Illustration Alexandra Compain-Tissier
Accueil | Portrait par Pablo Pillaud-Vivien | 18 septembre 2018

Gérard Collomb, le train en marche

Ce mardi 18 septembre, Gérard Collomb annonce à L’Express son intention de redevenir maire de Lyon. Le ministre de l’Intérieur, âgé de 72 ans, pourrait quitter le gouvernement après les européennes de 2019. Portrait d’un socialiste très modéré, d’un opiniâtre qui a fait le pari d’un macronisme dont il est un précurseur, mais qui le fait paraître dépassé.

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Portrait extrait du numéro d’automne 2017 de Regards.

La politique est un concept bien trop courageux pour que la raréfaction de ses manifestations et l’appauvrissement de sa substantifique moelle ne nous étonnent plus guère – parmi ses représentants officiels, entendons-nous bien. Car il est acté qu’il est, de nos jours, devenu un sport international, que ce soit au Venezuela, en Allemagne ou en République démocratique du Congo, de troquer ses idéaux contre la conquête ou la conservation du pouvoir et les habits qui vont avec.

Et, une fois n’est pas coutume, en France, dans ce sport-là, on a de vrais champions, à l’instar de Gérard Collomb qui, dans le genre, tient plutôt bien la corde. Avec son style de vieux depuis qu’il est jeune, sa propension au marathon plutôt qu’au cent mètres, son côté boxe version Ray Leonard (battu par Roberto Duran aux points à Montréal en 1980 qui prend sa revanche au Superdome cinq mois après), le tout sans jamais vraiment être maillot jaune mais plutôt maillot à pois, Gérard Collomb est le prototype même du politique dont l’unique motivation est l’assouvissement de sa soif de prestige politique – et de pouvoir, oui, de pouvoir.

Lorsque l’on regarde sa carrière (à ce niveau-là, on ne peut pas trop l’appeler autrement), on en vient même à penser qu’avec le Parti socialiste, il s’était peut-être trompé d’écurie au départ, ah mais finalement non, et puis si, ou alors non, on ne comprend plus rien. En bref, la vie politique de Gérard Collomb, ce n’est pas tant un sport que le fil rouge de feu Intervilles : pendant que d’autres se coltinent la vachette, les rouleaux sur la piscine ou le concours de lancer de tartes, lui nous fait bien rire à escalader, depuis plus de trente ans, un mur en mousse de cinquante mètres – on ne le regarde pas tout le temps parce que c’est quand même assez chiant à la longue mais à la fin, c’est Gégé (comme l’appellent ses intimes) qui se retrouve en haut de la pyramide.

Gauche de circonstances

Mais reprenons depuis le début… Au départ, comme le racontent ses hagiographes officiels, Gérard n’était pas prédestiné à faire la carrière qu’il a embrassée : fils d’une femme de ménage et d’un contremaître cégétiste en usine, il est le second d’une famille populaire de Bourgogne où la question des études et d’un travail intéressant semblent secondaires en regard de l’impériosité d’avoir femme, enfants et petite haie de thuyas bien taillés. Alors quand, sur les conseils de ses professeurs avisés, il décide d’aller faire une hypokhâgne au prestigieux lycée du Parc dans la Lyon voisine, c’est un peu comme s’il partait à l’autre bout du monde. Son échec à l’entrée de l’École normale supérieure (ENS), selon ses laudateurs, en est à peine un : il entre à la faculté de droit de Lyon et c’est là que tout commence – parce qu’on est en 1968 et que, dans les facultés des grandes villes, même un chat qui pisse dans le couloir entre deux amphis, il fera de la politique.

