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Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 1er mars 2017

Gauche : choisir entre deux méthodes

Après l’appel Libération-Mediapart-Regards en faveur d’un débat Hamon-Mélenchon, Roger Martelli réaffirme la nécessité du débat entre les candidats, mais dément la nécessité d’une union dont il redoute les conséquences.

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Trois médias, dont Regards, ont demandé à Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon de débattre publiquement. Le texte de compromis, appel diffusé sur l’ensemble des trois médias contient une phrase que, personnellement, je ne partage pas : elle affirme que les deux hommes porteraient une responsabilité énorme s’ils concouraient séparément à la présidentielle. Mais l’essentiel du communiqué est dans cette autre affirmation, que je fais mienne, selon laquelle ils se doivent de dire de façon claire, soit comment ils peuvent s’unir, soit pourquoi ils ne peuvent pas le faire.

Je tiens pour ma part qu’ils devraient s’y atteler, pour une raison toute simple : une majorité d’électeurs de gauche rêve d’une gauche rassemblée, pour battre la droite et, plus encore, l’extrême droite. Ou bien on pense qu’il est possible d’accéder à cette demande et il faut énoncer les conditions qui lui permettent de se réaliser. Ou bien on considère qu’elle n’est pas de saison et il faut montrer les raisons profondes de cette impossibilité. Dans tous les cas, la gauche française a le droit de savoir ; et pour que les choses soient loyalement exprimées, autant le faire en face-à-face.

Mathématique et politique

Ce préalable étant énoncé, entrons dans le vif du débat. Je considère que, dans l’état actuel, un accord de premier tour, entre la logique Hamon et la logique Mélenchon, relèverait d’un faux-semblant, dont le prix à payer pourrait être redoutable.

Il est vrai que ces élections se déroulent dans un climat inédit de crise politique et d’éparpillement du paysage politique français. La droite est allée de l’avant, mais est perturbée par la forte poussée du Front national. La gauche, elle, a été désorientée et même désespérée. Ce n’est pas l’affaire d’une élection, ni même d’un quinquennat. La fragilisation de la gauche trouve sa racine dans le tournant qui, à partir de 1982-1983, conduit la force majoritaire à gauche – le Parti socialiste – à choisir de s’adapter aux contraintes présumées de la mondialisation.

Dans le marasme politique actuel, une force qui regroupe entre un cinquième et un quart de l’électorat au premier tour de la présidentielle peut certes espérer accéder au second. Mathématiquement, le total des intentions de vote Jadot-Hamon-Mélenchon laisse espérer que cet objectif peut être atteint. Admettons – ce qui est loin d’être sûr – que la mathématique rejoigne la politique et que les intentions de vote s’additionnent vraiment. Un candidat ou une candidate du bloc ainsi délimité pourrait franchir l’obstacle du premier tour et, face à Marine Le Pen, pourrait sur le papier être élu(e) au second tour.

Qui peut croire, avec une si faible base électorale, que pourrait s’appliquer une politique en rupture avec tout ce qui s’est fait depuis plus de trois décennies ? Et comment la gauche pourrait-elle convaincre, au pouvoir, en contournant l’exigence de cette rupture ?

Méthode de l’entre-deux

Poursuivons le raisonnement. Ce qui relance conjoncturellement l’espérance à gauche, c’est l’abandon de François Hollande et la défaite de Manuel Valls à la primaire du PS. Voilà un fait qui ne peut cas être sous-estimé. Il pourra s’avérer décisif pour l’avenir à long terme de la gauche française. Mais s’il ne faut pas le négliger, il ne serait pas plus raisonnable d’en surestimer la portée. Benoît Hamon, à ce jour, n’a pas pris de distance avec l’évolution longue du PS. Son droit d’inventaire s’applique à la gestion Valls ; pas à la totalité de la gestion Hollande et, a fortiori, pas à celle de leurs prédécesseurs. Suffirait-il de revenir à 2012 et à la tonalité un peu plus à gauche du discours du Bourget ? Ce ne serait ni raisonnable ni responsable.

Le problème tient-il seulement aux intentions formelles de Benoît Hamon ? Il l’a emporté sur la base du rejet de Valls : cela en fait désormais candidat officiel de tous les socialistes. Or beaucoup parmi eux, à l’image de Jean-Marie Le Guen, expliquent d’ores et déjà qu’il est un candidat « radicalisé ». S’il pousse un peu trop loin sa critique globale du quinquennat, il court le risque de reporter une part plus grande encore des responsables et militants attachés aux choix gouvernementaux vers Emmanuel Macron. Est-il prêt à le faire ? Est-il prêt à l’exprimer dans la tonalité globale des futures candidatures socialistes aux législatives ?

Pour l’instant, on est loin du compte, dans la parole officielle et dans le profil prévisible d’une majorité à venir. Si, parce qu’il ne peut pas faire autrement, B. Hamon ne tranche pas entre rupture et compromis, il reste dans la vieille méthode de l’entre-deux. Or elle a épuisé la gauche française à plusieurs reprises ; elle lui interdit de reprendre l’offensive, de percer électoralement et, surtout, de réussir l’épreuve du pouvoir.

Pour régler le problème suffit-il de mettre par écrit les bases d’un accord bien à gauche ? Une charte ou un pacte ? Ils n’ont pas manqué dans le passé. En 2001, communistes et socialistes ont signé un accord politique solidement à gauche, pour les deux dernières années du gouvernement Jospin. Il n’a pas empêché un recentrage de l’action gouvernementale, entre 2000 et 2002, avec les conséquences politiques que l’on sait. En 2012, encore, écologistes et socialistes ont adopté un catalogue commun de mesures environnementales, base de la participation gouvernementale d’EE-LV : combien ont été appliquées ? Et là encore, à quel prix ?

La dispute nécessaire

Pour rassembler le peuple, il faut en passer par un rassemblement de la gauche. Mais pour promouvoir l’égalité et la souveraineté populaire, ce rassemblement ne sert pas à grand-chose, s’il ne se construit pas sur un projet et sur une méthode de rupture avec les logiques délétères de la concurrence et de la gouvernance. Ce n’est pas alors affaire de texte, mais de volonté, de cohérence, de méthode d’action, et pas seulement gouvernementale. Et, de plus, c’est affaire d’équilibre au sein de la gauche elle-même.

La débâcle de Hollande et de Valls ouvre la porte de la reconstruction pour une gauche bien à gauche. Mais convenons qu’il y a aujourd’hui deux manières d’y parvenir. Mélenchon incarne un esprit de rupture, construit sur un long parcours, partagé avec beaucoup d’autres au fil des combats européens et nationaux. Hamon incarne un entre-deux, prometteur sans doute, préférable à la dérive sociale-libérale, mais qui reste du domaine du discours et qui hésite à aller jusqu’au bout de la rupture.

L’essentiel, pour la gauche d’aujourd’hui et de demain, est de dire lequel de ces états d’esprit est le plus propulsif, pour mettre fin à la pression d’une droite de plus en plus radicalisée. Jean-Marie Le Guen redoute un excès de radicalité à gauche ? Il faut lui dire, de façon massive, que le réalisme n’est pas dans la soumission, ni à l’esprit de concurrence, ni à la tentation technocratique, ni aux sirènes de l’état de guerre. Selon la réponse donnée par les citoyens, la gauche se redressera ; ou alors, elle sera réduite à compter sur les seuls faux-pas d’une droite classique bien à droite. Au risque de laisser la mise finale au Front national. La gauche, en fait, n’a plus droit à l’échec, dans les urnes et au gouvernement.

On conviendra que ce débat n’est pas de mince importance. Il ne servirait à rien de nourrir l’espoir d’une gauche immédiatement rassemblée, pour faire ensuite porter la responsabilité de la désunion sur tel ou tel. Ce petit jeu n’est pas à la hauteur des enjeux. Mais la dispute nécessaire à l’intérieur de la gauche, n’est pas le combat contre la droite. Elle peut se mener, sans faux-semblants, sans calculs boutiquiers, sans hargne et sans dissimulation. La gauche française le vaut bien. Offrons-lui ce débat.

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  • La fin de l’histoire et le début d’une autre !
    Au delà du destin personnel de Benoît Hamon, son passif de pur apparatchik et celui de ses amiEs, la Pasokisation du PS est en marche, elle est inéluctable, l’hallali est maintenant sonné, il peut se prolonger, la bête souffrira davantage. Un pronostic analogue sans risque d’erreur peut être appliqué au PCF parvenu au stade terminal de PDSisation à l’italienne.
    Nous sortons touTEs de cette histoire de la gauche occidentale éreintéEs, par les compromissions social-démocrates insupportables et avec encore sur les épaules les gravats du mur de Berlin. Certaines gauches veulent continuer à jouer cette partie de la grande démocratie électorale et ses multiples combinaisons censées ralentir leurs grands effondrements sectaires ou opportunistes. Les campagnes électorales les passionnent encore après des décennies d’espoirs déçus, c’est leur seul et unique horizon, une forme de soumission totale et une légitimation morbide des formes de représentations imposées par l’ordre bourgeois, à son seul service.
    L’ éparpillement des forces des gauches a de profondes racines, elles sont largement documentées, il n’est pas utile d’en établir l’exégèse maintenant pour dire comment s’en sortir. Il nous interpelle car ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir.
    Un « nous » est à reconstruire sur la disparition du vieux monde social-démocrate et « communiste » et leurs scories, en faisant le lien avec toutes les tentatives d’émancipation qui sourdent et qui se diffusent depuis des années, sous les écrans radar des scènes médiatico-politico-électorales. Certaines sont bien repérées dans le mouvement social, d’autres ne se prêtent pas aux anciennes grilles de lecture et peuvent se manifester parfois là où on ne les attend pas, dans le chaos du monde et la confusion qu’il génère.
    Penser les « récupérer » ou les canaliser dans des combinaisons électorales les mieux élaborées est vain, c’est regarder cette nouvelle génération de radicalités avec ces vieilles lunettes qui rendent aveugles. Celles qui empêchent de comprendre les expressions de la violence ouvrière comme celle des banlieues, les Zad, mais aussi la candidate voilée du NPA, les bonnets rouges, celles qui empêchent de comprendre ce que produit le désespoir des humiliéEs, dans les quartiers de relégation comme dans les zones rurales abandonnées, la rage qui les submerge et d’où émerge des succès du FN, des engagés dans le djihad, et partout ailleurs les phénomènes Trump, le Brexit, etc.

