Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 19 juin 2017

Législatives, second tour : premiers regards

Emmanuel Macron a donc sa majorité, moins large qu’annoncée. L’opposition est en miettes. La gauche est à reconstruire. Quant au nouveau président, il n’est pas au bout de ses peines. Sa légitimité est bien fragile, quand elle repose sur un socle citoyen si ténu…

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Crise politique, crise démocratique

Une part réduite de l’électorat a conduit à une majorité parlementaire absolue.


Le second tour a donc modulé les résultats du premier. Plusieurs sondages enregistraient qu’une majorité des personnes interrogées ne souhaitait pas que le Président élu s’appuie sur une majorité à sa botte dans la future Assemblée. La tactique d’En marche qui pouvait s’avérer ravageuse – je mobilise les électeurs de droite pour éliminer la gauche ; je mobilise la gauche pour éliminer la droite – a de fait moyennement fonctionné.

Les électeurs de gauche et de droite ne se sont pas mobilisés en faveur de Macron. Au plus grand bonheur des équipes locales qui ne voyaient pas d’un bon œil la Macronie débarquer localement. Anne Hidalgo pourrait en témoigner ! Les Français ont ainsi moins voté en faveur de la République en marche que ne le laissaient entendre les augures de l’entre-deux-tours. Mais, avec un tiers des suffrages au premier tour, le nouveau Président a sa majorité (la sixième en importance depuis 1958). Toutefois, ladite majorité a ses limites.


Quand près de 60% des électeurs s’abstiennent de voter à l’occasion d’un tour jugé décisif, cela signifie que la politique est en crise et que la démocratie est malade. Tous les indices, abstention structurelle, discrédit des partis, méfiance à l’égard des élus, indiquent que nous sommes au point où les institutions politiques perdent leur sens dans l’esprit du plus grand nombre.

Comment en serait-il autrement ? Les candidats promettent et les gouvernants ne font pas, quand ils ne font pas le contraire de ce pour quoi ils ont été désignés. Les partis politiques semblent devenus des conservateurs frileux de positions de pouvoir acquises, sans projet clair et distinct. L’esprit public est miné, conjointement, par la valorisation de la fortune, par la corruption et par le retrait de l’État. La gauche et la droite se confondent dans l’exercice du pouvoir. Quant aux institutions, elles fonctionnent à la "gouvernance". Les choix du suffrage universel ne sont dès lors respectés que lorsqu’ils coïncident avec les convictions des élites. La citoyenneté est rabougrie et la politique semble inutile. Les valeurs qu’elle doit porter par principe cèdent en permanence à des contraintes, presque toujours économiques, dont la légitimité ne se prête à aucune contestation.

Si l’on ne s’arrache pas à cette crise, la base même de toute démocratie sera menacée. Le mécontentement et l’inquiétude ne déboucheront pas sur l’action collective concertée, mais sur le ressentiment, l’amertume et la haine. La combativité laissera la place à la stigmatisation des boucs émissaires, aux flambées de violence suivies par la résignation. À ce jeu, où la force reste toujours aux dominants en dernière instance, l’émancipation ne peut rien gagner.

Se sortir de ce cycle délétère est une nécessité désormais vitale. Ce n’est pas affaire de simples mots, de mises en scènes et de formules toutes faites. La politique ne vit pas sans espérance, affective certes, mais rationnelle et concrète. Elle n’a jamais été aussi dynamique que quand elle pouvait reposer sur des controverses claires, portant en général sur les projets que l’on entend mettre au cœur de la vie commune. En abdiquant cette mission, au profit d’une gestion technocratique de l’immédiat, la politique a perdu de son sens pour des millions d’individus. Rien n’est plus fondamental que de reconstruire ce sens.

L’illusion du centre

[Cliquez sur l’image pour l’agrandir]


La tentation du centre est une constante de l’histoire française, née au XIXe siècle du double refus des sociétés d’Ancien régime et de la voie révolutionnaire. Au départ, elle a partie lié avec le libéralisme politique. Mais, par peur des révolutions, celui-là s’est très tôt effacé devant la pente conservatrice. Comme le libéralisme politique, en France, le centre a été un mythe agissant davantage qu’une réalité bien installée. En général, le recours au centre apparaît quand la droite ou la gauche se trouvent en difficulté. En dehors de ces moments, il est réduit à la portion congrue.

Sous la Quatrième République, au temps de la guerre froide, l’opposition radicale des communistes et des gaullistes, aux deux bouts de l’échiquier politique, semblait justifier la constitution de majorités parlementaires de "Troisième force" regroupant une partie de la droite (les "républicains populaires") et une partie de la gauche (les socialistes et les radicaux). Instable, la formule fut continûment victime de sa fragilité et elle périt, en même temps qu’une République assimilée à l’instabilité gouvernementale et à la compromission des partis.

La Ve République, par la vertu de son principe majoritaire, revigora le dualisme de la gauche et de la droite. Mais la tentation centriste persista, dès l’instant où la droite comme la gauche au pouvoir donnaient l’apparence de la fragilité. Au milieu des années soixante, la montée des oppositions au gaullisme relança un centrisme politique, comme une alternative possible au gaullisme historique. Il prit alors la forme "américaine" du Centre démocrate de Jean Lecanuet, puis d’une UDF qui, avec Valéry Giscard d’Estaing, se voulut se substituer au gaullisme au travers de l’ambition de rassembler "deux Français sur trois".

À la fin des années 1980, constatant le déclin accéléré du PCF, François Mitterrand tenta de se conforter, au travers d’de son côté une opération de séduction en direction du centre, lors de la campagne pour sa réélection en 1988. La formule lui permit de remporter l’élection présidentielle, mais fut repoussée par l’électorat de gauche aux législatives qui suivirent. À droite comme à gauche, le centrisme parut ainsi voué à un rang modeste, variable au gré des circonstances, mais toujours subordonné : François Bayrou a été le symbole de cette place en demi-teintes.

