Accueil | Par Pierre Jacquemain | 28 mars 2018

Roxane Lundy : "Nous serons de tous les appels pour dénoncer la politique abjecte du gouvernement."

Le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) vient de prendre son indépendance vis-à-vis du Parti socialiste. 30 des 35 membres de sa direction ont ainsi quitté le PS pour rejoindre Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon. La première d’entre elle, Roxane Lundy, qui venait d’être élue présidente du MJS, est l’invitée de La Midinale.

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 Sur le ralliement du MJS à Génération.s 
« Nous ne sommes pas une organisation de jeunesse ».
« Ça fait plaisir à voir les amphis bondés quand Benoît Hamon se déplace. »
« Génération.S est un mouvement politique qui pense l’avenir. »

 Sur les partis politiques 
« Il y a une défiance d’une grande parie de la population vis-à-vis des partis politiques. »
« Beaucoup de politiques ont rogné un certain nombre de leurs valeurs. »
« Il faut renouer avec l’espoir. »
« On a des politiques qui nous demandent de l’espoir et qui derrière finalement appliquent les mêmes pratiques technocratiques. Il faut rompre avec ça. »

 Sur la place des jeunes 
« La place de la jeunesse est partout. »
« La place de la jeunesse est dans tous les combats avant-gardistes qui vont permettre de construire une société du progrès. »

 Sur la gauche 
« La dynamique est à gauche pour la jeunesse. »
« Nous sommes dans un paysage politique extrêmement fragmenté et divisé. »
« Emmanuel Macron est un néoconservateur, un néolibéral assumé (…). Il place une politique extrêmement dure vis-à-vis des jeunes. »
« Je suis dans un mouvement qui pense l’avenir et permet de retrouver le leadership d’une gauche unitaire. »
« La gauche a tout intérêt à retrouver son unité. »

 Sur le Front National 
« L’extrême droite et le Front National sont aujourd’hui bien présents. »
« Ils veulent nous faire croire qu’on peut changer de nom et ne plus être d’extrême droite. »
« La réalité c’est toujours la même c’est qu’aujourd’hui il y a des étudiants qui, parce qu’ils sont en grève pour s’opposer à la politique dure et néoconservatrice du gouvernement, se font fracasser aujourd’hui par des militants d’extrême droite. »
« C’est la résignation qui conduit à la montée de l’extrême droite. »

 Sur les luttes sociales 
« Nous serons toujours au rendez-vous, l’ensemble de la jeunesse socialiste, pour nous mobiliser contre la politique d’Emmanuel Macron. »
« Nous serons de tous les appels d’une gauche unitaire qui décide de se rassembler pour dénoncer la politique abjecte du gouvernement. »
« On ne peut pas travailler de manière isolée. »

 Sur les violences dans les universités de Montpellier et de Toulouse 
« Je suis révoltée. »
« Au 21ème siècle, en 2018, on peut encore aller casser des étudiants et envoyer des flics dans l’université. »
« Je suis fière de voir qu’il y a une mobilisation extrêmement forte et nous continuerons à en être. »
« J’espère qu’Emmanuel Macron va reculer. »

 Sur le Parti socialiste 
« Il y a des militants sincères dans leur engagement profondément de gauche. »
« Je constate qu’une grande partie de la direction du PS fait trop de compromissions avec les libéraux et les néolibéraux. »
« C’est une crise de la social-démocratie partout en Europe que nous sommes en train de vivre ».
« Les dirigeants (du PS) n’ont pas encore compris ce qui est en train de se passer. »

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