Accueil | Par Pierre Jacquemain | 12 avril 2018

Victor Mendes : "L’arrogance de Macron aura les mêmes conséquences que celles de de Gaulle."

Placé en garde à vue, comme six autres étudiants, après avoir participé à une assemblée générale à l’université de Nanterre, Victor Mendes, étudiant membre de l’UNEF et du NPA était l’invité de La Midinale. On fait le point avec lui sur le mouvement étudiant.

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 Sur la garde à vue des étudiants de Nanterre 
« Les personnes qui ont été interpellées sont des militants politiques et syndicaux et qui ont été violemment interpellés par la police et mis en garde à vue. »
« Le gouvernement veut mater un mouvement naissant. »
« Ce qui est devant nous c’est un mouvement de grève dans les universités qui est en voie d’être majoritaire et de faire reculer cette loi (sur les universités). »
« Le blocage des facs peut s’étendre dans les gares, les bureaux de postes, dans les hôpitaux et les aéroports : on va vers un mouvement de grève général. »
« La réponse du gouvernement c’est la matraque. »

 Sur la solidarité du mouvement 
« J’appelle à la solidarité totale avec l’ensemble des personnes réprimées aujourd’hui. »
« La seule chose que devrait faire le président de Paris 1, c’est d’appuyer le retrait de la loi. »
« Il y a encore des liens très forts à tisser (avec les professeurs) et il faut construire un plan de bataille qui nous permette de gagner. »
« Si ça prend dans les universités, il n’y a aucune raison que ça ne prenne pas dans les lycées. »

 Sur la manipulation politique 
« Le gouvernement veut faire passer ce mouvement comme un mouvement qui implique uniquement une majorité d’extrême gauche. »
« La jeunesse ne se contente pas seulement de critiquer qu’une seule mesure, qu’est ce plan étudiant, mais critique l’ensemble de cette société capitaliste. »
« Depuis plusieurs années, les lois visent à dégrader nos conditions d’études et à faire des économies dans le service public. »
« On défend avant tout le retrait du plan étudiant, un investissement massif pour les universités et le droit de tous de pouvoir s’inscrire à la fac. »

 Sur l’avenir de la mobilisation 
« Je sens une grève générale au coin de la rue. »
« L’arrogance de Macron aura les mêmes conséquences que celles de de Gaulle : la grève générale pour de meilleurs acquis. »

 Sur la mobilisation du 5 mai 
« On a tous un ennemi commun : la politique du gouvernement, appuyée par le MEDEF. »
« Martinez aurait tort de répéter les mêmes erreurs de 2016 pendant la loi travail. »
« Il faut construire un mouvement de grève général, interprofessionnel, reconductible. »
« Il faut l’unité de l’ensemble des jeunes et des salariés. »

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  • Si jeune et déjà donneur de leçon à la CGT.
    Incurables ces gauchistes.
    C’est à ça con les reconnait.

    pierre Le 12 avril à 17:11
       
    • Quelque part et sur le fond il a un peu raison , non ??? Martinez qui refuse la main tendue de F Ruffin pour le 5 mai , c’est à ne rien y comprendre. Là , il nous la joue Mailly concernant son revirement sur les ordonnances de la loi travail acte 2 Macron 1er pour ne pas déplaire à sa copine et à une possibilité d’un poste administratif pour service rendu .Je vous invite à lire l’article de F Lordon sur les ordonnances SNCF / l’occasion ....IL parle de syndicalisme politique ... Les responsables syndicaux doivent sérieusement se remettre en question ....Avec ce type de positionnement pas étonnant que les gens n’éprouvent pas l’envie de se syndiquer ....Bonne lecture !

      jaime Le 13 avril à 12:47
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  • Les profs de fac et les étudiants veulent le retrait de la loi sélection, et ils ont raison. Les cheminots luttent contre la réforme libérale de la SNCF et ils ont raison. Les salariés d’Air France demandent une juste répartition des bénéfices et ils ont raison. Les personnels de santé n’en peuvent plus des conditions de travail dégradées et ils ont raison, etc...
    De là , à sentir que " le pays est à la veille d’une grève générale au coin de la rue, et que l’arrogance de Macron aura les mêmes conséquences que De Gaulle" est une illusion dangereuse, car en 68, après les journée de grève générale de mai, l’histoire s’est terminée en juin par le renforcement du pouvoir gaulliste dans les institutions...Alors non merci.

    Luma Le 13 avril à 07:23
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  • "Prenez vos désirs pour des réalités" était un des slogans gauchistes de 68....Victor 50 ans après....

    Dominique FILIPPI Le 13 avril à 18:21
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  • {{}}Je me souviens qu’à un dîner offert à Georges Pompidou à l’occasion de son anniversaire, il a déclaré s’être rendu compte que l’idéologie socialiste rendait bêtes même les gens les plus intelligents.
    J’ai alors pensé qu’il exagérait un peu, mais après avoir fréquenté de nombreux socialistes auxquels je me croyais proche, cette idéologie m’est aussi apparue insupportable.
    Ce ne sont pas les déclarations de Pierre Jacquemain débitées sur un plateau télé avec une violence verbale inadmissible qui me feront changé d’avis. Pourvu qu’on ne l’invite plus ...

    Guillaume BIRO Le 7 mai à 17:58
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