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Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 28 mai 2015

Panthéon : catafalque d’une gauche

Le choix de François Hollande d’écarter la Résistance communiste du Panthéon national n’est pas anecdotique. Il s’est parfois dit dans la presse que le président, par son discours, voulait « renouer avec la gauche ». En fait, il enterrait une certaine idée de la gauche.

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Avec ce choix, François Hollande n’a pas seulement opéré un détournement de l’histoire française. Il a aussi conforté symboliquement un tournant décisif pour l’avenir de la gauche. Depuis 1988 et l’inflexion centriste de François Mitterrand, les responsables socialistes s’étaient fixés pour objectif de désarmer les inquiétudes de la gauche de gauche. Vis-à-vis du PCF, il s’agissait soit de l’attirer dans un succédané d’union de la gauche (la "gauche plurielle" de 1997), soit d’émousser les critiques en donnant des gages de fidélité à la symbolique d’une gauche sociale.

Le calcul stratégique de François Hollande

À l’automne de 1997, à l’époque où le Livre noir du communisme faisait un tabac en librairie, quand la droite se livra à une provocation violente contre le PC et son histoire, le premier ministre lui-même, Lionel Jospin, prit la parole à l’Assemblée pour dire qu’il était fier que des communistes siègent dans son gouvernement. Aujourd’hui, nous en sommes loin. Il y a quelques semaines, le président de la République lui-même s’est permis de faire l’amalgame entre Georges Marchais et Marine Le Pen. Et c’est sous sa haute autorité que la mémoire communiste a été effacée officiellement de la geste patriotique de 1940-1944 (lire "Panthéon 2015 : la photo retouchée").

Le calcul stratégique est double. François Hollande considère que le choix "social-libéral" opéré depuis quelques mois ne souffre plus d’atermoiements et que la cohérence stratégique écarte désormais les considérations tactiques. Plus question, comme en 2012 au Bourget, de tenir un discours bien à gauche pour appliquer ensuite une politique recentrée. On n’en est plus au temps où Lionel Jospin se démarquait de Tony Blair par sa formule magique : « Oui à l’économie de marché, non à une société de marché. » Le choix résolu du marché et de la compétitivité ne s’accompagne plus de ronds de jambe et de demi-mesures.

Il y a plus. Le président joue ouvertement la carte d’un bipartisme français écorné par la poussée du Front national. La droite française, pense-t-il, a une très grosse épine dans le pied avec la pression permanente d’une extrême droite relookée. Dans son esprit, il n’en est pas de même dans son camp. À la différence de la Grèce ou de l’Espagne, la gauche de gauche française n’a pas su utiliser le séisme du "Non" référendaire de 2005. L’élection présidentielle de 2012 laissait entrevoir un regain intéressant. La suite ne l’a pas confirmé. Le président veut en profiter. Il sent à sa gauche du flottement et de la fragilité ; il entend donc pousser les feux et lever définitivement une hypothèque bien trop dérangeante.

Établir la mort clinique de la gauche de gauche

En défiant symboliquement l’espace communiste, Hollande dit haut et fort que, s’il y a deux droites concurrentes, il n’y a qu’une gauche pensable et qu’elle n’a pas d’autre possibilité que de se regrouper autour de la logique politique pilotée par l’Élysée et Matignon. C’est autour de cette logique, martèle le pouvoir, que la gauche peut encore espérer tirer profit des divisions de la droite en 2017. Les fins stratèges pensent aussi, en tout cas in petto, que c’est cette logique qui, en cas de défaite en 2017, permettra de reprendre le pouvoir cinq ans plus tard.

Mais dans tous les cas, horizon 2017 ou horizon plus lointain, la stratégie choisie suppose qu’une condition soit réalisée : que soit établie la mort clinique, organisationnelle et symbolique, d’une gauche de gauche. L’effacement de la mémoire communiste est, en France, une dimension de la recomposition en cours. Le magistère qui fut celui du communisme sur la gauche française, entre 1936 et 1978, doit être définitivement tenu pour une parenthèse malencontreuse, sinon une aberration de l’histoire.

