Accueil | Par Roger Martelli | 12 novembre 2018

La stratégie de Mélenchon se discute

En quelques semaines, la France Insoumise a accumulé des positions qui dessinent une nouvelle stratégie. Comment la comprendre  ? Analyses et discussion de ce nouveau moment Mélenchon.

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La France Insoumise est-elle en train de changer de stratégie ? Quelle est cette nouvelle étape du mouvement de Jean-Luc Mélenchon  ? Quelle est sa cohérence  ? En quelques semaines, on a assisté aux réactions mémorables face aux perquisitions disproportionnées, aux attaques de Jean-Luc Mélenchon contre le « parti médiatique », à la distance à l’égard du Manifeste pour l’accueil des migrants, au soutien chaque jour plus affirmé des blocages du 17 novembre contre les taxes sur l’essence… Autant de prises de position, dans le noyau dirigeant de la France insoumise, qui semblent dessiner une nouvelle cohérence que l’on peut interroger.

 

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Une nouvelle stratégie  ?

En politique, plus que dans tout autre domaine, le fond et la forme sont inséparables. Du côté de la France Insoumise, la séquence politique de ces derniers mois peut être lue comme indiquant une inflexion stratégique vers un populisme de gauche plus affirmé. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon est trop influent et le moment politique trop préoccupant, pour que cette hypothèse ne soit pas discutée.

Depuis des années, Jean-Luc Mélenchon a la conviction que la période historique est inédite et qu’elle appelle de l’invention politique. La démocratie, qui était sortie revivifiée du combat contre les fascismes, est désormais dans une crise d’une profondeur inouïe. Le peuple, ce souverain théorique de nos institutions, est marginalisé, démobilisé, désorienté. Il n’est plus, comme autrefois, partagé entre l’enthousiasme et la colère, mais entre la sidération et le ressentiment, oscillant entre la mise en retrait (l’abstention civique) et la tentation du sortez-les tous  ! Nous sommes au bout d’un long cycle démocratique, dont la crise globale interdit toute continuation à l’identique des modèles jusqu’alors usités.

Face à cette évolution, les gouvernants tiennent le même discours, depuis plus de trois décennies : il faut faire barrage face aux extrêmes et sauver la démocratie, en rassemblant les modérés des deux rives, à droite comme à gauche, autour des seules options raisonnables, l’économie de marché et la démocratie des compétences. Or, même rassemblées, les élites au pouvoir sont balayées dans les urnes, par les Orban, Salvini et autres Bolsonaro. Inutile donc de compter sur ces modérés pour éviter le naufrage démocratique.

L’hypothèse de Mélenchon est qu’il n’est plus temps de canaliser les colères pour les guider vers les repères classiques de la gauche et du mouvement ouvrier. L’ouragan de la crise a balayé tout sur son passage, ne laissant dans son sillage que le constat violent du fossé qui sépare irrémédiablement le peuple et les élites. Les rationalités politiques classiques n’agissant plus, il n’y a pas d’autre choix que de se couler dans le flux des émotions populaires, en épousant le mouvement des colères.

D’abord rendre visible que l’on est du parti du peuple ; alors la possibilité sera ouverte de disputer sa primauté à l’extrême droite, en montrant qu’elle n’est pas en état de satisfaire aux attentes, d’apaiser les douleurs et de surmonter les frustrations populaires. De cette intuition découlent une suggestion et un pari. La suggestion est que, d’une manière dévoyée, l’extrême droite est du côté du peuple, contre les élites de l’Union européenne. Le pari est que, en acceptant ce constat, on peut toucher les cœurs et les cerveaux de ceux qui se tournent vers cette extrême droite et leur montrer qu’ils font fausse route.

Les catégories populaires ne sont devenues peuple que lorsqu’elles ont combiné ce qu’elles refusaient et ce à quoi elles aspiraient, lorsqu’elles ont marié leurs colères et leur espérance.

Nous-le peuple et eux-les élites : telle serait la figure renouvelée du vieil antagonisme de classes qui opposa jadis le noble et les paysans, puis les ouvriers et le patron. Le but, désormais, ne serait plus de rassembler les dominés, mais d’instituer un peuple dans les cadres de la nation. Qu’est-ce que le peuple, selon Mélenchon  ? Tout ce qui n’est pas l’élite. S’il prend conscience de lui-même, c’est donc par la détestation de tout ce que l’on désigne comme des élites, renvoyées du côté du eux  : la caste, la supranationalité, Bruxelles, Berlin, la mondialisation, le parti médiatique, les bons sentiments voire la "gôche", ce terme qui vient tout droit de l’extrême droite des années trente.

Les soubassements théoriques du "populisme de gauche" revendiqué sont connus : la paternité intellectuelle en revient à Ernesto Laclau, et l’usage contemporain à Chantal Mouffe. On soulignera ici sa faible consistance historique et, plus encore, son extrême danger politique.

Les pièges du "populisme de gauche"

La dialectique du eux et du nous est certes un moment indispensable pour que des individus aient conscience de ce qu’ils forment un tout. Du temps de la féodalité, ceux du village s’opposaient instinctivement à ceux du château. Puis le nous des ouvriers se constitua en groupe distinct, contre la galaxie des maîtres d’usines. Mais la prise de conscience élémentaire de faire groupe n’a jamais suffi à faire classe et, plus encore, à faire peuple.

Pour que les ouvriers dispersés se définissent en classe, il a fallu qu’ils deviennent un mouvement de lutte agissante, contestant leur place subalterne et aspirant à la reconnaissance et à la dignité. Et pour passer de la classe qui lutte au peuple qui aspire à diriger, il a fallu que grandisse la conscience que la domination de quelques-uns n’avait rien de fatal et que seul le pouvoir réel du plus grand nombre était légitime pour réguler le grand tout social. Les catégories populaires ne sont devenues peuple que lorsqu’elles ont combiné ce qu’elles refusaient et ce à quoi elles aspiraient, lorsqu’elles ont marié leurs colères et leur espérance.

C’est par ce mariage que la France monarchique a basculé en quelques semaines de la jacquerie paysanne et de l’émotion urbaine à la révolution populaire. De la même manière, c’est en reliant la lutte ouvrière et la Sociale que les ouvriers se sont institués en acteurs politiques, devenant peu à peu la figure centrale d’un peuple en mouvement. À la différence de ce qu’affirme Jean-Claude Michéa, c’est en réalisant la jonction du mouvement ouvrier et de la gauche politique que s’est opérée l’alchimie qui a bouleversé la vie politique française et l’histoire ouvrière, à la charnière des XIXe et XXe siècles.

Imaginer que la détestation du eux est à même d’instituer le peuple en acteur politique majeur est une faute.

Aujourd’hui, il n’y a plus de groupe central en expansion, mais les catégories populaires, qui forment la masse des exploités et des dominés, sont toujours largement majoritaires. Elles sont toutefois éclatées, dispersées par les reculs de l’État-providence, la précarisation, l’instabilité financière, l’effet délétère des reculs, des compromissions, des abandons. Pire, l’espérance a été désagrégée par les échecs du XXe siècle. L’espoir déçu, les responsabilités du mal-être se faisant évanescentes, tout se passe comme si ne restait que le ressentiment, nourri par la désignation habituelle des boucs émissaires, substituts aux causes mal perçues des malheurs d’une époque.

Imaginer que la détestation du eux est à même d’instituer le peuple en acteur politique majeur est une faute. À ce jeu, on nourrit l’idée qu’il suffirait de changer les hommes, à la limite de procéder au grand remplacement, pour retrouver des dynamiques plus vertueuses. Or l’essentiel n’est pas de se dresser contre l’élite ou la caste, mais de combattre des logiques sociales aliénantes qui érigent un mur infranchissable entre exploiteurs et exploités, dominants et dominés, peuple et élites. Le peuple ne devient pas souverain par le ressentiment qui l’anime, mais par le projet émancipateur qu’il propose à la société tout entière. L’objectif stratégique n’est donc pas de soulever ceux d’en bas contre ceux d’en haut, mais de rassembler les dominés pour qu’ils s’émancipent enfin, par eux-mêmes, de toutes les tutelles qui aliènent leur liberté. Il n’y a pas de voie de contournement ou de raccourci tactique pour parvenir à cet objectif.

Le « populisme de gauche » se veut une méthode de mobilisation et non une théorie ou un projet global. Or l’histoire suggère qu’il n’est pas possible de séparer le projet et la méthode, le but et le moyen. Les grands partis ouvriers des deux siècles passés ne se voulurent pas seulement populaires ou ouvriers  ; ils ne cherchèrent pas seulement à représenter un groupe. Pour fonder le désir d’imposer la dignité ouvrière, ils mirent en avant le projet de société capable de produire durablement cette dignité. Ils ne furent donc pas populistes, comme dans la Russie du XIXe siècle, mais anarchistes, socialistes ou communistes. Dans l’ensemble, la plupart ne succombèrent pas à la tentation de rejeter, dans la même détestation, tout ce qui était en dehors du nous ouvrier.

Ce n’est pas un hasard, si la grande figure historique fut en France celle de Jaurès. Dans le même mouvement, il refusait de laisser au radicalisme mollissant le monopole de l’idée républicaine et il ne se résignait pas au fossé séparant le socialisme et le syndicalisme révolutionnaire. Quoi qu’en disent les Michéa et ceux qui les encensent, c’est cet état d’esprit de rigueur et d’ouverture qui doit primer encore, avec les mots et les sensibilités de notre temps.

Une stratégie efficace à terme ?

Est-il réaliste de disputer à l’extrême droite sa primauté, en s’installant dans l’environnement mental qui fait aujourd’hui sa force  ? Voilà quelques décennies, la social-démocratie européenne se convainquit de ce que, le capitalisme l’ayant emporté sur le soviétisme, il fallait s’emparer des fondamentaux du libéralisme dominant pour l’infléchir dans un sens plus social. Le socialisme se fit alors social-libéralisme et, par ce choix, il précipita l’idée socialiste dans la débâcle. Le pari du « populisme de gauche » revient à faire de même avec le populisme de l’autre rive. Mais c’est au risque des mêmes mésaventures.

Prenons le cas de la question migratoire. Que cela plaise ou non, l’obsession migratoire sera au cœur des débats politiques à venir, parce qu’elle s’est hélas incrustée dans le champ des représentations sociales. Pour en minorer les effets délétères, il ne suffira pas de se réclamer de la primauté du social. L’extrême droite, comme elle le montre en Italie, ne dédaignera pas en effet de se placer sur ce terrain. Elle se contentera d’ajouter ce qui semble une vérité d’évidence et qui fait sa force : la part du gâteau disponible pour les natifs sera d’autant plus grande que les convives seront moins nombreux autour de la table. Tarissons les flux migratoires et nous aurons davantage à nous partager…

 

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Prenons l’autre cas, celui de la dénonciation du « parti médiatique  ». On ne rejettera pas ici l’idée que l’information est dans une grande crise de redéfinition de ses fonctions, de ses moyens et de ses méthodes. On sait par ailleurs que la presse ne bénéficie que d’une liberté relative. Et nul ne peut dénier à quiconque le droit de critiquer, même très vigoureusement, tout propos public jugé erroné ou mal intentionné. Mais comment ignorer que la mise en cause globale de la presse, la dénonciation indistincte de la dictature des bien-pensants, l’affirmation du complot organisé ont toujours été des traits marquants d’une extrême droite dressée contre le politiquement correct  ?

On ne combattra pas l’extrême droite en surfant sur ce qui révèle de l’amertume et du désarroi, au moins autant que la colère. Pour la battre, il faut contester radicalement ses idées, dans tous les domaines, que ce soient les migrations, l’information, l’environnement ou la justice fiscale.

Comment passer sous silence que, chez nous en tout cas, ce n’est pas de la tutelle politique qu’elle souffre d’abord, mais de la dictature de l’argent, de l’audimat et de la facilité  ? Dès lors il est surprenant que, confondant la critique et le matraquage concerté, les responsables de la France insoumise portent les feux, jusqu’à vouloir punir, contre cette part des médias qui s’écarte du modèle, par fonction (le service public) ou par choix (la presse critique) ? S’attaquer à la presse en général contredit l’esprit d’ouverture et de rassemblement sans lequel toute rupture reste une abstraction. Et, que cette affirmation plaise ou non, une telle attaque évoquera, auprès de beaucoup, de bien trop tristes souvenirs…

Prenons enfin l’exemple du mouvement du 17 novembre. Comment ne pas comprendre la rage de ceux qui, à juste titre, ont le sentiment que les plus modestes sont encore et toujours les plus frappés dans leur pouvoir d’achat ? Mais comment aussi ne pas voir ce que l’extrême-droite a parfaitement saisi ? Ce n’est pas par hasard qu’elle choisit ce terrain, et pas celui de la lutte salariale ou des combats pour la solidarité. Elle a une vieille propension à vitupérer l’impôt, non pas parce qu’il est injuste et inégalitaire, mais parce qu’il serait à l’avantage des fainéants, des magouilleurs, des étrangers, des mauvais payeurs.

On pourrait profiter du malaise pour s’interroger sur l’usage qui est fait de l’impôt, sur l’injustice profonde des impôts indirects, sur l’impossibilité de continuer indéfiniment à brûler des carburants fossiles, sur la nécessité de combiner justice sociale et exigences environnementales. Or la pression de l’extrême droite pousse à manifester sur une seule idée : bloquons tout et continuons comme avant. Comment dès lors ignorer que, si certains attisent les colères, c’est pour que la jonction ne se fasse surtout pas entre égalité, respect de l’environnement et refonte de la fiscalité  ?

On ne combattra pas l’extrême droite en surfant sur ce qui révèle de l’amertume et du désarroi, au moins autant que la colère. Pour la battre, il faut contester radicalement ses idées, dans tous les domaines, que ce soient les migrations, l’information, l’environnement ou la justice fiscale. Ne pas mépriser ceux qui se sentent floués par les puissants est une chose. Légitimer une œuvre politique de dévoiement, une tentative pour découper en tranches les urgences sociales en est une autre.

