Accueil | Par Etienne Sandoz, Pablo Pillaud-Vivien | 6 juin 2019

Garrido - Jadot : le populisme contre la gauche

Certains gagnent, d’autres perdent mais en ce moment, ils ont la même obsession : les écolos et les insoumis s’en prennent à la gauche pour viser l’hégémonie. Une stratégie à risque.

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Les élections européennes passées, le débat stratégique à gauche redémarre sur les chapeaux de roues. C’est dire que ce scrutin n’a rien résolu de la crise à gauche. Dans l’espace social-démocrate, Place publique a perdu son pari de rassembler autre chose que les restes du Parti socialiste. Quant au PCF, he is NOT back. L’exploit de La France insoumise en 2017 semble loin. Une plus ample réaction de Jean-Luc Mélenchon est attendue, mais, à en entendre les députés La France insoumise Danièle Obono ou Eric Coquerel, rien à signaler, circulez, y’a rien à voir. Se remettre à travailler est la seule option envisagée après l’échec, avoué douloureusement.

 

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Yannick Jadot, lui, est heureux de sa place sur le podium derrière l’infernal duo Marine Le Pen/Emmanuel Macron, et il se sent pousser des ailes, mais surtout des ambitions. Le choc des résultats s’estompe et sortent les premières réactions. Aux premiers rangs : Raquel Garrido, l’insoumise devenue chroniqueuse télé, mais bien décidée à revenir dans l’arène, et ledit Yannick Jadot, tous deux dans les starting-blocks. En politique, mieux vaut jouer un coup d’avance quand l’horizon est trouble. Ces deux-là que tout semble opposer sur le fond, font pourtant un plaidoyer commun pour le « ni droite ni gauche ». L’une s’en sert pour tenter rassembler au-delà des frontières idéologiques, l’autre pour s’installer au centre mais les deux le font, de facto, contre la gauche.

L’hybris populiste

Raquel Garrido n’en démord pas. Après le succès de son passage dans la Midinale de Regards, elle enfonce à nouveau le clou dans Marianne. Le souverainisme et le dégagisme sont l’unique avenir de La France insoumise. Cette dernière se doit d’imposer sa « summa divisio » chère, si on la suit, à Ernesto Laclau. Abandonner la gauche pour un projet souverainiste qui mobiliserait largement en dehors des appartenances partisanes et des cohérences idéologiques qui ont fait la gauche et la droite des années durant.

Pour s’en convaincre, elle enchaîne alors les contre-vérités et les vœux pieux. Lorsqu’elle annonce par exemple que « La France insoumise, contrairement aux partis de gauche traditionnels, a refusé le cadre de la Ve République », on ne peut que lui rappeler que la VIème République était revendiquée par le PS (et notamment par Arnaud Montebourg) dès 2002. On la retrouvait aussi dans le programme de la communiste Marie-George Buffet, sans compter celui de Jean-Luc Mélenchon en 2012 avec le Front de Gauche, et même celui de Benoît Hamon en 2017. Plus loin, elle revient ensuite sur son obsession pour « les abstentionnistes, les votes blancs et nuls, les dégoûtés de la politique, les nostalgiques d’une droite classique chassée des seconds tours des scrutins » qui semblent, pour Raquel Garrido, représenter la solution à tous les problèmes.

Selon l’Insee pourtant, il est important de rappeler que l’abstention totale n’est que de 14%, si l’on s’en tient à l’année 2017. En effet, 86% des Français et des Françaises ont voté à au moins un des quatre tours de cette année-là (soit à l’un des deux tours de l’élection présidentielle et ou des élections législatives). Bref, ils ne représentent ainsi qu’un faible vivier électoral. Mais qu’importe, ça fait toujours populaire de parler de ceux qui ne votent plus ! Et que dire du potentiel chez les électeurs de droite ? Ils représentaient, en 2017, de 2 à 4% chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, c’est-à-dire presque rien mais quand on ne veut pas voir... On nous rétorquera que la campagne n’était sans doute pas assez souverainiste !

Un bouc-émissaire : la gauche

Ce que Raquel Garrido ne veut en vérité pas voir, c’est que la candidature de Jean-Luc Mélenchon a été portée par la déception du hollandisme et parce qu’il était le choix plébiscité par la gauche. Et d’ailleurs, si l’on pose la question « qui est Jean-Luc Mélenchon ? » en dehors des petits cénacles qui suivent de près la politique, qui peut honnêtement répondre autre chose que « un homme politique de gauche » ?

