Accueil | Par Jérôme Latta | 20 décembre 2014

Le Chant de la mer

Le cinéma d’animation n’en finit pas de réserver de belles surprises en démontrant qu’en la matière, Hollywood n’exerce qu’une suprématie relative. Nouvelle illustration avec la réussite du Chant de la mer.

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Pour échapper aux blockbusters du dessin animé durant les fêtes, Le Chant de la mer est la solution rêvée. Coproduction européenne réalisée par l’Irlandais Tomm Moore, ce conte de fées maritime et celtique se singularise par une animation stricto sensu certes moins virtuose que les films Dreamworks ou Disney, mais d’une rare créativité dans le graphisme, l’utilisation des couleurs et de la lumière. La référence aux techniques du pastel est constante et contribue à un enchantement visuel mis au service d’un récit foisonnant, centré sur ses deux personnages principaux : un garçon et sa jeune sœur aux prises avec un sortilège qui menace tous les être magiques de pétrification.

Les tableaux qui s’enchaînent s’inscrivent en ligne directe des contes classiques de la littérature européenne, sans se départir d’un charme tout irlandais qu’aucun folklore ne vient empeser. La musique de Bruno Coulais (chansons interprétées par Nolwenn Leroy) accompagne ainsi sans faute de goût cet univers qui emprunte aussi beaucoup à Miyazaki pour sa fantaisie radicale et sa vision d’une enfance confrontée à la souffrance.

Réussir une telle synthèse sans jamais se départir de son originalité : La Chant de la mer est une raison supplémentaire de se féliciter d’avoir des enfants à emmener au cinéma.

Le Chant de la mer, réal. Tomm Moore, 1h33. France, Irlande, Luxembourg, Belgique, Danemark 2014.

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions