Accueil | Par Pierre Jacquemain | 11 janvier 2018

Sébastien Jumel : "Unis, on est plus fort et je militerai pour que nous le démontrions aux européennes."

3 ans jour pour jour après la marche républicaine suscitée par les attentats de Charlie Hebdo, l’esprit y est-il toujours ? Quel rôle pourrait avoir le PCF dans le climat politique et social de ce début 2018 ? Et aux élections européennes dans un peu plus d’un an, la gauche va-t-elle y aller unie ? Sébastien Jumel, député communiste de Seine-Maritime, est l’invité de la Midinale.

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 Sur l’esprit du 11 janvier 
« J’ai peur que l’esprit originel de Charlie ait été galvaudé et dénaturé. »
« Charlie n’est pas l’institutionnalisation de la critique et de l’insolence c’est au contraire la liberté profonde. »
« Dans l’indifférence générale, on fait semblant de ne plus se souvenir dans quelle conditions l’équipe de Charlie continue à œuvrer au quotidien : ils sont bunkerisé. »
« Il ne faut pas s’habituer à ce caisson de sécurité autour de la liberté d’expression qui est l’âme de Charlie, de la France, de la République. »

 Sur le climat politique et social 
« Il y a semble-t-il un état de grâce pour Macron, le président des riches et les siens. »
« Il y a une connivence de ceux qui détiennent la pensée unique. »
« Il y a aussi dans les territoires de vies, les territoires de résistance, de la colère et de la lucidité sur le fait que les décisions prises favorisent le petit nombre, les riches. »
« Les personnes âgées que je rencontre au moment des vœux viennent avec leur CSG augmentée et mettent ça en balance de l’ISF supprimé. »
« Il y a une colère qui pour l’instant ne se traduit pas en mobilisation capable de construire une alternative. »
« Il nous appartient de veiller à ce que nous redonnions de l’espoir à ce peuple en colère, qui souffre. »

 Sur le rôle du PCF 
« J’entends que les communistes soient une opposition ferme et résolue sans transiger sur les questions qui font mal au peuple. »
« J’entends aussi que les communistes jouent un rôle pivot, moteur, locomotive au côté de la France insoumise et de la gauche qui réfléchit. »
« Face à un gouvernement de combat, il ne faut laisser aucun espace à nos adversaires. »
« Il est nécessaire que les parlementaires construisent des passerelles comme nous le faisons au quotidien pour nourrir des luttes. »

 Sur les européennes 
« Il y a nécessité de mettre l’accent sur ce qui nous rassemble. »
« Unis on est plus fort, on l’a démontré à la présidentielle, il faut le démontrer pour les européennes et je militerai pour cela. »

 Sur le congrès du PCF 
« Il faut que le PCF tire les enseignements de ce qui n’a pas été, des errements stratégiques. »
« Il ne faut pas renoncer à l’idéal communiste dans une démarche de rassemblement. »
« Un parti n’est pas une fin en soi, c’est un outil au service des acteurs qui lutte et de la France qui réfléchit. »

 Sur le PS et les candidats à sa direction 
« Ils sont encore en convalescence et en déliquescence. »
« Le plus important ça n’est pas le choix du roi mais quel est le projet politique. »
« Ils ont besoin d’un congrès pour laver leur linge sale en famille. »

 Sur la démocratie numérique 
« Je suis favorable à tout ce qui peut conduire à développer la démocratie participative. »
« Il faudra veiller à ce que l’on s’oppose aux mesures qui visent à priver le parlement de sa capacité à s’opposer à la loi, à la modifier ou à l’enrichir. »
« Le projet de François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale c’est de transformer l’assemblée nationale en think tanks. »
« Au bout du compte, il faut dépasser la Vème République. »

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Vos réactions

  • S. Jumel à la tête du PCF, vite !

    françois70 Le 11 janvier à 16:42
       
    • Oui, c’est moins soporifique que pierre Laurent et il est capable de répondre de façon pertinente tout en se tournant les pousses et ça c’est fort !