L’électorat de Jean-Luc Mélenchon était d’ailleurs, en 2017, majoritairement composé de personnes se positionnant à gauche : 72% des personnes se déclarant « très à gauche » l’ont choisi en 2017, ainsi que 53% de ceux et celles se présentant comme étant « à gauche » ou encore 30% de ceux et celles s’estimant « plutôt de gauche » Chez les électeurs « sans sympathie partisane », la pénétration électorale de Jean-Luc Mélenchon est de 16,4% soit en dessous de sa moyenne dans l’électorat (19,6%). De même chez les « ni de droite ni de gauche », 16 et 19%, pas franchement saillant ! La droite et la gauche, un peu trop vieux monde ?

 

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« Il y a eu une mésinterprétation par La France insoumise du vote de 2017 »

 

L’électorat de Jean-Luc Mélenchon est pourtant un de ce qui estime le moins que « le clivage gauche/droite n’est plus pertinent et doit être dépassé », avec 57% de réponses positives contre 66% dans la moyenne de l’électorat, 83% chez les électeurs de Macron, et 70% chez ceux de Marine Le Pen. Quant aux motivations du vote, aucune doute sur leur appartenance partisane, dans l’ordre : hausse des salaires et du pouvoir d’achat, lutte contre la précarité, santé, environnement et défense des services publics. Mais Raquel Garrido de dire en substance dans la Midinale de Regards que « La France insoumise pêche parce qu’elle a trop à dire déjà sur le social, l’environnement, le droit des animaux »...

Le mythe de la composition de l’électorat de La France insoumise

Finalement, Raquel Garrido fait deux erreurs majeures. Elle estime d’abord assez rapidement que, suite à l’érosion du socle de gauche de Macron, Jadot en fut le réceptacle naturel déclarant que « ces votes ne seraient pas venus à La France insoumise ». Que dire alors des 21% d’électeurs de Macron qui ont hésité à voter Jean-Luc Mélenchon en 2017 ? Alors que Macron rodait sur les terres de la droite, au contraire, ces votes auraient pu se porter sur La France insoumise, si elle avait choisi d’endosser sa place à gauche. Déçus de la continuité des politiques néolibérales, ces électeurs et électrices ne pouvaient-ils pas être convaincus ? Trop CSP+ sans doute... Faut-il alors rappeler que ces mêmes CSP+ composaient 49,9% du vote Mélenchon en 2017 ? C’est comme si Raquel Garrido était à la recherche d’un électorat qui n’existait que dans ses rêves.

Encore plus loin dans la politique fiction, elle pense également que la social-démocratie est morte, enterrée avec le vieux monde, alors que sa proposition souverainiste est sans doute le plus grand risque pour la faire renaître. L’extrême dispersion de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon de 2017, notamment en faveur d’EELV (17%), montre en effet que, loin d’être acquis, ces électeurs de gauche peuvent repartir, ne pas adhérer au discours uniquement dégagiste entamé par Jean-Luc Mélenchon, décidé, du moins, pendant la séquence gilets jaunes, à se couper de la gauche. On ne fidélise pas ses électeurs en tournant le dos à leurs repères politiques et idéologiques. L’hybris populiste mal aidé par les presque 20% de 2017 s’engage donc dans un pari dangereux pour la suite du combat.

L’hybris que l’on n’avait pas venu venir

Quant à EELV, depuis le 26 mai la formation écologiste fait dans le triomphalisme : avec 12,6% aux élections européennes et quelque 3 millions de voix, Yannick Jadot se voit déjà à la tête de l’Etat : « Nous voulons conquérir et exercer le pouvoir ». Aux élections européennes de 2009, les écologistes avaient réalisé 16,28% des voix et près des 3 millions de voix, ce qui n’empêcha pas Eva Joly d’en faire 2 millions de moins à la présidentielle en 2012 avec ses 2,31%.

Yannick Jadot veut y croire. Son moment, c’est sans doute maintenant alors que son thème de prédilection domine la scène politique. Les écologistes ont souvent, par tradition et par culture, renâclé à l’idée de s’identifier à gauche. L’écologie devait tracer son chemin pour s’imposer et devenir centrale, sans se soucier du dualisme qui composait la scène politique. Marginalisée, vue comme un sujet secondaire, l’écologie ne le sera probablement jamais plus. Reste que la bataille sur son contenu est ouvert. Même les plus retardataires semblent s’y mettre, que ce soit du côté du Rassemblement national ou à droite. Quelle stratégie donc pour les écologistes ?