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« Déjà modéré », se souviennent avec une émotion non feinte ses camarades de promo de l’époque, Gérard va passer brièvement par l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) avant de rejoindre la Convention des institutions républicaines de François Mitterrand – CIR qui sera, après le congrès d’Épinay de 1971, dissoute dans le PS. Mais il ne faut pas voir là une quelconque prise de parti idéologique ou un semblant de consistance pouvant constituer un début de colonne vertébrale politique. Non, il s’agit plutôt d’un hasard de l’histoire et des acteurs qui, bon gré, mal gré, la font : Gérard Collomb était dans une fac de gauche au moment d’événements qui allaient marquer toute une partie du champ politique, c’est donc à gauche qu’il s’est retrouvé – mais il est fort à parier que s’il avait été étudiant à Assas en 2013 au moment du Mariage pour tous, il se serait sûrement tourné vers la droite.

Alors certes, ça ne commence pas comme un panégyrique, cette histoire de Collomb… Mais il est vrai que, vu de la gauche, le parcours comme les convictions de l’ancien maire de Lyon sont assez compliqués à aborder avec bienveillance. Et pourtant, il ne manque pas de qualités, à commencer par son incroyable opiniâtreté. Parce qu’il s’en est pris, des baffes, Gérard. Et d’abord à Lyon sur laquelle il a jeté son dévolu et où son ascension a été périlleuse et entachée de mauvaises pioches-retours à la case départ. Il fut même un temps où on l’a appelé le "pestiféré de la fédération du Rhône". Pourquoi ? La réponse est assez simple : l’évidence de ses ambitions personnelles qui se heurtent de plein fouet à celles des autres prétendants. Car, si l’on en croit les dires de ses proches, Gérard Collomb a commencé de fomenter, et de façon explicite, son objectif de prendre la mairie de Lyon dès le début des années 1970. Alors évidemment, ça crée des flopées d’ennemis… D’autant que Gérard a le chic, dans un premier temps, pour se maquer avec ceux qui perdent.

Stratégie de la pyramide

Dans le triumvirat qui a accompagné les premiers pas dudit Collomb et dont les ombres hantent encore son action aujourd’hui, il y a, par l’ordre d’aînesse : Claude Bernardin, avocat et figure emblématique de l’opposition socialiste à Lyon qui a adoubé Gérard Collomb avant de disparaître de la vie politique de façon anticipée en 1983 pour des raisons de santé ; Franck Sérusclat, sénateur-maire de Saint-Fons, dans la banlieue de Lyon, qui a cédé son siège au Palais du Luxembourg à Gérard Collomb en 1999 ; et Lucien Durand, conseiller général du Rhône pendant vingt-cinq ans. À eux trois, ils ont arrimé le wagon Collomb au TER de la politique locale et au TGV de la politique nationale. Le premier lui a offert sa connaissance des dossiers, le second son architecture idéologique (et son siège au Sénat) et le troisième sa culture du terrain.

Ces trois hommes sont des barons locaux, bien implantés et qui seront nécessaires à l’assise lyonnaise de Collomb. Mais au niveau national, cela a été un peu plus compliqué parce que celui qu’a d’abord choisi Gérard, c’est Pierre Mauroy. Et Pierre Mauroy, à la fin des années 1970, ce n’est pas sur François Mitterrand qu’il mise, mais sur Michel Rocard. Du coup, pendant longtemps, François n’aime pas Gérard… inimitié qui va durer, mais qui n’empêche pas Gérard Collomb d’être élu député en 1981. Ce qui semble important, à ce stade, c’est que Collomb était déjà de ceux qui prônaient l’austérité et un soi-disant retour aux réalités, et qu’il suivait, de facto, ceux qui allaient orchestrer le virage de la rigueur de 1983. Mais, à dire vrai, Gérard Collomb ne se distingue pas particulièrement par des positionnements politiques originaux ou des visions singulières ; non, ce qui marque son parcours politique, ce sont avant tout les hommes derrière lesquels il se range, ceux qu’il choisit pour l’entourer, et les postes qu’il arrive à obtenir. Gérard Collomb, c’est la politique en réseaux, en mode pyramide : bien assise sur sa base mais qui pointe clairement vers le haut.