      Durruti Le 11 janvier à 19:02
    •  
    • Pouces


      Durruti Le 12 janvier à 08:43
  •  
  • Bof ! Décidément, à gauche, la pêche n’y est pas : le ton est monocorde, on se tourne les pouces de lassitude en débitant un discours fait d’évidences : "unis , nous sommes plus forts",. une antienne qui passe les siècles quand les socialismes utopiques, réformistes et révolutionnaires se crêpaient allégrement le chignon depuis la Commune de Paris jusqu’à nos jours et passaient leur temps sur le quai à regarder passer le train de l’histoire ... On attendait un peu plus de force de conviction ! Il est vrai que "l’état de grâce" dont bénéficient jusqu’à présent le président des riches et ses amis est fait de soumission et de colère, de consentement et de révolte Cet "entre deux" est à l’opposé d’une dynamique porteuse d’une alternative politique qu’il s’agit de (re)construire. Mais, hâtons-nous lentement !

    Gérard T Le 11 janvier à 20:24
       
    • C’était il y a longtemps quand le socialisme était scientifique, les convictions fortes, le mur de Berlin debout et les lendemains enchanteurs. Puis l’histoire passa justement, qu’on la regarde du quai ou qu’on prétende la plier sur une enclume. Elle dissipa l’orgueil des rêves. Sur cette fumée retombée en poussière vous en appelez, avec une pointe de nostalgie, à un sursaut des mêmes idées, venues du même côté du champ politique. Leur infortune est d’avoir été en concurrence avec celles de l’autre côté. Lui aussi dynamique, il ne restera pas inerte en regardant passer le train de l’histoire.

      Glycère Benoît Le 11 janvier à 23:11
    •  
    • C’est bien de vouloir encore utiliser le mot communisme, mais d’autres mots manquent cruellement comme : capitalisme, anti-capitalisme, luttes des classes ...

      Durruti Le 12 janvier à 08:49
    •  
    • Glycère, vous qui passez votre temps à réviser l’histoire contemporaine en général et celle du communisme en particulier au nom de la démocratie, seriez-vous tenté par l’illibéralisme ambiant ? vous savez, ce concept introduit dans les années 1990 à Sciences- Po pour désigner ses régimes démocratiques sur le papier, parce qu’ils tirent leur légitimité d’élections réelles, mais qui musèlent la démocratie et remettent en cause les libertés individuelles et collectives, comme aujourd’hui sous l’ère Macron.

      René Belcio Le 12 janvier à 13:26
    •  
    • @René Belcio. Je ne révise pas l’histoire, je la consulte pour apprendre, au nom de la recherche de la vérité. Ce n’est pas un passe-temps, c’est au contraire une démarche utile à tout citoyen à qui on demande son avis sur des choix politiques allant jusqu’à engager le destin de la nation. Cet avis est délibératif.

      Glycère Benoît Le 12 janvier à 18:07
  •  
  • Un peu d’authenticité, d’air du large, ça change des Laurent, Vieu,
    Chassaigne et autres Tartignolles...Merci.

    René-Michel Le 12 janvier à 10:15
       
    • Et re-voilà le distinguo-caramel entre les cocos durs et les cocos durs ! les bons cocos et les mauvais cocos, les staliniens et les autres, les moscoutaires et les patriotes, les cocos déclarés fréquentables par les grands prêtres de LFI et les galeux d’où viendrait tout le mal... C’est un peu court, l’ami, Il faut remettre tes pendules à l’heure !

      Gus C Le 12 janvier à 13:42
    •  
    • @ gus . Vingt ans de perdus à militer au P"C"F me permettent de dire haut et fort que je considère les actuels dirigeants de ce parti moribond comme une bande de baltringues et l’immense majorité de leurs prédécesseurs, depuis la mort de Lénine, comme des traitres au communisme ayant, avec constance, permis au capitalisme de prospérer jusqu’à aujourd’hui.

      René-Michel Le 12 janvier à 17:55
    •  
    • RMICHEL confirme sans le vouloir que LFI n’est qu’une nébuleuse sans horizon crédible composée de zozos bobos et de déçus de la "gauche traditionnelle" - comme lui - qui passent leur temps à cracher leur bile sur la tombe vide d’un Pcf qui continue de gâcher leur plaisir de ratiociner sur un problématique changement de base de notre société d’où seraient exclus évidemment les rouges dont il fut. Il n’est pas le premier à avoir brûlé ce qu’il a adoré. Ne lui en déplaise , cette année 2018 marquera pour moi les cinquante ans de mon engagement communiste et j’ai toujours les mêmes raisons fondamentales d’être au PCF qu’au premier jour.