Le fait nouveau est que la droite et la gauche à vocation gouvernementale se trouvent en même temps dans l’œil du cyclone, épuisées par des gestions qui manifestent l’impuissance du politique plus que son utilité. Tandis que, dans les périodes précédentes, la droite et la gauche bénéficiaient alternativement des déboires du camp opposé, elles se trouvent l’une et l’autre incapables de le faire. Désormais, c’est la pertinence même de leur contraste qui se trouve en question. Dans la perspective de la présidentielle, Alain Juppé espérait s’appuyer sur ce marasme pour relancer une voie centriste classique, dans l’esprit des tentatives précédentes. Les électeurs de la primaire à droite en ont décidé autrement. La droite a payé cher cette témérité.

La voie était donc libre pour un centrisme d’apparence plus à gauche, sur le modèle du parti démocrate "clintonien" ou du démocratisme à l’italienne d’un Matteo Renzi. Emmanuel Macron s’est engouffré dans la brèche, avec son curieux mouvement, à la fois attrape-tout et élitiste, fondé sur une "société civile" qui, dans l’esprit dominant de l’Union européenne, se confond avec les sommets de la vie économique, des réseaux communicants et du pouvoir administratif. Or ni la droite classique ni le socialisme en crise profonde ne se sont avérés en état de le contrer. La présidentielle, puis les deux tours des législatives ont entériné le rapport des forces réel : l’option réputée "centriste" l’a emportée par défaut.

Mais une victoire par défaut peut très bien se transformer en hégémonie plus prenne. Il ne faut donc pas sous-estimer le phénomène macronien dans sa globalité, quand bien même sa "technicité" proprement politique s’avère encore limitée. Celui qui l’a rendue possible ne manque pas de réflexion et de détermination. Il tentera de donner du corps à l’option qu’il a imposée, en l’installant en force politique cohérente. L’ampleur de la crise du socialisme et de la droite héritée du gaullisme laisseront d’autant plus de champ à ses efforts que les notions de gauche et de droite ont perdu une grande part de leur sens dans les représentations communes.

Le résultat du premier tour des législatives dit de façon spectaculaire le double recul que nourrit cette perte de sens. Le total de la gauche et des écologistes a atteint son niveau le plus bas (23.9% des exprimés) depuis la Libération. Quant à la droite, elle enregistre son plus mauvais score depuis le début de la Ve République.

Les résultats du PCF et de la France insoumise

Les candidats du PCF et de la France insoumise s’en sortent plutôt bien. Ils étaient 78 à avoir franchi le seuil du premier tour ; ils sont 27 à avoir été élus au second et ils ont tout de même engrangé 6% des suffrages au plan national. Sur les circonscriptions où ils étaient présents, ils obtiennent une moyenne appréciable de 47,1% des suffrages exprimés.

La France insoumise obtient des scores qui vont de 64,2% (2e circonscription du Nord) à 33,9% (3e du Morbihan). Elle rate la qualification de peu (moins de 2%) dans 5 circonscriptions et obtient au total 17 députés. Elle s’empare de 15 sièges détenus par des socialistes, dont ceux de Bruno Leroux (Eric Coquerel), d’Élisabeth Guigou (Bastien Lachaud), de Claude Bartolone (Sabine Rubin), de Daniel Hanotin (Stéphane Peu), de Razzy Hammadi (Alexis Corbière) et de Daniel Vaillant (Danielle Obono). Elle s’installe solidement en Seine-Saint-Denis (5 sièges, dont celui de Clémentine Autain, plus celui du communiste Stéphane Peu), dans le Nord (2 circonscriptions) et dans les deux circonscriptions de l’Ariège. Jean-Luc Mélenchon lui permet de reprendre pied dans les Bouches-du-Rhône. Elle récupère le siège de Noël Mamère en Gironde. Dans le Val-de-Marne, elle s’empare de la 10e circonscription, que le MRC Jean-Luc Laurent avait ravi aux communistes en 2012 (Ivry-Gentilly). Elle parvient ainsi à concrétiser l’implantation solide qu’avaient révélée la présidentielle et le premier tour des législatives.

Le PCF, quant à lui, fait quasiment carton plein : il a 10 élus sur les 12 qui se présentaient officiellement sous son étiquette, tandis que deux autres (Bénédicte Taurine dans l’Ariège et Stéphane Peu en Seine-Saint-Denis), élus sous étiquette FI, sont membres du PC. Ces élections de 2017 sont ainsi paradoxales pour les communistes. En 2012, alors que le Front de gauche obtenait 2,5% de plus que le seul PC en 2007, les communistes avaient perdu la moitié de leurs députés (8 sur 15). En 2017, avec seulement 2,7% au premier tour, les communistes renforcent leur présence à l’Assemblée.

Il perd certes au second tour le siège de Nicolas Sansu dans le Cher, mais conserve les sièges convoités d’Alain Bocquet et de Jean-Jacques Candelier dans le Nord. En Seine-Maritime, lilravit trois sièges au PS et, autour du maire de Dieppe, Sébastien Jumel, s’affirme comme la force départementale d’opposition à la République en marche du Premier ministre. Avec près de deux tiers des suffrages exprimés, André Chassaigne s’impose à nouveau et confirme la solide implantation du PC dans le département du Puy de Dôme, malgré la contestation vive de FI. Quant à Elsa Faucillon, à Gennevilliers-Colombes, en s’emparant du siège du socialiste Alexis Bachelay, elle compense, pour les Hauts-de-Seine, la perte de Nanterre, fruit de la division entre partisans de Jean-Luc Mélenchon.

Le PC profite ainsi du coup de fouet de la présidentielle, qui a redonné des couleurs aux zones de force qui furent les siennes autrefois et qui n’avaient cessé de se rétracter jusqu’en 2012. Mais, s’il conforte sa place dans le Puy-de-Dôme et surtout en Seine-Maritime, il doit désormais compter avec la concurrence de FI dans ses anciennes terres d’élection du Nord, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Gauche : la fin d’un long cycle

Avec ses 72 députés, la gauche se trouve au plus bas niveau de son histoire. Le tableau ci-dessous montre l’évolution des votes socialistes et communistes, depuis que les socialistes se sont réunifiés en 1905. Du parti de Jean Jaurès et de Jules Guesde jusqu’à aujourd’hui, tout laisse entendre que la boucle est bouclée.


