Accueil | Par Loïc Le Clerc | 24 novembre 2021

Les fascistes sont de sortie et tout le monde s’en fout

Menaces de mort, agressions, attaques de manifestants... tout est permis pour les néonazis !

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On a beau se dire, jour après jour, que le fond de l’air est brun, rien n’arrête cette inéluctable montée en puissance. Le prochain numéro du semestriel de Regards abordera justement ce sujet en profondeur.

Ces derniers temps, les événements sont comme en train de s’emballer. Rien que pour le mois qui vient de s’écouler, les actualités concernant l’extrême droite la plus violente et dangereuse que l’on puisse connaître sont légion. Et pourtant, rien. Tout le monde s’en fout. Les néo-nazis, ça ne fait jamais le buzz. Il y a pourtant matière à…

 

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La guerre civile menace

 

Lundi 22 novembre, deux militants de SUD-Rail ont été violemment pris à partie par un groupe de sept fascistes. Insultes, coups et menaces de mort contre ces deux personnes attablés en terrasse à Paris parce que l’un d’eux… portait un sweat-shirt antifasciste.

Le 21 novembre, on lit sur Rue89 Strasbourg : « En début d’après-midi, les hooligans néonazis de Strasbourg Offender se sont battus contre les rémois du MesOs en plein centre-ville de la commune de Kilstett ». Saluts hitlériens sur des photos diffusées sur Telegram, bagarre provoquée en manifestation, en toute impunité.

Samedi 20 novembre, des groupes néonazis s’attaquent aux participants à la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles. Des actes d’une extrême violence sont perpétrés, à visage découvert, en plein Paris. Ce même samedi, la direction des opérations douanières a découvert plus de 130 armes et des « éléments de propagande liée à l’extrême droite » dans l’Eure. Le lendemain matin, le ministre de l’Intérieur est sur France Inter et lui en parle-t-on ? Non.

Le 19 novembre, sur BFM : « Un militant d’ultradroite originaire du sud-ouest a été mis en examen vendredi à Paris notamment pour provocation à un acte de terrorisme et apologie, tandis qu’un autre homme, qui n’appartient pas à cette mouvance, est également poursuivi pour lui avoir vendu des armes, selon une source judiciaire. [...] Les deux hommes ont été interpellés mardi. L’un à Montauban, où il est employé municipal. gé de 46 ans, il administrait des chaînes de la messagerie cryptée Telegram [...] il publiait des messages très violents et expliquait qu’il fallait se préparer, en s’armant, à la guerre civile. »

Le 16 novembre, on découvre dans Libé qu’Éric Zemmour « s’offre les services d’un entrepreneur ultra radical pour sa campagne présidentielle [...] Proche des sphères néo-nazis, Tristan Mordrelle est né en Argentine en 1958. Il est le fils d’Olier Mordrel, ancien collabo qui fut condamné à mort par contumace à la Libération. C’est l’homme à qui Éric Zemmour demande de l’aide pour lever des fonds. »

Le 15 novembre, on apprend via StreetPress que, via le canal Telegram Les Vilains Fachos, « des néonazis appellent au meurtre de Mélenchon, Obono, Bouhafs et un journaliste de StreetPress ». Quelques jours plus tard, le site Arrêt sur images révèle que les fondateurs du canal Telegram opèrent « d’une participation active dans la campagne [d’Éric Zemmour], du moins d’une indéniable proximité avec celle-ci ».

Le 5 novembre, l’association Hors Service, créée par des fonctionnaires de police en disponibilité et/ou gravement blessés en intervention, appelle, dans un tweet, au meurtre de la « racaille », des « sauvageons sous éduqués, résultant de mariages forcés entre un cousin et ses cousines ».

Le 2 novembre, StreetPress publie une enquête montrant « des militants d’extrême droite, soutiens actifs d’Eric Zemmour, [qui] s’entraînent au tir sur des caricatures racistes de juifs, de musulmans et de noirs ».