      Robert D. Le 12 janvier à 20:20
    •  
    • @ Robert. Il n’y a que les bons qui ne changent pas d’avis.

      René-Michel Le 12 janvier à 20:30
  •  
  • «  Un parti n’est pas une fin en soi, c’est un outil au service des acteurs qui lutte et de la France qui réfléchit. »

    je crois qu ’il est fort rare que de la part d’un élu PCF , on puisse lire sous sa plume ou dictée une maxime pareille

    Cela risque de faire grincer des dents dans les sections , on n’est pas loin du " le changement de nom du PCF n’est pas un tabou".

    Reste a savoir si les vieilles badernes du PCF , vont apprécier et enfin faire vivre un congrès qui ne soit pas une chambre d’enregistrement de décisions déjà prises par des "permanents alimentaires"

    Cela leur appartient , mais ce qui est nouveau c’est que "les termes démocratie participatives " sont prononcés.

    Est ce qu ’un courant "Jumel" se dessinerait en faveur d’un mouvement " hors partis" laissant de cotés les "combinazionnes" d’appareils ?

    A suivre !

    buenaventura Le 12 janvier à 12:53
  •  
  • Bonjour

    Intéressante interview. Je retiens que le PCF doit devenir un outil connecté aux réalités et aux services des citoyens. Enfin une lucidité ! Pas sur que la direction du PCF apprécie, mais pour ce qu’elle représente... une question qu’elle peut se poser est la suivante : qui a amené le PCF, à ce lamentable niveau ? Se poser la question, c’est en tirer les conséquences (qu’elle ne tirera pas (il sera nécessaire que les militants les écartent)). Nous attendons en gros de ce congrès, un profond renouvellement et une refondation de l’outil au service du peuple. Quant au PS, je pense que Jumel ne perçoit pas le ressenti des français : le dégout de ce parti. Pour ma part, je ne voterai JAMAIS plus pour un seul de leur candidat. Ces gens me dégouttent et même me donne envie de vomir ! Rien, absolument rien ne peut plus être envisagé avec un parti qui ose se dire à gauche alors que c’est un parti de droite. Trahisons, coups bas, renoncement, menteurs and so on... une seule confiance : le peuple dans sa diversité constitué en force citoyenne et des partis à son service. Une remarque : pourquoi est-il nécessaire d’habiller la démocratie et de proposer donc la démocratie participative sachant que la démocratie est le PAR et le POUR ? Je pense que le passage à la VI République (version FI), répond de par son contenu à cette remarque... Dernière chose : chacun constate que la mobilisation est inexistante au regard de ce fascisme financier. Et les syndicats, ils servent à quoi ? Il suffit d’intérroger les gens dans la rue : les syndicats sont percus comme des entités qui ont accompagnées jusqu’à présent les réformes Macron. Totalement discrédités ! Avec leur dogme au ras des pâquerettes « chacun chez soi... » avec ca, on est sur qu’il y aura tout sauf une quelconque convergences des citoyens (pas que des salariés !).
    Au combat citoyen, compte surtout sur toi, et organise toi en conséquence !

    ecureuil66 Le 12 janvier à 15:53
       
    • Ouiche ! tout y passe : les permanents alimentaires et dynastiques, les cadres staliniens rassis et bêtes comme leurs pieds, auxquels on oppose les jeunots remuants et iconoclastes. Bref , on rejoue la querelle des anciens et des modernes sur le mode politicien du café du commerce... Au fait contre Macron qu’est qu’on fait concrètement.

      Robert D. Le 12 janvier à 20:27
    •  
    • @Robert. Concrètement on évite les loosers de la place du Cl Fabien, on a déjà donné, beaucoup trop perdu de temps et d’énergie !

      René-Michel Le 13 janvier à 08:52
    •  
    • @Robert D

      Concretement Robert D , pour répondre à votre question, on fait tout , sauf ce que vous faites . Vos description caricaturale , outrancière , manichéenne et finalement assez lourdingue de la réalité , n’a pour seul résultat , que d’eviter de la regarder en face.

