Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 6 septembre 2021

Sandra Regol : « On n’a pas le choix, on a besoin d’un ou d’une écologiste à l’Elysée et on est prêts »

Ce week-end, les écologistes organisaient sur France Inter leur premier débat des primaires. On y revient avec Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d’EELV. Elle est l’invitée de #LaMidinale.

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 Sur la candidature de Montebourg 
« Il s’est revendiqué d’être un exploitant bio mais je ne sais pas sur quel label (…). Il s’est aussi revendiqué d’un productivisme inspiré des années 70. Je ne suis pas tout à fait sûre que l’écologie politique se définisse sous le prisme du productivisme. Il me semble au contraire que l’écologie est une pensée politique qui implique de sortir du productivisme. »
« Arnaud Montebourg a peut-être repeint en vert sa candidature mais il ne me semble pas pour autant que ça veuille dire qu’il soit écologiste. »
« Je n’ai pas l’impression que le grand public ait reçu la candidature d’Arnaud Montebourg comme une candidature écolo. »

 Sur le débat des écologistes 
« Ce débat était voulu comme - peut être pas "sage" - mais mature. »
« On est habitué à des primaires qui soient des chamailleries internes ou externes, personnes - chacun essayant de décrédibiliser son adversaire. Ce qu’on a essayé de faire, avec les cinq candidats, c’est de développer un débat qui permet de discuter du fond. Et sur ce point, c’est une réussite. »

 Sur la crédibilité des écologistes  
« Comme le dit l’économiste Eloi Laurent, la crédibilité c’est la BCE, pas la politique. »
« La politique, en France, a besoin de renouveler les figures du pouvoir. »
« Le présidentialisme a fait long feu, il faut redonner plus de pouvoir aux citoyens et restaurer le sens de la démocratie. »
« On essaie de construire une nouvelle crédibilité avec d’autres visages, d’autres propositions. »

 Sur les journalistes de France Inter 
« Mon téléphone n’a pas arrêté de sonner à la fin du débat sur France Inter pour réagir : tous m’ont parlé d’un débat impartial, d’une impression de voir les écologistes face à un tribunal et de se demander pourquoi le service public qui est censé incarner cette impartialité se livrait à des dérives qu’on voit plus chez les chaînes de Bolloré pour reprendre leurs mots. »
« Il y a cette impression que les journalistes ont pris plus de place que les candidats et que le débat a eu lieu entre les journalistes et candidats et pas les candidats entre eux. »

 Sur les engagements des candidats  
« Nos journées d’été ont montré qu’on partait tous dans la même dynamique, ensemble. »
« Jean-Marc Governatori n’a pas dit qu’il ne soutiendrait pas le ou la candidat-e qui serait désigné-e. »
« La politique se fonde sur la confiance donc sur la parole donnée. Si la parole donnée n’est pas respectée, ils ou elles dévoieraient leur parole par rapport aux citoyens. »
« Je suis optimiste et je connais les candidats : ils respectent leur parole donnée. »

 Sur les profils des candidats 
« La primaire des écologistes va se jouer sur l’incarnation et pas sur le projet politique qui est déjà acté. »
« Les candidats ont tous un projet commun qu’on a travaillé collectivement. »
« Les cent premiers jours des cinq candidats - s’ils devaient s’installer à l’Elysée - ne seront pas les mêmes selon le candidat (…). Mais à la fin, le projet vers lequel ils dirigeront la France sera le même. L’objectif reste le même. »

 Sur le candidat qui sera désigné 
« Il y aura deux messages importants dès après la désignation de notre candidat : 1- on est ensemble. 2- On est là pour répondre à l’urgence climatique, sociale, démocratique et économique. Ça sera le message à avoir quelle que soit la personne désignée. » 
« Je mettrai, comme tout le reste du bureau exécutif et Julien Bayou en tête, toute notre énergie au service de la personne qui sera désignée. »
« On n’a pas le choix, on a besoin d’un ou d’une écologiste à l’Elysée et on est prêts. » 

 Sur l’hypothèse d’un accord EELV/PCF/PS aux législatives  
« Ça serait tellement beau si tout était déjà écrit d’avance mais ça n’est pas du tout comme ça. »
« Je me tue à le répéter : nous discutons toute l’année avec l’ensemble des forces de gauche. »
« On a toutes et tous dit qu’il fallait un pack gouvernemental pour la France. »
« Il y a cette volonté d’aller vers quelque chose de commun. »
« Nous sommes ouverts à la discussion et nous ouvrons les portes : il faut créer une majorité de gouvernement avec un projet. Pour ça, il faut que la gauche se bouge un peu. Pour l’instant, on les a tous vu partir chacun de leur côté avec des projets dont on n’a pas bien compris ce qui les différenciait. »
« On ne peut pas faire l’union tout seul. »
« À ce jour, il n’y a pas grand monde qui soit sorti des égos. »
« On peut dire ce que l’on veut des écolos mais depuis qu’on est aux manettes dans les villes, la radicalité de nos actes à largement dépassé la radicalisé de nos mots. » 

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  • « On n’a pas le choix, on a besoin d’un ou d’une écologiste à l’Elysée et on est prêts »

    Ben des "écolos" au gouvernement ou ailleurs qui nous jurent que Macron est un écolo, il y a plein vous avez :
    Pascal Canfin, DCB, Pompilli, de Rugy etc...etc...

    Bref vous avez pleins d’amis Madame qui vous disent qu’il y a un écolo à l’Elysée.

    Et d’ailleurs il est d’accord pour réduire à fond l’empreinte carbone des sans-dents ! Avec l’assentiment de vos amis.

    Cyrano 78 Le 25 septembre à 15:04
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