Accueil | Par Roger Martelli | 21 octobre 2018

La haine des médias ou la démocratie ?

La liberté de la presse est imprescriptible et inaliénable. Si le droit à la critiquer est tout aussi fondamental, rien ne peut justifier ce qui pourrait bien apparaître comme un désir de la museler. Et, a fortiori, rien ne peut justifier que l’on attise la haine contre elle et ses acteurs.

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Voilà trop longtemps que la judiciarisation de la vie publique se substitue à un débat anémié, qui a oublié que la politique a pour fonction première de débattre de la société et des conditions de la vie commune. C’est là que git le problème principal, le vrai problème démocratique, celui qui nous étouffe et qui fait les beaux jours des semeurs de haine et d’exclusion. Faire porter la responsabilité de cette carence sur les acteurs de la presse et de la justice, comme s’ils constituaient un bloc, est une faute. Et agiter le spectre des complots est une facilité, trompeuse donc dangereuse. Au temps de la guerre froide, les uns vitupéraient le "parti américain", les autres le "parti de Moscou". Qui a gagné à ces simplismes ? En tout cas, je peux assurer que ce ne fut pas le Parti communiste français.

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Qu’il y ait désormais une mise en scène publique délétère de la perquisition, de l’arrestation ou de la garde à vue est une chose. Elle est du même registre que l’étalage universel de la force, policiers grimés en Robocop ou vigiles bodybuildés qui arpentent les rues et les couloirs de métro. Mais cet usage spectaculaire, qui entend fonder l’ordre sur l’intimidation, n’est pas toujours étroitement ciblé. Il touche en grande majorité les humbles et épargne les puissants. Il peut aussi toucher des puissants, ou en tout cas des moins faibles, sans qu’il soit besoin d’invoquer le spectre des machinations, d’autant plus vénéneuses qu’elles sont bien entendu masquées. La main de Macron, après celle de Washington, de Moscou, de Tripoli ou de Téhéran ? Ce n’est pas être naïf que de dire que cette orientation du débat risque de présenter, pour ceux-là mêmes qui l’utilisent, plus de déboires que de succès.

Une presse plurielle

Il est arrivé, dans la dernière période, que des mots très durs soient employés contre la presse, parfois assortis de propos légitimant la « haine » à l’égard de la « médiacratie ». Stigmatiser en bloc une galaxie qui relève de statuts, d’options et surtout de moyens sans commune mesure entre eux est une facilité que l’on pardonne difficilement à qui veut changer le monde. Et que dire alors, quand les cibles ne sont pas les titres possédés par les puissances d’argent, mais des organes indépendants (Mediapart est un des rares qui soit parvenu à cette indépendance) et des médias du service public ? Comme si la dépendance présumée à l’égard du politique comptait bien davantage que la soumission bien réelle aux ratios financiers, à l’opinion publique calibrée et à l’air du temps. Comme si, parce que toute question sociale est fondamentalement politique, tout relevait dans le détail des organismes et des hommes politiques institués.

Qu’un responsable politique ou qu’un mouvement politique proteste contre ce qu’il croit être une injustice est un droit que nul ne peut contester. Mieux vaut toutefois se méfier de la façon d’exercer ce droit. Il est évident que, dans la pratique, la justice n’est pas si égale qu’elle doit l’être en théorie. Il n’est donc pas faux, hélas, de dire qu’il y a deux poids et deux mesures. Mais protester contre le fait que, par exemple, tel ou tel à droite a été moins sévèrement traité, quand les accusations portées étaient plus graves, est un exercice à double tranchant. On ne demande pas à la gauche d’être moins pire que la droite : on lui demande d’être autrement que la droite, dans un autre rapport à l’argent et au pouvoir. La gauche doit être irréprochable, ou bien, à un moment ou à un autre, elle se renie. Celui qui s’estime dans son bon droit doit s’attacher à démontrer son irréprochabilité, pas à étaler son agressivité.

L’indépendance inaliénable de la presse

On ne peut pas critiquer les magistrats et les policiers pour manque d’indépendance et agir avec eux comme si on leur demandait de se soumettre à une autre autorité. La justice doit être indépendante de tout pouvoir, quel qu’il soit. Elle ne doit pas plus dépendre du parlement que du gouvernement. La loi relève du parlement et des citoyens ; ce ne doit pas être le cas pour la justice. Ou alors, on risque de retomber sur les errements tragiques d’une certaine "justice populaire", aux ordres de ceux qui s’érigent en représentants légitimes et uniques du peuple souverain.

Il en est de même pour la presse. Il faut la libérer de la tutelle de l’argent, en premier lieu, mais aussi de celle de tout pouvoir. Je me méfie, de ce fait, de toutes les instances de contrôle qui, sous couvert de déontologie, sont le plus souvent des instances de mise au pas ou d’assujettissement à l’ordre, plutôt que des lieux de régulation et d’arbitrage sereins. La liberté de la presse se construit par le débat libre, pas par la mise sous tutelle, quand bien même elle serait morale et non administrative. Appeler le « peuple » à se soulever contre les médias, à les châtier ou à les « pourrir » évoque des souvenirs pas très glorieux…

Pour une presse libre, pas soumise à de nouveaux maîtres

Ne nous trompons pas de période. La question n’est pas de savoir qui sera le premier au sein d’une gauche exsangue, en 2019, 2020 ou 2022. Le problème est que nous sommes dans un moment d’incertitude extrême, où les digues démocratiques s’érodent, où les fantômes sinistres ressurgissent. Dans ce moment dangereux, il ne suffit pas de dénoncer les complots et surtout pas d’attiser les haines : il faut à la fois critiquer fermement et retisser l’espérance, celle sans laquelle le mouvement ouvrier et la gauche n’auraient pas su redonner aux catégories populaires le sentiment de leur force et de leur bon droit.

Qui pourrait ne pas comprendre la colère de celle ou de celui qui se sent injustement traité ? Mais quand on a l’ambition d’aider le peuple à installer sa dignité et sa souveraineté, tout écart de comportement dessert l’oeuvre collective que l’on souhaite impulser. La combativité est une qualité, la hargne n’en est que l’envers. Le courage est une vertu, l’invective révèle la faiblesse davantage qu’elle n’exprime la force.

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Des millions d’individus sont en attente de projet, de sens partagé, de nouvelle espérance, individuelle et collective, qui les stimule et donne vie aux seuls idéaux valables, ceux de l’égalité, de la citoyenneté déployée et de la solidarité. C’est une force tranquille qui leur redonnera confiance. À la différence du passé, elle ne reposera ni sur une organisation unique ni sur un seul homme, mais sur le sentiment clairement exprimé de ce dont on ne veut plus et de ce que l’on veut construire. Et, dans ce cadre, plus que jamais nous aurons besoin d’une presse libre, pas d’une presse soumise à de nouveaux maîtres.

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Vos réactions

  • Quel dommage que vous ne soyez pas dans les instances dirigeantes du PCF.
    Je sais, vous y étiez et vous avez laché l’affaire. Moi aussi du reste.
    Je partage votre analyse et redis "quel gaspillage des 7M de voix en 2017".

    pierre93 Le 21 octobre à 09:04
  •  
  • En un mot : bravo !
    Bon et bien il ne me reste plus qu’à consulter la presse libre et indépendante pour m’éclairer sur les choses importantes de ce monde... ALors... Est-ce que Mélenchon le paranoïaque populiste et enragé couche bien avec avec la sulfureuse Chikirou ?...
    Aaaaahhh les médias libres....

    carlos Le 21 octobre à 09:28
       
    • Non, le fait n’est pas de savoir s’il couche ou pas avec la jeune femme. Tout le monde s’en fout, d’ailleurs, moi le premier. Chacun fait ce qu’il veut. Non, ce qui interesse la justice, c ’est de savoir si Pénelope Shikirou était la matresse de Jean Luc, car là, ce serait du détournement de fond. Ce qui explique la reponse publique de Jean Luc "Non, Shikirou n’est pas ma compagne

      Une affaire sans intéret pour moi, que la justice fasse son travail.

      bdpif Le 21 octobre à 14:04
    •  
    • @bdpif - vous avez raison, il est important que Bonnie Chikirou et Clyde Mélenchon paient pour avoir volé l’argent des contribuables français... Heureusement que les médias aident la police, de laquelle son ministre républicain peut être fier, dans cet honnête combat ! Ah bas les persécutions honteuses et appels au meurtre (mais si, mais si !) dont font l’objet depuis 4 jours les médias et la justice !!!! La démocratie est en danger et c’est la France Insoumise Chavezienne et ses hurleurs terroristes et voyous qui la menacent !!!

      carlos Le 22 octobre à 10:26
    •  
    • Personnellement, moi ce qui me sidère, c ’est de voir à quel point ce mouvement Financier Intéressé (FI) peut prendre les gens, ses militants pour des imbéciles.

      Nous en sommes à l’âge d’or du populisme en matière de communication, avec la FI.

      Je vais vous raconter une histoire vraie, et j’atteste la véracité de ce qu’écris (Et j’ai une témoin)

      Justement, ce matin, mon amie, ( que j’ai hébergé hier soir pour jouer aux cartes ;) ), en buvant la café me demandait en regardant la télé, d’ou pouvais venir ces 12 OOO euros en liquide trouvés sur une leader de la FI, je lui ai proposé la première réponse qui m’est venue à l’esprit, sachant qu’en communication et en Quotien inellectuel ( prendre les gens pour des andouilles à ce niveau là, c ’est du jamais vu), ce serait très limité voilà donc ma réponse :

      "Tu vas voir ma poulette, ils sont tellement idiots que d’après moi, ils vont prétendre les 14 OOO euros en liquide, trouvé dans son domicile faisait partie des petits fonds en liquide pour acheter du café dans le local des insoumis (le prix du café a augmenté, secretement, par un complot de la CIA, des extraterrestres, des journalistes) tu vas voir, ils sont capables.

