous n’accepterons plus qu’on explique avec un langage de gauche que la liberté de circulation, c’est le modèle du capitalisme. »
« Non, il ne faut pas opposer à la régulation à la liberté de circulation : la liberté de circulation, c’est-à-dire le droit au déplacement libre et non-contraint, est un droit fondamental de l’homme. »
« La liberté n’est pas incompatible avec la régulation si ce n’est celles par la clôture et par la fermeture. »

 Sur les suites de la soirée et du Serment du 104 
« Il faut faire prévaloir une régulation par le partage et la solidarité qui soit au niveau planétaire. »
« L’ONU a lancé l’idée qu’il faut un pacte mondial pour les migrations maîtrisées, ordonnées, régulières : Orban, Salvini et Trump n’en veulent pas mais les peuples doivent le vouloir. »
« Ce n’est pas qu’une question morale, c’est aussi une question réaliste : si nous ne nous engageons pas dans cette voie, notre monde sera de plus en plus invivable, inégal, violent et instable. »
« Ce que dit le Serment et qu’a rappelé en conclusion notre ami Edwy Plenel, c’est qu’en nous engageant dans le combat pour les migrants, c’est pour nous-mêmes aussi que nous combattons. »
« Nous n’allons pas nous contenter de cette soirée : nous allons prendre des initiatives avec ceux qui étaient là, c’est-à-dire cette masse d’associations, de citoyens, de politiques et non-politiques qui ont envie de dire que sur cette question-là, non, la gauche n’a pas disparu. »

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  • "Que l’homme délivré de son passé absurde
    Dresse devant son frère un visage semblable
    Et donne à la raison des ailes vagabondes."

    Paul Éluard ("Novembre 36")

    Aubert Sikirdji Le 26 octobre à 14:35
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  • À peu près en désaccord sur tout. Avec ce genre de discours jamais je ne voterai plus à gauche, sans pour autant voter à droite. Pathétique.

    tartuf Le 26 octobre à 20:58
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  • Hallucinant ! Mais comment peut-on se revendiquer de gauche avec pareil discours ? Les migrants se retrouvent parqués sous les ponts ou dans le meilleurs des cas à bonder les banlieues pourris, ou les services sociaux et services publics n’arrivent déjà pas à gérer la situation actuelle, et il faudrait en accueillir encore davantage ? Mais vous sortez un peu de vos quartiers chics ?

    nimporteukoi Le 26 octobre à 21:11
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  • Réunir la gauche avec comme point commun absolu l’accueil des migrants... mouiii essayes toujours, mais je pense c’est pas gagné.

    robespierre Le 26 octobre à 21:53
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  • Pour ma part, je suis parfaitement capable d’entendre ce discours... "La liberté de circulation" ? Ben il me semble que pour celui qui a de l’argent cela apparaît comme un droit d’ores et déjà acquis non ? Pour les autres, je dirai qu’il s’agit plutôt de rien d’autre pour une grande majorité qu’un réflexe de survie au prix d’un déchirement qui ne se résorbe jamais totalement. Autant dire que dans la logique des choses, avant celle de la "liberté de circulation" devrait se poser la question de la "liberté" tout court... Comment garantir à ceux qui souhaitent rester là où ils vivent les moyens de vivre en toute dignité ? Comment faire en sorte que leurs départs relèvent réellement du choix et non d’une obligation ?
    Bref, si l’accueil des populations les plus fragiles est un devoir citoyen et humain évident et une urgence absolue sur laquelle tout le monde est d’accord, il en est un autre qui demande à s’aider mutuellement dans la destruction des logiques inégalitaires conduisant notamment aux guerres et confiscations des biens communs au profit de quelques uns aux 4 coins du monde ! Est-ce que ce discours là, que tient la France Insoumise, est entendable ou pas ? Avant la liberté de circuler, se pose celle de la formuler comme un choix... Pour beaucoup, ce n’est malheureusement qu’une nécessité. Et lorsqu’il est question de vie ou de mort, difficile de parler de liberté.

