Accueil | Sélection par Pierre Martini | 18 janvier 2016

Prosopopées

Au Centquatre, la Biennale internationale des arts numériques donne vie aux objets et aux machines, mais aussi à voir et à ressentir pour ses visiteurs.

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"Quand les objets prennent vie" : tel est le sous-titre – bienvenu – de Prosopopées [1], l’exposition proposée par le Cent-quatre-Paris dans le cadre de Némo, Biennale internationale des arts numériques. Cette thématique qui hante la littérature et le cinéma fantastiques se prête parfaitement à sa réinterprétation par les artistes dont les œuvres sont présentées ici, toutes spectaculaires à leur façon.

Qu’elles utilisent la lumière, des machines ou d’autres dispositifs forcément animés, la réflexion qu’elles suscitent ne sacrifie pas au plaisir du spectateur, littéralement plongé dans diverses expériences sensorielles. On se retrouvera ainsi dansant dans les exosquelettes de Bill Vorn et Louis-Philippe Demers (Inferno), mitraillé par les faisceaux lumineux de Guillaume Marmin (Timée), emporté par la Tornade d’Anish Kapoor ou vaguement inquiété par le robot industriel d’Aurélien Bory qui se meut sous une bâche noire.

Comme l’humour n’est pas absent non plus – en particulier dans L’Appartement fou meublé de nombreuses créations ironiques – on peut aller voir Prosopopées sans se poser trop de questions sur la réalité ou non des "arts numériques", mais pas sans réinterroger le rapport entre le spectateur et les œuvres…

Prosopopées, les mercredis, jeudis, samedis et dimanches de 14h à 19h jusqu’au 31 janvier au Centquatre 5 rue Curial dans le 19e à Paris.

Notes

[1La prosopopée, du grec prosôpon et poiein est une figure de style qui consiste à faire parler un mort, un animal, une chose personnifiée, une abstraction.

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