Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 21 novembre 2016

À droite comme à gauche, aucune bataille ne se gagne au centre

Ses électeurs ont tranché : la droite mènera bataille bien à droite. Le pari d’un rassemblement au centre a fait long feu. En France comme aux États-Unis, le message est cinglant, et la gauche ferait bien de le méditer.

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Alain Juppé est resté, de 1995 à aujourd’hui, "droit dans ses bottes", c’est-à-dire bien à droite. Mais, pour faire pièce à Nicolas Sarkozy, il avait choisi l’image d’un positionnement plus au centre. Présenté comme la carte maîtresse face à Marine Le Pen, il pensait ainsi siphonner le centre et grappiller à gauche. Certain d’avoir partie presque gagnée, il n’a guère mené de campagne et presque rien dit de son programme. Son obsession était de contrer l’ancien président ; il n’a pas vu la percée de son premier ministre. Il ne voulait pas polémiquer ; désormais, il va devoir parler… et s’exposer.

Travail, famille… identité : François Fillon a labouré le terrain de ce qui historiquement a toujours mobilisé la droite. Depuis 1984, elle occupe la rue autour de la défense de l’école "libre" et de la famille. Ses réseaux restent ceux de la France conservatrice, volontiers teintée de cléricalisme. Fillon a compris que là étaient ses réserves et ses meilleures armes pour contrer l’expansion du Front national. Sarkozy, en 2007, avait usé de la veine "libérale-populiste" contre le patriarche Le Pen. Fillon, en 2016, choisit le drapeau du "libéral-conservatisme". Dans les deux cas, le chemin est celui d’une droite radicalisée.

Manifestement, Juppé a payé le prix de ce qui est apparu comme une édulcoration des valeurs de la droite française. Certains, à gauche, ont nourri cette image, allant jusqu’à participer discrètement à la primaire de la droite. Le verdict de ce choix est sans appel. Encore faut-il en tirer les bonnes leçons.

Le PS, d’abandons en abandons

Si l’on y réfléchit bien, ce que nous vivons est le fruit d’une évolution de plus de trois décennies. Souvenons-nous… En 1982-1983, François Mitterrand tourna le dos à ses "121 propositions", abandonna l’idée d’une "autre politique" et se rallia au monétarisme officiel qui dominait l’espace européen. Quand de nombreux socialistes n’acceptaient ce choix que comme une parenthèse, le "Vieux" comprit très vite qu’il fallait mettre la stratégie de long terme à la hauteur de ses choix. En 1988, il mena sa nouvelle campagne présidentielle sous les couleurs du "recentrage" proposé ouvertement par sa Lettre aux Français.

[lire aussi : "Mitterrand et le tournant libéral : y avait-il une alternative ?"]

Face à une droite démobilisée par l’expérience de la "cohabitation" (gouvernement Chirac de 1986-1988), il triompha brillamment à la présidentielle. Mais les électeurs de gauche ne confirmèrent pas ce choix aux législatives qui suivirent. Les formules d’ouverture au centre échouèrent à peu près partout, et le PCF put se reprendre, après le camouflet de la présidentielle (6,8% pour André Lajoinie).

Le PS en conclut… qu’il ne fallait surtout pas choisir. En 1997, Lionel Jospin en formula l’idée avec la formule, qu’il opposait au social-libéralisme de son homologue Tony Blair : « Oui à l’économie de marché, non à la société de marché ». Le ton du moment était à la "gauche plurielle". Le malheureux chef du gouvernement en paya amèrement le prix en 2002. En 2012-2014, François Hollande et Manuel Valls pensèrent qu’il fallait enfin donner toute sa cohérence au choix avorté de 1988. L’horizon devait être ouvertement celui que le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne avaient tracé auparavant. Pour être "moderne", le socialisme devait définitivement se couler dans les flux de la mondialisation…

La stratégie du moindre mal conduit au pire

Il en est résulté le paysage politique qui est le nôtre. Les années 1960-1970 avaient été marquées par une hausse de la participation électorale, une poussée de la gauche et une division quadripartite de l’espace français. Droite et gauche étaient polarisées ; le temps était à la "bande des quatre" (PC, PS, RPR, UDF). Nous sommes passés du quadripolaire au tripolaire ; la droite laboure largement son terrain, dynamisée par sa variante extrême ; la gauche, elle, est engluée dans sa dominante socialiste. La "gauche plurielle", sans doute trop à gauche, est devenue la "belle alliance".