      Et nous avons eclatés de rire.

      Et bien figurez vous que dès le soir meme, une dizaine de jours après la demande des explications par la police, et bien cà y est, leur cerveau à marché, marché, fonctioné à fond, et ils ont trouvés la réponse :

      "Alors voilà, cet argent, c ’était juste pour acheter des futs de bières pour la fête de l’humanité ? et on oublié l’argent dans un carton"

       !!!!!!!! Ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha !!!!!!!!!!

      (Véridique, vous trouverez l’info dans l’actualité)

      bdpif Le 25 octobre à 20:11
  •  
  • Incroyable !!!!! On pourrait abonder dans votre sens si il y avait une pluralité de ka presse réelle !Dans les derniers événements il est FLAGRANT que la presse de grande audience comme vous dites se DÉCHAÎNE contre le mouvement des insoumis et plus particulièrement son leader.
    C’est un flot continue de tronquage de faits, de questions orientées et dégradantes, falcifiantes.
    La malhonnêteté est permanente.
    Le travail d’investigation : par exemple faire des comparaisons, n’est jamais fait...
    Le respect de la vie privée, les insinuations sans preuves salissent. .
    Devrions défendre la LIBERTÉ DE DÉTRUIRE ET DE NUIRE ???
    VOTRE LIBERTÉ N’EST PAS LA NÔTRE alors qu’elle le devrait.

    loyale Le 21 octobre à 10:12
  •  
  • Il y a une certaine naïveté à ne pas constater que les médias, dans leur grande masse, sont les défenseurs du pouvoir des riches, de la grande bourgeoisie et de la finance. N’importe quelle analyse quantitative sérieuse des interventions dans les principales radios, chaines TV, grands journaux etc montre que 95% des intervenants défendent avec âpreté (et parfois qualité...) le capitalisme et ses divers avatars libéraux. C’est un fait. Et on le voit dans la façon dont ces médias sautent massivement et avidement sur l’affaire Mélenchon.
    Ceci dit, oui il faut absolument défendre la liberté de la presse, ce qui ne doit pas signifier qu’on s’interdit de démonter le système médiatique dominant défenseur du capital et de mettre les journalistes devant leur conscience professionnelle (par exemple sur leurs choix d’invités), s’ils en ont...
    Et certes Mélenchon semble bien malheureusement incapable de se contrôler ; c’est très dommage pour une personne qui aurait pu jouer un rôle fédérateur à gauche. Mais il devient de moins en moins crédible. IL rappelle Marchais quand c e dernier tombait dans tous les pièges des médias avec satisfaction sciant la branche sur laquelle il était assis !

    communard Le 21 octobre à 10:15
  •  
  • Ok, monsieur Martelli..je suis profondément pour la liberté de la presse ; je suis également FI et ABONNEE à Médiapart. Avez-vous lu le torchon, à charge, bien évidemment, digne de Gala, Voici , Paris-Match, etc..écrit par Fabrice Arfi, Antton Rouget et Michel Deléan (Ils s’y sont mis à 3) et qui est à l’origine de l’explosion de colère de Mélenchon et de la nôtre, abonnés à Médiapart ? 1240 réactions en l’espace de 14 heures, dont un nombre infini de désabonnements annoncés : je tiens à votre disposition une bonne partie de ces commentaires que j’ai enregistrés tellement ils sont édifiants, y compris de la part de gens qui ne sont pas FI !!..tant et si bien que Médiapart s’est senti obligé de fermer l’article aux commentaires. Soit vous avez lu l’article en question, et je suis très inquiète quant aux propos que vous tenez avec un manque de nuance évident ; soit vous n’avez pas lu l’article en question, et c’est encore tout aussi inquiétant, voire tendancieux ...
    Je suis férocement en faveur de la liberté d’une presse qui respecte une certaine déontologie, pas celle qui, profitant de de son "aura supposée" de média indépendant (grâce à l’argent de ses abonnés) règle systématiquement ses comptes avec Mélenchon et la FI dans le cas présent..sous prétexte de vieux contentieux entre monsieur Plenel et le même Mélenchon..Cela ne s’appelle plus du journalisme, et surtout pas d’investigation, ainsi que s’en revendique leur charte, en tout cas pas tel que je le conçois. C’est à cause de dérives telles que celles-ci que les citoyens, en perte de confiance et de conscience, finissent pas se détourner de l’information, la vraie..et de tout ce pour quoi ils devraient se passionner et s’investir, notre liberté d’exister tout simplement.

    Chantal Audivert Le 21 octobre à 11:39
       
    • Je remarque une chose. Quand bien même Médiapart aurait raison de faire part de la présence de Sophia Chikirou au domicile de Mélenchon, au prétexte qu’il y aurait un soupçon de surfacturation (ce qui reste discutable, une telle "révélation" n’a un intérêt que s’il y a effectivement surfacturation, ce qui n’est nullement démontré), pourquoi Médiapart (ça vaut aussi pour Regards et Politis) ne s’est pas intéressé aux liens qui unissent Benoît Hamon et celui qui s’est occupé de sa communication lors de la présidentielle, Pierre Cattan, aujourd’hui membre de la coordination politique de Génération.s, le parti politique créé par Benoît Hamon ? Lequel Pierre Cattan collabore depuis 2012 avec la rédaction de Médiapart pour proposer des émissions en Live sur FaceBook et Youtube. Décidément, le monde est petit.
      Médiapart, Regards, Politis sont peut-être des journaux indépendants, ils n’en sont pas moins au service d’une gaugauche "frileuse comme une alouette", comme disait Lavilliers, celle qui ne veut pas vraiment changer l’ordre des choses et semble davantage œuvrer à s’attaquer à tout ce qui pourrait émerger sur sa gauche qu’à lutter contre le capitalisme.

      Davesnes Le 25 octobre à 17:07
  •  
  • Personne ne peut échapper au monde du 4ème pouvoir ; il diffuse 24h sur 24.

    Où faites-vous dans votre profession votre auto-critique nécessaire face à l’ampleur de votre responsabilité ? Quand donnez-vous des signes de compréhension de la sourde colère, et je passe sous silence vos confrères de la police morale qui salissent non pas seulement un homme mais un mouvement composés de gens ordinaires qui n’ont pas le pouvoir de se défendre ?

    Ciriaco Le 21 octobre à 12:51
  •  
  • Au nom de ma liberté, je me désabonne de Regards et augmente ma contribution au Média. Cordialement

    Cazeneuve Le 21 octobre à 13:03
       
    • Surtout pas "Le média", ce sont des traitres aussi. Ils ont collés eux aussi un procés à Pénélope Shikirou pour détournements de fonds.

      (Ha ha ha)

      bdpif Le 21 octobre à 14:08
  •  
  • Bonjour Pierre,

    Je ne suis pas d’accord, ce n’est pas une "force tranquille" qui redonnera confiance... ou alors on est pour le retour d’un PS des années 80s... (... qui a tellement fait pour la liberté de presse...)
    Je ne suis pas d’accord, la presse n’a pas à agir indépendamment de tout contrôle comme vous l’appelez de vos voeux. Il est assez révélateur que ceux là même qui publient leurs attaques soient également les juges et procureurs de ce que doit être une "riposte" proportionnée... au risque que si celle-ci leur déplaise, elle devienne la preuve d’une volonté de l’accusé de réduire la liberté de la presse en général.

    Qualifier d’abrutis du système (par le système ?), les journalistes de Radio France est "juste" et "sain" en regard des mensonges proférés et du manque de déontologie appliqué à l’enquête en cause.
    Demander aux partisans du mouvement des les pourrir est "juste" et "sain" en regard de la disproportion des moyens entre les 2 partis, principalement les réseaux sociaux pour LFI.
    Demander aux partisans du mouvement de se désabonner de Médiapart est juste, sain et proportionné en regards de l’article produit (je n’ose pour ce dernier, même pas utiliser le terme de déontologie...)

    La stratégie de LFI sur cette séquence médiatique est simple : Nous ne nous laisserons pas trainer dans la boue sans riposter. Factuellement, les débordements que vous présentez comme de la hargne démontre plus de la combativité et se sont effectués en réponse.

    Cet article ouvre le débat, menez le, je suis certain que LFI sera ravi de faire entendre sa voix dans celui-ci.

    PS : Défendre particulièrement médiapart parce qu’il ne dépendent pas d’un oligarque relève de la même faiblesse argumentaire que le biais que vous relevez sur l’argument de dire que d’autres à droite ont été mieux traités pour des cas plus graves :)

    yannoupol Le 21 octobre à 14:43
  •  
  • Modeste essai de réponse à Roger Martelli.

    Il y a 3 éléments concomitant dans la folle période que nous vivons.

    1) Une attaque sans précédent contre les libertés avec une perquisition hallucinante et complètement disproportionnée au regard des faits reprochés. Un deux poids deux mesures selon que l’on est proche du pouvoir ou pas. Une mise au pas du parquet comme l’avait prévu les lois Perben et qui à l’époque avait valu la condamnation de la gauche y compris le PS, et même de certains organes de presse.