    carlos Le 27 octobre à 00:46
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  • @ tartuf
    Ce qui est pathétique, au contraire, c’est de n’être plus capable de ce genre de discours que tient Roger Martelli, qui allie réalisme et humanisme.
    @ nimporteukoi
    Ce qui est hallucinant, c’est votre vision misérabiliste des migrations, qui vous font prendre des conséquences pour des causes, et vous empêche de raisonner autrement que mécaniquement, juste par peur du nombre...
    @ robespierre
    Qui parle de réunir « la gauche » ? Qui parle de « point commun d’accord absolu » sur « l’accueil des migrants » ? Avez-vous remarqué, pour commencer, qu’il ne s’agit pas ici de simplement « gagner »... des élections ?!?... Mais d’une bataille de principe ?!?...
    @ carlos
    Oui le discours de la France Insoumise est parfaitement entendable, et en un sens nécessaire. Mais la visée de « dé-mondialisation impérialiste » qu’il pose ne se réalisera pas en un jour. Il ne suffira pas d’un discours « équilibré », face aux désordres du monde, histoire de faire sérieux, dans une stratégie de conquêtes électorales... De se vouloir « humains » d’un côté, et « réalistes » de l’autre, au sens dominant du terme !... En attendant, la mobilisation en même temps que le débat « de gauche » (au sens des valeurs) sur ce terrain ne doivent pas et ne peuvent pas faire défaut !... Quel monde voulons-nous ? C’est une vraie question. Il ne faut pas que la France Insoumise prenne celle-ci comme dirigée contre elle. La mobilisation qui s’ensuit n’est certainement pas d’abord faite pour la déranger !!!...

    Aubert Sikirdji Le 28 octobre à 15:52
       
    • @sik - "réaliste" au sens dominant du terme ? Il va vous falloir préciser votre pensée parce que la seule "réalité" unique dominante en ce monde et que je connaisse , c’est l’opportunisme... toutes les autres sont complexes et lorsqu’on commence à en tirer le fil, on se rend vite compte que la pelote s’avère bien difficile à démêler.

      Il n’est pas question de paranoïa dans l’absolu ici, mais d’admettre que qui n’appose pas sa signature à ce manifeste, n’a pas à faire l’objet d’un procès en xénophobie ! Procès que se sont empressés de faire ceux qui ont sommé les représentants de la FI, dont il a été admis que leur grille de lecture personnel leur interdisait de signer ce texte, de reconnaître au mieux leur appartenance à un mouvement aux idées démagogiques, au pire, leur soumission à un despote "populiste" au sens de l’extrême droite bien entendu, pas celui de C. Mouffe (évidemment, pour ces accusateurs, pas question de reconnaître dans le fait que d’autres figures de la FI elles l’aient signé, l’absence de pensée unique au sein d’un mouvement cimentée par l’adhésion à un programme).
      Accuserait-on le président de France Terre d’Asile, qui n’a pas non plus signé ce texte des mêmes travers ?

      J’ose espérer que personne ne s’étonnera alors aujourd’hui des réponses sur la défensive émises par les gens qui ont été mis en cause de cette manière alors que la seule formation politique qui a été capable de faire perdre des voix au FN aux dernières élections avec un programme, "l’avenir en commun", diamétralement opposé, a été la leur ! Porter le débat au plus près des citoyens et ne pas y faire défaut, la France Insoumise a donc déjà montré que cela ne lui faisait pas peur.

      Je vais vous dire mieux, sur le fond, j’adhère moi aussi à l’idée globale qui consiste à faire face à l’urgence que constituent des situations inhumaines vécues par les "migrants", c’est d’ailleurs l’objectif de toutes les propositions sur le sujet contenues dans le programme "l’avenir en commun"... Alors, pourquoi ne pas signer ? En l’occurrence, je vous rappellerai que certains l’ont fait à la France Insoumise, alors que tous défendent le même programme ! C’est justement parce que ce débat n’est pas un débat de fond, mais de forme, que les avis divergent... Si la nuance est pour beaucoup un luxe en politique, il y en a certains pour qui la cohérence du propos ne souffre aucun écart et chaque mot d’un texte qui l’engage sera pesé et sous-pesé. Si la cohérence à ma préférence, j’admets volontiers que pour d’autres la globalité du message aient plus d’importance. Il ne me viendrait même pas à l’idée de le leur reprocher...