    « ...au vu des enjeux colossaux de notre époque et de la trajectoire probable des sociétés contemporaines, me semblent considérables et proprement historiques... » Il nous incombe donc de nous refonder aussi et de discuter des moyens de réaliser ce nouveau creuset, une politique vivante capable de donner envies et espérances, celles qui peuvent déplacer des montagnes. La prétention des partisanEs de jlm2017 d’imposer les conceptions de leur leader par l’injonction, la violence verbale et parfois l’insulte pose un réel problème politique qui éclaire également cette discussion.
    Il est illusoire de prétendre parachuter cette unité, cette construction d’un « nous » par la soumission à une énième aventure électorale, et les combinaisons qu’elle induit. Le nouvel argument de la percée du FN n’est pas suffisant si on souhaite s’affliger des conséquences sans analyser les causes et enrayer les mécanismes qui font son succès : les atermoiement avec la fausse gauche mondialiste. C’est proposer un fantôme de « mouvement » au mouvement lui-même, c’est proposer des formes politiques inoffensives qui ont abandonné au FN la position de l’opposant radical.
    « Ce seraient alors les citoyen-ne-s eux-mêmes qui se chargeraient de reprendre la main sur les institutions politiques (et médiatiques) de leur pays, et de les remodeler à leur convenance. » C’est ce que disent à peu près Philippe Marlière, Antoine Trouillard, Laurent Mauduit sur Mediapart ce qui suscite des centaines de commentaires. La perception que seule un vaste mouvement populaire sera en mesure de renverser le rapport de force avec le capital est une bonne compréhension de la situation. Il s’agit donc de discuter clairement de la façon de le construire, avant le temps électoral, pendant et après.
    L’ effondrement du FDG et le refus d’organiser la résistance comme de construire un bloc d’opposition face gouvernement Hollande avec tous celles et tous ceux qui se sont mobilisés après la séquence électorale de 2012 doit être sérieusement interrogé. Nous disions que l’échec du gouvernement Hollande, que les hésitations à son égard serait avant tout le succès du FN, et pas celui d’une gauche de gauche toute incluse dans la co-gestion.
    Par quelle sorte de miracle il serait aujourd’hui judicieux de construire ce mouvement sur la seule perspective de « reprendre la main sur les institutions », le processus constituant après un éventuel succès électoral d’un candidat de gauche.
    Pourquoi ne pas décider d’en jeter dès maintenant les bases ?
    Cette unité/fusion, ce « nous » porteur de refondation historique, ne pourra se construire qu’au travers des formes de « démocratie radicale » en sens propre : la multiplication de collectifs de résistance et de luttes autonomes, rassemblant largement touTEs celles et ceux qui confrontéEs à la domination du capital, n’ont plus d’avenir et désespèrent, salariés, chômeurs, précaires, alternatifs, paysans, artisans, petits commerçants, indépendants, chercheurs, artistes, etc. C’est dans ces creusets que se dessineront les bases de ce mouvement populaire, quand ces collectifs seront dans l’action - car l’action précède la conscience - dans chaque quartier, dans chaque village et dans chaque cage d’escalier. Ils prendront d’abord en main les problèmes concrets auxquels le « peuple » est confronté, sans se borner aux séquences exclusivement électoralistes, quel qu’en soient les modèles les plus innovants.
    C’est ce « mouvement » qui permettra le dépassement de toutes les divisions imposées aux classes populaires par la dictature du capital et de l’impérialisme, de toutes les compromissions qu’ils imposent et offrent ainsi des espaces à l’extrême droite.
    Les nouvelles gauches détestent les politiques institutionnelles et les jeunes détestent massivement les politiciens professionnels 
    La reconnaissance et le rapprochement avec les formes concrètes d’alternatives à caractères anti-capitalistes, qui foisonnent aujourd’hui, en dehors de tout processus électoral et donc, en dehors des structures politiques classiques est un enjeu tout aussi déterminant, qu’un improbable « succès » électoral.
    L’action politique se développe aussi et même surtout loin du champ clos de la politique institutionnelle et en dehors des campagnes électorales hallucinogènes. Sans les négliger, on n’ y engrangent que le travail qui a été fait avant, en dehors justement du temps électoral particulièrement stérile et mortifère. Ce fourmillement pose des problèmes d’orientations stratégiques nouvelles et ringardise définitivement toutes ces « organisations », dans lesquelles, il suffit de désigner le chef, car à la fin c’est lui qui décide. On ne leur fera pas le coup du "sauveur suprême".
    Puisque nous sommes en période électorale « il faut malgré tout se poser la question de la manière d’en tirer le meilleur parti au regard de la poursuite de ses propres fins » : Une vaste mobilisation populaire avec des airs « d’indignados » qui nous manque tant pour imposer une « unité » populaire, avec ses comités de base autonomes, ouverts à toutes et à tous en mesure de dépasser par l’action collective « le dégoût que peut nous inspirer le fonctionnement du système électoral sous le régime de la manipulation médiatique de masse ». C’est à la constitution de ces comités « d’ union populaire » qui faut appeler sans attendre, c’est à eux de désigner leurs représentants à tous les niveaux avec des conditions de révocabilité qui ne leur permettraient pas de s’affranchir du contrôle de leurs mandantEs. C’est la seule façon de se débarrasser des logiques partisanes et personnelles qui poussent la majorité du peuple à l’abstention et à la résignation face au pire.
    On commence quand, comment  ? L’histoire nous mord la nuque disait déjà Daniel Bensaïd... http://www.anti-k.org/

    Ludo Rossi Le 1er mars à 11:00
       
    • Grosso modo, je partage votre analyse. La plupart du temps, je peux me tromper parce que je ne vis pas en France et je ne suis pas citoyen français. Seulement permettez-moi de dire ce qui me pèse sur le cœur : comment peut-on penser encore que le parti socialiste est de "gauche", pour moi c’est une vraie aberration, un non-sens et une grosse bêtise.

      Jalal Le 4 mars à 14:02
    •  
    • Puisqu’il est question de re-fonder la gauche, il ne faut pas faire l’impasse sur les raisons de son naufrage du en partie à la caractérisation du PS et les alliances avec lui pendant des décennies, jusque pendant le gouvernement Hollande... Maintenant, ce n’est pas la même chose que Hamon est remporté la primaire et que Valls en ait été chassé, que l’inverse. Cette "dynamique" comptera aussi pour la construction du "vaste mouvement populaire...

      Ludo Rossi Le 4 mars à 14:51
  •  
  • Bonjour
    A mon avis, il faut qu’il y est deux candidats pour ratisser large, au premier tour, chacun votera en fonction de sa sensibilité...mon choix c’est Mélenchon, pour d’autres cela sera Hamon. Mais je ne comprendrais pas , qu’on me force la main a voter hamon , dés le premier tour et que l’on demande a Mélenchon de se retirer. l’inverse aussi est inadmissible. Cela ne changera pas mon vote au final, quelque soit les candidats au second.
    Pour moi , d’ailleurs , peut importe la menace , réel ou supposé, Fillon ou Le Pen. Car il faut aussi relativiser , sur l’impact d’une élection, qui dans son principe est très discutable. l’électoralisme fait énormément de mal dans les esprit, et on finit par croire , que tout passe par les élections et que la lutte politique sur le terrain, le syndicalisme, la résistance ; des pratiques alternatives sont aussi une façon d’agir. C’est justement la classe dominante, qui veut , que toute alternative passe par les élections, une façon de canaliser le peuple, de le stériliser, de le détourner des objectifs . Non seulement il nous font voter, , mais en plus ils veulent qu’on vote "bien", selon leurs critères. N’oublions pas 1968, 1936.. ;et plus récemment les différentes mobilisations.
    Il faut toujours relativiser une élection, sinon elle ne fait que des décues.

    bob Le 1er mars à 11:28
       
    • Pour moi , d’ailleurs , peut importe la menace , réel ou supposé, Fillon ou Le Pen.

      Mais on le sait, vous vous en fichez de la droite, votre seul intéret c ’est passer au pouvoir, pas le bien des ouvriers qui vont se payer la droite pendant 5 ans. On le sait ....

      bdpif Le 1er mars à 12:00
    •  
    • "peut importe la menace , réel ou supposé, Fillon ou Le Pen. Car il faut aussi relativiser".

      Quand on voit l’influence que le Parti populaire danois a pu avoir au Danemark même sans être au gouvernement, on se rend compte que si le FN arrive au pouvoir, la banalisation d’horreurs va atteindre un niveau que la France n’a pas connu depuis le régime de Vichy. Depuis 2001, avec seulement 12% et comme soutien au https://fr.wikipedia.org/wiki/Cabinet_Anders_Fogh_Rasmussen_I , le Parti populaire danois a été au centre du changement qui a fait du Danemark un pays xénophobe.

      Plus là-dessus : http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/4276963.stm

      Magnus Le 1er mars à 12:06
    •  
    • D’accord avec vous Bob !
      Quant à MLP, une grande partie de son projet est déjà en application.

      Durruti Le 1er mars à 12:37
    •  
    • ... et aucun des "grands" candidats n’a l’intention de remettre ça en question ; sûrement pas Mélenchon ( de flic, nationalisme, anti-immigrés, service militaire, garde nationale, état fort ...). Là je sens qu’on ne va pas ëtre d’accord.

      Durruti Le 1er mars à 12:43
    •  
    • @ magnus : mais justement, un ralliement de Mélenchon à Hamon (car ce dernier ne l’envisage pas autrement) sans que ce rassemblement soit vraiment porteur d’une dynamique de rupture et soit donc capable de mobiliser fortement, non seulement ne garantirait nullement la présence de Hamon au second tour, mais en plus, dans le cas où il y parviendrait, il ne pourrait l’emporter que face au FN, dans une posture "d’unité nationale face au FN" (l’idéal pour approfondir encore le développement de ce dernier), faute de "réserves" à gauche qui se assembleraient autour de sa candidature.
      Donc non seulement cette configuration ferait disparaître tout le mouvement de rupture et d’alternative qui s’incarne à cette élection dans JLM et la FI, mais en plus elle mettrait la fasciste et délinquante Le Pen au premier plan, une fois de plus.
      L’ambition de la FI est de parvenir à mobiliser les citoyens désabusés, qui ne voteront jamais pour le PS et se réfugient dans l’abstention et le vote FN. Ce qui conduirait justement à affaiblir ce dernier. La "double candidature" à gauche, qui semble se dessiner, permettra de mener un débat salutaire pour la "renaissance" idéologique de la gauche, et vu l’éparpillement des candidatures à droite, rien n’exclut qu’un des deux candidats de gauche se retrouve finalement au second tour, si la dynamique et la mobilisation sont au rdv, peut-être face au FN, mais peut-être également face à Macron.
      Et une victoire in fine dans cette configuration donnerait vraiment à la nouvelle majorité de gauche l’assise pour gouverner vraiment à gauche. Et ainsi reléguer le FN loin du devant de la scène.
      Un débat, oui, mais pas un débat pour s’excuser d’une soi-disante "irrésponsabilité" de l’un ou l’autre ou des deux. Un débat pour assumer pleinement et "positivement" les approches divergentes respectives de Hamon et de Mélenchon.

      raphaël Le 1er mars à 13:23
    •  
    • @bdpif dit Plouf Plouf autant pif était amusant autant bdpif ne l’est pas. Sait-il que la droite est déjà au pouvoir depuis 5 années. Pas que la molle Hollande mais la dure Valls et sa bande dont faisait partie le sieur Hamon. Etait-il au PS à l’insu de son plein gré ? Plouf Plouf sait-il qui a utilisé le 49-3 ? Connaît-il la loi travail, le CICE, l’état d’Urgence...et toutes ces petites merveilles de GOCHE !!! Au fait, que faisait notre brave Hamon durant tout ce temps ? Bien à vous .
      Partage globalement l’analyse de M. Martelli.

      rodydecoue Le 1er mars à 14:21
    •  
    • @Durruti
      "Quant à MLP, une grande partie de son projet est déjà en application."
      Le genre de raisonnement adoré par le FN. Alors que la réalité est bien que si le FN arrive au pouvoir, ce qu’on a aujourd’hui ne va être que dalle en comparaison.

      Magnus Le 1er mars à 16:44
    •  
    • @raphaël
      Je suis bien d’accord de l’importance d’un bon compromis. Malheureusement, j’ai l’impression que ni Hamon ni JLM veut faire un bon compromis sur l’UE. Pourtant, pourquoi pas dire genre "on essaie le truc Piketty dans un premier temps, mais si ça ne marche pas on change à la stratégie JLM dès 2018".

      Magnus Le 1er mars à 16:51
    •  
    • L’idée de ratisser large au premier tour de la présidentielle n’a aucun sens dans ce genre d’élection puisque le but est d’être dans les deux premiers si l’on veut être au 2ème tour.

      Gilbert Duroux Le 1er mars à 17:56
    •  
    • De toute façon, le débat n’aura pas lieu parce que le Parti Solférinien ne veut pas qu’il ait lieu car cela permet de maintenir Hamon dans un entre deux. La méthode hollandaise dans toute sa splendeur : ne pas trancher. Cambadelis espère réitérer le coup de 2012 : siphoner JLMélenchon avec l’argument "massu" : Hamon est le mieux placé.. (selon les sondages à la solde du libéralisme)

      SANTANA Jean Claude Le 1er mars à 20:30
    •  
    • Je vote JL Mélenchon au 1er et au 2nd tour quoiqu’il arrive, Hamon n’existe pas...

      Salvatore Le 2 mars à 08:34
    •  
    • Je suis entièrement d’accord avec l’analyse de Martelli.
      Mais les compromis qui ne sont pas possibles à cause du carcan de notre regime présidentiel devraient l’être, même difficilement pour les legislatives. Et là Hamon sera mis au pied du mur quitte à ce que JLM accepte de négocier d’appareil à appareil autour d’un programme. Car quel que soit l’élu il n’aura pas de majorité présidentielle.
      Donc la crise de regime va s’approfondir de sorte que la présidentielle risque de n’être qu’une première étape et qu’il faut tenir bon sur la Constituante..
      Pour la même raison Il faut garder son sang froid par rapport à une éventuelle victoire de MLP : elle n’aura pas de majorité.
      L’enjeu du débat nécessaire ne doit pas être la Présidentielle mais la crise institutionnelle et les menaces sur la démocratie.

      Bernard Guibert Le 3 mars à 20:19
    •  
    • @ Bernard Guibert « Pour la même raison Il faut garder son sang froid par rapport à une éventuelle victoire de MLP : elle n’aura pas de majorité. »

      Peut-être pas une majorité formelle, mais elle aura bien l’occasion d’approfondir la droitisation du paysage politique, sélectionner le premier ministre et faire pas mal de choses qui ne manqueront pas de banaliser l’horreur bien plus que sous Hollande et Sarkozy.