    2) Une réaction violente de JLM, et d’autres.

    3) Une campagne médiatique hallucinante contre JLM et la FI, où tout ce qui ne méritent même plus le nom de journaliste, aux ordres de leurs patrons milliardaires, organiser des heures de procès à charge. Ils ont craché leur haine et à jamais tâché la déontologie du journalisme. Avec mon âge certain, cela me ramène aux pires campagnes anticommunistes qui n’avaient pourtant jamais atteint cette ampleur.

    Et c’est d’abord au regard des points un et trois que je me positionne.

    Depuis quelques années et avec une brutale accélération depuis l’élection de Macron, on assiste à une remise en cause des droits et libertés, à une criminalisation de l’action syndicale, à une judiciarisation du débat politique. Je vous remémore les Good Year, la chemise du DRH d’air France ...

    On ne débat plus des idées, mais à coup de seau de merde. Une presse aux ordres entretien ce climat. Elle cherche à chaque fois à psychologiser les débats.
    Je n’oublie pas que ce sont les mêmes pseudo-journalistes et pseudo-experts qui ont cassé du cheminot à longueur d’antenne. Ce sont les mêmes, qui aujourd’hui expliquent en long, en large et en travers qu’il faut être raisonnable et accepter de reculer l’âge de la retraite et de baisser les pensions. Je n’oublie pas leur comportement agressif quand ils ont en face d’eux des syndicalistes qui défendent un autre point de vue. Pendant ce temps ils se gavent dans la mangeoire de leurs maîtres.

    On peut parler aujourd’hui de "dictamolle", ou de "démocrature", pour qualifier cet entre-deux qui peut basculer à tout moment. Je rappelle que le lendemain de la perquisition, un étudiant de Nanterre était condamné à 6 mois ferme pour avoir participer à l’occupation de sa Fac.

    Aujourd’hui la police détient tous les fichiers de la FI. Imaginons la réaction de nos baveux si cela se passait au Vénézuela ou ailleurs.

    Ce que nous vivons a un nom, la lutte des classes. Aujourd’hui il faut tout faire pour exploser la FI. Et demain, face à face Macron,FN. Youp la boom.
    Donc l’urgence aujourd’hui est de tenir bon, résister, de continuer à porter le programme l’Avenir en Commun" pour celles et ceux qui le soutiennent, pour les frères de combat, d’apporter la solidarité comme beaucoup l’ont déjà fait.

    J’en viens maintenant au comportement de Jean Luc.

    Il a dérapé, c’est sur. Mais, face à la violence de l’agression subie, je le comprends. Je pense surtout à l’homme, au camarade qui subit cette campagne qui n’a qu’un seul but, l’abattre. Jusqu’à Médiapart qui fait les fonds de poubelles. Je n’aboierai pas avec les chiens.

    Mais pour tout dire, j’en ai aussi assez, qu’on essaye de nous imposer une société lisse, ou rien ne doit dépasser, ou tout doit être politiquement correct, .
    Cette pseudo-morale "bourgeoise"" judéo chrétienne", qui nous serine du bien et du mal, agit comme une censure.

    Quant à l’exemplarité de celles et ceux qui la prônent, on en cause ? Des ministres poursuivis pour détournement de fond, des policiers qui traquent et humilient les jeunes des quartiers toujours protégés par la justice même quand ils tuent, ces pseudos journalistes friqués aux ordres de leurs maîtres qui tous les jours font la leçon au peuple, cette justice qui met en prison des étudiants pour avoir participer à des AG, qui ne poursuit jamais les flics assassins. Il y a de quoi renverser la table.

    Voilà pourquoi Roger, je ne comprends pas ton point de vue, en tout cas que je le trouve hors sujet.

    Fraternellement.

    Jean Paul Cazeneuve

    Cazeneuve Le 21 octobre à 15:34
  •  
  • Comment ce texte dénonce !

    Décidément... hamon, laurent, jadot (ou autre)... la course à l’élection du prochain zélé serviteur du MErDEF est belle et bien lancée !

    Tous nos vœux de réussite ! Que le meilleur gagne !

    Bon évidemment... combien d’électeurs de gauche — de plus de... disons 19, 20 ans — envisagera sérieusement de voter pour ça ?
    Mais peu importe car dans les 2 cas le Capital gagnera (comme d’habitude).

    PMans Le 21 octobre à 15:37
  •  
  • Je rêve ? C’est bien l’historien communiste qui a écrit ? Un autre historien (Michel Etievent) vient d’écrire ceci : "ATTENTION....
    Parce que je suis ultra sensible aux heures inquiétantes de l’Histoire et à la crainte d’une dérive autoritaire qui se banalise, ce qui me gène profondément et m’inquiète dans la perquisition dont ont été victime JL Melenchon et la France insoumise et quoique que l’on peut penser de ce mouvement,, c’est le fait de voir partir tranquillement la police et la justice avec toutes les archives politiques d’un mouvement d’opposition sans que cela ne soulève l’indignation de ceux qui se disent attachés à la République, à la démocratie, aux libertés et à l’état de droit.... je n’aime pas ça, ça me rappelle des heures sombres et dangereuses ...de notre histoire...indignons nous d’abord là dessus.. et réagissons "

    Nicolas Le 21 octobre à 15:56
  •  
  • Non, Roger, ce n’est pas le moment ! Une telle méconnaissance de la temporalité , pour un historien, me pose problème et pour tout dire me déçoit.
    Vous choisissez le moment où nos camarades de la FI sont sous le feu, où les médias enfoncent le clou, pour décocher votre petite flèche ?
    Vous savez bien qu’une telle descente de police simultanée, au domicile d’une dizaine de dirigeants et de locaux d’un grand parti d’opposition, avec captation des listes d’adhérents et autres infos stratégiques, ça ne s’est pas vu depuis des décennies, voire depuis la dernière guerre.
    Vous savez bien que le pouvoir macroniste est à déjà bout de souffle, qu’il accentue sa dérive autoritaire et monarchique, que la violence d’état s’abat sur tout ce qui s’oppose, que, pour continuer ses ravages, il doit écraser toute opposition (c’est déjà fait avec la droite et le PS) et rester seul face au RN (roue de secours du capitalisme, comme en Italie).
    Je ne suis pas histo-rien, mais plutôt "rien", juste le fils d’un ouvrier communiste sincère, qui a résisté sous l’occupation, qui a mené tous les combats d’après guerre (anticolonialisme, contre l’OAS et les paras, les grandes grèves des années soixante). Je connais la dureté du combat. Nos camarades de la FI sont blessés, meurtris. Vous les couvrez de vinaigre. Moi, je choisis la solidarité.
    On peut penser ce qu’on veut du personnage Mélenchon, mais ses 20% sont là. Il a créé les conditions d’une alternative crédible, avec un programme mêlant urgences écologique, sociale et démocratique. Les 17 députés FI mènent à l’assemblée un combat exemplaire, et contribuent à cette perspective politique. Le 23 septembre 2017 la FI a été la première à sonner l’heure de la révolte face à Macron.
    Toute une gauche aigrie a décidé qu’il fallait affaiblir la FI, pour exister un peu. Vous avez choisi ce camp, alors que la FI vous tend les bras. Le résultat sera l’arrivée du RN au pouvoir, si vous y parvenez. Car les libéraux, que les barragistes de gauche ont soutenus, seront balayés.
    Mélenchon menace-t-il la liberté de la presse ? Prévoit-il de la remettre en cause ? Voyez le programme l’Avenir en commun et ses livrets. Sa proposition d’un conseil de déontologie ne serait pas la création "d’une instance de mise au pas", mais un moyen de pacifier un peu les relations avec les médias, car le seul recours actuel est la procédure judiciaire (très longue). Les discours et les votes des députés FI lors de la loi sur les "fake news" sont au contraire une preuve de la volonté de la FI de défendre les libertés d’expression. A cette occasion, le discours de Mélenchon sur "la vérité" a été admirable.
    Qui menace la liberté de la presse ? C’est la concentration des médias dans les mains d’empires privés, c’est l’emprise des GAFA, c’est la main-mise de l’Etat sur les médias publics par le jeu de la nomination des directeurs et par le regroupement des rédactions en une seule, c’est la médiocrité du recrutement et du travail de rédaction, qui consiste à rééditer des dépêches d’agences et d’autres médias, uniformisant ainsi l’information, c’est enfin la connivence et la proximité des "grands journalistes" avec les gouvernants (anciens ou nouveaux) et avec les milieux d’affaires (revoyez "les nouveaux chiens de garde").
    On peut, je vous le concède, débattre de l’analyse que Mélenchon fait des médias ("seconde peau du système"). Cette analyse s’appuie, entre autres, sur le travail du linguiste Noam Chomsky. Selon Mélenchon, les médias contribuent à la fabrique du consentement. Bien entendu, il ne confond pas les grands médias avec la petite presse d’opinion, de droite comme de gauche. Ce débat théorique peut se faire, mais une fois sorti du contexte actuel.
    Mais j’avais bien compris, votre billet était destiné à défendre vos amis de Médiapart. Cet organe a bénéficié des fuites organisées par le pouvoir (procureur nommé par l’exécutif), en violation du secret de l’enquête.
    On peut donc s’interroger sur les relations de Médiapart avec ce même pouvoir. Mais surtout, au moment où Médiapart s’attaque (en plus mensongèrement) à la vie intime d’un homme politique, pour le salir, eh bien vous choisissez de soutenir ce journal contre sa cible.
    La colère populaire gronde. Une politique et des hommes déterminés valent mieux, en ce cas, que "la force tranquille", sinon...
    Je ne vous reconnais plus, Roger.
    Je crains que le microcosme vous guette...

