cc Adolfo Lujan
Accueil | Par Pierre Jacquemain | 13 août 2018

Sur l’immigration, la gauche n’a plus les mots

Luttant mollement contre la désignation des migrants comme boucs émissaires et la définition de l’immigration comme "problème", les partis de gauche semblent avoir renoncé à imposer un autre discours sur la question.

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Article extrait du dernier trimestriel de printemps de Regards.

Lors de la manifestation du 21 février 2018 – la première unitaire depuis 2015 sur le sujet – seuls les associations et collectifs appelaient à se rassembler pour dénoncer le projet de loi "Asile et immigration". Parmi les participants, plusieurs centaines de personnes, avocats, agents de l’État du secteur de l’asile et associations d’aide aux migrants. Quelques élus, élus locaux ou députés communistes et insoumis, y ont participé mais leur présence est restée marginale. Parce que dans les faits, à part sur quelques plateaux de télés et de radios pour dénoncer mécaniquement "la politique du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb", il n’y a pas grand monde pour promouvoir une politique d’accueil ambitieuse et volontariste.

La bataille culturelle abandonnée

Aujourd’hui, c’est la France insoumise qui donne le la, à gauche. Et lorsqu’on observe les grandes campagnes nationales retenues par ses militants pour l’année 2018, aucune parmi les trois choisies ne concerne les droits des étrangers. Et pourtant, alors que la "crise migratoire" s’intensifie en Europe et que l’année 2018 – notamment par l’agenda politique engagé par Emmanuel Macron et cette loi "Asile et immigration" – va sans doute marquer un tournant sans précédent de la politique d’accueil en France, une mobilisation politique, intellectuelle, syndicale, de l’ensemble de la gauche aurait été nécessaire.

LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR >> Réfugiés, migrants : derrière les mots, des politiques de tri

Comme si la gauche avait abandonné la bataille culturelle. La bataille des idées. Celle des convictions. De la pédagogie, à travers de larges campagnes. Ne serait-ce que pour contrer à l’échelle nationale le discours ambiant qui, de l’actuelle majorité en passant par la droite de Laurent Wauquiez et l’extrême droite de Marine Le Pen, ne cesse de répandre des préjugés les plus nauséabonds. Ainsi, comme le relevait Héloïse Mary, présidente du BAAM (Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants) dans La Midinale du 21 février dernier : « La gauche a perdu une grande partie de son influence sur les questions migratoires par peur du Front national et de sa faiblesse idéologique […]. Elle est prise au piège de l’opinion publique. »

L’opinion publique. Sans doute a-t-elle été un élément déterminant dans l’évolution de la réflexion, à gauche. À commencer par celle de Jean-Luc Mélenchon, dont le discours a évolué au cours de ces quelques dernières années. Ou plutôt depuis la campagne électorale de 2012. Lors de son discours très remarqué à Marseille, devant près de 100 000 personnes sur la plage du Prado, le héros de la gauche avait alors tenu un discours qui faisait honneur à la tradition humaniste, celles des droits et de l’accueil, en France. Ainsi avait-on vanté son « ode à la Méditerranée et au métissage » : « Marseille est la plus française des villes de notre République. Ici, il y a 2 600 ans, une femme a fait le choix de prendre pour époux l’immigré qui descendait d’un bateau, c’était un Grec et de ce couple est née Marseille […]. Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos sœurs. Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb. » Or, quelques jours après avoir tenu ce discours, les sondages pointaient un recul net de deux à trois points du candidat de feu le Front de gauche.

Rien ne dit que la coïncidence du discours et de l’évolution sondagière recelait un lien de cause à effet. Mais c’est ainsi qu’elle a été – bien imprudemment – interprétée. Et si, depuis, le quatrième homme de la présidentielle de 2018 n’a pas véritablement changé de discours sur le fond – les propositions politiques sont sensiblement les mêmes entre la présidentielle de 2012 et celle de 2018 –, sur la forme, la démonstration qu’en fait désormais Jean-Luc Mélenchon, a largement évolué. En 2012, alors que dans le programme du Front de gauche « l’immigration n’est pas un problème », il convient aujourd’hui, selon celui de L’Avenir en commun, de « lutter contre les causes des migrations ».