Résultat : la politique est en crise, les catégories populaires sont désorientées, la gauche est au tapis. Elle va si mal que des gens de gauche ont l’impression qu’il vaut mieux peser à droite pour un "moindre mal". Sans se rendre compte que la stratégie du moindre mal, en France comme aux USA, conduit tout simplement… au pire. À suivre ce chemin, on finirait en 2022 par voter Marine… pour ne pas avoir Marion.

Que nous propose-t-on du côté socialiste ? Soit de pousser jusqu’au bout la logique centriste : Emmanuel Macron est en cela le plus cohérent. Soit de tabler sur un improbable "ni Macron ni Mélenchon" et de défendre le bilan 2012-2017 avec un des protagonistes de l’action gouvernementale : il suffit alors d’arbitrer entre Hollande et Valls. Soit de tenter un retour aux années Jospin : on passerait alors du drame à la comédie, en utilisant "l’arme" Montebourg. Dans tous les cas, la gauche est battue. Pire encore, elle prépare les débâcles futures.

La gauche entre deux trajectoires

Il convient donc de se sortir franchement de la nasse. La gauche ne retrouvera des couleurs que si elle est bien à gauche. Or elle ne l’est vraiment que si elle ne transige pas avec l’égalité et que si elle incarne la perspective d’une société et d’un monde où les générations futures vivront mieux que celles qui les ont précédées. La gauche a perdu les catégories populaires parce qu’elle a oublié que la colère n’est motrice que si elle se raccorde à l’espérance. Si ce n’est pas le cas, la colère se tourne en ressentiment ; alors l’extrême droite prospère et la droite se radicalise. C’est ce que nous vivons.

[lire aussi : "2017 : une révolution pour le "vote utile" à gauche"]

La gauche a besoin de se ressaisir, pour que le mouvement social reprenne de l’élan. Pour y parvenir, elle a aujourd’hui le choix entre deux trajectoires : celle que le Parti socialiste a nourrie pendant plus de trois décennies ; celle que le mouvement critique (grèves de la fin 1995, lutte salariale, mobilisations anti-discrimination, combat antilibéral et altermondialiste…) a porté sans être entendu.

Le premier choix atrophie la gauche et laisse le champ libre à la droite. Le second mérite d’être tenté ; il a été amorcé par le Front de gauche ; mieux vaudrait l’amplifier. En 2017, en tout cas, il doit trouver un débouché concret. À ce jour, Jean-Luc Mélenchon est la personnalité qui offre la dynamique la plus forte possible, la plus à gauche possible. Faut-il s’en offusquer, s’en accommoder ou s’en réjouir ? À chacun de se déterminer. En sachant toutefois que, quand des fenêtres historiques s’ouvrent, mieux vaut tout faire pour qu’elles ne soient pas refermées.

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  • La lecture de P. Martelli est toujours instructive. Je trouve néanmoins la conclusion de cette tribune un tantinet timorée dans le soutien à la candidature de JLM...
    Par ailleurs, pourquoi persister à classer le PS "à gauche", alors que ce parti est clairement et concrètement devenu un instrument politique du néolibéralisme au service exclusif de l’oligarchie ?
    Pourquoi ne pas accepter l’idée qu’à un certain stade la quantité (de capitulations et de trahisons) se transforme en qualité et change la nature d’un parti ? Que reste-t-il de "réformiste" ou/et de "social-démocrate" à ce parti ?
    Il me semble qu’il est temps qu’un historien et théoricien comme Paul se penche sérieusement sur cette question, politiquement décisive à mon avis.

    François 70 Le 21 novembre à 18:44
  •  
  • Il serait plus que temps que le PCF se détermine clairement s’il veut effectivement participer à la reconstruction du mouvement progressiste et révolutionnaire ou s’il décide d’enterrer le congrès de Tour. Il faut cesser de finasser avec des formules ambiguës comme celles qui sont soumises au vote des adhérents en fin de semaine.
    Il faut cesser de coller au PS par "pragmatisme électoral" et s’engager clairement sur le chemin de la révolution citoyenne proposée par JL Mélenchon et le mouvement de la France Insoumise.
    S’il ne réagit pas très rapidement et fermement le PCF est menacé de disparition à brève échéance.
    A mon avis le mouvement de la France Insoumise survivra aux prochaines échéances électorales et cela quelque soient les résultats de celles-ci. Il survivra et se développera pour devenir le seul mouvement porteur d’espérance progressiste. Le programme L’Avenir en commun est plus qu’un simple programme électoral, il est le projet sur lequel peut s’organiser un nouveau paradigme alternatif pour l’ensemble du mouvement progressiste français et plus largement européen. Lors de la création du Front de gauche les partis constitutifs envisageaient leur dépassement pour parvenir à un mouvement transformateur. L’heure est arrivée de sortir des postures et de mettre en pratique les belles résolutions.

    choucroute Le 21 novembre à 19:59
       
    • "L’Avenir en commun est plus qu’un simple programme électoral, il est le projet sur lequel peut s’organiser un nouveau paradigme alternatif pour l’ensemble du mouvement progressiste français et plus largement européen." Et pourquoi pas mondial, voire interplanétaire ?

