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Délit de sale gueule

Bloc-note, par Rémi Douat| 8 février 2012
 
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Après la petite phrase raciste de Claude Guéant, Nadine Morano apporte, peut-être plus innocemment que le ministre de l’Intérieur, de l’eau au moulin d’un grave dérive gouvernementale. Cette fois, c’est le délit de sale gueule qui entre dans la danse. Dans le Parisien du 8 février, la ministre de l’Apprentissage tacle l’opposition en mode cours de récré : « Les images restent, alors il faut faire attention à tout, surtout quand on est une femme, scrutée du brushing aux chaussures. (…) Le problème d’image d’Eva Joly ne vient pas que de son accent, c’est aussi physique. On sent du coup qu’il n’y a pas de communicant derrière ». Quelle audace, une sale gueule, un accent pas très auvergnat... et elle se pique de faire de la politique ! Décidément toutes les civilisations ne se valent pas.

  • Le problème avec le délit se sale gueule, c’est que c’est très subjectif... Encore que... Non, mais, franchement vous avez vu la gueule de Nadine Morano ? Vous l’avez entendu causer ?

    primo Le 9 février à 10:43

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