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Accueil | Par Catherine Tricot | 31 mai 2019

En un tweet, Adrien Quatennens clôt-il le débat ?

Le député insoumis refuse que La France insoumise soit « un énième parti de gauche » et voit bien plus grand : être « l’outil du peuple et de sa révolution citoyenne ».

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Quatre jours après les très mauvais résultats de la France insoumise aux élections européennes, Adrien Quatennens, le député du Nord, tweet : « Que nul ne s’y trompe : la France insoumise n’a pas vocation à être un énième parti de gauche. Elle est née pour être l’outil du peuple et de sa révolution citoyenne. C’est avec cela que nous devons renouer. C’est à cela que nous allons travailler. »

On relèvera l’étonnante et très sèche formule « que nul ne s’y trompe »... On aurait pu penser que l’heure était venue à la réflexion collective pour comprendre et réfléchir sur une telle déroute. Faut-il vraiment persévérer dans le « clivage » et « l’avant-garde autoproclamée » ?

 

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Mais tenons-nous en au fond du propos d’Adrien Quatennens. La FI n’aurait donc pas « vocation à être un énième parti de gauche ». Comment dire l’amertume que l’on ressent en lisant une telle affirmation bravache ? La FI n’était pas un énième parti de gauche : elle était le pôle d’agrégation de la gauche qui n’avait pas renoncé à changer le monde. Sur cette base, elle avait réuni à la présidentielle de 2017 près de 20% des électeurs, tous venus de la gauche, issus des catégories populaires et des couches moyennes. C’était sa force. Deux ans plus tard, seul un électeur sur cinq de Jean-Luc Mélenchon a revoté FI. En deux ans, la FI est devenue une force parmi d’autres. Si affaiblie avec ses 6% qu’elle n’a plus la puissance d’agrégation dans un paysage éclaté par la bombe Macron, ravagé par l’emprise de l’extrême droite, hébété par trente ans de déréliction des grands partis de gauche.

La petite musique de ce tweet est par ailleurs conforme aux propos d’autres dirigeants insoumis : la campagne de la FI n’aurait pas été assez lisible. Elle aurait été brouillée par la personnalité de la tête de liste, d’une gauche assumée et par trop consensuelle. Rien ne permet d’étayer cette explication. Manon Aubry est une jeune femme qui a mené une campagne dynamique sans jamais s’écarter du discours FI, allant même jusqu’à saluer, au micro d’Europe 1, le caractère très démocratique de l’organisation : « Jean-Luc Mélenchon ne décide rien. La FI est gouvernée par sa base. »

Inconnue il y a six mois, elle n’a pas modifié l’image du mouvement. On se souvient bien moins de ses discours que des saillies de Jean-Luc Mélenchon contre les médias, des invectives contre Philippe Martinez ou Benoît Hamon, de la vindicte sans répits contre l’appel de soutien des migrants ou encore des désastreuses images des perquisitions.

Et ils sont où les gilets jaunes ?

Mais de ces cinq derniers mois, on retient surtout l’appui sans relâche de la FI au mouvement des gilets jaunes. Il fut un temps où le PCF soutenait de toutes ses forces les luttes ouvrières, en particulier contre la désindustrialisation. On peut partager l’un et l’autre de ces engagements et noter que dans les deux cas, la fonction politique n’a pas été remplie.

Les gilets jaunes n’ont pas besoin de la FI pour s’auto-organiser. Les ouvriers de Renault, les sidérurgistes, les mineurs avaient des syndicats. Dans les deux cas, ils n’ont pas eu l’outil nécessaire pour gagner, une victoire qui ne pouvait être que politique. L’outil attendu est un outil politique qui propose une perspective globale et crédible, qui rassemble la société sur cette alternative. La rupture opérée par la FI avec les couches moyennes, intellectuelles et culturelles, a lourdement pesé dans l’absence de débouché progressiste au mouvement des gilets jaunes.

De surcroît, le défaut d’analyses sur la composition du peuple moderne a affaibli les interventions de la FI : les gilets jaunes ont été l’émergence d’une partie du peuple et non de tout le peuple. Faute d’avoir su proposer une perspective pour la France confrontée à la crise des gilets jaunes, la FI a perdu ses soutiens populaires et manqué son utilité. C’est comme pour le pudding, être « l’outil du peuple et de sa révolution citoyenne » se prouve. Cela n’a pas été le cas, malgré l’intensité du moment.

