photo Stéphane Burlot
Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 21 avril 2017

Jusqu’au bout du suspense…

Cette fois, nous y sommes. Les urnes dénoueront dimanche l’incroyable imbroglio d’une longue année pré-électorale. Dans l’instant, on ne sait qu’une chose : rien ne sera plus comme avant.

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Il y eut dans le passé des élections présidentielles que l’on pensait décisives, dès le début, et qui l’ont été : ce fut le cas en 1981. Il y en eut d’autres qui furent des surprises totales, comme celle de 2002. Celle de 2017, elle, semblait jouée par avance. La gauche était enlisée par un quinquennat désastreux. On attendait une percée spectaculaire du Front national et, tout naturellement, une victoire de la droite. On se préparait même, bon gré mal gré, à un remake caricatural de 2012. Nicolas Sarkozy avait repris en main l’UMP et le PS cherchait à mettre en selle, au nom du vote utile, un des ténors de l’exécutif, si possible François Hollande, à défaut Manuel Valls. Dans les deux camps, des primaires étaient organisées, pour donner le plus de légitimité possible aux candidatures censées être les plus efficaces contre une Marine Le Pen sûre de parvenir au second tour.

Le PS dans la nasse

Nous n’avons rien eu de cela. La droite était pourtant à l’offensive et Alain Juppé caracolait en tête de tous les sondages, au point de séduire une partie de la gauche à la recherche d’un moindre mal. Or les électeurs de la primaire des droites ont préféré une droite bien à droite : Sarkozy trop discrédité, l’inattendu François Fillon a été choisi, plus proche de la droite radicalisée qui avait occupé la rue avec la Manif pour tous.

La même hécatombe a eu lieu du côté socialiste, terrassant tous les favoris, les uns après les autres. François Hollande jeta le premier l’éponge en décembre, écrasé par la batterie désastreuse des sondages d’opinion. Et, comme à droite, les électeurs de la primaire socialiste ont écarté le centrisme social-libéral de Manuel Valls et préféré même, au vibrionnant et médiatique Arnaud Montebourg, la figure plus sérieuse et plus classique d’un Benoît Hamon.

Au début de 2017, l’option centriste a du plomb dans l’aile, à gauche comme à droite. En apparence seulement… En novembre 2016, Emmanuel Macron sort du bois, récuse la "Belle alliance populaire" du PS et décide de présenter sa candidature, sous les couleurs de son mouvement En marche !. Très vite, il profite des difficultés de la droite parlementaire, plombée par les déboires judicaires de son candidat. Le centre-droit ayant été écarté, le centre-gauche a la voie libre, jusqu’à obtenir le ralliement de François Bayrou.

Le PS est pris dans la nasse. Il a sur sa droite un Macron entreprenant, qui propose d’aller jusqu’au bout de la logique du quinquennat et de se dégager des emprises partisanes. Et il a sur sa gauche Jean-Luc Mélenchon, qui réclame une rupture, qui se présente lui-même en dehors des partis et qui, à la différence de son ancien allié communiste, refuse absolument le jeu de la primaire, qu’il juge mortel pour la gauche.

La "primaire citoyenne" du PS ne connaît pas le succès escompté, mais, dans un premier temps, elle nourrit l’idée que le candidat retenu, Benoît Hamon, est désormais le pivot d’une gauche malade. Cette impression fugace n’a pas longtemps résisté au principe de réalité. Le "frondeur" Hamon a été ministre de Manuel Valls et, de plus, il ne rassemble pas son propre camp, qui lui fait bien vite défaut. Dès lors, comment pourrait-il rassembler la gauche ?

Mélenchon, le peuple et la gauche

C’est alors que, à son grand dam, s’impose le phénomène Mélenchon. Quand se pointe le printemps, la situation politique se complexifie. Marine Le Pen est moins conquérante que ne le suggéraient les mois précédents (la percée FN aux régionales). Le candidat de la droite est empêtré dans ses affaires. Or la politique française, même en crise, a ses règles : on passe difficilement de la droite à la gauche et réciproquement ; ce qui importe est de savoir quel est le camp le mieux ou le moins mal mobilisé. La droite en panne, la gauche peut se sentir revigorée.

