Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 2 décembre 2016

Après Hollande : l’heure de la responsabilité pour la gauche

La décision de François Hollande rebat les cartes à gauche, comme elles ont été rebattues à droite par la désignation de François Fillon. L’aveu d’échec étant acté, reste à redonner à la gauche ses couleurs et une dynamique propre.

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Que la déclaration de François Hollande n’ait pas manqué de courage et de dignité est un fait. Elle n’estompe pas ce qui est évident depuis si longtemps : la politique suivie par l’exécutif depuis plus de quatre ans en a fait le président le plus mal aimé de la Ve République.

Habile et tenace, l’homme n’a pas manqué d’utiliser toutes les ficelles pour pouvoir, à l’instar de tous les sortants, défendre lui-même son bilan. Il a usé des malheurs des divisions de la droite, des malheurs de la gauche. Quand Macron s’est déclaré, il y a quelques mois, il a même tenté d’apparaître comme le plus central à gauche, entre son ancien ministre et Jean-Luc Mélenchon.

Rien n’y a fait. Égrenés les uns après les autres, les sondages, cruels, laissaient présager une humiliation. Voilà des mois que les Français, quand ils étaient interrogés, affirmaient qu’ils ne voulaient pas d’un remake de 2012. Nicolas Sarkozy a le premier mordu la poussière ; François Hollande s’est résigné à le suivre deux semaines plus tard.

La droite a montré la voie

Le paysage politique s’est épuré. Il n’en est pas moins d’une redoutable complexité. La droite, toutefois, a montré à sa manière la voie. Voilà quelques décennies que s’est amorcée l’idée que, la droite et la gauche n’étant pas franchement antagoniques dans leur choix de gouvernement, la martingale gagnante se trouvait plutôt au centre. La victoire, pensait-on, se jouait dans la capacité à démobiliser l’adversaire, en "mordant" sur ses marges les moins déterminées.

Le jeu des primaires, en 2016, a poussé cette logique aux limites de l’absurde. Une partie de la gauche a pensé que, faute de dynamique à gauche, mieux valait peser sur le choix du candidat de la droite. Et, il y a quelques jours, Arnaud Montebourg a appelé les électeurs de droite à venir voter à la primaire socialiste pour faire barrage… à François Hollande.

[Lire aussi : "À droite comme à gauche, aucune bataille ne se gagne au centre"

Or, la droite a spectaculairement décidé de tourner le dos à ces tentations. Face au vibrionnant Sarkozy, on pensait que le "modéré" Juppé entraînerait jusqu’à une partie de la gauche contre Marine Le Pen. Les électeurs de droite se sont massivement déplacés pour dire qu’ils ne voulaient certes pas d’un retour de Nicolas Sarkozy, mais qu’ils voulaient une droite bien à droite. Ils ont choisi la variante française – travail, famille, identité – de la "révolution conservatrice" née aux États-Unis. Une main de velours dans un gant de crin, a-t-on dit. L’image est bienvenue.

La gauche est donc désormais devant un choix existentiel. Une partie d’entre elle va vouloir défendre becs et ongles les choix suivis depuis 2012. Manuel Valls s’y attèlera-t-il ? C’est le plus vraisemblable, primaire ou pas primaire. D’autres choisiront une version accentuée du tropisme centriste : Macron, avec son air de gendre idéal, parlant à la gauche et à la droite, est pour cela le candidat par excellence.

Quelle partie de la gauche doit donner le ton ?

Reste à trouver le pendant vrai du choix de la droite : une gauche qui ne lorgne pas sur ses franges, mais qui fonde sa reconquête sur la mobilisation de son noyau dynamique. En bref, face à une droite bien à droite, seule une gauche bien à gauche peut relever le défi. Or, si c’est cela l’enjeu, le temps n’est plus à jouer la fine bouche. Une gauche bien à gauche est une gauche qui rompt avec plus de trois décennies de petits pas et de grands pas vers la droite. Et comment peut-on se tourner, pour incarner cette gauche-là, vers des individus qui ont porté très loin, jusqu’aux limites extrêmes qui séparent le réalisme du reniement, la logique gouvernementale qui plonge la gauche dans le marasme le plus complet ?

Dans le dispositif actuel – et il n’y en aura pas d’autre à court terme – Jean-Luc Mélenchon est le seul reconnu, par une part non négligeable de l’opinion, comme incarnant une rupture à gauche. Dans une gauche déchirée, il n’y a rien de plus urgent que de dire quelle est la partie de la gauche qui doit désormais donner le ton face à une droite radicalisée. Valls et Macron nous poussent plus à droite ; Montebourg ou Hamon ne nous portent nulle part. En revanche, l’amplification de la piste amorcée en 2008, avec le Front de gauche, peut cette fois porter le curseur vers la gauche.

Mais la dynamique heureuse de 2008-2012 n’est pas encore pleinement déployée. Les décisions de soutien à Mélenchon des militants du PCF et d’Ensemble laissent entendre que la conjonction vertueuse est à portée de main. Elle n’est pas pour autant complètement en mouvement. Pour qu’elle y parvienne, on ne peut que redire ce qui a déjà été ici formulé : le temps n’est plus aux rancœurs ; il n’est plus aux bras-de-fer ; il n’est plus aux couleuvres à avaler.

Pour que l’unité l’emporte dans les faits, chacun doit y mettre du sien. Ce serait folie que, à l’arrivée, il n’en soit pas ainsi. Une seule chose compte : France insoumise, communistes, militants d’Ensemble, individus et forces qui ont porté le Front de gauche ne peuvent seulement se juxtaposer. La gauche de gauche n’est debout que rassemblée.

« Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au cœur du commun combat » (Louis Aragon, La Rose et le Réséda)

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Vos réactions

  • Analyse pleine de bon sens mais qui invite à y regarder dans le détail.
    Je me réjouis du vote des communistes et d’Ensemble mais...Le soutien à la candidature à JLM n’est pas le soutien au programme des Insoumis et encore moins à la recherche de candidatures communes aux législatives.
    Et comme ces 2 élections "fonctionnent "parallèlement, on va s’amuser dans les circonscriptions quand il va falloir faire les 2 campagnes ensemble. Chaque camp va devoir faire des concessions et les tensions de ces derniers mois ne vont pas s’apaiser en qq jours.

    pierre 93 Le 2 décembre 2016 à 07:08
       
    • "mais qui fonde sa reconquête sur la mobilisation de son noyau dynamique. En bref, face à une droite bien à droite, seule une gauche bien à gauche peut relever le défi."
      Roger Martelli a le chic pour aligner des phrases impressionnantes, celle qui précède est un bon exemple.
      Dans le contexte actuel, la candidature de Mélenchon peut être porteuse d’espoir et de rassemblement, il est largement identifié comme ayant depuis le début de ce quinquennat calamiteux un opposant résolu .
      La récente décision du PCF de le soutenir va dans le bon sens, même si ce soutien est plein d’ambiguïté de réticences .
      battre dans les urnes au premier tour de 2017, tous les représentants de ce PS social libéral, même s’il se prénomment aujourd’hui frondeurs.
      c’est une première marche de la reconstruction d’une alternative et d’un bloc pour les luttes futures.

      daniel Le 2 décembre 2016 à 13:35
    •  
    • Il est clair que le rapprochement pour la présidentielle est naturel. Comme sera, une fois de plus, le déchirement pour les places aux législatives.
      Mais cela est de peu d’intérêt. L’essentiel est dans l’erreur stratégique bobo : dans la situation actuelle, la reconstruction du mouvement ouvrier et d’émancipation ne se fait pas dans les illusions électorales et un projet d’aménagement du capitalisme. Elle se fait dans les luttes sociales, démocratiques et écologiques, pour autant que leur perspective est clairement anticapitaliste, comme l’explique Gérard Mordillat ici : http://wp.me/p5oNrG-u87

      jim Le 3 décembre 2016 à 13:30
  •  
  • Beaucoup parlent concessions de part et d’autre, mais personne ne dit jamais de quelles concessions il est question ?
    Il serait bien que des choses concrètes commencent à être présentées si on veut avancer.
    C’est valable également pour le rédacteur de cet article qui termine une fois de plus par une formule bateau.
    Que proposez-vous ?
    Le cadre de la France Insoumise n’est-il pas suffisamment large pour tous y trouvent leur place. Clairement nous ne pouvons pas reproduire les erreurs du Front de Gauche. Alors quoi ?

