Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 6 octobre 2016

Les bases de l’unité existent depuis longtemps

La quête d’une réelle unité de la gauche pour 2017 et d’une synthèse qui satisferait tout le monde est chimérique. Sans attendre une complète refondation, il faut, ensemble, se donner les moyens de battre le social-libéralisme qui tue la gauche.

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Des appels à l’unité se succèdent. Bien : il vaut mieux être en bonne santé que malade, rassemblés que désunis. Mais il existe aussi ce que l’on peut appeler un principe de réalité.

La gauche ne va pas bien, parce que c’est une gauche de renoncement qui tient le haut du pavé, depuis plus de trente ans. En face d’elle, une gauche de rupture a longtemps été déstabilisée et éparpillée. Elle a raté des occasions, s’est entêtée dans de vieilles chamailleries, n’a cessé de vouloir régler des comptes d’avant-hier. Pour la première fois depuis longtemps, en 2012, elle a commencé à s’unir. Elle l’a fait dans une forme imparfaite, discutable, brinquebalante. Cela s’est appelé le Front de gauche.

À la présidentielle précédente, sur le nom de Jean-Luc Mélenchon, elle a commencé à agréger de nouveau les voix de celles et ceux que le social-libéralisme ne faisaient décidément pas rêver. Les failles du Front de gauche, son caractère de cartel, le poids énorme du tête-à-tête PCF-PG ont érodé la dynamique engagée en 2008. Regrettable ? Oui, mais c’est maintenant un fait. À tort ou à raison, parce qu’il ne faut pas toujours laisser du temps au temps, Mélenchon s’est lancé dans l’arène. Force est de constater que, à ce jour en tout cas, cela n’a pas été sans effet.

Du côté de quelle gauche ?

À quelques mois de l’élection, et alors que ne sont pas engagées complètement les grosses machines du vote dit "utile", le paysage peut s’énoncer de façon simple. Le FN est installé dans le paysage, la droite hésite, la gauche gouvernementale est infime. Pour la première fois, le leadership à gauche du socialisme "classique" est écorné. Reste à savoir par quoi il peut être remplacé. Par une confirmation du glissement à droite ? Si ce n’est pas Hollande qui en porte les couleurs, Macron est en réserve. En cherchant du côté de la gauche ? Mais quelle gauche ? Celle qui pointe au PS est incertaine. Montebourg ? Hamon ? Les mêmes, mais un peu plus à gauche ? Cela ne fait guère sérieux.

Jospin, en son temps, avait bien plus de carrure et d’ossature : or il a découragé la gauche et encouragé la dynamique de Jean-Marie Le Pen. Rassembler "la gauche hors gouvernement", ceux qui ont combattu Valls et ceux qui l’ont si longtemps soutenu ? Convenons qu’une poule aurait du mal à y trouver ses petits…

À côté de cela, le nom de Mélenchon est souvent considéré comme le plus crédible à gauche, comme le plus représentatif de ce que devrait être la gauche. À cause de son talent ? Sans nul doute. Mais surtout parce qu’il s’inscrit dans la continuité de ce qui s’esquisse depuis plus de quinze ans, qui a nourri le courant antilibéral, puis le Front de gauche.

Faute de refondation…

Ignorer cette dynamique et dire qu’il faut repartir de zéro, redéfinir un programme et sur cette base choisir un candidat, ce n’est aujourd’hui rien d’autre que dire : "Tout, sauf Mélenchon". On peut toujours trouver des raisons pour le justifier. En général, ce sont les mêmes motifs qui, avant 2012, poussaient beaucoup à récuser son nom. Le problème est que, en dehors de lui, la même défiance s’est à peu près toujours exprimée, quel que soit le nom suggéré dans l’espace de la gauche de gauche. Pourquoi ? Parce que cette gauche n’est pas allée jusqu’au bout de sa refondation. Dommage… mais c’est ainsi. Régler en peu de mois ce que l’on n’a pas résolu en quinze ans ? Il n’est pas bien difficile d’imaginer que c’est un pari pour le moins risqué.

Redéfinir le programme ? Depuis 2004, la trame programmatique a été définie, dans la bataille contre le projet de Traité constitutionnel européen, dans les propositions des collectifs antilibéraux, dans le programme de "L’Humain d’abord". Quand je lis les suggestions faites ici ou là, du côté des "Insoumis" comme ailleurs, je trouve éventuellement des points qui ne me convainquent pas et parfois même me heurtent. La musique de fond peut différer, mais la logique générale est la même, antilibérale, démocratique, globalement émancipatrice.

Comment, en deux ou trois mois, parviendrions-nous à une synthèse radicalement différente et qui ferait consensus bien au-delà de l’existant ? Sauf à se résoudre à un accord mollasson de "moins-disant", on ne parviendra pas à un texte qui sera en même temps beaucoup mieux et très différent de ce qui a déjà été ressenti comme un bien commun pour notre espace.

… continuer les combats

Dans les années 1960, quand les communistes proposaient l’union de la gauche, les socialistes avançaient l’idée d’un "dialogue idéologique" qui, en multipliant les "conditions" fondamentales d’un accord, équivalait à faire l’union à gauche… sans les communistes. Je trouve aujourd’hui, dans les discours du rassemblement "le plus large", un petit parfum de "sans Mélenchon" ou de "avec Mélenchon… sur un strapontin".

Je suis communiste. Malgré mon estime pour celui qui porta nos couleurs en 2012, je ne suis pas un "mélenchoniste". À vrai dire, je n’ai ni envie d’user mon temps à expliquer que je ne suis pas lui, ni de lui passer tous les matins la brosse à reluire. J’ai simplement envie que, ensemble, nous battions à gauche le social-libéralisme qui tue la gauche. J’ai envie de continuer les combats de plusieurs années. Je ne veux pas retourner à la case départ.

Il se trouve que, sans avoir à repartir de zéro, "l’outil" Mélenchon est celui qui est le plus perceptible dans l’opinion, tout en s’appuyant sur un corps de propositions dans la continuité de 2012. La seule question que je crois pertinente se divise donc en deux. On le laisse seul – au demeurant, seul… avec les "Insoumis" et de 11 à 14% des intentions de vote – ou on l’accompagne ? Et si on l’accompagne, que fait-on pour que la dynamique de 2017 soit la plus ouverte et la plus représentative de toutes nos sensibilités ?

À ces deux questions, ce n’est pas d’abord au candidat de répondre. Mais à ceux qui ne veulent pas laisser passer la chance… Non pas celle, hypothétique, que l’on ne saisira pas à court terme, mais celle qui est à portée de main.

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Vos réactions

  • "J’ai simplement envie que, ensemble, nous battions à gauche le social-libéralisme qui tue la gauche. J’ai envie de continuer les combats de plusieurs années. Je ne veux pas retourner à la case départ."

    Je parie que la direction du PCF , pour garder quelques mandats, ne présentera pas de candidat à la Présidentielle. Car Hollande n’aimerait pas, cela lui prendrait quelques votes futiles. De même, pour les mêmes raisons, elle n’appellera pas à voter JLM. Par contre, on peut parier que ses candidats aux législatives, même alliés au PS se revendiqueront de la France Insoumise.

    Triste réalité. Car il est bien possible qu’au premier tour Mélenchon devance Hollande ! Il sera alors trop tard pour faire machine arrière. L’histoire ne repasse jamais les plats deux fois !