    Le Baron Le 21 octobre à 17:49
  •  
  • Je suis d’accord avec beaucoup des réactions précédentes sauf sur un point, le refus de voir que du fait du comportement incontrolable de Mélenchon ce ne peut plus être le leader ni de la gauche, ni même de la FI. Se fermer les yeux pour faire bloc autour du chef lors d’une attaque effectivement inadmissible, c’est un vieux truc qui s’est fait au PCF pendant des dizaines d’années et l’a conduit là où il est. Mélenchon ne menace nullement la liberté de la presse mais il doit passer la main très vite.

    communard Le 21 octobre à 18:46
       
    • Mais comment ne voyez-vous pas que la question de l’attitude de Mélenchon et de ses répercussions sur son avenir politique est, au moins pour l’instant, tout à fait secondaire ?

      Ce qui a avant tout été attaqué dans cette triste affaire, c’est d’abord la FI et toutes ses structures, par la captation, absolument inédite dans un état se proclamant démocratique, de la totalité de ses fichiers comme ceux du Parti de Gauche et sûrement plus encore (impossible de le savoir puisqu’aucun PV de perquisition n’a été établi !!!).

      Ceux qui ne dénoncent pas ce (for)fait, sont comme celui qui ne regarde que le doigt quand on lui montre la lune. Affligeants et un peu scélérats finalement.

      Pierrot de Pont Le 21 octobre à 22:09
  •  
  • Ecoutez-vous réellement France - inter ses dernières années , lisez- vous les articles de France-infos et les commentaires des articles à charge contre LFI , commentaires modérés et donc le plus souvent sciemment sélectionnés ( ben oui l ’internet formaté par les médias ne sera jamais totalement un lieu de libre expression ) ? La haine y transpire à grosses gouttes ! M Mélenchon est bien détesté par ces médias qui se disent de service public et ses idées politiques ou celles de ses camarades jamais relayées objectivement . Pour ce qui est de Mediapart , être indépendant ne justifie pas certains procédés , comme ceux qui consistent à violer le secret de l’enquête préliminaire __ surtout quand cette enquête est susceptible de présenter des vices de forme au regard de la loi__ ou la vie intime d’une personne . La justice dans ce pays devrait être rendue au nom du peuple français et non au nom d’une personne ( quelle que soit par ailleurs sa compétence ) nommée par le pouvoir exécutif , et là est bien le vers dans le fruit . A -t-on vu dans l’affaire Ferrand ou Benalla des perquisitions dans les domiciles de quinze personnes de leur entourage ? Taper sur moteur de recherche : perquisitions service public , site du gouvernement , vous verrez que dans l’onglet" accord de l’occupant" d’un local , il est question d’accord écrit pour une enquête préliminaire dans certaines conditions et en cas d’absence de cet occupant , d’impossibilité de perquisition . La question du déroulement dans les règles établies par la loi de ces perquisitions se pose bien et la presse doit se la poser prioritairement dans une démocratie soucieuse de l’équilibre et de la séparation effective des pouvoirs , presse indépendante , dite de service public ou pas . Quant à vouloir faire accroire ( différents médias ) qu’il s’est agi ici en l’occurrence de la part de M Mélenchon d’une crise de paranoïa ( attention aussi à la psychiatrisation larvée des propos et gestes des personnes , ce sont de tristes procédés que l’on a connu dans d’autres régimes délétères pour discréditer un adversaire politique ) .Je ne me prononce pas bien évidemment sur les faits reprochés à M Mélenchon , c’est là le domaine de la justice /Maintenant comme je l’ai déjà écrit ici ou ailleurs , je regrette la posture ( il faut espérer qu’il ne s’agisse pas d’idiosyncrasie ) trop souvent teintée d’autoritarisme qui est celle du leader de LFI , la façon de faire de la politique de M Mélenchon avec cette tendance appuyée à mettre en avant l’homme providentiel ( Robespierre à la lutte continuelle contre des médias assermentés ). Plus de collégialité , d’horizontalité dans les prises de décisions , bref de démocratie participative avérée , de rappels incessants que le politique est avant tout un mandataire , représentant des citoyens et non pas sacré dans sa personne mais seulement dans ceux et celles qu’il représente . Rajoutons quand même pour terminer , que la violence réelle n’est pas celle de M Mélenchon en colère face à ces dérives quant au déroulement de cette enquête , mais bien le sort fait à nos concitoyens de plus en plus paupérisés et sortis sciemment par le gouvernement Macron du processus démocratique en saccageant les oppositions ( syndicales , politiques , sociales ) de notre pays au profit des pouvoirs de l’argent . Le but caché de la manœuvre , but d’un danger sans nom , ne serait -il pas au fond de réduire la confrontation à un match politique entre l’extrême droite d’un côté et le libéralisme d’économie financière débridée de la république en marche , d’un autre ? Ne nous trompons pas d’adversaire , M Martelli , la violence , la vraie , se cache souvent derrière des sourires et des apparences trompeuses de contrôle forcé et joué de sa personne . On peut faire les pires sal...... le sourire aux lèvres et en passant les mains dans le dos de son interlocuteur . Nombreux politiques sont des as en la matière .

    PS : message modifié car pas accepté ce matin sous sa première forme , semble -t-il .

    yo55 Le 21 octobre à 19:18
  •  
  • Vous avez une très belle écriture.

    Mais moi, je vais mieux vous résumer, sur des faits.

    1. ce sont les directeurs de presse des plus grands médias regardés (BFM, etc) qui ont monté "Melenchon" en force première de l’opposition, parce que qu’il est tellement grotesque dans son populisme qu’il ne passera jamais au second tour. C ’est le PS qui a le plus de députés (le double ) à l’assemblée. Une gauche divisée, c ’est encore un second tour Macron / Lepen, et une reelection de Macron

    2. Aucuns complot de la justice. J’avais moi même évoqué le fait que je trouvais bizarre que le PG et la FI (ce sont les mêmes) ne montrent pas leur comptes à leurs militants. Surtout aux plus modestes, ceux qui ont fait des dons avec leur RSA et qui ont pris de leur temps pour militer pour ce parti qui se présentait comme pauvre, humble. Je l’avais écris avant les élections. Aucuns comptes financicers pour eux et leur argent.

    3. Concernant l’affaire des relations intimes de Jean Luc Melenchon, celà ne regarde personne (Sauf la justice). Car faire fructifier sa compagne, c ’est du détournement de fonds. Ce qui explique que Jean Luc à bien insisté sur le fait "Qu’il n’avait pas de compagne et déclaré officiellement célibataire". Mais enfin, c ’est triste de mélanger amour et argent (mon point de vue, hein)

    4. C ’est foutu pour la FI. IL ne manquait que le mot Haine pour mettre un N à c ’est la FIN. Détournements de fonds, main d’oeuvre gratuite, populisme, incitation à la haine e tla violence. C est foutu et enfin fini de ce machin.

    5. IL ne reste plus que la dissidence de la FI (qui se rassemble en secret par peur de represailles de la FI elle même) ne s’organise et se rassemble autour d’un grand rassemblement de toute la gauche pour qu’elle repasse au pouvoir . Et ce sera le PS, certainement qui pourrais prendre la main, car ils sont modérés, alliés avec le PCF et les autres. Un grand travail de reconstruction à venir pour la gauche, massacrée pendant 6 ans par du populisme de FN et FI.
    Cordialement.

    bdpif Le 21 octobre à 20:34
       
    • Effectivement si ’vous-même’ avez évoqué le fait que vous trouviez bizarre etc, le doute n’est plus permis.

      A part ça... oui bien sûr : les français attendent avec impatience le retour de hollande, de valls (de Barcelone, la queue entre les jambes), de gazneuve, des "frondeurs" en carton (sans oublier bien sûr moscovici et compagnie).

      Blague à part : c’est quoi le rapport entre le P"S" et la Gauche ?

      "... la gauche, massacrée pendant 6 ans par du populisme de FN et FI." Oui, pas du tout par la politique de droite de hollande qui s’est payé le luxe, quand même, de dépasser sarcozi sur sa droite, excusez du peu ! En détruisant le code du travail, en étant le premier depuis longtemps à réprimer les manifestations du 1er mai, on en passe et des meilleures !

      Allez manu*, retire ton masque on t’a reconnu !