Il faut prendre au sérieux ce qui se noue autour de la mémoire communiste. Ce n’est pas seulement une question de susceptibilité partisane. Derrière l’enjeu PCF, se profile une question bien plus large : le devenir d’une tradition révolutionnaire, plébéienne et démocratique qui, en France, n’a jamais été politiquement marginalisée, comme elle l’a été dans d’autres pays européens. Il faut mettre fin à cette exception française, pensent les chantres du pouvoir socialiste. La cérémonie du Panthéon participait de cette visée.

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Vos réactions

  • En quelques mots, je partage l’essentiel du message sur la visée stratégique de Hollande .

    Mais je ne suis pas d’accord pour parler de la gauche de la gauche. Ceci est un piège qui pousse à la marginalisation des forces de transformation sociale.

    Le PS n’est pas la gauche de référence. Le clivage droite / gauche est brouillé par la politique impulsée par Hollande.

    Le clivage capital / travail est plus pertinent que le clivage droite / gauche.

    gb26100 Le 28 mai 2015 à 22:14
  •  
  • Hollande,à gauche n’est pas le seul à vouloir écraser un rival communiste.
    Mitterand a réussi en son temps,aidé par les experts anti-PCF,comme Cambadélis,Mélenchon.
    Mais si Hollande fait ça,aujourd’hui,encore c’est parce qu’il veut éviter un trop grand poids électoral en 2017,d’un candidat soutenu par le PCF.
    Mathématiquement ,il a raison.
    Alors que depuis plus de 20 ans la direction du PCF,du PS,d’EELV,du PG,du NPA font tout pour faire disparaitre l’aura,la visibilité,l’existence du PCF,contre toue attente,en 2015,8à10%,des électeurs sont près à revoter PCF,s’il se représente sur cette seule étiquette:PCF.
    Cela fait réfléchir,même un François Hollande aux abois....

    Maurice Le 29 mai 2015 à 07:55
  •  
  • Le discours du panthéon,aura permis à F.Hollande de citer en premier,comme résistants,selon leur parti politique les communistes,puis Marie Claude Vaillant Couturier.
    Mais alors pourquoi n’a t-il pas fait rentrer Charlotte delbo,ou Danièle Casanova ou Paul Nizan au panthéon ?
    Révisioniste,François Hollande,l’est en éludant le rôle des communiste malgré de jolis phrases.
    Qui a signé les accords de Munich en 1938 et qui a voté les pleins pouvoirs à pétain en 1939 ?Des radicaux et des socialistes..
    En 2017,face aux républicains,les faux et les vrais,la tâche sera rude,pour François Hollande.
    François hollande a non seulement dit des bêtises sur le PCF des années 70 mais aussi sur 39/45.
    Comment a t il pu écrire,’les français n’acceptent jamais que les libertés,soient bafouées’,quelle bévue:et 39/45,l’état pétainiste,c’était libéral-libertaire ?
    Et pourquoi tout mélanger anachroniquement,la pollution,les camps d’exterminations,les jeunes de banlieue et les résistants,hormis ceux du pcf non-panthéonolisable !
    Malgré les trémolos,ce discours du Panthéon,post 11/01/2015,ante 2017,est une nouvelle pantalonnade de Hollande..
    N’est pas Malraux qui veut !
    Mais comparer Najet belkacem,qui fait ’sa belle’ sous les ors de la république avec les milliers de femmes communistes persécutées sous le régime pétainisto-nazi,fallait oser !
    Beurk........................................

    Maurice Le 29 mai 2015 à 08:15
  •  
  • Mitterrand a pris son virage en 1982 et non en 1988.
    Martelli confond stratégie et tactique car Hollande n’est que vice-proconsul de l’empire américain.
    Martelli oublie le « I’m not dangerous » prononcé en mars 2012 à la "city"par Hollande
    Enfin dire que le discours du bourget fût de gauche est navrant.