Changement de discours

Une évolution sémantique qui n’est pas insignifiante, si l’on en croit l’historien Benoît Bréville qui, dans un article de 2017 paru dans Le Monde diplomatique, relevait cet embarras de la gauche sur l’immigration :

« Lors de la précédente élection présidentielle, sans aller jusqu’à défendre explicitement la liberté d’installation, Mélenchon s’était présenté avec une liste de mesures d’ouverture : rétablissement de la carte unique de dix ans, abrogation de toutes les lois votées par la droite depuis 2002, régularisation des sans-papiers, fermeture des centres de rétention, décriminalisation du séjour irrégulier […]. En 2017, la ligne a changé. Il ne prône plus l’accueil des étrangers. »

Benoît Bréville relève alors plusieurs des propos tenus par le candidat de la France insoumise au cours de la dernière campagne. « Émigrer est toujours une souffrance pour celui qui part, explique le 59e point de sa nouvelle plate-forme. […] La première tâche est de permettre à chacun de vivre chez soi. » Et l’historien de conclure :

« Ce changement de pied a divisé le camp progressiste, dont une frange défend l’ouverture des frontières, à laquelle M. Mélenchon s’oppose désormais. Figure du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), M. Olivier Besancenot dénonce cette "partie de la gauche radicale [qui] aime se conforter dans les idées du souverainisme, de la frontière, de la nation", tandis que M. Julien Bayou, porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts, qui [a soutenu] le candidat socialiste Benoît Hamon, accuse le candidat de La France insoumise de "faire la course à l’échalote avec le Front national". »

Le discours du parti communiste français a lui aussi connu bien des évolutions par le passé. Il s’était déjà montré fort peu enthousiaste sur l’accueil des étrangers. Et c’est peu dire. En 1981, Georges Marchais, secrétaire général du PCF, lançait : « Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il est inadmissible de laisser entrer de nouveaux travailleurs immigrés en France alors que notre pays compte près de deux millions de chômeurs, français et immigrés. » L’extrême droite de l’époque n’avait pas fait la percée qu’elle connaît dans les années 1980, mais la tonalité générale du propos était dès lors si dangereuse qu’elle fut fort heureusement abandonnée par la suite.

Près de trente ans plus tard, le discours du PCF a retrouvé des airs plus solidaires, assez proches de la position du NPA. Pierre Laurent, à la suite de sa visite du centre d’accueil d’urgence de La Chapelle à Paris, déclarait ainsi dans L’Humanité du 23 janvier : « Quand les migrants s’installent, ils deviennent des travailleurs et producteurs de richesses. Ce ne sont pas les migrants qui s’accaparent les richesses, mais les prédateurs de la finance, ceux des paradis fiscaux ou des multinationales, dont les profits explosent. Les mêmes profiteurs du système organisent le dumping social. C’est à cela qu’il faut mettre un terme pour permettre à tous, Français et migrants, un accès aux droits sociaux et à une vie digne. » Mais si le propos apparaît généreux, il n’en reste pas moins consensuel à gauche et peu contraignant. Loin par exemple des revendications d’un NPA qui propose à la fois de régulariser tous les sans-papiers, le droit de vote des immigrés à toutes les élections et l’application du droit du sol intégral pour la citoyenneté.

Repenser la politique migratoire

Ainsi, du PCF à la France insoumise, en passant par les écologistes et même le dernier né Génération.s de Benoît Hamon, il est difficile d’y voir clair. Les bons sentiments empreints d’empathie sont, individuellement, souvent de sortie, mais l’on peine à trouver dans les discours et programmes de gauche ceux qui s’engagent – sans détour par la situation des pays de ceux qui les fuient –, à tout mettre en œuvre, en urgence, pour accueillir les réfugiés et migrants qui se retrouvent sur notre territoire aujourd’hui, tout en anticipant les besoins de demain en matière d’accueil et d’intégration.

Par son absence de clarté – et de projet alternatif sans doute –, un véritable discours de gauche peine donc à s’imposer dans l’espace public. Parce que la gauche a cessé de mener campagne sur le terrain des idées. Pourquoi le Parti socialiste, alors qu’il s’y était engagé dans la campagne de François Hollande en 2012, n’a-t-il pas mené une grande campagne de fond, partout en France, pour (r)éveiller les consciences sur le droit de vote des étrangers ? Pourquoi aujourd’hui, personne à gauche ne prend-il à bras-le-corps ce qui ressemble fort à un impératif moral, dans le débat public, sur l’accueil des personnes étrangères – qu’elle soit ou non en situation régulière sur notre territoire ? Comment pourrait-on honnêtement justifier que la France et l’Europe n’en ont pas les moyens ?

Enfin, pourquoi le discours d’une grande partie de la gauche a-t-il glissé au point de reprendre, parfois, les termes de la droite et de l’extrême droite : l’immigration comme problème ? Procéder ainsi revient à démobiliser la gauche, à l’engluer dans le piège de la droitisation, voire de l’extrême droitisation du débat public. Sans doute n’a-t-on pas toujours pris la mesure, à gauche, que c’est par la défense d’un accueil digne des réfugiés – qu’ils soient climatiques, économiques ou fuyant les conflits – que le combat contre l’extrême droite sera le plus efficace. Pas en flirtant avec ses solutions. Expériences à l’appui dans plusieurs centaines de territoires en France, toute la gauche pourrait trouver les mots pour le dire. Dire que l’immigration est une chance. Dans bien des domaines. Y compris – osons-le – économique.