      Briseur de rêve Le 21 novembre à 23:50
    •  
    • @ briseur de rêves
      Effectivement en vérifiant à nouveau, je constate qu’ il y a bien des implications planétaires dans ce programme. Vous voyez un peu comme la Révolution Française en a eu . Merci de m’avoir signalé mon erreur. Comme quoi le collectif.....

      choucroute Le 22 novembre à 07:43
  •  
  • Les idées et les gouvernements s’enfoncent dans une spirale réactionnaire... Et nous ne serions pas capable de choisir le levier d’espoir pour résister et construire ensemble ?

    Les partis et l’idée communiste ont un avenir mais pour cela il faut rester audible. La candidature Mélenchon est l’outil d’aujourd’hui et, au final, c’est les valeurs de gauche qui doivent être entendues.

    Nous sommes différents. Tant mieux. Mais nous devons résister ensemble si nous voulons avoir une chance de construire ensemble.

    Gérard Cottenceau Le 22 novembre à 08:34
  •  
  • L’unique chance de battre la droite, c ’est de se réunir tous ensemble à gauche. Sinon, c ’est un second tour assuré pour la droite contre l’exxtrême droite.

    C ’est mal partis à gauche. Une gauche divisée qui a du mal à se réunir.
    Un PS qui se paye, comme Jospin, une droite qui attends les economies fait par le PS sur l’economie pour tout refouttre en l’aire, et une extrême gauche qui veut la place du PS comme jadis le NPA.

    Et en second de la gauche (Selon les sondages, hein, et des ondages fait par la droite en plus), le MELENCHON .Un être sympathique, un bon ecrivain, mais pas un meneur de la gauche, ni un rassembleur du tout. Casser du PS à outrance, faire croire à ses elEcteurs que le PS n’est pas à gauche, alors que juste pour exemple, SUR LES EMPLOIS FONCTIONAIRES, Hollande en a créé plus de 40 000, là ou le Fillon voudrait en supprimer 500 000, tout cà pour marquer sa différence, cà ne passe pas chez les electeurs de gauche. Qui ne sont pas cons.
    Et les autres partis, PCF, Ensemble, NPA, etc ... Qui ne veulent pas s’allier tous ensemble.

    C ’est mal parti pour la gauche, et la réalité de notre prochain président est pire que ce que j’imaginais. Moi je me voyais un Juppé dans le pire des cas. Mais certainement pas la droite de la droite comme Fillon ; un antisociale, un libéral decomplexé, et en plus un Pro Poutine et Assad. Le pire de ce que je pouvais imaginer à droite. Le pire avec Le Pen. J’aurais du aller m’incruster aux primaires de la droite, je ne l’ai pas fait. Erreur de ma part.

    Les insoumis ne vont quand même passer 4 mois de plus à essayer de nous revendre leur Melenchon. Ce n’est pas possible. Ni nous mettre un couteau sous la gorge, " C ’est nous ou rien", ce sera non, dans tout les cas.

    Par contre, mettre Melenchon dans un nouveau gouvernement de gauche, au maritime par exemple. Oui, c’est possible.

    Bon, cà và de plus en plus mal pour l’avenir de ce pays. Nous devons tous nous réunir à Gauche. PCF, PS, Melenchon (Insoumis), Ensemble, NPA, Ecolos.

    Nous devons choisir nous aussi quelqu’un de nouveau, et que tout le monde le soutienne, et gouverne avec lui. On va pas laisser les ouvriers se taper du FIllon pendant 5 ans au nom de nos ideaux politiques. Tout le monde est en echec en gauche, tout le monde. Protegeons les ouvriers. On va devoir bosser tous ensemble.

    bdpif Le 22 novembre à 10:42
       
    • « Nous devons choisir nous aussi quelqu’un de nouveau »
      Fillon l’homme neuf, vraiment trop marrant. Premier mandat de député 1981, 5 ans premier ministre de l’homme aux gamelles et pifdepoche vient nous parler d’homme neuf.
      Décidemment sa détestation de Mélenchon le pousse à dire des stupidités insensées.

      choucroute Le 22 novembre à 11:56
    •  
    • gnouf ! gnouf ! gnouf !
      Sacré Pif, va !
      Il paraît que l’immeuble de Solférino va être racheté par "Royal canin" après la faillite de 2017. C’est tout bon pour toi...