    choucroute Le 2 décembre 2016 à 07:22
  •  
  • Bonne analyse, comme très souvent. Elle se termine par la citation d’Aragon " lorsque les blés sont sous la grêle, fou qui fait le delicat ". Si ma mémoire ne fait pas défaut, c’est cette phrase qu’avait choisi Etienne Fajon pour clôre sa conférence sur le thème " L’union est un combat" déclinée aussi dans un livre du même titre. A relire également en cette période de campagne présidentielle. Et pour compléter je conseille tout autant la relecture de l’entretien entre Anicet Le Pors et Jean Marie Colombani intitulé " Contradictions", Editions Sociales, Messidor. Matière riche, comme les ouvrages de Roger Martelli, sur la pertinence et la modernité de la réflexion communiste pour penser le temps présent.

    lucien matron Le 2 décembre 2016 à 08:50
       
    • " lorsque les blés sont sous la grêle, fou qui fait le delicat ".
      En même temps on ne sait pas trop si ce n’est l’apologie du moindre mal qui nous a fait tant de mal.

      choucroute Le 2 décembre 2016 à 12:18
  •  
  • Oui mais JL MELENCHON doit faire manifester sa volonté d’ouverture. Sa campagne sur le thème du peuple face à la caste pue le populisme , qui est une régression du populaire. Le premier de cordée ne doit pas se prendre pour le Guide pour créer les conditions d’une dynamique collective.
    Un effort SVP ?

    Gb26100 Le 2 décembre 2016 à 09:17
       
    • Oui, ni modèle, ni guide suprême, sinon échec assuré. Ouverture, solidarité, intérêt général, démocratie collective, bienveillance et humilité...

      lucien matron Le 2 décembre 2016 à 09:45
    •  
    • A l’attention de Gb 26100
      Ça suffit les insinuations insultantes !

      Définition de caste :

      "Groupe social endogame, ayant le plus souvent une profession héréditaire et qui occupe un rang déterminé dans la hiérarchie d’une société".(Larousse)
      "Péjoratif. Groupe qui se distingue par ses privilèges et son esprit d’exclusive à l’égard de toute personne qui n’appartient pas au groupe : Esprit de caste".(Larousse)

      Premier de cordée :
      "En alpinisme, la cordée est l’ensemble des alpinistes liés par une corde, le premier de cordée est le chef de celle-ci".(wikipédia)

      En quoi l’utilisation du mot" caste" fait-il de JL Mélencon, un homme qui "pue le populisme", Monsieur le donneur de leçon, directeur des consciences. Vous utilisez dès concepts dont vous semblez ne pas connaitre le sens. Si vous voulez savoir ce qu’est une caste, lisez notamment, les travaux de Monique et Michel Pinçon-Charlot sur la grande bourgeoisie française
      "Calomnié, calomnié, il en restera toujours quelque chose.." Beaumarchais, c’est votre méthode qui pue.

      GG Le 2 décembre 2016 à 10:41
    •  
    • Si vous êtes membre du PCF, vous avez sans doute voté le bulletin n°2. Et donc vous ne ferez pas campagne pour JLM. 
      Et c’est une bonne nouvelle ! Que vous ne soyez pas capable de distinguer peuple et populisme, que vous ne soyez pas capable de distinguer caste et oligarchie montre votre faible niveau de réflexion. On n’a pas besoin de gens comme vous dans la campagne "JLM".

      pierre93 Le 2 décembre 2016 à 11:06
    •  
    • Il n’est de pire sourd que celui qui ne veux entendre !

      Déclaration sur Antenne 2 de jean Luc Mélenchon , devant Delahousse , le jour de la remise en place de Cohn - Bendit.
      ( ne me tutoyez pas )

      voir vidéo You- tubes .

      " la décision des communistes évidement m’ honore beaucoup , j’en suis très heureux mais ils ont pris leur décision par eux même sans négociations et ils m’apportent leur soutien a ma candidature , du point de vue de leur propre démarche et donc ils auront leur campagne autonome et voila. Tant mieux pour moi .

      Si dans ses remerciements , vous y voyez l’amorce d ’une "alliance type FDG " c’est que ou vous êtes sourd ou vous êtes aveugle .

      Ou vous le faite exprès ! la méthode Co-ué-muniste ? ;

      Apres tout ! pourquoi pas .

      buenuaventura Le 2 décembre 2016 à 17:15
  •  
  • "Que la déclaration de François Hollande n’ait pas manqué de courage et de dignité est un fait. " Election par escroquerie au programme, 40 milliards du CICE pour les patrons, loi EL Khomri au 49.3, soumission à Bruxelles, Washington, l’OTAN, vente d’armes aux salafistes wahabites Saoudiens et Qataris, justice dure pour les syndicalistes, les femmes battues, et douce pour les riches délinquants et fraudeurs, millions de pauvres, sans abri...
    Vous avez dit courage, dignité ? Quant à vos invocations finales à l’union des gauches qui ont porté le FDG sans un mot sur celle (surtout ses dirigeants) qui l’ont sabordé c’est de la politicaillerie dont les insoumis ont décidé de faire table rase une bonne fois pour toutes.

    René-Michel Le 2 décembre 2016 à 09:56
       
    • Je n’ai jamais été membre du Parti socialiste. Voilà bientôt quatre décennies que je pense que l’hégémonie du PS n’est pas une bonne chose pour la gauche. De "pôle de radicalité" à "Front de gauche" en passant par "courant antilibéral", je me suis battu continûment pour le rassemblement d’une gauche de gauche, indépendante du PS.
      Autant dire que j’en ai ma claque des donneurs de leçon, fussent-ils fraîchement "insoumis". En revanche, mon respect est total pour la France insoumise.
      Ce qui est dit est dit. Passons maintenant aux choses sérieuses...
      Roger Martelli

      Roger Martelli Le 2 décembre 2016 à 11:41
    •  
    • "Table rase" : voeu pieu ou prématuré. Peut-être, sous un "socialisme avancé", arrivera-t’on à réunir PC et PS, ou classes populaires et moyennes dans un seul et grand parti politique ’"populo-moyen". En tout cas, depuis 1920 (Tours), beaucoup ont essayé...et cela reste toujours en chantier... Voir mon commentaire à Martelli ci-après pour tenter de trouver une solution à ce problème ...

      Alain Brachet Le 2 décembre 2016 à 12:26
    •  
    • @Roger Martelli. "Que la déclaration de François Hollande n’ait pas manqué de courage et de dignité est un fait. " Je n’ai a aucun moment évoqué une quelconque appartenance PS vous concernant. Il n’empêche que je considère les deux premières lignes de votre papier scandaleuses notamment pour les raisons exposées 2 commentaires plus haut. Vient s’y ajouter depuis hier la honteuse et lâche dérobade de l’intéressé à la sanction des électeurs. J’attends une explication de votre indulgence incongrue à l’égard de ce triste individu. Merci d’avance.