       Je vous rappelle que chacun ici ne représente que lui même, aucun ne peut parler au non de la FI , ou ne la représente . Les conclusions que vous tirez suite aux propos pas toujours très aimables de certains, pour nous infliger vos jugements de valeur teinté de sectarisme (« zozos bobos » j’imagine que dans votre esprit il s’agit d’une sorte de sous citoyen) à l’égard de la FI , de ses membres et finalement de ceux qui ont voté pour son programme, n’ont donc aucun fondement .

      Quî peut nier que depuis le début, depuis l’annonce de la candidature de JLM , la direction du PCF a joué un double jeu. Allant jusqu’à se joindre à l’appel d’une primaire de le « gauche » venant du libéral libertaire le plus anticommuniste de France, Daniel Cohn-Bendit. On peut donc comprendre que certains l’on encore en travers et est du mal à avaler.

      Mais puisque vous demandez ce qui doit être fait concrètement contre Macron et sa politique, je vous propose de parler politique, programme et stratégie pour faire gagner ce programme , et de laisser tomber les jugements de valeurs sur les personnes et la psychologie de bazars.

      Gege Le 13 janvier à 10:39
    •  
    • la démocratie participative est un concept inventé pour dépasser la démocratie sur le papier , et une pratique destinée à amener des citoyens rendus consommateurs de services, passifs et individualistes et trop souvent abstentionnistes, à prendre leur responsabilités dans l’élaboration et la mise en oeuvre de décisions collectives concernant leur vie quotidienne en tant qu’êtres socialisés. ce n’est donc pas un gadget de marketing politicien.
      Autre sujet évoqué plus haut : le déclin de la gauche dite "traditionnelle" qui n’a pas voulu, su ou pu résister efficacement à la contre révolution néo libérale amorcée dans la dernière décennie du 20e siècle.
      Cette contre révolution conservatrice, en plus d’une génération, a produit "une droitisation "de la société française où tout ce qui est collectif, social, ouvert à l’autre, démocratique, a été remplacé progressivement par l’individualisme forcené, la privatisation et la rentabilisation de toute action sociale, la peur de ce qui n’est pas soi l(e sécuritaire), et la lutte de tous contre tous ( la compétition plutôt que la coopération), le dirigisme technocratique et une aliénation technologique et informationnelle... En résumé, si la gauche française est dans le triste état qu’on lui connait à cette heure, la raison fondamentale et les conséquences qui en ont découlé ne sauraient être oubliées et on aurait tort de n’y voir que le résultat d’erreurs stratégiques d’appareils politiques ou humaines.

      Yvan Salas Le 13 janvier à 11:58
    •  
    • Écureuil 66 , moi , ce sont tes salades néofascistes qui me font vomir. Il eût été plus clair de conclure : plutôt Le PEN que les cocos, les gauchos et les syndicats...!

      Jean lebon Le 13 janvier à 18:26
  •  
  • Tous dans les tranchées !!!!!
    Nous devons être tous prêt pour le combat final qui s annonce devant les mesures Macron, et même armée de ma canne je saurais être utile pour faire des sandwichs.

    (Sauf le samedi, j’ai le kiné qui viens a 14 h 00 et le mercredi matin)

    Pacifiste de gauche Le 12 janvier à 19:12
  •  
  • @Yvan Salas

    D’accord avec vous sur le constat et la révolution néolibérale lancée par R Reagan , M Tatcher , l’ecole de Chicago et la main invisible des marchés censé tout réguler. Il y manque l’impacte sur la société du capitalisme financiarisé et mondialisé. Cet impact se traduit notamment par une société duale ,à deux vitesses . D’un côté une classes éduquées ayant fait des études supérieures, encore à l’abri des conséquences de la mondialisation quand ils n’en sont pas les maîtres d’œuvre (LREM) . Classe moyenne, moyenne supérieur, majoritairement indifférentes , aux chômage de masse , aux souffrances d’ une autre partie de la population , employés , ouvriers , une bonne grosse moitié des salariés français . Employés, salariés peu diplômés se prenant en pleine face la financiarisation de l’économie ( licenciements boursier ) , la mondialisation avec son lot de délocalisations , de dumping social et fiscal. Une population qui se réfugie de plus en plus dans l’abstention ou le vote d’extrême-droite, une population stigmatisée à qui l’ont deni le droit de décider de sa destinée pour cause d’incompétence ( déni du vote des français sur le traité de constitution de l’UE ).