Si l’on se veut du peuple, si l’on affiche le désir de la dignité populaire, on se doit d’arracher les catégories populaires aux idéologies du renfermement. La grande force du peuple a toujours été sa solidarité, pour tous les humbles, où qu’ils soient, d’où qu’ils viennent. Et, par bonheur, ce trait de mentalité populaire a irrigué l’esprit public de notre pays, pendant longtemps. Ce n’est qu’en le cultivant que, dans le même mouvement, on ranimera la combativité de l’espérance et que l’on tarira les sources qui alimentent l’extrême-droite.

Ne pas s’enfermer dans la realpolitik

Entre 1934 et 1936, la gauche du Front populaire n’a pas voulu d’abord convaincre ceux qui se tournaient vers le fascisme qu’ils faisaient le mauvais choix. Elle a redonné confiance à ceux qui doutaient, qui ne reconnaissaient plus la gauche officielle dans la compromission du pouvoir. Elle n’a pas détourné les égarés, mais mobilisé ceux qui pouvaient espérer. Elle n’a pas canalisé le ressentiment, mais redonné au monde du travail et de l’intelligence le sens de la lutte collective. De fait, on ne gagne pas en grignotant les forces de l’adversaire, au centre ou à l’extrême droite, mais en mobilisant l’espace politique disponible à gauche et jusqu’alors délaissé.

On ne peut pas aujourd’hui se réclamer de la grande expérience du Front populaire et ne pas comprendre pleinement ce qui fit sa force. Ce Front populaire utilisa certes la mise en cause des 200 familles, du temps où le capital se voyait et s’incarnait — le patron avec haut-de-forme et gros cigare. Pourtant, ce qui dynamisa la gauche ne fut pas d’abord la détestation de la caste dirigeante, mais l’espoir d’un monde de justice. Le Front populaire fut antifasciste dans sa détermination, mais ce qui le rassembla jusqu’à la victoire électorale, ce fut le beau slogan positif du Pain, de la Paix et de la Liberté.

Le rappeler est-il un prêchi-prêcha d’intellectuels sans contact avec la vie ?

Il est de bon ton, dans une partie de la gauche, de jouer au réalisme. Il faudrait taper du poing sur la table et parler haut et fort : tout le reste ne serait que littérature. Mais ne voit-on pas que c’est de ce réalisme-là que notre monde est en train de crever  ? C’est le monde du pouvoir arrogant de l’argent, de l’état de guerre permanent, de l’étalage de la force, de l’égoïsme du "Not In My Backyard". C’est le monde d’un Bachar el-Assad, d’un Poutine pour qui la démocratie est un luxe inutile, d’un Trump qui n’a que faire du gaspillage insensé des ressources naturelles par les possédants américains.

Et que l’on ne m’objecte pas la lettre des programmes. Ils peuvent être techniquement parfaits et, pourtant, leur environnement mental peut être contestable. La politique vaut aussi et peut-être surtout par la façon d’être et la culture que l’on promeut parmi les siens. Malgré la dureté extrême des temps passés, l’esprit du Front populaire ne fut pas celui de la citadelle assiégée. Heureusement, cet esprit ne l’emporta que pour une courte période : au début des années trente (la période communiste dite classe contre classe) et dans les années cinquante (les temps manichéens de la guerre froide). Il ne se retrouva pas non plus, en France, dans la triste formule du "qui n’est pas avec moi est contre moi". Là encore, ce sont d’autres périodes et d’autres lieux qui ont été submergés par cette culture, qui se veut combative et qui n’est qu’amertume. Or cette façon de voir, à l’Est comme à l’Ouest, au Nord comme au Sud, a conduit partout au pire de l’autoritarisme, quand ce ne fut pas au despotisme.

De la même manière, il est impensable que l’on s’abandonne à la facilité coutumière qui veut que les ennemis de mes ennemis soient mes amis. Ce n’est pas parce que l’Union européenne a tort (et plutôt deux fois qu’une  !) que le gouvernement italien a raison. On ne peut pas créditer le gouvernement italien d’être du côté du peuple : il en est l’antithèse absolue. Ce n’est pas parce qu’un grand nombre de personnes de revenus modestes sont pénalisées par la hausse des prix du carburant qu’il faut manifester avec l’extrême droite et… créer les conditions d’une extension de l’usage des transports individuels. Ce n’est pas parce que le cynisme de Poutine est l’envers de l’humiliation réservée à la Russie par le monde occidental qu’il faut mesurer les critiques, que l’on peut porter aux choix et aux méthodes adoptées par Moscou.

Prenons garde, à tout moment, à ce que, pensant accompagner les colères, on ne fasse qu’attiser le ressentiment. Si Jean-Luc Mélenchon a réussi sa percée, au printemps 2017, ce ne fut pas pour son populisme, qu’il sut mettre en sourdine jusqu’au soir du premier tour. Entre mars et avril, il parvint tout simplement à être le plus crédible, par son talent bien sûr, et par la radicalité et la cohérence de son discours de rupture, qui éloignait enfin le peuple de gauche de trois décennies de renoncement. Il ne renia pas la gauche, mais il lui redonna en même temps le souffle de ses valeurs et le parfum d’un air du temps. C’est par ce jeu de la trace et de la rupture qu’il s’est imposé.

Le fond et la forme

Nous ne sommes plus dans la France et le dans monde des siècles précédents. La combativité sociale demeure, mais le mouvement ouvrier d’hier n’est plus. Quant à la gauche, elle ne peut plus être ce qu’elle a été. Il en a toujours été ainsi d’ailleurs. À la fin du XIXe siècle, le radicalisme a revivifié un parti républicain assoupi. Au XXe siècle, le socialisme puis le communisme ont pris la suite. Aujourd’hui, des forces neuves prennent le relais de la grande épopée de l’émancipation.

L’extrême droite critique la démocratie représentative en elle-même, la gauche lui reproche ses limites de classe et son incomplétude : entre les deux, aucune passerelle n’est possible. Hors de ces convictions, je ne vois pas d’issue positive à nos combats.

Penser que les organisations dynamiques d’hier, mais épuisées aujourd’hui, sont en état d’offrir une perspective politique est sans nul doute un leurre. Mais la culture de la table rase n’a jamais produit du bon. Pour que le peuple lutte en se rassemblant, il faut du mouvement partagé, quand bien même ce n’est plus le mouvement ouvrier. Pour que la multitude qui se rassemble devienne peuple, il faut de l’organisation politique et même des systèmes pluriels d’organisations, quand bien même ce n’est plus sur le modèle ancien des partis. La gauche, à nouveau, doit se refonder radicalement. Il n’empêche qu’elle doit toujours être la gauche, c’est-à-dire moins une forme, reproductible à l’infini (l’union de la gauche), que le parti pris rassemblé de l’égalité, de la citoyenneté et de la solidarité.

Et cette gauche-là n’a rien en commun avec l’extrême droite, pas même la référence théorique au peuple. Celui-ci n’est un acteur historique que par les valeurs qui, à tout moment, ont assuré sa dignité. Il ne se constitue que par le mouvement qui l’émancipe, par l’espérance qui le porte, par l’avenir qu’il dessine, dès aujourd’hui et pour demain. Dans la continuité des fascismes, l’extrême droite critique la démocratie représentative en elle-même, la gauche lui reproche ses limites de classe et son incomplétude : entre les deux, aucune passerelle n’est possible. Hors de ces convictions, je ne vois pas d’issue positive à nos combats.

J’avance l’idée que les attitudes et prises de position récentes, du côté de la FI, laissent entrevoir une possible cohérence, dont je redoute la propension volontairement «  populiste  ». Si ma crainte est fondée, je ne cache pas mon inquiétude pour l’avenir. Je souhaite que cette impression soit démentie au plus vite par les actes et les mots. Si ce n’était pas le cas, j’estimerais que nous serions devant un tournant stratégique pour la FI, fragilisant les acquis des années précédentes.

La présidentielle de 2017 a montré qu’il était possible d’aller au-delà des forces rassemblées après 2008, dans le cadre du Front de gauche. Répéter à l’infini la formule du Front de gauche n’a donc aucun sens. Pourtant, ce n’est pas en construisant de nouveaux murs séparant les composantes hier réunies que l’on créera les conditions d’une dynamique populaire victorieuse. Si ces murs s’avéraient infranchissables, ce serait pour notre gauche la prémisse d’un désastre. La batterie récente de sondages — un sondage isolé ne vaut rien — converge d’ailleurs pour dire que le temps ne semble pas si favorable à la FI et si défavorable au parti de Marine Le Pen.

Heureusement, la gauche française nous a aussi habitués à des sursauts salvateurs. Mais pour cela, on ne peut faire l’économie du débat le plus large. À gauche, celui qui parle le plus fort n’a pas toujours raison.

 

Roger Martelli

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Vos réactions

  • Oui , JLM et certains de ses amis de la FI veulent changer de stratégie. Mais tout n’est pas bon à prendre. Roger Martelli a bien raison de revenir aux fondamentaux et à l’histoire lorsqu’il parle de " ceux du village...ceux du château...et de jacqueries", car le mouvement du 17 novembre est bien une jacquerie d’essence poujadiste et populiste...Si le constat est juste : impôts, ras le bol, injustice , etc....la forme et le fond n’ont pas pour but un débouché politique ou syndical. Au contraire, sur les réseaux sociaux soutenant les gilets jaunes, le rejet des " politiques" et des "syndicats" comme forme organisée est une constante. Il y a également dans les " mobiles" , un anti-administration donc un anti fonctionnaire et anti services publics déclaré.
    S’il faut analyser les causes du mouvement et apporter des réponses, faut il pour autant retrouver des accents trotskistes ou nihilistes comme le fait JLM. Le "dégagisme’" ( qu’il dégage tous, dixit Mélechon) ne peut pas constituer un projet politique. Le seul Conseil que nous pourrions donner à la FI serait de retourner à son programme pour la présidentielle : il avait de la tenue et du sens. Là, JLM s’engage dans des impasses.

    lucien matron Le 12 novembre à 08:11
       
    • Le projet politique de la France Insoumise reste toujours le même... Il vous a échappé que le "Peuple" y est déjà omniprésent depuis sa genèse. Mais peut-être êtes vous l’un de ceux qui, pour la présidentielle, ont simplement appliqué le mot d’ordre du PCF sans lire le programme "l’Avenir en commun" que portait le candidat de la France Insoumise ?

      Quoiqu’il en soit, je comprends que le mot "populisme" en effraie plus d’un... Pour ma part, j’ai eu du mal à comprendre ce qu’était le "populisme de gauche" au moment ou il en était question à cause de mes préjugés liés à l’utilisation commune qui en était faite jusque là... Mais depuis, j’ai pu saisir que le "populisme de droite", c’est l’antagonisme ami/ennemi qui concoure à l’éradication de l’Autre par tous les moyens et donc à la destruction de la démocratie ; alors que le populisme de gauche, c’est l’agonisme et le choix de reconnaître non plus un ennemi à détruire par tous les moyens, mais la primauté du cadre d’opposition qu’est la démocratie pour préserver les règles d’un combat équitable entre adversaires politiques (car il y aura toujours une opposition politique latente... la fin de l’Histoire c’est pas pour demain) !

      Or, c’est parce que le peuple est une force hétérogène (dans la diversité des forces populaires qui le composent), qu’il est le garant de la pérennité de l’idéal démocratique et qu’il incarne ce "nous", alors que "l’oligarchie", le "eux", vient exprimer à l’inverse, une force homogène visant à confisquer le pouvoir et empêcher l’expression de cette diversité.

      Si l’on admet que le Peuple est une force hétérogène, ne faut-il pas en déduire que la seule manière d’offrir un cadre à cette radicalité hétérogène des forces populaires, c’est de lui proposer une "radicalité démocratique" (avec des représentants politiques révocables, une reconnaissance des formes d’auto-organisations populaires de luttes,...) ?
      De fait, cela implique de reconnaître que l’Intérêt Général est contingent d’une conjoncture (l’intérêt général devient "naturel" dès qu’une pensée devient hégémonique) et donc, qu’on n’y voit pas tous la même chose ! D’ailleurs, il me semble bien que le paysage qu’offre la gauche vient conforter cette idée d’une hétérogénéité évidente du peuple dont il serait réducteur et simpliste du coup de le diviser entre gauche et droite....

      Pour ma part, j’aspire bien à ce que l’humanisme et l’écologie s’intègrent avec force aux schémas de réflexion sociétale... J’irai même plus loin, je pense que notre humanité commune fonde des règles de société naturelles que nous devons respecter ! Et je suis tout à fait prêt à comprendre que d’autres ne le pensent pas, cela ne m’empêchera pas de m’opposer à eux pour que mes idées finalement triomphent ! Il est clair que ma façon de voir s’oppose avec le consensualisme qui enterre toute forme de remise en cause sérieuse d’un système et qui entérine de fait les inégalités de toutes sortes comme une fatalité de laquelle on ne peut se départir. S’inscrire dans cette radicalité là, c’est par exemple s’opposer à la politique de "l’écologie des petits pas" du gouvernement qui, faute de satisfaire tout le monde, fait qu’on n’arrivera pas à l’heure pour prendre le train de la transition énergétique...