Quand se constitue le Parti socialiste unifié, au début du XXe siècle, la première consultation électorale le place à 10% des suffrages exprimés et il envoie 54 députés à la Chambre. Au premier tour des législatives de 2017, le Parti communiste et le Parti socialiste regroupent à eux deux 10,2% des suffrages et leur représentation parlementaire est de 40 députés.

Communistes et socialistes ont structuré la gauche française du XXe siècle, atteignant à eux seuls la majorité absolue en 1945 et en 1981. Selon les moments, la dominante est revenue au PCF (1945-1978) ou au PS (1924-1936, 1978-2012). Mais, depuis que le Parti radical a passé la main, en 1936, toutes les formations en dehors des communistes et des socialistes ont été vouées à jouer les utilités.

Pendant un temps, l’affaiblissement du PCF, amorcé dans les années 1970, a été compensé par l’hégémonie écrasante du PS. Mais cette situation tenait à la capacité, pour le PS, à concilier un langage resté marqué par les valeurs historiques du socialisme et une gestion de plus en plus alignée sur les canons du libéralisme dominant. Dès l’instant où cette alchimie instable n’a plus été opérationnelle et que les socialistes se sont sentis tenus de choisir entre des options contradictoires, les deux déclins, celui du PCF et celui du PS, se sont conjugués, au lieu de s’équilibrer.

Ce retour au niveau de 1906 est symbolique : il suggère que la gauche est arrivée à la fin d’un vaste cycle. Le premier, amorcé en 1789 et parachevé au début du siècle par l’hégémonie du radicalisme, était construit autour de l’exigence démocratique (l’égalité en droit) et stimulait la formation d’un "bloc jacobin", rassemblant les couches populaires rurales et urbaines autour des "classes moyennes". Le second cycle, ouvert dans l’entre-deux-guerres, a articulé l’expansion du monde ouvrier et l’affirmation d’une gauche plus "sociale", centrée sur l’égalité des conditions et l’affirmation d’un État régulateur et redistributeur. Dans ce cycle, le monde ouvrier urbain a acquis, notamment par l’intermédiaire de l’action communiste, une place affirmée, ce qui a permis d’articuler gauche sociale et gauche bien à gauche pendant quelques décennies.

La fin des années 1970 et le glissement de dominante en faveur du socialisme a commencé à défaire le lien de la gauche et du mouvement social. La confusion de la fibre sociale et de la propension étatiste (qui a caractérisé longtemps la lecture "soviétique" de la régulation sociale) a poussé une part de la gauche à chercher un nouvel équilibre. La "seconde gauche" a donc remplacé le modèle traditionnel du socialisme et du communisme par la juxtaposition de l’alignement sur les critères libéraux et d’une attention prioritaire aux questions "sociétales". La déconnexion du social et du politique qui en résulte constitue alors le socle du désamour qui sépare progressivement les catégories populaires de la gauche politique. L’affaiblissement continu du PC – resté longtemps le parti ouvrier par excellence - accentue le phénomène dans les années 1980-1990, vouant les espaces ouvriers à l’abstention et, pour la part la plus déstabilisée, à l’évolution vers le Front national.

Quand s’amorce, autour de 1993, un regain du "mouvement social" et de la gauche critique, il ne débouche pas sur une restructuration globale. Le "social" et le "sociétal" se développent parallèlement et ne convergent que rarement. Quant à la gauche critique, le retrait persistant du PC la voue à une certaine marginalité politique, que ne rompent pas plus la courte percée de l’extrême gauche entre 1998 et 2002, que la force du "non" de gauche au projet de traité constitutionnel européen en 2005.

Les élections de 2017 marquent donc une rupture décisive. Le PS d’Épinay a manifestement clos la longue phase qui, de 1971 à aujourd’hui, l’a vu prendre le pas sur le PC, conquérir le pouvoir, hésiter sur son orientation et s’engluer dans le "hollandisme". Les adhérents socialistes diront, dans les mois qui viennent, comment ils envisagent l’avenir du socialisme français. De leur côté, les militants communistes feront le bilan d’une période bien heurtée. En attendant, la faiblesse simultanée du PS et du PC nous dit ainsi que la gauche a achevé, tout à la fois, son cycle "démocratique" et son cycle "social-ouvrier". Dans la forme qui a été la sienne au XXe siècle, autour du couple PC-PS, elle est désormais épuisée. Reste à dire si cet épuisement est celui seulement d’une forme, ou s’il renvoie à des réalités plus structurelles encore.

(La suite dans quelques jours…)

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  • ’’ la faiblesse simultanée du PS et du PC nous dit ainsi que la gauche a achevé, tout à la fois, son cycle "démocratique" et son cycle "social-ouvrier".’’
    Voilà le PS revenu à gauche ?

    gil Le 19 juin à 15:20
  •  
  • Fin de cycle, déclin... sont des mots que l’on entend à chaque élection.

    Dans les années 2000, le nouveau cycle devait être celui des Verts, ils étaient l’avenir du monde ! Combien de députés EELV élus en 2017 ? Exemple qui montre que les évolutions ne se traduisent pas toujours aussi simplement qu’il n’y parait. De plus, le caractère versatile de l’opinion publique doit conduire à la prudence, les vainqueurs du jour peuvent être les vaincus de demain. Le PS dont tout le monde signe le faire part de décès aujourd’hui était il y a 5 ans dans une toute autre situation. Ce qui prouve que si la roue tourne, elle n’épargne personne. La "mort et le néant" retrouve 10 députés contre 7 il y a 5 ans et cela malgré une concurrence acharnée de la FI. Les déclinistes prétendront encore que c’est la fin et que le PCF est sous la tente à oxygène du PS tout en nous disant que le PS est mort lui-aussi. Comprenne qui pourra !

    SB Le 19 juin à 17:31
  •  
  • @ Dominique FILIPPI

    Pour le soit-disant "notable installé", ce n’est pas "Chasseigne" mais "Chassaigne". L’auriez-vous au travers de la gorge parce que communiste "mélenchon-incompatible" ? Maintenant libre à vous de nous faire croire que les 60% qui se sont portés sur sa candidature sont aux ordres d’un "cacique" que votre "dégagisme" forcené aurait aimé voir tomber.