      René-Michel Le 2 décembre 2016 à 16:00
  •  
  • "La gauche de gauche n’est debout que rassemblée" : OK, c’est même une évidence !Le problème est : comment ? C’est là qu’est le hic ! Pour ma part, j’ai exprimé l’idée (fondée sur une analyse des classes de notre temps) qu’un tel rassemblement doit adopter (avant de faire mieux, et pour être efficace dans le contexte des forces en présence d’aujourd’hui, notamment dans la gauche de gauche) la structure d’un "cartel " d’organisations politiques. Ce qui n’exclut pas la candidature de JLM (qui en verrait d’autre plus avantageuse ?) Voir mon commentaire du 1/12 à l’article de Martelli du 29/11"Quelles places pour les partenaires de la France insoumise ?"- commentaire d’ailleurs appuyé par Florent le même jour. La fusion, inter classes type Insoumis, est prématurée : ne pas brûler les étapes, d’autant que le FdG initial, de type "cartel", et son succès, validait une telle option... mais on l’a abandonnée et perdu 4 ans qui auraient sûrement permis de renforcer une telle construction. Il n’est pas trop tard pour remettre l’ouvrage sur l’établi... ce qui impose sans tarder que le PC (notamment) entame avec JLM des discussions en ce sens. Mais le veut-il ? Le veulent-ils ?

    Alain Brachet Le 2 décembre 2016 à 11:48
       
    • grroinc grouinc votre disc est rayé !
      non on ne le veux pas, le FDG c’est comme Capri c’est fini !

      buenaventura Le 2 décembre 2016 à 17:00
    •  
    • @ Alain Brachet : exact si l’on oublie pas que "la gauche n’est de gauche que debout". Or ce n’est pas le cas d’un projet qui écarte le socialisme, et même l’écosocialisme, ce qui commence à se savoir dans le PG... et qui est conduit par un politicien dont on comprend, à ses déclarations, qu’il ferait comme Mitterrand son modèle : http://wp.me/p5oNrG-tPq

      jim Le 3 décembre 2016 à 13:40
    •  
    • @ ce délicieux buenaventura
      "non on ne le veux pas, le FDG c’est comme Capri c’est fini !"
      Mais c’est pourtant très simple à comprendre ; comme Alain Brachet l’a dit. Un cartel, c’est mieux que rien. Vouloir zapper cette étape, c’est la multiplication des chapelles et la concurrence aux législatives. Et là bingo, viva buenaventura, c’est la claque pour tout le monde, insoumis ou pas.
      Ce qui gêne dans l’idée de cartel, c’est l’idée qu’il faut négocier....

      florent Le 3 décembre 2016 à 23:01
    •  
    • "non on ne le veux pas, le FDG c’est comme Capri c’est fini !"
      .
      Nous, la France insoumise, vous avez totalement raison, on ne veut pas négocier avec des gens qui feront ensuite alliance avec des PS, ou pire, pour être élus !
      .
      Mais vous êtes totalement libre de faire ce qu’il vous plait.
      .
      Nous, nos candidats proviennent de la France insoumise, ils sont choisis ensuite par des commissions représentatives de la France insoumise, et finalement tous les insoumis votent leurs candidats.
      .
      Mais vous avez totalement le droit de ne pas être d’accord, et de laisser les chefs de vos partis décider, qui seront vos candidats !

      Amitiés

      Pierre Magne Le 4 décembre 2016 à 09:25
  •  
  • "gauche" "gauche de gauche" ... ces mots là résonnent comme tambours crevés

    leo solo Le 2 décembre 2016 à 12:15
  •  
  • C’est un drame que Mélenchon ait préempté la candidature unitaire de la vraie gauche, aidé par les ambiguïtés du PCF et que tous deux aient refusé une démarche unitaire à implication populaire la plus large possible. Ce traumatisme ne se règlera pas en quelques mois. Une belle campagne comme en 2012 n’est plus possible actuellement. Mieux vaut travailler le fond : l’autogestion, l’émancipation, etc. Les temps à venir seront incontestablement difficiles. Ni Roger, ni les "Insoumis" ne doivent s’illusionner sinon le rappel aux réalités d’avril-mai 2017 leur sera brutal. Salut et fraternité.

    Marc Sidonny Le 2 décembre 2016 à 12:25
       
    • Sinon qui ?

      choucroute Le 2 décembre 2016 à 13:19
    •  
    • J’en connais d’autre qui vont se prendre "un rappel aux réalités" en pleine poire.

      René-Michel Le 2 décembre 2016 à 16:12
    •  
    • @Choucroute

      Sinon qui ?
      Moi je voterais choucroute, parce que c ’est un ancien vendeur de "Vaillant" au porte à porte.Respect. Mais pas Melenchon.

      @Martelli
      Pourquoi à t’on supprimé mes messages sur les derniers massacres à Alep par les russes et le regime. Ce sont pourtant ce que vous defendez les insoumis ?

      bdpif Le 2 décembre 2016 à 18:12
    •  
    • @bdpif : un tout petit peu de décence dans vos commentaires serait apprécié. Et le comm. sur Alep style brève de comptoir est franchement pitoyable. Par respect pour les victimes, fermez la

      jo Le 8 décembre 2016 à 16:44
  •  
  • Hollande a préparé le terrain comme un chef pour accélérer les réformes structurelles.
    Les gens de gauches qui pensent qu’il a échoué sont vraiment désespérants, il a été bien plus efficace et stable que sarkozy pour les milieux d’affaires..
    Vous croyez qu’il était missionné par qui ? 2 semaines après son élection il allait déjà empêcher les Grecs de faire un référendum.
    Il a respecté la feuille de route et super bien remplacé DSK.

    Pour son dernier printemps ; du 49.3 et de la nasse pour montrer qu’il est un dur et ciao les sans-dents !
    5 ans après vous pouvez visionner l’interview du courtier financier par Ruffin en Mars 2012 ; les exigences du marché ont été entendues, au suivant !!

    Arouna Le 2 décembre 2016 à 13:14
       
    • Et oui ! Il n’y a pas d’échec dans le mandat de Hollande. Il a accompli sa mission, une fois son forfait accompli, il peut tiirer sa révérence, au suivant ! L’échec c’est celui de ceux qui se sont faits des illusions à son sujet et quoi les ont fait partager.

      Monsieur HR Le 3 décembre 2016 à 15:40
  •  
  • Vous posez la question et vous suggérer fortement la réponse. Mais au fond, quelle réponse ?

    La France insoumise, faut-il le rappeler, s’est créée sur la base de l’expérience du Front de Gauche, laquelle s’est traduite d’un succès -la présidentielle- vers un échec suivi d’un écroulement -les élections suivantes-. Le PCF y a une très grande part de responsabilité.

    Un cartel de partis ne bute que sur ses propres limites, celles de chacun des partis et empêche "naturellement" toute évolution sur une autre forme qui permette le changement réel. La participation active du PC et d’Ensemble ne peut se faire que dans un cadre qui exclut d’emblée que les partis apparaissent comme partis. Au sein de la France insoumise, il n’y a que la France insoumise et le programme l’avenir en commun.

    C’est la seule chance de victoire qui s’impose d’elle même : Un programme politique national, porté par un candidat à la présidentielle avec les candidats pour les législatives (désignés démocratiquement) et -quelle que soit la suite- des candidats pour les élections suivantes avec une seule image, un seul logo.

    Mettre côte à côte la FI, le PC et Ensemble revient a créer un cartel. Adhérer à la France insoumise est possible, le FdG ne supportait pas cette idée. L’engagement politique ne doit plus passer par une adhésion à un parti. il faut aujourd’hui un rassemblement plus large, plus ecclectique. Comment comprendre la désafection des partis et syndicats si ce n’est que par les carcans qu’ils imposent. Cette époque est révolue, les peuples demandent un autre type d’engagement. La décision des communistes (et non de sa direction nationale qui de fait en sort déligitimée !) ne répond pas vraiment à une telle adhésion, elle reste ambiguë sur la forme comme sur le fond. Cela provient en fait de questions ambiguës et nécessiterait un congrès extraordinaire, c’est ici que se situe le "bras de fer", ce n’est pas à la France insoumise de régler ceci. mettre du sien est une balle qui se trouve dans les rangs des responsables politiques du PC et d’Ensemble.

