CC David
Accueil | Par Pablo Vivien-Pillaud | 27 avril 2021

Après les généraux, voici la lettre des colonels séditieux, et c’est pire !

Les factieux sont de sortie ! Menaçant la République à grands coups de complotisme et d’antisémitisme. Mais ont-ils réellement les moyens de mettre en application les menaces qu’ils font peser sur la République ?

Vos réactions (22)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

La grande muette continue de s’exprimer ! Après s’être inquiétés du « délitement de la France », cause de « l’antiracisme » et des « hordes de banlieue » et avoir appelé ceux (et pas celles, notez bien) qui dirigent notre pays à « impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers », voilà qu’un contre-amiral et une poignée de colonels (toujours deuxième section) remettent le couvert dans une réponse publiée sur le site www.profession-gendarme.com.

 

LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR
>>
Lettre des généraux : un texte séditieux qui menace la République

 

Non contents d’affirmer partager le constat de la lettre adressée à Emmanuel Macron, les signataires de cette nouvelle lettre vont plus loin, « à la racine du mal proprement dite », et ciblent la classe politique : « N’est-il pas illusoire de demander à ceux qui instillent le poison de façon probablement consciente et sans doute en toute sincérité de bien vouloir changer de seringue pour instiller le contre-poison ? », interrogent-ils. Plus précisément, ils accusent « la haute finance qui détient les cordons de la bourse et la maîtrise des grands médias et qui décide donc de qui sera ou non élu, servie en cela par toutes sortes de relais que sont parmi d’autre Bildeberg, Davos, le CRIF et les fratries. » Complotisme et antisémitisme sont souvent les deux faces du même obscurantisme guerrier.

Le seul qui trouve grâce à leurs yeux, c’est Jean-Pierre Chevènement. Car tout y passe : la Communauté européenne, « composée de plus de 25.000 fonctionnaires qui n’ont été élus par personne », le « mondialisme montant qu’il convient de faire disparaître », le « libéralisme effréné qui est inscrit dans le marbre des traités européens », « l’emploi du globish par les médias et la publicité envahissante » ou encore « notre servile alignement sur la doctrine militaire anglo-saxonne que concrétisent notre appartenance à l’OTAN et notre souveraineté perdue. » Et la solution, ils l’ont dans les mains : ce serait d’accompagner les gilets jaunes qui auraient trouvé « la voie » en appliquant un « traitement de confort ».

Premiers à s’insurger contre cette tribune séditieuse et sa récupération par Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et les parlementaires de la France insoumise ont annoncé hier avoir demandé au procureur de Paris de poursuivre les auteurs de la première tribune parue dans Valeurs actuelles. Dans la foulée, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé quant à elle vouloir des sanctions. Il va donc maintenant falloir intégrer les nouveaux signataires dans la liste de ceux qui sont sortis de leur réserve. Peut-être de la part du chef des armées, c’est-à-dire le président de la République Emmanuel Macron ?

Ces différentes prises de position posent la question de l’armée : qui sait réellement ce qui s’y joue ? Ont-ils réellement les moyens de mettre en application les menaces qu’ils font peser sur la République ? Ce sont théoriquement les principes de neutralité et de loyauté vis-à-vis du pouvoir qui doivent guider l’action des militaires. Mais on sait les ravages dramatiques des actions séditieuses d’un « quarteron de généraux en retraite » en avril 1961…

Quels outils reste-t-il à nos institutions pour se prémunir contre ses militaires séditieux ? Car ce n’est pas une nouveauté ! Déjà la Troisième République, au moment de la liquidation de l’affaire Dreyfus, savait y être confrontée et son ministre de la Guerre, Louis André, avait mis au point, entre 1900 et 1904, un système de fichage politique et religieux des membres de l’armée pour tenter de se prémunir contre toute montée en puissance de sentiments antirépublicains. Aujourd’hui, comme l’a parfaitement démontré Mediapart dans son article sur les filières néonazies dans l’armée, on sait la difficulté que rencontrent les renseignements de l’armée pour surveiller ses propres troupes…

On sait aussi, grâce à une étude des bureaux de vote dont les casernes dépendent que l’Ifop a publiée en juillet 2019, qu’aujourd’hui les militaires sont massivement favorables au Rassemblement national. Pour eux, ce n’est pas le parti présidentiel qui représente le parti de l’ordre. Il est donc assez naturel que Marine Le Pen, candidate à la présidentielle de 2022, se place dans leur sillon et réponde positivement à leur appel. Mais jusqu’où cette ligne peut-elle tenir ? La ligne de crête sur laquelle elle s’est engagée est périlleuse : vouloir incarner l’ordre tout en appelant à la guerre civile et à la sédition pourrait rapidement apparaître comme un paradoxe.