    Pierre Magne Le 6 octobre à 09:38
       
    • La (re ?)lecture des déclarations de P.LAURENT DANS L’Huma’ d’avant-hier t’est conseillée. La grande prudence du ton montre que rien n’est joué : le rôle délicat du Secrétaire National est de préserver l’unité de son parti face à la diversité de la mobilisation générale de la rue depuis des mois et prolongée le 15 IX dernier.

      michel.mourereau Le 7 octobre à 10:50
    •  
    • Je n’ai la carte d’aucun parti, je ne vous aucun culte de la personnalité à quiconque, mais je vais très certainement voter Mélenchon à la prochaine élection car :

      1) le programme qu’il défend globalement va bien dans le sens de faire glisser le pouvoir politique d’une oligarchie mortifère vers les citoyens... et au-delà de cela, redonne l’espoir d’un progrès vers un monde "habitable" pour nos enfants...

      2) j’aurai tendance à lui accorder un peu de crédit quant à l’usage de "la parole politique" (dont on a vu avec François Hollande qu’elle pouvait ne rien valoir...). L’homme en lui même je l’avoue ne me plaît pas... jugement au combien subjectif... mais en l’état actuel des choses, je lui fais relativement confiance pour se battre afin de défendre des idées qui pour moi n’appartiennent pas à un clan politique mais bien à une aspiration générale des citoyens (et même des êtres humains plus généralement) à créer librement les conditions de leur épanouissement !

      J’écoutais ce matin P. Laurent à la radio qui parlait de soutenir le candidat à la présidentielle qui porterait les propositions issues de la synthèse des consultations organisées par le parti communiste... Et lorsque j’ai entendu les exemples de propositions, j’avais l’impression de m’entendre relire celles avancées en son temps dans la plateforme "ouverte" du site JLM2017 (fermée pour en faire la synthèse depuis quelques temps maintenant)... L’artificialité des désaccords étant flagrante, on ne peut pas s’empêcher de penser que ce qui est en cours, c’est ce qui a écoeuré, dégouté les français de la politique au point d’en faire une majorité d’abstentionniste : la tambouille politicienne ! Qu’est-ce que veut négocier le parti ? Quelles est cette stratégie mise en oeuvre ? Le 1er secrétaire du PC indique qu’il veut une seule candidature à gauche dans un contexte ou il est clair, même pour quelqu’un qui n’y entend rien que :

      a) le PS et les alliés de la majorité gouvernementale ont mis en place un "outil" (la primaire) pour renforcer la candidature de F. Hollande (évidente maintenant) et qu’ils entendent bien aller jusqu’au bout... promettant tout et n’importe quoi (ça s’est déjà vu il y a 4 ans) en échange d’un appui...

      b) le parti EELV présentera lui aussi un candidat à l’élection présidentielle avec une vision proche du programme de JLM2017, mais en ne s’adressant "factuellement" qu’à ceux qui sont déjà convaincus et au mieux en ignorant les autres... ce qui fait peu de monde...

      Je ne parle pas d’E. MACRON... en même temps pourquoi faire ?

      Alors, vu de l’extérieur, j’ai l’impression que les instances dirigeantes du parti communiste jouent un jeu trouble et étrange. Et ça semble avoir des conséquences graves sur les militants car j’ai l’impression que ça génère, comme l’illustre cet article, une fracture forte au sein des sympathisants communistes. Est-ce que je me trompe ? Et je ne m’adresse pas l’appareil politique mais aux individus qui se reconnaissent : Le bureau national est-il en accord avec tout ses militants sur la stratégie à suivre pour la prochaine élection ?

      carlos hermo Le 7 octobre à 12:15
    •  
    • Je ne suis pas dans la tête de Pierre Laurent, mais je considère que une candidature communiste, souhaitable dans l’absolu, n’est pas possible, du fait de la faiblesse historique des forces communistes dans notre pays, singulièrement du PCF dont la responsabilité est lourde dans cet état de fait. Je regrette, mais constate, l’absence d’une voix propre de la classe ouvrière , mais c’est ainsi , provisoirement je l’espère. Prenant acte de cette situation le PCF devrait je pense s’en tenir à soutenir JLM , sans entrer dans un marchandage.

      françoise caubin Le 7 octobre à 16:22
  •  
  • Commentaire insultant pour les communistes ...ignorant de la réalité meme de ce parti qui est beaucoup plus complexe .

    frederic deschamps Le 6 octobre à 22:47
       
    • Qualifier d’insultant un constat évident ne résout rien bien au contraire. Vous êtes prévenus...

      René-Michel Le 8 octobre à 22:56
    •  
    • Quand la paranoïa devient le mode de pensée politique, (juger insultant un commentaire argumenté au lieu d’en discuter les éléments et, au besoin, d’y répondre par des arguments étayés), on en arrive à tuer purement et simplement l’idée politique. La réalité du parti est complexe, dis-tu ? Je ne sais pas. J’en suis partie quand j’ai dû constater, à mon grand regret, que la direction nationale entérinait des comportements locaux contraires à nos statuts, et effectuait des choix qui ne relevait d’aucune décision collective, voire qui allait à l’encontre de notre résolution de congrès. Je n’ai adhéré à aucun autre parti. Aujourd’hui, je participe au mouvement de la France insoumise, sans être d’accord avec toutes les propositions du programme, auquel j’ai participé par mes propositions, et que je m’apprête à voter ou non (ainsi, je ne voterai sans doute pas la première partie parce que deux ou trois éléments me semblent rédhibitoires). J’ai bon espoir que mes commentaires (et ceux de milliers d’autres insoumis) initieront des évolutions sur ces articles controversés lors de la convention nationale de la semaine prochaine à laquelle vont participer 1000 personnes dont 600, soit une large majorité, tirées au sort sur le site parmi les volontaires.
      Il n’y a pas de démocratie parfaite, mais ce fonctionnement, qui nous permet également de voir les dix auditions réalisées sur dix sujets auprès "d’experts" (syndicalistes, chercheurs, associatifs), me semble le plus proche que ce qu’on peut mettre en place aujourd’hui pour s’assurer la participation de ceux qui le souhaitent de façon démocratique.
      J’ai rempli le questionnaire du PCF. J’ai été effarée par la "mesquinerie" d’une partie des questions posées. J’ai dû rajouter pas mal de lignes pour aborder des sujets plus larges que l’augmentation de salaire ou les remboursements de soins, qui sont des basiques tellement évidents... J’attends de voir ce qui va en sortir comme synthèse. Je ne pense pas qu’il puisse en naître des propositions très éloignées de celles issues de "l’humain d’abord" et je crains qu’elles génèrent un catalogue de revendications car je ne vois pas comment il est possible, en quelques semaines, d’organiser un véritable programme, organiser une consultation pour le faire approuver, le soumettre à d’éventuels candidats, et désigner le candidat final. Et la réalité du parti, certes complexe mais qui témoigne aussi d’un sérieux affaiblissement quand on compare le militantisme et la formation politique de ses militants avec ce qu’elles étaient il y a encore vingt ans, me fait douter de sa capacité à réaliser un tel travail. Bref, pour l’heure, tous les textes lus dans l’Huma, quotidienne et dimanche, n’ont levé aucun de ces doutes et ne m’ont pas fait abandonner ma lutte pour qu’un maximum de gens rejoignent la France insoumise et s’impliquent dans la construction d’une dynamique de masse pour construire une société fondée sur l’égalité, la coopération, la démocratie....

