Accueil > Politique | Par Guillaume Liégard | 27 février 2017

Yannick Jadot, ou comment faire de la crème fraîche avec de l’eau

Pour la première fois depuis 1969, il n’y aura donc pas de candidat estampillé écologiste à l’élection présidentielle. Et l’accord entre Benoît Hamon et Yannick Jadot est plus déterminé par les préoccupations boutiquières que par une convergence programmatique.

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L’accord entre Benoît Hamon et Yannick Jadot met un terme à une farce électorale qui n’avait que trop duré. Si l’absence programmée du candidat EELV était un secret de polichinelle, la mise en scène n’en est pas moins remarquable et la capacité du parti vert à étiqueter en produit bio une denrée frelatée demeure inégalable.

De la primaire de l’automne, il n’est resté dans la mémoire commune que deux éléments : la cuisante élimination de Cécile Duflot au premier tour et le choix du député européen Yannick Jadot au second tour. Le détail de cette consultation a été aussitôt oublié et c’est fort heureux pour les écologistes. Avec 12.582 votants au premier tour et une apogée à 13.926 pour le second, c’est peu dire que cette primaire n’avait guère enthousiasmé les foules (voir les résultats complets). Cécile Duflot, pourtant égérie d’une partie de la presse de gauche et qui dispose d’un rond de serviette à Radio France, avait tout juste atteint les 3.000 voix, autant dire rien. Le vainqueur a, quant à lui, obtenu 4.395 voix au premier tour avant de culminer à 7.430 au second tour, pas exactement l’Everest.

Un accord largement ratifié par pas grand-monde

Depuis, vaille que vaille, Yannick Jadot a tenté de faire vivre la fiction d’une candidature qui irait jusqu’au bout, sans grande conviction il faut bien dire. Avec la fin de la primaire de la "Belle alliance populaire", il était temps de négocier au mieux un désistement de toute façon inéluctable.

Les différents médias tournent en boucle : l’accord péniblement négocié pendant près de quatre semaines a donc été largement ratifié avec 79,53%, autant dire un quasi raz-de-marée. Si les chiffres en pourcentage sont imparables, les résultats en voix sont nettement moins flatteurs. Sur un corps électoral de 17.077 inscrits – celles et ceux qui avaient participé à la primaire de l’automne – seuls 9.433 sympathisants écologistes ont émis un vote soit un taux de participation de 55,24%. Parmi ceux-ci 1.452 ont voté non (15,39%) et 479 blanc (5,08%).

Finalement, ce sont donc seulement 7.502 votants qui ont approuvé un texte qui, s’il comprend quelques éléments programmatiques, est surtout marqué par des préoccupations boutiquières. Si, côté écologiste, l’accord est désormais bouclé, il reste encore a obtenir l’aval du Conseil national du Parti socialiste en ce qui concerne les élections législatives. Rien n’est totalement assuré et des candidatures dissidentes sont toujours possibles.

Il est fort ce Jadot

La maison verte prend l’eau de toute part, mais il faut néanmoins reconnaître à EELV une force marketing qui a peu d’équivalent. Cette capacité à battre de l’eau pour en faire de la crème fraîche force incontestablement l’admiration. Crédité de 1 à 2% des sondages et d’autant plus assuré de ne pas avoir ses cinq-cents parrainages qu’il ne les a pas cherchés, Yannick Jadot a tout de même conclu un accord avantageux pour sa formation (lire les secrets de ce contrat électoral). La raison en est simple : Benoît Hamon se devait de montrer ses capacités de rassemblement pour essayer de repasser le mistigri de la division à Jean-Luc Mélenchon.

Pire, avec l’alliance Macron-Bayrou conclu en quelques heures, il ne pouvait rester engluer plus longtemps dans d’interminables négociations d’appareils. Et puis pour l’essentiel, il s’agit de "protéger" les dix derniers députés sortants EELV en ne leur opposant pas de candidats socialistes. Un effort limité, quand certaines circonscriptions sont de toutes façons déjà perdues au profit de LR comme celle d’Isabelle Attard dans le Calvados. Mais, reconnaissons, avec un accord dans 43 circonscriptions, il y a matière à satisfaction pour les écologistes.