    Pour toutes ces raisons on ne peut exonérer , même partiellement , comme vous le faites dans votre conclusion , les partis politiques de « gauche » de leur responsabilités . A commencé par le P »s », dont la main gauche ignore ce que fait la main droite , et qui porte depuis sa conversion au libéralisme et ses multiples trahisons à répétition en 1983 une très très lourde responsabilité sur la désespérance des électeurs de gauches . Les électeurs les ont sanctionnés. Mais également les partis qui n’ont cessé de passer des accords à tous les niveaux avec le P »s » , lui accordant ainsi un certain crédit, désespérant ainsi leurs électorats « naturels » réduit à une peau de chagrin .

    Gege Le 13 janvier à 17:22
       
    • Il y a erreur sur le propos. Il n’a jamais été question d’exonérer quiconque de ses responsabilités dans le désastre actuel où tout semble perdu de la gauche et de ses valeurs, du socialisme , du communisme , de l’espoir d’une société enfin débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, dans une France à laquelle on prédit la mort imminente de la gauche, dans une Europe livrée aux lois du capitalisme libéral le plus débridé et en proie aux idéologies conservatrices et réactionnaire les plus nauséabondes.
      On peut constater et déplorer l’absence d’une véritable organisation politique de masse et de lutte de classes sachant conjuguer combat social et politique, électoral et idéologique pour disputer réellement le pouvoir aux dominants sur la société française.
      Malgré quelques tentatives récentes de remplacer les partis de gauche par des mouvements populistes "catch all" ( attrape -tout), on doit convenir que jusqu’à présent , le quasi vide politique à gauche n’a été comblé par aucune autre construction politique alternative et durable.
      À cet égard, qui ne voit pas la difficulté que rencontre La France Insoumise , passé l’épisode électoral, d’occuper seule l’espace laissé par un PS en crise profonde et en déshérence et un PCF, qui, en dépit de son affaiblissement structurel et électoral, reste un point d’ancrage de la pensée et de l’action d’un réformisme révolutionnaire dans la tradition jaurèssienne plutôt que léniniste.

      Yvan S Le 13 janvier à 19:00
    •  
    • @Yvan Salas

      « En résumé, si la gauche française est dans le triste état qu’on lui connait à cette heure, la raison fondamentale et les conséquences qui en ont découlé ne sauraient être oubliées et on aurait tort de n’y voir que le résultat d’erreurs stratégiques d’appareils politiques ou humaines. »

      Contrairement à ce que vous affirmez il n’y a pas « d’erreur sur le propos » , c’est bien vous qui avez écrit ces lignes , et la langue française qui visiblement ne vous suffit pas , à un sens. La principale cause de la déliquescence de la gauche française, ce sont ses trahisons et renoncements successifs de tout ceux qui y ont participé ou ont cautionné par des accords dont les ambiguïtés n’ont pas échappé aux électeurs. Le contexte de lutte de classe que vous évoquez n’a franchement rien de nouveau et je ne crois pas qu’il était plus facile de militer en 36 qu’aujourd’hui . Ce qui à évolué c’est le capitalisme, on est passé d’un capitalisme de type Fordien , à un capitalisme financiarisé et mondialisé, la majorité des investissements et des profits ne se font plus dans l’économie réelle, mais dans la bulle spéculative. Face à cela une certaine « gauche » a choisi de se convertir aux vertus du néolibéralisme.

      « Malgré quelques tentatives récentes de remplacer les partis de gauche par des mouvements populistes "catch all" ( attrape -tout), on doit convenir que jusqu’à présent , le quasi vide politique à gauche n’a été comblé par aucune autre construction politique alternative et durable. ». On reconnais là, la vulgate assez méprisante de certains dirigeants et militants communistes , pour qui leur forme d’engagement (partisane) est la seule valable. Souffrez que d’autres considèrent comme une richesse et comme une force, la façon dont il vont pouvoir s’investir dans le mouvement.

      Votre façon de régler les débats est surréaliste « le quasi vide politique à gauche n’a été comblé par aucune autre construction politique alternative et durable » autrement dit , circulez il y a rien à voir ! La FI ça n’existe pas , le programme l’Avenir en Commun et le projet de 6eme république , tout ça c’est vide de sens ! Et cerise sur le gâteau le PCF après s’etre approprié l’idee Communiste , va maintenant s’ approprié Jaurès , pour devenir un « point d’ancrage » . Je ne veux jouer les oiseaux de mauvaise augure , mais tant que le PCF n’aura pas réadmis que le champ politique est un lieu où les affects jouent un rôle important , ce qu’il nomme avec mépris le « populisme » , mot fortement connoté et galvaudé, je crains fort que ce point d’acrge continue de dériver.