Le 23 octobre, après une manifestation contre les violences de l’extrême droite, des dizaines de militants d’extrême droite ont semé la terreur dans les rues de Lyon, agressant au couteau des jeunes au hasard.

Dommage que la lutte contre l’islamo-gauchisme et le wokisme ne laisse pas le temps au gouvernement pour la lutte contre l’extrême droite. Le pathétique de cette irresponsabilité confine au criminel.

On pourrait également évoquer ces digues qui lâchent de toute part. Quand des Onfray ou des Enthoven disent préférer voter pour Le Pen ou Zemmour plutôt que pour Mélenchon.

Le 24 octobre, au micro de RTL, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa sonnait l’alerte : « Ce n’est pas impossible que l’extrême droite se retrouve au pouvoir, cela est déjà arrivé avec Bolsonaro ou encore Trump ». Dommage que la lutte contre l’islamo-gauchisme et le wokisme ne laisse pas le temps au gouvernement pour la lutte contre l’extrême droite. Le pathétique de cette irresponsabilité confine au criminel. Pour rappel, comme l’écrivait Alain Bertho dans Regards, « la vérité est que le terrorisme qui a triplé en 5 ans et qui frappe principalement les pays occidentaux est un terrorisme d’extrême droite ».

 

Loïc Le Clerc

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Vos réactions

  • Des néo-nazi qui font campagne pour un juif. Le 21eme siècle sera pire que le 20eme. Tout sera dans la violence et la haine pure, la rationalité et la cohérence n’auront plus aucune place.

    Macron est un fasciste canal historique. Son parcours politique, sa manière de prendre le pouvoir, sa politique économique, sa répression des gilets jaunes : tout rappelle Mussolini. Rien d’étonnant à ce qu’il soit mou contre l’extrême droite.

    Regards et les Gauchistes qui ont fait campagne contre Mélenchon en 2017 portent une responsabilité directe dans la situation actuelle et celle à venir.

    La gauche matérialiste est morte, tuée par la gauche idéaliste. Il n’y a désormais plus de rempart contre l’extrême droite. Ce ne sont pas les rêves de mondes meilleurs qui ont stoppé Hitler. C’est Staline. Acceptez le.

    jojoLeTroll Le 25 novembre à 18:38
  •  
  • Comment caractériser les islamistes ? En matière de violences, ils tiennent bien la comparaison avec les fascistes. Sont-ils des fascistes ? Faut-il dénoncer leur influence, à travers le réseau de mosquées intégristes, d’associations, de comptes twitter et autres comme une montée du fascisme ?

    Glycère BENOIT Le 27 novembre à 11:52
       
    • Los moros que trajo franco en Madrid quieren entrar Mientras que haya un miliciano los moros no pasarán

      Le no pasaran antifasciste s’adresse à eux.

      Franco a ramené des masses de soldats musulmans en Espagne pour écraser son propre peuple. Mussolini était surnommé "Le Protecteur de l’islam" et se montrait toujours en publique avec "la espada del islam", Adolf Hitler a ramené plus de 400.000 soldats musulmans en Allemagne pour lutter contre les ouvriers communistes et rêvait de convertir l’Europe à l’islam. C’est en référence à la théorie raciale des nazi que le nom "Iran" a été choisie, et les frères musulmans citent allègrement Adolf Hitler.

      Dans la période récente : Paul Lamotier, élu RN, est le plus gros producteur de viande Halal en France. Jean-Claude Veillard (candidat RN 2014) a financé Daesh en syrie pour le compte de Lafarge. Claude Herman (militant identitaire) a fourni les armes à coulibaly pour l’attentat de l’hyper cosher.

      La majorité des 500.000 tunisiens présents en France ont voté pour Enhada, le parti d’extrême droite tunisien.

      Concluez en ce que vous voulez. Pour moi, aujourd’hui comme en 36 : no pasaran.

      jojoLePasBo Le 28 novembre à 00:02
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