Reste une question pour Benoît Hamon : cet accord est-il de nature à relancer une candidature qui patine sévèrement depuis sa victoire contre Manuel Valls ? C’est en réalité peu probable tant il semble durablement distancié par son ex-camarade de gouvernement, Emmanuel Macron. La fonction du vote pour le candidat socialiste semble désormais bien incertaine et le spectacle de cet accord dessine un avenir somme toute fort peu désirable.

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Vos réactions

  • Le ralliement d’EELV à la candidature Hamon aura donc été finalement ratifié par 9 433 de ses partisans. C’est peu, très peu quand on compare ce chiffre aux 17 000 électeurs qui avaient participé à la primaire écologiste en novembre dernier. Ce résultat groupusculaire pour jouer le rôle de supplétif d’un PS à l’agonie est à pleurer. Jadot , c’est probable, a dû avaler quelques couleuvres "écologistes "pour obtenir la promesse de quelques strapontins et un plat de lentilles. Il n’est nullement acquis que le secret des urnes dans quelques semaines lui donne raison.

    Tout aussi pitoyable est le ralliement de quelques barons et marquis "socialistes" ,d’un Bayrou ou d’un Borloo à la candidature Macron.

    Quant aux "affaires" qui cernent les candidats de la droite et désormais de l’extrême droite, elles sont elles aussi révélatrices de la profondeur de la crise morale et politique.

    Ces péripéties et ses pantalonnades plus ou moins honteuses montrent bien que nous sommes parvenus à un point limite de la décomposition politique . Elles peuvent annoncer, soit l’effondrement lepeniste soit , à gauche comme à droite , des recompositions ou une reconstruction qui rende discernable l’avenir.

    Lucien R. Le 27 février à 12:12
       
    • Cet "accord" n’est qu’un habillage de tripatouillages électoraux.
      Bien dans la pratique socialiste et verte.
      Mélenchon à raison de ne pas céder, ils veulent nous refaire le coup du bourget.
      Le PS doit mourir c’est un des pré requis pour reconstruire une vraie alternative à gauche.
      c’est cela qui permettra de lutter efficacement contre Le Pen.

      Dniel93 Le 27 février à 17:58
  •  
  • double mort :

    * des idées car Hamon annonce le maintien del’EPR ce matin c est donc la mort d’un parti né avec le mouvement anti nucléaire !

    * des finances : la plupart des 10 députés ont été élus avec moins de 55 % donc tres peu de chance de conserver ces sièges avec une telle baisse du PS...

    Et ironie de l’histoire, il n’en restera qu’une en place dans sa circonscription en or : Duflot !

    JonahMoss Le 27 février à 12:22
       
    • Et dans cette circonscription la messe n’est pas dite. Il y aura une candidature macronienne qui sera soutenue en sous-main si ce n’est ouvertement (car la manœuvre est en route dans ce camps) par les vallsiens et vraisemblablement une candidature FI.

      choucroute Le 2 mars à 07:04
    •  
    • En fait le binôme de la France Insoumise dans la 6ème circonscription de Paris est constitué de D. Simonet et de Sophie de la Rochefoucaud.
      Les militants de FI sont au charbon depuis un bon moment déjà. Danièle Simonet a réussit le tour de force de se faire élire conseillère de Paris contre une alliance PS/PCF (qui avait privatisé pour la circonstance le label FdG)

      choucroute Le 2 mars à 07:21
  •  
  • Ce qui nous attend c’est 5 ans de libéralisme effréné avec toutes les conséquences connues pour le salariat ! Hormis les postures "plus révolutionnaire que moi tu meurs"que proposent sérieusement les dénigreurs entour genre !

    Valentin Michel Le 27 février à 17:15
       
    • Et on dit merci qui ? Les dénigreurs ou les traîtres ? Fini le vote utile. Il n’y a plus qu’un seul vote comme toujours, classe contre oligarchie, CAC 40, ENA, PS, médiacratie, institutions européennes... La France Insoumise et JLM 2017 !