      ENGELMAJER Le 9 octobre à 12:27
  •  
  • Etonnante texte qui dit deux choses : 1) je me rallie car je ne peux pas faire autrement 2) Mélenchon est la seule alternative possible t il fera 15% ! On dirait du Zinoviev et en arrière fond l’histoire triste de "l’union de la gauche". Ce qui m’étonne c’est la réduction de la gauche à cette élection ! Rien sur les luttes ! Tout sur Mélenchon ! L’histoire quand elle se rèpéte est une farce et parmi les farceurs on note : Mélenchon triste clone de Mitterand ! Martelli dans le rôle de Marchais mais sans la fougue ni la position de classe !
    Melenchon vire à droite toute ; il se plaint d’être pillé par le FN mais c’est lui qui glisse vers cette droite ! Cette expérience avec 10 ou 15 % sera catastrophique ! Mais quand on rêve à deux choses ridicules 1) 15% alors qu’l faut 50% 2) être avant le PS !
    Triste histoire que cette génération laisse place à la jeunesse !

    jo Lamer Le 6 octobre à 23:09
       
    • Vous critiquez Martelli, mais il a le mérite d’être clair, ce qui n’est manifestement pas votre cas avec ce que vous écrivez. Je n’arrive pas à comprendre qui vous soutenez et ce que vous proposez.

      jacques casamarta Le 6 octobre à 23:23
    •  
    • @Jo Lamer :"Mélenchon vire à droite toute".Avez vous seulement lu le projet actualisé de "l humain d abord",intitulé"l avenir en commun" ?Sans doute pas,car vous auriez évité une telle affirmation,aussi péremptoire que fausse. Émanant des contributions synthétisées de simples citoyens,ce projet,s il n est pas la notice d un projet de société "parfaite",serait un grand pas en avant pour le peuple et contre le libéralisme,s il se réalisait.
      Mais,rassurez vous,vous personnellement,mais aussi toute la Sainte Ligue ,dont le véritable adversaire n est ni Hollande/Macron,ni Juppé/Sarkozy.Sainte Ligue allant De Arthaud,Poutou,en passant par Chassaigne, Duflot ou les pseudo frondeurs du PS.
      Rassurez vous,grâce à votre remarquable travail de sape,basé sur des "divergences" totalement artificielles, travail de sape dont le seul but est de punir l impudent qui a osé ignorer les primaires OBLIGATOIRES.
      Mélenchon,le traître,l allié objectif du FN(je le soupçonne de vouloir se marier avec Marine Le Pen ?si,si,j en suis sur),s il franchit l obstacle des 500 parrainages,NE SERA PAS au 2e tour,grâce à votre génie à émietter les votes.
      Ouf !L essentiel est sauf ! Pour la suite....advienne que pourra.
      Il y avait"mieux vaut mort que rouge",il y a maintenant"mieux vaut Juppé (ou Macron) que Mélenchon"

      Le Baron Hugues Le 7 octobre à 00:44
    •  
    • oui le vote Mélenchon est obligatoire ! Si je ne vote pas pour lui, je vote pour la droite ! cet argument est terrible ! nous ne sommes plus à l’époque du parti unique mais du candidat unique !!

      jo lamer Le 7 octobre à 01:36
    •  
    • Entièrement d’accord avec toi Jo. Contrairement à d’autre (qui ne savent plus ce que sont les luttes...?) j’ai parfaitement compris ce que tu met en avant.

      un petit lien pour ceux qui ne comprennent pas et qui pourront ainsi découvrir de quoi l’on parle, et de ce qui a rendu possible tant le FP de 36 que la résistance et les grandes avancées de 45...

      http://www.ozogjeremie-quefaire.fr/2016/09/la-greve-de-masse-germinal-1930.html

      Jeroz Le 7 octobre à 02:50
    •  
    • Contradiction dans vos propos,Jo Lamer.

      Dans le 1e message,vous dites :"Mélenchon vire à droite"
      Puis,avec ironie,dans le 2e message :"Le vote Mélenchon est obligatoire.Si on ne vote pas Mélenchon,on vote à droite". Mais non,puis-qu à vos yeux,voter Mélenchon,c est voter à droite....Ce n est donc pas l un ou l autre,c est la même chose !!

      Je crois plutôt que beaucoup de ceux qui dénoncent JLM veulent surtout lui faire payer son crime de lèse majesté d avoir refusé de participer à la mascarade de primaires,incluant n importe qui.
      Autant je n aurais pas l idée de participer à la primaire de droite,pour favoriser Juppé contre Sarkozy,comme le font certains qui s affirment de gauche(Mélenchon en a parlé avec justesse),autant je ne vois pas ce que le PS,et une partie d EE LV peuvent venir faire dans des débats qui concernent la gauche.
      Pour finir,je serais assez d accord avec un autre message,à propos de ce même article de Martelli:il faut distinguer le PERSONNAGE Mélenchon,et le projet qu il porte. Mélenchon me parait assez égocentrique,imbu de lui même,très cultivé mais parfois cassant.Le projet qu il porte,et qui est le fruit des contributions apportées par des citoyens,est très interessant et constituerait un vrai changement positif.
      Il faut distinguer le fond de la forme,et arrêter la mauvaise foi et les procès d intention.... Et,d ailleurs,que proposent concrètement ceux qui,à gauche, s acharnent sur JLM ? Ont ils l ombre d un projet rassembleur ?A part leur logique de parti,et attendre novembre,janvier(pourquoi pas juillet 2017 ?)que tout se résolve "par miracle ? Rien que la défense de leur "boutique"....

      Le Baron Hugues Le 7 octobre à 13:09
    •  
    • Mélenchon, "triste clone de Mitterand" ?
      Voici une pensée bien rabougrie et raccourcissante.-
      Il faut écouter cette conférence à l’Assemblée nationale, qu’il a prononcée le 9 mai 2011, à l’occasion du 30e anniversaire de l’élection de François Mitterrand, le 10 mai 1981.
       https://youtu.be/uOeiRdPXuqg-

      Catherine Melin Le 8 octobre à 14:25
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  • Bonne analyse que je partage.
    En politique il faut savoir regarder devant et loin, tout en jetant un regard sur le rétroviseur... Il faut savoir ce que nous voulons. Il n’est pas acceptable de re-partir de zéro. Avec Mélenchon, nous avons déjà une histoire commune et il faut s’appuyer sur ce travail et le programme de l’humain d’abord.
    Les communistes à juste raison ont souvent critiqués les socialistes qui refusaient de regarder les choses en face, la dérive sociale libérale de leur parti. Même les gens les plus critiques trouvaient toujours une raison de ne pas quitter le parti. Mélenchon a eu le courage de ses actes. Et c’est justement celui-là qui est aujourd’hui vilipendé.
    Le Parti communiste se place à rebrousse poil et une fois de plus il va le payer dans les urnes.

    jacques casamarta Le 6 octobre à 23:16
  •  
  • Afin de discuter sérieusement et si possible efficacement, il faut que les débatteurs disposent des mêmes éléments. Pour parler du projet de JLM, puisque JLM propose un vrai projet, il faut au minimum connaître ce vrai projet.

    Ainsi, je trouve étonnant que rares sont ceux d’entre nous qui discutent sa proposition de "nouvel indépendantisme" publiée par "Les Cahiers de la Revue Défense Nationale" voici plus d’un an (coût 10 euro). De même, je trouve étonnant la quasi absence de commentaires sur son dernier ouvrage "Le choix de l’insoumission".

