Dans le vaste univers des superhéros américains que l’on ressert à toutes les sauces, à l’heure des doutes impérialistes made in USA, la saga X-Men s’est révélée la plus stimulante, à l’exception d’un terne final. Elle renoue étrangement avec le tréfonds politique des premiers comics, en réintroduisant le parallèle explicite avec le spectre du nazisme, en pleine crise de Cuba. Cela entraîne de fait, un peu comme dans Le Grand secret de Barjavel, une relecture uchronique originale de notre passé proche. De la science-fiction distrayante qui rend moins bête, c’est toujours mieux que de faux films engagés qui ratent leur cible.



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