      Si la gauche cherche le consensus, faisons lui confiance pour regarder passer les trains... sur le corps des citoyens ordinaires ! Si elle cherche à convaincre, alors tâchons de respecter les règles du bon débat démocratique auquel, en tant que citoyens soucieux de justice et d’équité, nous devrions tous aspirer ! A ce titre, il serait bon qu’on affiche clairement de quoi on parle ! Nous savons tous depuis le départ que ce qui oppose la FI au reste de la gauche, ce n’est pas le rejet de la démocratie... Il serait temps que M. Martelli, entrautre, indique clairement où est le problème !

      carlos Le 12 novembre à 13:39
  •  
  • Article intéressant argumenté qui relève des inquiétudes.
    Prenons les médias : de quoi parlons nous ? N’avez vous pas remarqué le bashing permanent contre les insoumis et JLM ? N’avez vous pas remarqué que presque tous les médias y compris médiapart soit disant indépendant ne s’est pas offusqué du traitement infligé au premier parti d’opposition qui veut redistribuer les richesses. ?Alors c’est être populiste comme l’extrême droite que de le dénoncer ??? Voyons ! nous n’allons pas tendre la joue ! Nous redressons la tête et dénonçons ce qui est.
    Pour la tribune en faveur des migrants et sa bienpensance, elle est chouette : elle ralie les non racistes, c’est bien, et puis..?..Pour être utile et entendu de tous, il faut éclairer : dire ce qui est, faire comprendre avec humanité d’où viennent ces flux migratoires. Il faut aider les gens à comprendre pour qu’ils s’émancipent, sinon on convaint toujours les mêmes ! Avec une tribune qui allait plus loin, on fait d’une pierre 3 coups : on ramène à l’humanité et la fraternité, on fait comprendre que le mal vient du marché et de la finance, et on convainc de l’urgence climatique. C’est être populiste dangereux que cela ? Pour ce qui est du 17 : il est un temps celui du réveil ,de la sortie de la resignation, les médias ont tapé à tour de bras sur les syndicats et les grèves dissuadant les gens, c’est encore imprégné dans leur tête. Ce temps de réveil, on le laisse être, et je vous assure autour de moi tous ne veulent surtout pas de parti politique et encore moins des fachos "ça les fout en rage" ! on ne le condamne pas, on ne les amagalme pas .... on les comprends et on est aussi dans le même ras le bol sauf qu’on sait mieux d’où vient le problème et qu on a des propositions.
    On les sait là pas encore conscients du pourquoi. Alors on argumente, on explique d’où vient le problème ! Et on dénonce les centaines de milliards volés , on explique ! Et on rappelle à chaque fois les jours heureux qui sont possibles (par contre les interview des meduas "vous regrettez ces violence de JLM hein vous regrettez .. vous baissez dans les sondages JLM ne serait ozs de trop ???hein ?? Et kes immifres vous etes divisés à gauche , hein ??? Et la laïcité ... et petain". ...tout ça laissent qu’une peau de chagrin à lanalyse et surtout aux propositions ! Et cetait déjà ça à la présidentielle ! Donc c’est du boulot)
    Car OUI notre programme c’est l’espoir du front populaire et je vous y ramène oui !
    Alors de grâce aidez nous au lieu de participer à la division façon puzzle. ! Cette division elle fera advenir le monde que vous et nous redoutent.

    loyale Le 12 novembre à 09:41
  •  
  • "

    Et qu’on ne m’objecte pas du programme

    " ... Ca veut tout dire... La "haine des élites"... Un argument qui vaut bien celui ridicule de "la haine de classe". Autant dire que l’on est loin du débat raisonné mais plutôt dans la plus caricaturale des postures.

    Qu’à cela ne tienne et puisqu’il faut bien rétablir les choses, il n’y a aucune nouvelle stratégie de la FI ( j’engage ceux qui regardent les choses posément à revenir à ce qui pour M. Martelli n’a pas d’importance, mais qui unis les sympathisants de la FI aux parcours si différents, à savoir le programme). Par contre cet article est bien une nouvelle charge à l’encontre du seul espoir réellement démocratique à gauche : celui notamment d’un nouveau pacte politique, une 6ème république issue d’une ambition dont la radicalité s’affirme par exemple par le fait qu’elle soit pensée et écrite dans des assemblées constituantes réparties dans tout le pays (comme il est mentionné dans "l’avenir en commun"... Mais on s’en fout du programme n’est ce pas ?). Et si la forme est liée au fond en politique, il faudra bien que M. Martelli s’interroge sur le fait de savoir comment tant de citoyens, pas tous complètement cons ou aveuglés par une haine de l’Autre, ont pu reconnaitre dans ce projet une cohérence politique lamentablement absente ailleurs !

    D’autre part, soutenir la colère et les luttes, que ce soit lorsqu’il s’agit de l’Aquarius, ou bien de la manifestation du 17 novembre et la colère de ceux qu’on "fragilise", n’a rien de contradictoire. Pourquoi ? Mais parce que si les raisons communes peuvent se résumer au sentiment d’une injustice insupportable, aucune d’entre elles ne portent son débouché politique propre ! L’humanisme n’est ni de gauche, ni de droite (du moins pas celle qui prône le racisme institué), et la demande de "justice fiscale et sociale" est encore moins l’expression d’une vision politique d’extrême droite !

    Bon... On commence à s’habituer à cet anti-fisme de R. Martelli (ou antimelenchonisme primaire... On ne sait pas finalement). Heureusement que la presse est libre aujourd’hui de taper sur ceux qui menacent la survie de l’espèce humaine... Ce serait tellement dramatique que la "France Insoumise", avatar en mirroir du "Rassemblement National", puisse arriver au pouvoir et signe l’avènement "d’un nationalisme sanguinaire". Car ne sommes nous pas d’accord, M. Martelli, que le plus grand péril pour la France et au final le monde, serait que le projet de la FI parviennent à mobiliser plus d’électeurs que les formations politiques de gauche dont elles avouent à demi-mot ne pas vouloir s’engager jusqu’au bout dans un bras de Fer avec l’union européenne pour la faire abandonner son orientation totalement néolibérale ?

    Puisque je suis aussi libre que R. Martelli d’exprimer ma pensée, je trouve que sa position questionne l’ambition réelle d’un rassemblement à gauche...

    carlos Le 12 novembre à 10:08
  •  
  • ils ne parlent pas de classe ouvrière, de prolétaires, ce qui ferait sens

    "peuple", ça ne veut rien dire, si ce n’est pour édulcorer la lutte de classes

    Que des petits patrons soient exploités par de plus gros, c’est l’ordre naturel du capitalisme

    Pour autant ?
    La FI s’en remet à la "révolution citoyenne" par le vote
    La belle affaire !

    la démocratie bourgeoise n’est jamais que la dictature de la bourgeoisie

    patrice bardet Le 12 novembre à 11:44
       
    • comme prévu par Marx, aujourd’hui, 80% de la population est salariée. ’Le peuple’ et ’le prolétariat’ sont donc devenus synonymes.

      monKheyou Le 12 novembre à 11:52
  •  
  • Une analyse digne des années 80, quand la gauche pouvait se complaire à débattre sur des questions politiciennes.

     Si Mélenchon n’arrive pas au second tour en 2022, un Bolsonaro à la française sera élu au second tour face à Marine Le Pen. Vous pourrez non seulement dire au revoir au SMIC, au RSA, à la sécu ; mais les violences policières et la politisation de la justice n’aura plus de limites.

    Le Fascisme revient. Or, ce n’est pas Trotsky qui a vaincu Hitler. Il ne nous faut pas une gauche idéale à tout point de vue, il nous faut une gauche authentiquement anti-fasciste, c’est à dire une gauche capable de gagner contre le Fascisme.

    monKheyou Le 12 novembre à 11:48
  •  
  • " Le peuple, ce souverain théorique de nos institutions, est marginalisé, démobilisé, désorienté."

    Faux : le peuple est mobilisé (abstention très faible aux différentes élection) mais mobilisé à droite. Dans les sondages pour les européennes, probablement truqué, la Droite fait 70% des intentions de votes.

    Le prolétariat n’en peut plus de la Mafia, des Religions, et de la petite délinquance. En URSS, ces problèmes avaient été réglés rapidement et efficacement, d’une main de fer. Quel dommage que la gauche idéaliste nous fasse passer pour des Catholiques qui pardonnent tout :(

    monKheyou Le 12 novembre à 11:57
  •  
  • "Nous-le peuple et eux-les élites :"

    ça s’appelle le maoïsme. Un communisme anti-intellectuel : car les intellos (à l’image de Glucksmann le "cosmopolite sans racine" ) sont des petits bourgeois idéalistes détachés de la réalité prolétarienne.

    Mais aussi un communisme agricole et écologique : car ces enjeux de la Chine du début du 20ème siècle sont aujourd’hui les enjeux de la civilisation humaine tout entière.

    monKheyou Le 12 novembre à 12:01
  •  
  • Jaurès était contre l’immigration, c’est précisément sur Jaurès que Mélenchon s’appuie pour justifier sa position (voir son dernier discours à Marseille). Il est tout de même incroyable qu’on doive aujourd’hui se justifier quand on refuse de recevoir tous les petits bourgeois réactionnaires, très à droite, qui débarquent sur nos côtes.

    monKheyou Le 12 novembre à 12:07
  •  
  • Est-il réaliste de disputer à l’extrême droite sa primauté, en s’installant dans l’environnement mental qui fait aujourd’hui sa force  ?

    C’est exactement l’inverse qui se produit. Tous les fils de petits bourgeois des années 60-70 sont aujourd’hui des prolos. Le FN est donc sorti du Poujadisme et du libéralisme économique pour singer les positions du PCF des années 60-70.

    Que fait la gauche ? Que font les Glucksmann, les Hamon, les idéalistes au grand coeur ? Ils copinent avec la bourgeoise libérale poujadiste, nous tartinent des solutions libérale à base de Revenu Universel et de Démocratie Bourgeoise Participative, et reproche à la FI de défendre un point de vue authentiquement de gauche : l’État, l’autorité, la planification.

    monKheyou Le 12 novembre à 12:12
  •  
  • " Pour que la multitude qui se rassemble devienne peuple, il faut de l’organisation politique et même des systèmes pluriels d’organisations, quand bien même ce n’est plus sur le modèle ancien des partis"

    Quel charabia néo-libéral et pseudo démocratique.
    Un parti, un programme et un leader, voilà les éléments absolument nécessaires pour qu’un mouvement de contestation s’élève au statut de Révolution.

    LAEC est notre petit livre rouge, Mélenchon est notre petit père des peuples. Gloire à la FI, vive la France, vive la République, vive le Socialisme !

    monKheyou Le 12 novembre à 12:16
  •  
  • Ah comme qu’il est aisé à la bêtise de partir de caricatures pour étayer une construction. Un peuple se constitue parce qu’un mouvement y est propice. Demandez-vous ce qui serait la gauche sans la FI : des abstentionnistes ou des déçus en puissance, comme le veut la tradition.

    Si vous ignorez quel espoir constitue ce mouvement, c’est bien parce que vous raisonnez d’un point où nous ne sommes pas ; croyez-vous que le terme "populisme", négatif de ceux qui s’attachent à la gouvernance, puisse combler une non-pensée, une simple assise ?

    Mais vous aurez préféré diviser ce qui est du ressors du bas de l’échelle sociale, plutôt que d’apporter des nuances faisant ensemble. Il est vrai que cet article est tellement écrit à la première personne, et en guise d’information, on a l’habitude.

    A ce propos, vous pouvez nous dire ce qu’il advient de Mr Assange ces derniers temps ? Et oui, l’information, c’est autre chose.

    Ciriaco Le 12 novembre à 13:09
  •  
  • Bonjour Monsieur Martelli, je vous avais écrit un petit article pour vous et Clementine, pour regards tout simplement. J’ai lu votre article. J’aime beaucoup votre enthousiasme de gauche . SI vous me permettez juste une observation : Pourquoi perdre encore du temps à parler de cet individu Melenchon, il est fini. Peut etre serait il plus utile que nous réfléchissions à la reconstruction d’une nouvelle gauche (Hors PG ou FI, ce sont les mêmes) ;) Cordialement

    Réponse à Roger Martelli. (Je m’inspire de votre style littéraire.
    Publié le 6 novembre 2018 par BDPIF sur son site web bdpifv2.com

    Chère Clémentine.

    C’est avec une grande satisfaction que j’ai lu l’article de votre journal concernant votre prise de position au sujet des manifestations du 17 novembre organisées par les syndicats contre les dernières mesures du gouvernement sur la hausse du prix de l’essence. Manifestations qui donneront lieu, hélas, à la triste intrusion de ce parti d’extrême-droite que nous connaissons tous.

    « L’histoire est l’œil de l’Humanité » disait Victor Hugo.

    Prenons les choses dans le contexte actuel et voyons les analogies que nous avons vécu entre la crise des années 30 et le début de ce troisième millénaire.

    Historiquement, la crise des années 30 prend sa source dans le crack boursier de 1929, dont l’une des causes principales est la déflation qui avait gangréné l’économie mondiale durant les années qui précédèrent le « Jeudi Noir ».

    Qu’est-ce que la déflation ?

    « La déflation est un gain de pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une baisse durable du niveau général des prix « 

    Pour notre part, nous avons nous aussi subi une crise économique mondiale en 2008, qui trouve ses origines, elle, dans le dégonflement de bulles de prix (dont la bulle immobilière américaine des années 2000) et les pertes importantes des établissements financiers, provoquées par la crise des subprimes. Elle s’inscrit dans le cadre de la « Grande Récession » amorcée en 2008 et dont les effets se font sentir au-delà de 2010.

    Même si les raisons sont différentes, au final, il est bon tout de même de noter que, depuis 40 ans, les délocalisations de la part nos entreprises à l’étranger ont fortement affecté nos économies et donc nos sociétés.

    Nous en payons aujourd’hui les conséquences.

    Je m’explique.

    Un simple exemple :

    La Chine étant une dictature communiste, les ouvriers sont opprimés et payés une poignée de cacahouètes, le tout pour nous vendre des biens industriels : ordinateurs, parapluies, postes,téléphones, télévisions et autres, à nous, les Occidentaux fortunés (jadis). Regardez dans votre salon d’où provient l’origine de vos produits. Nous ne pouvons concurrencer leur produits, ce qui inclue baisse des emplois pour nous. Fermeture des industries. Et colère du peuple.

    Si l’on observe les chiffres des importations/exportations entre la Chine et l’Union Européenne on y découvre, sans surprise, un colossal déficit par rapport à nos échanges avec nos autres partenaires internationaux commerciaux. Ceci n’est qu’un exemple.

    Commerce extérieur de l’UE avec ses 15 principaux partenaires à l’exportation en 2016 (voir sur bdpifv2.com)

    Sans oublier que le modèle européen présente hélas de nombreux défauts qui affectent également notre économie au niveau de l’emploi et de notre système de protection sociale. Ils doivent être corrigés. Un vaste sujet qui nécessitera un autre article.