      François 70 Le 22 novembre à 12:06
    •  
    • Le but commun entre Fillon et les insoumis, c ’est principalement de faire tomber le PS. C ’est super les gars. On và bien s’amuser pendant 5 ans avec FIllon, vous, vous aller rester au chaud, ce sont les ouviers, les pauvres, qui vont payer, mais vous avez l’air de vous en fiche comme de l’an 2000 des ouvriers.

      Comment voulez vous que l’on s’unisse entre gens de gauche , dans votre état d’esprit. Ne pas argumenter, insulter les personnes, mentir, prendre l’argent aux militants, leur temps, leurs efforts, tout celà pour faire quoi ?Un bon chiffre ? Un 12 % aux elections, ou un 14 ? EN 5 ANS Vous en avez pas marre ?

      bdpif Le 22 novembre à 12:24
    •  
    • Ne vous en déplaise, mr bdpif, je suis pauvre et je voterais Mélenchon.
      Parce que pour moi, il incarne l’espoir de changer la vie, comme dirait l’autre.

      Et vous, à part annoner qu’il faut se rassembler, quelles sont vos propositions ? Quel candidat pour relever la vraie gauche, celle qui connait la vie des gens et redonne du sens ?

      J’attends avec impatience votre réponse magique qui va faire rêver le monde ouvrier qui vous tient tant à coeur apparemment.

      mackno Le 22 novembre à 20:43
    •  
    • Il n’y a pas de formule magique. Je n’irais pas faire du prosélytisme à vous parler de mon choix de candidat, et vous influencer dans votre jugement. Vous êtes libre de vous même. Et puis la politique n’a pas fonction d’apporter du sens à la vie des gens. Elle est faite pour ne pas lui enlever ce sens de la vie. En celà, nous devons être responsable de par nos choix.

      Puisque que vous me le demandez, je regarde avec de plus en plus d’attention l’idée du revenu universel pour tout le monde.
      Avec le taux de chomage que nous avons, c ’est profitable. A condition que cet argent reste dans des achats francais, pour relancer l’industrie. Des télés francaises, des ordinateurs francais,etc ... On a perdu 30 milliards l’année dernière avec les chinois dans les exportations, importations, ils nous mangent
      ...

      Mais ce sont mes choix personnels, je suis pour une union de la gauche, d’une nouvelle gauche, plus jeune, plus adapatée, plus adaptée et reactive. Tous, sauf les pro Poutine et Assad, evidement. Donc voter dans des primaires pour un candidat de mon choix, et si ce n’est pas lui là, ben voter pour le gagnant des primaires, tout simplement.

      bdpif Le 22 novembre à 22:03
    •  
    • @ bdpif
      Troll !

      Pierre Magne Le 23 novembre à 22:31
  •  
  • Cent dix (https://fr.wikipedia.org/wiki/110_propositions_pour_la_France), pas cent vingt et une… (à ne pas confondre avec vingt et une : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conditions_d’admission_%C3%A0_la_IIIe_Internationale#Les_21_conditions_d.27admission)…

    Ferdinand14 Le 22 novembre à 11:27
  •  
  • Salut et Fraternité,

    1) Mittérand, c’était 110 propositions, pas 121.

    2) Je trouve que cette réflexion s’essoufle nettement car elle ne voit pas qu’aujourd’hui, il faut changer de braquet et de logiciel.

     De braquet car le vote fn prend de l’ampleur, notamment dans le "monde du travail", les entreprises quoi.Donc il y a urgence à faire entrer nos propositions sociales dans le monde ouvrier, dans les catégories les plus modestes de notre pays, dans la jeunesse, et dans toutes les catégories sociales victimes de la loi de la finance comme de la propagande libérale, qui rejettent la caste politicienne et aspirent à une République démocratique.

     De logiciel car aujourd’hui, les "gens" se moquent des appels, contributions, prises de position des uns ou des autres, et en particulier lorsqu’ils émanent d’appareils politiques repliés sur eux-mêmes, incapables de s’auto-dépasser.
    On peut le déplorer, car la propagande ultra-libérale fait rage dans les médias, mais c’est un fait.

    Ce qui importe c’est de construire un mouvement, solide et déterminé, autour d’un ensemble de propositions alternatives aux politiques antisociales au service de la finance comme aux politiques xénophobes et racistes.

    A ce jour, je ne vois d’autre point de rassemblement, pour ce qui est de l’élection présidentielle, que la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
    Et pour autant, j’ai des points de vue différents de lui, voire des désaccords, sur certaines questions, certaines positions. Loin d’être un frein, il me semble que c’est une force et un gage de vitalité démocratique !