 

Pablo Pillaud-Vivien

Vos réactions (22)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • Marine Le Pen est contente !
    Ça la conforte !
    Maintenant on voit bien les convergences d’une partie de la droite avec l’extrême droite !
    La société a évolué avec une certaine droitisation ! Mot imparfait !
    BEAUCOUP de gens sont en souffrance et en ont marre ! LA GAUCHE DANS SA DIVERSITÉ DOIT APPORTER DES RÉPONSES CONCRÈTES SUR TOUS LES TERRAINS ! Y COMPRIS LA SÉCURITÉ !
    SANS DÉMAGOGIE MAIS AVEC PAR EXEMPLE UNE POLICE NATIONALE DE PROXIMITÉ AVEC L’EMBAUCHE DE FONCTIONNAIRES !
    LUTTER CONTRE LES TRAFICS EN LUTTANT CONTRE LES DÉLINQUANTS EN COL BLANC !!

    JEAN PIERRE DROPSIT LE 27 avril
    à 22:30

    Dropsit Jean Pierre Le 27 avril à 22:33
  •  
  • La référence à l’affaire des fiches est mal venue. Ce scandale, qui éclata en 1904, représente les perversions qui peuvent se produire quand on confond esprit civique et esprit partisan. Cette affaire n’est pas à l’honneur de la gauche, en tout cas la gauche de l’époque. Nous n’y sommes plus, heureusement.

    Aujourd’hui les militaires ont le droit de vote, et on ne saurait leur reprocher leurs opinions politiques qu’ils expriment par leurs suffrages lors des élections. Dans l’urne leurs bulletins ne sont pas distincts de ceux des civils. L’avancement des militaires est lié à leurs compétences, non à leurs opinions politiques ou religieuses, comme pour tous les fonctionnaires. Leur reprocher un tropisme pour tel ou tel parti est ridicule et malsain.

    On ne défend pas les valeurs de la démocratie, parmi lesquelles au plus haut degré la liberté de conscience et d’expression en les piétinant au gré d’intérêts partisans. Rappelons-le une énième fois, tant cette évidence à du mal à être admise par tous : les partis politiques représentent des opinions, non des vertus.

    Glycère BENOIT Le 28 avril à 08:04
  •  
  • Honneurs et Respect, à mes Frères d’Armes qui, à l’instar des sentinelles, préviennent du danger : il n’y a que Mélanchon qui ne comprend rien, comme d’hab : il est temps pour lui de prendre sa retraite !

    Gauthier Le 28 avril à 22:38
       
    • Mélenchon avec un e. Et il y a aussi le chef d’état major des armées qui ne comprend rien.... et peut être vous. Je suis aussi de réserve et je pense à l’inverse de vous que l’armée est aux ordres et qu’il est inadmissible d’appeler à une forme d’intervention, de putsch si on appelle les choses par leur nom. Après que des militaires expriment leur opinion oui comme tout citoyen oui bien sur mais en en restant là.
      Ceci étant M Le Pen ou Chevènement ce n’est pas tout à fait la même chose, sur les plans sociaux économiques et maintenant sur l’UE sur laquelle cette dernière ne trouve plus trop à redire

      Jean Louis Le 2 mai à 06:54
  •  
  • Un soutien complet à nos militaires qui avaient le devoir de nous "réveiller" et regarder la réalité en face.

    Un coup de semonce efficace à TOUS nos politiques .. et qu’ils (les politiques) interprèteront -évidemment - ... pour protéger leurs propres intérêts.

    Non, vous n’êtes pas 1 000 ou 10 000 désormais mais

    nous sommes des millions à penser comme vous : sauver la France de tous les périls qui la rongent

    Nous aurons besoin de vous - ce moment viendra - car "ils" ne voudront rien comprendre ! Pas pour une révolution ou un putsch mais bien pour sauver nos valeurs et notre Histoire.