      René-Michel Le 27 février à 17:33
    •  
    • Pourquoi tant de certitude ? Vous comptez voter Fillon ? Macron ?
      Bon, petit trait d’humour pour souligner que rien n’est joué dans le débat d’idée ... Parce que c’est là que ca va se décider fondamentalement maintenant ! Et je parierai bien sur le fait que l’un des deux candidats de la gauche va se dégager nettement.
      Peut être le mien... Peut être pas...

      Parce qu’il y a aujourd’hui déjà un lieu d’UNITE qui rassemble des communistes, des écologistes, des socialistes et des non encartés : c’est la France Insoumise ! Alors peut être qu’il faudra un peu de temps aux gens pour s’en rendre compte... Mais l’essentiel c’est qu’il reste encore un peu de temps pour le leur rappeler !

      Carlos Le 27 février à 17:39
    •  
    • Afin d’éviter "5 années de libéralisme effréné" et 5 années de lepenisme triomphant ou rampant, il faudrait donc faire l’impasse sur le quinquennat d’Hollande qui leur a ouvert un boulevard ? Il faudrait également oublier la loi El Khomri, des luttes syndicales et politiques de plusieurs mois et le 49-3 anti-démocratique qui les a conclues ? Il faudrait enfin voter Hamon, ce petit marquis solférinien auquel il revient la rude tâche de sauver de la débâcle électorale un PS à l’agonie , en siphonnant au maximum non seulement les voix de la France Insoumise mais encore celles du PCF ? Il ne s’agit pas de "dénigrement"ou de "posture révolutionnaire", mais, d’une part, de défiance légitime envers ceux et celles qui incarnent la trahison et l’échec, d’autre part, ce n’est pas se résoudre au pire que de poursuivre le travail de conscientisation des masses commencée en 2012 avec" L’humain d’abord" puis " l’Avenir en commun" et "la France en commun" en 2016-2017...La question sera tranchée dans le secret de l’isoloir ou par l’abstention. D’autres combats seront alors à l’ordre du jour ! Soit pour appliquer le programme d’une gauche alternative, soit pour "freiner" le libéralisme, Hamoniste, macroniste, Filloniste ou Lepeniste.

      René Lacaille Le 27 février à 18:44
    •  
    • On ne va pas polémiquer plus longtemps. Ça n’a que trop durée d’ailleurs. Passons au vrai débat, programme contre programme avec Hamon et tous les autres. Et pour la petite histoire, cela fait déjà 5 ans que l’on en bave. Il vous faut donc interpeller les responsables de cette situation et non accuser les victimes. Merci bien.
      A l’issue de cette confrontation, ce sera aux électeurs de décider s’ils veulent encore en baver 5 années de plus, pas à JL Mélenchon ni aux Insoumis qui auront tout fait pour qu’il n’en soit pas ainsi. Mais rien n’est fait jusqu’au dernier moment dans cette campagne électorale, plus qu’ouverte. Relevons nos manches, convainquons les indécis et les abstentionnistes. Bon courage.

      rodydecoue Le 27 février à 18:52
  •  
  • Il est d’autant plus urgent de mobiliser les abstentionnistes d’hier à voter mélenchon. L’élection c’est devant nous.

    christian Le 27 février à 17:35
       
    • Les candidatures de Mélenchon et de Hamon seront des candidatures de témoignage ils feront a tout casser un peu plus de 10%, au soir du 1er tour on les verras pleurer donc un qui nous fera sa tirade habituel " j’ai mal a ma France"
      ils auront perdu tout crédit politique
      il y a dans tout cela des désaccords politique (pas indépassable) mais surtout de homme qui sont tombés dans le piège du présidentialisme

      leon Le 27 février à 18:44
  •  
  • Rien ne les arretent au PG (Insoumis, anciennement FDG M6R, nouvellement autre chose dans 5 ans)