Dans son interview au Monde du 5 juin 2019, Yannick Jadot se rêve en leader « d’une nouvelle espérance ». Mais, surprise ! Jadot fait du mauvais Mélenchon. Son but : « sauver le climat et pas les vieux appareils » car « les jeunes ne nous ont pas donné mandat pour nous asseoir autour d’une table avec Olivier Faure, Benoît Hamon et Fabien Roussel ». Encore quelques secondes et il aurait pu parler de « tambouilles ». On verra bien aux municipales où les écologistes ont souvent survécu au moyen d’accords multiples, sans parler d’un passage au gouvernement sous Hollande ! Une chose est sûre, « je ne participerai pas à un rafistolage du paysage politique du XXe siècle », annonce celui à qui certains ont décerné la première place à gauche. Quelle responsabilité ! Mais voilà qu’après La France insoumise, les écolos ont chopé le virus de l’hégémonie !

La technique de la terre brûlée pour mieux rassembler

Et celui qui appelle à rassembler EELV, les animalistes et la liste Urgence écologie ne lésine pas sur ses mots : le rassemblement se fera autour de son projet, « que chacun fasse son aggiornamento ». L’hybris verte mâtiné de populisme se lance à toute vapeur dans les mêmes écueils que la galaxie insoumise. Pour Yannick Jadot, Génération.s et La France insoumise « ne sont pas des partis écologistes ». Les militants de Générations et les insoumis sont cependant les bienvenus pour rejoindre le mouvement. Ce message sectaire n’est cependant « ni de l’arrogance ni du mépris ». C’est mal parti pour véritablement rassembler à terme les électeurs – de gauche comme d’ailleurs...

Yannick Jadot veut sans doute d’abord récupérer l’hémorragie du flanc gauche de Macron. Dont acte. Mais jouer du « ni droite ni gauche » macronien a aussi un coût. Il ne faut pas oublier que les jeunes (les 18-35 ans), dont il est si fier d’avoir suscité l’attention, avaient placé en tête de leur vote de 2017 un certain Jean-Luc Mélenchon. Le degré de radicalité observé chez les manifestants pour le climat pourrait d’ailleurs rentrer en conflit avec son ambiguïté réelle sur la question de la rupture avec le libéralisme – ou avec l’économie de marché. Le député européen se dit pour le libre-échange à condition de ne pas abuser du dumping social et fiscal. Un peu ne fait pas de mal ? S’il n’a pas d’opposition avec l’économie de marché, il risque par contre d’avoir du mal à convaincre ceux et celles pour qui l’écologie politique rime avec une rupture profonde avec le système économique actuel. Existe-t-il donc un espace politique entre Macron et Mélenchon, pour un populisme vert ? Pour le moment, s’il peut échapper à un positionnement gauche/droite, il n’échappera pas à la nécessité de trancher sur son rapport au capitalisme.

En attendant, EELV doit son succès autant à la gauche qu’à l’hémorragie macroniste. Il rencontre en effet le succès chez 17% des anciens électeurs de Jean-Luc Mélenchon de 2017 qui ont voté aux européennes, chez 26% de ceux de Benoît Hamon, et 20 % des électeurs de Macron. Il existe d’autant plus un potentiel à gauche, que les premiers décrochages du bloc macroniste se sont fait chez les sympathisants de gauche. Difficile de savoir, si Yannick Jadot trouvera l’équilibre sur un temps plus long que la campagne européenne. D’autant que la temporalité du vote de son électorat n’a rien de rassurant pour lui, 16% de ses électeurs se sont décidés à voter pour sa liste seulement dans la dernière semaine et 15% le jour du vote !

La gauche est morte, vive le populisme ?

On l’aura compris, le concept à abattre, pour une partie de la France insoumise comme pour une partie d’EELV, c’est la gauche. L’énigme de 2017 reste entière et l’on ne saura jamais vraiment si c’est parce que Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas revendiqué de gauche qu’il a réussi à attirer ses électeurs. Mais force est de constater que tirer à boulets rouges sur elle n’a pas marché pour La France Insoumise et risque de coûter cher à Jadot à l’avenir.