      Je n’ai pas la boule de cristal qui vous permet d’affirmer et de prédire gratuitement que la FI et l’Avenir en Commun vont prochainement disparaître. Mais je peux vous affirmer que son avenir sera ce qu’elle en fera et il en va de même pour le PCF.

      Gege Le 14 janvier à 12:56
  •  
  • primo, il n’y a dans mon propos aucun procès d’intention envers quelle que formation politique que ce soit : il n’y a qu’un constat apparemment difficilement admissible par ceux qui n’en finissent pas d’instruire , eux, le procès de la "forme parti" et singulièrement celle du PCF.

    Secundo, la raison et les affects sont inextricablement mêlés dans chaque personnalité et par conséquent dans toute action politique : vous auriez pu vous épargner cette platitude.

    Tertio, LE PCF, ne s’est jamais approprié quoi que ce soit. Les programmes " L’humain d’abord" et " la France en commun" sont de son fait et de personne d’autre. Par ailleurs, il n’y a pas que les économistes LFI pour avoir réalisé à l’automne un contre budget , la section économIque du PCF et son groupe parlementaire l’ont fait également sans que les médias s’y intéressent , trop occupés sans doute à faire la publicité des premiers... Enfin une réflexion collective sur l’histoire bientôt centenaire du PCF l’a conduit au réexamen critique de son action et de ses fondamentaux. Ainsi, depuis quelques années, la re-découverte du jaurèssisme , depuis longtemps galvaudé et trahi par un PS social libéralisé, n’est nullement une captation suspecte d’héritage mais un enrichissement de son propre corpus idéologique.
    Vous m’accorderez qu’ il est évident qu’il ne peut en être de même pour le "mouvement" LFI tard venu dans l’arène politique contemporaine, et dont le populisme revendiqué n’a encore rien produit de tangible ni laissé d’empreinte. à part, peut-être, des hologrammes.
    Si on attend la suite de sa propre histoire avec curiosité, il n’est pas interdit de constater qu’il n’est pas parvenu pour l’instant à remplacer cette gauche qu’il dit avoir enterré un peu vite. Il n’y a que dans "l’Internationale " que l’on fait du passé table rase.

    yvan S Le 14 janvier à 19:36
       
    • En tant qu’electeur qui vote pour le programme "l’avenir en commun", j’espere bien que le mouvement LFI ne "remplacera" pas n’aura pas l’ambition de devenir le parti hégémonique de gauche... Je vote pour un programme, pas pour un parti, ou un cartel de partis...

      Carlos Le 15 janvier à 14:27
    •  
    • Mais oui, Carlos, avec tes ni -ni, et muni de ton "programme" mirifique , vas donc faire ton marché et ne t’étonne pas de rentrer penaud à la maison le sac à provisions désespérément vide.

      georges B Le 15 janvier à 15:43
    •  
    • @Georges - et bien je ne qualifierai pas le programme "l’avenir en commun" de mirifique mais quoique certainement imparfait, probablement le plus responsable si on le compare à tous les autres. Je conçois tout à fait que d’autres n’y adhèrent pas... Et j’ai envie de dire "tant pis". Car je ne suis pas à la pêche... il est juste question de clarifier des points de vue. L’urgence pour moi, ce n’est pas de reconstruire la gauche, mais de trouver des solutions pour que mes enfants puissent continuer à vivre sur la planète au lieu d’ y survivre ! Chacun ses priorités...

      Carlos Le 15 janvier à 19:34
    •  
    • Carlos , ni toi ni tes amis du "mouvement LFI n’ont le monopole de la pensée et de l’action pour construire un monde différent pour nous et nos enfants. depuis longtemps, cette simple réalité aurait dû sauter aux yeux des insoumis et de leurs leaders auto proclamés qui vaticinent sur les médias. du CAC 40.