    Ils le savent qu’ils vont faire passer la droite ou Macron au pouvoir pendant 5 ans, ils s’en fichent comme de l’an 2000 des ouvriers, ils sont là pour faire leur beurre. Ils vont nous verser une larme le soir des elections du style " Quoi, quelle surprise !!! Qui l’eus crus ?’ Alors que tout le monde leur previens depuis 5 ans qu’à force de casser du PS, ils ne feraient que faire monter la droite sans se ramasser les décus du PS. ils vont par la suite essayer de flinguer le PCF afin de s’en ramasser les décus et les fonds (et la fête de l’huma aussi). Et puis ils s’en foutent de la droite, ils ont déjà prévus à l’avance les legislatives pour mettre un de leur parachuté au pouvoir, finir de couler les députés du PCF et espèrent mettre tout le monde dans la rue dans des manifs contre les mesures libérales sous leur drapeaux PG Insoumis. Ce sont de riches populistes qui s’en foutent du peuple. Ils vous ont escroqués pendant 5 ans. Et ils comptent bien le refaire encore 5 ans. Ils sont voués à l’echec, mais ils s’en foutent. Une ligne dans un livre d’histoire ; des bons salaires, le reste, c ’est dire vous, boarf, ils s’en contrefoutent !!!!

    C ’est tout ce que j’ai ecris pendant 5 ans, et vous en avez la preuve sous vos yeux que je ne vous mentais pas, moi.

    BDPIF Le 27 février à 19:48
       
    • Mes premier soupsons sur l’escroquerie Melenchon ont été juste aprés l’election de Hollande, au lieu d’être là, de passer 5 ans à construire un programme et à convaincre sur son programme, il s’est tapé pleins de vacances partout en Amérique du Sud. Et puis son plan génial à deux centimes est arrivé quelques semaines après, casser du PS et s’en ramasser les décus et devenir la seule force de gauche en France. Il s’est fichu de vous, un bon politicien serait resté à bosser 14 heures par jour sur son programme. Et puis pour ces gens là, les militants ne sont que des pions pour eux, de la main d’oeuvre, comme il l’avait dis à un militant : Reste à ta place, il y a des militants et des dirigeants, les militants obéissent aux dirigeants, et c ’est tout". Vous vous êtes fait couilloner depuis 5 ans.

      BDPIF Le 27 février à 20:14
    •  
    • Vous qui semblez avoir LA vérité, auriez-vous l’amabilité de nous transmettre vos solutions éclairées ?

      Il aurait fallu applaudir des deux mains à la dérive libéral du PS ?
      Leur pardonner, parce qu’ils ont fait de leur mieux, les pauvres petits ?

      Vous affirmez que la France Insoumise n’a pas de programme ?
      Je vous invite à découvrir sa version BD (sur un blog mediapart, je vous crois assez autonome pour chercher vous même), peut-être que ça vous éclairera.
      Vu votre pseudo, en plus, ça semble convenir parfaitement.

      C’est vrai que lire un texte sous forme de "livre", ça demande un petit effort et un peu d’énergie.
      Mais il semble que vous prefereriez dépenser la vôtre dans des diatribes non argumentées contre la F.I.
      Avec ça, c’est sûr que vous aidez les ouvriers et les précaires, si cher à vos yeux.
      Peut-être qu’écrire en gras va permettre de provoquer un sursaut populaire ?

      Je répète ma question du début : à part critiquer, que proposez vous ?

      mackno Le 28 février à 11:15
    •  
    • Toujours pas de réponse.

      Guère étonnant de votre part, Bdpif, mais c’est bien la confirmation que vous ne brasser que du vent.

      Svp, ne postez plus vos diatribes vides de toutes réflexions. Elles ne servent à rien, si ce n’est faire perdre du temps à tout le monde.

      Je ne sais pas vous, mais nous, on a une lutte à mener.

