Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 12 juin 2017

Législatives : triomphe et champ de ruines

Il était annoncé par les sondeurs. Il s’est confirmé dans les urnes. Le mouvement d’Emmanuel Macron surfe sur la vague haute. Mais ce triomphe, sans être en trompe-l’œil, a lieu sur un champ de ruines démocratique…

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À l’américaine

Plus de la moitié des électeurs inscrits ne sont pas allés voter. Incluons les non-inscrits (3 millions) et les mal-inscrits (6,5 millions) et nous avons le constat accablant : près des deux tiers des Français en âge de voter ne l’ont pas fait ce dimanche.


On en connaît les racines sociales de cette abstention record. Elles sont anciennes : l’abstention toucherait les deux-tiers des moins de 35 ans et les deux tiers des ouvriers et des employés et un nombre à peine moins dense des revenus les plus modestes. Mais il n’y a pas que cela désormais.

La réforme du quinquennat, décidée par le gouvernement Jospin en 2000, voulait rationaliser le calendrier électoral et limiter les possibilités de cohabitation. En fait, elle a accentué la pente présidentialiste et quasi monarchique des institutions de la Ve République. Deux consultations concomitantes, dont l’une (la présidentielle) est réputée décisive : comment s’intéresser à ce point à la seconde ? Et comment le faire, au surplus, quand on explique depuis des décennies que les gestions de droite et de gauche obéissent aux mêmes contraintes et doivent s’astreindre aux mêmes règles ?

Droite et gauche ne mobilisent plus comme avant. Pour la première fois, l’élection présidentielle s’est gagnée au centre. Pourquoi ne pas laisser faire, dès l’instant où les deux grandes forces dites "de gouvernement" sont au tapis ?

De là découle l’étonnante situation que nous vivons aujourd’hui. Selon l’institut de sondages Ipsos, un petit quart des personnes interrogées veulent soutenir le nouveau Président et un quart entendent s’opposer à lui. Le même pourcentage d’un quart affirme qu’il faut donner à Emmanuel Macron une majorité parlementaire ; mais une moitié ne le souhaite pas. Les soutiens affirmés de l’Élysée sont très minoritaires, mais les urnes inscrivent la perspective d’un raz-de-marée exceptionnel en sa faveur !

Quand ceux d’en haut ne peuvent pas et que ceux d’en bas ne veulent pas, qu’est-ce donc, sinon une crise politique. Pour l’instant, les responsables politiques choisissent la politique de l’autruche, à l’image des décideurs européens. La "gouvernance" ne marche pas ? On va aller un peu plus loin dans sa mise en œuvre… Jusqu’au jour où la corde se tend à ce point qu’elle se rompt. Peut-être dimanche prochain, sinon plus tard. Mais convenons que nous atteignons une cote d’alerte préoccupante, qui ne se règlera pas à coup de petites phrase et "d’affaires" rondement menées.
Il n’est jamais bon de bâtir des palais sur du sable…

Un paysage éclaté

En dehors du camp présidentiel, le champ politique évoque unanimement les souvenirs glacés de la Bérézina.

Le Front national confirme ce que l’on perçoit depuis un an : le spectacle d’une belle machine qui se dérègle au moment de faire la course en tête. Les 13,2% de ce dimanche sont bien loin des 27% de 2015, au-dessous même des 13,6% des législatives de 2012. Le FN voulait être la grande force d’opposition de droite à l’Assemblée : pour l’instant, il semble qu’il aura du mal à seulement constituer un groupe parlementaire. Il n’est en tête que dans 18 circonscriptions et ses têtes d’affiche sont à la peine, dans le Nord, l’Est et le Midi méditerranéen.

La droite classique est dans ses basses eaux. En 2007, dans la foulée du succès de Nicolas Sarkozy, elle progressait de 10 points et s’installait dans une majorité confortable de 53,2%. En 2012, l’échec de son héraut de 2007 la ramenait à un plus modeste 36,4%. Elle est aujourd’hui ramenée à un plus que modeste 21,6% (total UDI, LR, divers droite). Il est vraisemblable qu’elle disposera du groupe parlementaire le plus étoffé, après celui du Président. Mais cette satisfaction relative n’atténuera pas l’amertume d’un processus chaotique. La droite militante a voulu se radicaliser, portée par la vague conservatrice des manifestations contre le Mariage pour tous. Elle a en fait préparé une défaite que n’expliqueront pas les seuls déboires familiaux de son candidat présidentiel. Elle peut certes attendre le retour du bâton et les possibles difficultés de l’équipe au pouvoir. Elle n’évitera pas pour autant les redoutables examens de conscience.

Et que dire alors de la gauche ? Les forces qui s’en réclament se trouvent à leur niveau législatif le plus bas depuis 1936, au-dessous même des désastreuses élections de 1993. La responsabilité en incombe bien sûr à l’effondrement du PS, amorcé à la présidentielle et annoncé par les sondages. Comme nous l’avions suggéré dans ces colonnes, le socialisme français est à son niveau historique le plus bas depuis plus d’un siècle. Il dépasse à peine le seuil des 7% de suffrages exprimés et se prépare à une déconfiture parlementaire inédite. La chute de la maison Mitterrand était prévue ; elle est maintenant entérinée.


Entre satisfaction et déception

Les forces de l’ancien Front de gauche sont de leur côté dans une situation étrange. Les 13,7% de la France insoumise et du PCF représentent un doublement par rapport au pourcentage acquis en 2012. Comme en 2012 toutefois – mais cette fois dans une proportion moindre – le résultat de la législative n’est pas à la hauteur de celui de la présidentielle. Le 23 avril dernier, Jean-Luc Mélenchon manifestait son amertume pour n’avoir pas atteint le seuil ouvrant la voie au second tour. Mais les 19,6% laissaient espérer une revanche législative et une présence spectaculairement renforcée à l’Assemblée.

