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  • 17 mai 2012 |

Nos regards
Leila Chaibi

Tous les tags...

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  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Sur un air mélenchanteur

    Chronique, par Leila Chaibi| 15 avril 2012

    Un jour du mois de mars, Pascal, 29 ans, a débarqué à l’Usine, le local de campagne du Front de gauche : – Bonjour, je voudrais participer à la campagne de Jean-Luc Mélenchon ! – Tu as des envies, des compétences particulières ? – Je sais jouer de la guitare et j’aime bien composer des chansons. – Bah, fais-nous des chansons sur le Front de gauche et on ira les chanter dans le métro en distribuant des tracts. Ainsi sont nés les Mélenchanteurs. Vêtus de perruques multicolores et de costumes (...)

  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Enfer givré et chair de poule

    Chronique, par Leila Chaibi| 5 mars 2012

    « Ça caille ! » On l’a répété en boucle au mois de février ! Forcément, le marronnier du manque de places des centres d’hébergement d’urgence a refait surface. Un soir, j’ai vu une femme accrochée à un bout de carton, la moitié du corps recroquevillé dans une cabine téléphonique, le visage rougi par le froid. Une équipe du 115 était venue la chercher, certainement pour la conduire dans un des gymnases réquisitionnés pour l’accueil de nuit des sans-abris. La misère est plus criante quand il gèle dehors. (...)

  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Double casquette et triple A

    Par Leila Chaibi| 14 janvier 2012

    Marc Ladreit de Lacharrière (MLL), propriétaire de l’agence de notation Fitch Ratings est un milliardaire social. Tous ses amis le disent, de L’Expansion à Challenges, en passant par Alain Minc : c’est un « mécène au grand coeur », un « financier humaniste », un « profond républicain », un « artisan d’un monde plus juste ». Comme dans la chanson de Balavoine, Marc Ladreit de Lacharrière a du succès dans ses affaires et il aurait voulu être un artiste. Alors avec sa société, Fimalac, il rachète des salles de (...)

  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Perdre sa vie à la gagner

    Par Leila Chaibi| 28 décembre 2011

    Maçon-coffreur, 58 ans. A chuté de huit mètres après s’être appuyé sur un garde-corps de l’échafaudage qui a cédé. Agent de service, 53 ans. Est tombé à l’eau lors du nettoyage d’un bateau à quai. Agent de prévention et de sécurité dans un magasin de bricolage, 36 ans. À la suite d’un différent avec un client, a été victime d’un assassinat à sa sortie du magasin et a été retrouvé dans un canal. Soudeur, 36 ans. La victime soudait une plaque métallique lorsqu’un panneau lui est tombé dessus. Ouvrier terrassier, 19 (...)

  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Sauvez un arbre radiez un chômeur

    Chronique, par Leila Chaibi| 28 novembre 2011

    Pôle emploi a décidé d’être écolo. Des tonnes de lettres sont envoyées chaque jour aux millions de demandeurs d’emploi. Dévastateur pour la forêt ! Alors, à défaut de pouvoir dématérialiser le chômage, Pôle emploi a démarré au mois de juin un processus de dématérialisation des courriers. Désormais, pour réclamer des pièces justificatives ou convoquer un usager à un rendez-vous, Pôle emploi envoie des e-mails. Les courriers électroniques, c’est gratuit, et c’est bon pour la planète. Le souci, c’est que les (...)

  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Un été postrévolution

    Chronique, par Leila Chaibi| 23 octobre 2011

    Avant la chute de Ben Ali, le seul moment où les Tunisiens ouvraient la bouche c’était chez le dentiste. Jusqu’à la révolution du 14 janvier, la tronche de Ben Ali hantait chaque coin de rue, avec sa teinture capillaire aussi noire que sa dictature. Aujourd’hui, les bouches ne se lassent plus de s’ouvrir. Il est désormais possible de parler politique à voix haute, sans être forcé de guetter sans cesse la présence d’une oreille payée pour faire des rapports à la police. Le 23 octobre 2011, lors de (...)

  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Carrefour racket

    Chronique, par Leila Chaibi| 11 août 2011

    Deux ans après les derniers pique-niques en supermarché de l’Appel et la pioche, l’appétit commençait à nous tarauder l’estomac. Après un savant jeu de cache-cache promotionnel sur les prix des produits de consommation courante, au début de l’année 2011, les enseignes de la grande distribution avaient remis le couvert en augmentant de façon gargantuesque le prix de la farine, des pâtes et du café. Mais comme les ogres ne sont jamais rassasiés, les supermarchés ont continué de s’empiffrer sur le dos de (...)

  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Vous avez dit civique ?

    Chronique, par Leila Chaibi| 10 juin 2011

    Marion, 24 ans, bac + 5, diplômée d’un Institut d’études politiques, travaille vingt six heures par semaine dans une association, pour 540 euros par mois. Marion fait de l’aide aux devoirs en semaine et des extras dans des bars le week-end, le tout au black, pour compléter sa maigre indemnité. Marion est en service civique. Inventé en mars 2010 par Martin Hirsch, à l’époque haut commissaire à la Jeunesse, le service civique est une aubaine pour les associations et collectivités. Pour 100 euros par mois, (...)

  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Sur le bord du bitume

    Chronique, par Leila Chaibi| 3 mai 2011

    Ca commence par un banal divorce. Puis une dépression, l’envie de tout laisser tomber, et ça glisse… En 1974, Ahmed débarque à Paris de Tunisie. Travailleur dans le bâtiment, il réussit son « intégration », invisible parmi les invisibles. De chantier en chantier, avec le coup de pouce d’un tiercé gagnant, il s’offre un petit deux-pièces sur la butte Montmartre. Marié, un enfant, la vie prend enfin des tonalités de douceur… Alors, le divorce est dur. Pas moyen de retourner au bled sans son épouse. La (...)

  • Nos regards > Leïla Chaibi

    Un air de révolte

    Par Leila Chaibi| 12 avril 2011

    " Je suis de la génération sans rémunération… C’est déjà une chance de pouvoir faire des stages… Qu’est-ce que je suis conne… Quel monde si con… Où pour être esclave, il faut étudier. » C’est en écoutant cette chanson du groupe portugais Deolinda dans un bistrot de Lisbonne que Paula Gil, 26 ans, diplômée au chômage, lance avec trois copains précaires le manifeste de la « Geração a Rasca ». En français dans le texte, c’est la génération aux abois, dans la mouise, à l’arrache, fauchée, bref, c’est la génération (...)

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