Paradoxalement, c’est son assise locale qui lui a le plus manqué jusqu’à un âge finalement assez avancé : après 1981, député et principal conseiller municipal d’opposition à Lyon, le pourtant franc-maçon Gérard Collomb subit une assez sévère défaite aux élections municipales qui suivent, initiant, dans le creux des années 1980, une assez longue traversée du désert, faite de doutes et de remises en question. Mais heureusement pour lui, Pierre Mauroy le sauve de ce marasme en le nommant patron, en 1989, de la Fondation Jean-Jaurès, moyen facile de se construire un réseau international et surtout de se donner une crédibilité intellectuelle et morale. Mais il n’en demeure pas moins honni par celui qui va rester président de la République jusqu’en 1995... D’autant que, et ça a le don d’irriter au plus haut point Gérard Collomb, beaucoup parmi les cadres dirigeants du PS, dont François Mitterrand, se désintéressent totalement de la ville de Lyon, pensant, mais l’avenir leur donnera tort, que c’est une ville imprenable pour la gauche. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Charles Hernu, député-maire socialiste de Villeurbanne, propose à Gérard Collomb d’abandonner Lyon pour sa ville, beaucoup plus facile pour un candidat PS. Mais Hernu meurt prématurément avant d’avoir pu adouber officiellement Gérard…

Le Lyon chemin

Malgré cet événement qui ressemble à une presque trahison de Lyon, ses proches maintiennent la thèse de son ambition précoce d’en prendre la mairie. Il s’agit, à n’en pas douter, d’une sorte de début de mythification, de réinvention, un peu à la manière des empereurs byzantins qui s’inventaient des ascendances divines, de ce qu’a été la genèse de son parcours, avec une claire volonté d’inscription téléologique des premières étapes de sa vie à l’aune de ce qu’il est devenu. On prête notamment à l’actuel ministre de l’Intérieur des aphorismes programmatiques dès les années 1970 de ce que sera le futur quartier Confluences ou les berges de Lyon. Mais, surtout, on lui fait formuler explicitement sa volonté d’être maire de la ville dès, quasiment, ses années de faculté : ici avec un regard déterminé face au Rhône, là au sortir d’un match de l’Olympique lyonnais à Gerland. Alors, c’est joli le roman d’une vie, mais il faut prendre avec des pincettes ce que l’entourage d’une personnalité comme Gérard Collomb raconte. Parce que ce qu’il est, avant tout, c’est un baron local – et qu’il traine nécessairement derrière lui son florilège d’échecs, de promesses non tenues et, bien évidemment, de casseroles.

C’est en 1995 que Gérard Collomb met le premier vrai pied à l’étrier de la mairie de Lyon en emportant celle du 9e arrondissement de la ville. Certes le PS national se prend une sacrée claque et l’élection de Raymond Barre aurait pu être catastrophique pour lui. Mais c’est exactement le contraire qui se produit : Barre, qui a des comptes à régler avec le RPR, décide, dès le début de son mandat, de nouer une alliance objective avec Collomb. Loin d’être complètement éloignés idéologiquement, ils s’attachent à faire du 9e un quartier modèle en favorisant son développement économique, mais aussi en modifiant profondément son urbanisme. Pour cela, il s’appuie sur les études, et même sur les idées de ses prédécesseurs. Car c’est cela sa plus grande force : ne pas penser ou imaginer à partir de rien, mais plutôt mettre en place et montrer qu’il a bien fait.

Alors quand arrivent 2001 et ses élections municipales, Gérard Collomb a déjà un solide bilan à défendre dans son arrondissement, et c’est ainsi qu’au terme d’une bataille où la droite s’est entredéchirée (Charles Millon, UDF, qui avait fait quelques années auparavant alliance avec l’extrême droite pour remporter la région, et Jean-Michel Dubernard, RPR), il remporte le second tour. Assez rapidement, il s’attache à mettre en place une stratégie qui va s’avérer gagnante pour conforter son assise à Lyon, mais aussi pour faire de sa ville un laboratoire de la politique qu’il rêve de mettre en place au niveau national. Pour cela, il s’entoure des grands et des petits industriels, de commerçants et des associations locales, il facilite l’implantation de start-ups et veille à bien prendre le virage de la révolution numérique. Il s’attache aussi à résoudre les problèmes que certains quartiers posaient, notamment quant à leur salubrité et leur sécurité. Du point de vue de la culture, il veut refaire de Lyon un carrefour national voire international des arts et il double son budget dès son arrivée à la mairie : le geste est fort et c’est tant mieux pour les opérateurs culturels locaux. Mais sans vouloir absolument voir le diable dans une pâquerette, il est certain qu’une telle stratégie est avant tout pensée pour permettre à sa ville de rayonner à la hauteur de ses ambitions.