 

Catherine Tricot

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Vos réactions

  • Ne nous bloquons pas sur les résultats récents. De 20% à 6% la chute est rude mais a-t-elle le sens qu’on lui donne ?
    Si on part de l’hypothèse (à peaufiner) que nous sommes sous le carcan de la 5ème république : un chef à désigner tous les 5 ans, alors il faut relativiser le résultat Lfi.
    Si de plus on admet que l’europe ne fait pas briller les yeux de grand monde, il faut creuser les positions potentielles des abstentionnistes.
    Ceci ne permet pas toutefois l’économie d’un regard critique sur le rôle de JLM et de la FI en géneral (modalités de prise de décisions, prises de positions internationnales, crise du média, affaires judiciaires,...)
    La "poussée" de EELV est une opportunité pour poser le débat : négociation au sein du système mortifère capitaliste ou son dépassement pour notre survie.
    EELV comme le Ps doit disparaître à l’occasion de cette confrontation.

    jeandu13 Le 31 mai à 19:10
       
    • "Doit disparaitre" !!!!!!!On croit rêver...Penser qu’une analyse ponctuelle ou de fond se référant au temps court est plus opératoire que celle qui se fonde sur une analyse multiséculaire des comportements politiques est un non sens, une absurdité. Celle de la direction du PG et de Quatennens

      Dominique FILIPPI Le 31 mai à 19:33
  •  
  • La théorie du peuple entier chère à brejnev ! Quelle tristesse !
    Pour combattre l’hégémonie culturelle des forces réactionnaires suppose de réinventer la façon de faire de la politique et de renouer avec le peuple !
    Pour cela toutes les forces de gauche sans exception doivent reprendre langue ! En mettant les égaux de côté !
    N’oublions pas non plus la confrontation capital travail !
    Jean Pierre dropsit le 31 mai à 21:00

    Dropsit Jean Pierre Le 31 mai à 21:02
       
    • STULTIOR MAXIMUS....7 millions de personnes n’ont pas voté Brejnev...arrête de regarder c’est dans l’air ou BFM...

      Dominique FILIPPI Le 2 juin à 11:01
  •  
  • La conspiration des égos ! Amusante confusion entre l’égocentrisme de nos politiciens et la nécessaire lutte pour l’égalité ( les égaux) proposée par les babouvistes- communistes lors de la grande révolution.

    Le raccourci "disparition d’EELV" doit se comprendre comme alerte sur la tendance opportuniste de ses dirigeants à se lover au sein de l’appareil d’Etat de la classe dominante dès la première occasion. Ce qui était la caractéristique du PS.

    Je pense que la question écologique doit être confrontée sans cesse aux contradictions du capitalisme. L’idée de planification écologique, même si les mots sont connotés ( à tort car la classe dominante planifie ses exactions tout autant) bureaucratie, est une rèponse nécessairement brutale dans un contexte d’urgence (ou alors les écolos officiels sont des charlots, ce qui est possible).
    Le fait que de nombreux jeunes (d’après certaines analyses sondagières) se soient exprimés en faveur d’EELV ne veut pas dire qu’ils pensent que le capitalisme peut être ècologico-compatible.

    Ou alors c’est à craindre du pire pour nous tous

    jeandu13 Le 1er juin à 20:48
  •  
  • Manon Aubry est une jeune femme qui a mené une campagne dynamique sans jamais s’écarter du discours FI, allant même jusqu’à saluer, au micro d’Europe 1, le caractère très démocratique de l’organisation : « Jean-Luc Mélenchon ne décide rien. La FI est gouvernée par sa base. »

    La plupart d’entre-nous ne sommes pas dupes là-dessus. Sur mon blog j’ai écrit :

    c’est un parti dirigé d’en haut par Jean-Luc Mélenchon qui aime faire le progressif. Mélenchon, qui vient du PS et a été ministre, se considère comme le représentant de ceux qui travaillent dans les pires conditions. Il croit savoir le mieux avec ses proches et ne croit pas en une société qui n’est pas contrôlée par une élite. Même s’il se voit comme quelqu’un de gauche, il n’a pas appris de l’histoire : il ne suffit pas de se dire de gauche, il faut l’être aussi. L’Union soviétique avait peut-être un système économique qui rompait en partie avec le capitalisme, mais qui continuait en même temps à être dirigée d’en haut.