    LE RAY D Le 29 avril à 14:42
  •  
  • Certains ont la mémoire courte : par le vote et la démocratie, par le coup d’état militaire ou le putsch, les peuples ont déjà donné : au Chili, en Argentine, en Grèce, en Lybie, en Egypte, en Allemagne, en Asie, et même en France avec Pétain, bref partout sur la planèt ! Et partout, sans exception, qui ont été les gagnants et qui ont été les perdants ? Assurément pas les peuples . C’est définitivement non à ce quarteron de généraux ou de colonels . Qu’ils aillent voir ailleurs ou qu’ils se taisent !

    lucien matron Le 30 avril à 08:59
  •  
  • @lucien matron. Les Français ont la mémoire courte et vous n’êtes pas le premier à le dire. Ne l’ayez pas vous-même, et de surcroît sélective. La pratique du coup d’Etat a aussi été le fait des communistes, qui n’ont jamais, nulle part, dans aucun pays, pu s’appuyer sur le soutien populaire. Ils n’ont jamais fait, pour leur bonne fortune, que profiter de circonstances tragiques, comme en 1917 en Russie, pour organiser, à la tête de troupes réduites mais disciplinées, des coups d’Etat décorés du nom de révolution. Partout sur la planète où leurs principes et leurs méthodes s’imposèrent les peuples furent les perdants, avant qu’ils ne parviennent à les chasser.

    Ceux qu’il faut non pas envoyer voir ailleurs car la France est un Etat de droit, mais laisser croupir dans les abysses électoraux où ils sont déjà, ce sont les thuriféraires du coup de Prague, les chantres d’un âge non d’or mais de plomb, quand le socialisme avait une patrie et Berlin un mur.

    Glycère BENOIT Le 30 avril à 09:37
  •  
  • Pour brasser du vent , Mélenchon est toujours le premier

    milhac Le 30 avril à 10:58
  •  
  • ’l’histoire a reconnu que L’URSS a été dans le camp des vainqueurs du nazisme ! Et à quel prix !
    La chute du rideau de fer n’a pas décrété la fin de histoire ! 😂

    Jean Pierre dropsit le 30 avril à 22:15

    Dropsit Jean Pierre Le 30 avril à 22:17
  •  
  • L’histoire a reconnu beaucoup de choses et toutes ses pages n’ont pas été écrites par les communistes à l’usage de leur propre gloire. Par ailleurs elle ne repasse pas les plats. Il n’y aura pas de néo-communisme.

    L’histoire ne finit pas, contrairement à ce que posait la doctrine marxiste, et elle ne se répète pas. Ceux qui tentent de l’y forcer ne s’exposent qu’à jouer une farce. L’histoire reconnaît donc que la plupart des régimes socialistes se sont écroulés, et elle continuera sans qu’ils réapparaissent.

    Glycère BENOIT Le 30 avril à 22:38
  •  
  • @glycère, je n’ai omis aucun pays dans la pratique des coups d’Etat ou des putschs. Relisez ! Votre anticommunisme viscéral vous aveugle. Et si votre énergie épistolaire se déployait aussi vivement sur les forfaitures militaires ou militaro-politiques accomplies dans des pays pseudo-démocratiques, ce serait un grand pas vers une vision moins simpliste du monde.

    lucien matron Le 1er mai à 06:12
  •  
  • @lucien matron. Si. Vous avez omis les pays socialistes. Votre indignation est sélective comme votre mémoire. Votre communisme vous aveugle tout en guidant votre main pour réécrire l’histoire de façon tendancieuse. Vous n’avez pas cité la Russie, l’Allemagne de l’Est, La Tchécoslovaquie, la Bulgarie, bref tous les Etats où le parti communiste prit le pouvoir. À Cuba, les barbudos de la Sierra Maestra, vainqueurs par les armes, promirent au début des élections libres, puis, après quelques années de tergiversations, l’ainé des Castro posa la question : ‘des élections, pourquoi faire ?’ et apporta la réponse : c’est superflu, le peuple est nécessairement communiste ! Qui est le simpliste ? Qui est le viscéral ? Qui est l’aveugle ?