Sur la papier, l’objectif reste atteignable : des candidats de la France insoumise et du PCF seront présents dans une soixantaine de circonscriptions. Mais les réserves de voix ne sont pas toujours conséquentes, les triangulaires seront cette fois absentes et ces candidats les plus à gauche seront souvent opposés à des candidats potentiellement "attrape-tout" appartenant au mouvement d’Emmanuel Macron. Il faudra donc une spectaculaire sursaut populaire et de gauche pour inverser des situations a priori difficiles. Les premières projections – les plus favorables ne dépassent pas le seuil des 23 élus – sont peu encourageantes. Mais nul ne peut anticiper vraiment les effets d’un déséquilibre atypique, peut-être trop atypique… pour être vrai…

Ce qui est sûr est que la division des partisans de Jean-Luc Mélenchon a d’ores et déjà coûté la perte de trois sièges (4e des Hauts-de-Seine, 17e du Nord et 6e de l’Oise) et elle empêche la gauche de gauche d’accéder au second tour dans 12 cas, dont un face-à-face avec le FN (7e des Bouches-du-Rhône). Et, selon toute vraisemblance, elle a pénalisé l’ensemble en introduisant une confusion qui a retenu de nombreux électeurs potentiels. Disons, à tout le moins, que dans une période de déstabilisation et de doute, où les motivations sont écornées, le spectacle de la division n’est pas des plus porteurs.

Le désaccord est particulièrement dommageable quand on observe le résultat cumulé des deux protagonistes. Les 13,7% d’exprimés ramènent vers les jours plus fastes où le PC était encore une force qui pesait électoralement sur la gauche tout entière. Dimanche dernier, le total PC-FI dépassait les 30% dans 9 circonscriptions et les 20% dans 62 d"’entre elles. Il ne se situait au-dessous de 10% que dans 83 circonscriptions et au-dessous de 5% dans à peine quatre.

Il faudra donc, une fois clos le grand cycle électoral, réfléchir sur l’ensemble du processus. S’il s’achève sur une semi-déception, il aura toutefois tranché entre les protagonistes. La France insoumise et le PCF étaient en rivalité dans la très grande majorité des circonscriptions métropolitaines. Incontestablement, le duel a tourné à l’avantage de FI.

Les déboires du PCF

Sur 434 circonscriptions où les deux formations étaient en concurrence, le PCF ne devance FI que dans 9 cas dont un en région parisienne (Elsa Faucillon dans la 1ere des Hauts-de-Seine). Il est, tout au moins en pourcentage, la principale victime de l’évolution des cinq dernières années. En juin 2007, il avait obtenu 4,3% ; il en recueille 2.7% cette fois. Le Front de gauche avait masqué en partie le déclin ; sa fin relance la donne négative.

Le parti communiste ne dépasse les 20% que dans 10 circonscriptions. En revanche, il est marginalisé dans un grand nombre d’entre elles : moins de 5% dans 374 circonscriptions et même moins de 1% dans 35 d’entre elles. "L’archipel" électoral du PCF se fait de plus en plus ténu, même s’il reste en lice dans une dizaine de circonscriptions théoriquement gagnables au second tour. Il est au-dessous de son score de 2007 dans 325 cas et perd plus de la moitié de son chiffre d’alors dans 84 d’entre eux.

En revanche, le profil des résultats de FI rapproche le mouvement de Jean-Luc Mélenchon de celui qui caractérisait le PCF jusqu’au milieu des années 1980. Ses scores s’étalent de 37,2% (Clémentine Autain dans la 11e de Seine-Saint-Denis) à 2,3% (la 14e de Paris). Mais ce dernier chiffre est plutôt atypique. Comme le PCF d’avant 1981, FI n’est au-dessous de 5% que dans 8 circonscriptions et au-dessus de 10% dans 350.

La France insoumise s’est installée dans les terres du socialisme et du communisme historique, dans le Nord, le Midi méditerranéen ou dans les zones "bleues" puis "rouges" de l’Ouest. Elle surclasse le communisme dans le Sud-Ouest et le dépasse dans le massif pyrénéen. Elle pousse le PCF vers une certaine marginalité dans l’Est ou à Paris (où le PC avait connu un relatif regain au début des années 2000).

Son profil social va dans le même sens. FI attire un électorat plutôt jeune (18 à 21% des moins de 35 ans), populaire (17% de professions intermédiaires et 14% d’employés, de revenus modestes, mais relativement éduqués (13% de niveau baccalauréat et plus).

Il n’en reste pas moins que ni la France insoumise ni le PC n’ont réussi à remobiliser pleinement l’électorat du 23 avril. Une moitié seulement (55% pour FI, 11% pour le PC) des électeurs de Jean-Luc Mélenchon semblent s’être déplacés ce dimanche, le même pourcentage s’observant parmi ceux qui se disent encore proches du Front de gauche.

Il faudra encore attendre quelques jours pour mesurer le rapport des forces dans le pays. Les chiffres du premier tour confirment toutefois ce que la présidentielle avait installé. Dans les deux décennies précédentes la part de la gauche de gauche restait très minoritaire dans l’ensemble des voix qui se portaient sur la gauche française. Entre 1993 et 2012, son pourcentage ne dépassait jamais les 30%, tournant plutôt entre 15 et 20%. Cette fois, la gauche de gauche a redépassé le seuil fatidique de la majorité à gauche. Les conditions sont-elles atteintes pour une traduction parlementaire de ce nouvel équilibre ? On le saura dimanche prochain. Mais quelque chose s’est produit, qu’il faut maintenant rendre irréversible.

On se réjouira au moins de cette bonne nouvelle. Elle ne peut toutefois masquer, ni l’inquiétude devant une crise politique pesante, ni l’angoisse devant une situation sociale dégradée, ni la nécessité d’un renouvellement à gauche qui, enfin, porte à la fois sur les structures tout autant que sur les actes, les symboles et les mots.

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  • Il n’y a pas que la division des partisans de Mélenchon qui empêche d’être au second tour. Ainsi, dans la 18ème circonscription de Paris, fortement ancrée à gauche, c’est la candidature autoproclamée de Caroline de Hass, activiste médiatique très encouragée par "Regards", qui aura pour conséquence que le candidat de droite Bournazel et Myriam El Khomri, tous deux soutiens de Macron, se retrouveront au 2ème tour.

