Accueil | Entretien par Pablo Vivien-Pillaud | 19 septembre 2019

Ugo Bernalicis (LFI) : « Ils ne reculeront devant aucune opportunité de nous écraser »

Journée à hauts risques pour les Insoumis. Alors qu’ils dénoncent une justice politique, le Parquet a demandé le renvoi du procès à six mois – soit à la veille des municipales. Le tribunal, après s’être réuni, en a décidé autrement. Le procès peut s’ouvrir. Le député Ugo Bernalicis (LFI) est l’invité de #LaMidinale.

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VERBATIM

 

 Sur les termes de l’inculpation 
« Nous parlons de procès politique parce qu’il y a une volonté de mettre en lumière une violence dont nous serions les auteurs lors de la perquisition. (…) Si vous ajoutez à cela les faits des procès-verbaux dans la presse, tout ça nous semble fumeux. »
« Ça ressemble à quelque chose qui est monté de toutes pièces. »

 Sur la menace que représenterait la France insoumise 
« On n’est pas mort et tant qu’on ne sera pas définitivement mort et anéanti, ils continueront. »
« Ils n’en ont pas fini avec nous parce que nous sommes un point d’appui pour les mobilisations populaires et ce qu’il se passe dans les débats à l’Assemblée nationale. Les parlementaires peuvent avoir un impact sur l’opinion publique. Et même si ça ne se traduit pas par un bulletin de vote, ça leur est insupportable. »
« Ils ne reculeront devant aucune opportunité de nous écraser. »

 Sur les liens du Parquet et du pouvoir exécutif 
« Le procès d’aujourd’hui n’est pas dans le cadre d’une information judiciaire avec les juges d’instructions qui ont été désignés. »
« C’est le procureur qui nous assigne directement au tribunal. Il n’y a pas de juge d’instruction dans l’affaire d’aujourd’hui sur la dite "rébellion". »
« Au Modem, les perquisitions ont été faites non pas au stade de l’enquête préliminaire mais au stade de l’information judiciaire. »
« Il aurait été bien qu’un magistrat du siège soit présent pour les perquisitions, notamment au siège du mouvement, ce qui n’a pas été le cas. »

 Sur ce que devrait être la justice 
« La proposition que nous avons faite, c’est de mettre en place un Conseil supérieur de la justice qui soit indépendant de la justice. »
« Je ne suis pas pour un gouvernement des juges qui soient hors sol et qui fassent ce qu’ils veulent. »
« Je suis pour que l’on garantisse l’indépendance des juges mais il faut qu’on ait une politique pénale qui soit assumée, non pas devant l’exécutif, mais devant la représentation nationale. »
« Je suis pour que les circulaires de politiques pénales soient validés par la représentation nationale. »

 Sur la stratégie de la défense de la France insoumise 
« Il n’y a pas de mise en examen. »
« Il faut que les Français s’emparent du sujet de la justice. »

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