Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 5 février 2020

Sébastien Jumel : « La seule dignité qu’il reste au peuple réside dans sa capacité à résister »

Recours à 29 ordonnances, procédures accélérées : le débat sur la réforme des retraites se tend. Les parlementaires s’inquiètent de la volonté du gouvernement de passer en force. Et peut-être de recourir au 49.3. Sébastien Jumel, député PCF et membre de la commission spéciale retraite, est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur le congé pour deuil d’un enfant 
« Ils ont fait une connerie sans nom. »
« Être député, c’est avoir du cœur. C’est être capable de réagir avec ses tripes. »
« Ils ont une calculette à la place du cœur. »
« Ils vont prendre cher avec cette histoire. »
« On savait que les marcheurs était des Playmobils, maintenant on sait que ces Playmobils n’ont pas de coeur. »
« Ils n’ont aucun ancrage et aucun sens des réalités. »
« Dans les ministères, ce sont les administrations qui décident. Il n’y pas d’arbitrage politique. »

 Sur le rôle des oppositions dans la réforme des retraites 
« Notre rôle est de faire entrer la colère dans l’hémicycle, de faire entrer la vraie vie. »
« L’espérance de vie en bonne santé n’est pas la même lorsqu’on est ouvrier dans une verrerie, décortiqueuse de Saint-Jacques, trieuse de verres, que lorsqu’on nage dans le luxe, le calme et la volupté des hautes études et des boulots fortement rémunérés. »
« Ce projet va pénaliser la France qui travaille, va aggraver les inégalités hommes/femmes et rendre illisible le calcul de sa propre retraite. »

 Sur la dénonciation de l’obstruction de l’opposition 
« L’obstruction vient du gouvernement : recours à 29 ordonnances, procédures accélérées. »
« J’ai bien peur qu’ils n’aient recours à l’autoritarisme ultime du 49.3. »
« On utilise les armes qui sont à notre disposition. »
« On veut les contraindre à discuter du fond. On veut les obliger à répondre aux questions auxquelles ils ne répondent pas. »
« Dans aucune profession de foi des députés La République En Marche, il n’était indiqué qu’on travaillerait plus longtemps et qu’on partirait plus tard à la retraite. »
« Notre rôle est dans prendre les députés La République En Marche en flagrant délit de mensonge, en flagrant délit de turpitude et on le fait par tous les moyens. »

 Sur l’usage potentiel du 49.3 
« Ça serait un tournant majeur du quinquennat. »
« Emmanuel Macron passerait en force contre 61% des Français et la quasi totalité des organisations syndicales. »
« Il y a de l’espoir, notamment qu’on soit demain en responsabilité pour retirer ce projet avant qu’il ne se mette en œuvre. »
« Il faut envoyer un message à Emmanuel Macron aux municipales. »

 Sur la proposition de réforme des retraites du PCF 
« Il nous appartient de développer des arguments solides. D’abord pour dire que notre système n’est pas un déficit et qu’il y a des solutions pour le financer : réduire les exonérations patronales, travailler sur l’égalité hommes/femmes, expliquer que, quand on supprime des emplois publics, on aggrave le déficit. »
« Le sens de la vie, c’est de s’épanouir au travail mais la retraite doit être un second temps de vie : pour s’engager dans la vie associative, pour être utile à la vie associative, prendre soin de sa famille, pour voyager. C’est projet de société contre projet de société. »
« Le sens de la libération de l’homme, c’est de travailler moins, de travailler mieux et de vivre plus longtemps en bonne santé. »

 Sur la 9ème journée interprofessionnelle 
« Je sais que les jours de grève pèsent lourd sur les feuilles de salaire. »
« La mobilisation unitaire, la fraternité retrouvée, la dignité d’une certaine manière de manifester me dit que nous avons déjà gagné parce que le peuple prend conscience que face aux puissants, face à ceux qui veulent les écraser, la seule dignité réside dans la capacité à résister. »

 Sur le rassemblement de la gauche 
« J’adore François [Ruffin], j’aime la manière dont Clémentine [Autain] agit comme parlementaire et je pense que le peuple de gauche attend de nous qu’on mette l’accent sur ce qui nous rassemble et qu’on soit fort de notre diversité. »
« Le peuple de gauche attend de nous qu’on soit en situation de crédibiliser l’idée que nous sommes une alternative. »

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