Créé début janvier, le Collectif Uni(e)s contre une immigration jetable s’oppose au projet de loi de réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) par tous les moyens adéquats : information, manifestation, pression sur les parlementaires... Près de 200 associations, syndicats et partis ont signé à ce jour l’appel initié par le collectif. A côté de la tenue, tous les lundis, de l’assemblée générale à la Bourse du travail à Paris, des collectifs locaux se créent dans toutes les villes de France. On y coordonne les activités, on y débat, on y prend les décisions nécessaires. Le plan d’action du collectif est calé sur le passage de la loi au Parlement, dont la date n’est pas encore connue : entre mars et juin 2006, suppose-t-on. La première phase de ce plan consiste à analyser le projet de loi, à le faire connaître et à s’adresser à un large public.
A cet égard, le fonctionnement du collectif est déjà bien rodé. Act Up coordonne l’action publique, le PCF organise les actions vers les parlementaires, Alternative citoyenne s’attelle à mobiliser artistes et intellectuels, la CGT relance les syndicats, Autremonde produit le matériel de communication... Une première manifestation, qui n’est pas encore celle, nationale, de protestation contre le projet de loi, a eu lieu le 18 février pour la régularisation des sans-papiers. Bien d’autres sont prévues, dont on pourra consulter les dates sur le site internet du collectif (1). L’organisation d’un débat télévisé, mettant face à face des représentants du gouvernement et des gens de la commission juridique accompagnés de sans-papiers, est aussi envisagée.



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