    Quant à la "stratégie électoraliste" à "vomir", je vous laisse la grossièreté. Aussi grossière que les accusations ah hominem dont vous êtes capables à but électoraliste justement.

    Pour le reste, les 3 élus PCF en Seine-Maritime ne sont pas des "réélus" mais bien des "élus" et je ne crois qu’ils doivent leur siège au "23 avril" ou "à la FI" - qui leur a systématiquement opposé des candidats - mais bien au travail au quotidien des militants qui les soutiennent.

    Vous vous êtes vanté au nom de votre FI d’avoir "flingué Hamon puis Laurent" (dans vos rêves sûrement et dans un post "modéré ensuite il y a quelques semaines) et vous découvrez que la "mort et le néant" est toujours là. Je comprend que cela vous agace.

    Votre sectarisme, votre populisme et votre électoralisme grossier vous ont certainement fait gagner des voix mais pas assez pour réduire à "néant" justement ceux que vous vomissez ici.

    Désolé pour vous mais il y a et il y aura toujours des communistes pour vous porter la contradiction. Maintenant à force de nous "vomir" pour reprendre ce terme que vous empruntez à l’ultraconservateur Guaino (à chacun ses références), vous risquez une inflammation de la gorge à cause de l’acidité produite par vos ulcérations politiques. Bon courage.

    SB Le 19 juin à 18:48
       
    • @SB : vous en êtes encore à recuire les vieilles rancœurs contre la France Insoumise ? Eh,c est fini,FI+PC totalisent 27 élus,respectivement 17+10.Donc de quoi faire un groupe ensemble.
      Je suis à la France Insoumise ;ça ne m empêche pas de me réjouir de la réélection d André Chassaigne,pourtant très remonté contre nous.Quant aux élus ou battus du PC,regardez les résultats et vous verrez que la FI était soit absente,soit alliée au PC.Dans le 76(3e circ) Hubert Wulfranc portait l étiquette PC/FI....mais avait une concurrente de vos amis du PS au 1e tour ! Dans la 6e,Sébastien Jumel ,n avait pas de FI contre lui,mais une concurrente PS qui,avec presque 10% des voix,aurait pu lui faire rater le 2e tour. D autant qu il s est qualifié de.... 20 voix devant Nicolas Bay(FN)
      Dans la 2e du Cher,Nicolas Sansu n avait pas de candidat(e) FI face à lui au 1e tour,mais une PS+une EE LV,pourtant vos alliés.
      Je regrette qu il n ait pas été réélu:j avais eu l occasion de suivre ses interventions à l assemblée,c était un bon député(comme André Chassaigne d ailleurs).
      J ose espérer que,de votre coté,vous regrettiez la défaite de Charlotte Girard(FI),dans la 10e du 91.Elle aussi aurait eu les qualités d une bonne députée.
      Donc,plutôt que de maintenir des discordes non fondées,il serait grand temps de passer à autre chose.Notre petite trentaine d élu(e)s ne sera pas trop nombreuse pour combattre la clique de patrons EM et leurs alliés potentiels LR et PS ! Mais si vous préférez copiner avec le PS,dont on ne sait pas s il fait partie de la majorité ou de l opposition....

      HLB Le 19 juin à 21:10
    •  
    • L’auteur a présenté une étude qui a du être longue à réaliser : Je partage ce qu’il a écrit .....Par contre , je le trouve incomplet par le fait qu’il ne cite pas la CGT = Qui a été longtemps seule à représenter (ou à avoir des élus) au collège 1 = Si la plupart des grèves ont étés à participations principalement ouvrières = Les négociations , pour les reprises du travail = Ont toutes conduit à des majorations de salaire calculées et distribuées en % = D’où la constitution de la France d’en bas = 55 % de la population ? L’auteur aurait pu évoquer le pourquoi de listes aux dernières élections municipales comportant des PS et des caciques du PC ...Les autre militants de base du PCF ont fait liste , avec celles du PG ......! L’auteur aurait pu évoquer aussi , le pourquoi de la transformation de la CNL , Confédération Nationale des Locataires , en Confédération Nationale du Logement ? Et pourquoi fêtons-nous , il y a 6 ans, le centenaire de groupe HLM à Lyon , alors que les loyers les ont amortis en une quinzaine d’années : Ou est passé le fric des loyers , après amortissement ? = Le PS et le PCF le savent très bien ! Il fallait donc "pouvoir" continuer à présider les offices HLM ?

      AUSSEUR Robert Le 21 juin à 00:23
  •  
  • si on veut bien laisser de côté les polémiques qui peuvent être sans fin, il me semble utile de compléter le constat de Roger , en notant que sur les 12 communistes élus indiqués dans l’article, 8 d’entre eux soit n’avaient pas de concurrence FI au premier tour, voire étaient ouvertement soutenu par la FI dès le premier tour comme MGB, ou même présentés par FI ( saint denis et ariège ). ça devrait aider au minimum à plus de réalisme et plus de convergences retissées.

    jean paul duparc Le 19 juin à 19:24
  •  
  • Mélenchon a fait une flamboyante déclaration dimanche soir ( très bien ) et il a précisé que le groupe des Insoumis à l’AN serait DISCIPLINE !!! Silence dans les rangs ...
    Autain, Ruffin : disciplinés ( maintenant on ne rigole plus )
    Comme quoi ... les Insoumis seront aux ordres du "chef de meute"....
    Les postures trouvent vite leurs limites

    nontron Le 19 juin à 19:57
       
    • On sait déjà où vous allez aller pour que les 10 fassent 15...tout sauf Melenchon continue !

      Dominique Filippi Le 19 juin à 21:02
    •  
    • Il est hors de question pour les Insoumis d’imposer son choix de vote à Clementine Autain. Elle beau avoir signé leur charte, il n’ a aucune valeur. Elle n’a pas à le respecter.

      C’est une femme libre et elle le restera.

      Si Clementine est pour une loi qu’elle trouve juste, elle votera pour, et si la FI ordonne de voter contre à ses députés, ce n’est pas son problème, elle votera pour. Clementine,Autain, c ’est Ensemble,pas la FI.