    La réponse, ce sont des militants communistes-insoumis, ensemble-insoumis parmi bien d’autres qui la donne, ils ne font pas abstraction de leurs idées et ils luttent activement pour la France insoumise, et font émerger avec les autres un immense espoir.

    Max Le 2 décembre 2016 à 15:52
       
    • Dans les groupes d’insoumis que j’ai fréquenté ces derniers temps, et surtout dans les Assemblées pour susciter des candidatures aux législatives, j’ai remarqué qu’environ 9 personnes sur 10 n’ont jamais adhéré à un parti tellement ils pensent que tous les partis, tous les partis, sont corrompus, ou n’agissent que dans leurs intérêts, la lutte des places a remplacée celle des classes ! Peut-on leur reprocher ?
      .
      Et ces gens sont jeunes, ils militent, agissent, se révoltent quand on parle de parachutage. Et sont souvent 10 fois plus actifs que les adhérents des vieux partis !
      .
      Je suis très heureux que les communistes aient voté en majorité pour soutenir la campagne de la France insoumise. Puisqu’ils ne veulent pas rejoindre la France insoumise, le mouvement qui remplace le défunt Front de Gauche, qu’ils fassent la campagne de leur côté, nous les rencontrerons toujours amicalement.
      .
      Le problème est très simple, il s’agit d’agir pour une solution à gauche (l’Avenir en commun) et de ne pas compter ses efforts pour convaincre un maximum de Français de voter, et de voter Mélenchon.
      .
      Dans le cas contraire, ces communistes agiront, ou n’agiront pas, mais ce sera dans l’intérêt de la droite la plus dure que nous avons connu depuis l’occupation.
      .
      Depuis 2012, j’ai fait toutes les campagnes, combien de mes affiches ont été recouvertes par des affiches communistes, sans parler de ce qui s’est passé à Paris 20ème au soir du premier tour des dernières municipales avec des communistes transformés en mercenaires du PS !
      .
      J’aborde donc la suite des campagnes de 2017 sans aucune illusion. Beaucoup de communistes restent mes amis, moi qui ait presque 30 ans de communismes ! Mon père clandestin, résistant, ma famille, mes amis, tous communistes, doivent se retourner dans leurs tombes de voir ce PCF en grande partie à la dérive ! Où les haines (TSM) remplacent la raison. Où l’intérêt de quelques uns remplace l’action qui va dans l’intérêt d’une majorité des Français !
      .
      Pour certains communistes que je côtoie toutes les semaines, mieux vaut Fillon sans doute, que ce dictateur de Mélenchon ! Ils le répètent à l’envie ! Dire qu’ils ne voteront pas pour Mélenchon dans un lieu public signifie qu’ils agissent dans l’intérêt de l’autre camps, celui de Fillon !

      Pierre Magne Le 2 décembre 2016 à 20:57
    •  
    • Dans les groupes d’insoumis que j’ai fréquenté ces derniers temps, et surtout dans les Assemblées pour susciter des candidatures aux législatives, j’ai remarqué qu’environ 9 personnes sur 10 n’ont jamais adhéré à un parti tellement ils pensent que tous les partis, tous les partis, sont corrompus, ou n’agissent que dans leurs intérêts, la lutte des places ayant remplacée celle des classes ! Peut-on leur reprocher ?
      .
      Et ces gens sont jeunes, ils militent, ils agissent, ils se révoltent quand on parle de parachutage ! Et ils sont souvent 10 fois plus actifs, plus ardents que beaucoup d’adhérents des partis ! Et oui, la France insoumise est un mouvement, pas un parti !
      .
      Je suis très heureux que les communistes aient voté en majorité pour soutenir la campagne de la France insoumise. Puisqu’ils ne veulent pas rejoindre la France insoumise, le mouvement qui remplace le défunt Front de Gauche, qu’ils fassent la campagne pour Mélenchon de leur côté, nous les rencontrerons toujours amicalement. Mais ceux qui voudront rejoindre la France insoumise, et donc qui signeront sa Charte politique, ils seront très bien accueillis. Il n’est jamais trop tard pour bien faire !
      .
      Le problème est très simple, il s’agit d’agir pour une solution, celle qui correspond au programme l’Avenir en commun et de ne pas compter ses efforts pour convaincre un maximum de Français de voter, et de voter Mélenchon.
      .
      Dans le cas contraire, ces communistes qui agiront contre nous, ou n’agiront pas, ce sera dans l’intérêt de la droite la plus dure que nous avons connu depuis l’occupation.
      .
      Depuis 2012, j’ai fait toutes les campagnes, combien de mes affiches ont été recouvertes par des affiches communistes, sans parler de ce qui s’est passé à Paris 20ème au soir du premier tour des dernières municipales avec des communistes transformés en mercenaires du PS, plus durs que leurs maitres PS !
      .
      J’aborde donc la suite des campagnes de 2017 sans aucune illusion. Beaucoup de communistes restent mes amis, moi qui ait presque 30 ans de communismes ! Dans cette campagne, je ne doute pas que beaucoup de communistes militeront pour le candidat Mélenchon. Mon père clandestin, résistant, ma famille, mes amis, tous communistes, doivent se retourner dans leurs tombes de voir ce PCF actuel, en grande partie à la dérive ! Où les haines (TSM) remplacent la raison. Où l’intérêt de quelques uns remplace l’action qui va dans l’intérêt d’une majorité des Français !
      .
      Pour certains communistes que je côtoie toutes les semaines, tout vaut mieux que voter pour ce dictateur de Mélenchon ! Ils le répètent à l’envie à tout le monde sur les marchés, le samedi et le dimanche ! Ils nous le déclarent sans honte. Dire qu’ils ne voteront pas pour Mélenchon dans un lieu public signifie qu’ils agissent dans l’intérêt de l’autre camps, aujourd’hui celui de Fillon !

      Pierre Magne Le 2 décembre 2016 à 22:26
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  • Bonjour. Je suis un peu étonné de l’orientation de l’article de Martelli qui il y a peu avait semblé comprendre ce que comportait de neuf l’idée de "Mouvement politique"par différence avec celle de parti. Je suis aussi un peu étonné du contenu des discussions qui me donne l’impression que nous sommes pour la plupart dans l’incapacité de "faire de la politique" autrement que comme nous l’avons toujours fait : alliances électorales entre organisations, négociations entre Directions, partage des candidatures, etc. Beaucoup font comme si la France Insoumise" n’était qu’un rideau de fumée" du Parti de Gauche afin de porter la candidature de JLM. C’est encore une manière de ne voir la réalité qu’en regardant dans le rétroviseur. D’ailleurs la FI bénéficie du soutien de nombreux communistes (militants actuels ou anciens militants) pour ne parler que d’eux ; le mouvement se construit en marchand et inclus suivant des modalités qui ne sont pas figés diverses autres sensibilités politiques structurées. Il a un programme collectivement élaboré sur la base d’un corpus théorique et d’une vision du monde sans doute critiquable mais bien réels. Et à ma connaissance c’est aujourd’hui la seule vision globalement novatrice. La seule question pertinente aujourd’hui (de mon point de vue) est celle des modalités à mettre en oeuvre afin de permettre que toutes les forces politiques qui ont la volonté réelle d’initier un changement profond en 2017 mais surtout après alimentent cette vision et permette au mouvement qui le porte de l’emporter durablement.

