Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien | 6 novembre 2018

Samia Ghali : « On ne doit pas mourir d’être pauvre »

Après l’effondrement de deux immeubles dans le Ier arrondissement de Marseille, la sénatrice socialiste des Bouches-du-Rhône Samia Ghali était l’invitée de la Midinale.

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VERBATIM

 

 Sur l’effondrement des immeubles à Marseille 
« C’est un choc, une tristesse pour toutes ces familles endeuillées. »
« Je suis attristée parce qu’il n’y pas d’autres mots face à ce désastre. »
« Je suis aussi en colère parce que ce genre d’incident ne devrait pas arriver dans la deuxième ville de France et au XXIème siècle. »
« On ne doit pas mourir d’être pauvre. C’est vrai que c’est la misère. Il y a des propriétaires qui profitent de la misère. »

 Sur les marchands de sommeil 
« C’est une réalité mais quand vous n’avez que 4% de logements sociaux alors qu’il y a jusqu’à 80% de gens qui sont éligibles, c’est un problème. »
« Quand vous ne pouvez pas vous loger, vous allez voir des marchands de sommeil qui profitent de votre détresse et vous donnent des logements pour vous tuer. »

 Sur les logements insalubres de Marseille 
« Il y a 40.000 logements très vétustes à Marseille et 40.000 autres en devenir d’être vétustes. »
« Je demande au maire de Marseille de mettre en place un permis de location. Il faut obliger les marchands de sommeil à faire faire un diagnostic par des organismes agréés afin d’obtenir des autorisations de louer. »

 Sur l’engagement des pouvoirs publics 
« J’attends de voir ce que l’enquête va dire pour déterminer les responsables mais pour l’instant par respect pour les familles il faut garder de la distance et de la pudeur. »

 Sur la ville de Marseille 
« Il y a une majorité municipale qui est là depuis 23 ans. Les Marseillais font d’eux-mêmes le constat de la situation. »
« Il a été nécessaire que la presse révèle la réalité des écoles pour que la mairie de Marseille daigne sortir du mutisme et du dénie. »

 Sur les municipales de 2020 
« La campagne n’est pas lancée, c’est long, tout peut arriver. »
« Il n’y a pas de candidat déclaré. »
« Il y a plusieurs élus qui pensent que je suis la candidate légitime et je les en remercie. »
« Je n’ai pas encore décidé de ce que j’allais faire. »

 Sur le PS à Marseille 
« Je ne me suis jamais préoccupé de l’état de santé du Parti socialiste. Je suis de gauche et socialiste dans mes convictions personnelles. »
« Je ne suis pas dans la machine du PS, je suis une femme libre. »
« Si vous venez sur le terrain, je sais qu’il y a beaucoup de gens qui me soutiennent. »
« Il y a des gens qui me disent qu’ils votent FN à l’échelle nationale et dans le même temps qui votent pour moi à Marseille et des gens de droite qui disent qu’ils sont prêts à voter pour moi demain. »
« Il faut dépasser ces questions de sectarisme et de parti politique qui parfois nous enferment. »

 Sur Mélenchon à Marseille 
« Jean-Luc Mélenchon fait ce qu’il veut, c’est le cadet de mes soucis. »
« Jean-Luc Mélenchon, je ne suis pas sûr que ça soit Marseille qui l’intéresse. »
« Je suis fière de porter l’accent de Marseille comme tous les marseillais. »
« J’ai constaté hier que Jean-Luc Mélenchon n’a pas pu venir très tôt dans sa circonscription pour être là auprès des habitants, il est arrivé très tard parce que sa vie est parisienne. »
« Pour être candidat à la mairie de Marseille, il faut a minima, être en symbiose avec les sujets et les Marseillais. »

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  • si les habitants avaient été des blancs, BFM aurait été en édition spéciale pendant une semaine....

    kheyou Le 6 novembre à 16:27
  •  
  • J’ai une liste de 343 noms (aujourd’hui mais demain elle sera plus longue) de gens morts cette année et dont il ne fait aucun doute que c’est à cause de l’extrême dénuement dans lequel ils vivents. Cette liste funeste est fournie par le collectif "les morts de la rue"... Au bas mot, il semble qu’il faille tabler sur 10 fois plus de morts dans la réalité toujours d’après cette association.

    carlos Le 7 novembre à 13:58
       
    • "on ne doit pas mourir d’être pauvre" ?

      Et bien même si les immeubles ne s’effondrent plus, c’est pas prêt de s’arrêter...

      carlos Le 8 novembre à 13:07
  •  
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