    Ces textes existent mais... sans existence réelle dans les invitations à soutenir dès maintenant JLM. 
    En ce qui me concerne, non seulement les écrits de JLM ne convainquent pas, ils me heurtent ! Passons sur son idolâtrie réaffirmée François Mitterrand. Le reste me préoccupe encore plus gravement. Je reçois sa "visée", sa démarche et ses considérations comme une déclaration d’hostilité à l’égard de tout ce qui touche de près ou de loin à la gauche de gauche surtout quand celle-ci ose se référer au communisme.... fusse dans une présentation critique.
    Bref, la tactique l’emporte sur la stratégie, la pratique s’empate de l’absence de théorie. Unité, tous derrière et lui devant, englués dans le système ? Allons donc. Je vous le dis tout net, j’ai très mal à mon coeur de "révolutionnaire" déjà meurtri... Heureusement, rien n’est plus faux que le désespoir.
    Haut les coeurs.
    Louis Aminot

    Aminot Louis Le 6 octobre à 23:56
       
    • Son idolâtrie pour Mitterrand n’a pas empêché qu’il se démarque à plusieurs reprises de celui-ci sur des sujets essentiels quand d’autres qui n’idolâtraient pas votaient tout.
      On ne définit pas un homme à plus forte raison un homme politique par ses amitiés, mais par ses actes. Ainsi les frondeurs qui n’idolâtrent pas Hollande sont rentrés dans le rang et vont participer à une primaire avec lui et pire ils s’engagent à le soutenir s’il remporte celle-ci.
      Les actes, toujours.

      Francis Le 7 octobre à 08:00
  •  
  • Dans son livre JLM ne se définit pas comme un ami ou un intime de Mitterrand. Pour moi, l’amitié reste un marqueur fort. J’aime cultiver l’amitié. Un autre débat. Nom d’une pipe, vous avez lu "Pour un nouvel indépendantisme" ? Vous avez lu "Le choix de l’insoumission" ? Vous êtes d’accord ? Qu’on le veuille ou non, le projet de JLM fait système. C’est de cela dont nous devrions parler.... En tout cas, si certains-es sont d’accord avec le projet JLM, cela signifie que nous sommes en profond désaccord.... Et qu’il vaudrait mieux en parler....
    Haut les coeurs !
    Louis Aminot

    Louis Aminot Le 7 octobre à 14:43
       
    • Parlons-en. Qu’est ce qui ne vous convient pas dans les productions que vous citez et qui font effectivement partie des inspirations intellectuelles pour la conception du programme -l’Avenir en commun " ?
      Il y en a d’autres d’ailleurs ...
      " Bien sûr, les insoumis ne partent pas d’une page blanche : ils s’appuient sur le programme commun de 2012, « l’Humain d’abord ». Ils récoltent également les fruits d’une production intellectuelle ininterrompue depuis lors qui se traduit par les 18 thèses pour l’écosocialisme, les réflexions issues du sommet internationaliste pour un plan B en Europe, le forum sur le coût du capital, les cahiers de la Revue de Défense Nationale « Pour un nouvel indépendantisme français » ou encore les assises sur la mer. Les sept axes du projet reposent sur cette base solide. Ce sont aussi des mots d’ordre pour l’avenir : la 6ème République, le partage des richesses, la planification écologique, la sortie des traités européens, l’indépendance et l’altermondialisme pour la paix, le progrès humain et la conquête des nouvelles frontières de l’humanité que sont la mer, l’espace et le virtuel."

      Catherine Melin Le 8 octobre à 14:31
  •  
  • Bonjour,

    je suis communiste (adhérente du PCF et membre du CN). Et j’ai un profond respect pour toi, Roger Martelli. Tu as été et reste pour moi, une référence, un point de repère dans mes pensées.

    Je suis favorable à un soutien à la candidature de Mélenchon (sans être Mélenchoniste) pourtant les termes du débat posés dans ta contribution ne me semblent pas être ceux qui correspondent à cette étape que nous traversons, et que la gauche rassemblée dans le Front de Gauche traverse.

    En filigrane, ton texte semble être une critique du PCF, ce qui est en soi tout à fait respectable et légitime, mais encore faut-il parler de ce qui existe :
    Qui dit : "qu’il faut repartir de zéro, redéfinir un programme et sur cette base choisir un candidat" ? Pas le PCF...

    Qui demanderait à "redéfinir le programme" ? je suis d’accord avec l’idée que "Depuis 2004, la trame programmatique a été définie, dans la bataille contre le projet de Traité constitutionnel européen, dans les propositions des collectifs antilibéraux, dans le programme de "L’Humain d’abord".

    "quand les communistes proposaient l’union de la gauche, les socialistes avançaient l’idée d’un "dialogue idéologique" qui, en multipliant les "conditions" fondamentales d’un accord, équivalait à faire l’union à gauche… sans les communistes." cette comparaison n’est à mon sens vraiment pas digne...

    Aujourd’hui, le PCF propose une candidature de rassemblement, respectueuse des pratiques politiques de chacun et de chacune des composantes. Or ce n’est pas le PCF qui dit "sans Mélenchon" mais Mélenchon qui dit, exprime, estime, sans le PCF ou plus exactement "sans parti".

    Le PCF souhaiterait pour sa part, non pas changer l’ensemble du programme (issu de l’humain d’abord") mais à pouvoir CONTRIBUER en tant que une des composantes du Front de Gauche. La réponse est (CF : le débat de l’Agora à la fête de l’humanité) contribuez individuellement.

    Mélenchon peut à titre personnel estimer que les partis sont dépassés, ne servent à rien, etc... En revanche, n’est-il pas légitime que dans le rassemblement pour cette nouvelle échéance, chacun soit accueilli dans la forme qu’il a choisi ?
    Et si Mélenchon a raison et que les partis doivent être éliminés, alors tout ce débat même est stérile... Le positionnement du PCF dans ce cas, n’a pas d’importance...

    Moi non plus, je ne veux pas jeter aux orties, ce que nous avons construit depuis 2009, mais visiblement le débat est à reprendre, pour se mettre en capacité, les uns et les autres, de ne pas réagir, sur des présupposés mais sur ce chacun et chacune pense vraiment, et de là où on il en est...