    Gilbert Duroux Le 12 juin à 12:20
       
    • Tout à fait d’accord. La focalisation sur Mélenchon empêche de toute façon de s’interroger sérieusement sur les réelles dissensions de la gauche sur le fond (UE) comme sur la forme. Mélenchon a au moins participé à l’écrasement des caméléons fauxcialistes.

      kroptoukine Le 12 juin à 12:35
    •  
    • On reprend. Militante, Caroline de Haas se présente. C’est une candidate intéressante : il se trouve qu’elle fait partie des tous 1ers initiateurs de la lutte sans concession contre la loi Travail.

      C’est donc en toute logique que la FI... présente quand même son propre candidat dans la même circonscription. Et oui, elle n’a pas signé la charte : elle est donc suspecte, au moins autant que Monique Pinçon-Charlot...

      jimbo Le 13 juin à 17:48
    •  
    • @ jimbo il y avait dans chaque circonscription une bonne raison invoquée pour que FI ne présente pas de candidat. Ici de Haas, là bas un pcf qui du fait d’une implantation ancienne aurait été le mieux placé. Bref des bonnes raisons partout. Caroline de Haas s’est présentée dans le cadre d’un accord avec le PCF qui n’a pas présenté de candidat dans cette circonscription. Elle était candidate de EELV qui avait signé un accord électoral avec le PS. Dans ces conditions, dites moi pourquoi FI n’aurait du présenter de candidat.

      choucroute Le 15 juin à 00:02
  •  
  • Merci pr cette analyse depassionnee et dc très éclairante. Une seule réserve, l’emploi de certains mots ou expressions peut porter aujourd’hui à confusion, comme l’équation apparente entre "socialisme français" et PS (il y a bien lgtps que la majorité du PS a oublié le sens du mot, et à l’inverse le program de la FI est bien éco-socialiste), et aussi l’expression "gauche de gauche" qui sous-entend que le PS serait encore la gauche, ce qui là aussi n’est plus vrai depuis un moment malgré l’appropriation du mot "gauche" par ses principaux représentants. Accepter cette appropriation fait prendre le risque de marginaliser un mvt qui, avec des alliés "de gauche", soit au contraire pouvoir prendre une place centrale "à gauche" // retour de Corbyn en GB.

    karin fischer Le 12 juin à 14:08
  •  
  • Certes, le mouvement bonapartiste genre Napoleon III de Macron profite d’une abstention dramatique, mais tout régime, même celui qui semble le plus solide peut s’écrouler brutalement.
    Aussi faut-il un recours politique pour que l’exaspération sociale à venir puisse déboucher sur un changement profond.
    Le programme de LFI existe et peut servir de point d’appui. En revanche la structure internet du mouvement ne conviendra pas longtemps pour que les nouveaux militants qui se sont révélés lors des présidentielles continuent d’oeuvrer en commun dans les periodes moins exaltantes, et Mélenchon ne sera pas là éternellement comme liant de l’agglomérat.
    Le PS, EELV, le PC ni même le PG, ne pourront être les structures d’accueil pour l’avenir.
    Il faut transformer LFI en structure pérenne combinant la solidité démocratique d’un parti et la souplesse d’accueil d’un mouvement fluctuant. La réflexion est ouverte !

    DMc Le 12 juin à 14:30
  •  
  • Cette fois, la gauche de gauche a redépassé le seuil fatidique de la majorité à gauche. Les conditions sont-elles atteintes pour une traduction parlementaire de ce nouvel équilibre ? On le saura dimanche prochain. Mais quelque chose s’est produit, qu’il faut maintenant rendre irréversible.

    On se réjouira au moins de cette bonne nouvelle.

    Un président centriste, une majoritée absolu à l’assemblée.

    Et la gauche, plus rien, plus de pouvoir au gouvernement, ni à l’assemblée.

    Personne parmis les ouvriers ne và féter un chiffre de la défaite du PS, du PCF ou du PG.

    5 ans pour quelques chiffres qui ne servent à rien. N’ont plus aucuns pouvoir.

    Un suicide de la gauche.

    Nous avons la gauche a plus bête du monde. Ce sera ce que nous retiendrons de ces elections

    BDPIF Le 12 juin à 14:37
  •  
  • Oui, une belle analyse dépassionnée...
    Reste que les causes profondes de la "débandade" doivent être un tantinet plus large que les "désaccords entre partisans de Mélenchon" !

    Après un président élu avec 18% des inscrits, nous voilà avec des députés élus avec + de 51% d’abstention (plus de 60% dans ma commune) ! Une mention spéciale pour l’électorat de droite qui a lui-même rechigné à aller voter alors que d’ordinaire il est plus "revendicatif" que l’électorat traditionnel de gauche (du moins se vit-il plus décomplexé ces derniers temps).

    Force est de constater que le désintérêt pour la politique va croissant parallèlement avec le fait que les gens prennent acte de l’impuissance avérée et notable des autorités politiques de droite comme de gauche, face à la prédominance des décisions formulées par des "autorités" économiques autoproclamées ... La parole politique ne vaut donc plus rien aujourd’hui, et l’abstentionnisme des électeurs montre qu’ils l’ont bien intégré.

    Une fatalité ? Il y a fort à parier que pour les partis de gauche installés dans le paysage politique français depuis une éternité, le choix du "pragmatisme" récurrent dans les stratégies partidaires indique que la réponse à la question est "oui"... Le score de la France Insoumise dans un tel contexte est pour le moins exemplaire... Convaincre la population qu’elle peut reprendre son destin en main alors qu’une oligarchie a usé de tous les moyens à sa portée pour conquérir le pouvoir politique et en convaincre avec un certain succès le peuple du contraire, quelle gageure ! Même la "radicalité" politique nécessaire à toute résistance contre le système en place passe pour du "sectarisme" aux yeux de ceux qui revendiquent lutter contre l’exploitation de plus en plus claire des "masses populaires", de la frange la plus pauvre jusqu’à celle plus préservée jusqu’ici de la classe moyenne haute (Et oui !) Car il y a bien 2 dynamiques à l’oeuvre dans l’acte de résister :

    1) Protéger ce que l’ordre établi veut abolir grâce aux luttes sociales et écologiques ( je vous laisse choisir tout ce que la logique libérale met en sursis... )
    2) "radicaliser" le combat contre ce même ordre établi pour lui en substituer un autre (que j’espère plus humain) en faisant preuve de cohérence et de constance dans la détermination (tout le contraire de ce que fut l’expérience du Front de Gauche et de ce que propose actuellement le PCF en terme d’union...)