    kokkino Le 2 décembre 2016 à 17:14
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  • Rapprocher comme le fait l’INSEE les recettes fiscales du PIB se situe à la limite de la falsification.
    Pourquoi ? parce que le rouleau compresseur de l’austérité entraîne la contraction de "la masse budgétaire" (socle théorique de Milton Friedman et de Hayek) ET celle du pouvoir d’achat. L’austérité, c’est son but, (voir Laval en 1934) entraîne mécaniquement une réduction du PIB. Ensuite, une part importante du transfert de la pression fiscale des plus fortunés sur les plus pauvres se fait, évidemment, par la hausse des taxes (Taxe sur le Produits Pétroliers, la TIPP, sur le Tabac, TVA portée à 20% etc..), s’y est ajoutée la réduction des tranches fiscales au profit des tranches les plus élevées : se souvenir de la phrase de Cahuzac" : la réforme fiscales est faite" ce même jour où il nous jurait qu’il n’avait aucun compte à l’étranger ; lui qui faisait partie des fraudeurs qui font perdre au Budget de la collectivité "France", 80Mds€/an, soit le montant exact de la Dette.Enfin s’interroger sur le retrait de Hollande : c’est la MÊME attitude que celle deJospin en 2001, après la Gauche Plurielle. Je m’étonne que R.M. n’y fasse aucune allusion. C’est le moyen d’éviter un Congrès de Rennes (bis) façon d’enterrer le PS définitivement puisqu’un Congrès ne servirait à rien. "Ora pro nobis" ("Priez pour nous") la messe de Requiem est dite : "après moi le déluge" et sauve qui peut.

    michel.mourereau Le 2 décembre 2016 à 18:56
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  • La question de l’investiture a été tranchée démocratiquement par plusieurs familles politiques progressistes qui veulent un vrai changement à gauche. Il appartient à chacune et chacun de prendre ses responsabilités pour mobiliser, rassembler et gagner. Le candidat est connu : ce sera JLM. Le programme est moins connu, il est indispensable de le promouvoir. La lecture complète du livre " L’avenir en commun" ( 3 Euros) reprend les 82 propositions de la FI. Toutes celles et tous ceux qui se situent hors du cadre libéral et conservateur peuvent s’y retrouver. Pour ceux qui seraient tentés de faire sottement les difficiles, parce qu’il n’a pas été écrit par leur propres mains, qu’ils le lisent totalement. Les rédacteurs responsables Charlotte Girard et Jacques Généreux, indiquent dans la préface que " le travail collaboratif ne s’arrête pas et que le texte ne clôt pas la réflexion". Ils précisent même que " le texte est vivant", notamment que des " ateliers législatif seront organisés" pour transformer les propositions en textes de loi. L’heure n’est plus à la tergiversation, ni au doute, ni à la méfiance ou pire à la médisance, il est à l’engagement citoyen pour gagner. Le meilleur atout est la force collective et un moral d’acier enracinés depuis longtemps dans les luttes collectives. Chiche !

    lucien matron Le 3 décembre 2016 à 07:45
  •  
  • Dans une élection présidentielle (type constitution de la 5ième République), la personnalisation joue un rôle non négligeable, et dans la "société du spectacle" ( Debord) elle tend à effacer, dans un premier temps, les programmes. Passé le temps des primaires, et par conséquent celui des personnes, il faudra bien argumenter sur les propositions et sur les programmes. J’ai toujours considéré, depuis mon premier bulletin de vote ( dans les annés 60) que les idées et les propositions étaient plus importantes que celles ou ceux qui les présentaient. A cette heure, et à l’avant veille de la déclaration de candidature inéluctable de Manuel Valls, suivie d’un mini-remaniement qui ne changera rien à l’impopularité et au rejet des politiques menées depuis tant d’années, le programme de JLM, (pour peu que chacun prenne le temps de le lire, de se poser, et de l’analyser), ouvre le champ des possibles pour une politique de rupture... à la seule condition de se rassembler, de voter et de faire voter ceux qui ont été écoeurés au point de ne plus exercer leur droit de vote.

    lucien matron Le 3 décembre 2016 à 11:25
       
    • @Filippi. Apprend à lire avant de répondre. Je n’ai jamais dit que la forme parti était morte, même si personnellement j’en ai eu ma dose après vingt ans de couleuvres à avaler au PC de 69 à 90.
      Je soutiens les insoumis dans leur nouveau mode d’organisation
      dont j’espère qu’il fera naître une nouvelle façon de lutter et de changer la société. Condition sine qua non de son succès, refuser toute intrusion d’appareils parasites, de clans organisés de l’extérieur ayant des intérêts opportunistes, boutiquiers, incompatibles avec les objectifs des Insoumis ( suivez mon regard).

      René-Michel Le 3 décembre 2016 à 23:18
    •  
    • @ René Michel
      Leur mode d’orga c’est le centralisme occulte. quand tu penses qu’on ne peut même pas leur envoyer un courrier officiel sans passer par Paris... C’est un nouveau mode d’organisation mais régressif. Et tu espères ça pour la gauche, damned René, what happen ?

      florent Le 3 décembre 2016 à 23:36
  •  
  • Brachet :"Table rase : voeu pieu ou prématuré. Peut-être, sous un ’socialisme avancé’, arrivera-t’on à réunir PC et PS " dit Brachet.
    Et Florent : "La gauche du ps est ainsi faite que tu ne peux pas dépasser l’idée de cartels."
    Avec des déclarations comme celles-là, autant reléguer les idéaux socialiste et communiste, et surtout la pratique, ad vitam aeternam, au magazin des accessoires pour cirque : tambour, trompette et chapeau pointu.

    Il faut être particulièrement aveugle sur notre histoire pour croire, bientôt cent ans après le congrès de Tours, que PC et PS se réuniront : dans l’état actuel des choses, le PC est tout bonnement un appendice électoral et politique du PS, et il ne s’en remettra pas en restant dans cette dépendance. D’autre part, si la gauche du PS est vouée à être un cartel, autant renoncer tout-de-suite à quelque élection que ce soit, car un cartel, c’est-à-dire la politique comme tambouille d’appareils au sommet, c’est justement ce dont des millions et des millions de nos concitoyens ne veulent plus.

    La force de FI, c’est justement de regrouper des citoyens libres et égaux, qu’ils appartiennent ou non à un parti. Comme l’a très bien dit Buenaventura (et d’autres), la FI n’est pas un parti, une structure autoritaire, c’est un "mouvement". Sa raison d’être est de mobiliser le grand nombre, de réveiller les abstentionnistes en leur montrant qu’il y a au programme autre chose que TINA-TINETTE, de faire renaître dans tout le peuple l’exigence de gouverner par lui et pour lui. Ceux qui ne voient que Mélenchon là-dedans n’ont rien compris à la situation. Si des partis collaborent à ce mouvement, qu’ils le fassent loyalement, en acceptant une charte tout-à-fait souple et logique, qui veut que chacun, sans rien perdre de sa liberté de pensée ni de l’activité de son organisation, adopte une appellation commune aux élections législatives. Cela pour que les résultats officiels ne puissent pas émietter complètement les forces de gauche sous des noms divers, comme on l’a vu dans le FdG, et pour que le grand nombre puisse s’y reconnaître et s’y associer. Car une fois au pouvoir, si nous y parvenons, il faudra des mobilisations encore plus fortes pour tenir affronter l’ennemi de classe. ce sont donc bien les électeurs qu’il faut mobiliser, et non les appareils de partis.

    J’insiste sur le fait qu’en espérant (de façon totalement illusoire !) rester tributaire du PS pour obtenir des sièges aux législatives, d’abord le PCF en sera pour ses frais, car le PS aux abois ne lâchera rien ; et ensuite et surtout, pour l’avenir, il contribuera à consolider le bi-partisme en France, c’est-à-dire le carcan qui empêche tout débat politique réel à l’échelle de notre pays, qui empêche toute idée nouvelle d’émerger, les grands médias tous les moyens de faire croire ce qu’ils veulent en faisant silence sur le reste.