    En toute fraternité

    Mélanie Tsagouris Le 7 octobre à 21:04
       
    • Le débat n’a jamais cessé entre les représentants de la gauche et ne cessera jamais. La gauche est composite et le restera encore pour un moment. Le PS se place dorénavant à la droite de la gauche, nous ne sommes plus en 1981. La politique menée depuis 5 ans par Hollande et le gouvernement Valls et avant Ayrault dure depuis maintenant plusieurs années avec la participation de ministres comme Montebourg ou Benoit Hamon . Cette politique ne serait pas très différente de celle que pourrait mener Juppé ou Sarkozy s’il était élu en 2017. La barre a été mise tellement haute dans le démantèlement de nos acquis sociaux que la droite (extrême) ne peut qu’en rajouter.
      Observons que depuis trois décennies ou plus toutes les formes d’unité de la gauche « rassemblée /unie » (PS et PCF en particulier) n’ont pas marché. Bien au contraire, elles se sont soldées par une défaite idéologique et une défaite sociale, exceptées les grandes avancées sociales et sociétales du début de mandat Mitterrand, remises en cause depuis ou vidées de leur contenu.
      En 2016, force est de constater que tous les partis, à tort ou à raison, sont décriés autant que ceux qui sont censés les représenter. Le nombre d’adhérents s’est catastrophiquement asséché. Les partis, quels qu’ils soient, survivent grâce aux subsides de l’état et les indemnités des élus.
      Les institutions sont au service des puissants et de la finance. l’Assemblée nationale n’est qu’une chambre d’enregistrement, les communes ont perdu tout point d’ancrage avec les populations. Les métropoles et autres intercommunalités ont aspiré les prérogatives des communes. Tout se décide ou l’essentiel hors champ de contrôle citoyen et démocratique. L’ habitant n’est qu’une pompe à finances et à voter ou ne pas le faire, de plus en plus.
      La démocratie a été vidée de son contenu. On voit fleurir ici ou là des contre-pouvoirs s’impliquant dans les mouvements citoyens ou est à l’initiative dans les contestations locales (NDL par exemple) ou nuit débout.
      Le PCF n’a pas souhaité d’adhésion directe au Front De Gauche contrairement au Parti de gauche. Les dissensions entre les divers partenaires du FDG se sont progressivement creusées. Les intérêts des uns et des autres n’étant pas de même nature., l’un voulant toujours assurer sa prédominance, l’autre cherchant à le remplacer ou avoir une plus grande place. Les élections intermédiaires n’ont fait qu’accroître les divisions sur le terrain, à l’exemple des municipales de Paris ou Grenoble. Les régionales ont été de véritables foutoirs. On a même vu comme en Bretagne des élus PCF sortants repartir avec le PS libéral et d’autres participer à une liste FDG. Du grand n’importe quoi qui a laissé beaucoup de traces. Le PCF actant très souvent pour les alliances à la carte, de circonstance ou répondant à des intérêts locaux particuliers, le PG et d’autres actant pour la radicalité à l’égard du PS.
      Le PCF (majoritairement chez les dirigeants semble-t-il) reste toujours attaché à sa stratégie d’alliance avec le PS, qu’il nomme rassemblement de la gauche pour battre la droite et le Front national. Ce slogan a perdu de son poids et paraît raisonner en creux, exceptés pour ceux qui veulent encore se forcer à y être sensible, c’est-à-dire de moins en moins d’électeurs comme on l’a vu lors des dernières élections partielles. La pierre d’achoppement ente le PCF et le PG est bien résumé par André Chassaigne annonçant une candidature possible du PCF (la sienne). Il a récemment déclaré à l’Hebdomadaire Regards : « Je pense en effet que dans les conditions actuelles, il n’est pas possible de soutenir Jean-Luc Mélenchon : exiger la soumission comme il le fait est contre-productif... » D’autres sont sur le même registre, comme Yves Dimicoli, Denis Durand ou un ancien syndicaliste comme Didier Le Reste (...) Certains autres mettent en avant le changement de partitions de Jean-Luc Mélenchon sur l’immigration, les travailleurs détachés, le débat sur l’identité nationale et le gaulois ou s’offusquent que Jean-Luc Mélenchon ait pu comparer la stratégie du PCF à un comportement de trotskystes… à la fête de l’Humanité. Il s’agit le plus souvent de mauvaises querelles, ou de propos sortis de leurs contextes, destinés à forcer le trait sur ce qui oppose et non sur ce qui rassemble. Il s’en est expliqué sur son site. Ses lieutenants ont répondu à ces critiques. : site de François Cocq et Alexis Corbiere
      Au-delà des invectives actuelles et débats souvent crispés, il paraît bien qu’à ce stade le rapprochement entre les deux courants de la gauche sont des plus incertaines. Les polémiques vont continuer, le PCF n’a pas l’intention dans un proche avenir de se positionner sur un candidat. Il attend d’en savoir un peu plus sur la primaire du PS et les rapports de force. Il n’est pas encore dit qu’il ne participera pas d’une manière ou d’une autre à la primaire du PS. Il va tergiverser, jouer la montre, avancer de faux procès, commence à travailler son projet alors que du côté de Mélenchon et ses soutiens le programme est presque bouclé et sera validé dans une semaine. On sait que le PCF a rencontré Montebourg. Pas de candidat caché affirme Pierre Laurent, nous voudrions bien le croire. Si au final, il se décidait à soutenir Jean-Luc Mélenchon, ce ne sera que du bout des lèvres, contraint et forcé par la situation. Le mal aura été fait.
      Sauf surprise, on en restera là entre les deux ex-partenaires. Les reclassements des uns et des autres se feront naturellement au fur et à mesure du temps qui passe et des événements. Des milliers de militants du PCF participent ou soutiennent déjà JL Mélenchon. Des personnalités aussi, des intellectuels, des artistes des syndicalistes.
      Si le décollage ne s’avère pas facile, l’atterrissage pourrait s’avérer encore bien plus difficile que d’aucuns ne le pensent. Mais, il sera trop tard pour refaire la partie. Des pleurs et grincements de dents sont à prévoir. Il faut mieux le savoir.

      Rodriguez Insoumis Le 8 octobre à 14:40
  •  
  • Vous faites erreur Mélanie Tsagouris. Il a été tout à fait possible de contribuer au programme de -la France Insoumise- en tant que parti.
    Il le sera vraisemblablement encore ensuite car le programme n’est pas finalisé.
    "En septembre, la troisième étape du chantier programmatique a consisté à recevoir les contributions de toutes les organisations politiques souhaitant s’associer au mouvement de la France insoumise. Les citoyens communistes, Ensemble Insoumis, la Nouvelle Gauche Socialiste, le Parti de Gauche et Révolution ont ainsi apporté leur pierre au travail collectif."

    Catherine Melin Le 8 octobre à 14:18
  •  
  • Je ne suis pas membre du PCF mais ai beaucoup milité avec des membres de ce parti, notamment à la CGT ERDF.

    Il me semble que les communistes auront de moins en moins de diversité de choix au fil des semaines qui vont passer :
    1/ négocier avec le PS des places aux législatives en échange d’un non soutien à la France Insoumise
    2/ désigner son candidat pour y renoncer ensuite après avoir utilisé cette situation en faveur du 1/ ou du 3/
    3/ soutenir la candidature de JLM comme le font déjà de nombreux communistes signataires de l’appel à faire Front en Commun.

    Personnellement, je pense que la France Insoumise assure une continuité avec L’humain d’abord, va à juste titre beaucoup plus loin sur les questions écologiques mais me pose de nombreuses questions sur les thématiques de l’accueil des réfugiés, de l’indépendance nationale (les propositions sur l’économie de la mer et les milliers de km de cotes de "la France" me plairaient encore plus si on ajoutait le droit imprescriptible des peuples des DOM-TOM à l’auto détermination) et de slogans comme "L’Europe, on l’aime ou on la quitte" qui, même s’il est légitime de les replacer dans l’intervention globale, sont une manière (peu élégante pour de nombreux anti-racistes dont je suis) de s’adresser aux électeurs du FN. Ce qui ne m’empêche pas de soutenir ardemment la sortie "des traités européens" comme le propose le programme dans sa version actuelle.

    La candidature de JLM n’est pas une candidature "hors partis", les partis qui soutiennent France Insoumise ayant pu apporter leurs contributions, essentiellement le PG ! Ce n’est pas pour les présidentielles que cela me choque le plus, même si il aurait été plus normal et efficace d’intégrer les partis du FdG depuis le début à la réflexion. Encore aurait-il fallu que les autres y aient été prêts !

    Cela me choque plus pour les législatives car la transition démocratique entre un cartel d’organisations et une forme d’organisation "entre individus" ne se fera pas du jour au lendemain et la désignation de candidats dans les 577 circonscriptions risque d’être problématique en de nombreux endroits sans participation des partis du FdG. L’ouverture à l’adhésion directe au FdG comme nous étions nombreux à le demander dès 2012 aurait été une transition intéressante...

    Aujourd’hui, nous ne construirons pas une candidature citoyenne soutenue par l’arc le plus large d’organisations de gauche opposées à la politique néo libérale, anti démocratique et anti écologique du gouvernement en repartant de zéro. Que cela nous plaise ou non, c’est une réalité (qui ne m’enchante pas).
    Aussi je ne vois qu’une solution pour faire vivre - avec l’ambition de gagner - une véritable alternative au néolibéralisme lors de ces élections de 2017, c’est de soutenir la candidature de JLM avec quelques divergences qui doivent être considérées comme un enrichissement de la campagne et non comme une volonté de la fragiliser.
    Et j’espère comme beaucoup que ce sera la voie empruntée par le PCF.

