Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 31 janvier 2019

Sandra Regol : « L’écologie, c’est l’avenir de la gauche et il serait temps que les autres partis s’en aperçoivent »

Européennes : à quoi joue Europe Ecologie Les Verts ? Quelle stratégie, pour quelle Europe ? EELV est-il de gauche ? Quel regard sur la politique écologique du gouvernement ? La porte-parole d’EELV, Sandra Regol, est l’invitée de #LaMidinale.

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

 

VERBATIM

 

 Sur la stratégie d’EELV 
« J’ai l’impression que l’on est très attentif à tout ce qui se passe autour de nous mais que le reste de la gauche ne l’est pas. »
« Depuis les grandes heures du PS, la gauche et les partis qui l’incarnent n’ont pas cessé de se subdiviser et à chaque fois il faut trouver un bouc émissaire et plutôt que de taper sur eux-mêmes, on tape souvent sur les écologistes. »
« L’écologie, c’est l’union de l’environnement et du social. »

 Sur le mot « gauche » 
« Le mot gauche a un sens le problème c’est que les partis qui prétendent l’incarner ont un peu lâché les valeurs de la gauche. »
« J’ai l’impression que l’écologie qu’on incarne, réincarnent les valeurs de la gauche dans un espace social et environnemental. »
« L’écologie, c’est l’avenir de la gauche et il serait temps que les autres partis s’en aperçoivent. »

 Sur les élections européennes 
« À chaque fois qu’un parti reprend le combat sur des thématiques environnementales et écologiques, c’est toutous une victoire pour le collectif. »
« On voit qu’il y a que alliance contre nature entre Macron et le RN puisque chacun à tout intérêt à ce que l’autre apparaisse comme le grand méchant de son camp. »
« Je n’ai pas l’impression qu’au début de la montée du PS, la multiplication des idées et des partis de gauche les ai affaibli. »
« Il nous reste quinze ans pour inverser la courbe du réchauffement climatique et si on ne s’y met pas vraiment maintenant, il sera trop tard pour la santé. »

 Sur l’appel de Place Publique 
« Il y a quelques mois, on a rencontré Raphaël Glucksmann et quelques autres, qui ont refusé notre main tendue. »
« Quand d’un côté on refuse cette maison tendue et que de l’autre on préfère faire avec le PS qui a trahi les idéaux de la gauche, qui a failli dans sa transformation de la société, il y a quelque chose que nous ne sommes pas en mesure de comprendre. Il y a un manque de sincérité. »
« Je vois la sincérité dans les propos de Raphaël Glucksmann mais j’ai du mal à comprendre ce positionnement très politicien, très classique, qui consiste à dire tous dernière moi sinon rien ne sera possible. »

 Sur les gilets jaunes 
« C’est une révolte environnementale puisque le problème premier c’est l’accès à la ressource pétrole qui se tari, et devient de plus en plus cher. »
« Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un mouvement écologique ou écologiste. »
« Ce qui est certain, c’est que je n’ai jamais rencontré un ou une gilet jaune qui disent que le réchauffement climatique n’existe pas. »

 Sur l’affaire du siècle 
« Après des manifestations, des mobilisations en ligne, c’était la dernière façon d’agir parce qu’il y a un véritable refus politique, collectif, qui est intégré par l’ensemble des partis parce qu’on a beaucoup de beaucoup discours mais assez peu d’actes. »
« C’est la jeunesse européenne qui se bouge. Ça a commencé en France, dans l’Est de la France notamment. »

 Sur François de Rugy 
« Il vient de nos rangs et les décisions qu’il prend témoignent d’un abandon total de ses convictions écologistes. »
« Il n’y a plus grand chose d’écologiste chez François de Rugy. »

 Sur l’urgence écologique : ce qu’il faudrait faire au Parlement européen 
« Il faudrait instaurer un traité environnemental qui chapeaute tous les autres, qui passent avant les questions financières et économiques et qui impose un socle social partagé. »
« Il faut aller chercher l’argent là où il est, à savoir dans les paradis fiscaux, dans la finance dérégulée. »
« Un grand traité qui chapeauterait le tout permettrait d’arrêter tous les excès. Aucun traité n’est intégralement à jeter, aucun traité n’est réellement à garder, d’où la nécessité d’un grand traité qui les chapeaute et qui instaure la justice sociale et environnementale. »

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.