À hésiter sur le sens de ce combat, la gauche se perd, court à la faillite et peut aller jusqu’au déshonneur. Mais il n’est jamais trop tard. Le dossier de ce numéro de Regards se veut une pierre à l’édifice de reconstruction d’une pensée de la politique migratoire et du sort fait à ces quelques milliers de réfugiés qui meurent de faim et de froid dans nos villes. D’abord en rétablissant quelques vérités, sur cette "crise" qui n’en est pas une, mais aussi sur la base d’un parti pris : l’immigration comme une chance. Parce qu’en matière d’accueil des réfugiés, assumons-le : nous le pouvons, nous le devons, nous le ferons, parce que c’est inéluctable et que c’est une chance, oui.

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Vos réactions

  • Méfiez-vous bien de la chanson,
    Méfiez-vous donc de ne botter la gronde,

    Sans-voix dans banlieue trafic - à l’âge où faisiez des bulles,
    Télérama esprit critique la petite table du salon et seule la pendule,

    Méfiez-vous morales Ruquier résidence secondaire,
    Méfiez-vous main d’oeuvre silence bon marché Uber après la guerre,
    Du travail dimanche et des caissières,
    Nul n’était à la manif hier.

    Qu’est-ce qu’une cellule sans frontière ?
    Dites-moi donc, sans cet air fier !
    Avec des mots sur cette guerre :
    Un enfant loin de sa terre,
    Et Areva squatte le Niger.

     bémol d’un homme de gauche, partisan de la France insoumise et avec mes excuses.

    Ciriaco Le 13 août à 15:28
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  • Pas très honnête cet article, il suffit d’explorer un peu plus le programme de l’avenir en commun pour se rendre compte que la France insoumise aussi demande la régularisation des sans papiers, une politique digne d’accueil pour les réfugiés mais aussi les migrants pour raisons économiques et climatiques ! Il faut règler les causes de départ avec une autre politique plus solidaire avec les pays africains mais acceuillir dignement les personnes qui arrivent sur notre territoire ! Et la ca devient moins angélique comme vous le prétendez car on remet en question les traités de libre échange, le pillage des richesses, la domination de la France par sa politique étrangère et monétaire etc !!!! La question des migrants a bien été proposée par les insoumis dans les votes sur les causes nationales à défendre en 2018 parmi la montagne d’urgences à traiter C’est donc bien une préoccupation du mouvement mais il y a eu vote : lutte contre l’évasion fiscale, la transition écologique et la lutte contre la pauvreté. ..

    Vally Catherine Le 15 août à 19:16
  •  
  • les migrations de personnes males à 99% ,de 15 à 30ans à 95% dites sans papier ,sans ressources ,mais qui ont financé (pour pres de 9000euros parfois ) leur migration constituent oui la réserve ouvrière à disposition du capitalisme moderne européen on les retrouvera dans les cuisines de resto parisiens lillois bordelais niçois marseillais et meme d’Orléans Le discours de ’accueil des étrangers change alors pour les bobos gauchos insoumis parisiens quand pour 200 tentes place STALINGARD c’est la débandade ! vite des crédits des déplacements en banlieue Alors ils se retrouvent déplacés à IVRY par exemple là c’est une mairie communiste et eux s’en occuperont et paieront (moyennant une photo du Maire de d’HIDALGO tous les 15 jours dans le parisien cela leur fera la leçon (En 1981, Georges Marchais, secrétaire général du PCF, lançait : « Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il est inadmissible de laisser entrer de nouveaux travailleurs immigrés en France alors que notre pays compte près de deux millions de chômeurs, français et immigrés. non mais !

    ouvrierpcf Le 20 août à 12:16
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  • Au Sénégal, un RSA socle Français (480€) correspond à 6 mois de salaire d’une "bonne" employée par les Couches de Cadres Africains, exemple Dakar......

    buda Le 20 août à 20:53
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  • Réponse Regards Immigration.
    Cet article passe à côté de la question devenue cruciale aujourd’hui et qui dessine un avenir catastrophique si on (PC, Insoumis, quelques autres) en reste où on en est. L’article, en se plaçant d’un point de vue moral, offre une image culpabilisante et irresponsable : « accepter toute la misère du monde ». Le problème n’est pas moral, il est politique et économique. Il s’agit de savoir si et comment un pays occidental développé, comme la France, peut améliorer la vie de ses propres citoyens (classes populaires pour l’essentiel) et, simultanément, aider les pays d’où viennent les émigrés à résoudre leur problème : leur offrir chez eux, du travail, des solutions … L’émigration n’est pas une chance, c’est un drame. Les forces un tant soit peu sérieuses à gauche (PC et Insoumis) sont prises dans un étau qu’il leur faut affronter coûte que coûte. Pour l’instant, ils n’y arrivent pas, parce que la solution est considérable et, dans son étendue, les dépasse : ils doivent affronter le Capital, l’abattre pour sortir du dilemme. Seule au monde me semble amorcer une voie tentant de conjuguer les deux objectifs internes et externes précédents : la Chine, avec ses implantations économiques en Afrique par exemple. Elles ne sont pas gratuites, car la Chine en tire des avantages pour elle, mais l’Afrique un peu, aussi … qui peut trouver mieux ?

