Regards.fr
  • S'abonner aux flux RSS de Regards
  • Suivre Regards sur Twitter
  • S'abonner à la page Facebook de Regards
  • 17 mai 2012 |

Tous les tags...

Accueil du site > Monde

Entretien avec Jose Manuel Jucgado-Feito : Europe

Par Myriam Barbera| 1er décembre 1997
 
  • Réagir
  • Version imprimable de cet article Version imprimable
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail

José Manuel Jucgado-Feito précise d’emblée que les Commissions ouvrières (CO) espagnoles " se sont toujours prononcées en faveur de la construction européenne. Nous aurions préféré qu’elle se réalise d’une autre manière. Mais c’est une réalité. Notre responsabilité est de tenter de l’améliorer, dans le sens d’une réglementation sociale et d’une négociation collective sur l’ensemble européen, ; et d’avancer vers l’égalité sociale et vers plus de droits pour les salariés. Les décisions des gouvernements français et italien constituent des points d’appui " .

Accord.

Les syndicats majoritaires - CO et Union générale des travailleurs (UGT) - et la fédération patronale, ont signé en avril dernier un accord dit de stabilité de l’emploi."C’est la première fois que les conditions de travail se décident entre les syndicats et les patrons. Jusque là, les syndicats ne pouvaient qu’approuver ou non les lois. Auparavant, 96% des contrats de travail étaient extrêmement précaire. L’application de l’accord a doublé le nombre de contrats à durée illimitée dans la région de Madrid, qui passent de 6% à 13%.".

Temps de travail.

Les Espagnols se sentent " directement concernés par le débat sur les 35 heures. Mais chez nous, la négociation devra se dérouler entre les acteurs sociaux. Les employeurs se sont engagés à entamer ces négociations sur le temps de travail. Aucune intervention du parlement ou du gouvernement n’est prévue ". Depuis, les " syndicats majoritaires (CO et UGT) ont présenté des propositions unitaires (CO - UGT) au syndicat patronal. Nous voulons les inclure dans les négociations collectives globales annuelles. Nous proposons une conception de la journée de travail. La durée maximale légale, fixée en 1986, est de quarante heures, la répartition, voire la réduction de la journée devant être réglée par la négociation. Cela s’est produit dans certains secteurs et, de fait, la semaine " moyenne " de travail est de 38 heures, parfois moins, sans réduction de salaire, ce qui est notre principe.

Emploi.

En Espagne une masse énorme d’heures supplémentaires sont peu ou pas payées, et souvent non déclarées lorsqu’elles sont " récupérées ". Les patrons ne payent alors ni cotisations sociales ni impôts, avançant vers leur objectif d’annualisation du temps de travail, de flexibilité : déjà, certains salariés travaillent 18 heures par jour à certains moments et 2 heures à d’autres. Notre but est d’éliminer les heures " extra ", et d’abord obtenir leur diminution de moitié. Cela pourrait créer des centaines de milliers d’emplois ! Il ne suffit pas de préciser la durée réduite de la journée de travail il faut la réguler dans le mois, dans l’année et dans les différentes branches. Avec des systèmes de contrôle. Il est primordial que les syndicats participent à l’organisation du travail, sans déléguer cette responsabilité à quiconque ". Nous avons près de 22% de sans-emplois. En Allemagne, la réduction du temps de travail à 35 heures a créé des emplois dans la métallurgie, c’est un des meilleurs moyens - pas l’unique, - d’accroître le nombre d’emplois.évidemment, les employeurs ne voient pas cela du même oeil. Mais la technologie et la productivité progressent ; on ne peut douter qu’il faille avancer vers une société où on travaille moins. Personne ne discuterait ça si les intérêts patronaux n’étaient en jeu ".


Forum sur abonnement

Pour poster un commentaire, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas encore enregistré, vous devez vous inscrire.

[Connexion] [s'inscrire] [mot de passe oublié ?]

En kiosque :
N°21 - Mai 2012 5,90€
picto Abonnez-vous ! Soutenez-nous !

S’abonner pour faire vivre Regards

Sur ce site, l’ensemble des articles parus dans le mensuel Regards sont disponibles in extenso. S’y ajoutent des papiers écrits pour Regards.fr.

Tout cela est ici mis gratuitement à disposition parce que nous souhaitons faire partager notre travail au plus grand nombre.
Mais celles et ceux qui font ce travail - les journalistes salariés de la SCOP, les pigistes, les photographes et/ou agences dont nous publions les travaux -, ne sont pas des bénévoles...

Vous appréciez Regards et vous souhaitez que le titre continue de vous proposer à la fois un mensuel papier de qualité et un site gratuit ? Pour que ces deux supports perdurent, l’accroissement de nos abonnés est une condition sine qua none.

Alors soutenez-nous en vous abonnant, en faisant abonner vos amis, en nous faisant connaître autour de vous, en achetant le journal en kiosque...

Qui sommes nous ?