Accueil | Par Roger Martelli | 4 novembre 2019

2022, un mauvais remake de 2017 ?

Le pire n’est pas advenu, mais… Deux sondages récents (Elabe et Ifop) font le point sur l’état de l’opinion à mi-mandat du quinquennat Macron. Ils nous projettent déjà du côté de 2022, avec des hypothèses globalement concordantes. A priori, rien de bien réjouissant, pour l’instant…

Vos réactions (5)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

La crise politique s’incruste. À peine un peu plus d’un tiers des interrogés (Elabe [1]) juge le bilan présidentiel positif pour la France. Il est rejeté massivement par la gauche (7 sur 10) et plus encore par l’extrême droite (9 sur 10). Il n’est soutenu que par les deux tiers du centre (LREM et Modem) et par 40% de la droite. À mi-mandat, moins de 60% des interrogés estiment que l’actuel Président pourra être réélu.

 

LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR
>>
ÉDITO. Emmanuel Le Pen : un président sans filtre

 

Emmanuel Macron avait bénéficié d’un relatif regain à la fin de l’été. Ses revirements sur l’immigration et sur la laïcité l’ont remis à la baisse. Il a voulu, au nom du « réalisme », faire un clin d’œil du côté d’une droite radicalisée. Il a déçu une part de ses soutiens et conforté ses adversaires, avant tout ceux situés le plus à sa droite. Pan sur le bec, comme dirait Le Canard enchaîné. Le problème est que ses malheurs ne font pas nécessairement le bonheur du côté gauche…

La fracture sociale s’approfondit en même temps que la crise politique. Aucune catégorie socio-démographique ne se reconnaît majoritairement dans le bilan de l’exécutif. Mais le rejet est plus massif dans les catégories les plus populaires, les revenus les plus modestes et les petites et moyennes communes. C’est dans ces catégories dites « subalternes » que le recul d’image du Président lui-même est le plus sensible, le mépris affiché et la violence exercée à l’encontre des demandes des gilets jaunes ayant largement contribué à cet affaissement. Alors qu’une majorité d’opinions affirme souvent dans les sondages l’exigence d’une plus grande autorité, « l’autoritarisme » accolé à l’image du Président le dessert au lieu de le conforter. Comme si, spontanément, « l’autorité » et « l’arrogance » ne faisaient pas bon ménage…

Une extrême droite à la fête

Les sondages incluent des intentions de vote présidentiel (déjà !). On rappellera qu’un sondage, surtout si loin de l’échéance, est d’autant moins une prédiction de vote qu’il ne maîtrise pas les dynamiques de l’abstention. Il n’est donc qu’une photographie, un peu floue, à un moment donné. Les deux récents confirment en les accentuant les indications fournies par les élections européennes [2].

1. Macron et Le Pen progresseraient tous deux sur 2017 et feraient jeu égal au premier tour (entre 27 et 29%). La ventilation des catégories d’électeurs accentue en apparence le clivage de la France « d’en haut » et de la France « d’en bas ». De fait, le bloc des ouvriers et des employés penche majoritairement en faveur de l’extrême droite, tandis que les couches supérieures et les professions intermédiaires se tournent aujourd’hui vers l’extrême centre macronien. Le « peuple » est très à droite et les couches moyennes très au centre : le clivage contemporain perturbe les dynamiques d’idées anciennes. Il éloigne le rapprochement nécessaire des catégories populaires et des couches moyennes ; il sert la droite et dessert la gauche.

2. La plus forte progression depuis la dernière élection présidentielle est celle de Marine Le Pen (elle passerait de 21,3% à 27-29%). Au-delà, on constate que l’extrême droite dans son ensemble aurait gagné dix points en deux ans et demi : elle bondit dans les deux sondages de 27 à 35-37%. Le glissement de la colère au ressentiment d’un côté, l’absence de projet émancipateur alternatif d’un autre côté laissent le champ libre à une droite radicalisée. Ni la nécessaire manifestation sociale (quand bien même elle est très populaire), ni la « convergence » ne suffisent pour contrecarrer politiquement un glissement qui va loin vers la droite. Pour l’instant, c’est l’extrême droite et elle seule qui bénéficie du discrédit de l’exécutif. La macronie prétend pouvoir éviter le pire ; elle ne fait que l’attiser.

3. Cela se voit dans façon spectaculaire dans l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen. Selon l’Ifop, Macron ne l’emporterait qu’avec 55% des exprimés, alors qu’il en avait recueillis 66% en 2017. Voilà Marine Le Pen au niveau qui fut celui de François Mitterrand face au général De Gaulle en décembre 1965 ! Pour ceux qui considèrent que la France est par essence vaccinée contre une victoire électorale de l’extrême droite, ce sondage devrait être une incitation à la réflexion et au sursaut. La bonne conscience tranquille n’est plus de saison.