    Jean-Louis Le 29 mai 2015 à 14:16
       
    • la petite phrase du Bourget ("Mon ennemi, c’est la finance") était une réponse-improvisée-à Mélenchon, c’est en ce sens qu’elle est "de gauche". Que Hollande soit de gauche, lui-même, est autre chose. Même les adhérents locaux du PS m’ont demandé de participer aux "primaires" (à l’américaine) pour tirer à gauche le binôme favori (Aubry/ ??), c’est dire leur degré de conviction à cette époque quant au gauchisme de Hollande (ou de Valls). "La social-démocratie a vocation à la trahison dela Révolution", ce n’est donc pas nouveau. Nous, français, avons en 1830, accepté de troquer le drapeau tricolore contre le drapeau rouge pour accepter, ensuite, le frère d’Orléans (et régicide) de Louis XVI ! La patience, le renoncement et la lassitude font partie intégrante de la Social-Démocratie, autant que "les Droits del’Homme" ( Cf. le "Mariage pour tous" par ex.) qui ont servi de prétexte à toutes les opérations militaires, (Mali inclus) depuis 1792 en passant par Napoléon, le restaurateur de l’Esclavage en 1802.

      youbka Le 1er juin 2015 à 12:59
  •  
  • Hollande a eu beau prétendre que "la République n’est pas figée. Ce n’est pas un corset dont il faudrait régulièrement recoudre les boutons. La République, c’est un mouvement, c’est une construction, c’est une passion, une passion généreuse, une passion rationnelle, une passion rassembleuse...", ...il n’a rien manifesté d’autre qu’une dévalorisation paradoxale de cette passion !...
    Lorsqu’il prétend ainsi que la République continue, la preuve étant apportée par "l’esprit du 11 janvier"... Est-ce à dire que ce dit "esprit du 11 janvier" lui permettrait de blasphémer contre la mémoire de la Résistance et de la Nation, en en écartant la composante populaire essentielle ? En réduisant, pour une part, cette panthéonisation à une "panthéonade" ?!?...
    Lorsque qu’il glisse une apologie des réformes ordo-libérales, quel rapport avec les limitations anti-capitalistes apportées par le programme du CNR ?...
    Ce moment vient effectivement s’ajouter, cette fois à un niveau symbolique fondamental,... au rapprochement opéré entre l’expression FN et celle "du PCF des années 70", les dits "populismes protestataires" étant mis dans le même sac des politiques "pas sérieuses" et se devant d’être disqualifiées...
    Nous sommes rendus à un sommet d’ambiguïté, dont il ne faut pas s’attendre à ce que ce Pouvoir sorte par le Haut !...

    Aubert Sikirdji Le 30 mai 2015 à 00:37
  •  
  • Bonjour
    débat passionnant mais pour des raisons d’imprimerie
    très difficile -voir impossible- à lire .
    -question :
    existe-t-il un e raison technique qui empêche de corriger le dessin de la lettre e dans tous vos écrits ???

    (cette même lettre e,e,e qui apparait plus de 30 fois dans l’encadre de ce message )

    - d’autre part n’y a-t-il pas un autre lien possible pour vous écrire que de devoir passer par un "débat"
    bien cordialement
    m69

    marboeuf69 Le 30 mai 2015 à 09:27
  •  
  • "Ce n’est pas seulement une question de susceptibilité partisane". Mille fois d’accord et , de ce point de vue, j’ai regretté que la forme prise par la réaction des dirigeants du PCF donne le sentiment du contraire, réduisant du même coup le champ de celles et ceux, non communistes, que la question peut pourtant intéresser. Quant au reste, patiemment, "la révolution copernicienne" avance sans que, pour le moment, rien de sérieux ne vienne en contrecarrer les effets désastreux. Le mal est dans les têtes, signe que nous subissons une défaite bien plus qu’électorale. J’ai la conviction que les réponses nouvelles ne viendront pas du déni de cette réalité.