      *je vous laisse choisir lequel

      PMans Le 23 octobre à 14:39
  •  
  • On croit rêver toute la France s’indigne parce qu’un homme c’est énervé comme si c’était grave, comme si se genre d’incident n’arrivait pas tout les jours, comme si ça n’arrivait pas à tout le monde, c’est ridicule .
    Le vrai scandale c’est le vol de tout les fichier du premier parti d’opposition, la perquisition illégale, l’impossibilité des responsables d’assister à la perquisition comme la loi l’oblige pourtant ! , l’absence de procès verbal ect ...
    C’est la démocratie qu’on abat et tout le monde s’indigne sur une réaction humaine banale .
    A quel moment quelqu’un qui pousse un coup de gueule contre un coup de force hallucinant est grave ?
    Quel moyen à t’il de se défendre autrement quand l’état de droit est violé, quand il n’as plus le moindre recourt, quand on veut l’abattre ?
    Il lui restait deux options, se soumettre et se laisser assassiner ou rentrer dedans, enfoncer la porte à coup de pieds, se battre avec l’énergie du condamné, de celui qui n’as plus rien à perdre pour faire dérailler la machine infernale par tout les moyens quitte à y perdre gros .
    Il va juste falloir que tout le monde atterrisse et revienne sur terre à un moment ...
    Et Mélenchon à fait une conférence de presse ou il répond point par point chiffres et comparaison à l’appui aux accusations dont il fait l’objet, personne n’as remis en cause le moindre de ses chiffres, j’en déduis donc qu’il dit la vérité et que tout ceci est orchestré que ses accusateurs mentent et manipulent, parce que sinon ils seraient tous déja entrain de démonter ses affirmations, hors ils ne le font pas ils continuent en boucle depuis des jours à commenter 30 secondes de coup de gueule ( certes impressionnant ) sur des heures et des heures de perquisition .
    Et pendant ce temps une certaine gauche préfère commenter la personne Mélenchon ou soutenir des médias dont il est déja prouvé à cette heure qu’il mentent largement .
    C’est quand même étonnant que les même qui dénoncent le martyr de Lula soient incapables d’avoir la moindre suspicion quand la même choses arrive en France devant leur nez .

    Et si sont innocence est prouvée... Allez vous, vous dédire, dire que ses paroles contre la cabales et les mensonges des médias étaient justifiées, que ça colère aussi au vu du scandale d’état monumental , que le complot était réel, allez vous vous excuser aussi ? Pardon mais j’ai du mal à le croire .

    On aurait pu espérer que quand la démocratie est en danger, la gauche allait faire bloc et ben non ... elle se range du côté du système, comme au Brésil ou Gomes préfère saboter Haddad que faire barrage au fascisme .
    Quand la démocratie est en danger de mort on ne fait pas la fine bouche, il n’y a que deux côtés ou se ranger .

    On se retrouvera dans quelques semaines quand la démocratie sera morte ou que Jean-Luc Mélenchon sera innocenté .
    Et on rira bien ... ou on pleurera .
    Et quoi qu’il en soit vous serez emporté par l’ouragan dégagiste reste à savoir si ce sera celui d’un Lula, ou d’un Bolsonaro français .

    ed Le 21 octobre à 22:29
  •  
  • Mr Martelli vous avez bien tord. Tord d’essayer de parler avec mesure et de trier le bon grain (Médiapart et d’autres...) de l’ivraie (TF1, RMC radio où Mr Mélenchon se sent si bien), ou de penser à l’avenir, lorsque les enragés sont de sortie.

    Mr Mélenchon a décidé que c’était l’heure pour "le peuple" de montrer sa "colère" contre les figures du mal que sont "LES médias" ( mais quant même plus précisément Médiapart que RMC), " la Justice"...

    Mais il aurait pu choisir cependant, pour dénoncer la justice de classe (qui existe) ou un ’Etat policier’, un meilleur prétexte que des affaires qui impliquent directement FI ou lui-même personnellement. (Ça ne manque pas pourtant les injustices dans le pays).

    Ce qui me gêne, ce n’est pas que l’heure soit à l’énervement mais qu’elle est surtout à l’intimidation.

    Le "On ne t’a pas demandé ton avis" à la députée FI de l’Hérault, l’oukase contre Médiapart sont des symptômes révélateurs. Il y a peu, les signataires de l’appel sur l’immigration se sont fait traités de traitres à la FI et au mouvement social (J’en suis encore sur le c..).

    Où est passé l’espoir construit dans les présidentielles, où j’ai voté sans hésitation pour Mélenchon ? J’ai cru qu’il y avait là la possibilité d’un rassemblement large des couches populaires et des esprits progressistes. Il ne reste, à la tête de FI, qu’une démarche sectaire, finalement assez violente, qui vise à faire taire tout ce qui n’est pas FI dans la gauche radicale.

    Bien entendu tout ce qui est écrit ci-dessus s’explique facilement : je fais partie des "esprits faibles qui auront été impressionnés" par les tensions de ces derniers jours. Pour info, c’est citation de la conférence de presse du 19 oct (quoi ? il parle à la presse) de JL Mélenchon.

    C’est clair, je fais partie de La France Méprisée. ( mais je ne attendait pas à ce que le mépris vienne de FI).

    Francis Breton Le 21 octobre à 22:42
       
    • @Francis Breton

      Si je m’abaissai à votre niveaux , je commencerai par écrire, » de la part d’un enragé à un autre enragé » , car bien qu’ Insoumis je vous vaux bien . A la différence de vous je me respecte et donc je respecte les autres et je ne vous qualifierai pas « d’enragé ».

      Tout d’abord une petite mise au point concernant les innocents aux mains pleines de Mediapart. E Plenel avant de créer Mediapart était directeur du journal le Monde sous la houlette du sinistre A Minc . Durant toute cette période E Plenel et sa rédaction , n’ont cessé à longueur de colonnes , de chanter les louanges du libéralisme économique et de la mondialisation heureuse. Aujourd’hui affublé d’une soutane toute virginale et de gôôche , le curé Plenel apparaît sur tous les médias pour donner des leçons de morale , et nous infliger ses sermons à la manière de R Martelli . Ils ont une obsession , que vous semblez partager, c’est JLM et la FI.

      Je passe sur le « Mr Melenchon qui aurait de décidé que c’était l’heur de la colère » . Car il est vrai qu’un homme tel que vous , du haut de sa grandeur et de son immense courage , si il avait vue débarquer chez lui et ses amis à 7h du matin, des flics armés jusqu’aux dents sur la base de DÉNONCIATIONS, dans son immense sagesse ce serait couché par terre afin de leur baiser les pieds.

      Vous dites que vous faites partie des « esprits faibles » évoqués par JLM, je vous laisse seul juge . Mais dans ce cas il n’y a pas que votre esprit qui est faible , il y aussi vos convictions et votre engagement. Et puisque vous parlez de « prétexte » utilisé par ce diabolique JLM, il semble bien que vous ayez trouvez le votre pour déverser votre détestation refoulée de la FI et de JLM.

      Gege Le 22 octobre à 11:45
  •  
  • Ne soyons pas naïf et méditons sur le but de ce déferlement anti -Mélenchon qui vise in fine à nuire au souffle nouveau que constitue LFI ! Gardons raison et tenons compte
    des prérogatives et du combat quotidien du mouvement nouveau que constitue le rôle propulsif LFI , et ses membres ., élus ou pas . Quant aux pseudos outrances verbales du leader
    de LFI , je retiendrais de cet homme qu’il donne avec véracité de la couleur à l’authentique ... rhétorique politique !

    Angeleri Le 22 octobre à 10:47
  •  
  • Gardons raison oui - et sans traiter les gens avec qui on n’est pas d’accord de "scélérats", d’"esprits faibles", sinon on n’est pas très crédible.

    Oui il y a eu une attaque policière contre FI qui a largement dépassé le cadre d’une enquête judiciaire. Lire à ce propos l’interrogatoire (on se croirait au temps de Marcellin...) d’une militante FI de Toulouse : c’est indigne d’un état de droit et nos médias feraient mieux de se préoccuper de ça que des colères de Mélenchon :
    https://www.anti-k.org/2018/10/22/perquisitions-lex-collaboratrice-toulousaine-de-jean-luc-melenchon-raconte-ses-4h30-daudition/

    Mais ça ne m’empêchera pas de penser - et le débat doit commencer dès maintenant - après il sera enterré - sur le fait que Mélenchon n’a pas les qualités nécessaires pour animer le nécessaire mouvement de transformation sociale profonde. Il divise plus qu’il rassemble.

    communard Le 22 octobre à 11:43
       
    • Je crois que vous avez tout à fait le droit de poser ce débat... Pour ma part, ayant de façon globale une piètre opinion des politiques "hommes" ou "femmes" d’ailleurs, j’en préfère un :

      a) à l’article de la mort (ou en tous cas pas trop jeune... histoire d’avoir un garde-fou efficace comme une bonne mort naturelle juste au cas ou il pète un câble),

      b) pas du tout impressionnable et donc capable de mener à bien une politique qui, je me suis fait à l’idée, si elle est la seule réservant un avenir vivable pour nos enfants, va générer des représailles sérieuses de la part des gardiens d’un système totalitaire inhumain qui s’est fixé pour but de diriger le monde,

      c) qui m’indique vouloir laisser une trace dans l’Histoire non en faisant une pyramide au Louvre, ou un musée au Quai Branly, mais en permettant aux citoyens de construire une 6ème république...