    Adrien Quatennens fait de la diversion au lieu

    d’aller de l’avant, en lançant le début d’un mouvement d’éloignement du capitalisme et de sa structure hiérarchique qui sape la démocratie et une société vivante - ce qui implique d’être plus intransigeant et ouvert au changement que, par exemple, Roosevelt, une forme de pragmatisme fondée sur des principes qui permet une réforme progressive par dialogue avec la société et mène dans un sens horizontal.

    (citation de mon blog).

    La Fi n’a pas de futur sans se débarrasser de l’influence lourde de JLM et ceux et celles qui partagent sa philosophie élitiste qu’il n’a malheureusement pas laissé au PS, ce qui paraît peu probable...

    La Fi a été assez douée jusqu’ici pour dissimuler sa vraie nature, mais voilà, l’affaire des assistants parlementaires européens fait que JLM a beaucoup perdu en crédibilité. Bien sur, elle est instrumentalisé par Macron, mais en même temps elle met JLM dans la même ligue que Fillon, Le Pen, Macron, ... Bien sûr, il a ses justifications, tout comme les autres, après je ne me fais pas trop d’illusions, c’est simplement une affaire de la philosophie "le but justifie les moyens" qu’ils partagent touTEs.

    Quand Pascal Cherki dit :

    « Je n’ai personnellement aucun doute sur Jean-Luc Mélenchon, sur la force de ses convictions républicaines et antiracistes et sur sa détermination à combattre l’extrême droite. »

    je suis plutôt d’accord, JLM a SES convictions à lui, il est CONVAINCU de représenter certaines choses, tout comme des dirigeants soviétiques étaient convaincus de représenter certaines choses, par exemple, mais voilà, même si on a une certaine image de soi-même, cela ne veut pas nécessairement dire que ses actions soient en cohérence avec cette image. La philosophie élitiste "le but justifie les moyens" ne peut jamais mener à une société de gauche... L’affaire des assistants parlementaires européens n’a fait que renforcer l’extrême droite. Les gens se rendent compte que JLM n’est pas si différent que ça. Et voilà, ils se rendent compte qu’entre l’image d’un

    caractère très démocratique de

    la Fi et la réalité il y a pas mal de distance... Et voilà, la Fi a vu ses meilleurs jours...

    Pourtant, je préfère par exemple la politique étrangère de JLM à celle de Hamon (qui me semblait bien trop naïf ou alors pire pendant la présidentielle). J’ai apprécié pas mal de raisonnements de JLM. MAIS dans sa façon de faire, dans sa démarche, il y a une incohérence... En fin de compte, il est marqué par sa vie politique. Il est cynique. Il ne croit pas VRAIMENT qu’autre chose qu’un combat entre la droite et la gauche où tout est permis tant que ce n’est pas découvert soit possible. Donc à la surface il y a des belles choses dites - mais après... Du coup comme les autres il est dans la mise en scène. Même s’il est sans doute convaincu de lutter pour la bonne cause, sa façon de faire, l’élitisme, le rapproche malheureusement à ceux qu’il croit opposer, car voilà, le but ne justifie pas les moyens, les moyens doivent être en cohérence avec le but et une société de gauche ne verra pas le jour avec la démarche de la droite.

    hskmen Le 2 juin à 05:41
       
    • Voilà un pigeon de C’est dans l’air ou de BFM...Un petit bourgeois pur sucre.Parce que si c’est dans l’air, l’OBS, France 2, tous les médias l’ont dit c’est que c’est vrai….MAXIMUS STULTIOR....

      Dominique FILIPPI Le 2 juin à 10:54
    •  
    • Réponse à Dominique FILIPPI :

      Vous vous trompez sur moi, je n’ai rien à voir avec ces médias.

      Puis je suis un autiste qui avant l’aah survivait avec le RSA/RMI.

      Je ne crois pas que c’est en continuant comme ça que vous allez être une force unificatrice.

      hskmen Le 3 juin à 00:17
  •  
  • On a compris, Madame Tricot, que la France Insoumise vous insupporte et qu’en faire votre punching-ball à l’issue de ces élections défoule vos nerfs en pelote.

    D’autres que vous ont lu "L’Avenir en commun" et comprennent que la FI puisse vouloir se définir davantage comme un outil de lutte contre un libéralisme sans foi ni loi que comme un "énième parti" qui n’aurait pour but que de se mettre à la botte d’une "gauche" partitaire qui fait profession de la politique des places pour mieux se les disputer. Voilà ce dont les gens qui veulent un vrai changement de système sont lassés !

