Politique
Porté par la dynamique du Front de gauche, le PC renoue avec l’enthousiasme. Reportage. « Je n’avais jamais adhéré nulle part, ni jamais eu envie de m’investir dans un parti politique. » Franck Richard, 28 ans, a changé d’avis en février 2012 et adhéré au PCF, alors que Jean-Luc Mélenchon commençait à décoller dans les sondages. Sur le papier, il n’avait pas le profil. Les parents habitent la bourgeoise et coquette ville de Chantilly (Oise), votent UMP et connaissent bien le maire, Eric Woerth. Le frangin, (...)
Politique
Le PS est à l’Elysée. Du côté de la gauche radicale, passée la satisfaction de voir Nicolas Sarkozy enfin « dégagé », c’est l’heure du bilan. Que faire maintenant du fort potentiel du Front de gauche et comment peser à l’avenir, sans se diviser ? La campagne du Front de gauche, celle de Jean-Luc Mélenchon a été, à bien des égards, exceptionnelle. Époustouflante parfois. Elle a rompu avec des années de division fratricide mortifère à la gauche du PS. Elle a entraîné une mobilisation militante comme on n’en (...)
Politique
Trente et un an avant l’élection de François Hollande, en 1981, la gauche arrive au pouvoir dans une situation de crise du taux de profit sans équivalent depuis la fin de la guerre. Bien que prônant la transformation sociale, elle refusera de poser la question du pouvoir économique dans les entreprises. Laissant passer une chance historique qui ouvrira la porte au néolibéralisme. Un des thèmes récurrents du débat politique est celui de la part des salaires dans la valeur ajoutée qui a baissé entre (...)
Politique
L’abstention Globalement (19 %), elle est dans ses basses eaux, supérieure au taux exceptionnel de 2007 (16,2 %), nettement inférieure à celui de 2002 (28,4 %), au niveau des abstentions des années 1980. La hiérarchie territoriale est sans surprise : à l’exception de la Corse, les plus forts taux correspondent à la vieille France industrielle et urbaine ; les régions de moindre urbanité et de dynamisme démographique et économique enregistrent au contraire des taux plus faibles. En fait, l’abstention (...)
La droitisation du PS est en marche. L’aile gauche a-t-elle encore une raison d’exister au sein du parti majoritaire ? Dans un long entretien, Jean-Luc Mélenchon exposait ses doutes avant le vote des motions et l’annonce de son départ du parti. Un des événements de ce congrès est la présence d’une motion commune à toute la gauche du PS...** **Jean-Luc Mélenchon . Oui, c’est vrai. La gauche du parti s’est toujours présentée divisée dans les congrès. La dernière fois qu’il n’y eut qu’une seule motion de (...)
Rester, jusqu’où et jusqu’à quand ? Sortir, pour faire quoi et avec qui ? Tel est le choix cornélien auquel est confronté Jean-Luc Mélenchon qui semble bien isolé au PS. Malgré des convergences de fond, le courant ne passe pas avec ses alliés potentiels, Henri Emmanuelli et Benoît Hamon. Quant aux fabiusiens, ils ont choisi Martine Aubry. L’aile gauche n’a pas le vent en poupe. Social-libéralisme de Ségolène Royal versus libéralisme et socialisme de Bertrand Delanoë : le ton est donné sur l’identité (...)
De 1905 à aujourd’hui, de la Révolution au réformisme, les déclarations de principes du PS informent clairement sur l’évolution de son rapport au capitalisme. Document. Le 14 juin, les socialistes ont adopté leur nouvelle déclaration de principes. Texte plus intemporel qu’une résolution de congrès, il s’attache à redéfinir, dans son époque, les valeurs et les finalités du Parti socialiste. Les socialistes ont adopté à cinq moments clés de leur histoire une telle déclaration de principes : en 1905, au (...)