    Si je m’exprime sur ce forum, trop souvent à votre goût, c’est parce qu’il y a encore en France un parti communiste, certes résiduel, mais juridiquement existant, alors qu’il n’y a ni parti nazi ni parti fasciste. J’entends déjà votre objection : il y a le RN ! Mais si je dis que Marine Le Pen est fasciste, je fais une interprétation, discutable comme toutes les interprétations, et discutée. Si je dis que Fabien Roussel est communiste, c’est un truisme, une vérité objective pour parler comme ceux de son parti.

    Je condamne autant que vous les coups d’Etat venant de droite, que vous citez, et je vous rejoins sur ce point. Je condamne aussi les coups d’Etat venant de gauche, que vous ne citez pas. Je suis cohérent, je condamne les deux.

    Revenons au sujet, qui est celui du rôle de l’armée dans un Etat de droit. En URSS, premier Etat à appliquer la doctrine marxiste-léniniste, application pour laquelle vous avez eu toutes les indulgences sinon une appréciation favorable, l’armée n’est pas neutre sur le plan politique. En URSS, l’adhésion au PCUS était obligatoire à partir du grade de commandant. C’était une armée de putschistes, des putschistes ayant réussi, à qui vous avez décerné un satisfecit. Global certes, mais satisfecit. Vos saintes indignations sont opportunistes.

    Glycère BENOIT Le 1er mai à 08:15
  •  
  • Vous commencez votre article par "un contre-amiral et des colonels en 2ème section...". Va pour le contre-amiral, mais la 2ème section pour des colonels...
    Vous ne devez pas connaitre grand chose sur le statut des militaire.

    MAURICE Le 2 mai à 17:09
  •  
  • Bon nombre de journalistes pensent que l’Armée française est appelée la grande muette à cause de son devoir de réserve.
    Pour votre gouverne, elle est qualifiée de "grande muette" car avant 1945 les militaires n’avaient pas le droit de voter.

    MAURICE Le 2 mai à 17:12
  •  
  • Et si un certain Charles De Gaulle le 18 juin 1940 n’avait pas lancé son appel de Londres, désobéissant à un gouvernement légal mais illégitime, la France n’aurait pas été dans le camp des vainqueurs.
    Dans des heures ou la Patrie est en danger, il est du devoir de tous ceux qui aiment notre "cher et vieux Pays", de réagir. Qu’ils soient civils ou militaires.

    MAURICE Le 2 mai à 17:26
  •  
  • Le danger principal pour la République Française est de voir l’extrême droite prendre le pouvoir aidée par un quarteron de militaires et une partie de la police infiltrée par le RN. Heureusement, une majorité des militaires, des gendarmes et des militaires sont de vrais républicains légitimistes et ne laisseront pas faire.

    lucien matron Le 3 mai à 05:57
  •  
  • Toute société affronte des dangers. Il y a les dangers extérieurs, que les militaires sont chargés de repérer, de contenir, de neutraliser et de vaincre le cas échéant. Le pouvoir politique leur a confié cette mission, dont ils s’acquittent ou du moins s’y efforcent avec les moyens que ce même pouvoir leur a accordés. C’était en particulier le cas lors de la guerre froide, où la menace était l’URSS qui voulait asservir toute l’Europe après avoir étendu son empire à sa partie orientale. Elle a été vaincue.

    Et puis il y a les dangers intérieurs, plus difficiles à définir et à maîtriser. Il n’entre pas dans les missions de l’armée de s’en charger. Les gendarmes assurent le maintien de l’ordre public quand celui-ci est rompu ou menace de l’être. S’y ajoute aussi pour eux des missions de police dans un cadre bien défini.

    En aucun cas la menace ne peut venir des partis politiques légaux, quel que soit leur positionnement sur l’arc parlementaire. Même le PCF, à l’extrême gauche, jadis suppôt de l’URSS, n’est pas un danger et ne saurait être incriminé au prétexte que, révolutionnaire, il fomenterait un coup d’Etat. Même le RN, à l’extrême droite, ne saurait lui non plus être incriminé, au prétexte cette fois qu’il serait anti républicain ou putschiste. Il n’y a pas, dans la démocratie, de mauvais Français ainsi définis par leur opinion politique.