      Jusqu’à présent personne n’a pu s’exonérer de résoudre ces questions fondamentales : changer quoi ? avec qui et comment ? Autrement dit, sans analyse partagée , discussion et accord programmatique , sans partenaires ni alliés, on ne change rien de rien ! Enfin, n et’en déplaise, la gauche est morte, vive la gauche !

      bernard L Le 15 janvier à 20:13
    •  
    • @Bernard - je ne crois pas avoir dit que les sympathisants de la France Insoumise avait un quelconque monopole... J’ai d’ailleurs bien précisé qu’il était normal que tout le monde ne se reconnaisse pas dans le programme.

      D’autre part, je n’ai aucun soucis à discuter avec quiconque de points spécifiques qu’il contient car je ne crois pas que "l’avenir en commun" soit gravé dans le marbre mais au contraire qu’il doit être amené à évoluer... Cependant c’est vers encore plus de justice et d’équité que évolution est possible, non vers moins de contrôle démocratique.

      Après, comme je l’ai déjà dit, mon sujet n’est pas la gauche en soit, cette problématique ne m’intéresse pas. Il n’est nul besoin d’un quelconque référentiel pour parler de ses valeurs et de sa vision du monde.

      Carlos Le 15 janvier à 21:51
    •  
    • " Je n’ai besoin de nul référentiel pour...etc" . Parce que vous croyez sérieusement que vous n’en avez aucun ! Même " l’électron libre" en a un ou plusieurs.

      Georges Le 16 janvier à 08:59
    •  
    • @georges - si vous relisez ma phrase, vous constaterez :

      a) d’une part, que je parle bien de façon generique, c’est pourquoi j’utilise la 3eme personne du singulier plutot que la 1ere. Car il y a proportionnellement très peu de conversations, au demeurant très revelatrices des valeurs de leurs locuteurs, qui de facon generale commence par "je suis de gauche/de droite"...

      b) D’autre part, vous tronquez ma phrase pour lui faire dire autre chose, à savoir que "je" serais vierge de toute matrice de lecture, de comprehension et d’inscription au monde, ce qui comme vous le dites s’avère irréaliste et ce qu’au demeurant je n’ai pas écrit.

      je maintiens que mon sujet n’est pas la reconstruction de la gauche... S’il y en a qui souhaitent discuter sur le fond des projets de societe susceptibles d’apporter une solution aux problemes sociaux, ecologiques et democratiques qui se posent aujourd’hui, alors le dialogue est ouvert, c’est d’ailleurs la seule facon de faire évoluer ses positions et de mûrir, affiner son diagnostique d’une situation. S’il s’agit par contre de discuter stratégie politicienne pour ce qui au final, ne servira factuellement qu’à la defense d’interets partidaires, alors cela ne m’interesse pas. Ce qui ne veut pas dire que je refute le droit pour certains d’en faire leur combat ! Ce qui me plaît, pour l’heure, dans l’approche de la France Insoumise, outre le programme défendu, c’est que le danger que represente la tambouille politicienne a bien ete identifiée... Le problème n’est pas l’Ego (ce qui en fait traduit l’idée que je me fous de la personnalité de Mélenchon), ce qui compte c’est que l’Ego doit etre au service du projet, et non le contraire !

      Le jour ou j’estimerai que ce ne sera plus le cas, je n’aurais aucun soucis à ne plus soutenir le mouvement de la France Insoumise... Ce n’est pas pour autant que j’irai en soutenir un autre au motif que ce serait le moins pire ! C’est parce que, à minima, je partage le diagnostique et que les solutions avancées me paraissent bonnes ( solutions que j’ai participé à discuter lors de leur élaboration comme 3000 autres personnes) que je forge un vote "LFI", non parce qu’il n’y a personne d’autre...

      carlos Le 16 janvier à 09:43
  •  
  • Vous vous moquez :
    « Malgré quelques tentatives récentes de remplacer les partis de gauche par des mouvements populistes "catch all" ( attrape -tout), on doit convenir que jusqu’à présent , le quasi vide politique à gauche n’a été comblé par aucune autre construction politique alternative et durable. »

    Autrement dit à gauche il a rien à voir circuler ...hormis le PCF semble-t-il.

    C’est bien vous qui avez écrit ces lignes surréalistes, et vous ne parlez pas de la FI ! Vous devriez moins prendre les gens pour des imbéciles et cesser de jouer les oies blanches

    Une affirmation gratuite, même répétée jusqu’à plus soif , ne devient pas pour autant une vérité.

