Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 19 juin 2018

Sandra Regol : « On n’est pas dans la logique de refaire la gauche, il faut créer un autre système de pensée »

Sandra Regol est porte-parole d’Europe Ecologie Les Verts. Elle est l’invitée de La Midinale - l’occasion de faire le point sur le bilan écolo du gouvernement et la place des écologistes dans l’espace public à un an des élections européennes.

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

 

VERBATIM

 

 Sur le recadrage d’un jeune collégien par Emmanuel Macron 
« Emmanuel Macron semble vouloir dire qu’il n’y a que les diplômes qui doivent définir la jeunesse aujourd’hui. »
« C’est l’image du roi : on doit respect au roi. C’est très cohérent avec ce qu’il a fait depuis le début de son élection. »
« Les écologistes combattent le système de la Vème République depuis longtemps ; la démocratie c’est le pouvoir partagé. »
« Quand on incarne la fonction présidentielle comme un roi, on s’assoit sur les contre pouvoirs. »

 Sur l’inscription des questions écologistes dans la Constitution 
« Cette inscription existe déjà dans la Constitution, il faudrait aller plus loin dans la condamnation. »
« Pour l’instant, en matière d’environnement et d’écologie, c’est comme d’habitude, c’est beaucoup de bruit pour pas grand chose en matière d’effet. »
« Ce qu’on voit beaucoup c’est que Nicolas Hulot limite la casse (…) mais limiter la casse ça n’est pas avoir la capacité d’agir. »
« L’une des rares fois au Nicolas Hulot s’est rebellé, c’est à la fin des Etats généraux de l’alimentation. »
« On en est au point où le gouvernement ne remplit tellement pas son devoir face à la population, que les personnes individuelles en sont réduites à porter plainte contre l’Europe et le gouvernement. »

 Sur Europe Ecologie Les Verts 
« On n’a jamais testé l’écologie au pouvoir. »
« Ce que je constate, c’est que depuis quinzaine d’années on est soit le premier, soit le deuxième parti préféré des Français. C’est encore le cas aujourd’hui mais ça ne se traduit pas dans les urnes. »
« Les autres partis à gauche ont une logique hégémonique, une pensée centrale du pouvoir, des échecs et des déceptions. »
« On considère que l’écologie doit être le moteur de la pensée politique. »
« Peut-être qu’un jour on sera le miracle politique de la France et qu’on l’aidera à aller mieux et c’est pour ça qu’on est hautement nécessaire. »

 Sur les européennes de Mai 2019 
« Nous sommes ouverts à toutes personnes qui se reconnaît dans un projet écologiste. »
« Une liste autonome, c’est une liste qui ne s’inféode pas, qui n’inféode pas l’écologie à des systèmes que nous jugeons dépassés dans un monde où tout change très très vite. »
« Les communistes avancent très bien dans un référentiel écologiste ; ils font une grande révolution de leurs fondamentaux, c’est une réalité. »
« Il y a des vraies différences de fond qui peuvent être des freins notamment la question du centralisme, du régionalisme, de la refonte de l’Europe. »
« On n’est pas dans la logique de refaire la gauche, ça n’est pas notre histoire. Il faut créer un autre système de pensée. »
« Les portes sont grandes ouvertes mais on est fermes sur les fondamentaux. »

 Sur la condition animale 
« Ça fait 30 à 40 ans que les écolos se battent pour la reconnaissance des droits des animaux. C’est une question majeure pour nous. »
« Ce système qui repose sur l’exploitation animale est un véritable danger pour notre société. »

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.