    Oublier la seconde, c’est supporter les coups de boutoir de l’assaillant tout en lui permettant de les rendre à chaque fois plus puissants, au risque, de le voir finalement en finir définitivement pour faire court avec la liberté, l’égalité et la fraternité...

    Bref... Le fait que l’électorat le plus motivé pour ces législatives soit celui qui a élu le président de la république actuel, c’est effectivement loin d’être une surprise... A noter cependant qu’avec 15% des inscrits, il en a tout de même perdu quelques uns en route (très peu j’en conviens)...

    En fait, après un premier tour des législatives comme celui-là, on ne peut que déplorer que le citoyen hésite entre résignation et inertie... Alors, comment faire pour le convaincre d’agir ? Si la France Insoumise se transforme en parti, c’en sera fini de sa capacité mobilisatrice et fédératrice, qui malgré les discours des directions des autres formations politiques, lui a permi de réaliser son score au 1er tour des législatives mais aussi de la présidentielle !

    C’est au contraire en restant ouverte à tous ceux qui veulent réfléchir sur la "rupture", encartés, antipartidaires notoires ou citoyens lambdas, qu’elle continuera à secouer efficacement la sphère politique !
    Car avec PHI, on est bien loin de la secte "soumise" à un gourou despotique "M-(r)aël-enchonesque"...
    J’espère donc, dans l’intérêt du mouvement, que celui-ci s’ancrera plus "radicalement" dans le réel en tissant des liens plus solides avec les acteurs de la lutte sociale et écologique (associations et actions "collectives" revendicatives) basés sur leurs expertises et une réflexion conjointe apte à produire des solutions politiques efficaces, humaines et justes !

    carlos Le 12 juin à 16:11
  •  
  • Un Ps pasokisé, un PCF à la ramasse, des écologistes déboussolés, voila la réalité de la gauche. La constitution de la France Insoumise ne tombe pas du ciel, elle n’est que la conséquence de l’échec provoqué du Front de gauche par un PCF qui n’a jamais voulu retirer la perfusion qui le reliait au PS. Il fallait résoudre cette situation délétère qui entrainait la gauche à un néant à l’italienne dans lequel le FN aurait prospéré. Macron a très bien compris ce que faisait Mélenchon et il en a tiré la conclusion que pour sauver le système il fallait reproduire à l’identique cette démarche pour réunir les libéraux de tous poils qui hantaient les vieux partis de gouvernement. Ne l’aurait-il fait que sans aucun doute la France Insoumise aurait remporté l’élection présidentielle. Aussitôt son mouvement EM lancé la quasi totalité des grands médias n’ont eu de cesse d’en assurer la promotion . Et pendant ce temps, le PCF, les "frondeurs" du PS et les écologistes minaudaient sur la violence décrétée et l’isolement de JL Mélenchon. Au moins maintenant le terrain est déblayé et la France Insoumise peut désormais devenir le pivot autour duquel se construira la nouvelle force humaniste sociale, démocratique et écologique qui sera nécessaire pour défendre les salariés, retraités et toutes les victimes des politiques guidées par l’intérêt de la minorité possédante et accéder un jour au pouvoir. A chacun maintenant parti et citoyen qui se reconnaît dans ce camps de prendre comme nous l’avons fait, les décisions de rupture avec l’ancien monde politique qui une nouvelle fois a été rejeté par une abstention massive. La reconquête passera par une pratique nouvelle de la politique en liaison permanente avec les citoyens. Cette séquence électorale a permis d’inventer les nouvelles formes de militantisme politique avec les caravanes dans les cités, l’utilisation des réseaux sociaux, la proximité conviviale, la créativité partagée. Notre programme l’Avenir en commun sera le point de repère pour toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans le productivisme destructeur et le capitalisme financier prédateur de la planète et de ses occupants. Chacun apportant ce qu’il peut pour former un grand mouvement actif et coopératif riche de talents et de compétences.

    Francis Le 12 juin à 16:42
  •  
  • N.B. : les “mal-inscrit-e-s” – c’est-à-dire les électeur-rice-s qui, le plus souvent, sont resté-e-s inscrit-e-s dans un quartier où il-elle-s n’habitent plus – sont déjà comptabilisé-e-s parmi les abstentionnistes ; on ne peut donc pas additionner leur nombre à celui de ces dernier-ère-s… L’ensemble des non-votant-e-s comprend donc les non-inscrit-e-s, les abstentionnistes (bien ou mal-inscrit-e-s) et toutes les sortes de bulletins non exprimés (blancs et nuls).

    Ferdinand14 Le 12 juin à 16:57
       
    • Les mal-inscrits sont comptabilisés, les non-inscrits non (on peut meme pas savoir combien sont-ils, on a seulement quelques estimations)

      paolo Le 14 juin à 07:52
  •  
  • drôle d’époque

    32 % des personnes qui vont voter votent candidats Macron

    donc 68 % ne votent pas candidats Macron

    il y a 52 % d’abstention

    donc 48 % de votants et en fait les 32 % de votants pour les candidats Macron représentent 15 % des inscrits.

    15 % des inscrits vont être représentés par 85 % des sièges de députés.

    plus fort encore, les Républicains qui devraient avoir environ une centaine de députés , la moitié au moins, s’est déclaré

    prêts à voter avec Macron les "réformes".

    conclusion les 68 % qui ne veulent pas programme Macron seront à peine représentés à l’assemblée.

    Nous sommes dans une démocratie n’est ce pas ?

    dan93 Le 12 juin à 19:44
       
    • Le site du Ministère de l’Intérieur indique que LREM est créditée de 28,21% .