      Magnus Le 3 mars à 20:53
    •  
    • Jamais les urnes n’ont permis de dégager aucune bourgeoisie ni même de conquérir les principaux acquis sociaux. Tous les politiciens professionnels vendent des illusions contre une sinécure dans la Ripoublique. Le combat pour l’émancipation s’est toujours déroulé ailleurs,et contre eux. Une étape importante de ce combat, à court terme : Premier tour social, tous ensemble, le 22 Avril

      jim Le 3 mars à 22:50
    •  
    • Jamais les urnes n’ont permis de dégager aucune bourgeoisie ni même de conquérir les principaux acquis sociaux. Tous les politiciens professionnels vendent des illusions contre une sinécure dans la Ripoublique. Le combat pour l’émancipation s’est toujours déroulé ailleurs,et contre eux.
      Une étape importante de ce combat, à court terme : Premier tour social, tous ensemble, le 22 Avril : https://youtu.be/w3QqGoeQVbM

      jim Le 3 mars à 22:51
  •  
  • Ce que vous avez du mal à comprendre, c’est que nous sommes nombreux à ne pas apprécier " Libération" (euphémisme), et pour ma part, je n’apprécie pas plus "Médiapart" (euphémisme). Alors, "Regards" ?

    franck-y Le 1er mars à 11:58
  •  
  • Si nous suivions tous les conseilleurs qui disent, il faut l’union pour battre Le Pen (sous entendu Mélenchon doit se désister pour Hamon), Mais il y a encore plus simple et plus sur, Hamon et Mélenchon se désiste pour Macron.
    C’est bien sur non seulement impossible et pas souhaitable, c’est ce qui serait interprété (avec juste raison) comme une magouille politicienne .
    ce n’est pas cela qui permettra de ramener le FN à ce qu’il devrait être, un parti marginal.
    ce qui permettra de le battre, c’est de recréer de l’espoir avec des propositions alternatives crédibles, faisant revenir au vote ces abstentionnistes, ouvriers, jeunes.
    revenir ces ouvriers , jeunes qui placent l’espoir d’un changement en votant FN.
    il faut donc la confrontation des idées, par exemple la question de l’Europe
    peux t on imaginer faire une politique progressiste dans le cadre de cette Europe ?
    la réponse et les propositions sont bien différentes chez Hamon et Mélenchon.
    Il faut aussi reconnaitre que la clarté, elle est du coté de Mélenchon.
    L’accord politicien de Hamon avec les verts est le contraire de ce qu’il faut faire, quel spectacle !!
    je pense aussi que la mort de ce PS peut créer de meilleures conditions pour la construction d’une alternative.

    Dniel93 Le 1er mars à 12:07
       
    • e pense aussi que la mort de ce PS peut créer de meilleures conditions pour la construction d’une alternative.

      30 ans qu’on enterre le PS, un peu d’humilité...
      Et même s’il meurt, ça nous fait une belle jambe avec macron

      florent Le 1er mars à 22:35
  •  
  • Pour faire des additions il faudrait ajouter des votes entre eux,et non pas des "intentions de votes " comme vous le dite si justement. Les intentions de vote sont le produit de sondages qui ne produisent que des artefacts. Pour ce qui est du débat, si l’on veut qu’il est l’effet que vous escomptez, il faut qu’il se fasse dans la clarté. Le positionnement de JL Mélenchon est clair on le connais depuis longtemps, à l’inverse celui de B Hamon est très récent et reste très flou. Comme le dit si bien M Aubry "Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup ".

    GG Le 1er mars à 12:23
  •  
  • Non, M. Martelli, l’enjeu principal d’une union Mélenchon-Hamon n’est pas l’avenir de la gauche, mais de savoir si on laisse la droite dure ou extrême gouverner le pays !

    Guillemin Le 1er mars à 13:10
       
    • Evidemment !

      Valentin Michel Le 1er mars à 13:59
    •  
    • Quand "l’Union pour l’Union" a-t-elle produit un résultat positif ?
      ni en 1956 ; ni en 81, ni en 1998, ni en 2012. L’UNION EST UN MOYEN, non une fin en soi. Encore moins lorsque Le Pen est brandie en épouvantail, sans aucun autre contenu socio-politique que "s’opposer à...". Actuellement Hamon a endossé Ayraut et son austérité/la TVA à 20% payée par les plus pauvres/la privatisation des autoroutes/La réduction des tranches d’Impôts..etc..pourtant c’était "l’Union", mais laquelle ? Le débat doit aller jusqu’à son terme. L’Union sans contenu reste un piège à deux entrées.

      michel.mourereau Le 1er mars à 17:56
    •  
    • Quand "l’Union pour l’Union" a-t-elle produit un résultat positif ?

      En 36 : barrage au fascisme et avancées sociales que l’on sait du Front populaire...! Ça ne vaudrait pas le coup 100 ans après ?

      Cf l’article : https://www.mediapart.fr/journal/france/280217/pour-conjurer-le-spectre-des-annees-30?page_article=2

      Guillemin Le 1er mars à 23:44
    •  
    • On va droit dans le mur !
      Que c’est affligeant de lire tous ces tweets vengeurs et donneurs de leçons....
      Honte, honte, à tous ceux qui auront laissé la droite (extrême ou "libérale") au pouvoir pour (au-moins) cinq ans de plus !
      Toute notre histoire, toutes nos conquêtes sociales, montrent que c’est par le rassemblement de toutes les forces populaires qu’il est possible d’imposer d’autres choix.
      Encore faut-il se donner les moyens, une stratégie, qui permette de redonner l’espoir aux petites gens, à ceux qui soufrent, aux victimes du systéme économique et social en place.
      Je ne vois rien de tout ça, ni chez Mélenchon et ses soutiens, ni ailleurs...

      lapierre Le 18 mars à 10:46
  •  
  • J’ai fait un rêve….
    Brest accueille tour à tour Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon... Deux "compétitions" en une à l’occasion des présidentielles ? L’une pour déterminer les deux candidats du deuxième tour, l’autre pour établir un nouveau rapport des forces entre JLM et BH ? Pour après-demain ? Dans l’immédiat, "nous" ferions le choix d’en prendre pour cinq ans ?
    « Réaction » sur toute la ligne avec quelques variantes autoritaires-répressives, clérico-réactionnaires, ultra-libérales-modernes, avec MLP, Fillon ou Macron ?
    Après le bide du quinquennat Hollande, « les deux gauches » nous inviteraient à « nous » préparer à faire face, durant cinq années, à la « guerre » antisociale, anti-démocratique, anti-écologique, élevée à son plus haut niveau de domination et d’exploitation du plus grand nombre par les archi-minoritaires puissances financières supranationales ?
    « Nous » sommes sérieux ? Oui ? Alors, puisque JLM et BH affirment s’être accordés sur un pacte de « non-agression » pourquoi ne décident-ils pas, en urgence, de se retirer l’un et l’autre et de promotionner une candidature unique de la gauche progressiste ?
    Il existe plein de personnalités d’envergure internationale désireuses de faire barrage à l’horreur. Cette candidature unique serait construite sur la base d’un « pacte politique » de transition vers une autre République. La construction de la 6ème serait tout de suite engagée et pensée « sociale, démocratique, écologique, internationaliste, solidaire et pacifique ». Certes, la victoire n’est jamais garantie. Au moins le combat pourrait être conduit tous ensemble avec détermination et une possibilité crédible de victoire...
    Ouvrir, ici et maintenant, les chemins de l’avenir ! Chose insensée ?
    Louis Aminot le, 27 février 2017
    Ancien adjoint au maire de Brest

    Louis Aminot Le 1er mars à 13:49
  •  
  • L’interet du debat serait de permettre aux electeurs qui hesitent de faire un choix... Pas de gagner de nouveaux electeurs c’est sûr !
    Maintenant, je trouve tres interessant tous ces exposés et éditos qui fustigent les guerres de clochers à gauche tout en les expliquant.. PHI est un mouvement et non un parti... Il y a des sympathisants du PG, PCF, EELV (mais encartés encore pour combien de temps vu l’ecoeurement suscité par les manoeuvres d’appareils) autant que des gens qui ne l’ont jamais été et qui trouvent simplement qu’il y a du bon sens à choisir un programme équitable humainement, socialement et écologiquement...
    En gros, la France Insoumise est déjà le choix de l’UNITÉ ! L’unité des citoyens, militants ou pas... Certes pas celui des partis !
    Je crois qu’il y a bien une distorsion évidente ici...

    carlos Le 1er mars à 13:54
       
    • Meuh non.
      Fi est un nouveau parti qui fait du passage en force pour remplacer les autres. A sa tête, une bande d’apparatchiks très efficaces ayant fait leur classe au PS.
      IL suffit pas de dire "mouvement", "mouvement" en faisant des sauts de cabris

      florent Le 1er mars à 22:37
    •  
    • @florent - il ne suffit de bêler "parti", "parti" pour que s’en soit un ! Il y a beaucoup de monde à PHI qui a deja sa carte ailleurs, et beaucoup qui n’en auront jamais ! La France Insoumise est un moulin ouvert aux 4 vents, et plus le vent de l’espoir s’y engouffre, et plus la meule sera capable de broyer le grain... C’est en effet son instabilité qui fait sa force et son dynamisme ! On y adhère aussi facilement qu’on en part ! Tous ceux qui voudront en faire un parti "rigide" et "sectaire" condamneront la FI a disparaître prématurément ! De toute façon, tout mouvement est éphémère... Mais tant que le vent souffle...

      carlos Le 2 mars à 02:11
    •  
    • @ Carlos

      FI : On y adhère aussi facilement qu’on en part

      Le blabla sans contenu.
      Dans n’importe quel parti on adhère facilement et on sort facilement...
      Faut vraiment ne jamais avoir milité nulle part pour se figurer le contraire...

      florent Le 6 mars à 22:18
    •  
    • @florent - Pouvez vous me rappeler quel parti ne demande pas de cotisation à ses adhérents svp ? C’est ça adhérer aussi facilement qu’on en part... Sinon franchement, je suis pas là pour vous convaincre ! Nous sommes dans un pays libre, vous voterez pour qui vous voudrez soit entendu.
      Mais plutot que de laisser dire n’importe quoi, il fallait que je corrige ça... C’est fait, vous pourrez coller ensuite tout à loisir le votre de "blabla"...

      carlos Le 7 mars à 08:38
  •  
  • Bonjour
    A bdpif
    Vos leçons de morale pour les autres m’indifférer totalement
    Je ne connait pas votre situation, mais je suis chômeur fin de droit sans revenu, et bientôt retraité avec une retraite minable qui ne me permettra pas de vivre. alors vous cacher derrière la classe ouvriére !!!
    Cela fait plus depuis que je suis en age de voter 1974 que je vota a gauche , d’abord PCF au premier tour, et PS au second, pour qu’elle résultat !!???, et je dirais mêmes que j’ai le mérite de ne pas voter Le Pen....et OUI !!!
    Cette gauche qui a tout détruit des solidarité ouvrières,le socialisme authentique, a favorisé la mondialisation libérale, restructuré l’économie capitaliste, fait l’Europe du Fric....
    J’ai assez donner la dedans, alors passer votre chemin, monsieur .

    bob Le 1er mars à 13:59
       
    • Ne perdez pas votre temps avec les trolls.

      pierre Le 1er mars à 23:49
  •  
  • Un débat entre Mélenchon et Hamon ne me paraît pas opportun et dans la situation actuelle, l’effet en serait plutôt contre-productif, pour ne pas dire négatif. Débat, en l’occurrence, qui n’a jamais eu lieu en son temps avec le PC lorsque celui-ci était fortement implanté dans les couches sociales ouvrières, en des temps infiniment plus dangereux. Ce qui ne diminue pas les risques d’aujourd’hui.
    Qu’avez-vous dans la tête les amis ?
    La frustration d’une gauche désunie vous frappe à ce point ? Seulement en ce moment ? Le PC a bien failli rentrer dans le piège de la primaire du PS.
    D’abord, supprimons deux noms de votre discours : Mélenchon et Hamon. Et vous verrez que tout devient plus clair. La lutte "fratricide" existe depuis 100 ans entre révolutionnaires et sociaux-démocrates. Aujourd’hui, c’est la campagne électorale, le débat a lieu dans la rue, si j’ose dire. Dans les discours de Mélenchon qui expliquent en long et en large le contenu d’un programme qui ne s’est pas élaboré à la hâte. Structuré, cohérent, chiffré, le tout sérieusement. Cette campagne, pédagogique, fait appel à l’adhésion populaire, crée les bases pour une organisation de masse, susceptible de résister et d’être victorieuse devant les droites.
    Et puis d’un autre côté, Hamon, victorieux certes mais au sein d’un PS qui garde la main et dicte la ligne à suivre, faisant peser (pas seulement) la menace du contre-poids Macron.
    La question posée, au-delà des candidats est quelles réponses peut-on apporter au peuple désarçonné par dix ans de politique anti populaire, témoin des remises en causes sociales gravissime ? Même les communistes sont désarçonnés ne sachant plus trop de quel côté pencher et ce n’est pas nouveau ici non plus.
    C’est bien d’une question de fond dont il s’agit et tenter de la résoudre dans un débat de cette nature est illusoire.
    Il y a urgence, oui, la situation est grave, oui, oui, oui, mille fois oui.
    Le "tous pourris" se focalise vers le FN comme espoir d’en sortir avec comme offre en plus Macron, comme autre issue possible.
    Nous voyons tous que les mouvements traditionnels partent à la dérive, ils ne sont plus en mesure d’apporter des solutions. La bourgeoisie, nantie de son outil médiatique, permet d’orienter les choix des populations vers ce qui lui paraît le moins dangereux pour elle.
    Un PS et même un PC, qui y est très souvent rattaché, apparaissent de moins en moins crédibles.
    Donc, La France insoumise est vraiment l’instrument de gauche pour aller de l’avant. Plus ce mouvement sera puissant, plus les chances de vaincre seront puissantes. A ce titre, le soutien du PC est vraiment très faiblard, il ne contribue pas à la clarté, c’est le moins que l’on puisse dire.
    Le débat entre Mélenchon et Hamon ne serait pas audible et comme je l’ai déjà dit provoquerait l’effet inverse.