    L’analogie entre ses deux périodes tient au fait que les défauts de l’économie mondiale engendrent chômage, baisse du pouvoir d’achat, montée des colères populaires, populisme et in fine, fascisme, et se concluent par des guerres en Europe et dans le monde.

    Nous citerons pour exemples tragiques : Syrie (parallèle entre la guerre d’Espagne de 1936 et la non intervention militaire officielle des pays contre le fascisme), Bosnie, Tchétchénie, Ukraine, etc (parallèle de l’expansionnisme de la Russie, en Europe et ailleurs).

    La crise de 1929 produisit la montée des extrémismes en Europe. Et, malheureusement, le même phénomène est à l’œuvre aujourd’hui.

    Maintenant, le mécontentement est total et notre devoir est de nous souvenir de l’histoire pour éviter que se reproduisent les tragédies qui ensanglantèrent notre continent et le monde.

    Regardons maintenant les événements du 6 février 1934 :

    La date du 6 février 1934 fait référence à une manifestation antiparlementaire organisée à Paris devant la Chambre des députés par des groupes de droite, des associations d’anciens combattants et des ligues d’extrême-droite pour protester contre le limogeage du préfet de police Jean Chiappe à la suite de l’affaire Stavisky. La manifestation tourna à l’émeute sur la place de la Concorde, faisant au minimum 15 morts (dont 14 parmi les manifestants), 31 voire 37 morts si l’on compte les décès ultérieurs et plus de 2 000 blessés, ce qui en fait la fusillade des forces de l’ordre la plus sanglante depuis celle de Fourmies en 1891. De nouvelles manifestations violentes – avec de nouvelles victimes du côté des manifestants – se produisirent les 7, 9 et 12 février.

    En 2018, nous risquons d’être le 17 novembre dans une manifestation analogue à celle de 1934 avec la présence de l’extrême droite en force, accompagnée d’un peuple en colère avec pour motif et prétexte la Hausse du prix de l’essence.

    Ne reproduisons pas l’histoire. Nous en connaissons déjà la fin avec les drames de la seconde guerre mondiale.

    Actuellement, nous avons une extrême-droite en force dans notre pays, et demain, peut-être, se présentera une nouvelle occasion pour elle d’aller racoler dans le mécontentement populaire pour encore plus se renforcer.

    Je tiens aussi à vous signaler que Jean-Luc Mélenchon a largement renforcé cette extrême-droite en reprenant exactement les mêmes propos que celle-ci. Je vous rappellerai les slogans communs « Tous pourris ces politiciens, opérations balais, etc » ainsi que de sa division de la gauche sa candidature en solitaire. Nous avons donc eu de manière logique un second tour Lepen / Macron qui aurait tout aussi bien pu être un second tour Lepen / Fillon.

    Il est donc nécessaire que les partis de gauche ne participent pas à ces manifestations et de laisser au peuple le droit de s’exprimer selon ses besoins, sans être récupéré politiquement. Car nous assisterons alors à une catastrophe sur les pavés.

    Et l’extrême-droite en récupérera évidement les avantages.

    Je vous laisse deviner la suite pour 2022.

    Bravo donc pour l’intelligence de votre position appelant à ne pas y participer en tant que parti. Il faut laisser au peuple la liberté de manifester librement, sans être récupéré politiquement.

    Cordialement

    Sir Moustik le Chat ( Assisté pour l’écriture par son Majordome Paul Rande )

    bdpif Le 12 novembre à 13:47
  •  
  • Il y a eu les " bonnets rouges" , aujourd’ui ce sont les " gilets jaunes". La jacquerie sociale et fiscale se décline d’ailleurs dans toutes les formes et les couleurs, les "motards en colère" , les " moutons", les "tondus" , les "sacrifiés", etc...Autant de mouvements qui expriment leur colère, leur ras-le-bol fiscal, leur détestation de l’Etat, des services publics, des fonctionnaires et des élus.
    Les jacqueries doivent leur nom aux révoltes paysannes du 14e siècle dont un des meneurs se nommait Jacques. Elles se sont poursuivies au cours des siècles, avec un dénominateur commun : la taille, la gabelle, les taxes, c’est à dire l’impôt. Mais de tout temps, les jacqueries n’ont, en rien, changé le système, mais, au contraire, ont conforté la place des privilèges.
    Il a fallu, par exemple, bien d’autres prises de consciences éducatives, philosophiques et politiques pour que les antagonismes débouchent sur des révolutions. CER le vrai clivage, la ligne de démarcation est ailleurs : elle est dans la propriété sans partage de la finance, des multinationales numériques ou autres et de l’industrie d’armement.
    C’est donc là qu’il faut portet le fer et pas dans une exaspération éruptive et sanguine qui permet certes d’exprimer sa colère et de se faire plaisir,
    mais qui débouche sur le néant. De ce point de vue la stratégie de ceux qui veulent se mêler aux jacqueries, quel que soit le prétexte ( pas laisser la rue aux fachos et aux réacs, par exemple), est une bien mauvaise stratégie. Je doute fort, que le 17 novembre, nous entendions chanter l’internationale dans les rassemblements.

    lucien matron Le 12 novembre à 15:41
       
    • Et dire qu’il a fallu attendre une colère sur le prix du pain pour passer aux choses sérieuses en 1789... SI l’on avait su, il aurait mieux valu commencer par là !
      Heureusement qu’il y en a pour reconnaître les bonnes colères des mauvaises...

      carlos Le 12 novembre à 19:12
  •  
  • "Entre 1934 et 1936, la gauche du Front populaire n’a pas voulu d’abord convaincre ceux qui se tournaient vers le fascisme qu’ils faisaient le mauvais choix."
    Ce n’est pourtant pas la réalité historique .
    La percée du front populaire est due à la poussé du Parti communiste qui passe de 8,32 à 15,26 % , la SFIO et les radicaux restants merveilleusement stable .
    La stratégie du PCF de l’époque change il passe d’une ligne assez sectaire et "gauchiste" et évolue vers une ligne nationale-populaire qui cherchera à récupérer notamment les électeurs ayant basculés vers l’extrême-droite, avec le point d’orgue du discours du 17 Avril 1936 : un discours totalement patriote et populiste qui joue la carte de l’unité du peuple contre les riches, les 200 familles, les élites avec la main tendue aux artisans, paysans aux catholiques aux sympathisants des croix de feu ect ...
    Le PCF proposera même la transformation du front populaire en un « Front des Français » encore plus large, plus patriote et plus "populiste" ( et antifasciste également, évidemment ).
    Et cette stratégie s’avèrera payante la percée du PCF permettra la victoire du Front populaire .

    Un petit extrait du discours :
    "Et maintenant nous travaillons à l’union de la nation française contre les 200 familles et leurs mercenaires. Nous travaillons à la véritable réconciliation du peuple de France.

    Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïques parce que tu es notre frère et que lu es comme nous accablé par les mêmes soucis.

    Nous te tendons la main, volontaire national, ancien combattant devenu croix de feu parce que tu es un fils de notre peuple que tu souffres comme nous du désordre et de la corruption, parce que tu veux comme nous éviter que le pays ne glisse à la ruine et à la catastrophe.

    Nous sommes le Grand Parti communiste, aux militants dévoués et pauvres, dont les noms n’ont jamais été mêlés à aucun scandale et que la corruption ne peut atteindre. Nous sommes les partisans du plus pur et du plus noble idéal que puissent se proposer les hommes.

    Nous communistes, qui avons réconcilié le drapeau tricolore de nos pères et le drapeau rouge de nos espérances, nous vous appelons tous, ouvriers, paysans et intellectuels, jeunes et vieux, hommes et femmes, vous tous, peuple de France, à lutter avec nous et à vous prononcer le 26 avril.

    Pour le bien-être, contre la misère, pour la liberté. Contre l’esclavage, pour la paix, contre la guerre. Nous vous appelons avec confiance à voter communiste. A voter pour la France forte, libre et heureuse que veulent et que feront les communistes !

    Maurice Thorez "

    ed Le 12 novembre à 19:11
  •  
  • Cher Roger,

    Je remarque que plusieurs élements sont systématiquement occultés de votre papier.

    1)Le programme FI de démocratie, de partage des richesse, écologique, de service public, de paix. Je ne crois pas que les insoumis en rabattent dessus, y compris a propos du 17/12. Le projet de programme europeen est publié sur le site de la FI.

    2)La dimension de classe de l’oligarchie (pas l’élite intellectuelle) a laquelle les insoumis opposent le peuple. Celle au service des financiers utilisant les médias des miliardaires. Quand un de vos confrères indépendants reprend les methodes et les arguments de cette presse aux ordres contre la FI, dire qu’il sert l’oligarchie serait réactionnaire ?

    3) la venue de la gauche du PS dans la FI. C’est un fait récent que vous refusez d’analyser.

    4) Les actions contre la pauvreté, l’évasion fiscale, pour les quartiers délaissés.

    Une fois ces faits ignorés, la convergence avec la démarche d’extrême droite parait couler de source.

    A defaut de s’appuyer sur le réel.

    Pascal Janots Le 12 novembre à 19:50
  •  
  • Roger, tu pourrais nous faire l’honneur de considérer ce que nous faisons et disons à partir de l’ AEC, oui la gauche va payer sa lâcheté face à la loi travail, oui, le PCF va payer de s’être éloigné du peuple ( il a détruit ses cellules pour redevenir ce qu’il était avant 1920 , un parti d’élus ) oui, le fossé creusé par la gauche avec la FI, sa déloyauté envers les insoumis , ont définitivement éloigné toute possibilité de travailler constructivement à grande échelle !
    La Fi c’est une quantité incroyable d’individus expérimentés dans le combat de classe, et le plus souvent issus des anciennes forces de gauche , il est donc inutile de leur raconter des "bobards" Que ce soit sur l’immigration ou sur le reste, tous les bien-pensants qui nous crachent dessus, ne se préoccupent jamais des gens qui souffrent chez nous, quelque soient leurs origines, mais mettent en avant des principes moraux qu’ils contribuent ainsi à rendre haïssables ! Notre démarche c’est d’être toujours près des gens en combattant toujours la mise en concurrence des pauvres, pour aider chacun à devenir solidaires ! Il faut être du côté des pourvus , pour ne pas comprendre ça ! Pas d’inquiétude , Roger, nous ne céderons pas à la démagogie des fachos, occupes toi plutôt de tous ceux, qui à gauche , ont appelé comme un seul homme à voter pour Macron, sans comprendre que le néo-libéralisme se fout de la démocratie et qu’il a choisi pour la gouvernance des peuples la conception autoritaire et faschiste ! Un peu de modestie ne te ferais pas de mal quand tu parles de nous , nous ne sommes pas parfaits, mais nous construisons pas à pas, quelque chose de nouveau , ! Petite correction , Roger, la stratégie et donc la démarche politique de la FI et son programme , c’est le peuple insoumis qui la partage et la fait vivre ! Pas seulement Jean Luc !

    Mattia Nadia Le 13 novembre à 09:06
  •  
  • 2 luttes symboliques et opposées dans leur nature : la marche blanche prévue demain à 18H00 rue d’Aubagne à Marseille et l’action du 17 novembre.
    La première, qui découle du drame qui touche des gens "de peu" et qui résume le combat de classe par ses aspects économiques, politiques, d’incompétence et de corruption (jusque dans le syndicalisme type FO à Marseille). Celle-ci pourrait conduire, si toute la population non bourgeoise de Marseille, et au-delà, se mobilise, à la mise sous tutelle de la municipalité par cette même population. Il faudrait pour cela que les politiciens révolutionnaires, s’il en existe à Marseille, se positionnent ! D’un autre côté il y a ce mouvement du 17 où certains veulent se fourvoyer avec ceux-là mêmes qui par leur position de classe favorisent ou participent au drame de Marseille (et ailleurs tel Charleville Mézières)
    On ne peut pas être pour et aux côtés de la population souffrante et en colère de classe et (en même temps macronien) aux côtés de la fange raciste et xénophobe.

    jeandu13 Le 13 novembre à 09:44
  •  
  • C’est article est consternant de médiocrité, pratiquant le raccourcis et l’amalgame aux mérpris des faits pour s’économiser de produire la moindre pensée construite.

    Commençons par rétablir des faits, puisque l’auteur s’amuse à les tordre.

    La France insoumise n’est pas poutinenne, elle soutient d’ailleurs un opposant en prison. Elle n’approuve pas la politique de Poutine, elle la dénonce. Mais elle dénonce aussi l’Europe de la défense, le fantasme hystérique d’une invasion imminente des forces Russes entretenus par Macron, et la logique de guerre froide voulue par les USA.

    Le 17 novembre n’est pas un mouvement d’extrème droite, comme l’a démontré Médiapart, c’est un mouvement citoyen. Pour une fois qu’on en a un, cela semble gêner Regard, qui aimerait bien laisser l’extrême droite récupérer cette colère, après lui avoir abandonner la critique de l’UE et de l’Euro. L’extrême droite cherche aussi à s’appropiré les productions locales en circuits court. On laisse donc les AMAP à l’extrême droite ?

    Salvini n’a pas le soutient de la France Insoumise, ni le M5S d’ailleurs. C’est une faute journalistique d’affirmer le contraire. Mélenchon soutient la gauche radicale italienne Potere al Populo et n’a de cesse d’alerter : si LFI s’effondre, on risque de voir la gauche française subir le même sort que la gauche italienne : la disparition. Mais si Salvini veut cesser l’austérité budgétaire, si il voulait accueillir Julian Assange, faudrait-il dans les deux cas dénoncer ces politiques ?

    Sur le manifeste pour les migrants, Pierre Rimbert et le Monde diplomatique ont déjà dit tout ce qu’il y avait à dire sur cette supercherie. Ne pas signer l’appel serait signe de convergence avec l’extrême droite selon vous ? Mais de quel droit ? Ce manifeste renonce à lutter contre la mondialisation et considère les migrations massives comme inévitables, ce qui contredit les travaux du démographe Francois Héran qui minimise l’importance des flux futurs.