Il est à noter que ce sondage Ifop suggère que 63% des électeurs LFI de 2019 seraient prêts à voter Le Pen au second tour de 2022 et 47% des électeurs Mélenchon d’avril 2017. Ces chiffres contrastent avec les 35% d’électeurs Fillon et les 39% d’électeurs LR de juin 2019 qui se diraient prêts à en faire autant. Ils contredisent le constat classique d’un faible transfert des voix d’un camp vers l’autre. Il faudrait d’autres études pour confirmer ou infirmer l’image donnée par l’Ifop. Si elle était alors entérinée par d’autres [3], ce serait un incontestable sujet de préoccupation. Il ferait en tout cas la démonstration que, quelles que soient ses motivations de départ, seraient-elles « de gauche » comme le dit Chantal Mouffe, l’invocation « populiste » risquerait de conduire vers le mauvais côté.

4. La grande victime des deux années est la droite classique, laminée dans tous les cas de figure (au-dessous des 10% pour Elabe, au mieux à 10% pour l’Ifop). Macron et l’extrême droite se partagent ses dépouilles. La gauche, quant à elle, reste péniblement à son niveau de 2017 : elle se situait alors à 27,7% et elle oscille aujourd’hui entre 24 et 29%, un peu moins pour l’Ifop que pour Elabe. Rassemblée, elle peut certes mathématiquement contrecarrer le tête-à-tête Macron-Le Pen. Mais aucune des candidatures de gauche retenues n’est en état d’y parvenir à elle seule. Et chacun sait que politique ne rime pas toujours avec mathématique…

Plus d’hégémonie Mélenchon

Dans cette gauche dispersée, Jean-Luc Mélenchon est le seul qui dépasse le seuil des 10%. Avec ses 11 à 13%, il se trouve à peu près à son niveau de 2012. Il est nettement en tête de tous les autres candidats de gauche : il surclasse son ancien allié communiste (Fabien Roussel est mesuré à 1,5%, comme Philippe Poutou) et le concurrent socialiste (2,5 à 3% pour Olivier Faure ; entre 4,5 et 5,5% pour Bernard Cazeneuve). Il devance nettement Yannick Jadot, un peu moins dans le sondage Ifop (où Jadot est entre 7,5 et 9%) que du côté d’Elabe (Jadot à 6,5-7%).

Le niveau atteint par Mélenchon se retrouve dans à peu près toutes les catégories socio-démographiques. Les seuls écarts sensibles par rapport à la moyenne s’observent positivement chez les électeurs les plus jeunes (22 à 29%) et négativement chez les plus âgés (7 à 8%). Il se rapproche de sa moyenne de 2017 dans la catégorie des revenus les plus modestes (17 à 19%), chez les salariés du public (17-19% pour Elabe) et dans les professions intermédiaires (14-19%).

Toutefois, Mélenchon est aujourd’hui bien loin de son score d’avril 2017. Le marasme à gauche aurait dû conforter sa position. Mais il recueillerait en 2019 moins de la moitié du total des voix de gauche (entre 42 et 47%), alors qu’il en obtenait 70% en avril 2017. Cela s’explique par le fait qu’il est, dans le trio de tête, celui qui récupère le plus faible pourcentage de ses électeurs précédents. Macron conserve entre 75 et 80% de ses électeurs d’avril 2017 et Marine Le Pen en conserve plus de 85% ! Mélenchon, lui, doit se contenter de 52 à 60% de ses gains de 2017.

Au total, la candidature de Mélenchon est retenue par 32 à 35% de ceux qui se classent à gauche. C’est nettement plus que tous ses concurrents (le mieux placé après lui, Jadot, en obtient au mieux 24%), mais c’est nettement moins qu’en avril 2017 (44%). Il tient toujours la corde, mais n’est plus en position d’hégémonie à gauche.

Cela aurait pu n’avoir pas d’effet, si les pertes à gauche avaient été compensées par un gain du côté du « peuple » de droite ou des abstentionnistes. Or les nouveaux sondages ne font que confirmer les précédents, pour l’essentiel validées par le résultat des européennes. Mélenchon ne mord ni sur la droite ni sur l’extrême droite : dans tous les cas de figure, Le Pen récupère davantage d’électeurs Mélenchon 2017 que Mélenchon ne récupère d’électeurs Le Pen. Par ailleurs, à la différence de ses concurrents, Mélenchon ne « mord » que faiblement sur la réserve des abstentionnistes de 2017 et de ceux qui se déclarent « sans appartenance partisane ». Le Pen et Macron récupèrent entre un quart et un tiers de ces catégories ; Mélenchon doit se contenter d’un volant de 7 à 14%. Par rapport à 2019, le sondage suggère qu’il a donc perdu sur sa gauche, sans rien gagner de significatif par ailleurs.