    Dominique LIOT Le 8 octobre à 16:50
  •  
  • Il y a un "air du temps" anti parti qui me gène énormément. Se situer "hors des partis" c’est nier un acquis démocratique fondamental dans l’histoire du mouvement ouvrier. Le " peuple", si cher à Mélenchon, s’est construit aussi autour de ses organisations politiques. Devoir, pour justifier une candidature auto proclamée, nier un fondement de notre démocratie confine à l’opportunisme politique.
    Par ailleurs on ne peut laisser dire que les Pcf serait le seul parti à négocier avec le PS. En Rhône Alpes/ Auvergne et en IDF, le PG, parti de Mélenchon, a fusionné sans condition avec le Parti socialiste. Quel gâchis de n’avoir pu construire une candidature commune sur la base du combat contre la politique d’austérité en opposition à Hollande. Nos dirigeants ne sont pas à la hauteur. Il nous faudra en changer pour avancer.

    William Le 8 octobre à 17:43
       
    • William, on ne peut pas comparer un liste commune de premier tour et un accord "technique" de second tour qui n’impose pas de mise en commun programmatique et n’engage pas aux votes de budgets.

      Catherine Melin Le 8 octobre à 20:21
    •  
    • Correction : en Ile de France le PG Et le PCF ET Ensemble ont fusionné avec le PS, AVEC des conditions. Les conditions étaient le nombre de postes éligibles. Pour ma part, il me semblait préférable que la droite sociale-démocrate l’emporte avec une forte opposition de gauche, plutôt que la situation actuelle où la Région Ile de France est gérée par la droite et l’extrême-droite. Au passage, Pierre Laurent avait imposé sa candidature en tête de liste, ce qui ne me paraissait pas anormal, alors même que je suis un Insoumis, non pas soutien de JL Mélenchon, mais soutien d’un projet qui prolonge l’Humain d’Abord. Quand le PCF prendra le temps de comprendre QUI sont les Insoumis, peut-être se ressaisira-t-il. Nous sommes des gens plutôt indépendants d’esprit, capables de lire et de comprendre par exemple combien le qualificatif de "national-populisme" que veut nous coller A Chassaigne est infamant.

      Nelson95 Le 13 octobre à 09:50
  •  
  • À quelques mois de l’élection, et alors que ne sont pas engagées complètement les grosses machines du vote dit "utile", le paysage peut s’énoncer de façon simple. Le FN est installé dans le paysage, la droite hésite, la gauche gouvernementale est infime.

    Et pourtant l’attitude des Insoumis ressemble beaucoup à du vote utile, dans le sens où ce serait Mélenchon la seule alternative au FN/LR/PS.

    Il nous est d’ailleurs impossible, à nous qui trouvons que Mélenchon s’est précipité avec sa proposition de canditature vite devenue présentation - alors qu’elle aurait du être mise de côté lorsque la rue s’est mise en mouvement, chamboulant alors les possibilités politiques, de façon à prendre en compte les nouveaux acteurs de la contestation - , de connaître la synthèse des consultations sans être immédiatement inclu dans une base de donnée sensée représenter les soutiens de JLM, et donc sa légitimité dans les médias (telle est le sens de l’inscription obligatoire pour pouvoir consulter le projet). Contributions qui, sans vouloir vexer celleux qui les ont faite, ne sont pas toujours très originales pour celleux qui s’interessent à la pensée anti-capitaliste, c’est à dire qu’une ouverture du FdG à d’autres collectifs anti-libéraux aurait vraissemblablement accouchée des mêmes propositions.

    Mais l’explication se trouve peut-être dans le fait que toute ceci n’est qu’une mascarade, un coup de com’ permettant de poursuivre dans le sens d’une politique peut être pas libérale- on défend le rôle de l’État (le même qui gaze les manifestants) dans l’économie - mais bel et bien capitaliste, puisqu’il s’agit de produire des marchandises.

    Mais n’est-ce pas normal au vu des conditions de la production et au niveau de la conscience de classe - d’où le remplacement de la lutte des classes par le Peuple qui permet à la petite bourgeoisie (dont je suis issu), devenue inutile à la bourgeoisie, de se faire une place à côté, et bien plutôt devant, les prolétaires, les paysans ou encore le lumpen prolétariat ?

    Tout sauf Mélenchon ? Pourquoi pas si cela permet de ne pas décourager une fois de plus les classes dominées, et donc un pas de plus vers l’émancipation humaine, avec de faux espoirs.

    Cazueladepolo Le 9 octobre à 03:29
       
    • On peut penser aussi au suicide collectif. Pourquoi pas ? On pourrait aussi se laissez aller au Tout Sauf le PC, nous qui pensons...que ce parti s’est embourbé dans un cafouillage, qui à force de compromis avec la social démocratie, le rend inaudible.
      Le PCF se triture les méninges pour trouver toutes les arguties possibles et inimaginables pour ne pas s’engager dans la bataille des présidentielles et législatives qu’il voudrait séparer de la présidentielle pour reconduire ses alliances à la carte comme aux municipales et régionales avec le PS de droite)), en attendant le venue du messie ou celle du Père Noël.
      Nous ne sommes pas dupe de la nouvelle manœuvre qui consiste à nous faire croire (nous prendrait-il pour des idiot) qu’il ne pense qu’au projet (à quand le programme et si programme à quand le candidat, l’un va avec l’autre ?) comme si une voiture se conduisait sans pilote. Alors bonne chance à vous.

      Rodriguez Insoumis Le 9 octobre à 10:07
    •  
    • @Rodriguez
      Quelques questions :

      Seriez-vous obsédé par le PCF (en ce qui me concerne je n’ai jamais voté pour lui) ?

      En quoi le programme des Insoumis n’est-il pas social-démocrate ?

      Pourquoi pensez-vous que nous attendons tous un Messi pour changer les choses ? Mélenchon serait-il donc pour vous ce que Jesus est aux Chrétiens ?

      Croyez-vous vraiment que la non-élection de Mélenchon ait quelque chose à voir avec un suicide collectif ?

      Comment pouvez-vous critiquer d’une part "les alliances à la carte", c’est à dire la reconnaissance de réalités locales diverses, et d’autre part défendre le processus des Insoumis sensé être décentralisé ?

      Encore un petit effort et vous parviendrez à me convaincre tout à fait de ne pas voter pour Mélenchon, car si tous les autoproclamés insoumis n’ont d’autres réponses à apporter aux doutes des électeurs FdG de 2012 que le sarcasme, il ne faudra pas vous étonner de nous voir choisir un-e autre candidat-e ou aller grandir le nombre des abstentionnistes (tel est le choix, pour l’instant de la plupart des personnes qui m’entourent, et j’avoue ne plus trop avoir d’arguments à leur opposer). Mais vous pourrez toujours vous rassurer en renvoyant la faute sur vos anciens alliés, comme Jospin en 2002.

      cazueladepolo Le 10 octobre à 00:47
    •  
    • Obsédé par le PCF et vous n’avez jamais voté PCF, dites-vous. En quoi cela nous concerne-t-il ? La question n’est pas là. Le PCF est un partenaire. Nous est-il permis de dire que l’on n’est pas d’accord avec lui sans pourtant être soumis à l’anathème. Pour ma part, je vote pour les candidats du PCF, lorsqu’ils ne font pas alliance avec le PS social libéral comme aux municipales, régionales ou départementales sur mon département et n’appelle pas à voter pour lui au second tour. C’est aussi simple que cela..