    Abbé Béat Le 22 août à 09:31
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  • Étrange article dans lequel la France n’existe pas, un pays désindustrialisé avec 6 millions de chômeurs, des millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, qui subit l’effet de décennies d’immigration non intégrées - l’immigration n’a jamais cessé ou vraiment diminué depuis la fin des 30 glorieuses - avec du communautarisme, des ghettos ethnico religieux, une insécurité qui tourne à l’ensauvagement, un nouvel antisémitisme : tout cela n’existe pas.
    Le rôle de la gauche devrait être de déclarer la guerre aux frontières, faire cesser la distinction entre l’immigration légale non légale , bref la gauche pour l’auteur de l’article doit définitivement devenir une ONG "no border".

    pixies Le 22 août à 16:32
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  • Bonjour Dure problème ,complexe,dont un l’Integration , à tout les niveaux,travail,culture, social,religion.Les personnes qui défendent l,immigration sous estime ce problème .....

    bob Le 23 août à 10:09
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  • Salut à vous citoyen(ne)s camarades,
    enfin me voilà réconforté de me rendre compte qu’il existe encore dans nôtre Nation des individu(e)s qui restent les pieds sur terre, de part les réactions que je peux lire en réponse à cet article de merde.
    Non, sieur Pierre Jacquemain l’immigration n’est ni une chance, ni inéluctable.
    La morale, encore moins la « moraline » n’a pas cours en matière de politique, aucune des « chapelles » du Socialisme Historique ne s’est jamais préoccupée de morale, la morale c’est pour les curetons et encore jamais qu’en parole, rarement dans les faits.
    La morale humaniste à deux balles qui prévaut dans vôtre billet n’est autre qu’une mauvaise conscience de petit-bourgeois haineux de lui-même.
    Vous êtes prèt, par les idées que vous défendez ici, à ouvrir à tous les vents l’espace politique que l’on nomme encore la France, à tous les flux migratoires sans mesure au prétexte de soulager la souffrance de personnes dont le seul objectif est de s’installer hors de chez eux parcequ’ils l’ont décidé et travailler plus pour gagner plus. Cf : Sarko
    Ces gens là n’ont qu’un seul objectif, gagner du pognon à nos dépends.
    Idiots utiles du Capitalisme Mondialisé pour encore plus faire baisser les salaires au profit de petits comme de grands patrons.

    Moi j’en ai rien à foutre qu’ils meurent en Méditerranée. Ils en ont les moyens. En plus, c’est même pas le lumpen prolétariat de chez eux. C’est des investisseurs d’eux-même.
    Tontine ou pas ils s’offrent de quoi maximaliser l’investissement d’une vie meilleur comme on parie en bourse.
    Quand vous dîtes que « la Gauche » n’a plus rien à dire je vous rejoins mais pas dans le même sens.
    Oui « la Gauche » dont vous parlez, c’est à dire pour moi « l’élite » intellectualolibéralelibertaire et tous-toutes les bureaucratofonctionnaires de la politique politicienne petite-bourgeoise qu’a bien croqué dans l’après 1981 qui s’est converti à l’humanisme crétin droits de l’hommisme, ne peux plus élaborer une pensée du conflit.
    S’ils sont là les migrants c’est qu’on Veux qu’ils viennent. C’est un bras armé du Capital. Ils sont ici pour, à leur corps défendant pour l’essentiel, créer le chaos dans nos sociétés.
    Un anarchiste conséquent.

    l’anonyme Le 23 août à 16:59
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  • ça collabore avec la fausse gauche à droite du Capital, et ça ose venir donner des leçons de lutte anti-fascistes aux prolos de terrains :
    http://www.europe1.fr/emissions/l-invite-actu/il-a-claque-la-porte-du-ministere-du-travail-un-ex-conseiller-de-myriam-el-khomri-sexplique-2683342

    bordel : que tous ceux qui ont participé au gouvernement Hollande soit banni à jamais des rangs de la gauche. Votre haine de Mélenchon, de la FI, et du prolétariat ; votre mépris de ce que vous nommez le populisme ; nous amènent droit à la victoire de l’extrême droite en France

    marreDeLidealisme Le 7 septembre à 15:37
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