    Autrement Le 3 décembre 2016 à 15:25
       
    • Exactement comme le PS qui reste tributaire du désistement des autres formation de gauche pour avoir des élus dans le cadre du scrutin uninominal majoritaire à deux tour , dans l’immédiat si on veut avoir des élus qui nous représentent, je vois pas d’autre solution or mis le scrutin proportionnel. Si on veut gagner il faudra rassembler tout l’électorat de gauche et cela dans sa diversité la plus large , sauf les sociaux liberaux

      leon Le 3 décembre 2016 à 16:09
    •  
    • Autrement, tu as mal lu. "La gauche du ps est ainsi faite que tu ne peux pas dépasser l’idée de cartels." A la gauche du PS, à l’extérieur du PS, c’est ainsi, il y a diverses sensibilités, c’est comme ça. Mais aujourd’hui, il y en a une nouvelle qui dit "je ne suis pas une sensibilité, je vous synthétise tous". C’est un poil prétentieux et faux.
      Quant à la FI, on veut les contacter localement, les militants nous disent eux mêmes qu’ils ne sont pas joignables, mais qu’il faut passer par Paris ? La bonne blague. Certains d’entre eux seraeitnok pour des binomes PCF-FI, mais le national veut pas.
      Moi je sais pas comment on appelle ça par chez vous, mais chez moi on appelle pas ça démocratie à la base

      florent Le 3 décembre 2016 à 23:19
  •  
  • Une leçon à tirer du renoncement de F Hollande : l’exercice de l’imposture ne peut guère dépasser la durée d’un mandat présidentiel. N Sarkozy l’avait déjà expérimenté à ses dépends. L’un et l’autre n’ont finalement pas survécu à la vague des mouvements sociaux qui ont marqué la période pendant laquelle ils ont détenu le pouvoir politique : 2010 contre le démantèlement de notre système de retraites, 2016 contre la liquidation du code du travail. Le problème est bien que, si les fondés de pouvoir du système apparaissent interchangeables (et les candidats à ce rôle sont nombreux), leurs méfaits hélas demeurent.

    Conclusion. Les classes socialement majoritaires dans notre pays (salariés en activité, chômeurs, retraités, ...), si elles ne souhaitent pas subir encore plus à l’avenir une politique conçue pour le seul intérêt d’un minorité de privilégiés (actionnaires et dirigeants des grandes sociétés), ne doivent plus rester au bord de la route dans une position d’observateurs. Il leur faut devenir acteurs et entrer dans l’arène, il n’y a pas de sauveur suprême. Cela passe par la syndicalisation massive où chacun pourra faire entendre sa voix. Il ne faut plus attendre.

    Monsieur HR Le 3 décembre 2016 à 15:33
  •  
  • On peut noter, une fois de plus, l’absence dans tous les programmes des perpétuels oubliés de tous les partis et de tous les programmes : les handicapés. 9O5 euros mensuels, après des procédures paperassières délirantes et de multiples contrôles, imaginez ce qui reste pour vivre une fois payés loyer et factures. Au silence et au mépris, je répondrai donc par le silence et le mépris : abstention. Par décence, je ne vous dirai pas ce que je fais, d’avance, des leçons de morale civique, sinon que ça économisera sur le papier hygiénique. Toujours ça de pris…

    Auxi Le 3 décembre 2016 à 19:38
       
    • l’Avenir en commun §68 page 106
      Augmenter l’Allocation aux adultes handicapés au niveau du smic pour les personnes en situation de handicap dans l’incapacité totale de travailler.

      Francis Le 3 décembre 2016 à 21:08
    •  
    • @Francis
      On s’en fiche un peu de votre papier toilette programme à 40 euros et des numéros de pages de votre morale idéologique. Autant que de vos salaires de fonctionnaires. Sauf, les infirmiers, je vais passer mon noël et le premier de l’an à aller les aider à l’hopital au troisieme etage. Neurologie et traumatisés du crane.

      @Auxi
      Bonjour ami, camarade, handicapé moi aussi depuis février, agréssé par erreur par un fou le 2 decembre de l’année dernière, en allant juste manger chez ma copine. On a retrouvé mon corps sur une route la tête remplie de sang, traumatisme cranien. Je suis parti ensuite dans un rêve pendant 12 jours avant de reprendre conscience dans une ambulance 12 jours parés. 4 mois d’hopital. Reapris à parler, à faire des multiplications de tête à 6 chiffres, on m’ a estimé miraculé. Puis on m’a relaché. On m’a proposé l’allocation à vie, j’ai refusé, j’ai demandé un controle tout les troix ans.Je leur ai menti un peu pour sortir. Pour me faire passer plus valide que je n’étais. Ils m’ont mis entre 50 et 74 pour cent. je suis donc à 808 euros par mois. Vite fait depuis Février. Pendant deux ans. Attention au mot Handicapé, vous etes un surhumain, à votre manière, mais comme moi ou plus, avec des problèmes pour bosser ou communiquer avec les autres singes, êtres humains soit disant normaux, que je trouve intellectuellement inférieurs à de nombreux domaines. Bref. J ’ai un ami "Handicapé" que je sors tout les samedi pour l’amener au Cinema, avec ma femme, et c ’est une des êtres les plus intelligents que je connaisse, même s’il est en fauteuil.

      Parler politique ? Je vous ai lu, je vous ai compris. Rien à rajouter. Pour ma part, juste éviter que Fillon ne passe, parce qu’il me fait peur pour nous autres. Les H.... X mens ;) (Brin d’humour) Pardon pour l’Orthographe, mais je la soigne pas trop , surtout pour ces singes militants politiques. Amitiés.

      bdpif Le 3 décembre 2016 à 23:16
    •  
    • @pifpafpouf
      profitez-en pour consulter.

      Francis Le 4 décembre 2016 à 06:08
  •  
  • Passons à autres chose que des querelles de boutiques dont on voit bien qu’elles ne servent le plus souvent que d’exutoire. Il faut faire le constat de l’existence de divergences, plus ou moins profondes parmi la gauche « la Gauche », l’autre étant de droite. Elles ne datent pas d’hier, elles ont toujours existé avec là aussi plus ou moins d’intensité suivant le moment. C’est un fait. Il faut faire avec. Union, convergence ou au contraire division, parfois affrontements. Pas besoin d’en faire trop ni dans un sens ni dans l’autre. Cela n’arrange pas, bien évidemment, nos affaires face à la droite extrême de Fillon et l’extrême droite.
    Côté PS, il a viré à droite, tout le monde semble être d’accord sur ce constat, c’est un parti libéral comme le sont les Républicains comme ils se nomment. La mandature Hollande est une catastrophe, dure avec les pauvres et généreuse avec les riches.
    Un Hollande non candidat est une surprise pour beaucoup d’entre nous. Cela rabat les cartes. La recomposition politique est en cours, cette phase n’en est sans doute que l’un des aspects, le plus médiatique pour ne pas dire sidérant à plus d’un titre. On commence à voir le jeu des différents propagandistes du PS qui se sont inscrits ou vont s’inscrire dans la primaire du PS, non pas pour gagner mais pour prendre date. L’objectif de la manœuvre est d’essayer d’enrayer le déclin du PS, si ce n’est sa disparition. Dans cette primaire sans Hollande, les uns comme les autres vont tenter de jouer sur la forme en évitant de s’affronter sur le fond, en occultant tout droit d’inventaire sur leur bilan. Il est prévu que tous se rabibocherons sur le vainqueur dans une synthèse qui ne dira pas son nom. Chacun pour soi et tous pour un. Pas certain qu’ils en soient pour autant quitte aussi facilement. Les manœuvres politiciennes ne vont pas cesser d’aussitôt. Cette situation redonne du souffle à toutes les combinaisons possibles dans le camp du PS et de ses alliés. On voit déjà s’organiser une tentative de réconciliation entre les divers courants du PS libéral et un PCF disposé de rembrayer la bobine, malgré la décision des militants, décision aux forceps peut-on dire, d’en appeler à la candidature de Jean-Luc Mélenchon . La tentation de remettre à l’ordre du jour « une union de la gauche ou d’une troisième voie » susceptible de sauver cette gauche d’appareil, d’abord intéressée à sa seule survie, n’a plus d’avenir. Cette gauche a trahi bien au delà de ses fondamentaux, n’étant plus que l’ombre d’elle même, a rendue l’âme en s’aliénant les classes populaires qu’elle a laissées sur le chemin. Pas certain, non plus, qu’une telle solution trouve grâce aux yeux des électeurs. Cette tentative désespérée de sauver ce qui peut l’être encore n’est tout au plus au plus qu’un sparadrap sur une jambe de bois. Regardons de prêt ce qui va se passer en Italie ce week-end et en Autriche.