    Reste la question essentielle de l’article. Peut-on être de gauche et faire l’économie de se soucier du quotidien des gens ? On notera que ce que l’auteur considère comme une stratégie n’est qu’une réaction à des facteurs externes : LFI subit des perquisitions, le 17 novembre sort « du peuple » et l’appel des migrants sort du chapeau des petits bourgeois libre-échangiste de la gauche de salon.

    L’article s’enferme dans une logique binaire typique de l’extrême droite, comme s’il était impossible de dénoncer l’injustice de la taxe carburant et proposer une autre politique plus verte et sociale. Mais surtout, cet article fait encore une fois l’économie de la méthode. Une gauche égalitaire, solidaire et sociale, c’est bien. Mais comment y parvient-on sans remettre en causes les structures dominantes : les marchés financiers, donc les traités européens qui interdisent le contrôle des capitaux, le libre-échange (donc les traités européens qui interdisent le protectionnisme solidaire).
    Débattre sur le mouvement ouvrier des années 30, c’est bien. Sauf que ce mouvement n’a jamais menacé les structures du système, ces structures qui aujourd’hui menace la survie de l’humanité.

    Du débat, il en faut. Mais à conditions de ne pas tordre les faitset verser dans la désinformation. Sinon on fêtera bientôt une nouvelle Maréchal.

    john P Le 13 novembre à 16:36
  •  
  • Toujours à taper sur Mélenchon et la France Insoumise !
    D’article en article, Roger Martelli vomit sa haine de la FI, c’est consternant !

    frederic Le 13 novembre à 17:19
  •  
  • Avec cet article hallucinant de malhonnêteté intellectuelle, la gauche caviar, petite bourgoise de salon, revendique haut et fort l’abandon des classes populaires à l’extrême droite, comme un choix stratégique qui plus est.

    Lire cela dans les pages de libération ou Le Monde, passe encore. Mais dans regards, c’est à se demander où l’auteur regarde lorsque le sage montre la lune.

    Le 17, des millers de francais bloqueront probablement les routes dans un mouvement authentiquement révolutionnaire, et la gauche de salon débattera encore de savoir si l’attitude de LFi tient d’une stratégie condanable ou d’une position forcée par les évènements, discutant de savoir s’il faut mépriser les classes populaires (ils n’ont qu’a manger de la brioche - ou aller au travail à pied) plutôt que d’accompagner leur légitime colère.

    Oui mais le réchauffement climatique, oui mais il y a trois fachos parmis les gilets jaunes. Oui mais il ya des millions de gens qui n’arrivent pas à finir leurs fin de mois aussi, et un dangereux criminel niant l’urgence écologique à l’Elysée, cela vous aura donc totalement échappé.

    Bob solo Le 13 novembre à 21:05
       
    • Tout à fait d’accord avec vous. Il faut que les perspectives politiques du PC soient bien noires pour que M. Martelli se fende d’articles de plus en plus haineux et hystériques contre la FI et JLM. 

      Vassiviere Le 19 novembre à 13:13
  •  
  • qui décerne les brevets de "révolutionnaire" ? JLM en personne ? Il serait la réincarnation de Lénine ?
    Quand on se prétend post marxiste on est en général pré marxiste. Dans populisme de gauche il y a surtout populisme. Il y a fort à craindre que ce ne soit qu’un mouvement "tigre de papier ". Encore une fois hélas.

    jeandu13 Le 14 novembre à 09:41
  •  
  • Beaucoup de bla bla dans cet article, qui fait grand honneur aux dirigeants de LFI. Pourtant ce n’est qu’un clan sectaire d’individus qui ne font que se gaver et profiter du système tout en prétendant vouloir le changer. Cf Corbiere, Garrido, Chikirou,...
    Les Français ne sont pas dupes...

    Lanfeustdetroy Le 14 novembre à 10:47
  •  
  • La France Insoumise est-elle en train de changer de stratégie ?

    Merci Roger d’en appeler à discussion sérieuse..., je ne réagirai ici que sur un point. Le positionnement de la F.I., concernant le Manifeste pour l’accueil des migrants.
    Rappelons que le programme de la France Insoumise utilise cette belle expression de « faire France de tous bois »... Il ne s’agit donc pas de l’enfermer dans une « identité » définitive et figée...
    ...Mais en même temps, je vous prends à témoins que Younous Omarjee, le (seul) valeureux député européen F.I. , a récemment exposé sur le site de « Sputnik France » de nouvelles considérations qu’il présente comme « de principe », et dont j’avoue qu’elles m’ont plutôt scandalisé...
    Je passe sur ses propos les plus polémiques, et resterai sur le fond du débat...
    En précisant - curieux argument - qu’étant d’origine indienne, il ne peut pas être taxé de nationaliste..., ...l’ami Younous y prend acte en effet, pour commencer, de l’extension d’une « angoisse identitaire » concernant une « certaine idée d’intégrité de la civilisation européenne d’origine, qui n’a pas tellement de sens, mais qu’il ne veut pas juger »..., mais en fonction de laquelle la « meilleure solution est de tarir les flux migratoires » !...
    Sic ! Je n’ai rien inventé. En somme, l’on peut flirter « sans les juger » avec les thèmes zemmouriens, sur « l’acceptabilité des flux migratoires »,...et l’on n’aurait, en tout cas, pas d’autre choix que de tenir compte des conditions subjectives, autrement dit de « l’angoisse » que le sujet provoque, pour déterminer la réalpolitique que des gens aptes à gouverner se doivent d’adopter !...

    (Voir la vidéo suivante : https://www.youtube.com/watch?v=fleY_DXiUkQ . À 5 mn : )
    « ...Mais il est vrai que partout dans le monde il y a aujourd’hui une inquiétude identitaire. Je ne veux pas porter de jugement là-dessus. » (...Il prend l’exemple de l’Inde...) « Il y a cette angoisse. Et en Europe il y a aussi, compte tenu de ces bouleversements démographiques mais pas seulement, il y a cette véritable angoisse identitaire sur une certaine idée de heu... d’une civilisation presque originelle... bon... qui n’a peut-être pas trop de sens... Mais d’une intégrité de la civilisation européenne. Donc, il faut intégrer cela ! Pourquoi ? Parce que les migrants, lorsqu’ils sont dans les pays européens, ils doivent pouvoir s’intégrer. Ils doivent pouvoir vivre dans les meilleures conditions. Il faut qu’il y ait une acceptabilité de cette intégration promise à ces personnes qui viennent euh... en Europe. Et si les conditions ne sont pas réunies, alors c’est une souffrance aussi euh... pour les migrants qui s’ajoute à la souffrance du départ. Et c’est pourquoi la meilleure solution est de tarir les flux migratoires, parce que la migration, dans ces conditions, est une souffrance. »

    Je rappelle que parmi les critiques émises à l’égard du Manifeste pour l’accueil des Migrants de la part des dirigeants de la F.I., il y a eu celle du « fatalisme », dans la mesure où celui-ci ne se placerait pas dans une optique responsable, c’est-à-dire programmatique. Mais le plan du programme est une chose, celui de l’immense bataille idéologique sur le sujet en est une autre, C’est sur les deux plans qu’il s’agit, me semble-t-il, de faire preuve d’un courage politique inoxydable, indépendamment d’arrière-pensées électoralistes qui prendraient comme prétexte d’avoir à « intégrer les angoisses » de l’opinion...
    (Mais peut-être que quelque pédagogue de la F.I. viendra m’expliquer que c’est moi qui n’ai pas tout à fait compris ce que l’ami Younous voulait dire...)

    Aubert Sikirdji Le 14 novembre à 15:35
       
    • Il ne manquerait plus qu’on vous explique ce que vous devez entendre ! Allons !
      Maintenant, j’ai tout à fait la latitude de comprendre dans le discours d’Y. Omarjee, totalement autre chose que ce que vous y voyez vous et, de la même manière que vous le fîtes, en extraire ce que ma grille de lecture politique me permet d’y voir !

      Les principes si scandaleux pour vous auxquels il fait référence sont les suivants :

      a) Devoir d’assistance, de secours et de solidarité
      b) Attachement aux frontières.

      Si je ne vois pas ce qu’il y a d’ignoble dans le premier, le second point prend tout son sens à partir du moment ou l’on prend les frontières comme garantie de l’indépendance des nations (car en effet, à minima, l’internationalisme passe par là reconnaissance de nations)

      Sur la "liberté d’installation", et sur le "nous n’avons jamais cru à la liberté d’installation", ceci est parfaitement
      entendable à partir du moment où l’on comprend cette affirmation comme "nous ne croyons pas à cet argument de la liberté d’installation. Car dans le cas des migrations dont nous parlons, la position de ce député est qu’elles expriment des exils forcés conduisant à des déchirements et des souffrances" ( je vous rappelle toute l’introduction qu’il fait du sujet).

      "l’angoisse identitaire" : une fatalité ?
      Je ne crois pas qu’il y ait un quelconque "fatalisme" à exprimer que "l’angoisse identitaire" décrite ici, s’il la voit à juste titre sans fondements, doit être prise malgré tout comme une donnée objective... La meilleure preuve que celle-ci a des effets bien concrets se trouve dans la montée des partis d’extrême droite sur tout l’échiquier politique mondial !!!!
      Ce qui me fait quand même sourire, c’est que vous prenez cela comme un refus du combat idéologique alors que la seule formation politique qui a été capable de faire reculer
      le Front National aux élections présidentielles avec un programme radicalement opposé aux leurs, a été la France Insoumise...

      la réponse à cette angoisse se trouve en fait dans une nouvelle forme de relations internationales équilibrées et la rupture avec les politiques "prédatrices" modernes qui mettent en difficulté ces populations poussées au départ (que ce soit par les guerres, des politiques commerciales ou une influence majeure sur le climat).

      En effet, le courage dont vous semblez savoir qui en affubler dans ce combat particulier c’est bien, je le pense, d’affirmer qu’aucune politique nationale ne sera viable sans l’assentiment des français et que cela passe par l’articulation de 2 propositions au demeurant citoyennes :
      1) la politique d’accueil est la seule possible pour ceux qui ont déjà souffert dans ce dangereux périple,
      2) L’émancipation des peuples passe aussi par la liberté de rester au pays,

      Quant à votre manière d’interpréter la tirade sur son origine, il est bon de rappeler que c’est l’interviewer qui lui demande son origine et si celui-ci rebondit dessus, ce n’est manifestement pas pour disqualifier toute critique de son discours, mais pour réaffirmer qu’il sera difficile de mettre en difficulté sa détermination compte tenues de la solidité et de la force de sa conviction et de ses arguments issus d’un processus de réflexion manifestement intime sur la question particulière de l’immigration !

      Cependant, je vous rends bien hommage sur le fait d’avoir posté le lien youtube, ainsi chacun pourra se faire son idée !

      carlos Le 15 novembre à 10:41
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  • QUAND, MAIS QUAND PAPY MARTELLI APPRENDRA-T-IL À FAIRE COURT ? Les conneries les plus supportables sont encore les moins longues : vérité d’expérience qu’il persiste depuis trop longtemps à ignorer !!!

    Et pour conclure sa solennelle et interminable tartine, voilà le pompeux cornichon qui disserte aussi sec sur « LE FOND ET LA FORME »... Nan, mais je rêve !!!

    hopfrog Le 14 novembre à 18:33
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  • Roger Martelli,pour Regards,comme Edwy Plénel,pour Médiapart,ont en commun une détestation de Mélenchon,qui empire d’article en article,et se mue en obsession .
    Quand je dis :"détestation de Mélenchon",je ne suis pas dupe,et je suis loin d’être le seul ! Il s’agit,en fait,d’une profonde détestation de toute la France Insoumise,de ce qu’elle représente.
    C’est vrai que Yann Brossat ou Yannick Jadot,ça fait beaucoup plus rever le Peuple !
    Ecrire leurs vacheries à tous propos leur sert sans doute de thérapie ;ça évite de payer un psy,encore qu’en y allant ensemble,ces deux là auraient pu demander un tarif préférentiel !
    Si ça leur permet,au final,de se sentir mieux,c’est toujours ça de pris.Mais quel pensum à s’infuser,pour le lecteur !

    Je leur suggère une autre thérapie:reprendre la plume pour,enfin,écrire des articles contre Macron et son monde.

    Mais c’est sans doute trop leur demander !

    Le Baron Hugues Le 14 novembre à 20:18
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  • Bonjour
    toute ces belles démonstration pour faire quoi !?
    Mélenchon, peut avoir tout les défaut de la terre, qui ne faut pas mélanger avec Fi, et son électorat. Cela ne résoud rien.
    Peut être certains font de sombre calculs électoraux, affaiblir FI a travers Mélenchon, pour faire remonter le PS , Génération.s, le PCF, mais cela ne feras pas gagner la gauche, et on perdra dix ans.
    Cela risque surtout de faire progresser l’abstention et le FN, et la droite. Peut être est-ce le calcul de certains......
    l’électoralisme fait beaucoup de dégats, d’ou le succés des gilets jaunes qui en on marre de tout cela.
    Pour moi, il m’en faudra beaucoup, pour me faire revenir a voter PS ou PCF.....

    bob Le 15 novembre à 15:59
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  • JLM ne change pas de stratégie, il dérive sérieusement et dangereusement. Il suffit de lire son dernier post sur son blog " l’ère du peuple" dans lequel il fustige l’attitude des syndicats et des partis de gauche par rapport au mouvement des gilets jaunes.
    Ce mouvement est amplifié par tous les médias, au prétexte que parti d’une vidéo devenue virale : depuis une quinzaine de jours, pas un journal, pas une radio, pas une chaîne TV, sans un reportage portant le mouvement. Comme si tous les journalistes découvraient la Lune...Et pour une fois, JLM ne dit pas " tous pourris" ! Bizarre, comme c’est bizarre.
    Or, dans mon journal local, les uns après les autres, les articles font l’apologie des commerçants et artisans locaux qui sont les meneurs du mouvement. Ce matin sur 6 colonnes : " des commerçants baissent le rideau pour grogner"...Où est le peuple dans cette histoire, où sont les chômeurs, les exploités ( y compris dans le commerce), les laiissés pour compte...Et pourquoi ce soudain intérêt, alors que la grève et la manifestation plutôt réussie des enseignants lundi dernier n’a été qu’à peine relatée.
    De mon point d vue, cette jacquerie, nouveau poujadisme des temps modernes ne mènera à rien d’autre qu’une nouvelle défaite idêologique et politique dans les prochains mois et les prochaines échéances électorales. Il y a sans doute chez JLM une dérive dûe à son passé lambertiste et trotskyste. Pas encourageant pour la suite.

    lucien matron Le 16 novembre à 08:24
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  • @ lucien matron
    Néo-poujadisme = En tout "apolitisme", des "gros", qui ne veulent pas payer de taxes, poussent devant des petits ?!?...