    Ceux qui votent PCF sont de bons Français. Ceux qui votent RN sont aussi de bons Français. Ceux qui votent autre chose également. Toutes les opinions sont respectables par principe. C’est cela la démocratie, radicalement différente du socialisme. Le rôle des militaires est de la défendre, il n’est pas de défendre le socialisme, contrairement à celui de l’armée soviétique qui autrefois nous nous menaçait.

    Glycère BENOIT Le 3 mai à 07:39
  •  
  • A l’époque de mon service militaire j’ai assisté à Metz à une cérémonie militaire avec le maire de Metz à cette époque en 1983 où clairement était désigné l’ennemi avec des discours contre le pacte de Varsovie et le socialisme !
    Pour autant n’oublions pas que le général de Gaulle a sorti la France de l’otan et s’est doté de l’arme nucléaire
    Jean Pierre dropsit le 3 mai à 09 :55

    Dropsit Jean Pierre Le 3 mai à 09:57
  •  
  • Vous avez raison de rappeler la volonté d’indépendance de la France à l’égard des deux grandes puissances qui s’affrontèrent au cours de la guerre froide. Elle était la base de la doctrine militaire française de l’époque. Pour autant la France ne quitta pas alors l’Alliance atlantique, dont elle est et reste un des membres fondateurs. Elle quitta le commandement intégré de l’OTAN, ce qui n’a pas la même signification politique.

    La France est restée alliée aux démocraties occidentales, dont elle faisait partie, pour lutter conte toutes les menaces, quel que fût leur origine – on disait ‘azimut’ – y compris la plus proche et la plus menaçante, le Pacte de Varsovie. L’armée française était tournée essentiellement contre lui, en tant qu’outil militaire d’une puissance, l’URSS, qui voulait l’asservir. Elle ne luttait pas spécialement contre le socialisme, qui est un régime politique, celui précisément de l’URSS, certes incompatible avec la démocratie, mais dont on peut se prévaloir sans cesser d’être un citoyen français jouissant des mêmes droits que les citoyens opposés au socialisme.

    Glycère BENOIT Le 3 mai à 10:50
  •  
  • Vision idyllique et naïve de la democratie. En Inde, dont certains disent qu’elle est la plus grande démocratie du monde, il y a les castes et en ce moment c’est 4000 morts par jour en raison de la pandémie faute d’infrastructures médicales adéquates. Quand à dire que le RN ne serait pas un danger pour la France, c’est plus qu’osé, il suffit de constater comment Orban, Bolsonaro, Trump et quelques autres sont arrivés tranquillement au pouvoir en toute démocratie.

    lucien matron Le 3 mai à 12:07
  •  
  • Rien de tout cela. Il n’y a rien de l’idylle ni de la naïveté dans la vision de la politique qu’a un démocrate. Mais tout de choix libre et rationnellement assumé. La démocratie ne promet pas d’avenir radieux, pas de lendemains qui chantent, pas de bien-être général, pas même de gouvernance optimale. Mais elle a une logique, qu’elle n’impose d’ailleurs pas au peuple. Elle l’invite seulement à y souscrire. Celui-ci le fait en élisant un parlement où la majorité soutient le gouvernement. Celui-ci en tire sa légitimité.

    Libre à chacun de défendre cette logique ou a contrario de considérer qu’elle est illusoire ou naïve. Il faut alors dire clairement par quelle autre logique elle doit être remplacée, et assumer ce choix non moins rationnellement.

    Les communistes l’avaient fait en leur temps, en proposant le socialisme, au motif que la démocratie parlementaire est bourgeoise et que la vraie démocratie est prolétarienne. C’était la dictature du prolétariat, en réalité la dictature du parti communiste. Était-ce une dictature éclairée ?

    Glycère BENOIT Le 3 mai à 13:05
  •  
  • Les militaires disent exactement ce qui peux arriver si on ne reprend pas la main sur les violences j’ai 82 ans , j’ai fait 68 et je sais comment cela commence et la nous sommes au bord peut être d’une France coupée en deux ce qui serait une grande catastrophe

    LORET Le 8 mai à 23:33
  •  
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.