    La vraie réponse est de convaincre Hamon d’emmener avec lui les 2 millions de votants de la primaire pour former un arc de résistance avec la France insoumise. Mais vous savez qu’il est loin de cette préoccupation.

    Max Le 1er mars à 14:21
  •  
  • Inversons la pensée médiatique ; proposons le retrait de B. Hamon au profit de la France Insoumise. Si le programme est le même comme la presse et le PS ne cessent de le rabâcher alors il doit être porté par celui qui l’a façonné depuis un an : J.JL. Mélenchon.
    Signez la pétition ci-jointe demandant le retrait du jeune Benoit.
    https://www.change.org/p/pour-le-retrait-de-b-hamon-en-faveur-de-j-l-m%C3%A9lenchon?recruiter=648266771&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

    Kroutoi Le 1er mars à 15:34
       
    • J’ai découvert une astuce géniale qui permet de gagner un temps fou pour faire son choix. Plutôt que se ruiner la santé à tenir des raisonnements plus où moins foireux, il suffit de regarder vite fait ce que préconisent les média dominants et de faire systèmatiquement le contraire. Ils préconisent le desistement de mélenchon pour Hamon ? Il faut soutenir Mélenchon. C’est simple, rapide, peu coûteux en temps et terriblement efficace. En plus c’est de nature à favoriser l’unité par la mise en oeuvre d’une méthodologie commune.

      ARDUS Le 5 mars à 09:22
  •  
  • @ Martelli. " une majorité d’électeurs de gauche rêve d’une gauche rassemblée, pour battre la droite et, plus encore, l’extrême droite. " Faux ! Une majorité de français qui voulaient que ça change en 2012, qui ont viré Sarkozy en croyant aux promesses du discours du Bourget ont été une fois de trop faits cocus par le PS. Ils n’oublieront pas de sitôt ! Ce sont les abstentionnistes que tentent de remobiliser les Insoumis avec jlm2017. Recommencer avec cette duperie de l’union et du vote utile, rien ne serait pire et condamnerait tout espoir pour l’avenir. Votre débat avec les complices de Hollande, ils n’en veulent plus. C’est tourner la page une bonne fois avec un vrai programme anti-capitaliste et écologique qu’ils attendent, porté par des élus qui n’ont qu’une parole !

    René-Michel Le 1er mars à 16:26
  •  
  • Si le seul argument c’est le chantage à l’arrivée de la droite et l’extrême droite, c’est triste. Et en plus inefficace parce qu’une victoire sans contenu, pour reproduire ce qui s’est déjà fait, n’aboutira qu’à ce que l’extrême droite finisse par arriver au pouvoir encore plus forte.

    Gilbert Duroux Le 1er mars à 16:37
       
    • @ Gilbert Duroux
      Absolument d’accord avec vous : l’histoire de la gauche plurielle a bien montré à qui profite l’union sans base programmatique clairement définie. Il faut avoir aussi le courage de tirer les leçons des insuffisances politiques du Front de Gauche. L’union n’est pas un fourre-tout. Quand président essentiellement à l’union les intérêts d’appareils et de leurs directions, la gauche du changement social, de la justice et de la démocratie est toujours perdante.

      Victor Le 1er mars à 17:04
    •  
    • Je ne vis pas la réalité de la France parce que je suis citoyen algérien, mais cela me fait mal quand je vois à travers les médias français le rôle lamentable de supplétif joué par la "gauche" en faveur du capitalisme du parti socialiste et consorts !

      Jalal Le 4 mars à 14:12
  •  
  • Pour Melenchon Valls était le candidat idéal,pas de chance c’est Hamon qui lui dispute son territoire ,le grand maitre n’est pas vraiment content !Qu’il se rassure les amis de Manuel vont se charger de dézinguer ce perturbateur !

    barnola Le 1er mars à 16:39
  •  
  • Je partage pour une grande part l’analyse de R. Martelli sauf sur un point qui ne semble pas être un mince détail : celui de l’opportunité et de l’intérêt d’un tel débat à ce moment d’une campagne électorale très brouillée, donnant aux électeurs l’impression de confusion et de magouilles d’appareils. Dans ce contexte, où il s’agit maintenant pour les citoyens de faire des choix politiques éclairés sur présentation de projets et programmes nettement définis et aboutis, l’heure n’est pas aux débats stratégiques de reconfiguration/refondation/création de partis, de mouvements ou autres rassemblements. Cela ne pourrait qu’en ajouter au sentiment de dégoût d’un très grand nombre de citoyens devant le spectacle de cuisines électoralistes de dernière minute, dont on sait à qui il profite. Il n’est pas du tout délirant de penser que derrière ce besoin subi de débat (et de rassemblement tous azimuts) qui émerge chez certains, à ce stade de l’échéance électorale, ce soient en réalité les intérêts de boutiques qui le motive, paniqués qu’ils sont par la faillite qui s’annonce pour eux. Les opportunités de débats, tant sur les projets que sur les structures devant les élaborer et les porter, ont pourtant été proposées par JLM et la FI en gestation, il y a des mois de cela. Elles ont été repoussées avec mépris, sectarisme ou suspicion pour les uns et les autres, faute de clairvoyance politique. A présent l’heure est aux ralliements ou pas, sur des bases claires, devant le tribunal des citoyens, ce qui signifie assumer les conséquences de ses actes et prendre ses responsabilités.

    Victor Le 1er mars à 16:54
       
    • @ Victor. Tout à fait d’accord avec toi. Libé, Mediapart et Regards veulent se faire mousser avec ce "débat", c’est leur gamelle, pas notre problème...

      René-Michel Le 1er mars à 17:16
  •  
  • Bonjour
    Pour ceux qui on la mémoire courte
    Lire et voir "la deuxième droite" de Jean pierre Garnier, et Janover éd Agone, et la "Farce tranquille" de Alain Bhir éd spartacus, et la vidéo sur you tube "la deuxiéme droite, entretien avec jean pierre garnier, les mutins de pangée

    bob Le 1er mars à 18:17
       
    • Pour avoir lu Janover, ai-je tort de déduire de votre remarque que tout ceci n’est, pour vous, que farce électorale et "piège à cons", JLM et F.i. comprise ?

      Victor Le 1er mars à 18:32
  •  
  • Bonjour. À Victor Voter ne suffit pas pour moi.il faut avoir une claire conscience de ce qu’est la social démocratie,gestionnaire du capitalisme, des réformistes.Et s’organiser entant que travailleur pour mener notre projet.pour faire très court.je ne cherche pas à jouer les puristes.

    bob Le 1er mars à 18:45
       
    • Salut Bob.
      D’accord avec ce que tu dis. Mais le moment est électoral et je me limite à ce moment dans mes commentaires. J’ai bien conscience, comme disait récemment Frédéric Lordon chez Mermet, que ce moment France Insoumise va bien au-delà de l’élection, défaite ou pas de JLM à l’élection, et qu’il faut le penser (ou l’espérer réalistement) justement comme enfin le début d’un vaste mouvement démocratiquement structuré de Citoyens Debout et Insoumis. C’est bien pourquoi il serait totalement irresponsable et ravageur pour l’avenir que de le pervertir, de le pourrir dès à présent par de telles initiatives au service des bas intérêts de professionnels de la politique. Le plus triste pour moi est de constater que certains de mon camp, et pas des moindres, jouent (à) ce jeu-là, incapables de tirer les leçons de leurs échecs politiques, pour sauvegarder leur maigre plat de lentilles.

      Victor Le 1er mars à 19:16
  •  
  • Le simple fait qu’ "on" ait pu penser à "l’aboyeur Joffrin" (http://www.acrimed.org/En-direct-sur-France-Culture-les-aboiements-de) , ce "médiacrate enragé"
    (http://lelab.europe1.fr/le-billet-d...), pour "manager" un débat Hamon-JLM, non seulement prouve à quel point cette initiative est une farce grotesque, mais fait insulte à JLM et à la FI. Il est navrant que des camarades se réclamant de notre Avenir En Commun, puissent prendre au sérieux, approuver et revendiquer cette manœuvre minable digne de capitaines de pédalos en perdition.

    Victor Le 1er mars à 18:49
  •  
  • 100% d’accord avec Victor.
    Regards, médiapart, Libé, vous savez très bien ce qu’il c’est passé... Un débat j’y serrai toujours favorable, mais pour le reste c’est déjà acté. #JLM2016 #Écosocialisme

    CB Le 1er mars à 19:04
  •  
  • Victor (16h54) ajoute un point très important aux arguments déjà avancés contre l’idée du débat proposé :

    un point qui ne semble pas être un mince détail : celui de l’opportunité et de l’intérêt d’un tel débat à ce moment d’une campagne électorale très brouillée, donnant aux électeurs l’impression de confusion et de magouilles d’appareils.

    D’abord, même si un tel débat pouvait encore avoir lieu, il ne pourrait être que faussé, du fait que ni l’un ni l’autre des candidats n’est prêt à se désister. Mélenchon, parce qu’il sait - comme nous le savons tous étant donnée la cote actuelle du PS - que lui seul a une chance d’être au second tour, et qu’il est responsable devant toute la FI du développement de la mobilisation commune, quel que soit le résultat de l’élection ; Hamon, parce que son but - ou plutôt le rôle qui a été choisi pour lui - n’est pas d’être élu, mais de sauver le PS comme simili-gauche, afin de continuer à tromper une partie de l’électorat, y compris communiste, comme c’est déjà le cas.
    De plus, ce que les citoyens seraient "en droit d’attendre" d’un tel débat, c’est en effet un peu plus de clarté sur les programmes respectifs ; or l’Avenir en commun est déjà suffisamment clair, solide, fiable et chiffré : rapproché de l’énoncé de celui de Hamon (bâclé, approximatif et peu fiable quant à sa réalisation possible), le résultat serait de jeter la suspicion sur l’un comme sur l’autre ; et aucun des désaccords de fond (refuser le TSCG, sortir de l’OTAN, abroger les lois scélérates tant de Sarkozy que de Hollande...) ne pourrait être résolu dans un tel un spectacle médiatisé.
    Enfin et surtout, songeons au traquenard infâme, en images et en paroles, bien aligné sur la propagande euro-medef-OTAN, - ("et les droits de l’homme", M. Mélenchon ?...!), dans lequel Pujadas et Cie voulaient attirer la FI toute entière avec son porte-parole, lors de l’Émission politique, y compris à grand renfort de mensonges ; songeons aussi à Laurent Joffrin, actuel directeur de Libé (et à son passé plutôt chargé), qui n’a pas craint de se déshonorer une fois de plus en usant des mêmes procédés pour attaquer Henri Maler et Acrimed, lors d’une émission sur France-Culture (voir ici :http://www.rezocitoyen.org/En-direct-sur-France-Culture-les-aboiements-de-Laurent-Joffrin-contre-Acrimed.html).

    Alors que peut attendre, non seulement d’un débat co-organisé par Libération, mais aussi et surtout du tsunami de compte-rendus et de commentaires plus déformants et plus embrouillants les uns que les autres, auxquels se livreront avec délectation tous nos grands médias, détenus (comme on sait) par neuf milliardaires ? Comment peut-on donc imaginer qu’un tel débat et ses suites pourraient assurer honnêtement l’information des citoyens ? Ce serait une monstrueuse cabale (vu les enjeux de cette élection), désastreuse pour la vraie gauche et pour le peuple tout entier. Car c’est de lui qu’il s’agit, et non de quelques personnalités d’appareil complètement prisonnières des vieilles combines de la Vème.

    Si Hamon persiste à rester prisonnier du PS et du triste bilan de ce quinquennat, c’est-à-dire, s’il ne se désiste pas lui-même en faveur de Mélenchon, c’est le premier tour des présidentielles qui fera la différence. Et en attendant, le mieux que l’on puisse faire pour contrer la droite et le FN, c’est de faire connaître aux abstentionnistes le programme de la FI.

    Autement Le 1er mars à 19:13
       
    • Bien d’accord. Hamon est un accident politique du fait de la défaite de Valls inattendue par les chefs solfériniens à la primaire du p"s". Montebourg eût été un accident du même type. Hamon et sa fraction aubriste ont été certainement les premiers surpris. D’où leur impréparation, pour partie seulement tant ils sont politiquement désinvoltes. Il est le nom d’un "frondisme" social-démocrate-libéral davantage soucieux, comme vous le dites, d’héritage de boutique. Le fait que son collègue Filoche (dont on ne comprend peut-être pas l’ "adhérence" acharnée au p"s" mais dont on ne peut contester la radicalité de gauche et la combattivité) ne se soit pas d’emblée rangé sous la bannière de Hamon lors de la primaire pour candidater lui-même (et d’ailleurs se faire rembarrer comme un malpropre par sa direction), ce fait est significatif du label droitier de Hamon (Filoche rejoindra Hamon après la victoire de celui-ci, par défaut ou naïveté et surtout peur du vide, à mon avis). Mettre sur les plateaux d’une même balance pour débattre dans la perspective d’une union un homme politique de cet acabit avec quelqu’un comme le porte-voix de la France Insoumise ce serait tenter de marier la carpe avec le lapin. Ils n’ont rien à faire ensemble. Ce qui d’ailleurs amène un certain blogueur de Regards (Philippe Marlière) à justifier (sur Médiapart) ce"mariage" au nom d’un anachronique et pour l’heure incongru Front Unique Ouvrier (Trotsky) catastrophiste...