Se sortir du piège

La gauche retient volontiers la formule célèbre attribuée à Romain Rolland par Antonio Gramsci : « Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ». Elle peut être plus que jamais notre adage. On ne peut pas en effet sous-estimer le danger actuel : dans une société clivée par les inégalités, s’est installé le piège politique d’un face-à-face entre le « haut » et le « bas », les « ouverts » et les « fermés » ou les « gagnants » et les « perdants ». Dans la lignée de ses prédécesseurs, l’actuel Président a voulu nous enfermer dans ce choix binaire. Il n’a fait que démontrer un peu plus qu’un tel choix sert à terme les intérêts de l’extrême droite. C’est donc de ce piège qu’il faut se sortir. Il est en train de se refermer, comme il faillit se refermer dans les années 1930. Mais les mâchoires ne se touchent pas encore. Encore faut-il les desserrer.

En institutionnalisant le clivage, la dynamique actuelle produit en pratique le risque d’une division à l’intérieur même du « peuple » que l’on prétend rassembler. Il ne laisse la place qu’à trois hypothèses : le rassemblement du peuple national contre toutes les menaces venues de « l’étranger » ; le rassemblement du peuple « raisonnable » autour des « compétences » de la gouvernance ; l’enfermement d’une partie du peuple déshérité dans une radicalité du verbe qui exclut tout autant qu’elle rassemble. Le peuple des seuls nationaux, le peuple de l’effort et des nécessaires sacrifices, le peuple des damnés de la terre… À ce jour, le mouvement porte avant tout vers la première hypothèse. Il nous jette dans les bras de la droite extrême. Surtout si le « tous pareils » finit par conforter l’idée qu’il n’y a plus de différence majeure entre les protagonistes attendus du second tour. Si Macron est à ce point « haïssable », pourquoi ne pas tenter Le Pen ? Elle, au moins, n’est pas de la « caste »…

Dans les années trente, ce qui permit de conjurer la tentation fasciste ne fut pas l’exaltation du « classe contre classe », mais la conjonction de la lutte sociale, de l’espérance et du rassemblement politique. Ce ne furent ni les effets de muscles et les propos cavaliers, ni l’exaltation de la colère en elle-même et a fortiori de la haine, ni la simple convergence volontaire des combats existants, ni la simple incantation de l’union qui provoquèrent le sursaut, mais la désignation d’un avenir possible qui se condensa dans une formule simple, opposée aux simplismes du fascisme européen : « Le pain, la paix, la liberté ».

 

LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR
>>
Réfugiés, immigration… Faut-il capituler devant Marine Le Pen ?

 

Macron et Le Pen, le « libéralisme autoritaire » et « l’illibéralisme » – comme on dit poliment aujourd’hui – ont pour eux d’être des récits cohérents de la manière dont on peut faire société. Ils ne sont pas nécessairement partagés par tous, mais ils nourrissent des dynamiques d’idées qui peuvent atteindre à la majorité, au moins partiellement. Il est alors inutile de se cacher que la gauche d’émancipation a sans nul doute des idées, voire des programmes, mais qu’elle n’est pas encore parvenue aux rivages de ce que l’on appellera, comme on veut, un projet, un récit, un imaginaire ou une utopie.

Ce qui divise la gauche, la rend inaudible et la voue aux minorités n’est pas d’abord la mauvaise volonté, les sous-entendus et les démesures d’egos, mais la carence qu’ont produite les tentatives ratées du XXe siècle. Les pousses ne manquent pas, qui nourrissent l’optimisme dans ce moment inquiétant ? Sans nul doute. Mais elles restent infirmes, si ne se trouvent pas le carburant qui fait des impulsions particulières une multitude en mouvement, ainsi que les formes politiques rassembleuses faisant de la multitude un peuple capable d’imposer sa souveraineté.

Plus que d’exclure, il faut vouloir rassembler, à la fois les catégories populaires et la gauche. Pour cela, il faut de l’ouverture et pas de la fermeture, de l’ambition émancipatrice et pas du recours au moindre mal, de la créativité et pas de la répétition. Dans tous les domaines.

 

Roger Martelli

Le sondage IFOP sur l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen donne trois indications. 63% des électeurs FI des européennes 2019 voteraient Le Pen au second tour. 59% des sympathisants FI et 47% des électeurs Mélenchon de 2017 feraient de même. Ces chiffres doivent être pris pour ce qu’ils sont : une image, nécessairement fragile d’un état des opinions à un moment donné (en l’occurrence loin du moment réel). Pour tirer des conclusions un peu plus assurées, il faudra d’autres études, sur des échantillons plus étendus et sur un temps d’observation plus long. Les chiffres fournis par l’Ifop ne permettent en aucun cas de conclure à la similitude des votes dits « extrêmes » ; un vote de second tour n’implique pas une adhésion aux idées de la candidature retenue.