Le populisme revendiqué par Raquel Garrido ne rend d’ailleurs pas hommage à Ernesto Laclau ni à Chantal Mouffe. Il est finalement confondu avec l’imaginaire jacobin au travers de la volonté d’engager une révolution citoyenne comme moyen de la souveraineté du peuple. Les théoriciens du populisme mettaient en garde contre ce concept de révolution dans l’imaginaire de gauche qui « implique un caractère fondationnel de l’acte révolutionnaire, l’institution d’un point de concentration du pouvoir depuis lequel la société pourrait être "rationnellement" réorganisée. C’est là une perspective qui est incompatible avec la pluralité et l’ouverture qu’une démocratie radicale requiert. »

Ainsi, peut-être doit-on préférer la pluralité des réalités populaires à l’unilatéralisme souverainiste pour construire une alternative à la société marchande totale que propose le gouvernement. Et, si le souci des deux penseurs du populisme a toujours été de fédérer, à tort ou à raison, le peuple dont l’identité politique est nécessairement plurielle, jamais n’a-t-on vu, sous leurs plumes, d’invitation à considérer comme des ennemis politiques de potentiels alliés dans la conquête du pouvoir et l’avènement d’un projet émancipateur de gauche. Si Raquel Garrido et Yannick Jadot jouent contre la gauche finiront-ils par comprendre qu’ils jouent aussi contre leur camp ?

 

Pablo Pillaud-Vivien et Etienne Sandoz

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Vos réactions

  • Extrait de mon blog :

    Le Royaume-Uni et les États-Unis ont un système politique unificateur. Leur système bipartite force les gens à se rassembler pour changer la société. Tant le Parti travailliste au Royaume-Uni que le Parti démocrate aux États-Unis semblent être plus vivants et plus dynamiques que des partis similaires dans d’autres pays occidentaux dotés de systèmes multipartites mieux adaptés pour diviser pour mieux régner.

    hskmen Le 7 juin à 22:57
  •  
  • "le bouc émissaire c’est la gauche"....
    Seigneur ce que c’est drôle d’entendre ça quand on est sympathisant de la FI et qu’on a pu observer le comportement des formations de gauche avec la France Insoumise depuis son essor bien avant la présidentielle... Et après...

    Carlos Le 8 juin à 10:41
  •  
  • Vous mélangez un peu tout, dans cet article, pour mieux débiner LFI. Bien entendu, les auteurs sont incapables de dire pourquoi le mot "gauche", et par qui, a été sali. Ils pensent sans doute qu’on peut refaire l’union de la gauche à l’ancienne (l’appel au big bang, le énième du genre, ça revient à ça) sans faire un bilan complet de l’exercice du pouvoir par le parti prétendument socialiste. On efface tout et on recommence !
    Au passage, quand bien même LFI récuserait l’étiquette de gauche, salie par vos amis, il y a bien plus de gauche dans son programme que dans ce que défendent bien des signataires de votre "Big bang" (dont certains ont participé ou ont été complices des saloperies du PS). On pourrait dire, pour parodier Pierre Reverdy : il n’y a pas de gauche, il n’y a que des preuves de gauche.

    Gilbert Duroux Le 8 juin à 15:09
  •  
  • On aime à dire en parlant de LR et du RN que les français choisissent l’original à la copie et bien c’est la même chose pour le dégagisme. Ce discours entretien le RN et n’a rien à faire à gauche. Le slogan avec Manon dégageons Macron, entretien l’idéologie du RN
    Le seul que je voudrais entendre c’est un discours d’espérance, de construction, de rassemblement. Voilà ce qui remobilisera l’électorat populaire.
    A si il reste une chose à faire dans le dégagisme. C’est dégageons les dégageurs.