      Victor Le 1er mars à 20:00
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  • De Macron , ex banquier chez Rothschild et chéri du Medef , de Fillon, le châtelain d e la Sarthe pris la main d ans le sac, à Le Pen , fille du milliardaire de Montretout (vraiment(?) qui fait le pied de nez à la justice qui lui demande des comptes, une canaille politicienne occupe la scène politique française jusqu’à la nausée. Quant à la gauche, après le quinquennat Hollande, ses querelles d’ego , ses bisbilles interminables et ses calculs de boutiquier la discréditent un peu plus. Et tout cela fabrique en ce moment des millions d’abstentionnistes ou de votes blancs qui, écoeurés , se détournent de la "chose publique". La démocratie touche le fond !

    Mélanie Gilbert Le 1er mars à 19:36
  •  
  • On a l’impression que les journaux vont nous parler de ça pendant toute la campagne. C’est quand même dément ! En attendant plus personne ne parle programme et tout le monde perd sa dynamique....

    En quoi considérez-vous que ces deux-là devraient être unis ? La gauche n’est pas plus divisée aujourd’hui que lors des élections de 1981, 1997 ou 2012.

    De plus Il y a entre eux de vraies divergences :
     Hamon est un europhile, issu d’un parti social-libéral et qui ne remet pas en cause l’ordre néo-libéral établi. Il est seulement plus écologiste et "social" que le reste de son parti.
     Mélenchon prône quant à lui un "capitalisme d’Etat", régulé, dé-financiarisé avec remise en cause du néo-libéralisme.
     Enfin Poutou et Arthaud ont aussi leurs légitimités en tant que mouvements anti-capitalistes, défenseur d’une démocratie citoyenne.

    Chacun oeuvre sur des terrains différents et ont des visions différentes. Car aux jeux des comparaisons on pourrait aussi dire que il y a deux candidats libéraux (Macron et Fillon), deux défenseurs de "l’ordre moral" (Fillon, Lepen), et autres catégories que l’ont pourrait faire. Ce n’est pas pour autant que on leur demande de s’unir.

    Au final dans cet échiquier il me semble que c’est Hamon qui est le plus en porte-à-faux, dans un positionnement politique non stable. Il capitalise sur des concepts flous, changeants (revenu universel notamment) qui "marquent" à gauche, comme à l’époque avec les 75 % d’Hollande, la diminution programmée du nucléaire et la lutte contre la finance. On a vu la réalité.

    Cessez de prendre en otage la FI et son mouvement parce que le PS a perdu la moitié de ses voix en faveur d’une clarification libérale en la personne de Macron.

    Et puis bon souvenons-nous que aux vues des sondages il semble que 4 électeurs sur 10 s’apprêtent à ne pas voter. Il me semble que c’est plutôt vers eux qu’il faut se tourner plutôt que sur les vues (arithmétiques) de l’esprit des analystes politiques en mal de papiers...

    Malgré tout cela on peut quand même se réjouir sur une réalité de fond : la place croissante de l’écologie dans la gauche française. N’allons pas plus loin dans la spéculation.

    Vincent B Le 1er mars à 19:38
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  • Pas de temps à perdre dans des débats stériles. On a un mouvement à construire et des élections à gagner. Je me marre en lisant certains articles de Regards ou de l’Huma. Ceux qui n’avaient assez de mots pour demander la bouche en cœur la constitution d’un Podemos français nous bassinent aujourd’hui avec leurs illusions sur le ps de Hamon et de Valls. Pour construire un vrai mouvement révolutionnaire démocratique il faut d’abord détruire l’idéologie libérale et les partis qui la servent. Gramsci avait bien analysé l’emprise de la culture hégémonique bourgeoise sur l’idéologie et les organisations des travailleurs. Croyez-vous que vous allez battre cette idéologie en entretenant les illusions sur une possible alliance avec un ps complètement acquis aux thèses du capitalisme mondialisé ? Permettez moi de vous dire que cette demande de débat (qui n’est qu’une suite de la campagne pour la primaire) n’est que le reflet de vos illusions consensuelles. Il n’y a pas de consensus possible, nous vaincrons si nous sommes capables de gagner le combat idéologique. Le travail exemplaire de FI et de JL Mélenchon devrait être salué et accompagné par tous ceux qui prétendent être des militants révolutionnaires.

    choucroute Le 1er mars à 20:04
       
    • C’est un comble : faire passer un vieux sénateur PS, au programme totalement réformiste, donc impuissant vue la nature de la crise pour "révolutionnaire". Les lecteurs de Regards ne sont pas des quilles. Ils ont lu le programme et son examen ( par exemple ici http://wp.me/p5oNrG-uTN )et aussi lu JLM. Un seul exemple : interrogé lundi 17 octobre 2011 sur France Info, Jean-Luc Mélenchon affirme : « C’est quand même incroyable de voir qu’on passe pour un révolutionnaire quand on est simplement keynésien ; où on dit il faut partager, c’est ça qui va faire respirer l’économie ».

      jim Le 3 mars à 23:00
  •  
  • Entièrement d’accord avec l’analyse de Martelli. Rien à ajouter, sinon merci pour cette formulation claire des enjeux, qui nous libère de l’étouffante atmosphère des "rassemblement ! rassemblement !" dans laquelle on patauge depuis deux semaines.

    Citoyen74 Le 1er mars à 20:08
  •  
  • "si le FN arrive au pouvoir, ce qu’on a aujourd’hui ne va être que dalle en comparaison."
    Magnus Le 1er mars à 16:44


    ça, c’est déjà pas mal :
    Meutres, torture, viols, mutilations, tirs à balles réelles, prisonniers politiques, criminalisation des syndicats, interdictions de manifs, assignations à résidence, harcèlement des journalistes indépendants, chasse aux pauvres et aux migrants, reconduites à la frontière, OQTF, déchéance de nationalité, état d’urgence , Ministère (pétiniste) des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, surveillance généralisée, caméras, écoutes téléphoniques, guerres coloniales, guerre de civilisation (ennemi intérieur), préférence nationale, "la sécurité c’est la première des libertés" (Valls 11/2015, reprenant mot pour mot un slogan de campagne de JM Le Pen (régionales 1992), Manuel Blancos Valls qui avait aussi repris le concept inventé par Gobbels de guerre totale...etc...etc.
    Tous les "présidentiables", Mélenchon y compris continueront sur cette voie ascendante.

    Durruti Le 1er mars à 20:31
  •  
  • Curieux que personne n’envisage un accord sur les convergences et des référendum sur les grands désaccords ’comme l’UE)...

    JP G Le 1er mars à 21:09
       
    • Ce que je trouve curieux pour ma part, c’est que personne ne relève que le "rassemblement" est deja effectif dans les rangs de PHI... L’union, si elle ne concerne pas les "barons" de la gauche, concerne dejà les citoyens ! Il faut sortir de cette problématique ou de cette mise au point inutile ! Si débat il y a entre Melenchon et Hamon, ce serait sur le programme, comme avec n’importe quel candidat, et pour convaincre les indécis.

      Mais la gageure reste dans le fait de mobiliser les abstentionnistes, qui par nature, ont probablement autant de raisons différentes de ne pas venir voter qu’il y a d’etoiles dans le ciel... C’est donc une tâche ardue que d’appuyer sur le bon bouton lorsque le pupitre en est rempli ! Pour autant, c’est exactement ce qui doit être fait pour empêcher l’essor des extrêmes qui ne sont en réalité qu’un petit nombre...

      carlos Le 1er mars à 21:48
    •  
    • Hamon et Mélenchon n’ont pas a décider à la place des gens, dans un restaurant. C’est bien parti pour la 6ème république avec de telles méthodes !

      Pour ma part, j’hésitais entre JL M et l’abstention.
      A présent, mon choix est éclairé. Ce sera l’ abstention à la présidentielle.

      Berthier G Le 1er mars à 22:07
    •  
    • @Berthier. On n’hésite pas entre jlm et l’abstention sauf à être un tartufe. D’abord avant d’hésiter il faut lire le programme de la FI, vous n’en avez bien sur pas pris le temps... alors bonne abstention.

      René-Michel Le 1er mars à 22:29
    •  
    • Pourquoi insulter les gens ?
      Les FI sont un peu illuminés avec JL M présent au second tour.
      Je fais l’effort de rester réaliste.

      Berthier G Le 1er mars à 22:34
    •  
    • @ jpg : si, il y a une pétition qui a été lancé, me semble-t-il sur change.org, par JC Bauduret, d’Attac, pour donner aux citoyens les clés des choix du candidat unique et du programme. Il y a également un appel lancé par Kaizen pour que tous deux se désistent en faveur de Charlotte Marchandise, désignée par la "primaire citoyenne", avec comme engagement le lancement d’un processus constituant qui sera l’occasion de trancher démocratiquement ces différents. Je n’ai pas les liens sous la main...
      Mais, et je réponds là aussi à Berthier, le problème ne se pose pas comme ça, malheureusement. Les citoyens n’ont pas la main dans ce processus. La vague qui a porté Hamon aux primaires du PS est une vague, c’est à dire qu’ensuite elle reflue, laissant Hamon sur la plage, le PS (l’image est de Max, copyright), sans aucun moyen de peser sur les choix futurs. C’est bien pour ça que le PS a choisi ce type de primaires, un pur casting, après l’expérience traumatisante de la primaire de 2007, où les citoyens avaient été appelés à adhérer massivement au parti, ce qui avait failli donner les clés de ce dernier au candidat désigné, S. Royal, pas vraiment gauchiste mais bien trop "participation citoyenne" pour l’appareil. Seule une fraude massive avait permis de préserver les "équilibres" de l’appareil solférinien en l’écartant et en plaçant M. Aubry à la direction, avec le soutien de Hamon... Qui est aujourd’hui encore le candidat de cette clique...
      Bref, le PS ne veut absolument pas voir les citoyens se mêler de sa tambouille ! Et la forme choisie pour l’élaboration de la "nouvelle" constitution promise en atteste : un petit comité comprenant des parlementaires (ben oui, on change avec les mêmes), des "sages" (c’est comment qu’on devient "sage" ?) et des citoyens (ah tiens. mais qui donc ?).. Il aurait accepter ne serait-ce que l’instauration d’un véritable processus constituant, avec débats publiques, élection/TAS d’une constituante, participation des citoyens à son travail, ..., les choses aurait été différentes pour pouvoir envisager une éventuelle campagne commune.
      Mélenchon ne parle pas en son nom, même quand il est en rdv discret en tête à tête avec Hamon. Il est le candidat de la FI, 270 000 soutiens, et en est redevable. Il est notamment garant du programme et de la démarche défendue par la FI. Son rôle de "négociateur", forcé par la pression médiatique du moment, lui impose de au moins s’assurer de quelques points fondamentaux (participation citoyenne, sans quoi une nouvelle constitution n’aurait que peu d’intérêt, confrontation avec l’UE, sans quoi aucune politique progressiste ne pourrait être mise en oeuvre, ...) avant de poursuivre les discussions. Et si celles-ci s’étaient poursuivies, il aurait ensuite consulté les signataires de la FI pour leur soumettre les étapes.
      L’horizontalité de la FI est loin d’être aboutie, mais vu le temps dont on a disposé (1 an), et le contexte où cela se fait (une campagne électorale), elle est au plus niveau possible pour préserver l’efficacité de la démarche. Quel parti a jusque là mis en route un tel processus en vue de préparer les présidentielles ?
      La personnalisation autour des candidats permet de masquer les enjeux politiques de fond et la nature réelle des processus qui portent ces candidats.

      raphaël Le 1er mars à 23:39
  •  
  • Et pour la connaissance du programme "l’avenir en commun", je recommande de lire la page 64 sur le nouvel impôt "citoyen" , fusion de la la CSG et de l’Impôt sur le revenu.
    On est bien loin de la Sécu d’Ambroise CROIZAT fondé sur la cotisation salariale et patronale.