      SI Mélenchon colle au portrait robot, alors tant mieux pour lui... Ce qui m’intéresse c’est de voter pour un programme, aujourd’hui "l’avenir en commun", pas pour un homme ou une femme en particulier dont j’affirme que de toute façon, il ou elle sera imparfait, plus ou moins corruptible et en tous cas fragile, comme nous le sommes tous, nous autres les êtres humains. Du coup, vous comprendrez que ce débat là, ne m’intéresse pas.

      carlos Le 24 octobre à 11:30
  •  
  • Mettez-vous à l’aise ! relax ! Le programme "l’avenir en commun" n’est pas celui du pouvoir économico-politique dominant donc attendez-vous à des attaques sur tous les terrains :
     philosophique et idéologique,
     politique et moral (évidemment)
     médiatique,
     juridique,
     voir psychologique,
     etc..
    Le néolibéralisme est en effet une idéologie totalitaire, pragmatique et protéiforme dont on ne voit pas pourquoi ses défenseurs s’empêcheraient d’user des ressorts de la division pour assoir sa domination et donc la leur ! :) Si certains journalistes de Mediapart, ou de France Inter veulent bien jouer la partition qu’on a écrite pour eux, c’est soit qu’ils ont leurs raisons de le faire (quelqu’elles soient... et il ne s’agit probablement pas pour eux de défendre le néolibéralisme ou plus succinctement le pouvoir en place à l’Elysée, à Matignon et faut-il le rappeler à l’Assemblée.. Même pas besoin d’être complotiste) ou alors plus dramatiquement, qu’ils n’ont même pas eu le réflexe de se demander pourquoi ! :)

    Bref, défendre un projet politique ce n’est pas forcément une promenade de santé, même dans nos merveilleuses démocraties non chavéziennes, mais on y disparaît pas encore à cause de cela (du moins pas encore) comme nous le rappellent avec délice notamment ceux qui veulent "interner" Mélenchon et sa secte lorsqu’ils s’étonnent que les fichiers du mouvement et des partis qui s’y sont joints sont aujourd’hui à disposition d’un pouvoir dont un des fiers représentants , M. Benalla, saluaient les manifestants dans la rue avec quelques accolades viriles (secte dont je fais à priori parti puisque j’ai voté pour "l’avenir en commun" et continuerai à le faire faute de mieux). Restez sereins, ce n’est pas une nouveauté que le combat politique soit porté par ceux qui ont toutes les chances de le perdre sur le terrain judiciaire ou psychologique, comme le rappelle M. Martelli... avant de l’oublier aussitôt et d’enchaîner son réquisitoire anti-Mélenchon (ou peut-être anti-FI) malgré un programme "l’avenir en commun" qui ne demandaient que l’éthique en contre-partie de la liberté d’informer... Mais peut-être justement la presse n’a-t’elle aucun compte à rendre à ceux dont elle s’est donnée pour rôle d’éclairer leurs décisions politique ?

    carlos Le 22 octobre à 11:54
  •  
  • Dans toute cette affaire la seule question qui est importante, la seule qui compte vraiment, ce n’est de savoir si JLM a les capacité d’être un leader , les FAITS ont depuis longtemps tranché cette question . La question importante est , dans un pays où l’on a fait entrer l’etat d’urgence dans la loi ordinaire , ou l’on organise une intervention policière anti terroriste contre un parti politique d’opposition, qu’en est-il des libertés des citoyens ? Doit-on rester les bras croisés et tendre la joue, ou doit-on fort d’une saine colère, se lever et se battre , lutter pour défendre les libertés ? Il faut choisir son camp.

    Gege Le 22 octobre à 13:21
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  • Réponse à Roger Martelli

    J’avoue que j’ai souvent lu avec intérêt les articles argumentés de Roger Martelli et avec plaisir. Aujourd’hui j’ai failli tomber de ma chaise et je lui en veux parce que tomber de ma chaise à mon âge cela aurait pu être fatal.

    Donc, pour commencer par le début de ton article, mon cher Roger : "La liberté de la presse est imprescriptible et inaliénable." Cela sonne bizarre au vieux journaliste retraité que je suis. De quelle liberté parle-t-on ? De celle des médias tenus par des milliardaires et de celle de la Voix de son Maître que sont les médias du service public ?

    La liberté de la presse n’existe dans ce pays qu’en faveur du pouvoir et elle doit se défendre par la création de toutes sortes de médias libres, par le combat des journalistes du refus, par celles et ceux qui en prennent plein la gueule pour faire leur métier. Les journalistes de Radio Ment qui à longueur d’antenne depuis des années censurent les chômeurs, crachent sur les ouvriers en lutte, déroulent le tapis rouge à Le Pen, méprisent les locataires HLM et dézinguent Mélenchon à longueur d’antennes sont des soldats au service de la violence sociale contre les exploités ou sont des complices par leur silence.

    Il y a des journalistes qui font leur boulot ? Oui, et alors ? Ils résistent et c’est tant mieux... jusqu’à ce qu’on les vire. J’ai moi-même affronté cela avec des mois de chômage à la clé pour avoir dit « non », à plusieurs reprises. Mais les résistants sont minoritaires et ils ne prennent pas pour eux la haine de classe qui s’exprime souvent dans le peuple contre les « journaleux ». Je regrette profondément que les syndicats SNJ et CGT prennent des positions corporatistes dans cette situation et s’en prennent à la FI (qui est l’agressée première dans cette affaire, y compris par le matraquage des médias relayant l’offensive politico-policière) plutôt qu’à leurs patrons.

    Quand certains parmi la presse indépendante se joignent à la meute, il y a un loup... politique. Mediapart, dans cette affaire, vient de faire la démonstration qu’il n’était pas indépendant du Parquet. Parce qu’il rejoint la détestation de Mélenchon dans une certaine gôche, Regards lui trouve des circonstances atténuantes. Ce n’est pourtant pas d’aujourd’hui que Médiapart a pris des positions anti Mélenchon (c’est son droit) mais ne jouez pas les effarouchées quand on vous dit que vous hurlez avec les loups. Au passage vous évacuez la question dérangeante que l’opération politico-juridico-policière visait tout le mouvement de la France Insoumise et non seulement son leader exécrable et exécré. Soit, que ça plaise ou non, la principale opposition à la politique du pouvoir. Bonjour la police politique quand on sait que ce sont des policiers qui ont fait main basse sur toutes les archives d’un mouvement. Il va donc falloir passer à la clandestinité ? Et quand ils viendront à Regards, tu diras quoi ? Je n’ai rien à me reprocher, tralala ?

    Sous ton clavier, Roger, cela devient : "Celui qui s’estime dans son bon droit doit s’attacher à démontrer son irréprochabilité, pas à étaler son agressivité." Y a de quoi être mort de rire si on n’est pas social-démocrate devant une phrase pareille. C’est Mélenchon qui a agressé une centaine de flics surarmés, un procureur aux ordres et des journalistes qui le lynchent matin, midi et soir depuis des années ? Tu vis dans quel monde de Bisounours pour croire que le "bon droit" est un bouclier devant le talon de fer de l’oligarchie ?

    Et ceci : "La main de Macron, après celle de Washington, de Moscou, de Tripoli ou de Téhéran ? Ce n’est pas être naïf que de dire que cette orientation du débat risque de présenter, pour ceux-là mêmes qui l’utilisent, plus de déboires que de succès." Alors Mélenchon est complotiste de voir Macron derrière cette opération pourrie ? Non mais dis-moi que je rêve. Je crois que tu n’as pas compris que nous sommes passés de la violence sociale inouïe de cette société marchande à la guerre sociale, avec des morts et des blessés, une guerre que livre le pouvoir pour rester en place.

    Et ceci : "Ou alors, on risque de retomber sur les errements tragiques d’une certaine "justice populaire"... Ainsi donc la justice populaire est une tragédie pire que la tragédie actuelle ? Je frémis pour le sort tragique de Marie-Antoinette. La prochaine révolution se fera en gants blancs en agitant des mouchoirs de soie. Et les centaines de SDF qui meurent dans la rue, ils ne méritent pas que le peuple fasse justice ? Les chômeurs et chômeuses, les salariés.es qui se suicident, ce n’est pas une tragédie ? Les locataires que les flics viennent expulser de leur logement ce n’est pas une tragédie pire que quelques journalistes au chaud dans leur statut social et qui bavent sans risque, sans contradicteur sur le plateau et qui méritent de se faire un peu bousculer verbalement ?

    Non, mais, crois-moi, si je suis en rage ce n’est pas parce que je suis contre Regards mais parce que j’ai un sentiment de trahison. C’est bien connu, on n’est jamais trahi que par les siens. Voir un média comme Regards rejoindre les chiens de garde m’indique que la gôche paternaliste et tremblante envers la colère du peuple a encore de beaux jours devant elle. Les chiens de garde, ça ne te dit rien cette expression Roger ? Moi si.

    Robert Crémieux Le 22 octobre à 14:26
       
    • Entièrement d’accord avec R. Crémieux. Les arguments de R. Martelli sont attérants et tellement hors-sol qu’il faut bien y voir la recomposition en cours d’un axe PC/Génération/PS en barrage à la FI. Macron s’en frotte déjà les mains.

      Vassiviere Le 23 octobre à 16:34
  •  
  • Robert Crémieux, journaliste, use à satiété du mot de "gôche", alors qu’il sait que c’est le vocabulaire de l’extrême-droite des années trente et celui de Zemmour et consorts aujourd’hui. A mes remarques inquiètes sur la "justice populaire", il se réclame de Robespierre et des procès de la Cour, quand je pensais Vichynski et les procès de Moscou. Il est des choses qu’il voudrait oublier et, en même temps, il rêve sans doute au bon vieux temps. Consciemment , il se délecte du ton, des images et des mots de la guerre froide. Nous publions ce texte comme une véritable anthologie. Mais une anthologie de ce que, en communiste, je n’ai cessé de combattre sans répit depuis des décennies.

    Roger Martelli Le 22 octobre à 15:28
       
    • Justice populaire ou justice d’appareil d’état ? Ce n’est pas la même chose . En ex URSS , il s’était agi d’une justice d’appareil d’état , parfaitement contrôlée , totalement et froidement conçue par des staliniens zélés, dont le premier d’entre eux . Même chose dans le Kampuchéa de Saloth Sâr ou l’Allemagne nazie .La justice populaire sévit aujourd’hui dans certains pays déstabilisés ( Libye , Irak , Mali , Cameroun aussi etc...) et là l’appareil d’état est débordé par ces agissements . La justice d’appareil d’état peut se présenter aussi sous une forme plus "policée" , si je puis dire , où la séparation effective des pouvoirs n’est plus qu’un vague souvenir . La presse dite libre devrait s’enorgueillir de le dénoncer sans pour autant entraver le travail de la justice . Le "en même temps " comme dirait l’autre . Et puis Mélenchon , le nouveau Pol Pot ? J’ai quand même un peu de mal à y croire , moi qui ne suis pourtant pas un fan du monsieur .