Sécuritaire et libéral

Et pour satisfaire ses ambitions, Gérard Collomb a besoin du Grand Lyon, parce que c’est là – et seulement là – qu’il trouvera les moyens financiers pour mener à bien sa politique. Il y arrive quelques jours seulement après sa victoire aux municipales en récupérant les voix notamment des maires des petites communes et des élus UDF. Mais tout ne va pas comme il le souhaiterait en début de mandat : il est sous le feu des critiques, souffrant notamment de la comparaison avec la réussite immédiate de Bertrand Delanoë. Alors certes, comme il le dit lui-même, Paris est une ville finie où il n’y a qu’à faire de l’évènementiel (id est Paris-Plage et Nuit blanche) pour que tout le monde soit content, tandis qu’il y a encore tout à faire à Lyon. Mais il est rude de voir Libération titrer en 2002 : “À Lyon, Collomb, c’est pas l’Amérique”.

D’autant qu’au-delà de la tournure austère que le maire semble vouloir donner à son mandat, il s’investit dans des sujets qui ne sont pas à proprement parler des sujets de gauche, à commencer par la sécurité : la police municipale est renforcée, un système de vidéosurveillance est projeté, la vente d’alcool est interdite dans certains quartiers… Rebelote lorsqu’il s’acoquine avec les promoteurs immobiliers et les chefs d’entreprise, leur assurant qu’ils seraient les priorités de son mandat. Car si Collomb est un sécuritaire, c’est aussi et surtout un libéral. Rien, donc, de très socialiste là-dedans… Mais là où il est fort, le Gérard, c’est qu’il sait passer deux heures au troquet où se réunit l’amicale des boulistes tous les dimanches. Et ça, pour beaucoup, ça suffit à justifier sa carte au PS. D’autant qu’il a aussi doté la ville de vélos en libre service – si ça ce n’est pas de gauche, alors je ne m’y connais pas. Et ça marche, puisqu’il est réélu en 2008 dès le premier tour, ne laissant à Dominique Perben que 30 % des voix.

Mais Gérard veut aussi briller au niveau national. Et c’est notamment au moment des présidentielles qu’on le voit le plus s’agiter : écurie Dominique Strauss-Kahn puis écurie Ségolène Royal en 2007, il est de ceux qui s’impliquent pleinement dans les batailles, utilisant toute son influence locale et nationale. Itou en 2012 pour faire gagner François Hollande, même si certains sous-entendent qu’il aurait pu lui-même être candidat, surtout après la publication de son livre Et si la France s’éveillait… Mais il n’en est finalement rien, Gérard Collomb restera encore quelques années un personnage national secondaire (ah oui, parce que contrairement à ce que beaucoup – dont lui-même – pensaient, ce n’est pas encore en 2012 qu’il deviendra ministre). Et l’on serait presque tenté de dire “heureusement” car lorsqu’on regarde d’un peu plus près ses prises de positions publiques depuis, c’est pas joli joli : d’abord Gérard est opposé à la règle de non-cumul des mandats… Bon, tu m’étonnes, il est à la fois maire de la troisième ville de France et sénateur, et il ne veut pas partager le pouvoir. En 2016, le Sénat plafonne ses indemnités à 4 000 euros du fait de son absentéisme chronique et il décrit ça comme un vrai cauchemar. Ouais, on imagine le cauchemar. De la politique à l’ancienne, donc. D’autant qu’on peut rajouter sa position sur le mariage pour tous, sur lequel il déclare en 2012 au micro d’Europe 1 qu’il « laissera le soin à ses adjoints de célébrer ces mariages ». Super. Plus la photo où-il-dit-qu’il-n’a-pas-fait-exprès, mais sur laquelle il pose tout sourire avec une famille arborant fièrement le pull hideux de La Manif pour tous. Genre il n’avait pas vu.