      Sur le programme, il ne sera validé que la semaine prochaine. Il est encore en discussion sur internet. Il est encore amendable par celles et ceux qui le souhaitent, fussent-il d’abord engagés. Que vous le connaissiez, en détail, déjà, bravo. Il ne sera publiquement dévoilé que la semaine prochaine. Comment savez-vous qu’il serait social-démocrate ? Attendez-donc d’en prendre connaissance avant de vous positionner.

      Messie, Jésus… Dites-nous qui est votre candidat : Hollande, Macron, Valls, un frondeur, un vert de confort, Poutou, Sarkozy… ?

      Pour le moment, il semble bien que votre position du TSM Tout Sauf Mélenchon soit votre alpha et oméga. C’est bien évidemment votre droit. Au-delà rien. De notre côté, nous pensons que Jean-Luc Mélenchon est le meilleur candidat de rassemblement de la gauche, le seul qui tienne la corde face à nos adversaires du social libéralisme et des droites extrêmes.

      Nous sommes pour des accords nationaux si c’est possible et qui soient la déclinaison d’un programme et d’objectifs nationaux, avec des candidats décidés d’un accord commun, au plus près des préoccupations du local. Ces candidats doivent permettre de représenter tous les courants qui soutiennent ledit programme. On ne peut pas courir 2 ou 3 lièvres à la fois comme cela a été le cas lors des dernières consultations. C’est aussi simple que cela.

      Et pour en connaître plus sur le candidat Jean-Luc Mélenchon, je vous invite à vous connecter sur son site et celui des Insoumis. Ça pourrait éviter les incompréhensions, les fausses interprétations, les à priori ...

      Rodriguez Insoumis Le 10 octobre à 11:04
    •  
    • @Rodiguez,

      En 2012, "mon" candidat était Mélenchon, et, pour l’instant je n’en ai plus puisque l’alliance a été rompu. J’ai encore le temps de voir venir, je ferais peut-être comme beaucoup de français est me déciderais quelques mois, voir quelques semaines avant les élections, notamment selon l’attitude des Insoumis près de ma nouvelle ville. Contrairement à ce que vous pensez je ne suis pas Tous sauf Mélenchon, mais je ne suis pas non plus Personne d’autre que Mélenchon : vous dites vous-même que le programme n’est pas bouclé, le pire peut donc encore être évité.
      Ma question autour du PCF ne concernait pas la possibilité ou non de les critiquer (tout le monde est critiquable), mais je ne voyais pas pourquoi vous m’en parliez puisque mon message ne parlait pas de lui, je ne faisais qu’exprimer mon désaccord sur le fait qu’une certaine idée du vote utile n’était pas encore en marche : je persiste à dire que la méthode et les mots utilisés par Mélenchon et certains Insoumis, peut-être bonne en février dernier cad avant les mobilisations, sont plus proche du vote utile que de la volonté d’un rassemblement anti-capitaliste, ou au moins en faveur de l’égalité. Je ne vote pas sur des étiquettes mais sur des projets, notamment à l’échelon local.
      Pour en revenir au programme, s’il n’est pas finalisé, j’espère pourtant qu’il ne sera totalement différent d’une synthèse entre l’Humain d’abord, les contributions, les auditions, le blog et les discours de JLM, pour ne parler que de ceux que je connais (curieux de croire que c’est le manque de connaissance qui devrait expliquer les désaccord). Et dans ce cas, cela sera plus proche de la social-démocratie (recherche de croissance, même "verte", dans le but de partager les richesses entre tous) que d’une révolution anti-capitaliste (en mettant en avant les valeurs d’usage contre les valeurs d’échanges par exemple ou en prônant la fin de l’emploi). Mais cela serait toujours mieux que les politiques actuelles, notamment si le pouvoir est décentralisé, si chacun peut prendre en main les dossiers qui le concerne, selon l’échelle territoriale la plus adaptée à la satisfaction de ses besoins.
      Je ne désespère donc pas encore de me retrouver à vos côtés dans la compétition électorale, et de chercher une nouvelle fois à attirer des voix comme je l’ai fait dans les campagnes précédentes, sans pour autant être engagé dans un parti. Il faudra cependant des signes montrant une volonté réèlle de co-production permanente du programme (le monde, et donc les analyses sur celui-ci, bougent en permanence) mais également des lois une fois que nous serons au pouvoir. Vous comprendrez bien qu’en tant que favorable à une VIème république donnant le pouvoir aux citoyens, je ne peux pas faire confiance à des personnes qui me semblent diriger depuis le haut (ou le centre pour parler comme la CEPAL), même sous couvert d’une consultation et du dépôt d’amendement, surtout après l’expérience que je viens de vivre au sein du M6R ( un psy me dirait, c’était donc ça ;-) ).
      Vous me permettrez d’arrêter là notre discussion, nous verrons bien comment tout cela évolue, et la place que votre programme laissera aux initiatives citoyennes. J’espère que les malentendus autour d’une soi-disant volonté de nuisance de ma part sont dorénavant dissipés, car je ne crois pas être le seul non-partisan à être déçus par Mélenchon et choqués par certains propos, ou attitudes numériques, de certains Insoumis. Mes interventions ne cherchent qu’à mettre en valeur certains inconvéniants dans la campagne de JLM, dans le but de les voir corrigés, cela me semble le but de tout débat entre ami.

      Cazueladepolo Le 10 octobre à 16:59
    •  
    • Apparemment vos inquiétudes semblent être levées par ceux qui écoutent, voient et se font parfois une idée de ce que nous mettons en œuvre. Nous ne prétendons pas à être les meilleurs de la classe, seulement nous essayons d’avancer avec un programme (presque) et une dynamique en cours. Le reste comme l’on dit dépendra du nombre de combattants qui le partagent, le ferons vivre et le feront partager au plus grand nombre, essentiellement au 40 à 50% qui ne votent pas. Le chauffeur Jean-Luc Mélenchon, que l’on aime ou pas, n’est pas le problème. On lui demande de bien porter notre drapeau et il le fait très bien. Après, il ne plaît pas à tous, c’est une autre affaire.
      Pour le moment, je me répète, c’est certainement le moins pire des candidats, pour ma part je dirai le meilleurs et de très loin.

      En quelque sorte, cette période historique voit disparaître la social démocratie, représentant jusqu’alors principalement les classes moyennes qui se trouvent pour partie déclassées pour que puisse naître le nouveau qui nous restera à définir. Ça va prendre un peu de temps. Pour faire court, Il faut mettre en évidence deux choses :
       en fini avec le PS libéral et les alliances de sujétion ou soumission, sinon on pourrait bien voir arriver le Front National ou son clone des Républicains version Sarkozy. ;
       nous pensons (à tort ou à raison) que la situation exige la rupture avec l’ordre ancien vu comme un obstacle à une nouvelle recomposition de la gauche.
      Les sondage étant ce qu’ils sont, à prendre bien évidemment avec des pincettes, beaucoup de pincettes même, le dernier en date suite au passage hier de Jean-Luc Mélenchon à RTL le positionne à 16/17%.
      Aucun autre candidat PS, PC, Verts ou autres n’est à ce stade. Donc à suivre ensemble ou pas.

      Rodriguez Insoumis Le 10 octobre à 19:04
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  • En relisant cet article, je m’étonne encore d’un titre si positif et de son contenu si pessimiste. Comme en lisant tous nos commentaires qui s’épuisent à mettre en exergue tout ce qui fait divergence plutôt que ce qui fait convergence...