    Aubert Sikirdji Le 16 novembre à 09:36
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  • C’est marrant, n’importe qui serait bien en peine de convenir d’autre chose que le mouvement des "gilets jaunes" est un mouvement hétérogène aggloméré autours d’un mécontentement envers la politique gouvernemental actuelle, cependant il y en a, qui doués d’une capacité de déduction hors du commun, sont en mesure de réduire les causes de la colère à la plus caricaturale des images d’Epinal ! Je ne doute pas qu’à une autre époque, celles qui furent allé crier vilement et égoïstement leur colère à Versailles quant au prix du pain, en auraient pris pour leur grade dans la bouche des mêmes alors qu’il aurait fallu mené le noble combat idéologique contre la monarchie absolue ! Finalement, les colères c’est comme les chasseurs... Il y a les bons chasseurs... et les mauvais chasseurs...

    carlos Le 16 novembre à 09:50
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  • Bonjour
    Chercher des mouvements populaire parfait n’existe pas, surtout sur le plan idéologique.
    Vis avis des gilets jaune, peu importe si il y a des fachos, le tout c’est d’investir le mouvement pour le déborder et le radicaliser, peu importe si les syndicats ne contrôle pas ou les partis.
    Ce phénomène , se produit souvent dans les entreprises ; tu y vas ou tu y va pas ?...non si c’est la cgt disent certains, ou, oui si c’est un autre syndicat. Si , on en reste aux étiquettes , on avance plus.
    En 68 ou mêmes 36, on a pas attendu, les syndicats et les partis, qui on pris le train en marche.
    Quand la colère populaire s’exprime, elle ne fait ni dans l’idéologie, ni dans la politique, mêmes si il ne se rendent pas compte qu’ils font dans la politique et l’idéologie, malgré eux.
    Il me semble que cela serait le moment que justement les retraités, les cheminots,les fonctionnaires, tout les mécontents se rallient, autour des gilets jaunes. Je peux me tromper, mais cela me semble plus constructif, que de bouder dans son coin en disant, non ,je ne fréquente pas ces gens.

    bob Le 16 novembre à 11:33
  •  
  • Je n’irais pas manifester avec les gilets jaunes et pourtant je suis en colère. Cela fait deux semaines que les tous les médias portent le mouvement au prétexte qu’il est part d’une vidéo devenue virale et qu’il faut faire du buzz.
    Il n’y a pas eu autant de considération pour la grève et les manifestations des enseignants, au demeurant plutôt réussies et bien plus fondamentales, me semble t’il.
    Dans mon journal local, sur 6 colonnes ce matin : " des commerçants baissent le rideau pour grogner" . Tout un symbole du néo-poujadisme, Aubert. Beaucoup d’hypocrisie dans les colères de ceux ci, car non seulement, majoritairement , ce ne sont pas les champions de la transition écologique mais de plus sans aucun scrupule, les hausses de taxes ou de carburants seront immamquablememt répercutées sur le dernier maillon de la chaîne, à savoir, le consommateur.
    Philippe Martinez, CGT, a parfaitement expliqué, ce matin sur une radio de service public, le rôle de certains patrons ( comme Leclerc a t’il précisé) qui favorise le mouvement par la récupération et l’instrumentalisation de la colère.
    Sur son blog " l’ère du peuple", Jean Luc Mélenchon dêrive sérieusement en soutenant le mouvement des gilets jaunes dont la plupart veulent lui " faire la peau" . Alors comprendre la colère oui, mais réfléchissons sur la base de ce que nous avons appris : un mouvement sans tête et sans repère idéologique n’apporte jamais la bonne réponse. Le rêveil politique pourrait être douloureux lors des prochaines échéances...

    lucien matron Le 16 novembre à 13:27
       
    • Personne n’est en mesure de dire aujourd’hui à quoi aboutira ce mouvement des gilets jaunes. La colère, lorsqu’elle prend sens dans un sentiment d’injustice, qu’il soit fiscal ou social, peut aussi bien chez certains servir de déclencheur pour une prise de conscience (et peut être faire retourner ceux-la vers les urnes une fois qu’ils se sont rendu compte que s’ils ne s’occupent pas de politique, la politique elle s’avère bien être en mesure de leur pourrir la vie !), ou simplement se transformer en un simple souvenir à partager... Quant à l’opportunisme des sbires du grand capital, Leclerc & Cie, rappelez vous que s’ils devaient vendre à leur bourreau la corde qui servirait à les pendre, ils ne pourraient pas s’empêcher de le faire par appât du gain !

      carlos Le 16 novembre à 19:12
  •  
  • @ lucien matron:Il est certain que si la vraie gauche se trouve 100.000 raisons de ne pas participer au mouvement de demain,il ne faudra pas venir pleurer après,si le mouvement est récupéré,et transformé en " foire poujadiste".Selon le terme,un brin méprisant,et complètement déconnecté,de Besancenot....
    On aura raté le coche et c’est tout !Et on ne pourra s’en prendre qu’à nous mêmes,si d’autres touchent le gros lot !
    On ne peut pas à la fois souhaiter un réveil des "riens",et mépriser les mêmes quand,enfin,ils se réveillent !
    D’autant plus que nous avons des choses à dire,dans cette mobilisation,sur l’alibi écologique de Macron,la fraude fiscale,l’ISF et autres arguments,en lien avec l’histoire des carburants.Nos arguments ont autant de chances d’être écoutés,entendus et compris,que ceux d’autres courants politiques présents.
    De quoi avons nous peur ?Est ce un manque de confiance en nous ?
    En tout cas,nous serons nombreux.ses de la France Insoumise,à défendre des solutions antilibérales.On ira en tant que "simples citoyen(ne)s,par ailleurs adhérent(e)s de la FI",et non en tant qu’orga,une partie de la FI étant réticente,ou,parfois,franchement hostile à cette mobilisation.

    Au moins,on n’aura pas de regrets !

    Le Baron Hugues Le 16 novembre à 21:15
       
    • @baron - et bien à moins que Besancenot ne se dénie lui-même, il indique ne pas voir le 17 novembre 2018 comme un mouvement poujadiste mais comme une "fronde nécessaire contre la vie chère"... du coup...

      carlos Le 16 novembre à 23:17
  •  
  • @baron hugues - les laissés pour compte, les pauvres ne seront pas dans les blocages. Plus de 7 000 000 de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté dans notre pays. La pauvreté est le vrai problème. La fiscalité est indispensable à la condition qu’elle soit fléchée en priorité pour éradiquer la pauvreté et les inégalités sociales tout en permettant la transition écologique. Les constructeurs du mur de la finance sont les vrais coupables et il se trouve que ce sont les mêmes qui sévissent à la tête des groupes bancaires, des lobbys du pétrole, de l’armement, du glyphosate... Et que font LR, RN, La France Debout et consorts à ce niveau ? Rien, ils sont complices. Alors, ne pas se tromper d’adversaires et ne pas céder à la confusion doit être la règle absolue de tout partisan d’un vrai changement.

    lucien matron Le 17 novembre à 07:51
  •  
  • ...Les gilets jaunes sont normalement du peuple qui se lève tôt... (Et qui ne commence pas par se faire la réflexion que tout ce qui bouge n’est pas rouge... Si ce n’est de colère... )
    Mais gare, oui, à la connerie d’une idée de "réveil des peuples", si c’est juste dit sur le mode dit "populiste-droitier"...
    Comme l’affirme Bernard Stiegler (ici : https://www.youtube.com/watch?v=3ggF2jE5d8M ), il ne suffit pas de "résister", mais d’inventer un autre monde...
    Paul Éluard avait écrit : "L’aube dissout les monstres", ce n’est pas toujours vrai !...
    Aubert.

    Aubert Sikirdji Le 17 novembre à 12:28
  •  
  • "À la différence de ce qu’affirme Jean-Claude Michéa, c’est en réalisant la jonction du mouvement ouvrier et de la gauche politique que s’est opérée l’alchimie qui a bouleversé la vie politique française et l’histoire ouvrière, à la charnière des XIXe et XXe siècles."

    M.Martelli, Michéa affirme dans ses conférences que la stratégie de Jaurès d’alliance entre le socialisme et la gauche a porté ses fruits et a donné 36 et les réformes de la libération. Du reste le calcul de Jaurès était de vider la gauche de son contenu en réalisant la laïcité, il pensait que la gauche n’aurait plus rien à proposer après cela (erreur de calcul de sa part) et que donc le socialisme allait "mangé" la gauche.

    Il dit également que les craintes de rosa Luxemburg était que se soit la gauche qui "mange" le socialisme à travers cette alliance.

    Qui a eu raison au final ? Jaurès dans un premier temps (36 et la libération), Luxemburg dans un deuxième temps (Mitterand et Hollande où effectivement la gauche a remplacé le socialisme jusqu’à faire des réformes pro-capitalistes).
    2e point : nous en sommes au moment que Jaurès attendait car la gauche n’a absolument plus rien à proposer à l’heure actuelle (égalité homme femme, normalisation de l’homosexualité, lois contre le racisme, etc.. même si il faut encore des efforts pour les mettre en application toutes ses lois sont déjà votés à l’heure actuelle). La gauche est donc morte que vous le vouliez ou non et il est donc plus que nécessaire pour le socialisme de se séparer de ce poids mort en retrouvant la position "ni de gauche ni de droite" qui prévalait avant Jaurès.

    J’ai écris un article où je suis plus précis sur le blog legrandsoir si cela vous intéresse. Ici https://www.legrandsoir.info/la-france-insoumise-et-l-axe-gauche-droite.html

    Cordialement,

    Renard Le 17 novembre à 15:23
  •  
  • @ "Renard"

    Bah. Gauche, Socialisme, Communisme... Si l’on devait abandonner tous les concepts au nom du principe de "l’authenticité populaire", ...sous le prétexte du "retournement" historique massif de pratiques qui se sont réclamé de ces concepts, ...l’on finirait authentiquement... muet !...

    Aubert Sikirdji Le 17 novembre à 19:06
  •  
  • ...D’ailleurs, le travail de réduction des têtes ne cesse pas... Chacun a désormais son interprétation courte des classiques, dans un contexte de perte générale des repères !...
    À propos de Jean Jaurès, le docte "monKheyou" nous a tout simplement sorti ici, le 12 novembre à 12h07, qu’il "était contre l’immigration"... D’autres disent désormais pareil de Marx...
    "Authenticité" populiste oblige... Car, n’est-ce pas, lorsque tout fout le camp, "le peuple est la seule chose qu’on ne pourra pas tout à fait dissoudre" !...
    En attendant, tous les raccourcis de pensée sont permis...

    Aubert Sikirdji Le 17 novembre à 20:11
  •  
  • Comme les raccourcis du genre "gilets jaunes" = poujadisme ou Mélenchon = lepen ou encore populisme de gauche = haine de l’Autre ???? Il est vrai que la nuance semble être devenu un luxe.... J’en ai autant pour monkheyou (ou moncailloux) et son audacieuse et sordide synthèse improbablement reussie entre Staline et Hitler qui frise au trollage génial !

    carlos Le 18 novembre à 00:11
  •  
  • Nous faut-il "nous mélanger aux gilets jaunes" ou pas ? Aujourd’hui, je l’ai fait.
    ...À l’époque du référendum français de 2005 sur le traité prétendant établir une constitution pour l’Europe, je me souviens des objections, qui disaient que les "nonistes" formait un drôle de mélange de voix... C’est vrai que c’était particulier...

    Aubert Sikirdji Le 18 novembre à 01:39
  •  
  • Les soubassements théoriques du "populisme de gauche" revendiqué sont connus : la paternité intellectuelle en revient à Ernesto Laclau, et l’usage contemporain à Chantal Mouffe. On soulignera ici sa faible consistance historique et, plus encore, son extrême danger politique.

    Parlons un peu théorie.

    Mélenchon assume une base théorique visible, où Chantal Mouffe joue son rôle. D’ailleurs, de manière à-priori non dogmatique, puisque selon lui « les gens » n’auraient pas besoin de grandes théories pour « s’auto-organiser »...
    Mais il y a à mon sens un hic, dans le dit « populisme de gauche ».

    Il est pour commencer un point avec lequel je suis parfaitement d’accord avec Chantal Mouffe, c’est avec la nécessité de sortir la lutte des classes de toute « essentialisation » sociologique (ce qui, soit dit en passant, est explicatif de l’ornière théorique de Jean-Claude Michéa...). Pour autant, la distinction qu’elle fait entre « adversaires » et « ennemis » demande à être interrogée. Voir par exemple la vidéo suivante : « Bruno Le Maire vivement interpellé par un ouvrier de PSA Mulhouse » (ici : https://www.youtube.com/watch?v=UU5yG6xxvUc )... Doit-on parler ici d’adversaires ou d’ennemis ?

    Cette distinction l’amène à des conclusions, qui comportent à mon sens le défaut inverse du travail théorique d’un Alain Badiou, quelqu’un qui, sans doute, serait selon elle à classer dans « l’extrême gauche »..., dans la mesure où, il parle de « procédures de vérité », dans les 4 domaines de l’amour, de la politique, de la science et de l’art...