Laboratoire du macronisme

Gérard Collomb n’est donc pas de gauche – au PS certes mais, comme beaucoup trop en fait, un peu par hasard. Et ça tombe bien pour lui parce que fait bientôt irruption sur la scène politique un type politiquement aussi flou que lui : Emmanuel Macron. Qu’il va suivre très tôt, dès juillet 2016. En plus, ça tombe doublement bien parce que beaucoup de commentateurs voient dans le Lyon de Gérard Collomb un laboratoire du macronisme : la social-démocratie X l’entreprise. Et pourtant, une fois élu, c’est à la sécurité que Macron le colle. Mais ça tombe bien, Gérard adore ça et il a tout plein de mauvaises idées. Ses premières déclarations sont catastrophiques quant à sa vision de la crise migratoire que traverse notre société : volonté de mettre en œuvre une politique répressive envers les migrants, de les « trier » (sic – or sick I don’t know), d’appliquer au pied de la lettre la procédure de Dublin (qui permet à la France notamment de renvoyer les migrants arrêtés sur son territoire dans le pays d’entrée dans l’Union européenne)… On est très loin du discours ouvert et humaniste du candidat Macron pendant la campagne. À tel point qu’on est en droit de se demander s’il ne s’agirait pas d’un jeu de good cop / bad cop entre le président et son ministre de l’Intérieur afin de faire passer le premier pour un saint, alors que c’est la politique du second que l’on applique. Même le très conservateur Jacques Toubon, défenseur des droits en quête d’une nouvelle santé éthique, a tiré la sonnette d’alarme. Mais quand on voit que son directeur de cabinet n’est autre que Stéphane Fratacci, ancien préfet du Doubs lors de l’affaire Léonarda, mais surtout ancien secrétaire général du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy, on se dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu.

Ce que l’on souhaite donc à Gérard Collomb en cette première rentrée de l’exécutif, c’est de réussir le moins possible. Parce qu’il ne faut pas oublier que son poste, à la tête de nos forces de police et en tant que pièce centrale du dispositif gouvernemental (on lui prête, comme à Brigitte Macron, une possibilité de décision sur de nombreux dossiers, parfois même à l’encontre des vœux du président, notamment au moment de la campagne), est particulièrement dangereux. Ainsi, quand, à la suite de violences policières sur des migrants à Calais constatées par les associations sur place, il a pour réponse, en juin dernier, de leur conseiller d’aller « déployer leur savoir-faire ailleurs », qu’il affirme que « les forces de l’ordre agissent en réalité avec beaucoup d’humanité », et quand on apprend qu’il vient de commander pour 22 millions d’euros de gaz lacrymogène, on se dit qu’il est fort à craindre que de nouvelles bavures policières viennent entacher le quinquennat à venir. Sauf si le président de la République arrive, comme avec François Bayrou, à se débarrasser du pépé grincheux. Car, à soixante-dix ans et avec ses idées réactionnaires, Gérard Collomb est loin d’être l’archétype du jeune libéral promu par Macron.

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  • il me rappelle Benoit Hamon politiquement.

    keyou Le 18 septembre à 17:47
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  • « Portrait d’un socialiste très modéré »
    Est-il toujours membre du ps ? Bonne question, merci de l’avoir posé. Quelqu’un saura t’il me répondre ? Peut-être Olivier Faure qui propose une liste d’union des gôches pour les prochaines élections européennes.
    Soit dit en passant cette idée qu’il y aurait plusieurs gauches est assez risible. La gauche de droite, celle du centre, celle de l’extrême centre gauche, celle qui est ailleurs mais on ne sait pas exactement ou.....Franchement ça vire au tragi-comique.

    choucroute Le 21 septembre à 07:56
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