« Sarkozy n’aime pas la banlieue, je l’ai vu dans ses yeux » Mélanie, 30 ans, Les Ulis (91).
« Quand je vois les schmits je cours. Et tout le monde aussi » Tony, 13 ans, La Courneuve.
« Manifester, voter, pour exister » Yaelle, Quartiers Nord de Marseille (13).
« J’ai ma carte d’électeur, mais elle est moins importante que ma carte bancaire ou ma carte Vitale. » Nora, 20 ans, Hérouville Saint-Clair (14)
Nos regards
>
Raphäl Yem
QUARTIERS LIBRES, la chronique de Raphäl Yem. Nous n’existons pas. Dans leurs programmes. Ceux des candidats à cette sacro-sainte élection présidentielle. À quelques jours du scrutin tant attendu, nous n’existons toujours pas. Par exemple, François Hollande ne tient pas à ce que les quartiers populaires soient une priorité nationale. En visite au ministère de la Crise des banlieues, monté à l’arrache par les camarades d’AC le feu, le socialiste s’est contenté de répéter comme un slameur, qu’aucun (...)
Nos regards
>
Raphäl Yem
QUARTIERS LIBRES, la chronique de Raphäl Yem. S’il y a un président de la République qui a stigmatisé la banlieue, c’est bien celui qui a grandi à Neuilly. « Racaille », « Kärcher ». Alors que les révoltes sociales des quartiers éclatent à Clichy, il prétend que ce sont des « mafias » et des « bandes organisées » qui en sont à l’origine, contre l’avis des renseignements généraux. En 2011, Sarkozy, qui voit des immigrés illégaux partout, affirme que le multiculturalisme est « un échec », car, « on s’est trop (...)
Nos regards
>
Raphäl Yem
QUARTIERS LIBRES, la chronique de Raphäl Yem. « Police ! Personne ne bouge ! » En effet, pas grand monde n’a bougé. À part les collectifs d’habitants des quartiers concernés par la mort de l’un des leurs. Wissam El Yamni, 30 ans, du quartier de La Gauthière à Clermont-Ferrand, est décédé une semaine après son interpellation policière lors du réveillon. Dix jours plus tard, à Aulnay-sous-Bois, c’était le tour d’Abdelilah, 25 ans, victime d’une crise cardiaque lors d’un contrôle de police, alors qu’il se (...)
Nos regards
>
Raphäl Yem
QUARTIERS LIBRES, la chronique de Raphäl Yem. Nora est une « racaille » à nettoyer au Karcher – quand y’en a un ça va, c’est quand y’en a plusieurs que ça pose des problèmes – qui avait jusqu’au 30 décembre pour s’inscrire sur les listes électorales. Encore une fois, et malgré le travail des associations de quartiers, l’émeute espérée n’a pas déferlé dans les mairies. D’abord parce qu’aujourd’hui, pour les plus jeunes, les inscriptions sont automatiques, comme pour Nora. Mais aussi, parce que pour avoir envie de (...)