      Merci d’avance.

      mackno Le 1er mars à 16:10
  •  
  • Les survivants politiques du P.S solférinien , ex ministres d’Hollande sont en train de gratter les fonds de tiroir d’électeurs qui se disent de gauche mais ont toujours soutenu ou se sont abstenus pour sauver les lois pourries proposées par Valls et ses complices de la droite du parti . Un seul vote est celui d’une politique sociale et écologique : Mélenchon . Les autres ne sont que des marionnettes au service de la finance prédatrice .

    Nomdedeu Le 27 février à 20:10
       
    • Avec Poutine, super !

      BDPIF Le 27 février à 20:37
    •  
    • @bdpif - c’est quoi vos dates de spectacle ? J’inviterai bien des amis...

      carlos Le 27 février à 21:24
    •  
    • Les dates ? On peut en convenir quand vous voulez.
      Et puisque vous voulez inviter vos amis, j’ai prévu de faire mes spectacles en Syrie, en tchéchénie, en Chrimée, en Serbie.
      De grands feux d’articices seront prevus par l’aviation russe et les employés du spectacle de Poutine. Cà me fera plaisir de recevoir vos amis sur ces lieux, un grand plaisir ;)

      bdpif Le 27 février à 21:48
    •  
    • @bdpif - ah ben je sais pas trop du coup, parce qu’y a des chances qu’on soit mal accueillis par la Russie vu que le leader de l’équivalent du Front de Gauche y est emprisonné... Vous savez, le Melenchon "local"... Melenchon... Mais si, celui dont vous pensez qu’il est un grand admirateur de Poutine !
      Le non-alignement est décidément un concept si dur à comprendre...

      carlos Le 27 février à 23:33
    •  
    • @ carlos

      C’est vrai qu’il est vraiment étonnant dans son genre... Pareil talent dans le délire et la contre-vérité absolue, je dirais que ça confine au génie.

      C’est d’ailleurs pourquoi, dès que Regards publie un article sur la campagne présidentielle, j’attends avec gourmandise de voir quelles nouvelles conneries va bien pouvoir inventer cet espoir de la scène française...

      Car non seulement il rapplique de plus en plus vite, mais d’une performance à l’autre il se dépasse ! Mais où trouve-t-il une pareille motivation ? Une si écumante inspiration ? Ô Solférino, ton univers impitoyable !

      hopfrog Le 28 février à 10:19
  •  
  • Programme printemps 2017 du ps :

    1 Perdre aux présidentielles mais gratter le maximum de voix à Melenchon en utilisant Hamon le loser sympa.

    2 Garder des postes de députés aux législatives ; essentiel pour conserver une bonne place à la gamelle.

    Et puis le ps va faire ce qu’il sait faire le mieux ; jouer le jeu de l’alternance c’est à dire communiquer pendant 5 ans pour se refaire une image de grand défenseur des opprimés, ils vont même se repointer dans toutes les grosses les manifs dés que macron ou fillon vont mettre le booster antisocial en marche. Bla blabla…. Bla..

    Mais misons sur l’intelligence des gens et la surprise viendra de Meluche qui va les déboiter et pas du tout des gros bâtards du fn !
    N’est ce pas mesdames et messieurs les gonflants corbeaux.

    Arouna Le 27 février à 22:11
  •  
  • ne désespérons pas du PS et d Hamon leur arrogance n a d égal que leur capacité à trahir

    j attend l appel au vote utile en faveur de Macron seul candidat capable de battre Fillon et Le Pen qui finira de siphonner les dernières forces hamoniennes .. on comprend mieux l importance de l accord avec le petit jadot , le non candidat qui ne représentait que lui même....

    quand aux attaques antimélenchonniennes, anti PG, anti FI (qui n ont pas que des qualités) rappelons que MG Buffet à fait moins de 2% en 2007 (dont ma voix) sans que Méluche et ses troupes ne soient responsables de quoique ce soit.....