      Et ne nous sortez pas la notion de mouvement d’oposition unie. 17 députés, c ’est du pipi de chat face au plus de 300 de Macron.

      bdpif Le 19 juin à 22:19
    •  
    • Il n’a jamais été question que la FI (c’est qui, la FI, d’abord ?) impose quoi que ce soit. Signer la charte, c’était s’engager moralement, en tant qu’individu face aux électeurs, à respecter les décisions collectives prises dans le futur groupe FI sur les grands sujets : urgence, confiance, budget... Si l’individu une fois élu déclare qu’il se torche avec ce bout de PQ sans valeur, c’est sa conscience que ça regarde, et éventuellement ses électeurs.

      Yves-André Peremer Le 19 juin à 22:34
    •  
    • Extrait de la charte :

      respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une
      décision collective a été prise conformément au programme l’Avenir
      en commun ;

      Ben, non, si clementine (Ensemble) n’est pas d’accords avec le résultat du groupe. Elle n’a pas à lui obéir.
      Ce papier ne vaut rien.

      C’est une femme libre. La liberté , une notion que les insoumis n’aiment pas.

      bdpif Le 19 juin à 22:46
  •  
  • Que le PCF ne fasse pas alliance avec la FI pour un groupe parlementaire. C’à n’aurait de toute façon aucune incidence sur les votes.
    Le PCF et la FI ne peuvent pas s’encadrer.
    Qu’ils arrêtent de bosser ensemble.

    Que le PCF trouve deux personnes de plus pour avoir un groupe.

    Ou qu’il s’allie avec le PS, vu le peu de députés qu’ils ont, tout le monde serait content. E t au moins avec eux, ils auraient la liberté de vote personnel. Ce que ne leur permettra pas Melenchon.

    bdpif Le 19 juin à 22:34
       
    • Le PCF va faire mieux : il reprend sous sa bannière les députés encartés PCF qui ont pourtant été élus sous l’étiquette FI (bel exemple moral pour la jeunesse). Dans la mesure où ni les Réunionnais ni Autain ni Ruffin ne semblent enclins à siéger dans un groupe FI (si j’ai bien compris), adieu le groupe pour Mélenchon et ses sbires. Ça sera à eux de supplier Chassaigne de bien vouloir les accueillir s’ils veulent avoir un peu d’existence.

      Yves-André Peremer Le 19 juin à 22:43
    •  
    • C ’est une solution. Avoir un groupe parlementaire, c ’est encore une grosse rentrée d’argent de l’état.

      Soyons concret, la FI ne sert à rien dans cette assemblée.
      Aucun pouvoir, rien.

      Par contre, financierement, si on additione les millions d’euros qu’ils vont recevoir par l’état pour les présidentielles, plus les millions d’euros pour les voix des legislatives, plus les centaines de milliers d’euros pour le groupe parlementaire.
      A qui va aller cet argent ? Aux ouvriers ? Noon, aux militants de la FI qui ont déboursé de l’argent pour le mouvement ? Nooon.

      Ben, il va aller aux amis, des petits postes bien payés d’assistant ou autres. Des petits voyages, des restaurants, des sorties, etc ...

      Monsieur Melenchon va avoir deux roles de députés européens et l’assemblée national. Olé, le jakpot ! Corbière, un inculte politique, un bon petit salaire aussi, etc ...

      Une pensée pour mon ancienne copine au RSA, qui a sacrifié des mois de sa vie pour ce mouvement, qui a collé des affiches jusqu’aux legislatives, donné de son argent tout les mois "Sortez votre porte monnaie, disait Melenchon", tout cà pour cà. Se ramasser du macron pendant 5 ans. Et on lui prépare déjà son rôle d’aller dans les manifs. Un pion. Et qui n’aura pas un centime, comme tout les autres.

      Elle y croyait.

      Il est temps de mettre tout cà de coté pour la gauche de la gauche. Même le PS fait plus intègre que ce mouvement de la FI.

      bdpif Le 19 juin à 23:01
    •  
    • Le pas a fait beaucoup pour les ouvriers. Et les pauvres. Du RSA au reste, et ce depuis Mitterand.

      Vous les insoumis, à part en mettre pleins les poches à vos dirigeants, rien pour le peuple, vous êtes un mouvement éphémère, un papillon populiste ...

      Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes.

      bdpif Le 19 juin à 23:26
    •  
    • C’est reparti avec bdpif qui continue de polluer les échanges. C’est un troll décérébré, un chien d garde au service du néant. Regards aurait intérêt de faire un peu le ménage. Nous payons un abonnement pour échanger des idées, des points de vue, se confronter le cas échéant, mais pas pour lire des idioties à répétition, de la haine, de la provocation inutile d’individus sclérosés dont le seul motif est de nuire au collectif.

      rodydecoue@gmail.com Le 20 juin à 15:02
  •  
  • @ HLB
    En "boucle contre la France insoumise et Mélenchon" dites-vous !
    C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Il suffit de relire les propos qui depuis des mois et "en boucle"- ici comme ailleurs -tapent sur le PCF. Mélenchon a passé du temps à casser du PCF, à l’humilier etc. Et là vous nous faites le coup du dépassement des querelles ?

    Je crois qu’entre la FI et le PCF, il est bien trop tard.
    Je ne sais pas avec qui les 10 élus PCF iront siéger vendredi. Je les imagine mal siéger dans un groupe hégémonique, dirigé par Mélenchon (direction que suggère Corbière) qui les considère comme "la mort et le néant". Je ne les vois pas plus dans un groupe PS hétéroclite allant des frondeurs aux hollandistes-vallsistes. Je préfèrerai, mais c’est à eux de considérer cela, que les 10 élus PCF (je ne compte pas les élus PCF passés sous les fourches caudines du logo unique, du programme unique, de la charte unique etc. - ils se sont liés les mains) choisissent l’autonomie. Je les vois dans un groupe type GDR avec les 10 élus communistes et 5 divers gauche à l’image des députés de gauche ultramarins comme dans la précédente législature où je ne crois pas qu’ils aient démérité et sans "discipline".

