Accueil | Entretien par Pablo Vivien-Pillaud, Pierre Jacquemain | 1er décembre 2020

Sandrine Rousseau : « Il peut y avoir un enthousiasme pour une femme présidente de la République »

Premier accroc dans la primaire écologiste après que Yannick Jadot a déclaré que « si la primaire écologiste devait être une machine à perdre, il prendrait ses responsabilités ». Sandrine Rousseau, économiste et candidate à la primaire des écologistes, est l’invitée de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur le combat contre les violences sexuelles 
« Avec un bagage d’économie, de chercheuse depuis plus de 20 ans, mais aussi mon expérience politique et à l’université, on me renvoie toujours au combat contre les violences sexuelles. »
« C’est une énorme force. On a été parmi les premières à en parler, un an avant #MeToo. C’était pas facile de parler des violences sexuelles au sein de notre parti. »
« EELV devrait être extrêmement fière d’être le seul parti à avoir réellement pris la mesure de ce qu’il s’était passé et devrait même être extrêmement fière de soutenir à l’élection présidentielle une candidate qui a incarné d’une certaine manière le mouvement #MeToo. »
« Ce combat est un combat d’égalité entre les femmes et les hommes, un combat universel. »

 Sur une femme présidente de la République  
« Je pense qu’on arrive à la fin d’un système politique avec une très forte personnification du pouvoir et des hommes qui décident à huit clos. »
« Ce dont les Français ont besoin c’est d’une rupture dans sa représentation. »
« Il peut y avoir un enthousiasme pour une femme présidente de la République. »

 Sur la ligne politique de Sandrine Rousseau  
« Ma ligne sur la primaire c’est d’assumer une radicalité environnementale. On ne peut pas continuer comme ça et on doit prendre des mesures qui ne sont pas justes un aménagement de ce qui existe. Il faut changer profondément notre système. »
« On doit revoir notre contrat social. On doit recentrer nos besoins essentiels sur le contrat social. »
« Il faut revoir notre démocratie parce qu’elle n’est pas représentative. »
« Les deux mouvements de domination des hommes sur la nature et des hommes sur les femmes sont à déconstruire. »

 Sur ce qui la distingue de Piolle et de Jadot  
« On a une partie commune et c’est heureux. »
« Il y a des différences de positionnement politique. On en porte pas toutes et tous la même chose, comme la question de la radicalité. »
« Le moment n’est pas à avoir un homme providentiel. Le moment est tout au contraire de transformer les codes politiques et il y aura un enthousiasme derrière ça et j’espère bien le porter. »

 Sur la déclaration de Yannick Jadot sur la primaire écologiste 
« C’est une menace ou un avertissement. Et quand on menace ou qu’on avertit, on n’est pas dans la co-construction. »
« Les militants d’un parti donnent beaucoup de leur temps et ils se doivent d’être respectés. »
« Yannick Jadot a un comportement politique d’homme providentiel. Il n’a pas un comportement d’homme politique qui co-construit. »

 Sur les partenaires de gauche 
« Je tendrai la main aux partenaires de gauche dans la seconde même [si elle était élue candidate pour les écologistes]. L’important est de créer du collectif. »
« Je discuterai des conditions d’un rassemblement au sein de la famille écologiste et au-delà de la famille écologiste. »
« La question du rassemblement doit être mise sur la table sur la base des valeurs que l’on défend et non sur des présupposés des valeurs que défendent les autres. »
« La question de la croissance doit être remise en cause. L’infini n’est pas sur cette terre. »
« Je revendique les valeurs de la gauche. »
« Nous devons repenser ce qui donne notre pensée à gauche. »
« Jean-Luc Mélenchon a une réflexion extrêmement construite sur la situation politique et notre société. Et même si on ne partage pas l’intégralité de ce qu’il porte, évidemment qu’on doit discuter avec lui sans aucune espèce d’hésitation. »

 Sur la police  
« Il y a un système qui organise la violence vis-à-vis des plus faibles et des plus vulnérables. »
« Si on veut une police qui soit digne, et qui soit respectée par les citoyens, il faut qu’elle-même les respecte. »
« On perd le contrôle sur ce qui est sensé garantir notre sécurité. »

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