      Francis Le 12 juin à 19:54
    •  
    • @francis - LREM c’est 13,43% des inscrits...
      Il est clair qu’on s’achemine doucement mais sûrement vers un renforcement du vote Lepen pour dans 5 ans. A moins que la France Insoumise ne trouve le meilleur moyen d’action pour éveiller les consciences et transformer la colère aveugle, sourde et accessoirement autodestructrice en "radicalité critique" constructive... Redonner espoir et revaloriser la parole politique, c’est sur cette voie qu’il faudra continuer à progresser en perseverant dans la cohérence.

      Carlos Le 13 juin à 01:06
    •  
    • Plus encore l’essentiel des députés socialistes qui vont s’en sortir, seront ceux que Macron a épargné, en ne présentant pas de candidats en face d’eux
      Il y a du boulot !!

      dan93 Le 13 juin à 07:52
    •  
    • Vous oubliez d’ajouter les socialos qui seront élus au 2ème tour. Ce ne sont pas des frondeurs, et ils voteront les lois de Macron.
      Comme opposition sociale, humaniste et écologiste, force est de reconnaître qu’il n’y a que les représentants de le France insoumise et quelques rares communistes.

      Gilbert Duroux Le 13 juin à 18:37
  •  
  • la mécanique instituée par la cinquième république a montré son efficacité pour le maintien ad aeternam (au moins par l’élection) de la classe dominante. On comprend mieux la déferlante d’agressivité vis à vis de JLM avant le premier tour et venant de tous les bords (Hamon, Hollande, Ecologistes et..communistes compris hélas) ! arriver au second tour face au FN et le tour était joué !
    Que le PCF soit mort, dont acte. Que la gauche à visée électorale soir moribonde, c’est un fait. Que les gens de peu ne se sentent plus concernés par le jeu électoral semble un fait acquis. Et qui pourrait le leur reprocher face aux turpitudes de tant d’élus du "peuple" !
    La question du jour : que faire ?
    Pas de réponse mécanique mais une analyse dialectique approfondie en écartant peut-être celles et ceux qui, à gauche et surtout dans les partis moribonds ont tout fait pour mettre la réflexion critique au point mort.

    gredin Le 13 juin à 09:29
  •  
  • C’est quoi la prochaine étape pour le PCF maintenant qu’il est privé de son tuteur PS qui a disparu des radars ?

    1- Une fusion avec les restes fumants de cette étoile morte dans le cadre de l’opération de B. Hamon/Duflot de reconstruction d’un pôle social-démocrate européiste

    2- idem en plus soft avec A. Hidalgo/Aubry/Taubira

    3-un repli « identitaire et sectaire » comme le parti communiste grec

    4- un rapprochement sans arrières pensées avec le mouvement de la France Insoumise qui représente l’avancée théorique et organisationnelle que n’a jamais osé faire le PCF ?

    Nous verrons bien quelles sont les orientations du rapport présenté lors du prochain Conseil National. Mais le résultat sera sans doute un peu des quatre hypothèses et la disparition définitive du PCF en tant qu’organisation indépendante.

    choucroute Le 13 juin à 10:31
       
    • Oui, un peu de tout cela.

      Un certain nombre de militants rejoindront la France insoumise, si ce n’est déjà fait. Sans doute seront-ils les plus nombreux.
      D’autres (les minoritaires des motions 3 et 4 du dernier congrès) sont déjà dans le repli sectaire.

      Les apparatchiks seront tentés par les premières options (dans un effort désespéré pour sauver leurs meubles). Bof...

      Mais je pense que le PCF tel qu’on le connaissait est mort.

      Nadamas Le 13 juin à 19:44
  •  
  • Il y a une guerre interne au PS. Les Filoche et Consorts tentent de déloger les macronistes et de rallier les "barons" qui sont aux manettes du parti socialiste à leur ligne politique, au demeurant tout de même plus proche de celle de la France Insoumise (malgré des divergences revendiquées).

    Ce n’est pas chose aisée surtout que beaucoup de leurs "candidats-soutien" ont été sortis au 1er tour... Ils ne sont donc pas en position de force en interne malgré le bilan catastrophique de la direction du PS ! Soit le PS devient le socle sur lequel Macron pourra assoir la continuité de la politique initiée par Valls/Hollande (parce que c’est bien de ça qu’il s’agit), soit le PS "explose" et laisse partir ceux qui ne croient plus au combat socialiste.

    G. Filoche cherche à sauver au second tour des législatives les candidats PS qui peuvent l’être en prônant le désistement "réciproque" (FI, EELV, etc...) et demande de la "clarté" à ses pairs... Le soucis c’est qu’à l’heure actuelle, cette clarté" n’existe pas... impossible de savoir pour qui roule chacun des candidats PS !

    carlos Le 13 juin à 11:55
  •  
  • La FI, un bon investissement financier pour une poignée de personnes, celles qu’ont va retrouver peut être députés, comme Corbière, Girards,Coquerel, etc ...

    La France insoumise peut se réjouir. Avec 2.497.663 voix récoltées, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon va en effet récolter chaque année environ 3,5 millions d’euros. Soit 17,5 millions d’euros sur cinq ans.

    Des militants gratuits, des réseaux gratuits, Face book, you tube, des appels au dons aux militants pour payer les déplacements et evenements hoLographiques.

    Et une poignée de dirigeants proches de Melenchon qui vont se taper les millions d’euros entre eux,tranquillement en 5 ans.

    Avec cet argent, nous pourrions faire un resto du coeur par exemple, ou des refuges pour SDF, ou autres chose ?

    Ha ha ha. Rien, ce sera tout pour eux,les anciens du PG ...

    Des vendeurs de tapis.

    BDPIF Le 13 juin à 12:19
       
    • La moindre des choses pour la FI serait ua moins de rembourser les dons des militants, souvent au RSA. Ha ha ha, rien, ils n’auront rien.

      Vous ne me croyez pas ? Tentez de demander les remboursement de vos dons maintenant que la FI en a largement les moyens.