    En face d’un Fillon dont le programme se résume à une nécrologie, qui nous propose de s’en remettre au dieu argent (et dieu tout court) et aux sacrifices nécessaires pour le bien de nos âmes (et surtout du capital), seule la candidature de Jean-Luc Mélenchon est susceptible d’affronter les uns et les autres, sans concession, sachant que ce chemin est des plus difficile. Nous n’avons ni le goût ni le temps pour les combinaisons politiciennes.

    rody Le 4 décembre 2016 à 10:00
       
    • Belle analyse.

      Francis Le 4 décembre 2016 à 13:07
    •  
    • http://www.courrier-picard.fr/region/politique-francois-ruffin-pret-a-partir-aux-legislatives-ia167b0n891272

      J’extrais deux passages intéressants :

      "Les détails de cette alliance à la gauche du PS ne sont cependant pas tous réglés. En particulier, François Ruffin refuse de signer la charte de la « France insoumise », un « obstacle à l’unité », selon lui".

      Puis,

      Une difficulté que Dolorès Esteban, conseillère départementale Front de gauche, figure de proue du mouvement de Jean-Luc Mélenchon à Amiens, élude : « Nous avons eu hier soir (Ndlr, mercredi soir), une réunion de France insoumise. Nous étions 80 et nous avons tous décidé de donner le nom de François Ruffin pour les législatives. Pour nous, ce sera lui. Mélenchon le soutiendra, je l’affirme », explique-t-elle.

      Comme quoi finalement, il devrait être possible de discuter sans passer sous les fourches caudines de la charte. N’est pas François Ruffin qui veut, certes, mais ça ne devrait normalement plu sêtre un obstacle.

      A mourir de rire, vraiment

      florent Le 4 décembre 2016 à 15:28
    •  
    • @florent
      Ne faites pas dire à Ruffin ce qu’il n’a pas dit.
      Extrait de sa page Facbook : 2 – J’ai bien précise que je ne signais pas la charte de la France insoumise « pour l’instant ». Car, « pour l’instant », mais ça peut bouger, ce texte est un obstacle à l’unité.

      Francis Le 4 décembre 2016 à 16:34
    •  
    • La Charte... oui un obstacle à l’unité. La candidature de Rufin est une illustration de cette volonté profonde de voir des candidats incarnant une politique de gauche, se révéler et cela indépendamment des options des uns et des autres, FI comprise. La question n’est pas de se présenter partout, de construire de beaux mouvements mais d’unifier l’ensemble des courants sur des candidatures décider en commun dépassant les frontières de la FI. Peu importe la finesse des programmes, les chartes ...ce qui compte c’est de faciliter l’unité, sur la base d’une rupture avec les politiques d’austérité sur une base programmatique minimum. C’est une illusion que de croire que nous y arriverons par une espèce d’agglomération progressive autour de Mélenchon.

      william Le 4 décembre 2016 à 18:18
    •  
    • Pour être candidat de la France insoumise, il faut signer la Charte politique de la France insoumise !
      .
      Vous voulez revivre l’aventure désastreuse du Front de Gauche torpillé par les élus PCF ? Il est mort le Front de Gauche, paix à son âme !
      .
      La charte, c’est l’organisation pour ne pas revivre cette mortelle aventure !
      .
      Mais vous êtes libre de faire comme il vous plait !

      Pierre Magne Le 4 décembre 2016 à 22:28
    •  
    • @ Pierre Magne

      Pour être candidat de la France insoumise, il faut signer la Charte politique de la France insoumise !

      1/ Sauf quand on s’appelle Ruffin visiblement.
      2/ C’est incomplet. il faut être validé par la commission nationale. Composée de qui ? Elue par qui ?

      Ne pas revivre le FdG est une formule. L’alternative concrètre est : cartel ou concurrence. Le reste c’est du vent.

      Florent Le 5 décembre 2016 à 09:23
    •  
    • @FLORENT

      "Pour être candidat de la France insoumise, il faut signer la Charte politique de la France insoumise !
      ...
      Ne pas revivre le FdG est une formule. L’alternative concrète est : cartel ou concurrence. Le reste c’est du vent."

      .
      Les candidats de la France insoumise seront choisis parmi ceux qui ont postulé pour se présenter aux législatives, par une commission nationale en charge surtout de la parité. Cette commission nationale est composé de 3 parties :
      1/ des représentants des partis qui participent à la France insoumises.
      2/ des représentants syndicalistes, associatifs, qui se sont mis aux premiers rangs des combats ces derniers mois ...
      3/ des représentants non-encartés tirés au sort parmi les initiateurs des groupes d’appuis certifiés.
      .
      J’espère avoir été suffisamment précis.
      .
      Pour les cartel, oubliez, comme Capri, c’est fini !

      Pierre Magne Le 5 décembre 2016 à 10:10
    •  
    • ok.
      Mais ça n’enlève rien au fait que c’est cartel ou concurrence. et que le reste, c’est du blabla. Fi est une sensibilté de gauche et non la synthèse. quelle prétention.

      Florent Le 5 décembre 2016 à 13:59
  •  
  • Si on pouvait sortir du tunnel avec la direction du PCF ça se saurait. On aurait pas été trahi à toute les élections locales, ils auraient accepté l’adhésion directe des non-encartés au FDG demandée par le PG et Ensemble, le FDG existerait encore et serait une vraie force populaire et le PCF ne serait pas passé de 700 000 adhérents dans les années 70 à moins de 40 000 aujourd’hui ! Oui, je n’ai aucune confiance.

    René-Michel Le 4 décembre 2016 à 18:34
       
    • L’échec du Fdg c’est le PG.
      L’adhésion directe n’est qu’une formule. Comment aurait-on réglé les prises de décisions avec des partis et des individus.? C’eétait les comité antilibéraux.
      Quant à la baisse des effectifs, je te conseille Julian Mischi, Le communisme désarmé. Ça permet de prendre de la hauteur et de ne pas expliquer toute l’histoire de l’humanité à partir de la petite lorgnette, tout petite lorgnette, PG des alliances électorales.
      La chute de l’URSS, c’est les alliances avec le PS ? Ah misère de misère... croire que les classes populaires sont loin de nous parce que tel ou tel alliance, c’est vraiment un signe de méconnaissance complète des classes populaires. Ce sont de petites questions de militants.... De e-militants.

      florent Le 4 décembre 2016 à 19:31
    •  
    • @ florent/Filippi. Aucun argument, un dialogue qui n’est qu’une perte de temps et j’en ai déjà beaucoup trop perdu. BASTA !

      René-Michel Le 4 décembre 2016 à 20:37
    •  
    • JLM doit participer à la primaire pour sauver le PS.... JLM doit élargir son cadre pour sauver le PC...
      a mon avis, il ne peut pas être partout....

      Plus sérieusement, la charte FI propose un cadre qui dépasse de loin les partis, et sa dynamique semble bien parti pour les enterrer. Les cocos, vous semblez n’avoir que les législatives en tête et les accords de compromission qu’il faudra passer avec le PS pour maintenir quelques élus. C’est une jolie théorie, mais qui ne résiste pas à la réalité de la présidentielle !

      jo Le 8 décembre 2016 à 16:54
  •  
  • ils sont croquignols ces communistes , ils se croient encore dans les années 70 , au temps de l URSS.