    Quant aux résultats de ces élections "pseudo-nationales", "pseudo-européennes", ils ne sont pas à comparer (comme le font tous les médias main-stream) avec les présidentielles de 2017. C’est là une ineptie !

    Supportez du moins qu’en quelques mots le député Quattenens donne une vision qui dépasse les engluements et les dévoiements de cette gauche partitaire et appelle à dépasser son unique horizon.

    Que la FI soit le mouvement artisan d’une éducation des esprits, et que l’outil redonne aux citoyens de ce pays les moyens et l’envie de se mêler de politique pour affirmer un véritable pouvoir de décision démocratique qui change la donne, voilà qui a du moins le mérite d’être clair !

    GilbertD Le 2 juin à 10:53
       
    • En l’an 3000...

      Dominique FILIPPI Le 2 juin à 10:57
    •  
    • Voilà un pur idéaliste qui confond temps court et temps long...

      Dominique FILIPPI Le 2 juin à 10:59
  •  
  • ➘ Et encore un article qui occulte l’énorme machine médiatique en branle dans cette histoire, abusant de la lorgnette et de l’œillère, recentrant toute l’analyse sur des détails, et pire encore, sur des individus.

    Les médias dominants font l’élection.

    Qu’on l’admette une bonne fois pour toutes et qu’on avance sur les contrecarres au lieu de perdre son temps à écrire sur le degré de "lisibilité" de la campagne derrière nous.

    Kastillon Le 2 juin à 14:15
       
    • OUI MAIS C’EST NATUREL QUE LES PRIVILEGIES DEFENDENT LEUR BOUT DE GRAS...comme disait Coluche…"à quoi çà sert d’avoir le pouvoir si c’est pour pas s’en servir"...

      Dominique FILIPPI Le 2 juin à 14:54
  •  
  • D’accord j’ai voté mélenchon et je suis pas un brejnevien
    La télé très peu pour moi !
    Plutôt L’huma regards france inter et radio campus
    Bon à mon humble avis
    Mélenchon aurait pu être un rassembleur respectant les différentes sensibilités !
    Jean Pierre dropsit le 02 juin à 20 :45

    Dropsit Jean Pierre Le 2 juin à 20:44
  •  
  • en groupe de travail sur la recherche de ce qui ne va pas dans une entreprise, on parle de la "cause source " c est à dire rechercher les causes internes des difficultés, ne pas tout expliquer par les médias .........sans les auculter

    nous avons fait une campagne déplorable

     1er point : donner une raclée à macron...ben oui, c est évident, il est seul contre tous, même à 25% des voix cela faisait 75% des voix contre lui...

     2° point : battre macron : comme le disait andreï andreïovitch kotarac, seule une liste pour battre macron, le RN

     3° point : la fédération populaire : les sondage nous donnent largement en tête de la gauche, nous appelons le peuple à s unir autour de nos idées... ce que que propose les verts maintenant

     4° point : nous créons nos propres sondages : par des spécialistes, mais nous n avons pas le droit de les produire.. certains députés parlaient de résultats internes à 2 chiffre : ils ont eu raison 6.3 !!

     5° point : désobéir aux traités : belle ambiguïté alors que les 3% de déficit peuvent être dépassé sen cas de" situation extraordinaire et que l opting out permet de ne pas appliquer des règles de l’ UE

     et pour nous achever l écologie populaire et le massacre anti Jadot, certes qui le mérite bien , mais qui n était pas indispensable

    Fédération populaire, écologie populaire, démocratie populaire pour finir à la soupe populaire merci pour tout !!

    drakar69 Le 3 juin à 10:27
  •  
  • On finit par s’habituer aux plats froids... c’est le cas avec vos articles madame Tricot. Vous aurez compris que je ne partage pas vos "constats" (disons que "déductions" serait un mot plus juste pour les qualifier). Par contre, je partage parfaitement cette phrase que vous adressez à A. Quatennens :

    "

    C’est comme pour le pudding, être « l’outil du peuple et de sa révolution citoyenne » se prouve. Cela n’a pas été le cas, malgré l’intensité du moment.