      Ha ha ha

      BDPIF Le 13 juin à 12:28
    •  
    • J’espère que ce ne sera pas ce que vous dites et qu’ils auront l’honnêteté d’être transparents sur le sujet financier.
      Mais c’est bien vu. J’aimerai voir leur réaction si on leur mettait cela sous le nez !
      Merci.

      alain borgo Le 13 juin à 12:38
    •  
    • @bdpif - je suppose que cette logique consistant à faire un don pour un parti en attendant un retour sur investissement fait parti du genre de pratique que vous trouvez normale...
      Je n’ose pas une seconde imaginer ce qu’attendent d’"En marche " les gros donateurs de Macron ! Serez vous à leurs côtés lorsqu’ils demanderont un retour d’ascenseur ?

      Carlos Le 13 juin à 13:01
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  • Certains dans cette tribune, dans les mois précédents pronostiquaient un effondrement de la FI, et le renouveau du " glorieux PCF".

    Force est de constater que l’effondrement du PCF et sa disparition du paysage politique français n’est plus une vision de l’esprit de la part des "anti communistes " dont je serais un de ces représentants du vilain parti de gauche .

    Seul sous ses propres couleurs les élus du PCF sont éliminés sauf exception des le premier tour.( hubert Wulfranc 27,02 %) André Chassagne , 34,85 %
    Madame Picard a Vénissieux ,maire !!! 10,45 % des voix derrière le FN et la FI 14,56 %.
    Marie Georges Buffet, pc et candidate soutenue par FRANCE INSOUMISE 32% !

    Ailleurs c’est la bérézina annoncée et prévisible.

    Sans la tétine nourricière du parti socialiste, le PCF disparaît du paysage politique Français.

    Il y a fort a parier que dans les mois qui suivent, pierre Laurent ( dans le cadre d un congres ? ) , n impose a ses permanents un "repli idéologique" pour sauver les meubles et maintenir de grand parti bla !bla bla . Et tenter ainsi de raccrocher le wagon poussif du Pc a la locomotive FI.

    Gageons que la France insoumise avec ces jeunes militants très impliqués et vigilants sauront accorder sans ostracisme la place qui reviens aux militants du PC, mais seulement la place ;pas toute la place ! .

    La reconstruction de la Gauche sociale ,citoyenne et écologique est "en marche " et elle ne passera pas par des accords de "parti ".

    buenaventura Le 13 juin à 12:34
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  • bd pif , on va se gaver avec l ’argent des pauvres !

    ha ! ha ! ha !

    buenaventura Le 13 juin à 12:37
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  • Bonjour
    Allons nous sortir de notre société bloquée comme le dit si bien le sociologue Michel Croquer ?
    Les partis ont (sauf l extréme droite)ont eu une importante essentielle dans la construction de notre nation.
    Mais aujourd’hui, c’est terminé, ils ne représentent plus les citoyens qui y adhèrent très peu, d ailleurs.
    Que nous le voulions ou non, ce sont les mouvements qui , heureusement, occupent le vide politique de ces dernières années : en marche comme France Insoumise, car les citoyens ont changé (merci aux enseignants tant décriés qui ont formé , ces nouveaux cerveaux dont a besoin notre époque) changement aussi avec Internet bien entendu)
    Il faut , de mon point de vue, laisser le passé et faire vivre ce qui représente un espoir pour les citoyens, pour leur expression et leur place dans notre France : faire vivre la France insoumise. Belle journée

    deshayes Le 13 juin à 14:43
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  • excusez moi...mais vous aurez lu que la "Société Bloquée"
    est un livre écrit par Michel Crozier, éminent sociologue français.

    belle fin de journée
    sylvie

    deshayes Le 13 juin à 15:51
       
    • CROZIER/FRIEDBERG/ARON/...tous financés en leur temps par la CIA !
      essayez d’autres références pour la FI !
      Je suggère : Marx, entre autres !

      gredin Le 13 juin à 16:00
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  • Il n’empêche que la Société française est bloquée, ses élites en premier lieu, qui n’ont qu’une formation de caste sans transdisciplinarité :
    exemple : "moi ingénieur chimiste, je mets au pont un pesticide ; mais va t il rendre malade les humains, appauvrir la terre etc.etc. ....ce pesticide ! Et bien, je ne le sais pas..."
    Donc chacun dans sa tranche ; nous sommes bien le " pays du saucisson" disent en substance les sociologues !
    Et cela imprègne, aussi les partis politiques traditionnels ; chacun pour sa chapelle, dans son phénomène bureaucratique qui ignore le besoin de démocratie participative !
    bien belle journée

    deshayes Le 13 juin à 16:13
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  • A l’adresse de Mr Martelli :
    une question de méthode pour analyser le scrutin...J’ai besoin de comprendre.
    Comment comptez-vous les suffrages sur tel ou tel parti ?
    Par exemple, à Marseille, le PCF retire ses candidats dans certaines circonscriptions. Vous en tenez compte dans vos totalisations finales ou vous comptez 0 pour le PCF ?
    Autre exemple : MGB est candidate du PCF, elle fait 32% mais elle n’a pas de candidat FI contre elle...Vous attribuez les 32% au PCF et 0 à la FI ?
    Autre exemple : F Ruffin. Ses suffrages, vous les attribuez à qui ? Etc...Ma question n’a rien de piégeuse, je veux comprendre la méthode.
    merci de vos articles éclairants dans Regards et Médiaaprt.

    pierre93 Le 13 juin à 17:02
       
    • Je ne réponds pas à la place de Roger Martelli. Il le fera lui-même.

      Pour info, si vous allez sur le site interieur.gouv.fr, vous accédez à la liste des candidats par circonscription. Vous pouvez alors savoir sous quelle étiquette se présentent les candidats et comment ce sera comptabilisé.