    derf Le 9 juin à 11:10
  •  
  • Oh et puis j’avais pas vu mais le coup des 14% d’abstentionnistes, c’est trop drôle ! En même temps, il paraît que plus c’est gros plus ça passe Pablo, Non ?
    Il y a 12% de non inscrits sur les listes électorales en France ( 5 millions de personnes en âge de voter et de nationalité française absents totalement des listes) et qui en l’occurrence ne sont donc pas comptés dans les inscrits avec lesquels on calcule le taux d’abstention...
    Et sur les 4 tours des élections présidentielles et législatives, rétablissons factuellement les taux d’abstention enregistrés :
     1er tour présidentielles 22%
     2ème tour présidentielles 25%
     1er tour législatives 51%
     2ème tour législatives 57%
    Le pire, c’est le discours au combien rationnel, basée sur une logique d’ailleurs reprise au Parti Socialiste, qui veut qu’un citoyen qui ne vote pas n’étant pas "rentable" pour un parti politique, autant ne pas s’y intéresser (et tout le monde sait maintenant que plus on fait parti des catégories défavorisées et exploitées, moins on vote... de là à penser que les partis, de gauche comme de droite, favorisent les intérêts de ceux qui ont encore quelque chose à perdre, il y a pas long...) !
    Que c’est beau les valeurs de la gauche !!!!

    carlos Le 10 juin à 13:08
       
    • le mouvementisme fait peur aux couches moyennes ET populaires à gagner ….Pour des raisons différentes d’ailleurs...Actuellement ceux qui à gauche et nulle part ailleurs avaient voté JLM en 2017 prennent l’orientation politique de Mélenchon pour du gauchisme plus ou moins intello. C’est ce que rejette Clémentine Autain. Il y a à la FI toute une bande de jeunes qui croient avoir inventé un sésame avec l’AEC...résultat... 6%. On peut avoir un programme formidable dans les cartons et inaudible par le pékin ordinaire...surtout quand on a les hyènes médiatiques aux trousses...Donc une orientation stratégique nouvelle doit être prise QUI LAISSE TOMBER LE MOUVEMENTISME et revienne aux fondamentaux de la gauche tels que JLM les déployait en 2017.PAS D’OUTRANCE. D’autre part une fusion PCF et LFI me parait urgentissime….surtout si on veut garder quelques mairies...à moins que faire de l’agitprop trotskisante soit vécu comme la solution...Si LFI choisit ce chemin c’est la mort certaine. Un sursaut de lucidité est-il encore possible ? Réponse le 23 ?

      Dominique FILIPPI Le 16 juin à 11:06
  •  
  • Décidément plus je relis...
    "Ce peuple dont l’identité politique est nécessairement plurielle" - On évoquera plus le fait que le Peuple n’est pas une identité politique... MAIS UNE ENTITE POLITIQUE nécessairement changeante dont le fondement s’ancre dans la pluralité démocratique ! De fait, lorsqu’on oppose le Peuple à l’Oligarchie c’est pour dénoncer la logique de domination totalitaire à l’oeuvre dans la volonté exprimée d’une élite autoproclamée et sécessionniste qui a décidé, après avoir mis en place des mécanismes efficaces de conservation du pouvoir, de ne plus participer aux efforts consentis par les différentes composantes du Peuple !

    Le "Populisme de gauche", à partir du moment où l’on est prêt à admettre que le "EUX" et le "NOUS" désignent respectivement d’un côté des "oppresseurs", qui ont décidé précisément la mise en place de cette scission, et de l’autre les "opprimés" dans leur grande diversité qui empiriquement la vivent, manifeste précisément le besoin d’une démocratie radicale dont l’objectif est de garantir la production de cadres théoriques politiques en mesure de nourrir les réflexions des citoyens dans leur ambition de construire un projet de société émancipateur !

    Refuser de désigner un adversaire clairement identifié, c’est empêcher que l’opprimé désigne son oppresseur et "naturaliser" de fait l’ordre social et économique injuste contre lequel alors il serait vain de s’élever : Peut-on se battre contre l’ordre naturel des choses ? De fait, si les affects restent le meilleur moyen de permettre une conscientisation, cette conscientisation sans pensée critique et subversive, n’apporte pas à elle seule les conditions de l’émancipation...

    Révolte et pensée subsversive sont les 2 faces d’une même pièce ! Alors Pablo, quelle est donc cette idée saugrenue que de demander à chacun de choisir entre l’une et l’autre ?????

    carlos Le 10 juin à 14:07
       
    • La France depuis deux siècles est partagée entre droite et gauche.Eton y peut rien. Alors arrête de te masturber le cerveau...

      Dominique FILIPPI Le 14 juin à 11:55
    •  
    • CQFD... A quoi bon penser ? A quoi bon se révolter ? puisque c’est comme ça...

      carlos Le 14 juin à 14:08
    •  
    • Cette Garrido est une hystéro-mouvementiste.

      Dominique FILIPPI Le 16 juin à 10:46
  •  
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