    ducono Le 28 février à 08:37
       
    • Rappelons que Jean Luc Mélenchon après être passé par le trotskysme anti-PCF, a comme d’autres (Jospin, cambadélis,etc.) choisi le PS de Mitterand pour continuer avec lui le combat anticommuniste... En 2007, JLM était toujours un militant du PS. Il ne l’a quitté qu’en 2008. À ce titre, il participait alors à l’affaiblissement électoral du PCF comme à renforcer l’hégémonie d’un Ps social libéralisé sur la gauche française ! C’est sans doute pour certains, ici , de l’histoire ancienne , mais le parcours politique de JLM explique la défiance dont il est l’objet encore aujourd’hui d e la part de militants communistes qui recevaient des coups aussi bien de la droite que de la gauche "socialiste" de JLM. 
      Assurément, le score ridiculement bas de MG Buffet à l’élection présidentielle de 2007 n’a pas une cause unique et JLM et ses camarades de l’époque ne sont pas les seuls responsables de cette déconfiture . On remarquera cependant, que ni MGBuffet ni la majorité du PCF ne sont rancuniers puisqu’ils soutiennent la candidature de JLM en 2017 qui, ne l’oublions pas, s’est sacré lui-même seul candidat de l’insoumission ( et pourquoi pas de la révolution citoyenne ?), il y a un an.

      Marc Caillet Le 28 février à 11:06
    •  
    • @ marc caillet : sauf qu’il se trouve, monsieur, que Mélenchon s’est investi en 2007 avec son mouvement "trait d’union" dans le rassemblement de la "gauche du non", avec comme projet une candidature commune pour les présidentielles. Et que au sein de ce processus, c’est la candidature de MG Buffet qu’il a soutenu. Les scores misérables de Buffet, Bové et Besançenot sont essentiellement les conséquences de l’échec de ce processus, qu’on ne peut imputer à Mélenchon, si ce n’est qu’en soutenant Buffet, il a participé à braquer les autres composantes qui craignaient une OPA du PCF sur le mouvement.
      Alors svp arrêtez avec le soi-disant "anti-communisme primaire" de JLM qui n’est en vérité que le reflet dans le miroir de votre salle de bain de votre propre "anti-mélenchonisme primaire".

      raphaël Le 28 février à 13:31
  •  
  • Ça sera très drôle de revoir l’enthousiasme et l’optimisme de Jadot dans les articles d’aujourd’hui quand le PS trahira l’écologie demain, que ce soit au Parlement européen, à l’Assemblée ou à l’Élysée.

    Wasabih Le 28 février à 11:40
  •  
  • @Marc Caillet. Le plus drôle (si c’était drôle...) de votre manière de raconter l’histoire, c’est que vous reprochez son époque "socialiste" à Mélenchon, au moment même où le PCF (comme d’ailleurs EELV) est en pleine déconfiture pour avoir lui-même collé au PS (en particulier aux élections législatives et municipales) depuis les années 80 et l’échec du Programme commun, et encore plus en jouant double jeu depuis 2008, un pied au PS et un pied dans le FdG. Au point que, de "parti communiste", Le PCF est devenu un servile appendice du PS. Et cela, malgré les convictions sincères, le courage et l’action de terrain de quantité de bons militants !! Ya sûrement quelque chose qui cloche dans votre façon de voir...

    Autrement Le 28 février à 14:15
       
    • Votre anticommunisme " de gauche"vous égare . le PCF n’a jamais été l’appendice de quelque parti que ce soit ou son supplétif . On ne peut pas en dire autant d’EELV ! Le PCF, a voulu continûment maintenir les possibilités d’un rassemblement de forces progressistes disparates et vouées à l’inefficacité pour une alternative et non une alternance : sa stratégie Front de gauche en fut la concrétisation.
      Qu’il en ait été le pivot ne semble pas vous satisfaire. De même qu’il n’a pas satisfait un PS "blairisé" qui y voyait une menace pour son leadership à gauche ( gauche = PS) , ou un JLM, qui , échouant à se faire plébisciter par le PC et le PG , a préféré s’en aller et faire cavalier seul en créant la FI. un mouvement attrape- tous les déçus de quelque chose, Le résultat est sous nos yeux : un Ps à l’agonie qui veut éviter la sanction des urnes , un PCF/FDG rabougri qui en désespoir de cause soutient JLM,mais pense à l’échéance des législatives de juin prochain, enfin un JLM qui plastronne et une FI qui patine. En résumé une "gauche" éclatée et inaudible ,dépourvue d ’une dynamique unitaire et conquérante, et plombée par le quinquennat Hollande.