Mélenchon saisit l’occasion. Il s’est engagé très tôt dans le marathon électoral. Il a refusé les compromis boiteux, au risque d’apparaître solitaire. Comme Macron, il est à l’écart de structures partisanes très discréditées. Il en est à sa deuxième campagne électorale. Et il a son talent d’orateur, de pédagogue et de débatteur. Il sait innover dans les formes, user de la technologie et des réseaux sociaux. Il sait imposer un récit, marier le cœur et la raison. Officiellement, il ne veut pas rassembler la gauche, mais le peuple. Mais le 18 mars, place de la République, autour du thème dynamique de la refonte républicaine, il convoque dans un discours flamboyant tous les repères, les symboles, les lieux, le panthéon de la gauche française.

En quelques semaines, il renverse le courant, engage une remontée spectaculaire et inédite dans les sondages, rattrape Fillon et apparaît désormais comme un postulant crédible au second tour. Surclassant le malheureux Hamon, il s’impose en quelques semaines comme le vote utile à gauche, et d’une gauche qui peut l’emporter, à rebours de toute attente, contre tous les meccanos électoraux.

Pourra-t-il aller jusqu’au bout ? Les intentions de vote, plus qu’un espace de sympathie, annoncent-elles un vote effectif ? Nul, bien sûr, ne peut à ce jour répondre à cette question. Aucune hypothèse ne peut donc être écartée ; tout est possible. D’ores et déjà, deux certitudes peuvent toutefois être retenues, au cœur d’une politique en crise. Sauf improbable miracle, c’en est fini du PS mitterrandien d’Épinay. Un cycle de quarante-six ans s’achève, qui aura permis au socialisme de dominer la scène de la gauche française. Cette gauche, ce faisant, est sommée de se refonder, de la cave au grenier.

Par ailleurs, quoi qu’il arrive, la gauche de gauche aura marqué la présidentielle de 2017. Jean-Luc Mélenchon a son style, sa manière, ses mots et une certaine façon d’exprimer sa cohérence. On l’a souvent dit ici même : on aime ou on n’aime pas. Il reste que, avec ténacité et passion, le leader de la France insoumise a réussi ce que nul n’avait su faire auparavant : il a redonné à la gauche sa fierté et sa fibre populaire. En cela, si nul ne peut dire l’avenir, chacun peut au moins convenir que rien ne sera plus comme avant.

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Vos réactions

  • @Martelli

    Effectivement, je crois que rien ne sera plus comme avant, ce sera pire, bien pire que du Hollande. Tant pis pour les français qui n’ont qu’à s’intéresser à la politique plutôt que d’écouter les populistes.

    BDPIF Le 21 avril à 17:11
       
    • @ bdpif

      Votre idole Macron, ce n’est pas de la politique - même pas de la plus basse sorte -, ce n’est qu’un pur produit marketing.

      Une fois entré à l’Élysée, l’état de grâce de ce candidat en plastique ne durera guère - s’il y en a un...

      hopfrog Le 23 avril à 23:23
  •  
  • Le troll du FN, @bdpif, a encore trollé.

    DMc Le 21 avril à 17:46
       
    • Je ne pense pas que bdpif soit au PC, je subodore un troll FN, certaines phrases qui lui échappent proviennent de ce côté là.
      Il vaut mieux ne pas lui répondre.

      DMc Le 21 avril à 19:17
    •  
    • bdpif, un troll FN ? Tiens moi aussi j’avais depuis longtemps cette tenace impression...

      hopfrog Le 23 avril à 21:23
    •  
    • Ou plutôt un troll de feu le P "S", c’est-à-dire un troll de Macron !

      Pour moi, dans quinze jours c’est le bulletin blanc sans aucun problème !