    Et pour avancer, car on en est encore loin, il faudrait s’adresser à chacune et à chacun, avec des propositions concrètes pour la vie du plus grand nombre (créations d’emplois,salaires,pensions,retraite,protection sociale,écologie,sécurité,indépendance nationale,agriculture saine et de qualité,écologie,climat...).
    Et surtout ne jamais mettre les pieds ou les mots dans le marigot politicien !
    Mais aussi, montrer le rassemblement en oeuvre, en médiatisant les soutiens politiques qualifiés ou citoyens de Mélenchon.

    Nos propositions doivent se transformer en une force citoyenne qui seule permettrait de progresser non seulement à la présidentielle, mais aussi pour réussir à gagner des points aux législatives...

    ALTERNATIVES et REVOLUTIONS (blog citoyen) Le 22 novembre à 11:30
       
    • Pour moi Benoit Hamon, avec ses 32 heures et son revenu universel me parait plus de gauche. Melenchon, ou Fillon, pour moi, pas de différence, les deux sont pro poutine, voir Pro Assad, et c ’est donc non. Fillon, veut supprimer 500 000 fonctionnaires, melenchon veut les augmenter, Melechon và couler l’emploi et va donc faire un grand nombres de chomeurs, allez, disons 500 000 de plus. Aucunes différences entre les deux pour moi.Et puis il n’a aucune chance de passer Non, je vous parle de trouver un representant de Gauche qui nous unis tous ! Cherchons ! On a plus que quelques mois, quelqu’un d’autre tout simplement.

      bdpif Le 22 novembre à 12:06
    •  
    • @bdpif
      Troll !

      Pierre Magne Le 23 novembre à 22:33
  •  
  • Sacré bd pif ! voila qu’ il veux nous vendre Hamon après dans le désordre, avoir voulu nous fourguer : le capitaine du pédalo, la VALS a l’envers, le Monte bourgeois !!

    Et avec nuances hein ! pas comme ces zélotes du malpoli Mélenchon qui assimilent les députés godillots votants le 49/3 sur la loi Connerie avec des députés libéraux !.

    Il est très nuancé : JLM = poutine, Assad, Fillon , Lepen
    C’est qu’ il est populiste Méluche ! pas comme BD pif qui parle au nom des ouvriers !

    C est toujours pathétique ces ex vieux militants PS , qui se croient encore au congrès de Valence, la république des barbus avant le déjà recentrage de la rigueur en 1983.

    Que le PS commence comme le PC d’ailleurs par se choisir 1 candidat, 1 programme, une stratégie et lâchez nous un peu , vous nous cassez les urnes !

    En ce qui nous concerne , nous désignons nos candidats aux législatives le 30 novembre .

    Commencer a vous trouver un candidat à la présidentielle et adressez vous au Français avec votre bilan .

    Bonne chance camarades.

    buenaventura Le 22 novembre à 13:36
  •  
  • Après avoir, sans moufter, accepté la candidature auto proclamée du"... césar et tribun " Mélenchon , Désignez donc vos candidats FI pour les élections législatives ! plus on est de fous et plus on rira jaune en mai et juin 2017 !

    René poiddevin Le 22 novembre à 19:04
       
    • Et pourquoi donc FI ne devrait pas pouvoir présenter ses candidats ? Au nom de l’ancienneté dans l’arène ?
      Vous pensez un mouvement de prêchi-prêcha tout entier dévoué à son césar-tribun auto proclamé, rien à craindre, FI sera laminé dans les urnes. Alors que d’autres qui sont sur le terrain depuis des dizaines d’années seront élus haut la main. Donc tout va bien. Pourquoi se crisper cher René ?

      choucroute Le 22 novembre à 20:17
  •  
  • Il n’y a aucune "crispation" dans le propos de René : d’abord, il ne dit pas que la FI ne devrait pas présenter de candidats aux législatives, ensuite, il attire l’attention avec un évident humour noir sur le risque inhérent à une multiplication des candidatures face à la droite et à l’extrême droite...lesquelles ont bien des chances de l’emporter en 2017 compte tenu du bilan de la prétendue "gauche de gouvernement".
    Ne nous leurrons pas ! Il faudra un sacrée campagne électorale pour faire oublier ce bilan attribué à" la gauche" comme les médias nous le serinent et que la droite et l’extrême droite n’hésiteront pas à le rappeler : Ne nous sommes -nous pas nous-mêmes assez gargarisés (et JLM le premier)d’avoir apporté 4 millions de voix à la victoire de Hollande en 2012 !

    Jacques Le 26 novembre à 20:30
  •  
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