      Yo , pas journaliste , ni politique , pequin moyen .

      yo55 Le 23 octobre à 19:09
    •  
    • Votre réponse à Roger Crémieux m’attriste tout autant M. Martelli que votre article à charge sur les formes de la réaction de JLM après l’attaque ignoble et sordide dont a été victime son mouvement. Vous continuez d’y faire montre d’une patente mauvaise foi qui discrédite d’emblée l’ensemble de votre propos. Ainsi, le mot gôche n’y est employé qu’une seule fois (quelle satiété !) et quand à savoir ce qu’il connote, je me souviens qu’il était plutôt utilisé sous les années Mitterrand pour parler de la gauche caviar ou bobo, avant qu’elle ne vire définitivement au social libéralisme.

      Regards, que je suis depuis la magnifique campagne de 2005 où JLM n’était pas le dernier, avec, entre autres, la grande Marie Georges Buffet, pour défendre un NON populaire que combattait toute l’oligarchie médiatique, la même qui crie haro sur lui aujourd’hui, m’avait habitué à plus de recul et de réflexion.

      Attachez-vous donc plutôt à la cause (la rafle politique contre la FI) ayant occasionné la réaction de colère de Mélenchon qu’à ces effets, par ailleurs grossis médiatiquement par la curée de ces journaleux haineux qui après celà s’étonnent de susciter en retour le même sentiment.

      pierrot de pont Le 24 octobre à 18:49
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  • Sinon je lis dans l’article que c’est à Mélenchon de démontrer qu’il est irréprochable je croyais que la justice fonctionnait sur la présomption d’innocence et que c’est donc aux accusateurs de démontrer qu’il est coupable .
    Et pourquoi partir du principe que Mélenchon est coupable et ne pas donner un minimum de crédit à ses déclarations, penser qu’il est sincère quand il dénonce une machination, il a toujours été irréprochable, n’as jamais été un menteur ou un manipulateur et est reconnus pour ça et voila que les "camarades" le lâchent, le jugent coupable, partent du principe qu’il ment et que c’est une stratégie défense à la Fillon , sans avoir le moindre doute, sans donner le moindre crédit à ce qu’il dit, aux réponses qu’il fait aux chiffres qu’il donne( que personne n’as encore contredis au passage ) , tout rejeter d’un revers de la main ?
    Mélenchon est coupable et il dit n’importe quoi pour se sauver ? Vraiment ? C’est sûr ? Pas la moindre interrogation ? Pas le moindre doute ? Même quand ça tombe sur homme qui à toujours été honnête et exemplaire ? Même après Lula ? Même après Benalla ou on a vu les même procureurs le couvrir ?

    ed Le 22 octobre à 18:05
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  • Regards, je vous suggère une idée d’article : comment expliquer l’écart entre les militants qui s’expriment sur les réseaux sociaux (et sur ce site) et le commun des mortels, simple électeur.
    J’ai pris le temps de regarder le sondage de ce week-end fait par OpinionWay. On y apprend que 76% des Français désapprouvent le comportement de Mélenchon lors de la perquisition de son domicile et des locaux de la FI. Seuls 18 % l’approuvent (7% qui approuvent « tout à fait » et 11% qui approuvent plutôt).

    51% des électeurs JLM de 2017 désapprouvent son comportement. Et ils ne sont que 38% des électeurs de JLM 2017 à l’approuver, tandis que 27% de l’électorat de MLP font de même). Les soutiens à JLM viennent pour un gros tiers de l’électorat JLM, un petit tiers de l’électorat MLP et 1/3 des autres électorats. Comment est-il possible que les militants FI ne voient pas cette réalité comme problématique, non ???

    OpinionWay fait aussi un indice de satisfaction des leaders politiques

    JLM recule de 7 points sur le sondage précédent et ne recueille plus que 22% d’opinion positive. Là encore il n’y a plus que 52% des électeurs JLM de 2017 à avoir une opinion positive de leur candidat. JLM n’est plus dans les trois premiers dans aucune catégorie de sexe et d’âge. Benoît Hamon est lui en tête chez les 18-34 ans (MLP occupe la 3e place avec 28%).

    Ce chiffre de 22% est le plus mauvais depuis 2010 (période à laquelle Opinionway commence à mesurer la popularité de JLM).

    Bon, « les gens de la FI » il va peut-être falloir descendre du cheval et réfléchir.

    Caroline L Le 22 octobre à 21:36
       
    • Un autre sondage dit qu’une majorité de français ne croit pas à l’independance Et à l’impartialité de la justice.
      Met elle n’a pas tort lorsqu’on voit que Macron renforce la dépendance du parquet et qu’il sait téléphoner sans laisser de trace.

      Bernard Guibert Le 22 octobre à 23:48
    •  
    • J’en ai un sondage... 95% des électeurs de JLM vont faire leur courses au même endroit que les électeurs de MLP... Comment ne pas y voir un problème ? 60% des français sont pour la peine de mort, pas la FI, comment ne pas y voir un soucis ? Etc...

      Carlos Le 23 octobre à 12:49
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    • Moi aussi j’ai mon sondage : 60 followers sur Twitter en 3 jours, contre une moyenne en temps normal de 3 par semaine.

      Vassiviere Le 23 octobre à 17:46
    •  
    • @Caroline L

      Descendre de cheval pour réfléchir à quoi ? Aux sondages ?

      D’autres s’en sont déjà chargés depuis longtemps, ce sont les sociologues. Car les techniques de sondages proviennent des enquêtes sociologiques, mais sans les précautions méthodologiques et épistémologiques. Pierre Bourdieu explique très bien en quoi les sondages ne produisent que des artefacts. Je vous encourage à le lire

      En tant que militant , quand je descends de mon cheval , et que je réfléchis , et oui surprise vous n’êtes pas la seule . Je réfléchis entre autre à commment lutter contre la propagande des médias, ces nouveaux chiens garde de l’ordre établi .

      Sans être trop vulgaire, les sondages vous savez maintenant où je me les mets .

      Gege Le 23 octobre à 18:08
    •  
    • @Caroline L

      Post-scriptum

      les sondages faut les lire comme on lit son horoscope !

      Gege Le 23 octobre à 18:57
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  • "rien ne peut justifier ce qui pourrait bien apparaître comme un désir de la museler" Vous avez déjà un présupposé négatif qui fait l’article. Fi ne veut pas museler, mais veut une presse libre et pluraliste qui n’appartienne pas aux milliardaires dont les représentants nous gouvernent, les petits valets et les grands.
    Je ne parle pas de vue de l’esprit mais de réalité.
    Si vous ne le voyez pas je ne peux rien pour vous.
    Quasiment aucuns ne respectent la charte de Munich, emportés par leur esprit "chiens de gardes"
    N’accusez pas, ouvrez le débat. Le dernier paragraphe remonte le niveau, heureusement.

    pat Le 23 octobre à 18:44
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  • La France est un Etat de droit. Avec l’affaire Mélenchon, nous sommes dans la procédure. La vérité viendra de celle-ci et non des événements qui apparaissent sur la scène politico-médiatique. Ceux-ci d’ailleurs dépendent largement du fait qu’il existe en France la liberté de la presse, peu goûtée semble-t-il par M. Mélenchon. C’est l’un des attributs importants de la démocratie. L’intéressé aura du mal à s’en défaire, alors qu’elle contrarie ses ambitions.

    Glycère Benoît Le 24 octobre à 10:03
       
    • Mauvaise nouvelle, apparemment le "petit" a perdu les clés de la démocratie le même jour que Benalla les clés de son appartement...

      carlos Le 24 octobre à 11:12
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  • On en revient à l’époque de la chemise déchirée à Air France:ne retenir que le sensationnel,et oublier le reste.En l’occurrence,la suppression de 2900 emplois.
    Aujourd’hui,la colère de JLM pèse apparemment plus lourd que les multiples irrégularités de procédure des perquisitions,révélatrices du projet macroniste de privatisation du secteur Police/Justice,avec Benalla à la baguette,pour les remplacer par des milices privées et des juges sans statut.Style "tribunaux"à la botte du privé,comme prévu dans le TAFTA,par exemple.
    Que les BFM et autres RTL ou Figaro participent à cette campagne est logique:ces organes de presse appartiennent à toute la sphère LREM/LR.

    Par contre,quand les attaques sournoises viennent de "gens éclairés",avec des pedigrees de "30/40/50 ans de parti(pas uniquement PC) derrière eux" et de partis proclamés antilibéraux,c’est beaucoup plus curieux !
    A moins que,comme les média des 9 milliardaires,ils n’aient comme seul objectif,eux aussi, d’en finir avec l’idée même de la FI.
    Certains commentaires et prises de position,ici et ailleurs, ne laissent aucun doute à ce sujet....