    Nous communistes avant à 94 % choisi une stratégie d’union que ni la FI ni le PS n’ont voulu pour la présidentielle. On a vu le résultat, il a manqué 600000 voix pour que Mélenchon, que nous soutenions, soit qualifié. Nous communistes avons à 53% décidé de soutenir Mélenchon dans une campagne autonome sans adhérer à la FI. Pourquoi voudriez-vous que nous fassions maintenant, après en avoir pris plein la gueule, ce que nous n’avons pas voulu faire il y a plusieurs mois ? Il y a eu les législatives et la fin de non recevoir - pour ne pas dire plus - de la FI. Nous sommes partis chacun de notre côté. Des semaines à vous lire m’ont convaincu qu’il n’y a rien à faire de commun dans les conditions que vous posez (pardon "imposez").

    La tension, dites-vous ? C’est ce que JLM a développé pendant des semaines, c’est sa stratégie, sa façon de communiquer, de négocier et d’écraser. Sa façon d’imposer une "discipline" (je lui laisse ce vocabulaire de caserne que nous n’employons plus depuis des lustres au PCF et tant mieux). Il n’y aucun intérêt pour les communistes à rejoindre une FI hégémonique, pas plus qu’un PS longtemps hégémonique lui aussi (d’ailleurs dans les précédentes législatures nous n’avons pas fait groupe commun avec eux). Donc ne cherchez pas une stratégie de tension que le PCF maintiendrait pour rejoindre le PS, pas plus que pour rejoindre la FI.

    Vous dites qu’ensemble PCF et FI peuvent former un groupe plus fort. Evidemment, c’est arithmétique. Je le pense aussi mais pas au prix de la capitulation. Aucun parti n’accepterai cela.

    Au delà, je ne vois qu’une issu à gauche, c’est celle qui fera converger par la force des choses les luttes dans la rue (à l’Assemblée ce sera très difficile) où là Communistes, Insoumis, Socialistes frondeurs, Ecologistes n’auront pas d’autre choix que de lutter ensemble. Dans la rue, la FI ne pourra imposer aux autres un fonctionnement, un logo, une charte dont ils ne veulent pas. Dans une convergence sans diktat, nous serons ensemble. Mais sur le plan politique, c’est terminé, la séquence est finie.

    SB Le 19 juin à 22:56
       
    • "Vous dites qu’ensemble PCF et FI peuvent former un groupe plus fort. Evidemment, c’est arithmétique."

      Oui, beaucoup plus fort, mais completement soumis et le PCF va perdre son âme dans cette union.

      C ’est Melenchon qui va imposer les résultats collectifs selon son opinion à lui. Melenchon, le seul député Européen qui n’a pas voulu voter contre la torture en Corée du nord, qui défend du Poutine à Assad, du vénézuela, et compagnie. Vous voulez que le PCF vote selon le choix de cet homme ?

      Melenchon est le PCF d’il y a quarante ans, de George Marchais, quand il défendaitl’invasion de l’Afganistan par la Russie. Comme Melenchon voulait sans son programme rediscuter les frontières de la Russie en Europe (Sic...)

      Vous voulez que des gens comme Autain Ruffin, Buffet, etc, votent celà au nom du groupe ? Hors de question.

      La réalité est que celà va se faire probablement. Pierre Laurent, n’est pas un grand fino en politique, c ’est un reproche que je lui fais.

      bdpif Le 19 juin à 23:21
  •  
  • Lorsqu’on s’engage moralement auprès de ses électeurs en tant que candidat à une élection, c’est la valeur de la parole politique qu’on engage et pas seulement la sienne propre ! Ne pas la respecter c’est une fois de plus montrer aux gens que "les promesses n’engagent que ceux qui les croient !". Or, je pense que tous les députés soutenus par la FI ont à coeur de respecter leurs engagements à l’endroit du peuple français.

    Par exemple, lorsque Ruffin dit qu’il est libre et qu’il votera en son âme et conscience, il s’empresse de rappeler que si 1/4 des citoyens de sa circonscription souhaitent qu’il parte, il se destituera lui-même, à la manière du mandat impératif porté par la France Insoumise... De même, il va encore plus loin en précisant qu’il ne se paiera que le SMIC et qu’il versera le reste à des oeuvres ! Bref, comment peut-on dire que Ruffin, ou d’autres n’auraient pas leur place dans un groupe parlementaire PHI parce qu’ils revendiqueraient clairement leur indépendance et autonomie alors qu’ils appliquent clairement la logique sociale et solidaire véhiculée au sein de la France Insoumise ?

    Le problème pour composer le groupe parlementaire n’est pas le même que pour investir les candidats, la question qui se pose n’est plus celle de la charte (et du blanc-seing accordé au futur élu), mais de la propension à vouloir réellement s’inscrire dans une logique de rupture : si l’on sait d’avance qu’on fera preuve d’une "résistance sélective" face à la menace sociale et environnementale libérale (par rapport à ses propres intérets ou a ceux de ses amis), alors oui, faire partie du groupe parlementaire PHI posera certainement des problèmes !

    C’est aux députés de choisir d’entrer ou non dans le groupe parlementaire car plus rien ne les y oblige, ni les électeurs qu’ils ne reverront que dans 5 ans, ni une quelconque charte dans laquelle ils pourraient voir une promesse de voix, car au demeurant non opposable légalement à posteriori à un "élu de la nation". La seule logique à l’oeuvre est donc celle de "l’harmonie" : avec quel orchestre suis-je susceptible de retrouver l’esprit de la musique tel que je l’apprecie ? Nous verrons bien qui se reconnaîtra dans l’humanisme du groupe parlementaire PHI, quelque soit sa veritable appellation...

    carlos Le 19 juin à 23:46
       
    • Les députés soutenus par la FI et investis par elle sont tenus aux conditions que nous connaissons et qu’ils ont signé comme engagement à travers la fameuse charte. Ils ont les mains liées par elle entre autre. A moins qu’ils se déjugent au nom de leur conscience. Terrible dilemme : se soumettre au groupe ou suivre sa conscience. Dans la plupart des cas, cela ne posera pas problème mais il ne faut jamais dire jamais en politique. Alors, il est évident que les 10 députés PCF ne peuvent rejoindre le groupe FI sans se voir imposer la même soumission. Ils doivent chercher à constituer un groupe autonome. De toute façon, les dirigeants de la FI ont clairement fait entendre qu’ils ne transigerons pas sur la discipline, le logo, la charte, le programme et Corbière a déjà préparé le terrain en demandant que la présidence du groupe soit celle Mélenchon. La messe est déjà dite.