    Berthier G Le 1er mars à 22:38
       
    • Ben oui, la CSG est injuste, la fusionner avec un impôt progressif à 14 tranches est une mesure de justice.
      Croizat voulait-il remplacer l’impôt par des cotisations salariales et patronales ?

      pierre Le 1er mars à 23:18
    •  
    • @ pierre : non, mais la sécu devait bien être financée par les seules cotisations, et donc gérées par les salariés. La CSG est une entorse à cette "socialisation hors Etat", que Macron se propose d’ailleurs de mener à son terme en "étatisant" complètement la sécu.
      Après tu as raison, la fusion de la CSG avec l’impôt sur le revenu, si elle ne permet de revenir sur un financement exclusif par les cotisations, permet au moins de rendre juste cette part de financement par l’impôt. Qui fait participer, c’est son point positif, tous les revenus, y compris de la rente, au financement de la sécu sans pour autant leur accorder de pouvoir.
      Et sinon, le programme de la FI va quand même bien sur le chemin tracé par Croizat, avec la "sécurité sociale intégrale", l’abrogation des exonérations de cotisations aux grandes entreprises et donc la consolidation du financement par les cotisations, le retour à des élections directes des salariés pour la direction de la sécu... Le principe de "l’Etat employeur en dernier ressort" permet également d’avancer vers l’effectivité d’un salaire garanti à vie, même si cela passera là encore sûrement par un financement via l’impôt.
      Friot et l’association "Réseau salariat", porteurs actuels de la volonté de poursuivre l’oeuvre de Croizat et du CNR, ont été largement entendus lors de l’élaboration du programme de la FI, ce qui explique aussi par exemple l’opposition au principe du "revenu universel" défendu par Hamon, financé par l’impôt et ne reposant pas sur le travail comme seul facteur de création de valeur.
      Il faut bien saisir la "nuance" entre l’impôt et la cotisation : le revenu de base est un revenu de solidarité entre les "riches" et les "pauvres", il repose sur l’acceptation de ce lien de solidarité sans remettre en cause la subordination qui permet les "riches" et les "pauvres".
      La sécurité sociale ou son aboutissement le salaire à vie sont le résultat de l’appropriation collective par les producteurs de la richesse (les travailleurs) de la richesse produite.
      C’est évidemment cette dernière voie qu’il nous faut approfondir !

      raphaël Le 2 mars à 00:08
  •  
  • Un débat Hamon mélenchon. Il ne y a plus que martelli pour ecrire sur ce sujet

    buenaventura Le 1er mars à 22:46
  •  
  • Mélenchon a proposé à Hamon un débat public sur un accord possible.
    Hamon a refusé.
    Il ne veut pas que les différence apparaissent et que ses électeurs choisissent au final la France insoumise, comprenant qu’Hamon est prisonnier du PS et du Hollandisme.

    pierre Le 1er mars à 23:14
  •  
  • Pour moi il n’y a plus de temps à perdre avec ces âneries, il faut faire campagne sur le programme FI et laisser le parti solférinien révéler ce qu’est vraiment Hamon, ce qui est bien parti à ce que je commence à voir.

    Il y a d’abord un premier tour de présidentielle à gagner pour un vrai changement, et ça c’est non seulement sans le PS, mais aussi contre lui et ceux qui s’y allient.

    Le monde ne s’arrêtera pas avec ces élections, ni les luttes, mais pour l’instant nous avons l’opportunité du vote Mélenchon pour donner de l’air, ne nous en privons pas.

    Laisons Hamon se déliter, et sans compromission faisons l’union dans la France Insoumise, c’est justement un moyen fait pour ça, et ça fonctionne plutot bien.

    DMc Le 2 mars à 00:43
  •  
  • Aux rédacteurs de Regards et si vous avez des affinités à ceux de Libération et Médiapart, parce que ces deux-là, je ne peux plus les lire :

    VOUS VOUS TROMPEZ DE COMBAT !

    à droite Fillon Le Pen, les bêtes sont blessées mais elles n’en sont que plus dangereuses, très dangereuses pour la démocratie, nos conquêtes sociales, nos libertés républicaines, avec un Macron issu du PS qui caracole à droite.

    à gauche le parti socialiste qui depuis toujours a promis et n’a rien tenu, particulièrement depuis 5 ans, Hamon qui ne reflète pas du tout la majorité accepte le "jeu" politique de ce parti, il ne rassemblera pas le PS et il continuera la même politique, à l’instar de son abstention pour ou contre le CETA.

    L’urgence d’un débat ? oui pas Hamon-Mélenchon ce qui serait stérile, mais surtout l’urgence de soutien à la France insoumise qui est le mouvement qui a un programme élaboré en faveur des Français et c’est le seul programme cohérent économiquement, socialement et la cohérence se prolonge avec une politique internationale basée sur son action pour la paix.

    Bref, personne ne demande à personne d’être d’accord sur tout mais sur le fond, c’est la seule direction possible. Alors, réfléchissez pour tout ces gens qui au chômage, qui souffrent au travail, qui dorment dehors, qui survivent.

    ALORS BOUGEZ-VOUS LES AMIS ET VITE !

    Max Le 2 mars à 07:59
       
    • @Max
      " (FI) et c’est le seul programme cohérent économiquement, socialement et la cohérence se prolonge avec une politique internationale basée sur son action pour la paix."

      Ha non, désolé mais c ’est faux. Non seulement c’est un Pro Poutine, et pro Assad. Ben, oui, il a defendu Poutine sur toute ces guerres, chrimée, Syrie, et Assad aussi (Assad, Président légitime de la Syrie avait il dis, sans oublier qu’il a dès le début repris tout les termes des russes et de Assad sur l’opposition rebelle dès le début en les traitant de "Terroristes", et ce bien avant l’apparition des djisdistes de l’EI ou de Daesh créé comme troisieme front contre les rebelles, et puis tout les reste, cracher sur Netsmov et compagnie. Ce sont les militants du FI qui lui ont dis qu’il fallait qu’il prenne au moins position contre l’arrestation des membres du front de gauche Russe par Poutine, Et il a mis du temps à le faire) ; et Melenchon a favorisé aussi le veto Russse et chinois contre une intervention Militaire de l’ONU en Syrie, à l’époque où il n’y avait que 10 000 morts. "Non à la guerre" ; nous avait il dis " Diplomatie", nous a t’il redis, nous en sommes à environ plus de 350 000 morts depuis.

      Melenchon est l’équivalent de George Marchais quand il défendait l’invasion de l’Afganistan par l’URSS. Le même.

      J’ai voté Melenchon en 2012, puis atrocement décus par ses prises de positions Pro Russes alors que je commencais à m’intéresser à la guerre civile en Syrie, il y a plusieurs années. Donc le rôle économique de la france pour moi est un sujet, mais le rôle de la France pour la sauvegarde des êtres humains non FrancaIs en est une autre. Pour moi 350 000 morts me coutent plus DANS LE COEUR que l’augmentation de salaire des fonctionaires.

      Hamon, lui est l’inverse de Melenchon à l’international, il veut contrer les russes et se protéger de Trump, en France et ailleurs. Donc moi ce sera Hamon, et en plus il a le même programme économique que le FI. Donc , Melenchon, au nom des morts internationaux passés et à venir, c ’est Inumain de voter pour lui et hors de question, au nom de l’humanisme.

      C ’est pour ces raisons aussi qu’il ne voudra pas d’un débat avec Melenchon, parce qu’il và se faire juger sur ses positions à l’international.

      Libre à vous de mentir aux Francais en vous déclarant parti de la paix, vous en êtes l’inverse, le parti des pro Dictateurs serait mieux approprié.

      Je vous laisse me répondre avec un flot d’insultes et de mensonges pour contrer ce que je vous écris, faire du révisionnisme en temps réel de l’histoire, ou nous sortir les arguments de la propagande Russe. Personne ne vous crois plus, et celà explique ses 10 % immobile dans les sondages.

      bdpif Le 2 mars à 10:08
    •  
    • @ bdpif : tu racontes n’importe quoi, que ce soit sur le soi-disant "programme identique" entre le PS et la FI, que sur la vision géopolitique de Mélenchon. Qui n’est ni pro-Poutine, ni pro-Assad, mais soucieux que la France ne participe pas à la politique impérialiste mené par l’OTAN sous prétexte de droits de l’homme et de démocratie, alors que les pays de l’OTAN ont pour principaux partenaires les pires dictatures de notre planète (Arabie Saoudite, ...). Seul l’ONU a la légitimité pour intervenir, c’est sa position depuis toujours.
      Mais tu voteras bien pour qui tu veux...

      raphaël Le 2 mars à 10:23
    •  
    • Attention Raphael, vous mentez.
      Il suffit à tout le monde de faire un condensé des propos de Melenchon sur la Russie et Assad dans les discours de son blog. Donc même s’il les change aujourd’hui , les preuves seront là. Elles sont enregistrés à la bibliothêque National au departement informatique.

      Tout le monde peut demolir votre mouvement et vous ressortir tout les ecrits et les dates des écrits melenchon concernant ses positions sur la Russie et Assad.

      Un seul article qu’ils envoient à un journal, et vous passez de 10 à 4 % d’intentions de votes.

      Attention, si vous perdez votre temps à ne faire que démollir du Hamon, pour vos intérets, les socialiste peuvent eux, vous renvoyer la balle et vous demolir en quelques articles.

      Mais actuellement, nous en sommes au stade de l’eventualité du discours proposé entre Hamon et Melenchon pour expliquer aux militants pourquoi ils refusent une alliance pour contrer un second tour droite/ EXTREME DROITE. Chaque chose en son temps.

      bdpif Le 2 mars à 10:46
    •  
    • @ bdpif : et bien qu’est ce que tu attends, balance-les tes bombes, je les attends avec grande tranquillité, suivant depuis quelques années ce qu’écrit ou dit Mélenchon.
      Quant au PS, il n’a pas besoin de moi pour se démonter, les 5 années qu’il vient de passer au pouvoir suffisent à elles-même.

      raphaël Le 2 mars à 12:36
    •  
    • @bdpif - Le jeu des petites phrases desquelles vous en déduisez une pensée globale est très amusant... Mais je vous suggère de faire l’inverse, analyser les petites phrases à l’aune de la pensée globale de leur auteur. Je vous assure qu’il est plus facile de désobéir aux americains et aux russes lorsqu’on ne fait pas partie d’une alliance militaire avec eux... Hamon veut il sortir de l’OTAN ou bien a-t’il les mêmes ennemis (ou devrais-je dire "intérêts") que ces camarades qui en font partie ? Beaucoup de choses deviennent plus claires lorsqu’on les regarde avec un peu de distance... Notamment par exemple sur le fait que chacun apparemment choisi de dédouaner "SES" régimes autoritaires sanguinaires et d’enfoncer ceux des autres !

      Le non alignement c’est l’ambition affichée de sortir de tous ces jeux d’influences, or pour ça, il faut des actes et notamment la remise en cause des traités avec les Etats qui usent de leur influence pour entrainer tous les autres dans leurs guerres d’intérêts : américains ou russes j’entends...

      carlos Le 2 mars à 12:48
    •  
    • Bon, bous avez des problèmes de mémoire vous aussi ? Je préfère demander à l’avance avant de vous répondre

      bdpif Le 2 mars à 17:04
    •  
    • La comédie Hamon et Mélenchon, sur mode humoristique mais pertinent :
      Hachon et Emmêlon les oignons de la gauche
      http://wp.me/p5oNrG-wh9

      jim Le 3 mars à 23:03
  •  
  • pour ma part, je considère qu’une alliance ponctuelle avec Hamon face à la menace Le Pen est une quasi-obligation militante et civique : outre que les programmes ne sont pas si éloignés ( d’autant que la pression serait plus forte s’il s’agissait de perspectives réelles de prise de pouvoir), la dynamique créée serait largement favorable ; B Hamon sortirait de fait de cet ambivalence due à son positionnement sur le champ politique et clrifierait ainsi sans doute une bonne fois pour toutes ses liens avec l’appareil actuel du PS : bref, la situation politique a

    Jean marc Pelat Le 2 mars à 08:55
  •  
  • franchirait un stade et on assisterait à une vraie possibilité d’union de la gauche : car ceux qui disent qu’il faut se parler mais que la situation n’impose pas une obligation de résultats, ne trompent qu’eux-mêmes : la situation exceptionnelle ( possibilité d’une alliance avec un candidat légitimé par les électeurs socialistes et contre un appareil ) risque de ne pas se reproduire avant longtemps !

    Jean marc Pelat Le 2 mars à 09:00
  •  
  • Vers un HamonGate ?
    J’ai déjà parlé plusieurs fois ici des fréquentations grand luxe de Benoît Hamon via sa femme lobbyste chez LVMH, sans que cela n’émeuve personne. Cette semaine Le Canard Enchainé révèle les copinages de Hamon et LVMH.