     « on doit convenir... » au nom de qui , de quoi « on doit convenir » , et bien non , je n’en conviens pas et avec moi de nombreux citoyens pas seulement Insoumis , l’usage du « je » semblerait plus approprié que le « on ».

    « mouvements populistes "catch all" ( attrape -tout), » je met de côté ici , l’utilisation de l’anglais qui n’apporte rien de plus à mon sens que le français . Bien sur , ici aussi . Il n’est toujours pas question de la FI , et ces propos ne sont pas péjoratifs et teintés d’un certaine forme de sectarisme. Ce sont des affirmations très respectueux des membres de la FI et de ses électeurs.

    « Vous m’accorderez qu’ il est évident qu’il ne peut en être de même pour le "mouvement" LFI tard venu dans l’arène politique contemporaine, et dont le populisme revendiqué n’a encore rien produit de tangible ni laissé d’empreinte. à part, peut-être, des hologrammes. « 
    « Vous m’accorderez... » au nom de qui ou de quoi je devrais être à nouveaux en accord avec vous sur des propos qui pour moi ne correspondent à n’aucune réalité , qui encore une fois sont méprisant et sectaire. Comme le chantait très bien Georges Brassens « le temps ne fait rien à l’affaire » vous devriez écouter ou réécouter cette chanson.

    En ce qui concerne la cuisine interne du PCF , ses débats et ses luttes internes , ce n’est pas mon affaire. Je connais de nombreux communiste qui ne partagent pas votre avis , qui sont en désaccords avec la direction. Je me rappelle le vote des militants pour le soutien à la candidature de JLM .

    Pour ce qui est des partis et de leur dérive bureaucratique , qui finit par les détourner des objectifs qu’ils disent poursuivre , cette dérive n’est plus à démontrer, le P »s » en est le plus parfait exemple, mais iln’est pas le seul. Quand au média désolé je n’y suis pour rien, ils ne me consultent pas , adressez-vous à eux .
    Le « quasi vide a gauche » que vous constatez , peut-être que pour eux ce « quasi vide » n’est pas si vide que ça et c’est tant mieux.

    Je sais bien que Caron de Beamarchais à dit « calomniez , calomniez , il en restera toujours quelque chose « . Mais balancer à la volée des affirmations n’en font pas pour autant des vérités. Vous avez votre avis fortement teintés de mépris, j’ai le mien et je ne suis pas tout seul . Mon avis vaut bien le votre , sans plus mais pas moins.

    Gege Le 15 janvier à 14:35
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  • Et bla et bla...Gege, vous avez la visquosité de l’anguille pour ne pas répondre aux questions qui vous dérangent et l’aplomb de ceux qui sont capables de dire le contraire aujourd’hui de ce qu’ils affirmaient la veille. je vous laisse donc à vos certitudes de nouveau converti et vous souhaite bon vent.

    Yvan S Le 15 janvier à 15:04
       
    • @Yvan Salas

      Cette fois ça y est , les masques tombent.En bon petit procureur vous avez fait mon procès , le jugement est sans appel, le renegat « à la viscosité d’une anguille » , cela fleur bon les procès stalinien . Vous continuez d’enfiles des affirmations gratuites comme d’autres enfilent des perles .

      « NE CRIONS PAS VICTOIRE HORS SAISON, LE VENTRE EST ENCORE FÉCOND D’OÙ EST SURGIE LA BÊTE IMMONDE » BERTHOLD BRECHT « LA RÉSISTIBLE ASCENSION D’ARTURO UI ».

      Gege Le 16 janvier à 06:47
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    • "Les masques "tombent en effet,GG, et nul besoin de se cacher derrière Bertold Brecht et sa formule tellement galvaudée, comme vous le faites ici, sans aucun scrupule, pour nous abreuver de vos délires. Franchement, pour "changer de base ",il vaut mieux vous avoir contre nous qu’ avec nous.

      Yvan S Le 16 janvier à 08:51
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    • @Yvan S

      Je ne sais pas si la formule est « galvaudée » , mais elle conserve tout son sens et son efficacité avec des gens comme vous .

      Gege Le 16 janvier à 12:07
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    • @YVAN
      Je crois que vous avez besoin de repos car être aveuglé par tant de haine n’est pas bon pour votre tension.

      Berlingo Le 18 janvier à 18:06
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