Mais si la tendance révélée se confirmait, elle suggérerait que, dans un tête-à-tête entre le représentant du pouvoir en place et la représentante de l’extrême droite, l’électorat de gauche le plus critique pourrait, par ressentiment, être tenté par la politique du pire. Rien ne dit que, en situation réelle de vote, les électeurs LFI de 2019 mettraient au bout du compte un bulletin de vote Le Pen dans l’urne. La réponse aux sondeurs doit être prise avant tout comme un signe de l’exaspération croissante d’une part de l’opinion devant l’autisme forcené du pouvoir. S’il y a un sursaut à opérer, il doit se faire d’abord du côté de l’Élysée et de Matignon.

Mais les organisations d’une gauche bien à gauche doivent en même temps veiller à ce que la colère, devenue ressentiment, ne porte pas vers des solutions qui aggraveraient de façon dramatique la situation de la France et de ses catégories populaires. Comme ce fut le cas pour le PC en 1934 – qui traitait encore des socialistes de « social-fascistes en février 1934 – il faut écarter impérativement tout ce qui, au nom de la « classe » ou au nom du « peuple », établirait un trait d’égalité absolue entre l’extrême droite et les autres forces politiques. Une fois de plus, à cultiver la « haine » contre la « caste », on risque de nourrir l’idée que tout formation ou individu qui critique la "caste" vaut mieux que son adversaire.

Sur ce point, qui veut « rassembler le peuple » se doit de la plus extrême clarté.

R. M.

Notes

[1Le sondage Elabe a été réalisé les 28 et 29 octobre derniers auprès de 1003 personnes ; celui de l’Ifop l’a été du 28 au 30 octobre, auprès de 1392 personnes.

[2Les candidatures retenues ne sont pas les mêmes à gauche : Elabe a testé une candidature Cazeneuve et n’a pas inclus un candidat communiste, ce qu’a fait l’Ifop. En revanche l’Ifop a proposé une candidature Faure et n’a pas retenu Cazeneuve.

[3La taille de l’échantillon et le haut niveau d’abstentions européennes obligent à prendre avec prudence, comme de simples tendances possibles, les données se référant à juin 2019.

Vos réactions (5)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Les plus lus

5 novembre 2019
Par Amandine Mathivet

Au turbin !

Vos réactions

  • Bel effort pour torpiller la seule voie possible : un Front politique incluant nécessairement Mélenchon et une force ou plusieurs (autres que le FN !) pouvant "représenter" les classes populaires, les "gilets jaunes", les "exploités" du Capital, tout ou partie du "99%" de P. Laurent... contre le "1%" (le Capital et son fanion Macron), et leurs associés du moment (longue liste heureusement susceptible d’évolution ! ).

    Abbé Béat Le 4 novembre à 11:54
       
    • Il serait bon de réfléchir avant d’écrire...

      Dominique FILIPPI Le 13 novembre à 14:21
  •  
  • Tout d’abord on va s’en tenir aux faits :
    en 2016 LFI était plus bas dans les sondages que dans ces derniers sondages.
    A Regards certains prédisaient 6 % pour Mélenchon en 2016 et pourtant le même magazine se permet encore de donner des leçons !!! Manque de clairvoyance à Regards ?
    Oui et c’est facile de le prouver :
    Le PCF qui fut conseillé par cet "expert" de Martelli a disparu des radars(ou du moins de cet article), ceci explique cela …..
    Martelli et Regards, c’est comme si le capitaine du Titanic donnait des leçons de navigation.
    Donc si Martelli combat LFI tout va bien pour la LFI, le jour ou Martelli dira du bien de LFI, il faudra se poser des questions.

    Cyrano78 Le 4 novembre à 21:53
       
    • Niveau d’analyse nul

      Dominique FILIPPI Le 13 novembre à 14:23
  •  
  • Aucunes des élections présidentielles ne s’est déroulée comme les "sondages" en rêvaient deux ans, ni même un an auparavant.
    Duclos prévu à 6% fit plus de 20, Balladur n’a pas été élu, le duel Chirac-Jospin n’a pas eu lieu, Ségolène Royal n’apparaissait pas dans les radars des pronostiqueurs, DSK, le champion du FMI fut dézinguer avant même d’être candidat, Sarkozy n’a jamais pu revenir, ni Giscard, Hollande n’a même pas osé se représenter et Macron n’était pas candidat 2 ans avant , et bien sur, même au dernier moment, Benoit Hamon devait tellement battre JL Mélenchon que celui-ci aurait du se désister tout de suite. Du coup j’en ai même oublier l’épisode Valls.
    Alors les "analyses" de Roger Martelli qui radote encore à propos de la "gauche" et qui commente un sondage comme si c’était la réalité...

    Ivan Le 5 novembre à 23:40
  •  
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.