      Ainsi, pour Marie-Georges Buffet, si vous regardez ici :

      http://elections.interieur.gouv.fr/legislatives-2017/093/09304.html

      vous verrez que sa candidature est officiellement enregistrée comme "COM", cqui signifie Parti Communiste Français (consultez la page "nuances", lien en bas de la page)

      Nadamas Le 13 juin à 19:53
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  • @Roger Martelli :
    Je ne comprends rien au 2 ème tableau présenté dans votre article. La colonne de droite intitulée "Gauche et écologistes", notamment, me laisse plus que perplexe. On ne sait s’il s’agit ou non de la somme PS+PC+autre-chose ou non, et quoi d’autre ? Et peut-on vraiment parler de représentations politiques écologistes pour la période allant de 1936 à 1968 ou 1973 ? Y a-t-il là un lapsus quelque part ? Quoi d’autre ?

    jfdlk Le 13 juin à 18:02
       
    • Je continue sur les analyses de R Martelli :
      je comprends bien la classification des candidats (MGB = PCF), etc...Celle du ministère est sujette à caution mais ce n’est pas cela qui me soucie.
      Ce qui m’interroge, c’est l’analyse ensuite. Ex : S Peu à St Denis. Il est classé PCF mais il était (est) candidat d’union avec la FI. Les suffrages sont attribués à quelle formation ? PCF ? FI ?
      J’espère être plus clair.

      pierre 93 Le 14 juin à 07:30
  •  
  • « C’est dans la gauche ancienne qu’on trouve la raison de l’abstention à gauche. »

    ok, les explications sociologiques pour l’abstention ; mais bof.

    Tous les jours nous avons droit à un matraquage médiatique avec des jeux de mots vaseux ; l’orage est en marche pour la météo, d’ailleurs France Inter est le plus spécialiste de cela à priori, avec les chaines d’info en continue.

    Aucun débat politique, rien, nada. Par contre on nous ressasse en permanence le ras de marée d’en marche et du préfet élu à la tête de l’état. Oui le préfet car telle sera son comportement pendant au moins 5 ans et non celu id’un président.

    Je pense qu’on paie là, l’attitude de beaucoup de gens de gauche et de syndicaliste à monopoliser le choix et l’orientation des luttes, de la pensée au détriment de leurs propres troupes.

    Vous savez les phrases prononcées par un représentant syndical du genre " oui camarade comme tu le disais et bla bla", que ce blabla tu l’avais jamais prononcé, mais lui a la technique pour faire passer le message à ingurgiter. Et pareil avec nos politiques tradi de la vraie gauche.

    Je pense que l’abstention de notre camp vient de ce mépris historique et perpétuelle " démocratie centralisée" où tout venait d’en haut. Le renouveau insoumis est trop rcent pour avoir redresser la barre ; et même trop jeune pour avoir convaincu qu’il n’est plus de cette vielle pratique. Je me permets de penser et dire cela après moûlt discussions dans mon entourage familliale, amicale, associatif et professionnel.

    LaRenaudie Le 14 juin à 09:02
       
    • Assez d’accord avec votre commentaire.

      40 ans d’entreprise systématique de dépolitisation et d’abandon des couches populaires et intermédiaires, par une certaine "gôche", sont aussi un élément explicatif. Ou,i la FI est encore jeune, très jeune en son existence et il lui appartient de savoir dessiner à présent , vite, les lignes du futur. les mouvements sociologiques et politiques sont toujours très lents, trop lents. Nous revenons de loin et la repolitisation commence à peine. regardons (même si la situation n’est pas comparable entre les deux pays), regardons le temps qu’il a fallu à Corbyn, à l’aile gauche du Labour...

      Babeuf

      babeuf Le 14 juin à 10:35
  •  
  • Si cela peut rassurer Bdpif, lui qui a l’air toujours si soucieux des affaires d’argent concernant le PCF,

    les élus PCF d’Evry ;
     Elise yagmur
     Diego Diaz
     Christian pigaglio

    Appellent à voter Manuel valls contre Farida Amrani de la France Insoumise !

    Voilà un bel exemple de réalisme budgétaire, ils attendent un beau retour sur investissement, non ?

    Beurk..... comment demander au populo de s’intéresser à la politique quand on voit le comportement de tels minables...

    Arouna Le 14 juin à 11:00
       
    • Arouna Le 14 juin à 11:08
    •  
    • @Arouna - Il faut tempéré : La fédération du PCF de l’Essonne a désapprouvé ce soutien dans un communiqué... Mais c’est la preuve que le carriérisme et les intérêts personnels ont encore de beaux restes dans les "anciennes" formations politiques.
      Et puis maintenant, même Hamon soutien Farida !
      Les choses changent... et c’est tant mieux !

      carlos Le 14 juin à 11:18
    •  
    • Bonjour Carlos
      Ces individus se servent quand même du parti pour agir de la sorte, ils méritent plus que du dégoût .

      Je suis assez écœuré quand je vois sur mon mur le drapeau PCF/Front de gauche qu’on tenait avec le poing levé au Prado en 2012...

      Beurk.. je vais le ranger dans une boite.

      Hamon est cohérent sur ce coup là, bonne nouvelle en effet !

      Arouna Le 14 juin à 11:32
  •  
  • @ Arouna
    @ Carlos

    En matière de carriérisme, vous devriez vous intéresser à la carrière ce certains Insoumis, à commencer par Mélenchon...

    Pour le reste, il y a des margoulins partout, arrêtez de croire que votre parti est pure à l’image d’une pucelle vertueuse.
    Quant aux 3 élus dont vous parlez, ils ont été désapprouvés et je ne crois pas qu’ils resteront longtemps dans leur section de rattachement parce que dans l’Essonne, après des années de gestion Valls les rancoeurs sont tenaces.

    SB Le 14 juin à 14:50
       
    • @SB - relisez mon commentaire, des nuances semblent vous echapper... Le fait que le PCF fasse le ménage est une très bonne chose. La FI, en tant que plateforme accueille des encartés PCF, EELV et meme PS, ce qui ne la met pas à l’abris du même problème mais prendre Mélenchon comme exemple de "carrieriste" est difficilement recevable en ce qu’il a quitté le nid douillet du PS à une époque où il y avait le gîte et le couvert pour aller vers un avenir incertain... Nos 3 larons eux semblent vouloir rejoindre la majorité présidentielle pour y quémander la soupe ! Par contre, ce qui est évident c’est que JLM a bien une longue "carrière" d’Homme politique, c’est pourquoi je vous invite à voter pour le programme de l’avenir en commun afin qu’advienne la 6eme république et qu’il dégage comme les autres !

      carlos Le 14 juin à 23:49
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  • Ce que j’avais écrit une dizaine de jours avant le 11 Juin. Sans aucun mérite particulier de lucidité ni vouloir jouer au prophète ! La mécanique de l’élection présidentielle au suffrage universel, mise au point par Napoléon III, n’a pas été faite pour favoriser la démocratisation de la vie politique. Y participer tout en essayant de la contester, d’en neutraliser les effets antidémocratiques, est toujours un exercice compliqué.