      SB Le 19 juin à 23:58
    •  
    • De même, il va encore plus loin en précisant qu’il ne se paiera que le SMIC et qu’il versera le reste à des oeuvres ! Bref, comment peut-on dire que Ruffin, ou d’autres n’auraient pas leur place dans un groupe parlementaire PHI parce qu’ils revendiqueraient clairement leur indépendance et autonomie alors qu’ils appliquent clairement la logique sociale et solidaire véhiculée au sein de la France Insoumise ?

      Ben voilà, Ruffin est un homme de gauche, comme mon grand père qui donné tout ses biens et ses terrains en Espagne aux ouvriers.
      Donc pour commencer la logique sociale et solidaire véhiculé au sein de la France Insoumise (le PG déguisé comme un éléphant dans un magasin de chaussure), Que Melenchon , qui va passer à 14 000 euros + tout le reste (voyage et compagnie se passe au Smic, revende ses maisons pour les donner aux ouvriers, s’en aille travailler à l’usine, comme un ouvrier, (comme Poutou,) et ses copains aussi, Corbière, professeur d’histoire + députés , etc fassent la même chose que Ruffin.

      Et là ils deviendront de Gauche, parce que dans l’instant présent, ils donnent plus l’impression d’être des populistes affairistes sans etiquettes.

      bdpif Le 20 juin à 00:10
    •  
    • Carlos, la France insoumise n’existe pas, c ’est le PG. On vous le dis depuis des mois. Qui sont 17 les députés de la France insoumise ?

      1. Adrien Quatennens
      conseiller national du Parti de gauche

      2.Ugo Bernalicis
      Parti de gauche depuis 2008

      3.Caroline Fiat,
      Mère de famille (fera ce qu’on lui dit de faire)

      4. Bastien Lachaud
      Co fondateur du parti de Gauche

      5. Sabine Rubin
      "Parti Humaniste"
      Vous ne connaisiez pas ?
      Cette formation avait été citée, en 1995, dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire sur les sectes.

      6.Stéphane Peu
      Pcf

      7.Danièle Obono
      NPA

      8.Mathilde Panot
      Parti de gauche de l’essone

      9. Loïc Prud’homme
       ?

      10. Bénédicte Taurine
      Pcf

      11. Michel Larive
      Cofondateur du Parti de gauche

      12.Muriel Ressiguier
      Parti de Gauche

      13.Jean Luc Melenchon
      Fondateur Parti de Gauche

      14. Corbière
      Co fondateur Parti de Gauche

      15. Coquerel
      Co fondateur parti de gauche

      16 et 17,
      Ruffin et Autain
      Ensemble et Humaniste

      Sur 17 députés, 9 députés dirigeants du PG, 2 PCF, 1 NPA, 1 Ensemble, 3 députés sans étiquettes (le pouvoir au peuple, mouarph), 1 parti Humaniste.

      Au final, si on fait les comptes en comptant un Rassemblement FI/PCF, on aurait 9 députés du PG qui décideraient pour 12 députés PCF.

      Le PCF va encore se faire escroquer par le PG (les insoumis nouvellement appelés)

      bdpif Le 20 juin à 01:09
  •  
  • Cessez de traiter les autres de "diviseurs". La division, c’est vous ! Si vous ne vouliez pas la division, il fallait choisir une stratégie d’union dont vous n’avez pas voulu, ni avec nous ni avec aucune autre force politique à gauche. Vous ne pouvez pas choisir la division pour "gagner" d’un côté et ensuite choisir "l’union" pour composer. Il suffit de lire ce qu’écrivent ici les défenseurs de la FI pour comprendre que c’est contradictoire.

    "C’est votre liberté, prenez-là" nous dites-vous.
    Croyez-vous que l’ont vous a attendu ?
    Nous l’avons prise en février 2016 quand nous avons refusé la soumission au fait accompli de la FI, quand nous avons refusé de rejoindre la FI pour nous dissoudre et quand nous avons voté un soutien mais dans une campagne autonome à la présidentielle à JLM. Nous l’avons prise cette liberté lorsque vous avez refusé tout accord national aux législatives qui ne se ferait sous l’égide de la France insoumise et à vos conditions. Nous allons, je l’espère, la prendre encore en tentant un groupe autonome. Vous aurez votre groupe FI comme le vous le vouliez (17 députés dont Ruffin, et Autain que nous soutenions nous aussi). Nous aurons, je l’espère, notre groupe (15 députés dont 10 députés communistes et 5 DVG à l’image des ultramarins avec lesquels le travail a été fructueux dans la précédente législature).

    Je ne vois pas pourquoi cela vous pose problème. JLM a clairement indiqué qu’il voulait un groupe homogène, "discipliné". Lui-même n’en veut pas d’un groupe avec les 10 élus communistes. Votre conception de l’union ce n’est pas "marchons ensemble dans le respect de nos différence", c’est "rejoignez-nous dans l’uniformité et sous nos conditions". Vous avez une conception de l’union qui est à sens unique. Nous buttons sur cela depuis le début.

    Si comme moi vous ne voulez pas obérer l’avenir, alors restons sur le constat de rupture dans lequel nous sommes depuis des mois. Attendons les coups que nous allons recevoir d’ici peu et peut-être que dans la convergence des luttes qui nous attendent, nous pourrons dans la rue faire ce commun qui nous est impossible aux conditions que vous posez. Le reste, c’est l’histoire et elle n’est jamais écrite par avance.

    SB Le 19 juin à 23:47
       
    • Ce message s’adressait à HLB !

      SB Le 20 juin à 00:00
    •  
    • Le véritable enjeu n’est pas seulement que le PCF ait son groupe, mais surtout que FI n’ait pas le sien. Les 2 PCF vont revenir au bercail, Ruffin ne veut pas entendre parler d’un groupe dirigé par Mélenchon, les deux divers gauche réunionnais Bello et Ratenon non plus, et les Ensemble Autain, Obono, Fiat, ne se soumettront pas à un noyau PG. Arithmétiquement, pas de groupe pour FI. Pas de commission, pas de conférence des présidents de groupe, pas de moyens matériels, de secrétariat, de dotation financière, de questions au gouvernement, de niche parlementaire. Fin de FI. L’important est que cette secte arrogante et mortifère soit contenue dans un périmètre où elle ne pourra pas nuire à la vie politique, à l’image des élus du Front national dont elle est si proche. Le PCF pourra revenir à ses sains échanges démocratiques avec ses partenaires naturels, et incarner à nouveau la vigilance à gauche, en toute légitimité retrouvée.