    Durruti Le 2 mars à 09:25
       
    • Sans oublier qu’il a volé des bonbons quand il était petit. Important.

      bdpif Le 2 mars à 09:44
  •  
  • Cette position de Martelli est pour moi assez incompréhensible. Les arguments qu’il développe et dont la plupart me semblent pertinents devraient conduire à la conclusion : au point où on en est, tout discours du côté PS n’a plus de crédibilité suffisante pour mobiliser, en masse, d’autres électeurs que des socialistes et, parmi ceux-ci, ceux qui suivent à tout prix le PS. Les déclarations de ce parti sont entachées désormais d’un passé qui ne convainc plus et leur candidat Hamon conserve certaines de leurs orientations … tout en copiant des « mots » du programme de JLM ? Quelle discussion, entre Hamon et JLM, aujourd’hui, pourra -t- elle clarifier le débat ? La rupture souhaitable que désirent les citoyens de gauche qui y croient est exprimée désormais en dehors du PS, par JLM. Cela conduit malheureusement à une situation difficile. Les électeurs traditionnellement socialistes, par leur vote trancheront entre ceux qui veulent envers et contre tout faire subsister le sigle PS quelque part, et ceux qui optent pour le libéralisme d’un Macron. Mais il faut que ce vote soit exprimé ! Ce qui suppose la présence des candidats JLM et PS (Hamon) simultanément au premier tour. Ce n’est pas confortable…mais nécessaire pour la suite : il est trop tard ou trop tôt pour mettre sur pied une recomposition inévitable à venir, qui devra prendre en compte ce que l’on peut nommer l’écroulement du PS « historique ». Remplacé pour l’instant (donc pour la présidentielle) par un PS « Hamon » et un PS (?) « Macron ». Le mieux serait pour Hamon de se retirer sagement au profit de JLM pour que les choses soient claires, avec JLM seul en piste…Le résultat d’un premier tour avec les deux candidats ne permettra sans doute pas d’en trouver un au second (d’où la responsabilité désastreuse d’un Hamon se maintenant) mais le résultat chiffré du premier tour aidera à préparer la suite, où il faut désormais admettre (et peut-être travailler pour ?) que le PS « historique » ne soit plus hégémonique à gauche… Vérifions-le… en votant « utile », c’est-à-dire JLM.
    Quelle est alors « l’utilité » à viser ? De séparer ceux qui, au PS et voisinage (Verts par exemple) sont aujourd’hui les maîtres à penser du PS et consorts : les libéraux, qui rejoignent ou rejoindront Macron et qu’il faudra combattre à l’avenir, et les représentants traditionnels (historiques ?) du PS, représentant plutôt les classes moyennes basses ou un peu au-dessus. Ce PS « historique » renouvelé et non hégémonique sera un partenaire valable pour les Insoumis et le PCF à réunir dans un nouveau FdG tenant la route. Le PC devra y jouer son rôle (oublié) de parti des classes populaires (ou « ouvrières ») s’inspirant de toute la méthodologie marxiste (oubliée elle-aussi, mais qui ne demande qu’à être rénovée). Je pense qu’on sera alors en ordre de bataille pour affronter nos « ennemis » (rénovés aussi !) : droite, Macronistes, Le Penistes. On aura fait un pas du bon côté, même si les conditions du combat seront plus difficiles…

    Abbé Béat Le 2 mars à 10:11
       
    • Entièrement d’accord avec votre commentaire.

      mackno Le 2 mars à 19:56
  •  
  • Bonjour
    mêmes si je reste extrémement critique envers la gauche, le réformisme, la social démocratie, et suis tenté par l’abstention qui me traverse de plus en plus....je garde quelques réflexs de gauche,e t au dernier moment vote pour le candidat de mon choix, qui me semble le plus proche de ma sensibilité, mais si, on m’enlève mon candidat (Mèlenchon), l’abstention me guette encore plus, et me dirais ...a quoi bon. Et aucun chantage, ni peur, calcul, ne me feras déplacer.
    Je ne comprend pas tout ces conciliabules au sommet , dans les directions , rédaction de médias, du moins je ne veux pas savoir. Ayant une vague impression de manipulation, pour me faire aller ou je ne veux pas aller.
    Anectode, lorsque il y a eut l’affrontement Chirac-Le Pen, au second tour j’ai voté blanc. Alors que j’avais voté Mélenchon au premier tour, espérait voter Jospin au second. Mais quand j’ai vu cette pression pour voter Chirac, j’ai vite compris que Le Pen ne passerais pas, mais surtout , j’ai encore moins compris l’attitude de certains, qui hurlé, au premier tour : Chirac escroc-Jospin pourris !!, et qui ne se sont pas déplacer pour voter. Et puis héberlué, se sont précipité en masse , pour voter Chirac , pour sauver la démocratie !?.les mêmes qui crache sur les élection, la démocratie. Cela je l’aie vu et entendu dans les milieux libertaires et extréme gauche, cela ma laisser perplexe.
    Des libertaires votant Chirac et qui disaient élection piège a cons !?. Comme je leur disais , vous auriez mieux fait de voter massivement a gauche au premier tour.

    bob Le 2 mars à 11:28
       
    • @Bob

      Franchement, vous me fatiguez, vous n’êtes que des menteurs populistes. Vous le savez que vous avez perdu ces elections, vous en devenez des menteurs, des gens agréssifs, pret à tout pour leur dernier but, couler le PS et le PCF. La droite, vous vous en fichez.
      Les insoumis sont devenus une espèce de secte qui considèrent vraiment les gens pour des incultes, des pions, de la chair à paté pour leur accession au pouvoir. Je vais pas perdre mon temps à tous vous dementir sur le flot de mensonges dont vous abrevez ce site. juste vous reprendre sur une annerie au hazard de vos commentaires, comme le font tout vos collègues ; je vous cite :

      "Anectode, lorsque il y a eut l’affrontement Chirac-Le Pen, au second tour j’ai voté blanc. Alors que j’avais voté Mélenchon au premier tour, espérait voter Jospin au second. Mais quand j’ai vu cette pression pour voter Chirac, j’ai vite compris que Le Pen ne passerais pas, "

      Pfff, vous mentez, et vous le savez très bien, moi ce qui me choque c ’est que vraiment vous preniez les gens pour des gens incultes en politique. Vous n’avez pas pu voter Melenchon, il ne s’était pas présenté.

      bdpif Le 2 mars à 13:59
    •  
    • @bdpif - pourquoi traiter de sectaires les gens qui ne pensent pas comme vous ? A fortiori ceux qui ne votent pas comme vous ?

      Nous ne partageons manifestement ni le diagnostic, ni les objectifs, ni les moyens pour parvenir à les mener à bien... Je suis PHI, vous semble t’il PS. Je crois que ce qui se passe ici en dit long sur la probabilité d’une alliance parti socialiste / France Insoumise. Quelque soit l’argument, je ne voterai pas PS en l’etat actuel des choses et effectivement, préfère le vote blanc à celui de n’importe quel autre candidat présent, y compris face à Marine Lepen. Et ce quelques soient les consignes de vote de Melenchon...

      En l’occurrence, vous trouvez cela irresponsable alors que pour ma part, je ne fais que voter pour mes idées... Le vote "utile" c’est le vote d’adhésion. Si nous sommes dans la merde aujourd’hui c’est qu’il s’en est trouvé certains pour expliquer que non, c’est décidément le moins pire qu’il faut choisir !

      carlos Le 2 mars à 17:13
    •  
    • Oui voter blanc, c ’est voter FN. Nous serons d’accords sur le sujet non ?

      (Attention, il y a un petit jeu de mot dans ce que je viens de dire, le trouverez vous ?)

      bdpif Le 2 mars à 17:52
    •  
    • J’apprécie le jeu de mot ... Sinon non pas d’accord... Le vote blanc est un vote contestataire, point. Faites dire à l’abstention ce que vous voulez ... Mais pas au vote blanc.

      Carlos Le 2 mars à 18:03
  •  
  • Bonjour
    A bdpif
    A désolé , Monsieur, si ma mémoire défaille , c’est peut être PCF que j’ai voté, mais ce qui est sur , c’est que je n’aie pas voter PS dés le premier tour. depuis 1974 ma pratique ne change pas , je vote le plus a gauche (PCF, FG, Mélenchon ou autres) ,puis PS au second. Je ne fais pas des procès d’intention ou de mauvaise foi.
    Vous n’avez rien compris a rien, nous sommes le socle électoral du PCF, et du PS,le dernier carré , ceux qui ne sont pas partis au FN, ou dans l’abstention. mais avec des gens comme vous y faut s’accrocher !!

    bob Le 2 mars à 16:44
       
    • Je vous le confirme, a mon avis, c’est bien au PCF que vous avez voté ;) Allez, faute avouée est pardonnée. Les problèmes de mémoire cà arrive à tout le monde. N’en parlons plus. Bonne soirée.

      bdpif Le 2 mars à 16:56
  •  
  • Attention de garder vos propos pour vous. Qui dis du mal de Clementine se ramasse une enguelade de troix pages par BDPIF. On dis pas de mal de clementine !!!! Si vous êtes pas content allez vous faire cuire un oeuf ailleurs. Mais vous ne dites pas de mal de elle !!!! Cà và vite m’enerver !!!!!

    bdpif Le 2 mars à 18:04
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  • HamonGate :

    Explication de l’entrée conjointe de Hamon au gouvernement et de Gabrielle Guallar, sa compagne, chez LVMH :
    En 2014, c’est en effet seulement quelques semaines après la nomination d’Hamon comme ministre de l’éducation, qu’est étrangement lancée la procédure de recrutement de sa femme chez LVMH. En Juillet 2014, elle devient Responsable des affaires publiques de LVMH, c’est à dire, lobbyiste. Pour celui qui entend moraliser la politique, mais surtout redonner son label de "gauche" au PS, cette collusion d’intérêts est pour le moins gênante. Il se défend vivement de tout rapport entre le métier de sa femme et ses fonctions politiques. Toutefois Le Canard Enchainé révèle une intervention notable de Benoît Hamon dans l’embauche de sa compagne.
    Lorsque en 2014 il est annoncé que Gabrielle Guallar est une des quelques candidats retenus pour le poste, le nouveau ministre de l’éducation, appelle le secrétaire général de LVMH, Marc-Antoine Jamet – par ailleurs vieux compagnon de route du PS – pour "le prévenir que c’est sa compagne". Depuis lors les échanges de bons procédés entre le secrétaire général du géant du luxe et l’actuel candidat à la présidentielles n’ont pas cessé. Le 21 Mai 2015 Jamet est réélu comme secrétaire fédéral PS de l’Eure avec le soutien d’une motion de Benoît Hamon. En Janvier 2017 il ne manquera pas de se féliciter publiquement de la victoire d’Hamon aux primaires de la gauche en soulignant combien il les avait "fidèlement aidés et soutenus depuis quinze ans" !

    Durruti Le 2 mars à 20:47
       
    • (Baillement) Bon, et pour le vol de bonbons qu’il a commis quand il avait 6 ans ? Peut être quelque chose à creuser là dessus aussi ....

      bdpif Le 2 mars à 21:03
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    • Le Bonbongate de Hamon, cà sonne bien aussi (je cherche, je cherche des idées)

      bdpif Le 2 mars à 21:10
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  • Bon, à part le débile, pas de réaction ?

    HamonGate :

    Explication de l’entrée conjointe de Hamon au gouvernement et de Gabrielle Guallar, sa compagne, chez LVMH :
    En 2014, c’est en effet seulement quelques semaines après la nomination d’Hamon comme ministre de l’éducation, qu’est étrangement lancée la procédure de recrutement de sa femme chez LVMH. En Juillet 2014, elle devient Responsable des affaires publiques de LVMH, c’est à dire, lobbyiste. Pour celui qui entend moraliser la politique, mais surtout redonner son label de "gauche" au PS, cette collusion d’intérêts est pour le moins gênante. Il se défend vivement de tout rapport entre le métier de sa femme et ses fonctions politiques. Toutefois Le Canard Enchainé révèle une intervention notable de Benoît Hamon dans l’embauche de sa compagne.
    Lorsque en 2014 il est annoncé que Gabrielle Guallar est une des quelques candidats retenus pour le poste, le nouveau ministre de l’éducation, appelle le secrétaire général de LVMH, Marc-Antoine Jamet – par ailleurs vieux compagnon de route du PS – pour "le prévenir que c’est sa compagne". Depuis lors les échanges de bons procédés entre le secrétaire général du géant du luxe et l’actuel candidat à la présidentielles n’ont pas cessé. Le 21 Mai 2015 Jamet est réélu comme secrétaire fédéral PS de l’Eure avec le soutien d’une motion de Benoît Hamon. En Janvier 2017 il ne manquera pas de se féliciter publiquement de la victoire d’Hamon aux primaires de la gauche en soulignant combien il les avait "fidèlement aidés et soutenus depuis quinze ans" !

    Durruti Le 2 mars à 21:12
       
    • J’ai lu également l’article du Canard..... que dire d’autre que nous ne savons pas ? Seulement que la tribu des éléphants est traversée par d’étranges "courants". Le secrétaire fédéral du PS de l’Eure à une bien bonne place grâce à Monsieur Hamon et se rendent de menus services....
      De mauvais esprits comme nous peuvent seuls imaginer, via LVMH, que Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon n’aient pas les mêmes positions sur l’avenir et particulièrement sur l’Europe. M. Arnault n’a pas de souci à se faire. Alors, débat ou pas débat ? qu’en pensent les Klur ?