      Qu’il est rageant de devoir s’engager dans un débat alors que nous savons tous à quel point il sert le pouvoir dominant, dans sa prétention à se poser comme seul recours à l’extrême droite et ce en fonction de son calendrier électoral... Ce qui pose question à beaucoup sur la reprise de ce même calendrier par d’autres forces de gauche : quel opportunisme est en cause ici ? Quel profit peut tirer le peuple de cette nouvelle distinction "cosmétique" à gauche ?

      Car je ne crois pas, honnêtement, qu’il y ait une différence réelle entre l’inter-nationalisme patent de la FI, l’ambition de ré-humaniser notre société et de lutter contre les inégalités qu’elle affiche, et les ambitions réelles des sympathisants de gauche. Ce qui est rageant, c’est que la stratégie de division fonctionne à plein.

      Amicalement.

      carlos Le 29 octobre à 09:37
  •  
  • Quel réalisme ? La réalité c’est quune grande partie des migrants demandant le droit d’asile relèvent de migrations économiques, et il s’agit des populations les moins pauvres des pays en développement (ceux qui ont l’argent de payer les passeurs) ce qui n’est souhaitable ni pour les pays en développement qui se voient piller leur main d’œuvre la plus qualifiée, tout en permettant au medef de faire du dumping sociale, plutôt que de mieux former et rémunérer les 10 millions de précaires et chômeurs qui s’entassent dans nos banlieues.

    tartuf Le 28 octobre à 22:00
  •  
  • @ tartuf
    Ce qui permet au medef de faire du dumping social, il me semble que c’est le medef lui-même !... Et ce sont des politiques ultra-libérales qui justifient la suppression du code du travail par le nécessaire appel d’air... ou nécessaire "attractivité" des territoires... pour les capitaux... Ils appellent ça une société "agile"...
    Un seul exemple : dans ma région, au coeur de l’Orne, l’entreprise "le Chameau" a fermé, qui faisait de la super qualité de bottes de différents genres... Un "travailleur collectif" formé sur des décennies... Pour faire simple : Délocalisation au Maroc, sous pression d’un fonds de pension anglais... Et je vous assure que l’on n’a pas vu un migrant alentour !...

    Aubert Sikirdji Le 29 octobre à 13:48
       
    • @sik - Vous le laissez entendre vous-même, c’est sa capacité à faire montre de rapacité et d’opportunisme qui profite au patronat... Pas besoin de "migrants" pour cela. Mais il s’avère évident qu’en fonction du contexte juridique et économique, celui-ci ne s’en laissera pas compter pour tirer avantage à l’occasion d’une main d’œuvre disponible corvéable à merci, vous ne pensez pas ?

      Car ce qui pose problème, dans un premier temps, ce n’est pas l’immigration en soit, mais la précarité à laquelle elle donne lieu ! A ce titre, la France Insoumise ne s’y est pas trompée et propose des mesures pour réduire considérablement l’exploitation de travailleurs illégaux en dépénalisant leur situation et donc en leur permettant d’accéder aux mêmes droits que ceux qui ne vivent pas ces mêmes situations intolérables (pas de couverture sociale, ni de droits à opposer à leurs employeurs, etc..)

      Cependant, la réflexion serait inaboutie si l’on n’admettait pas ensuite, dans un second temps, que dans une économie libérale où fleurissent les statuts précaires (comme par exemple c’est déjà le cas pour les travailleurs saisonniers fort nombreux), l’accès à des droits réduits par une "loi travail" confiscatoire, impulsée faut-il le rappeler par l’Union européenne, redonne une force de pression considérable aux employeurs sur le marché du travail ; Dans ce contexte, même les travailleurs détachés européens légaux, soumis théoriquement au droit du travail français mais avec des charges à hauteur de celles en cours dans leurs pays d’origine, faute de fonctionnaires pour opérer des contrôles sérieux, font bien une concurrence déloyale aux travailleurs autochtones. Pour exemple, je vous renvoie vers les "flottes" de petits transporteurs ("petits véhicules" à faible tonnage) qui, menant cette activité tout à fait licite, contreviennent à la loi en imposant des horaires impossibles à leur salariés détachés (puisqu’il n’y a pas de disques pour vérifier les repos du chauffeur, il n’y a pas d’infractions constatables) et qui finissent par remplacer des transporteurs locaux.