      Marc C. Le 28 février à 15:27
  •  
  • Votre article comporte une erreur grossière. Vous affirmez d’abord qu’il y a eu 12.582 votants sur 17.000 au 1er tour de la primaire EELV. Il y a ensuite eu 9.433 votants pour la confirmation de l’accord. C’est une baisse, mais on est loin du passage de 17.000 votants à 9.400 votants ...

    Le parti EELV est certes très faible, mais on peut tout de même apporter crédit aux courageux votants. S’ils ont voté à 80% pour l’accord, c’est bien qu’il n’est pas uniquement électoral, et comporte des concessions programmatiques énormes de la part du PS (cf https://reporterre.net/Voici-le-texte-de-l-accord-entre-Hamon-et-Jadot ).

    Laurent S Le 28 février à 14:17
       
    • Ces concessions programmatique "énormes" ne ressemblent-elles pas trait pour trait à celle faite par le PS en 2012 ?
      Et que s’est il passé ensuite ?
      Bah, rien.
      Le PS s’est assis dessus.
      Tranquillement.

      Mais on peut leur faire confiance, cette fois ci, promis, ça sera différent...

      Sans moi, merci.

      mackno Le 28 février à 15:52
  •  
  • M. Guillaume Liégard,
    Vous dites que "Yannick Jadot a tout de même conclu un accord avantageux pour sa formation". Permettez-moi de vous démontrer le contraire. D’abord, sur le plan du contenu, EELV n’a pas plus de garanties qu’en 2012 que tout ce qui a été promis sera tenu. Et même plutôt moins puisqu’en 2012 le PS a pris le pouvoir et qu’en 2017, euh, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on est loin de la coupe aux lèvres.
    Parlons maintenant du plat de lentilles promis en échange du fait que Jadot a vendu son âme en même temps que la décision de ses camarades de ne pas participer aux primaires "de la gauche" mais de présenter une candidature autonome.
    J’ai bien l’impression que les les Verts n’en mangeront pas beaucoup, des lentilles. Le PS est en train, notamment en Bretagne*, de refiler aux Verts des circonscriptions qui étaient promises à des députés socialistes sortants qui sont passés depuis chez Macron. Or, ces députés sortants vont sans doute se présenter en dissidents (ou plus certainement avec l’étiquette « En marche » de Macron), avec toutes les chances d’être élus.
    Je me demande ce que ça va donner à terme quand les militants d’EELV s’apercevront qu’ils ont été floués et que Cécile Duflot, qu’ils avaient écartée, sera la seule, ou quasiment la seule à pouvoir être élue ?

    *par exemple Richard Ferrand, député PS et secrétaire général d’En Marche dans le Finistère, ou Corinne Erhel dans les Côtes-d’Armor. Et sans doute en PCA avec la candidature de Christophe Castaner, ex-candidat PS aux régionales en PACA.

    Gilbert Duroux Le 28 février à 17:12
       
    • Les gazettes viennent d’annoncer ce matin que M. Valls sort de son silence pour tacler son camarade Hamon et son accord de coin de table avec Jadot d’EELV. Si ce n’est pas un appel à l’électorat socialo pour ne pas voter pour un candidat EELV aux législatives, ça y ressemble beaucoup non ?

      Yves Renard Le 1er mars à 11:26
  •  
  • Valls dit : "si nous ne pouvons pas éviter la présence du FN au second tour, il faut empêcher un second tour Fillon-Le Pen". Comme Hamon est trop loin de Macron pour le rattraper, on ne peut que comprendre que Valls et ses troupes préparent un ralliement à Macron.
    Une fois de plus, les Verts ont misé sur le mauvais cheval. Bien fait pour eux.

    Gilbert Duroux Le 1er mars à 16:21
  •