    Je cite Chantal Mouffe, pages 76-77 de son livre « Pour un populisme de gauche » : « Il n’y a aucune raison de considérer que la classe ouvrière détient à priori un rôle privilégié dans la lutte anticapitaliste. » « Les gens ne se battent pas contre le « capitalisme » comme entité abstraite. » « En l’ignorant, « l’extrême gauche » a commis une grave erreur. Elle ne se préoccupe pas des gens tels qu’ils sont en réalité mais tels qu’ils devraient être selon ses théories. Les gens d’extrême gauche croient dès lors qu’ils ont pour mission de faire prendre conscience aux gens de la « vérité » de leur situation. Au lieu de désigner l’adversaire d’une manière qui permettrait de l’identifier, ils recourent à des catégories abstraites comme celle de « capitalisme », et échouent donc à mobiliser la dimension affective qui pousse toujours un peuple à agir politiquement. »

    Ah bon ? En arriver à la conclusion que l’essentiel serait de ne pas échouer à mobiliser la dimension affective, d’ailleurs non pas des prolétaires, mais des gens en général, n’est-ce pas porter un grave danger d’aventurisme politique ?!?...
    Ceci me permet de poser la question suivante : à savoir que si oui, la remise en cause des actuels rapports de production capitalistes existe comme « conséquence écosocialiste » de celle de la fuite en avant consumériste, dans les discours de Mélenchon, est-elle prise effectivement « aussi » comme « cause première », dans l’idéologie de la FI ?!?... Sous couvert de ne pas rester dans « un essentialisme de classe », n’abandonne-ton pas le problème de LA TENSION NÉCESSAIRE entre « la dimension de l’affectif », et « la dimension de la vérité » ?!?... Tension qui demanderait de se poser quel type de « démocratie nouvelle », une organisation politique alternative, digne de ce nom, des prolétaires, des gens, et du peuple, serait capable de promouvoir, en elle et hors d’elle ?!?...

    C’est une question qui demande une autre réponse que gazeuse.

    Une question, soit-dit en passant, que je me pose cruellement, singulièrement depuis que « le PCF s’est séparé de moi », il y a bientôt 33 ans...

    Aubert Sikirdji Le 19 novembre à 11:23
       
    • la distinction qu’elle fait entre « adversaires » et « ennemis » demande à être interrogée

      => cette distinction est faite pour clarifier le cadre de cette opposition. Elle précise et averti que le respect du Peuple et donc de la nécessaire hétérogénéité des "forces populaires" qui le compose, impose l’acceptation d’un cadre démocratique "radical" : une démocratie pour le rester doit préserver ses minorités et non les faire disparaître ! A ce titre, le combat politique doit être cathartique, libérateur et non destructeur. C’est pourquoi, il convient de passer du champ lexical de la "guerre" avec "l’ennemi", à celui du débat et de la confrontation d’idées avec l’"adversaire".

      Sous couvert de ne pas rester dans « un essentialisme de classe », n’abandonne-ton pas le problème de LA TENSION NÉCESSAIRE entre « la dimension de l’affectif », et « la dimension de la vérité » ?!?

      => je ne le crois pas car en fait, ce qui est posé par la question de l’affect c’est la question du moteur de l’action... Il ne s’agit pas là de nier la nécessité d’articuler "affect" et "prise de conscience", à priori nécessaire pour orienter toute dynamique politique et tout projet de société ! A dessein, je ne qualifierai pas ici cette action comme initialement "politique" car, dans les faits, elle s’avère revêtir au départ le caractère d’une réaction à ce qui pourrait être vécue comme une agression "soudaine" et "intime", dans ce qui fait sa vie, par celui qui la ressent.

      Or, c’est ce caractère "intime" lié à l’affect qui prodigue toute la force nécessaire à outrepasser le "confort" tout relatif de l’état de stabilité... Donc, si l’affect s’avère très efficace pour "mobiliser" un individu, il ne l’est pas par contre en terme de réalisation du changement ! Ici, il faudra bien en convenir, la révolte lorsqu’elle est collective, est bien plus puissante... mais elle n’en est pas moins totalement soumise à l’expression première d’une rébellion personnelle ! Autant ne pas l’occulter et en tenir compte...

      Pour illustration, ce qu’il y a de très intéressant avec le mouvement des "gilets jaunes" c’est qu’il semble porter une hétérogénéité dans ses causes, symbole même de la diversité qu’on retrouve pour les choses qui relèvent de l’"intime" et du personnel alors qu’il s’agit d’un mouvement tout ce qu’il y a de plus collectif. Je me risquerai à faire un énorme raccourci en formulant qu’il aura fallu une conjonction de 4 choses pour qu’il émerge :

      1) le sentiment "intime" et donc insupportable d’une injustice "fiscale" et/ou "sociale" (en dehors de toute conscience d’appartenir à une "classe" sociale particulière),

      2) la multitude de gens directement impactés,

      3) la plasticité des réseaux sociaux qui favorisent la capacité d’auto-organisation,

      4) le caractère "brutal" des "réformes" du gouvernement Macron (façon blitzkrieg). En effet, comme nous le savons tous, le syndrome de la grenouille nous apprend que lorsqu’on plonge celle-ci dans l’eau bouillante, elle cherchera à fuir à tous prix, mais si on la plonge dans la casserole d’eau froide et qu’on augmente progressivement la température, celle-ci sera bouillie sans en avoir pressentie le danger. Apparemment, 15 ans de politique néolibérale n’ont pas suffit à réchauffer l’eau suffisamment pour tuer la grenouille...

      carlos Le 19 novembre à 13:10
  •  
  • @ "carlos"

    Ha ha ha !... Grenouilles de tous les pays, unissons-nous !...

    Merci de votre réponse.
    J’entends fort bien. Je médite de longue date, par exemple, sur le fait que le "nouveau communisme" ne pouvait rester un genre de "communisme de guerre"...
    Il faut d’évidence fabriquer de la démocratie, où "le conflit" signifie que l’on fait exister "l’adversaire", souvent même si celui-ci se défile..., et non qu’on l’extermine simplement comme "ennemi"...

    Aubert Sikirdji Le 19 novembre à 14:38
       
    • Absolument, je vous suis là dessus....
      Pour ma part, je crooooâââââ comme beaucoup de monde l’évoque que cette démocratie à construire doive être le reflet d’une société qui reste, par nature, traversée par des luttes dont on doit bien convenir qu’elles varient en fonction du temps, du lieu et de la conjoncture. En somme, une démocratie devrait s’avérer aussi "radicale" qu’est "radicalement" plurielle dans les faits toute société humaine sans qu’elle soit pour autant déchirée au demeurant par la guerre civile...

      Comme vous le dites, il faut en inventer sa forme et se faisant, les garde-fous qui la préserveront de transformer l’idéologie du groupe dominant du moment, et son expression de ce qu’est l’Intérêt Général et le Bien commun (car manifestement, tout le monde n’en partage pas la même vision... mais le faut-il vraiment), en pensée hégémonique qui délégitimiserait tout conflit et aboutirait à la suspension des droits et des libertés des plus contestataires des citoyens. Car dans ce dernier cas, nous passerions d’une société hétérogène préservant le droit des minorités (c’est à dire les droits de tout citoyen à exprimer, dans le respect de ses concitoyens, ses croyances politiques ou non d’ailleurs) à une société homogénéisée par le tassement sous la botte du vainqueur temporaire des luttes... Aujourd’hui, notre démocratie, et même l’humanité, ne va pas bien à cause du totalitarisme d’une idéologie qui a pour elle les moyens de l’accumulation, de la communication de masse et un outil très efficace et uniforme d’exercice du pouvoir à travers une oligarchie puissante et mondialisée : Le néolibéralisme.

      Or, les forces qui souhaitent l’émergence d’une nouvelle forme de démocratie capable d’endiguer tout totalitarisme n’arrivent pas à s’entendre pour nommer leur champion contre cet adversaire (... bon, je passe sur la difficulté de certains à rappeler le rôle prédominant de l’Union Européenne dans le renforcement du pouvoir de cette oligarchie)... Du côté de la France Insoumise, ce champion s’appelle le Peuple.

      Et en toute cohérence, je pense que le travail de construction d’une 6ème république, à la manière dont en discute la France Insoumise, à savoir avec des groupes de travail citoyens, d’ateliers constituants répartis aux 4 coins du pays, peut permettre au travers du débat et la discussion à tous les citoyens français, dans leur diversité, d’accoucher d’un modèle politique se rapprochant de cet idéal démocratique... Et en prime de refonder un nouveau cadre d’unité nationale en dehors de toute essentialisation raciale, religieuse ou "culturelle" (au sens le plus large qui soit) nécessaire à toute entreprise "internationaliste", car après tout on est un Homme libre que parce que tout Homme l’est !

      Rien que pour ça, je vote France Insoumise... bien sûr il y a d’autres raisons qui tiennent au reste du programme, mais ce n’est pas le sujet ici. :)

      carlos Le 19 novembre à 16:43
  •  
  • Bonjour
    pendant que certaines personnes blablate théoriquement, les gilets jaunes pas assez ceci, pas assez cela," poujadiste", "récupéré" et j’en passe..., les gilets jaunes se bougent, agissent.
    tout les mécontents, de Macron , du système devraient se joindre pour bloquer le pays : les retraités, les fonctionnaires, les chômeurs, les pauvres, les cheminots, les routiers, les ouvriers......
    il ne faut pas se laisser piéger par les médias avec leurs mots valise:récupéré, populiste, poujadiste, révolte territoriale.
    la dessus un sociologue fait des ravages sur les antennes : Viard , évidemment CON -bandit donne des conseils a nos gouvernants pour éviter la crise

    bob Le 19 novembre à 16:33
       
    • @Bob - euuhhh ... j’étais le 17 novembre avec mon gilet jaune sur les épaules en train de discuter avec d’autres gilets jaunes qui étaient retraités, fonctionnaires, chômeurs, pauvres, cheminots, routiers, ouvriers, abstentionnistes, électeurs, etc... Pour le coup, je ne crois pas que les gilets jaunes soient une catégorie à part de la population et qu’il y ait besoin d’en appeler aux uns ou aux autres particulièrement. S’il fallait en appeler à l’hypothétique catégorie à laquelle appartiendrait les gilets jaunes, alors j’en appellerai plutôt à tout ceux "qui en ont marre" de survivre au lieu de vivre pour soutenir ce mouvement citoyen ! C’est suffisamment large et parlant pour tout le monde je pense...

      carlos Le 19 novembre à 17:08
  •  
  • Bonjour
    le mouvement des gilets jaunes démontre une chose l’écologie, se fait, principalement, sur le dos des couches populaires, des petits salaires. la transition écologique, je dirais plutôt la transition au capitalisme vert , se fait contre le monde du travail.
    Comment concilier monde du travail, et écologie ; écologie et question social ?. On peut toujours dire , mais c’est les partis de gauche, et les syndicats qui posent les bonnes questions !, cela reste avoir.
    Comment faire le lien entre travail, écologie, transport : qui travail vraiment dessus ?
    Quelle mouvement écologique en parle ?
    Il ne suffit pas de dire , il faut sauver la planète !!

    Bob Le 19 novembre à 17:00
  •  
  • Je suis toujours étonné de voir qu’un historien puisse passer autant de temps à analyser le présent. Relativisons, il "analyse " essentiellement le cas Mélenchon et la Fi. C’est assez extraordinaire de lire cette analyse au moment ou tout un pan de l’ex PS se rapproche de la Fi . La Fi serait donc un mouvement fermé et sectaire qui n’accepte pas l’unité.
    La fameuse unité de la gauche si chère à Martelli est celle qui a tout foirée. Basta, passons aux choses sérieuses et poursuivons notre chemin qui s’inscrit dans le temps long . Après une destruction massive de la gauche si chère à Martelli, il ne faut pas faire preuve d’impatience.

    choucroute Le 19 novembre à 17:31
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  • Le sectarisme est comme les mauvaises herbes, "choucroute", il repousse toujours...

    Aubert Sikirdji Le 19 novembre à 17:43
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  • ...Je ne suis par exemple pas d’accord avec cette simplification "pédagogique" à laquelle JLM se livre dans sa note de blog de mardi dernier, où il avance :
    ...que "macronistes et avant-gardistes se retrouvent unis pour manifester une « compréhension » de la colère populaire qui exalte un paternalisme désuet puisqu’il se combine avec le refus de la participation à l’expression de cette colère."
    En clair : « - Si vous n’appliquez pas ma ligne, vous êtes avec Macron » !...
    Les vieux raisonnements en termes de "complicité objective" sont aussi vieux que la vieille gauche...

    Aubert Sikirdji Le 19 novembre à 17:58
  •  
  • Les mots et les paroles ont un sens. En observant attentivement les banderoles apposées dans les ronds-points bloqués, les inscriptions sur les pancartes où sur les gilets jaunes, et en écoutant les manifestants , il est facile de constater la teneur idéologique du " mouvement " : "ras le bol fiscal", " Macron démission" , " marre de survivre" ...et également " dehors les étrangers", " dehors les politiques", " à bas les syndicats"...Avec ce contenu, en définitive, très poujadiste et par conséquent très réactionnaire, c’est bien mal parti pour un quelconque rassemblement populaire... ou un début de commencement de l’ère du peuple.
    Et si politiquement, on veut bien, ici et là, considérer qu’en dehors du mouvement parti des réseaux sociaux, il y a eu des appels, des affiches ou des tracts du Rassemblement National de Marine Le Pen, des Républicains de Wauquiez, de la France Debout de Dupont Aignan et d’une partie, hélas, de la France Insoumise, on ne peut pas dire que la mobilisation a été massive. La colère s’explique mais elle a ses limites !

    lucien matron Le 20 novembre à 07:02
  •  
  • ...ça va commencer à se voir que M. Matron se sent "marron"...
    encore une conclusion hâtive et simpliste sur un mouvement qui est depuis le début hétérogène (et certainement pas reductible à une frange réactionnaire de la population), auto-organisé (même si le RN a tenté initialement une récupération), sous évalué dans les chiffres de la mobilisation (250.000 ? Mmmfffff ! heureusement que le ridicule ne tue pas où nous serions déjà débarrasser de l’équipe qui dirige et gouverne ce pays) et qui focalise notamment la méfiance pour ne pas dire l’hostilité des syndicats et de certains partis politiques parce qu’il symbolise le fait qu’ils ne sont tout simplement pas indispensables pour enclencher une lutte s’inscrivant dans leurs champs d’action respectifs...

    carlos Le 20 novembre à 07:36
  •  
  • @ Carlos. Le réel fait toujours mal au début puis on s’habitue...et en ce qui concerne la " conclusion hâtive et simpliste", rendez vous dans quelques jours. Comme on dit dans le Morvan de Montebourg : " c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses"...

    lucien matron Le 20 novembre à 07:58
       
    • Oh ben y’a pas besoin d’attendre quelques jours...
      Si vous voulez dire que le mouvement des "gilets jaunes" n’a pas de débouchés à long terme politique et syndical : C’EST UNE EVIDENCE COMPTE TENUE DE SON HETEROGENEITE (chose qu’on répète depuis le début).