    1) le report de voix de la présidentielle sur la législative, le prolongement de l’élan du 23 Avril va davantage jouer pour le camp du président élu.

    Car la Constitution de la 5ème République et l’inversion du calendrier électoral ont été faits pour ça : pour faire de l’élection législative une simple formalité subsidiaire confirmant le choix essentiel qui est censé avoir été effectué au moment de choisir le président de la République.

    Et toute la politique spectacle actuelle, puissamment relayée par la majorité des médias, et qui consiste en la formation d’un gouvernement, sorte d’appartement témoin de "la majorité présidentielle" souhaitée (avec un dosage calculé pour séduire à gauche, - nomination de HULOT Nicolas - et neutraliser la droite LR avec le choix d’un 1er Ministre de droite) et qui consiste aussi en l’annonce d’une loi de moralisation de la vie politique, et autres initiatives médiatiques, etc. tout cela va alimenter les ressorts du vote pour les candidats LREM en même temps que décourager les électeurs opposés à MACRON, démobiliser ceux qui se classent à gauche.

    Autrement dit, - et c’est ce qu’a montré à chaque fois, depuis 2002, le résultat des élections législatives -, le mécanisme qui permet le report des voix de la présidentielle sur la législative est bien davantage favorable aux forces politiques qui s’inscrivent dans la présidentialisation du pouvoir, sollicitent une délégation de pouvoir, beaucoup plus qu’à celles qui contestent le président élu, veulent stimuler l’intervention collective et inscrivent leur démarche politique dans la démocratisation permanente du pouvoir afin de bâtir de solides alternatives sociales et économiques.

    C’est logique, et cette leçon, qu’on ne peut battre l’adversaire en utilisant les mêmes armes que lui, a été maintes fois administrée dans l’histoire sociale de notre pays. Les acteurs prolétaires de la Commune de Paris en 1871 en firent la cruelle et douloureuse expérience, ce qui fit dire à Karl MARX que le prolétariat ne peut se contenter de prendre telle quelle la machine d’Etat en pensant la faire fonctionner pour son propre compte.

    La conquête du pouvoir politique existant suppose donc dans le même mouvement la transformation de l’exercice du pouvoir et ne peut ainsi se contenter d’une plate acceptation des règles définies par le pouvoir politique institué.

    On ne battra donc pas le camp du maintien de l’ordre capitaliste existant en pensant tourner à notre profit la logique institutionnelle de la Vème République : celle-ci n’a pas été conçue pour que les électeurs soient des citoyens s’occupant du pouvoir législatif comme nous travaillons à ce qu’ils le soient, mais, au contraire, agissent en consommateurs d’une offre politique et délèguent alors leur pouvoir d’agir à un chef suprême, renonçant ainsi à former l’ensemble des co-législateurs qu’une république démocratique suppose.

    Cela me parait le fond de la question et il s’agit donc maintenant de préparer l’avenir, de dire "il faut en finir avec l’élection présidentielle" et d’agir en conséquence afin que 2017 soit la dernière fois où le peuple se sera vu privé de sa citoyenneté.

    Pour contrebalancer la mécanique perverse de l’élection présidentielle, il aurait fallu jouer la législative en priorité dans une démarche solidement unitaire. Car la division mène à l’échec

    RENARD DENIS Le 14 juin à 16:31
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  • N’est-on pas encore en train de patauger dans une forme d’intellectualisme politicien ? Le PS, s’il a pu l’être petit enfant, n’est plus socialiste depuis longtemps, et le PC ne l’est même plus depuis quelques décennies. "L’analyse" des dirigeants actuels du PC, n’entretient plus aucun rapport, même touristique, avec le matérialisme dialectique. On discute de "crise de la démocratie"...alors qu’elle n’existe pas (et plus généralement, qu’aucune démocratie véritable n’existe sur notre planète). A moins que l’on se contente de la résumer dans "le droit de vote" !

    Laissons de côté la main mise absolue des puissances financières sur les moyens d’information : les rédacteurs —pas tous vraiment gauchistes révolutionnaires...— du programme du CNR doivent s’acharner à tenter de déclouer leurs cercueils ! Si déjà notre constitution, les institutions qui en découlent, le "carriérisme" politique, le mode de scrutin,...n’offraient qu’une apparence de démocratie, cette apparence même a été effacée d’emblée par la "construction européenne" (qui vous appelant à voter pour un parlement européen, vous mettait en situation d’avoir accepté cette Europe —d’où mon abstention de vieux-con à ces élections). De la CECA à l’UE, un des buts premiers était d’éloigner définitivement le "vrai pouvoir" des mains sales des peuples, et même de leur simple champ de vision. Le minimum vital pour la moindre notion de démocratie nécessite souverainetés populaires et nationales. Des "socialistes" et des "communistes" qui ne mettent pas en tête de leurs propositions la sortie de l’UE et de l’euro, ne sont que des fossoyeurs de toute idée démocratique. L’abstention grandit ? Mais pourquoi voter pour des assemblées dont les gouvernements sont soumis aux quatre volontés des transnationales et de la finance.

    Cet aveuglement politique ne date pas d’hier. Devant ce vide sidéral, j’ai fini par mettre dans un blog, des vieux textes qui seront —peut-être ?— perçus différemment aujourd’hui.
    Son titre : "Immondialisation : peuples en solde !"}}. Si certains ont le temps d’aller y voir, les réflexions présentées les pousseront éventuellement à émettre leur avis critique (bienvenu).

    Méc-créant Le 14 juin à 22:33
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