      Yves-André Peremer Le 20 juin à 07:09
  •  
  • La droite et la gauche à vocation gouvernementale

    Oh ! Monsieur Martelli, il faut sortir du vocabulaire du PS Macronien !
    Les Insoumis veulent gouverner, qu’on se mette bien ça dans la tête et dans les mots. LFI est un mouvement à vocation gouvernementale.

    DMC Le 20 juin à 00:32
  •  
  • Cette mise en perspective historique (parfaitement maîtrisée au demeurant) occulte une cause majeure du déclin (inexorable ?)de la gauche traditionnelle (PS/PCF pour faire court)qui réside dans le déphasage avec les transformations de la société française de ces 20 dernières années:paupérisation de la jeunesse et singulièrement des étudiants,révolution numérique,explosion du précariat,fragilisation des services publics et des statuts de la fonction publique,urgence de la question écologique…etc.Comme la droite,la gauche parlementaire n’a pas su ou voulu voir la désespérance d’une partie grandissante des habitants de ce pays n’hésitant plus à se réfugier dans un mutisme réprobateur (l’abstention + vote pour le F.N.).L’incompréhension entre de nombreux Français et des élus peu disponibles n’a cessé de s’aggraver tandis que les conditions de vie de ces mêmes Français ne se sont guère améliorées.Si bien que d’autres (les insoumis),par un investissement sincère et enthousiaste,en entretenant la flamme de l’espoir (près de s’éteindre pour de bon dans les années 2000),en multipliant les initiatives originales et créatrices se sont progressivement mais non moins rapidement imposés comme la force politique de gauche de demain.Les insoumis sont devenus incontournables parce qu’ils ont su proposer une lecture pertinente et neuve du monde.L’intelligence politique des insoumis séduit désormais des millions d’électeurs,de militants,de citoyens.Nous sommes tournés vers l’avenir pour bâtir & gagner !

    443pourdemain1 Le 20 juin à 02:05
  •  
  • @ Yves-André Peremer

    Je vous trouve bien pessimiste. Où avez-vous lu que 3 élus FI + Autain et Ruffin ne voulaient pas siéger avec les Insoumis ? C’est tout le contraire, ils s’y sont engagés et rien dans leur déclaration ne laisse penser le contraire.

    Pour les ultramarins, c’est peut-être différent ils préfèreront peut-être comme précédemment un groupe technique avec le PCF, le groupe GDR qui a bien marché d’ailleurs, FI aura son groupe. Pour moi qui soutient le PCF l’enjeu c’est pour nos 10 députés de pouvoir en rejoindre un sans passer par les fourches caudines de la FI, c’est tout.

    Mais le plus grand des enjeux c’est la lute contre les projets de Macron et là c’est dans la mobilisation que cela va se jouer avec sous sans groupe parlementaire. Avec ce que l’on va subir, nos désaccords politiques vont passer à l’arrière-plan car le capitalisme ne va pas faire de quartier.

    SB Le 20 juin à 08:21
       
    • Je n’ai pas dit qu’ils refuseraient de siéger, mais que l’appartenance des membres d’Ensemble à un seul groupe PG présidé par Mélenchon n’irait sans doute pas sans difficultés. Si on ajoute ces réticences aux défections (17 - 2 PCF - 2 ultramarins = 13), adieu la belle histoire FI. Faisons confiance à votre groupe concurrent, autonome et rassembleur pour entretenir un bon climat de travail chaque fois qu’il en aura l’occasion.

      Yves-André Peremer Le 20 juin à 09:11
  •  
  • Je crois qu’il va être intéressant de continuer à lire tous ceux qui se revendiquent du PCF et du PS sur ce qu’ils pensent d’une union avec la France Insoumise... Les choses deviennent de plus en plus claires sur la question de savoir d’où viennent les réticences à la formalisation d’un groupe parlementaire unitaire à gauche... De toute façon, la France Insoumise a suffisamment d’élus pour en composer un... Voyons ce que décideront les parlementaires communistes...

    Carlos Le 20 juin à 08:49
  •  
  • Pourquoi avoir passé sous silence le début de la décroissance du Pcf qui apparaît sur votre tableau en 1958 ? avec la fondation de la constitution gaulliste de la V° République ? Où pour la première fois le Pc a perdu près d’un million et demi de voix ! Il manque une colonne à votre tableau celle du nombre de voix ! Ajouté au mode de scrutin, le Pc ira en décroissant avec son nombre de sièges jusqu’à ce jour ! Pourquoi ?

    Vacher Roland Le 20 juin à 10:58
  •  
  • Petite définition de ce que en psychologie et psychanalyse l’on appelle " la projection "

    " La projection désigne l’opération mentale (inconsciente) par laquelle une personne attribue à quelqu’un d’autre ses propres sentiments, dans le but de se sortir d’une situation émotionnelle vécue comme intolérable par elle. " Wikipedia.

    Il est intéressant de constater que tout ceux dont la seule motivation, la seule obsession , est leur détestation de JLM et de la FI , utilisent tous le même qualificatif pour les qualifier. Il s’agit de l’aimable qualification de " sectaire " . Ou comment se débarrasser d’un passé , toujours présent , trop lourd à porter .

    GG Le 20 juin à 14:10
       
    • C ’est de l’hypocrisie de la part de la FI On attends le vote démocratique du PCF en faveur de Melenchon et après on le massacre.

      Le PCF ne doit pas faire d’alliance avec le FI.
      Ce sont des populistes plus proche du FN que de la Gauche. (Absence de liberté et de démocratie)

      BDPIF Le 20 juin à 15:25
  •  
  • Un groupe PCF c’est bien !

    Maurice Le 21 juin à 23:02
  •  
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