      Mais ce qui est sûr, c’est que se réjouir de cela c’est oublier que vue la mobilisation incontestable à laquelle on a pu assister, l’absence de prise en compte et de soutien des corps institutionnels (au sens large) va incontestablement jouer sur l’abstentionnisme récurrent et latent en probablement aggravant le phénomène aux prochaines élections...
      Sachant que le seul électorat qui a été trahit par ses représentants a été celui de ce qu’on appelait fut un temps, la "gauche", soyez persuadé que cette abstention ne sera pas en mesure de profiter à quiconque prônant des valeurs humanistes et écologistes...

      A un second niveau d’analyse, si les syndicats l’oublient, la précarité qui s’affiche au grand jour ici avec les "gilets jaunes" et qui dépasse notamment la seule problématique du smic, annonce clairement 2 choses :
      1) la première c’est que le combat syndical dans ce pays n’a pas pu empêcher qu’on en arrive à une explosion du chiffre des "travailleurs" pauvres (’indépendants" ou à temps partiels ou saisonniers, etc..),
      2) la seconde c’est qu’aux yeux de tous, ils ne sont dorénavant plus le seul canal "visible" de protestation pour des types de "travailleurs" qui de toute façon sont de moins en moins représentés...

      Donc attendez si vous voulez la "fin de la foire" pour compter les bouses.... ça ne vous empêchera d’ici là de patauger joyeusement dedans sans vous en rendre compte. L’odeur ne vous monte t’elle pas au nez ?

      carlos Le 20 novembre à 12:13
  •  
  • En vertu même de vos références théoriques, cessez Carlos de vous gargariser avec le concept d’hétérogénéité, qui n’est ni "la diversité", ni "le pluralisme" !... N’entretenez pas l’aporie !... Non seulement tout ce qui bouge n’est pas rouge, mais tout ce qui est jaune n’est pas forcément synonyme de bonne mayonnaise alternative !...
    Pour reprendre les termes de Chantal Mouffe, il existe oui ici des manifestations de pur « antagonisme » avec « le Pouvoir »...

    Et ce n’est pas simplement la faute, comme dit Mélenchon, des avant-gardistes attardés, qui ne voudraient pas s’approcher de ce qui sent mauvais, ...qui ne veulent pas se mêler des « mobilisations », les prendre en compte et les soutenir sans réserve comme il le fait lui-même, en s’écriant « - Voilà la vraie France, qui enfin s’auto-organise ! »..., que les résultats électoraux risquent d’être décevants !...

    Pardon d’être schématique, mais face au sentiment « d’abandon », de non-représentation, si nous devons nous mêler au mouvement, et contribuer à l’instruire « sans paternalisme », comme dit notre Jean-Luc national, qu’est-ce que la France dite Insoumise a d’autre à proposer qu’un type d’organisation individualisant où la représentation intermédiaire est interdite, où seule existe la représentation par le grand chef et ses cercles proches, en lien direct avec « le peuple » ?!?...

    Qu’appelez-vous « les corps institutionnels au sens large » ? L’on peut critiquer par exemple autant qu’on voudra « les syndicats », il n’en demeure pas moins que leur rejet à-priori par « les gilets jaunes » pose problème !... Et je considère qu’une vision « paternaliste » en creux, c’est ici une vision abstraite du Pouvoir, auquel ne serait reproché que ne de pas faire dans le social. L’extrême droite (qui, traditionnellement, n’aime pas les corps institutionnels intermédiaires) peut faire croire qu’elle « ferait dans le social » !... La révolte « spontanée » ne peut pas être acceptée, lorsqu’elle se tourne injustement contre des organisations que les travailleurs ont eu la longue patience de construire.

    Aubert Sikirdji Le 20 novembre à 16:35
       
    • Il est semble t’il plus confortable d’aller chercher des contradictions chez les autres, quitte à les inventer, que de voir celles qu’on porte volontiers soi-même..

      D’ordinaire prompts à expliquer leur attachement à l’émergence d’un grand mouvement social favorisant la convergence des luttes, les syndicats ont refusé celui des gilets jaunes bien avant le 17 novembre... Qu’il est savoureux de lire ensuite :

      La révolte « spontanée » ne peut pas être acceptée, lorsqu’elle se tourne injustement contre des organisations que les travailleurs ont eu la longue patience de construire

      carlos Le 20 novembre à 17:22
    •  
    • oh et pardon d’avoir oublié votre question : "les corps institutionnels au sens large" regroupent les corps intermédiaires ainsi que l’Etat (et donc toutes les institutions qui en dépendent)...

      carlos Le 21 novembre à 10:03
    •  
    • Ce n’est pas le propos ici, mais j’avoue en tous cas aussi que je serai impatient de connaître votre approche de l’"hétérogénéité" (histoire de m’en gargariser une nouvelle fois) dont la définition reste suffisamment large à mon sens pour introduire effectivement de fait pour moi autant la "diversité" que le "pluralité"...

      carlos Le 21 novembre à 10:14
    •  
    • Quoiqu’il en soit, je salue l’initiative de FO transport qui, sans attendre une reconnaissance particulière des "gilets jaunes", appelle ses adhérents et sympathisants à rejoindre le mouvement social en cours...

      carlos Le 21 novembre à 10:17
  •  
  • @Carlos. Là nous sommes loin du propos de Roger Martelli sur la stratégie de JL Mélenchon. Une des phrases essentielles de son article, me semble t’il était la suivante : "le peuple ne devient pas souverain par le ressentiment qui l’anime, mais par le projet émancipateur qu’il propose à la société toute entière " . Cette phrase conserve toute son acuité et sa justesse après le mouvement des gilets jaunes. Ou est le projet ? Si les manifestants en reste à " Macron démission " , je ne vois pas d’horizon. JLM, s’est précipité dans un soutien que je ne comprends pas sur le thème du dégagisme alors que lui-même est rejeté, comme les autres politiques, par les gilets jaunes. De mon point de vue, c’est une erreur politique. Et lorsque je reprends la formule de Montebourg, il n’y aura pas beaucoup de jours à la fin de la "foire" pour constater les dégâts. Dimanche soir prochain, à Evry, entre les magouilles des uns et les erreurs des autres, je doute que la candidate FI retrouve le plein de voix et un peu plus, de la précédente êlection. Dans le cas contraire, je suis prêt à faire mon mes culpa.

    lucien matron Le 20 novembre à 16:44
       
    • Vous n’aurez pas de mea culpa à faire car comme tout le monde le sait, mobiliser les abstentionnistes reste une gageure... En effet, la confiance des gens à l’endroit des politiques de façon globale, largement mise à mal depuis des décennies, ne peut pas se décréter du jour au lendemain. Donc, à moins qu’une partie de l’électorat du maire d’Evry ne change d’avis, l’élection est déjà pliée. Mais lorsqu’on a l’espoir chevillé au corps, ça peut aider à changer un résultat que tout le monde croyait pourtant inéluctable.... Alors pourquoi pas !

      Le soutien de la FI aux gilets jaunes ne se fait pas dans l’objectif de les soudoyer... Si de façon générale, ceux-ci renvoient tous les politiques et syndicats dos à dos (pas forcément à tord à partir du moment où l’on admet que les décideurs politiques et acteurs syndicaux ont eut et ont encore une grande influence, et donc une immense responsabilité, dans ce qui fait la vie ordinaire des gens), cela n’empêche pas de reconnaître que ce sont dans des moments comme celui-là, ou s’expriment une dynamique des passions notamment ici à travers la colère et le sentiment justifié d’injustice partagée , que peuvent émerger dans la tête des gens les questions aboutissant à une prise de conscience politique ! Plus il y aura d’instants comme le 17 novembre, plus la probabilité que les citoyens envisagent réellement et sérieusement de reprendre en main leur destin augmente... Or, c’est précisément là le projet de la France Insoumise.
      C’est pourquoi je reste moi aussi persuadé qu’il faut les encourager et les soutenir...

      carlos Le 20 novembre à 18:03
  •  
  • Ok carlos, pardonnez-moi, je retire "gargariser", désobligeant.
    Hétérogénéité, diversité, variété, pluralité, etc. Les mots ont les sens (risqués) qu’on leur donne, ils sont souvent porteurs d’ambiguïtés interchangeables... Et vous prônez vous-même l’effort de nuance...
    Donc, pas de malentendu ! Ce que j’ai voulu poser, c’est que toutes luttes dignes de ce nom RETRAVAILLENT forcément l’hétérogénéité, elles ne s’y résignent pas... Une société « démocratique », autant que possible dynamique, n’est pas juste faite d’un tas de gens hétérogènes, c’est un tout. À la base, vous en conviendrez, « l’hétérogénéité » est généralement synonyme de différences qui s’affirment indifférentes les unes aux autres...
    Ainsi, la position actuelle... de la CGT, c’est « pas d’amalgame » avec les gilets jaunes... (Mais je ne crois pas que ce soit de l’indifférence...)
    Le mieux serait de prendre un autre exemple : tout pendant que le prix de l’essence à mettre dans les bagnoles devient plus qu’un point de crispation sociale... (et que le Pouvoir répond par une prime dérisoire... pour l’achat de nouvelles bagnoles...), abordons une problématique « éco-socialiste » connexe :
    ...Madame Ségolène Royal s’est déplacée sur quelques plateaux télé, pour présenter son dernier livre.
    Et il se trouve qu’elle y évoque singulièrement une lutte (victorieuse) à laquelle j’ai participé : nous avons en effet empêché à Nonant-le-Pin, dans l’Orne, l’installation insensée, « au milieu des haras », d’une méga-décharge de déchets automobiles ultimes...
    C’est sûr que des gens comme moi y ont côtoyé... et fréquenté d’autres gens qui n’étaient pas du même genre (des propriétaires de Haras)... C’est d’ailleurs souvent le cas dans des luttes qui convoquent « l’intérêt général », autour du refus de grands projets inutiles : elles relancent de manière improbable les rencontres, voir les « liens sociaux » !... Ceci dit, il est évident que dans l’exemple que j’ai pris..., l’hétérogénéité sociale des gens mobilisé n’a certes pas été abolie !...
    Mais un « amalgame » d’intérêts convergents s’est créé, qui a été pour certains une expérience initiale d’engagement pratique extraordinaire... Ils n’avaient jamais connu ça.
    Poussons la logique, en embrassant un autre « compartiment » de pensée alternative... : il faut savoir que les syndicats de l’industrie automobile sont aujourd’hui à même de se mêler de l’enjeu de savoir quel genre de véhicule, quel type « d’économie circulaire » est possible et nécessaire...
    Ce qui est sûr (cela rejoint le propos de Roger Martelli), c’est que plus nous sommes à même de mettre des convergences et du projet positif dans la lutte, plus nous produirons d’amalgames réussis !...

    Aubert Sikirdji Le 21 novembre à 14:17
       
    • Absolument d’accord avec le fait que plus il y a "convergence" des luttes, plus il faut en attendre des effets positifs... Votre complément d’explications est intéressant car il précise que ce qui semble nous opposer ressemble plus à un malentendu qu’à un véritable désaccord en soi :

      « l’hétérogénéité » est généralement synonyme de différences qui s’affirment indifférentes les unes aux autres...

      En réalité, j’ai une approche plus empirique de ce concept : il s’agit pour moi de désigner des éléments dont la distinction entre eux s’avère clairement appréhendable et indépassable, sans aller jusqu’à en préciser la relation qu’ils peuvent entretenir entre eux (indifférence, attraction, etc...) ni le temps pendant lequel ils persisteront... car d’autant plus avec toute construction humaine, il faudra bien admettre que rien ne dure éternellement.

      toutes luttes dignes de ce nom RETRAVAILLENT forcément l’hétérogénéité

      Comment pourrai-je vous contredire alors que l’hétérogénéité n’empêche justement pas l’agrégation (le Peuple en serait d’ailleurs une forme particulière). De fait, lorsque vous évoquiez la "mayonnaise" dans votre précédent message, vous pointiez sans le vouloir l’illustration s’il en fallait qu’une émulsion peut s’avérer bien meilleure gustativement qu’un "mélange homogène" !

      « pas d’amalgame » avec les gilets jaunes

      Justement, la reconnaissance des éléments bien distincts n’empêche pas d’apprécier le résultat d’une dynamique commune. En l’occurrence, si les intérêts des uns, les syndicats, seront probablement toujours divergents de ceux des autres (si tant est qu’on puisse réduire tous les
      les gilets jaunes à quelque chose d’homogène, ce que je ne crois pas personnellement
      ), il n’en est pas moins que l’identification d’un "adversaire" commun peut permettre à travers un combat partagé, comme votre expérience à Nonant-le-Pin vous l’a confirmé, d’amener à écrire une histoire commune dont tous pourront être fiers... que ce soit à titre collectif ou même à titre individuel ! Il y a là de quoi permettre le brassage salutaire que vous évoquiez !

      Je reste persuadé, comme vous le laisser transparaître, qu’une nouvelle ère des possibles s’ouvrirait si les corps intermédiaires comme les syndicats et les associations voulaient accepter toute la dimension politique de leurs luttes, car c’est bien là "pousser la logique jusqu’au bout", il serait alors certainement possible de voir les syndicats de l’industrie automobile [...] se mêler de l’enjeu de savoir quel genre de véhicule, quel type « d’économie circulaire » est possible et nécessaire...
      Ca ferait du bien à tout le monde... Et je me rends compte vu le nombre de mes commentaires que ça ferait aussi du bien à tout le monde si je m’arrêtais là.

      carlos Le 21 novembre à 17:00
  •  
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