    Ne perd pas ton temps partisan ,René-Michel avec ces vieilles badernes qui ont été de zélés staliniens , le peuple a tranché , il y a beau temps qu’ il ne vote plus pour eux .

    Le PCF c’est un parti sans électeurs, la perfusion du PS s’arrête en DEC 2016 , c’est la fin pour eux !

    Laurent ,Buffet,Tartignole,Chasseigne , parle en a des moins de 50 ans, c’est comme si c était du chinois, inconnus !

    Rentrons en campagne FI et laissez les a leur vieilles lunes

    buenaventura Le 4 décembre 2016 à 20:52
       
    • "Rentrons en campagne FI et laissez les a leur vieilles lunes"

      Vous n’y étiez donc pas depuis janvier ? Mais pourquoi ?

      Florent Le 5 décembre 2016 à 09:24
  •  
  • Nous sommes en campagne depuis février, nous venons de décider pour nos candidats députés.

    En ce qui vous concerne, trouvez vous un candidat a soutenir , Montebourg ? Vals ? , Chassagne ? Macron ??? .

    Vous avez vu la couverture que vous font les medias ? le PCF au cœur de tout les débats , non je plaisante , la seule fois ou il parlent de vous c’est pour dire que le FN vous a piqué vos électeurs !

    Tiens une idée ! allez donc inscrire Tartignole a la primaire du PS .

    Mais en ce qui concerne la charte FI a "assouplir " et le FDG a "revitaliser " n y compter pas , au contraire on va laisser les non encartés vous fermer la porte au nez .

    Bonne chance camarades !

    buenaventura Le 5 décembre 2016 à 12:10
       
    • on a choisi le candidat, c’est jlm
      mais on se résigne à la concurrence avec vous aux législatives. Dommage on pourrait faire autrement. Mais [élément de langage], "on ne veut plus de cartels". Pas d’alternative : cartel ou conconcurrence avec banane pour tout le monde à l’arrivée.

      Mais pas de dangers pour vous, la vague des insoumis va submerger la France, vos candidats élus dès le premier tour. Le PCF disparu de l’histoire. Aucun élu. Le Ps disparu après le tsunami Mélenchon, 1er au 1er tour, le PCF, c’est 1%, jlm 20%.... ETc, Etc.

      Si seulement c’était une caricature... Le problème, c’est que vous pensez vraiment ça. si les discussions n’avançent pas, c’est parce que vous avez ça en tête.

      Florent Le 5 décembre 2016 à 14:04
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    • @ à propos du passage dans les médias, je laisse Michéa te répondre camarade !

      « Il serait donc bienvenu de reprendre sous une forme adaptée à notre époque, la vieille maxime d’Auguste Bebel : "Quand l’ennemi de classe accepte de me médiatiser, je me demande toujours quelle bourde j’ai encore bien pu commettre". »
      Michéa, La double pensée, page 168.

      Florent Le 5 décembre 2016 à 14:23
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  • dans ma circonscription FI et le PC ont choisi leur candidat.on attend ceux d EELV
    à eux 3 ces partis avait fait 10% aux régionales........ça promet même avec un effet JLM

    lesquels de ces 6 candidats finiront en surrendettement .....

    ducono Le 5 décembre 2016 à 15:25
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  • Cher Florent

    Je ne sais pas si les insoumis , sont des rêveurs , fantasmeurs de tsunami électoraux mais ce qui est sur c’est que l’apport du PCF si chers a vos yeux, ne semblent être pas être vécu comme un cadeau du ciel. surtout parmi les non encartés des groupes FI.

    A ce titre, si vous étiez moins sourd et aveugles et surtout moins avides de sauver vos élus a tout prix, vous constateriez que les remerciements de Jean Luc Mélenchon sont bien le reflet d un certain détachement a votre égard.

    "ils ont fait leur choix sans négociations, il feront une campagne autonome, nous ferons la notre " , En matière de cri de joie reconnaissant ,on a vu mieux !

    Quand au fait que sans cartel, ou FDG" on se fait tous bananer {{}} a l’arrivée" en jouant la "con-concurrence" pour reprendre votre anagramme , les communistes qui passent souvent des accords électoraux avec le PS savent de quoi ils parlent, ils sont les rois des "con- combines" ,pour "Co- cocufier " leur partenaires.

    Alors est ce que le PC sera a 1% ,et la FI a 20 % ? , rien n’est moins sur , mais ce qui est certain c’est que sans le perfusion d’un PS Macronisé ou Valsisé , vous allez devoir tendre la sébille.

    Avaler des couleuvres également ,mais ca depuis la période du centralisme démocratique, vous en avez l habitude, ce qui change c’est que désormais ce sont les autres qui vous les servent .

    Ce qui est" caricatural}" pour vous citer encore , c’est de voir , les courbettes que vous êtes prêt a faire , pour passer des accords électoraux avec la FI .

    Accord qui ne se feront pas car , se serait la négation de la démarche novatrice de la FI . Le problème c’est que " vous croyez vraiment a ça"

    Quand a la citation de " BEBEL " oui ! , un type né en 1840 ! effectivement vos références sont des plus modernes !

    buenavnetura Le 5 décembre 2016 à 16:41
       
    • ils sont les rois des "con- combines" ,pour "Co- cocufier " leur partenaires.

      Meuh non ! Trouve une seule ligne des textes fondateurs du fdg qui disent : "pas d’alliance aux municipales". Tu as mal lu. Ou alors, tu t’es trompé de boutique, tu as lu des papiers de LO ou de la LCR.

      Là où on pouvait faire avancer nos idées, on y allait. C’est du compromis pas de la compromission.
      Et il fallait renoncer à tout ça pour une stratégie de perdant depuis 40 ans ? C’est parce que vous êtes les rois du slogan nouveau que l’idée était neuve. C’est vieux comme le monde et ça marche pas. La loose à tous les coups.
      Donc, pas de cocu. On a tenu bon et heureusement. C’est toujours facile d’aller demander aux autres de se suicider pour rien

      florent Le 5 décembre 2016 à 20:28
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  • Oui en terme de suicide électoral , vous êtes il est vrai des experts

    Vos alliances "globalement positives " avec le PS sont parlantes.
    Vos choix "écologiques " en matière de nucléaire aussi.
    Votre héritage idéologique aussi , "les paradis des travailleurs "

    Oui vous avez tenu bon ! vous finissez de vous suicider dans le "bunker" de fabien .

    Quel bilan positif dirait un de vos "résistant " de la première heure.

    benaventura Le 6 décembre 2016 à 12:57
       
    • Là on a atteint un niveau...
      Tu as gagné...

      florent Le 6 décembre 2016 à 18:41
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  • Sans moquerie et sans persiflage, cette analyse est excellente .

    Je partage l intégralité de votre argumentation sans réticences aucunes .

    Cependant , je ne partage pas votre conclusion " le parti communiste devra démontrer après l’élection présidentielle son utilité comme un parti rassembleur ".

    Je pense que c’est trop tard , cela aurait du être fait il y a 20 ans après la fin des "modèles socialistes ".

    Vous n êtes plus en capacité de rassembler au delà de votre cercle de sympathisants.

    buenaventura Le 6 décembre 2016 à 19:50
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  • @Maurice." Le parti vous survivra et vu votre âge vous ne tarderez pas à le réaliser." In nomine Staline, Thorez et Marchais, amen.

    René-Michel Le 6 décembre 2016 à 22:24
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  • Bonjour
    Le départ d’Hollande, rabat les cartes a gauche comme vous dites.
    Il faut s’attendre a une recomposition a gauche, mais c’est surtout Macron et Mélenchon qui accèlérent cette recomposition et l’éclatement du PS, le PS va pouvoir faire sa mue social -démocrate, peut être, qui va l’incarner ?.

    bob Le 12 décembre 2016 à 11:54
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