    "

    En effet, une majorité de gens sont devenus par la force des choses totalement hermétiques aux discours politiques, il est donc logique de ne pas les voir sauter dans les bras du premier venu (je vous rappelle que les électeurs du RN restent moins nombreux que les abstentionnistes)... Moi même je me vois comme une exception car dégouté des autres formations de gauche, je suis sorti de l’abstention et du vote blanc parce qu’un projet de société novateur plus juste émergeait avec la France Insoumise. De fait, je suis très content que des "députés de combat", comme ils aiment à se qualifier eux-mêmes, soient présents à l’Assemblée Nationale et bientôt au Parlement européen pour défendre (autant que possible) l’Intérêt Général face aux attaques permanentes d’une élite autoproclamée et sécessionniste qui a compris que sa liberté "vorace" était incompatible avec l’émancipation du plus grand nombre (ne vous en déplaise)...

    Cependant, il convient de rappeler que le "dégagisme" qui a aider à l’émergence de cette formation politique ne tenait pas tant uniquement aux personnes qu’aux méthodes. Si la France Insoumise persiste, comme le font tous les autres, à faire uniquement du "missionnarisme" en allant porter la "bonne parole" au Peuple (qui, du coup, si l’on en suit cette logique, cherche donc un berger pour le guider), alors il y a fort à parier que son projet de société écologiste, humaniste et démocrate ne rencontre jamais ceux pour qui elle le porte : Les gens du Peuple...

    Je mettais jusqu’ici un signe égal entre "Insoumission" et "subversion" mais le temps passant, je ne vois pas la FI se concentrer sur autre chose que le formalisme attendu des échéances électorales.
    Or :
     d’une part, convaincre ceux qui croient encore à la parole politique n’est pas le plus pertinent, car ils se sont déjà forgés une identité qui dépasse le simple cadre des valeurs pour se cristalliser en une appartenance "partisane" dont les plus attachés ne pourront pas faire autrement que de la défendre en attaquant à leur tour la FI...
     d’autre part, pour convaincre, il faut non pas être entendu, mais écouter et le temps disponible de cerveau des gens va continuer à s’amenuiser sous les injections de simplisme et de pensées pré-machées faites avec entrain par les medias mainstream..
    Il faut que la cohérence reste la ligne directrice de la France Insoumise et si le Peuple doit s’émanciper, on doit lui permettre d’entrevoir que cela est possible !

    Je souffre d’attendre que la France Insoumise se mette à travailler sur un projet d’envergure visant à construire une approche des "masses" à même de leur permettre de se conscientiser elles-mêmes ! L’Education Populaire, subversive par nature, resterait la meilleure manière d’appréhender le chantier immense dont il est question, chantier qui ne peut s’inscrire que dans le temps long... Mais plus les moyens seront conséquents, plus les fruits en seront récoltés tôt ! Si la France Insoumise ne veut pas se transformer en une écurie d’où sortiront les futurs élus de demain, tout aussi amnésiques qu’ils le deviennent tous, alors il faut absolument et rapidement, en parallèle de ces députés de combat, initier une dynamique constructive en matière d’Education Populaire !

    Quoiqu’il en soit, ceux qui font le calcul de profiter des voix des déçus de la FI se trompent grandement... Ils oublient qu’une majorité d’entre eux n’avaient déjà plus du tout confiance en tous les autres ! A bon entendeur, j’espère que le message sera entendu à la France Insoumise.

    carlos Le 3 juin à 12:38
       
    • "un projet d’envergure visant à construire une approche des "masses" à même de leur permettre de se conscientiser elles-mêmes ! L’Education Populaire, subversive par nature, resterait la meilleure manière d’appréhender le chantier immense dont il est question, chantier qui ne peut s’inscrire que dans le temps long... "
      Si j’ai bien compris ...vu le potentiel militant de LFI actuellement à peu près 5000 militants réels et pas les sornettes de 500 000...il faudrait un éducateur populaire pour 10000 habitants......BON COURAGE  !