      Max Le 2 mars à 22:23
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  • Je lis ici des gens qui ecrivent " j ai vote PCF " mais à quelle époque.
    Depuis marie George aucun candidat PCF le prochain ce sera en 2022.

    buenaventura Le 2 mars à 21:42
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  • cette situation est ubuesque ! on ne peut jamais voter dans ce pays pour ses idées . la 5eme république est vraiment au bout du bout. si ca se trouve les gens de droite n’auront pas de candidat non plus et seront obligé de voter pour le moindre mal de leur point de vue (macron). Moi les histoires de vote utile, les petits calculs à 2 balles : il faut voter pour le mieux placé car sinon c MLP gna gna gna .... je ne veux plus en entendre parler... Il faut voter pour ses idées !!. je pense que la question de la refondation de la république peut fédérer toutes les sensibilités et bien au dela des gens se reconnaissant à gauche. Je n’était pas convaincu de l’initiative du 18 mars de FI mais maintenant je pense qu’il faut tous y être  !!

    Enfin, merde, c bien cette présidentielle qui est un poison démocratique : les débats sont des postures, des coups de com, le monde politique est devenu une arriere cour ou tous les coups sont permis
    cette situation est devenu trop dangereuse pour notre pays, il est temps de s’engager et de le dire avec force : NOUS VOULONS UNE NOUVELLE REPUBLIQUE !

    lasixieme Le 2 mars à 23:50
       
    • Très bonne date le 18 mars, comme le 18 mars 1871, vous allez nous faire la commune de Paris, Youhou ! Encore un plan génialisime du PG !

      Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers (73 ans), chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.

      C’est l’amorce de la « Commune ». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la « question sociale ». Il en coûtera 20.000 victimes.

      À l’automne précédent, après avoir capturé l’empereur Napoléon III et son armée à Sedan, les Prussiens ont assiégé la capitale et le gouvernement de la Défense nationale, qui s’est entre-temps réfugié à Bordeaux, s’est résigné à signer un armistice.

      Les vainqueurs se voient accorder le droit de défiler le 1er mars 1871 à Paris, dans une capitale en deuil, devant des statues recouvertes d’un voile noir. Les Parisiens ruminent leur humiliation. Après avoir soutenu un siège très pénible, ils se sentent trahis par leurs gouvernants.

      L’Assemblée nouvellement élue et où dominent les monarchistes attise les tensions. Après l’arrêt des combats contre les Prussiens, elle renonce à revenir à Paris et quitte Bordeaux pour... Versailles, la ville royale !

      Dès le lendemain, parmi ses premières mesures, le gouvernement lève sans préavis le moratoire sur le remboursement des effets de commerce et des loyers qui avait été instauré au début de la guerre. Il supprime aussi l’indemnité due à la garde nationale (30 sous par jour). Or, à Paris, la garde nationale rassemble pas moins de 180.000 hommes issus de la petite bourgeoisie et du monde ouvrier qui se sont portés volontaires pour défendre la capitale contre l’ennemi et se sont habitués à vivre sous les armes.

      Massacre
      L’atmosphère s’échauffe. Thiers décide de récupérer 227 canons financés par les Parisiens en vue de la défense de la capitale. La garde nationale les a disposés sur les buttes de Montmartre et de Belleville pour les mettre hors d’atteinte des Prussiens lors de leur entrée dans la capitale.

      Le samedi 18 mars, Thiers envoie une colonne de 4.000 soldats avec l’ordre de les récupérer. On sonne le tocsin. La foule s’assemble. Les soldats se débandent ou se rallient au petit peuple.

      Le général Lecomte, qui commande l’une des brigades, est fait prisonnier. Un autre général, Clément-Thomas, qui se promène sur les boulevards, est arrêté à son tour par les émeutiers ; on lui reproche d’avoir participé à la répression de juin 1848. À 17 heures, les deux hommes sont exécutés par la foule.

      Des émeutes se produisent au même moment en d’autres quartiers de Paris. Adolphe Thiers renonce à les réprimer. Peut-être juge-t-il l’entreprise trop risquée avec 30.000 soldats à la fidélité incertaine face aux 150.000 hommes de la garde nationale ? Il ordonne donc à l’armée et aux corps constitués d’évacuer sur le champ la capitale. L’évacuation commence avant même le meurtre des généraux Lecomte et Clément-Thomas. Elle est achevée le soir même.

      Confusion
      Abandonné par la République, Paris s’en remet à des militants jacobins nostalgiques de la Grande Révolution (celle de 1789), à des anarchistes, des socialistes et des utopistes. Pris de court par le vide du pouvoir, ces militants au nombre d’une trentaine se réunissent dans la plus grande confusion à l’Hôtel de ville.

      Ils organisent des élections municipales le 26 mars mais la majorité des Parisiens s’en désintéressent (229.000 votants sur 485000 inscrits). Il est vrai que beaucoup de bourgeois n’ont pas attendu pour fuir la capitale.

      La Commune est néanmoins proclamée dans la foulée des élections le 28 mars 1871. Elle est représentée par une assemblée de 79 élus et son nom fait référence à la Commune insurrectionnelle qui mit bas la royauté le 10 août 1792.

      La capitale doit dès lors supporter un deuxième siège, non par les Prussiens mais par l’armée française. Il s’achèvera dans la tragédie, avec la Semaine Sanglante, deux mois plus tard. La blessure, jamais cicatrisée, continue de séparer en France la gauche de la droite.

      etc, etc ... Source HERODOTE.com

      bdpif Le 3 mars à 00:12
  •  
  • Merci à Roger Martelli pour son parfait discernement, toujours au rendez-vous, et sa grande force de lucidité !... Cela fait du bien. Encore merci !...

    Pifpoche Le 3 mars à 03:34
  •  
  • Dans plusieurs médias et à l’occasion d’appels de toutes sortes pour un candidat unique de la "gauche", il est bien de faire un rappel de la situation politique actuelle ?

    Mettre JLM et la FI avec Hamon et le PS sur le même pied d’égalité comme si le PS n’avait pas gouverné de 2012 à 2017, comme si Hamon n’avait pas été Ministre de 2012 à 2014, ne soit pas solidaire de l’exécutif (Présidence de la République et Gouvernement) , ne soit pas responsable de la politique suivie depuis 2012 en tant que dirigeant éminent du PS et maintenant son candidat est d’une subjectivité intellectuelle douteuse !!!

    Je rappelle que JLM a appelé ses électeurs à dégager Sarkozy en 2012 et le FDG n’est pas rentré au Gouvernement d’Ayrault et de Valls, et pour cause vue la politique suivie depuis 2012 !

    Alors, il serait tout à fait légitime pour la FI que Hamon retire sa candidature car le bilan du PS et de son candidat aura pour effet de désorienter les électeurs potentielles de gauche ou à tendance du progrès social comme le propose le programme de la FI, L’Avenir en Commun.

    Camel Le 3 mars à 05:28
  •  
  • Que Hamon prenne ses responsabilités et vienne rejoindre la France insoumise il y sera le bienvenu. Et qu’on arrête de s’engluer dans cette histoire d’alliance, de débat etc., la lettre de JLM à B. Hamon est très claire sur les positions de chacun.

    Guinchard Le 3 mars à 09:15
  •  
  • Bonjour. Pour ceux qui veulent s’informer lire blog Mélenchon sur YouTube tube il vous tiens au courant de ses rencontres avec Hamon,vous pouvez aussi voir le site d’Hamon pour ceux que sa inspiré.pour ce faire une idee

    bob Le 3 mars à 09:33
  •  
  • L e Parti de gauche ne joue pas suffisamment l’union avec les autres partis de gauche radicale...

    Bujeau Le 3 mars à 19:13
       
    • Merci Bujeau pour cet apport étayé et fondamental au débat national.
      La France reconnaissante.

      René-Michel Le 5 mars à 09:43
  •  
  • Ma réaction a du se perdre..
    Tout à fait d’accord avec l’analyse de Martelli pour une discussion "pédagogique".
    Mais il n’y a pas que la presidentielle et son carcan d’un seul élu. JLM devrait mettre Hamon au pied du mur de ses velléités de rupture avec le libéralisme en se faisant la violence de discuter d’appareil à appareil des législatives.
    Un compromis priverait l’élu de majorité présidentielle. Et même sans.
    Le pays sera ingouvernable. Ce ne fera qu’approfondir la crise de regime. Avec une victoire de MLP, peu vraisemblable, ce serait encore pire.
    Il faut donc résister au chantage MLP et garder son sang froid et converger sur la constituante.

    BernardGuibert Le 3 mars à 21:59
       
    • Je suis largement d’accord avec cette appréciation : la présidentielle risque fort d’inaugurer une crise de régime, en faisant désormais des législatives un enjeu plus décisif, et en ouvrant la voie à une sixième république

      Olivier Bloch Le 4 mars à 19:37
  •  
  • Mon grain de sel est sans importance, pourtant je ne peux m’empêcher de le mettre en pâture. Dans le monde idéal de fraternité qui est le mien, je voyais le couple "Hamon Mélenchon" main dans le main décidé à gouverner le pays pour le plus grand bien de tous : seul objectif louable pour une future présidence de la République.
    Cela se peut-il ? il semblerait que non... Mélenchon, l’électron libre entré en campagne depuis plus d’un an sur un programme aux antipodes de l’action du Président Hollande depuis 2012. Action soutenue par le PS même si au sein du PS tous n’étaient pas d’accords, mais ont-ils voté une seule fois une motion de censure de leur propre initiative ? Donc de fait Hamon est maintenant comptable de cette connivence, il est investi par le PS, il doit laisser des "places aux investitures PS aux législatives", il doit approuver l’action du gouvernement auquel il a appartenu...
    Que faudrait-il faire pour surmonter ces incompatibilités ? Dissoudre le PS... Au non de l’objectif énoncé en début de ce message : "gouverner le pays pour le plus grand bien de tous".

    José Ruiz Le 4 mars à 09:35
  •  
  • Ce n’est pas une question de méthode !
    Hamon/Mélenchon : l’accord était impossible... sauf... !
    http://eric.et.le.pg.over-blog.fr/2017/02/hamon/melenchon-l-accord-etait-impossible.sauf.html

    DURAND Eric Le 4 mars à 09:44
  •  
  • Bah... C’est plus la peine de revenir sur "l’unité" entre le PS et la FI maintenant... N’importe quel observateur "censé" saura d’où venait le problème... Les autres continueront à penser ce qu’ils voudront !
    L’unité est deja effective à PHI, il y a des encartés de tous bords (PG, PCF, EELV,...) comme des gens qui ne le seront jamais qui travaillent à la campagne, c’est un fait ! Le reste c’est de la litterature...

    Le seul vrai vote de bon sens est celui d’adhesion...

    carlos Le 4 mars à 11:36
  •  
  • Il semble que certains élus, comme Pierre Martinet (PCF) aient décidée de geler leur parrainage à Mélenchon pour l’obliger à discuter avec la candidat socialiste ? Or, dans la situation actuelle, c’est vouloir obliger celui-ci à retirer sa candidature au profit de Hamon... Puisque ce type de pression n’existe pas pour ce dernier !

    C’est pour ça que ce comportement est inexcusable ! N’imaginez pas une seconde que ce chantage soit compris pas les sympathisants de la France Insoumise !

    carlos Le 5 mars à 09:03
  •  
  • Quelques points du programme de la France Insoumise :
     La retraite à 60 ans avec 40 ans de cotisations
     Le remboursement des soins à 100%
     La cantine gratuite pour nos enfants
     Abrogation de la loi travail
     Renégociation des traités européens
     Vote dès 16 ans
     Refus des traités TAFTA et CETA
     Droit de révocation des élus
     Protection des biens communs », tels que l’eau, l’air, le vivant ou encore la monnaie
     Création un pôle public bancaire
     Le Smic à 1.300 euros
     Rupture avec la règle d’or (cesser la soumission du budget de l’état au contrôle de la commission européenne)
     Transition écologique
    ETC,ETC,ETC...
    Je ne pense pas trouver mieux chez Macron ni même Hamon qui je le rappelle étaient tous les deux au gouvernement Hollande.
    Si ces quelques points vous intéressent, signez et faites signer la pétition pour donner toutes ses chances au mouvement de la France Insoumise.

    https://www.change.org/p/pour-le-retrait-de-b-hamon-en-faveur-de-j-l-m%C3%A9lenchon?recruiter=648266771&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

    Ils ont des millions, nous sommes des millions ! Le 5 mars à 12:10
  •  
  • Toujours aussi intéressants les articles de Roger Martelli , m^me quand je ne partages pas tout

    Visiblement, à gauche, certains choisissent la troisième avec Macron,. Plus personne ne se faisait d’illusion avec Robert Hue mais Braouezec, quand même ! !!!

    Toutes ses paroles sur une nouvelle façon de faire de la politique se fracassent dans le filet à papillons que le Medef fait voltiger avec Macron .

    Le Pen est vraiment la chienne de garde du système : elle justifie toutes les compromissions et masque le simple attrait de la lumière médiatique.

    Toutes ces personnes ne se rendent même pas compte que la déséspérance qui découle de leurs aventures personnelles est le meilleur carburant du Lepenisme.

    Pierre Le 7 mars à 16:56
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