      Il y a visiblement dans ce pays assez de décervelés qui voteront pour le "gendre idéal" et empêcheront Marine de passer...

      hopfrog Le 23 avril à 21:42
  •  
  • On a autre chose à faire ce soir qu’à répondre à ces frustrés ou trolls qui n’ont cessé de nous vomir dessus, d’étaler leur rancœur souvent crasse. Nous ne sommes pas rancuniers, nous ne leur en voulons pas. Ce soir , nous allons prendre l’apéro. Demain et après demain sera un autre jour.
    Je partage grandement l’analyse de Roger Martelli. Une histoire se termine avec certainement la mise à l’écart salutaire d’un PS libéral et d’un PCF qui n’a pas su, une fois de plus, saisir la bonne porte de l’histoire. Une autre s’ouvre, à nous de l’écrire.
    Pour la victoire ou pas, nous verrons dimanche soir. Sur ma commune les procurations sont exceptionnelles. En tout cas, ce qui a été semé germera tôt ou tard.

    rodydecoue Le 21 avril à 18:35
  •  
  • Oui, quelle que soit l’issue de ces élections, le mouvement populaire qu’est la France insoumise devra se trouver des formes d’organisation complètement nouvelles, développer des types d’actions permettant de toucher les populations, les impliquer et aller de l’avant, appuyant le gouvernement de FI si nous gagnons et, a fortiori si nous ne gagnons pas, préparer les conditions politiques de futures victoires populaires.
    C’est vrai que le PS d’ores et déjà est dans l’obligation de se transformer ou de mourir. Mais, à un autre degré, c’est également vrai pour le PCF qui malheureusement n’a fait que suivre la FI de loin, il y a là je pense un travail de fond à faire chez les communistes.
    Nous allons vivre des moments importants dans les semaines et les mois qui arrivent, il faut s’y préparer.

    Max Le 21 avril à 19:56
       
    • @ Max. D’accord avec vous. Juste une remarque : le PS (sans guillemets à "s") en tant que tel est bel et bien mort. Il n’a donc pas à se transformer n’ayant plus aucun avenir. En revanche des adhérents ou des courants de cet astre mort vont certainement s’orienter vers d’autres projets politiques (sachant qu’une partie (Valls etc) est déjà passée à droite probablement dans la perspective d’un parti démocrate). C’est à mon avis le sens du dernier discours "radical" de B. Hamon du 19 avril 2017. Je suis curieux de savoir quel avenir entrevoit Gérard Filoche, lui qui il n’y a pas si longtemps voyait encore un avenir au P"s" sans son (ses) actuelle(s) direction(s). Mais pour l’heure, l’élection n’ayant pas eu lieu, il est trop tôt pour faire de la politique fiction car beaucoup dépendra du succès ou non de la France Insoumise et de son score. Mais il certain que rien ne sera plus comme avant, au moins à gauche, et qu’il sera désormais inutile de parler de gauche " de gauche" mais de gauche tout court.

      Victor Le 21 avril à 20:35
    •  
    • @victor - l’avenir de G. Filoche ? C’est D&S... ;)

      carlos Le 21 avril à 21:28
    •  
    • Encore et toujours la même rengaine
      Si vous aviez autant milité que le PCf pour mobiliser à gauche et pour la victoire de Mélenchon, vous n’en seriez pas à déverser votre haine absurde et totalement contre productive.

      Quel journal autre que l’Humanité et l’humanité dimanche a autant réservé de page pour faire connaitre comprendre et s’approprier les propositions de Mélenchon ?

      Seulement, voilà, avec La France Insoumise, ces Gauchistes bornés, et irrécupérables sauf par la droite et le libéralisme (à l’image des Cambadellis, Le Roux, Bartolone, Strauss Khan, ...et tant d’autres qu’on a vu à l’oeuvre), dont l’anti communiste (pas gratuit) est le seul carburant et qui ont toujours finalement fait le jeu de la droite ; ont trouvé une belle opportunité pour venir "baver" sur le PCF comme ils le font depuis toujours.