      Dominique FILIPPI Le 3 juin à 23:43
    •  
    • Ce n’est pas avec des militants que les choses se feront, mais en associant ceux qui travaillent déjà dans l’Education Populaire au travail de réflexion d’une telle entreprise qu’il pourra déboucher sur quelque chose. Quant aux 5000 militants, ils pourront être 500, 50 ou 5 si vous voulez... LREM en a 3 et ils font 20% à chaque élection :) .

      carlos Le 4 juin à 12:30
    •  
    • Je vous jure qu’il n’y a aucune malice mais qui sont les éducateurs populaires non militants !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      Dominique FILIPPI Le 4 juin à 16:59
    •  
    • Vous avez bien compris M. Filippi que j’évoquais les militants de la FI... Et non le militantisme tout court ! Car il y a fort à parier que les éducateurs Populaires s’entendent bien comme des militants... Mais leurs démarches est saine et tend a ce que chacun "se" conscientise plus qu’à choisir une chapelle plutôt qu’une autre a gauche !

      Carlos Le 8 juin à 10:34
    •  
    • je ne vois pas où vous voulez en venir...Les militants de la FI sont des éducateurs populaires comme ceux du PCF, de la gauche mouvementiste….Le pb c’est celui du vidage de l’océan à la petite cuiller...c’est l’idéologie trotskisante des minorités agissantes et éclairantes...ou alors il faut m’expliquer où est la nouveauté...pas de parti guide là je suis d’accord ...mais l’horizontalité poussée à l’extreme çà ne donne que des groupuscules qui font une belle collection de nains (Générations, LFI, NPA, LO, Attac, Ruffin et Nuit debout, Autain et Regards, Sud).REVENIR AU JAURES DE 1904- 1906 SERAIT FECOND….

      Dominique FILIPPI Le 8 juin à 11:28
    •  
    • M. Filippi, si tout éducateur populaire tient du militant, l’inverse n’est pas vrai !
      Car avec l’éducation Populaire, il ne s’agit pas de prêcher la bonne parole, ni de jouer la carte de la propagande ou du partisanisme de clocher, mais d’une relation très particulière qui n’est pas celle de celui qui sait, au dessus de celui qui ne sait pas... Mais d’apprendre a travers l’échange mutuel ce qu’est le monde. On trouvera les éducateurs Populaires dans un domaine d’activité bien précis et non en allant frappé seulement au PCF ou NPA (il y en a la bas aussi... Mais moins que de militants)
      Bref...

      carlos Le 8 juin à 13:38
  •  
  • "La rupture opérée par la FI avec les couches moyennes, intellectuelles et culturelles, a lourdement pesé dans l’absence de débouché progressiste au mouvement des gilets jaunes." : que signifie cette phrase sinon un avant-gardisme surrané... Cette rupture ne date pas de la FI, et le débouché "progressiste", on dirait du Macron, et ça veut dire quoi en langage non codé... Vous voulez une gauche gauchiste, petite bourgeoise, aux mots d’ordre creux et le peuple à distance, bref une gauche sans le peuple, ou mieux : une gauche en surplomb du peuple... Non merci...

    Oliver_Twist Le 5 juin à 01:23
  •  
  • Pourquoi mentez-vous, Mme Tricot ? Vous mentez sur la question migratoire en faisant un faux procès à Mélenchon. Vous mentez sur la question des médias. Mélenchon ne s’en prend pas aux médias, ni aux journalistes, il s’en prend aux médias dominants appartenant à une poignée de milliardaires et dont le rôle est dévoyé. Sa critique des médias, même si maladroite, est des plus pertinentes.
    Vous avez beau faire, Mme Tricot, vous n’arriverez pas à fai
    re oublier que c’est votre parti, le PCF, qui est responsable de l’éclatement du Front de gauche, notamment au moment des municipales, quand votre chouchou, Ian Brossat, a préféré faire alliance avec les pseudos socialistes en échange d’un plaçou d’adjoint plutôt que de participer au rassemblement de la gauche. Si votre parti est sub-claquant, c’est parce qu’il est incapable de se projeter à plus long terme et préfère s’allier avec des socialistes de droite pour conserver quelques places d’élus. Mais vous en aurez de moins en moins, des élus, à continuer à être aussi illisibles.

    _

    Gilbert Duroux Le 6 juin à 01:11
       
    • Avec 6% , tu en es encore a cracher sur le PC. Pauvre de toi.

      derf Le 9 juin à 11:51
  •  
  • Mélenchon a dit que le pcf portait le néant suite à un tweet avec Pierre Laurent !
    Si on arrive pas à ouvrir des débats et lutter contre le sectarisme !!
    Ça sera le néant pour tout le monde à gauche ! Fi compris

    Jean Pierre dropsit le 09 juin à 14:36

    Dropsit Jean Pierre Le 9 juin à 14:37
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