Accueil | Sélection par Pierre Martini | 14 octobre 2015

Phantom Boy

Après Une vie de chat, Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli réalisent un film d’animation qui mêle universel et singulier, humour et gravité.

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Un enfant super-héros ? L’idée a déjà été caressée ou employée, ne serait-ce que dans Les Indestructibles de Pixar. Mais ce n’est probablement pas dans le cinéma d’animation américain que l’on trouverait un enfant malade (d’un cancer, même si ce n’est pas dit) doté de pouvoirs extraordinaires. Si Léo a celui de voler à travers la ville, c’est en quittant son corps comme un fantôme. Car aussi divertissant et drôle soit le film, le thème de la mort y transparaît, avec délicatesse.

Phantom Boy se caractérise justement par le jeu entre les clichés du genre (New York comme décor, une enquête policière, un méchant emblématique…) et un traitement très singulier, sensible (comme avec les rapports entre le garçon et sa petite sœur). Une identité qu’illustre en particulier le graphisme, éloigné des standards de l’animation numérique : les neuf cents décors sont coloriés à la craie, et l’animation est réalisée à l’ancienne.

Plus que dans le scénario, simple et efficace pour tenir les enfants en haleine et servir le propos, c’est donc à la fois dans son esthétique, dans sa poésie et dans les idées qu’il brasse que Phantom Boy réussit son (joli) pari.

Phantom Boy, d’Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli, en salles le 14 octobre.

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