      C’est leur seul programme, et le plus gros danger de Mélenchon, si il a une chance d’être élu, se trouve bien ici, car ce seront encore les premiers diviseurs rappliquant, avec leurs sur enchères et avec leurs éternelles diatribes, mais pas chez les communistes.

      Arthurr Le 23 avril à 11:21
    •  
    • @Athurr

      "Seulement, voilà, avec La France Insoumise, ces Gauchistes bornés, et irrécupérables sauf par la droite et le libéralisme ..."

      Vous accusez les autres de déverser leur haine.

      C’est l’hôpital qui se fou de la charité !

      GG Le 23 avril à 13:17
  •  
  • « Hollande mise sur les législatives pour stabiliser à nouveau la vie politique, commente un ministre. Il pense que le système n’est pas mort » (Le Monde, 19/04/2017)
    En effet, une fois l’hologramme dissipé et une poignée (sinon moins) de députés FI et PCF élus, qu’est-ce qui ne sera plus comme avant ? Je crains la réponse...

    Chrysippe Le 22 avril à 08:48
       
    • Les legislatives sont tres etroitements liées aux presidentielles... C’est pour cela que si PHI gagne la confiance de tous aux premières, les candidats de l’avenir en commun ont plus de chances de remporter du succès et de colorer l’assemblee nationale de la meme teinte ! C’est en cela que la présidentielle s’avere le MOMENT crucial qu’il ne faut pas rater pour orienter la France vers un projet d’espoir... Si c’est un candidat de la resignation par contre qui l’emporte, une dynamique se sera mise en place et nous la verrons triompher très probablement aux 2 élections...

      carlos Le 22 avril à 13:32
    •  
    • Non hélas c’est malheureusement la triste réalité !

      En 50 ans de militantisme à se les supporter seulement les veilles d’élections (sinon on ne les voit et entend plus), les "hommes" ont peut-être changés, certains sont allés se vautrer dans les fauteuils ministériels socialistes, mais la diatribe anti communistes persiste....

      Arthurr Le 23 avril à 13:39
  •  
  • Finalement, un duo à 23% et une abstention à 22%... le 3eme parti de France est donc celui des abstentionnistes.
    Bien, mon prochain vote sera donc un bulletin blanc.

    Je pense à toutes ces journées de manifestations qui attendent le prochain gouvernement.

    Le prochain président de la république sera donc celui de la finance mortifère... Un chemin tout tracé pour l’extrême droite en 2022.

    Bon courage à tous.

    carlos Le 23 avril à 20:13
       
    • Attention Carlos, un vote blanc dans deux semaines, c ’est l’extrême droite en 2017.Pas en 2022

      Vous faites trop confiance au vote utile des autres électeurs qui vont remplacer votre vote contre le FN.

      BDPIF Le 23 avril à 20:32
    •  
    • Sans doute... Mais je pense que vous ne mesurez pas réellement ce qui attend les démunis et les modestes avec Macron, c’est pourquoi je vous le dis d’ores et déjà : votez Macron aujourd’hui, c’est mettre le pen au pouvoir dans 5 ans. Mais je comprends que vous votiez Macron pour repousser l’échéance ...
      Bon courage.
      Je vais m’acheter de nouvelles godasses pour aller écumer le pavé aux prochaines manifs. Je ne doute pas qu’avant la fin du quinquennat, j’en aurais acheté au moins 10 paires..

      Carlos Le 23 avril à 20:41
    •  
    • Consacrez votre vie à vous maintenant Carlos. Vous avez milité, il est temps de vous reposer. Votre vie vous appartiens. Vous avez mérité un peu de bonheur pour vous.

      Quand à Le Pen, pas d’échéance, ni en 2002, ni en 2017, ni plus jamais.

      BDPIF Le 23 avril à 20:54
    •  
    • Je veux pas vous gâcher votre moment mais après 5 ans de Hollandisme, Le pen est 22%... Après 5 ans avec son fils spirituel, Macron rejeton de la finance, à combien croyez vous que l’extrême droite culminera ?