      Alors, on pourra se contenter de dire que seuls quelques secteurs sont touchés à la marge et se satisfaire du fait que ce ne sont que les métiers peu qualifiés et déjà mal payés qui font l’objet de cette pression particulière. Limite, on pourra même se rassurer en relativisant cette pression par le fait que la même population autochtone qui occupait ses emplois dans ces territoires, s’éparpillera dans tout le reste du pays pour aller chercher du travail ailleurs... Et que les nouveaux arrivants quant à eux, n’auraient de toute façon pas trouvé mieux à l’endroit d’où ils sont venus.... Mais quel triste horizon pour tout le monde !

      Bref, ce n’est pas le droit à la "liberté de circulation" qui est en cause ici, mais d’admettre que nous puissions trouver surréaliste de parler de "liberté" lorsqu’il s’agit de choisir pour des "migrants" entre 2 enfers. Car il ne faut pas oublier que le voyage vers l’occident s’est transformé pour beaucoup en une mort pas moins atroce que celles qui les attendaient probablement dans leur propre pays s’ils y étaient restés, soit à cause d’une famine, d’une catastrophe naturelle, de l’épuisement au travail, d’absence d’accès aux soins ou tout simplement d’une répression politique . Je vous renvoie au macabre décompte des morts en méditerranée et à celui qu’on ne peut pas compter, bien avant d’y arriver...

      carlos Le 29 octobre à 16:59
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  • @R Martelli

    « Hier, il y avait LES gaucheS qui témoignaient du fait que LA gauche en France, c’est encore une réalité malgré les difficultés. »

    Une réalité pour qui ? Pour les millions d’abstentionnistes qui ne crois plus à la gauche et plus simplement à la politique ? Ou pour cette partie de l’électorat qui votait à gauche et aujourd’hui vote RN ex FN ? Sortez de vos salles de rédaction, et de votre microcosme parisien, venez sur les marchés, à la sortie des entreprises, dans les quartiers et vous pourrez mesurer exactement ce que représente la gauche pour des millions de citoyens en grève de citoyenneté, ou en colère , fâchés mais pas fachos.

    « Sur des grandes questions qui sont des questions humaines et sociales, la gauche dans sa diversité peut se rassembler. »

    Et pourquoi seulement la gauche, certains à droite peuvent également être touchés tant que l’on reste dans les bon sentiment de l’humanisme en général. Je pense en particulier à certains catholiques. Mais lorsque l’on mets des mots sur les maux de cette société libérale, mondialisée, financiarisée, ce capitalisme d’aujourd’hui, et qu’on tente d’apporter des solutions , alors une partie de cette gauche que vous chérissez tant , ne veut pas remettre en cause fondamentalement l’ordre établit. Cette gauche qui a alternée au pouvoir depuis le virage de 1983 , avec la droite traditionnelle , pour mener les mêmes politiques, et qui a mis la gauche dans l’état où elle se trouve aujourd’hui.,C’est cette gauche là, celle dont F Lordon dit « que sa main gauche, ignore ce que fait sa main droite » qui a abîmé dans l’esprit et le cœur de nombreux citoyens, l’idéal et les valeurs de la gauche. Celle qui appelle à faire barrage et à voter Macron , le meilleur garant de la progression du FN . Au prix de combien de renoncements peut-on s’unir avec cette sociale démocratie agonisante, même si elle prend le visage de B Hamon ou de la « nouvelle gauche ».

    La gauche ??? «  Mal nommé les choses , c’est ajouter au malheur du monde ».

    Gege Le 29 octobre à 15:45
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  • Ce discours de gauche de gauche me semble bourré d’apories et de grandes déclarations d’intention : Martelli est incapable d’exposer les politiques publiques opérantes d’accueil et d’intégration. En lieu et place de mesures programmatiques, on a des envolées lyriques contre la clôture et pour la liberté. Cette gauche à failli depuis des décennies et aucune remise en question n’apparaît. Exactement comme les libéraux pensent qu’il n’y a jamais assez de mesures sufisamment libérales, de la même manière cette gauche pense qu’elle n’est jamais assez gauchiste. Et pour finir, il aurait été intéressant de réaliser une études socioprofessionnelle du public du 104 : sûrement très populaire, j’imagine...

    Oliver_Twist Le 3 novembre à 23:31
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