    Mélanie Tsagouris Le 10 octobre à 09:56
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  • Il n’y a plus aucune possibilité de « refonder » la gauche, celle-ci est définitivement morte. La dernière fois les socialistes ont pu se ressourcer, car le Pcf ayant adopté la politique de « coexistence pacifique » avec le capitalisme et renoncer à la « dictature du prolétariat », avait énormément réduit les différences avec eux, ce qui leur a permis de le mettre à la portion congrue. Mais aujourd’hui, le Ps est passé sans retour possible, dans le camp libéral en rejoignant tous ses frères européens, et le Pcf est réduit au même niveau que l’extrême-gauche. La loi « Travail » vient de signer l’arrêt de mort de cette gauche. C’est « l’insoumission » qui la remplace désormais, et « l’insoumission citoyenne » va bientôt montrer le bout de son nez aux prochaines législatives. Les retardataires resteront à la porte... « L’insoumission » a un caractère très particulier, car elle est lévogyre et son déplacement est irréversible...c’est un phénomène nouveau...

    Vacher Roland Le 12 octobre à 19:20
       
    • Alors que l’hégémonie actuelle serait plutõt dextrogyre... ;-)

      Cazueladepolo Le 13 octobre à 01:40
  •  
  • Je regrette dans tout ce que j’ai lu de ne pas trouver une allusion analysant le fond de notre situation politique dans notre pays. Si on comprend le fond , sur la forme on ne peut que s’accorder sinon ce n’est plus de la politique.

    Nous vivons bien une société où se côtoient exploiteurs et exploités dans un système capitaliste qui est roi. Les exploités étant le plus grand nombre, les plus forts, les forces vives du travail et de la création, mais aussi celles et ceux que les exploiteurs divisent, manipulent afin de perpétrer leur domination.

    Cette situation trouve sa représentation dans le champ politique avec la droite, l’extrême droite, et malheureusement avec aussi un relai qui s’appellent les gestionnaires loyaux du capitalisme : le parti socialiste, un courant syndicaliste qui leur est proche : la CFDT et quelques autres formations de moindre importance.

    Parfois ces derniers acceptent de faire un bout de chemin avec les exploités mais leurs ambiguïtés constantes les font replonger dans leur véritable idéologie : la collaboration de classe.

    Pour dernier exemple, j’ai bien entendu un des leurs , ancien ministre et se portant candidat à la primaire, Montebourg, nous ressortir du fond d’un tiroir la vieille chimère d’une " association capital-travail"... L’association du loup et des agneaux !!! Ce personnage au demeurant charmant et probablement sincère a beaucoup de chemin à faire pour comprendre notre société, je le déplore.

    C’est ce fond idéologique qui me fait défaut dans le débat que j’ai lu.

    Ceci s’appelle et est demeuré toute ma vie (20x4 et agriculteur- métayer ou ouvrier)
    dans ma tête sans qu’aucun élément vienne le faire disparaitre : la lutte de classe !

    Je comprends pourquoi 70 % de la classe ouvrière ne vote plus, je comprends pourquoi le PCF dont j’étais membre s’est affaibli.

    Je ne retrouvais plus, personnellement, les motifs qui à la sortie de mai 68 m’avaient amené à demander mon adhésion en 1974.

    Ceci dit je vis toujours dans la même société que tous (tes) et subit à ma façon la même exploitation.

    Si le débat que j’ai lu représente une série de faits qu’il faut lister ne serai-ce que pour se comprendre, à mon humble avis, quelques allusions aux analyses de fond de ce qu’est notre société ne me dérangeraient pas.

    Cela dit dans la situation politique telle qu’elle est aujourd’hui en France, il n’y a qu’un candidat qui voisine avec mes idées , c’est Mélenchon. Je souhaite que tous les autres reprennent au plus tôt les analyses de fond et contribuent à renforcer les choix de classe indispensables à tout vrai changement !

    COCO 40100

    Gaby Comets Le 13 octobre à 10:58
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  • Le PC, dans sa forme et sa structure, est appelé à se modifier ou à disparaître complètement. Parmi les communistes, certains sont plus éclairés et acceptent la nécessaire mutation politique de fond, indispensable pour rester des révolutionnaires. Qu’est ce que devenir révolutionnaire aujourd’hui ? En tout cas pas ce que préconise la direction actuelle qui tombe dans un vieux schéma obsolète depuis fort longtemps, des décennies. Avec la possibilité d’entraîner le plus grand nombre de couches sociales vers une émancipation nécessairement progressive, la France Insoumise offre une véritable issue. C’est le schéma de la révolution citoyenne, elle ne se fera pas sans cette progression de masse au fil du temps. Nul ne peut dire jusqu’où elle peut aller. Mais c’est la bonne direction. Je peux dire que c’est la meilleure, pour d’autre la moins mauvaise, mais en tout cas susceptible de rassembler la gauche sans hégémonie de partis. C’est un fait majeur qui fera la différence.

    Max Le 16 octobre à 23:45
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  •  
  • Ce qui est assez croquignolet , c est de voir , les contorsions parkinsoniennes du PCF, comment se rallier au mouvement de la FRANCE INSOUMISE , sans avoir l’air de donner un aval a la candidature JLM , l’espoir de " primaires " a gauche reste encore vivace pour certains.

    ENSEMBLE , plus subtil mais tout aussi dans l i indécision , semble attendre pour voir si les partis composants l’ ex front de gauche ne pourraient pas se reconstruire dans un " front élargi" rejoignant en cela le rêve "Laurentien "de Montebourg , les verts etc. etc. bref la défunte gauche plurielle.

    Tout cela est cocasse ,car cela ne tient aucun compte de la stratégie qui a été mis en place par JLM et ce juste après les régionales.

    En premier lieu , plus jamais et pour ces présidentielles encore moins que par le passé, le PG, la France insoumise et ceux qui y ont adhéré a ce concept n’attendrons que le " premier parti de France en militants ai consulté a une date et gna gna " et langue de bois .

    La déclaration unilatérale de la candidature de Jean Luc , n’a été produite que dans ce but là et c’est pari réussi, tout le monde se fout a gauche de la future déclaration de jean pierre Laurent sur le résultat de la consultation et gna gna et langue de bois.

    Ensuite , le cadre de la France insoumise , ou les partis, PG en autre s ’effacent devant les groupes d’insoumis dans tous les départements, villes, canton , la plupart des groupe d insoumis sont animés par des gens sans partis, ou revenant a la politique ou mettant les drapeaux ,PG et autres dans leur poche.

    Pourquoi ? pour en finir avec les interminables discussions sur les sigles, les soutiens, les alliés et autres agglutination de sigles de groupuscules sur les tracts et les banderoles.

    Un seul sigle , un flyers JLM 2017 et ca marche ! aucun observateur politique ne parle plus de PG ,PCF , ENSEMBLE et autres structures naines prétentieuses ,gardienne de la flamme.

    De plus la France insoumise réussie l’exploit car c’est un de réunir a LILLE pour définir le programme du futur candidat , les propositions remontant des groupes de soutien ou de paroles, et avec des débats, des adhésions directes et l utilisation de la toile WEB.

    Enfin pendant que les indécis attendent de savoir si, Hollande , ou pas Hollande, si Macron, si Vals, si Montebourg , si Dufflot si en novembre ,et gna gna et langue de bois , nous en sommes déjà a désigner la méthode pour présenter les candidats aux législative de juin 2017 .

    Bonne chance camarades ! débattez, discuter ,mais ne vous faites pas trop d’illusions , le mouvement JLM 2017 , de la France insoumise de vous attendra pas , vous a t’elle d’ailleurs un jour attendus ?.

    buenaventura Le 20 octobre à 10:38
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