      Carlos Le 23 avril à 20:59
    •  
    • Dans 15 jours, Carlos,

      soit on empeche de faire passer le Faschisme en France en votant contre elle.

      Soit on en reviens à Pétaing, Mussolini et Hitler en Europe.

      Allez , soyons bons joueurs, moi j’ai voté votre Melenchon,contre mes idées en échange d’un vote anti FN avec un militant. IL tiendras parole, ses parents étaient résistants.
      Tout le monde qui s’intéresse à la politique connaissait le resultat politique d’aujourd’hui.
      Celà fait 5 ans que je vous ai prevenus.

      Vos dirigeants on eu ce qu"ils voulaient, couler le PS, et se proclamer la nouvelle force de gauche principale et momentané de la gauche comme Podemos en Espagne. Maintenant, celà impliquait ce second tour, comme en Espagne et en laissant passer la droite au pouvoir , centre droit, c ’est pareil, mais moins pire que Fillon. C ’est fait, cà vous fait une belle jambe ? Moi aussi, ils auront fait leur score, ils vont rentrer au chaud chez eux. Les ouvriers vont souffrir par contre.

      Et le pire, c ’est que Le Pen racolle avec les arguments de vos insoumis, contre l’argent roi, la lutte contre l’Europe.

      Attention, Le Pen risque de passer.

      Nous en revenons aux années 30.
      Vous n’y êtes pour rien, vous Carlos.

      Allez reposer vous un peu, cette histoire était écrite d’avance.

      Moi j’éteins la télé, et vais faire de la cuisine, je connaissais le résultat depuis longtemps, autre chose à faire pour la soirée que m’occuper de cette pièce de théatre.

      Bonne soirée à vous Carlos !!!

      BDPIF Le 23 avril à 21:29
    •  
    • @ Carlos

      Le programme socio-économique de Macron est à peu près le même que celui de Fillon, la seule différence c’est le sourire perpétuel du candidat. Donc pour moi ce sera bulletin blanc au 2e tour. Cela dit, cinq ans de Macron c’est hélas une excellent recette pour avoir Le Pen en 2017.

      Il est donc vital que le mouvement de la France Insoumise continue à prendre de l’ampleur et à s’imposer comme la principale force de gauche du pays. Espérons que les communistes pas vendus à Hollande (ils sont encore en majorité dans ce parti) sauront se libérer de la tutelle socialiste pour se rapprocher davantage de la FI, sans d’ailleurs nécessairement s’y fondre.

      Cela dit, la bataille des législatives s’annonce difficile car l’implantation locale y est un atout majeur... mais après tout, Macron lui aussi n’a pas encore de parti et de députés implantés. Les ralliements ne suffiront pas, d’autant qu’il se targue de vouloir de "nouvelles têtes".

      hopfrog Le 23 avril à 21:49
    •  
    • @ BDPIF (23 avril à 21:29)

      a) "...moi j’ai voté votre Melenchon,contre mes idées en échange d’un vote anti FN avec un militant."

      Franchement, à qui voulez-vous faire gober cette histoire à dormir debout ? Vous me faites penser à ce Joan Sfar qui prétend "avoir envisagé" de voter Mélenchon mais dont les BD, tellement bien-pensantes et tellement bobo, votent sans hésiter pour Macron !

      b) "Les ouvriers vont souffrir par contre."

      En France les ouvriers en bavent déjà, et aussi (ça commence) les classes moyennes. Mais avec la perspective d’une présidence Macron tous ces gens n’ont encore rien vu, et peuvent se préparer à bien pire...

      c) "Et le pire, c ’est que Le Pen racolle avec les arguments de vos insoumis, contre l’argent roi, la lutte contre l’Europe."

