Accueil | Par Clémentine Autain, Elsa Faucillon | 4 juin 2020

Ainsi parlait Assa Traoré

Près de quatre ans après la mort d’Adama Traoré, sa famille ne cède pas : elle veut la vérité, la justice. Le 2 juin, une manifestation a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes derrière ce combat. Historique.

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Dans l’atmosphère pesante et douloureuse de la crise sanitaire et du début de confinement, les manifestant.e.s du rassemblement devant le TGI ce 2 juin 2020 ont vécu un enthousiasme collectif. À l’appel d’Assa Traoré et du Comité Vérité et Justice pour Adama, 80.000 personnes ont répondu présentes malgré l’interdiction avancée par la préfecture de police. Après les rebondissements de la journée et l’annonce d’une expertise confirmant le rôle du plaquage ventral dans la mort d’Adama, cette manifestation a couronné des années de combat que mène la famille.

 

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Cette foule immense était très jeune et notons-le bien plus racisée que les rendez-vous militants qu’organise en général la gauche. Entassé entre le parvis et le site d’un chantier, chacun pouvait assister aux chants qui prenaient par endroit et se répondaient. Faute de pouvoir écouter le discours d’Assa Traoré ou le chant de Camélia Jordana, celles et ceux qui guettaient au loin affichaient la sérénité d’un devoir accompli. Électrisés par le contexte de révolte aux États-Unis et le meurtre de George Flyod, qu’ils étaient magnifiques ces empêcheurs de tourner en rond. En réclamant sans concession que justice soit faite, le combat Adama est devenu le parangon d’une cause qui le déborde. En fracturant les verrous et les portes qui s’opposent à l’exercice d’un bilan critique du racisme systémique de notre société, ces militant.e.s infatigables sont rentrés en écho avec une génération qui ne veut plus s’astreindre à rester passif ou à demander poliment une solution. « Pas de justice, pas de paix. »

« Les personnes noires, les personnes arabes, les personnes racisées, nous avons le droit de participer à la construction de ce monde, de cette France. Nous avons le droit de participer à la construction de notre propre vie, ils n’ont pas le droit de mort sur nos vies », a déclaré Assa Traoré, acclamée. Ce rassemblement est un avertissement diplomatique et une adresse à notre camp social. Nous ne pouvons plus manquer à l’appel de certains combats que nous avons parfois négligé parfois soutenu du bout des lèvres. Racisme endémique, violences policières, héritage colonial, islamophobie sont des questions fondamentales que soulèvent pas à pas ces mouvements pour la vérité et la justice car ce sont des réalités vécues que notre pays enfouit.

Dans la joie partagée et cette communion collective entachée seulement par la provocation policière de l’interdiction et d’un gazage gratuit, nous avons pourtant vécu un moment précieux d’optimisme. L’on s’y est retrouvé entre camarades séparés par nos chemins politiques et l’on s’y est perdu au milieu d’inconnus, d’une relève à la rage digne et à la détermination intacte. Hier, s’est écrite une étape indispensable des luttes, et la période appelle avec force à de semblables succès.

 

Elsa Faucillon et Clémentine Autain

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  • Il faut l’union de toutes les forces considérées comme étant de gauche non pas par LFI mais par tout le monde qui se vit à gauche - MÊME SI C’EST A TORT SELON LFI- sinon on sera identifié à l’extrême gauche donc pas crédible. Les 6 % auraient du nous alerter or aussi bien Ruffin que JLM continuent avec obstination et absence lucidité de prôner LA SOLITUDE même s’ils ne veulent pas l’admettre.. Le but c’est gagner les élections - et pas la pureté des cathares - tout les reste est littérature considérée comme gauchiste donc à la marge par le peuple réel. Alors au lieu de faire de l’activisme façon NPA il serait plus intelligent de se mettre autour d’une table avec le PS et EELV. Je sais ...on a déjà donné...mais il n’y a pas d’autre moyen de rassembler.

    Dominique FILIPPI Le 4 juin à 12:00
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  • Une fois de plus , encore et toujours ,
    l’ INDIGNATION à GEOMETRIE TRES VARIABLE ,
    des politicards .!...

    L’assassinat de Karine Décombe est d’un tout autre degré de gravité , par ses hautes implications dans la commission même de l’assassinat .
    Et par ses autres empilements de forfaitures , par les mêmes personnalités , pour maquiller immédiatement et matériellement l’assassinat .

    http://www.assassinat-karine-decombe-annonay.legal

    Bernard Décombe Le 5 juin à 02:41
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  • « Racisme endémique, violences policières, héritage colonial, islamophobie sont des questions fondamentales que soulèvent pas à pas ces mouvements pour la vérité et la justice car ce sont des réalités vécues que notre pays enfouit. »
    Oui, c’est vrai, mais on ne peut pas les voir isolées de la verticalité du pouvoir. Elles ne sont rien si ce n’est qu’elles sont dirigés contre le capitalisme, la domination et la hiérarchie. Clémentine Autain et LFI d’aujourd’hui, avec JLM à son sommet, ne sont pas le genre d’avenir anticapitaliste que la jeunesse d’aujourd’hui, qui aspire à l’horizontalité et est connectée à Internet, pourrait donner. Le changement nécessaire n’est pas celui proposé par LFI ni par aucun autre parti d’aujourd’hui.

    Magnus Le 6 juin à 16:59
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  • Racisé, islamophobie, racisme généralisé, personnes noires, arabes , voilà le ferment de la division. voilà votre vision de la société Française. Ces idées sont des freins à la constitution d’un mouvement majoritaire pour une société plus juste.
    Elles divisent , l’ouvrier black, l’ouvrier blanc , l’ouvrier beur ont tout intérêt à être unis.
    quelle dérive

    dan93 Le 7 juin à 17:21
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