    Hugues Le Baron Le 24 octobre à 16:21
       
    • Paranoïa cher monsieur... JLM joue la victimisation... Et donc la FI aussi bien entendu alors que tout le monde médiatique ouvre généreusement ses micros aux orateurs de ce mouvement afin qu’ils s’expliquent !
      Non je déconne ! En fait, il est évident que vous avez raison.
      D’une part, j’ai l’impression, compte tenu du nombre de fois où je l’ai entendu, qu’on attendait surtout des excuses de la part des principaux invités des plateaux télé plutôt qu’ils se défendent, d’autre part, que le rapprochement entre l’aile dissidente du PS et la France Insoumise autours des combats menés par cette dernière, engendre de l’inquiétude chez une certaine gauche à l’heure où les cadres du PCF réussissent à se libérer d’un rapprochement voulu par les militants de base avec la FI....

      carlos Le 24 octobre à 16:53
    •  
    • Oh non merde me voilà complotiste... Alors que bon, il y a bien dans le dictionnaire une entrée à "opportunisme" comme chaque représentant politique le sait...

      carlos Le 24 octobre à 16:57
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  • Je sors de la lecture de cet article conforté dans une conviction acquise de longue date : Martelli est un abruti.

    ARDUS Le 26 octobre à 15:34
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  • Je ne me permettrais pas de qualifier Roger Martelli d’abruti:ce serait excessif et injuste.
    Comme Edwy Plénel,comme la majorité de la gauche "non FI",il est,avant tout,anti-FI.
    Au même niveau que la droite LR/LREM,unie dans tous les média pour nous fustiger.
    La simple idée d’un mouvement,qui consulte régulièrement ses militant(e)s,les révulse.On l’a vu l’an dernier quand,après un vote direct,la FI a,de façon très majoritaire,rejeté l’option de porter ses suffrages sur Macron.Option soutenue lourdement par le reste de la gauche.
    Depuis,la rancœur obsessionnelle contre nous s’exprime à tous propos et sans retenue:on l’a vu récemment,sur la question des migrants,montée artificiellement en épingle.

    A l’Assemblée,la FI est la seule vraie opposition,avec seulement 17 députés,qui se battent sur tous les fronts.Pendant que les 30 députés PS et les 100 députés LR n’ont même pas été foutus de refuser la confiance au gouvernement !
    Il fallait donc punir ces insolents.L’affaire des perquisitions,pourtant gravissime,s’est résumée à la colère de JLM,ressassée en boucle.Même par certains média dits indépendants,dont on pouvait attendre un niveau de réflexion un peu plus relevé !.
    Et ce,dans le seul but d’en finir avec ce mouvement,et de promotionner un bricolage de liste "de gauche",composée de tous les revanchards.
    Je crains que cette manœuvre,corrélée à celle de Macron, réussisse,ou du moins réussisse à casser la France Insoumise. Parce que leur liste-cartel-de-partis-à-l’agonie,je le crois,n’inspirera qu’indifférence,et renforcera l’abstention à gauche.
    Mais pour ses initiateurs,restera la satisfaction mesquine d’avoir abattu la FI.
    Quitte à ce que Macron,malgré son impopularité,en sorte encore vainqueur.Et que la désespérance triomphe....

    Le Baron Hugues Le 27 octobre à 02:25
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  • Et pendant que l’on s’ acharne sur Melenchon, la rafle continue à s’opérer sans que personne ne s’inquiète de rien.

    On se trompe de combat !

    L’élection de Macron portée par l’oligarchie des multinationales, des puissances d’argent et détenteurs de groupe de presse, à permis une fusion des 3 pouvoirs politiques, médiatiques et économiques.
    Il y a autant à dire du délitement de l’indépendance et de la liberté de la presse que de la destruction pure et simple du paysage politique et démocratique en France.

    En moins de 2 ans Macron et l’oligarchie auront donc réussi à raser l’ensemble des partis politique sans jamais faire réellement de politique. Il a commencé par les Républicains avec l’affaire Fillon (une petite affaire d’assistant parlementaire) puis à fait exploser le PS en créant la confusion, s’ est paye le modem avec une affaire d’assistant parlementaire (tient donc) les verts en les absorbant purement et simplement, affaibli considérablement le FN (assistants parlementaire, encore ?). Voilà donc le tour de LFI qui passe au même tamis sur une affaire qui n’en est pas une et un fondement proche de zéro...

    À aucun moment la Macronie n’aura eu à confronter ses idées pour arriver à cela...

    Quelqu’un dans cette salle ne voit-il pas le problème qui vient derrière cette purification politique ?

    Counch Le 28 octobre à 08:40
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  • Lecteur et commentateur épisodique de Regards, je m’étonnais que, semble-t-il, leurs journalistes ne fassent pas de réponse aux commentateurs de leurs articles. Je m’étais donné deux explications à ce fait :1) les journalistes de Regards ne sont pas payés pour cela ; 2) ils jugent que la valeur des commentaires ne mérite pas leurs réponses. Erreur ! R. Martelli répond à Robert Crémieux ! D’où une 3ème hypothèse : on ne répond qu’à ses pairs ; pour le commun des mortels, voir 2) ci-dessus…
    Mais voyons le fond. Tout ce qui est dit ici, ou encore davantage dans les autres médias, témoigne d’une réalité incontestable : aujourd’hui, l’ennemi public n°1 de notre gouvernement macronien et de ses autres alliés ou « opposants » de « gôche » et de droite (en somme le 1 % de P. Laurent, plus une frange arrivant à constituer une majorité … minoritaire) n’a pratiquement plus en face de lui que JLM et les Insoumis. Alors, pourquoi cet acharnement sur eux seuls… alors qu’ils sont en apparence peu nombreux, inoffensifs, rejetés par la « gôche » et la droite, unies dans une même détestation ? Mon explication est la suivante : JLM , tout petit encore, est dangereux parce qu’il peut mettre le feu aux poudres ! Depuis Mitterrand, jusqu’à Hollande, les classes moyennes supérieures (desquelles relèvent notamment ces derniers) ont réussi : 1) à agglomérer autour d’eux une majorité de citoyens (des classes moyennes et populaires) leur permettant de gouverner.2) à évincer pratiquement de la scène politique les forces politiques (tel le PCF) qui « représentaient » les classes populaires de changement progressiste. Pour ce faire, entre autres moyens, ils ont utilisé à leur profit des forces politiques réactionnaires comme le FN, pour discréditer ou apeurer les forces de progrès représentatives de ces classes moyennes et populaires, et par là-même ces dernières. Ce « 1% » plus quelque chose, juge que le moment est venu pour définitivement (?) faire basculer de leur côté les classes moyennes, autrefois emmenées par la droite, les centristes, le PS : il a inventé Macron dans ce but. Ce « 1% » veut passer à cette nouvelle étape à tout prix, légalement ou non si c’est nécessaire (on en a déjà des exemples). Mais il y a un hic : un village gaulois avec son chef Mélenchonix et ses Insoumix. Il faut pulvériser ces gêneurs au plus vite ! D’où cette campagne forcenée… surtout avant les élections européennes. Est-ce le moment pour discuter du sexe des anges (de l’indépendance de la justice, chose sans aucun doute importante, mais totalement brouillée dans le contexte actuel : la position de Martelli, qu’il le veuille ou non, y contribue) ? Va-t-on laisser détruire cette petite flamme que porte le village gaulois ?

    Abbé Béat Le 28 octobre à 22:16
       
    • PS à mon précédent commentaire du 28/10 :
      Une partie de mon précédent commentaire concernant l’absence de réponses des journalistes de Regards aux commentaires des lecteurs (sauf exception, cf Martelli à Crémieux) était, volontairement, assez polémique, dans l’espoir de provoquer une réponse. Peine perdue ! Il y a donc une 4 ème explication possible à l’absence de réponses constatée : les journalistes de Regards ne répondent pas, parce qu’ils ne lisent, ou ne relisent pas les commentaires qui les concernent. Lecteur comme moi, cela vaut - il la peine de persister à commenter ? C’est à dire de tenter de discuter... puisqu’ ils ont seuls la vérité ?

      Abbé Béat Le 1er novembre à 17:15
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  • « Qui pourrait ne pas comprendre la colère de celle ou de celui qui se sent injustement traité ? »
    « Qu’un responsable politique ou qu’un mouvement politique proteste contre ce qu’il croit être une injustice est un droit que nul ne peut conteste »
    J’adore le "qui se sent injustement…" Ce serait donc une histoire de sentiment d’injustice ? Le fait que les fichiers des adhérents et donateurs de partis et mouvements politiques soient pillés seraient un fait tellement mineur que Monsieur Martelli n’estime pas nécessaire de simplement l’évoquer ? Mais que dans le stress d’un moment d’une folle intensité la PRESSE soit mise en cause, cela soulève le cœur du rédacteur de ce papier insensé. Désolé mon cher Roger, mais sur ce coup tu es complètement à côté de la plaque. La solidarité corporative que tu affiches pour ceux qui ne sont que des instruments politiques du pouvoir est simplement affligeante et démontre que beaucoup de ceux qui s’affirment de gauche ne savent plus ou ils habitent.

    Francis Le 3 novembre à 21:24
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  • Bonjour Roger

    L’armée israélienne a bombardé et détruit la TV du Hamas. Il s’agit d’arabes donc les médias ont "oublié" de condamner le bombardement. probablement que les médias jugent cela moins grave que ce que dit JLM des médias français !!
    Et vous à Regards la-dessus aussi vous soutenez vos "confrères journalistes démocrates" ? D’ailleurs vous en parlez ou ?
    Merci de répondre avec tout le courage qui caractérise vous et les autres médias !!

    Cyrano78 Le 15 novembre à 22:57
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