    Lucien Atencia Le 30 mai 2015 à 09:31
       
    • L’Unité des Résistants est la première preuve : Deux exemples
      /ces derniers jours c’est Anne Postel-Vinnay, résistant(ex-internée) issue d’une famille catholique pratiquante du Morbihan, qui rappellait le rôle des communistes en 40/45, alors que dans le film de dialogues (G.Anthonioz/G.Tillon) aucun mot à ce sujet.
      /Lors d’une émission à l’ORTF , en 1975, sur la Libération de Paris, ni G.Bidault, ni Chaban-Delmas, n’avaient prêté leur concours au discours anti-com. du journaliste
      Cette panthéonisation est celle le Révolution et celle dela Commune de Paris. C’est en ce sens qu’il s’agit d’un tournant stratégique, d’une énième tentative.

      youbka Le 1er juin 2015 à 13:10
  •  
  • Vous attendiez quelques choses de cet individu ? Moi je n’attends rien.

    Ce n’est pas de la naïveté que d’attendre quelque chose de cet individu, c’est être son complice ou c’est vouloir croire au Père Noël.

    Cet individu n’a qu’une crainte : la démocratie. Il sort d’une école où l’on forme au totalitarisme bureaucratique et libéral.

    La Renaudie Le 30 mai 2015 à 17:17
  •  
  • Martelli il faudrait que tu comprennes vraiment un truc de base :

    la gauche de la gauche n’ a pas besoin de Hollande pour mourir cliniquement - un éditorial récent de Marianne le montrait par son titre : la Gauche ( donc sans le PS ) est devenue cannibale car elle se dévore sur elle même .

    THIERRY HERMAN Le 30 mai 2015 à 17:19
       
    • Développez, s.v.p. ...

      Aubert Sikirdji Le 30 mai 2015 à 17:35
    •  
    • Cher Monsieur notre camarade Thierry Herman, vous qui m’écrivîtes, un peu trop vite : « je vous emmerde profondément pour votre analyse brillante de la gauche radicale »..., le 25 avril à 16h 05mn, sous l’article suivant : http://www.regards.fr/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli/article/pcf-fn-hollande-connait-ses (PCF / FN : Hollande connaît ses amalgames)..., vous dont le comprenoir visiblement sectaire vous permet de jouer le donneur de leçons à notre camarade Martelli, ...voici ma suggestion d’une amorce de développements, puisque je risque sans doute d’attendre longtemps qu’elle vienne de vous :
      Je vous rappelle, en bonne méthode, qui consiste à balayer devant notre porte, avant que d’installer une lunette dans le grenier... : que le PCF, dont vous vous posez en défenseur, n’a pour commencer eu lui-même besoin de personne pour se mettre en danger historique d’engagement de son pronostic vital...
      La question mérite d’être posée : ...qu’a-t-il fait de lui-même depuis 50 ans ?... Passé parti passoire, dans les années fin 70-80, n’a-t-il pas constitué une grosse expérience historique « cannibale », de parti moloch, qui aura à la fois dévoré ses propres enfants, comme dans la fable : du fait de ne plus les reconnaître..., et de plus occulté, « oublié », ...comme on dit « mangé la commission » de ce fait historique massif, sous prétexte de mutation et de « communisme de nouvelle génération » ?...
      Est-ce cette expérience historique-là que vous vous apprêtez à mettre généreusement au service d’un amendement, d’un redressement d’orientation de « la gauche de la gauche » ?...

      Aubert Sikirdji Le 31 mai 2015 à 13:56
  •  
  • Merci Roger pour la pertinence de tes analyses.
    Tout est dit dans ce dernier article et on se demande si la vraie gauche de notre pays va échapper à une fin à l’italienne... Il faut espérer que "l’exception Française" va être revivifiée par la jeunesse d’aujourd’hui.
    Gilbert Loriguet

    loriguet Le 31 mai 2015 à 09:22
  •  
  • Encore faudrait-il que les communistes n.aient pas eux-mêmes oublié, voire falsifié, leur histoire.