      Et voilà - je m’y attendais - l’unique argument (d’une débilité profonde) qui fourmille dans le fumier éditorial : "Le Pen et Mélenchon au fond c’est la même chose". Un argument nul, fait sur mesure pour les nuls, qui le répètent comme autant de perroquets.

      hopfrog Le 23 avril à 22:20
    •  
    • @hopfrog - la bataille des legislatives va s’averer à l’image de la presidentielle... Malheureusement. En effet, la dynamique de ce scrutin va directement influer sur le second. A moins qu’il n’y ait encore un attentat d’ici le mois de juin, car à n’en pas douter, nous verrons alors plus de députés FN que medicalement acceptable siéger à l’Assemblée. D’ailleurs, si le FN a obtenu ce score aujourd’hui, il ne le doit qu’en partie à Hollande, le dernier petit coup de pouce ayant été donné sur les champs elysées avant hier.

      Bref, il y avait un MOMENT à ne pas rater car l’horizon se reduit à chaque année qui passe... Bientôt, aucune politique écologique ou sociale ne pourra espérer ne serait-ce qu’atténuer les effets des changements climatiques et du liberalisme sauvage financiarisé. Nous le savions déjà hier, on nous le confirmera demain.

      Quoiqu’il en soit, je continuerai à voter en mon âme et conscience...

      carlos Le 23 avril à 23:32
    •  
    • @bdpif - je n’ai pas de dirigeants. Couler le PS n’a jamais eté un objectif... Le PS a disparu de mon horizon lorsqu’Hollande a décidé de mettre en place une politique contraire à celle pour laquelle les gens l’avaient "missioné". Non, décidément Seul comptait la mise en valeur d’un programme humain et ecologiste pour la presidentielle 2017.

      Je vous le répète, PHI est un mouvement éphémère... Il va disparaître à n’en pas douter car il rassemble des gens de tous horizons mais beaucoup trop différents pour qu’ils puissent formaliser une entité partidaire pérenne. Preuve en est que C’etait bien le lieu du rassemblement de la "gauche" multiple : ses 19% de voix à la présidentielle !

      Demain, il va donc s’agir pour Melenchon (qui sera dans l’urgence car il est difficile d’estimer combien de temps PHI tiendra encore), Hamon, Jadot et Laurent de reconstruire la "gauche". Je n’ai strictement aucune confiance dans le résultat de leurs négociations car on va retomber dans les travers de la 5eme république et de la toute puissance des partis. Autant vous dire que la gauche se prépare à une longue traversée du désert...

      Mais il est inutile de pleurer puisque les français avaient un bulletin de vote et l’ont utilisé comme bon leur semblait (personne ne leur a mis un fusil sur la tempe dans l’isoloir que je sache) : c’est ça la démocratie, accepter le projet de société que la majorité a choisi pour chacun. Et bien je l’accepte... Sans le comprendre pour autant.

      carlos Le 23 avril à 23:57
  •  
  • Donc pour les résultats de 2017,
    aucune surprises,
    celà fait 5 ans que j’écris qu’à force de diviser la gauche, nous n’en arriverions qu’à un second tour droite / Extreme droite.

    Voilà sans surprice, maintenant que le Faschisme est à nos portes. Tous ensemble pour empêcher celà

    Appel de Hamon à voter Macron
    Appel de Fillon à voter Macron
    Droite et gauche appellent à voter Macron

    Et vous dans quel camps êtes vous les melenchonistes, voter blanc en laissant plus de pouvoir au passage de Lepen ou empêcher le Faschisme d’arriver en France ?

    De quel couleur est votre chemise ? Rouge ou rouge bruns ?

    BDPIF Le 23 avril à 20:50
       
    • @ BDPIF (23 avril à 20:50)

      "Appel de Hamon à voter Macron
      Appel de Fillon à voter Macron
      Droite et gauche appellent à voter Macron"

      Hamon n’est pas de gauche, même pas dans vos rêves. C’est la droite, et puis la droite honteuse (= le P "S"), qui appellent à voter Macron. Normal : après tout, Macron est de droite.

      Donc dans quinze jours pour moi ce sera BULLETIN BLANC !

      hopfrog Le 23 avril à 21:57
    •  
    • Oui, votez Blanc, rien de plus logique pour aider un parti de blancs ...

      BDPIF Le 24 avril à 11:39
  •  
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