    carcinus Le 31 mai 2015 à 16:48
  •  
  • Des 35h,à la CMU,du mariage pour tous,à l’enterrement civil,de la conservation des allocations sociales, au 57% du PIB consacré au collectivisme en France,le bilan du PCF est superbe depuis ans.
    Sans compter le bilan anti-raciste législatif qui sanctuarise l’antiracisme et permet aux victimes du racisme de se défendre et de gagner à coup sûr devant les tribunaux(cf:lois gayssot et corpus législatif).
    Merci au PCF dont je suis membre..et aux anciens membres du PCF comme Aubert ;total respect pour son attitude respectueuse de Lucien Bonnafé et du PCF jusqu’en 2010.
    Mais n’oublies pas que l’infantilisme qui consiste à croire que la politique c’est dire ’pas beau,le méchant’,n’est pas partagé avec moi.
    Pour moi,la politique ,c’est du concret,du législatif anti-raciste inscrit dans le marbre des lois et des tribunaux de mon beau,très beau pays la France.

    Maurice Le 31 mai 2015 à 18:31
       
    • Erreur Maurice,
      Le communisme, c’est la collectivisation par l’Etat des moyens de production.
      Vous appartenez à un PCF qui fait du socialisme !
      C’est là où j’y perds mon latin ! (avant même toute intervention de Mme Belkacem)

      totoLeGrand Le 1er juin 2015 à 15:39
  •  
  • Désolé de vous décevoir tous, qui pour beaucoup êtes humanistes.
    Pour ce qui concerne la gauche de la gauche, il y a certes une exception franco-française, mais nous vivons aussi sur une planète où l’information circule et où les mésaventures communistes menées à l’étranger ont largement contribué à l’effondrement (de la gauche)².
    Nulle part le capitalisme n’est plus remis en cause (à part en Corée du Nord). Même le Parti communiste chinois, s’est mis au capitalisme depuis longtemps. Les Cubains vont s’y mettre. Je ne parlerai pas de l’ex URSS.
    Partout le communisme a produit de la misère rejetée par les peuples.
    Pour la situation intérieure l’effondrement (de la gauche)² est effectivement imputable intrinsèquement à cette (gauche)² : les intérêts de la classe sociale historique du mouvement (à savoir les ouvriers) ne sont plus défendus, ils sont même mis en danger par les propositions. Les divisions entre petits partis ne contribuent pas à attirer le chaland.
    Pourquoi continuer à vouloir être communistes ?
    Pourquoi ne pas simplement chercher à orienter la capitalisme dans un sens plus positif comme l’ont fait toutes les démocraties depuis 1945 ?
    Quand à Hollande, nul doute qu’il est dans la stratégie. Comme toujours.
    Quand à Maurice, je lui rappellerai (sans prétention de vouloir donner de leçon à cette personne très cultivée), que ce ne sont pas les radicaux-socialistes qui ont signé le pacte de non agression germano-soviétique, paralysant une bonne partie de la résistance communiste jusqu’en 1942. Ce qui bien sûr ne dévalorise en rien la résistance communiste ultérieure.

    totoLeGrand Le 31 mai 2015 à 18:58
       
    • PS : (de la gauche)²=de la gauche de la gauche !

      totoLeGrand Le 31 mai 2015 à 18:59
    •  
    • "Pourquoi continuer à vouloir être communistes ? "
      Lisez "Rouge" de Pascale Fautrier...et vous comprendrez....et si vous ne comprenez pas c’est que vraiment il n’y a vraiment plus rien à faire pour vous...Inutile de me répondre...je ne recommencerai à participer à ce blog qu’après les régionales de décembre...

      Dominique FILIPPI Le 1er juin 2015 à 08:52
    •  
    • Daladier atterrissant au Bourget aurait dit "Quel con" ..........en parlant de lui-même croyant que la foule qui l’attendait était venu pour l’insulter en livrant l’Europe centrale à Hitler. La lâcheté politique en France (là, dans celle de la pleine guerre d’Espagne) s’est toujjours bien portée. La Fr’ance d’aujourdh’ui est tout aussi pétainiste qu’en 40 :
      Lâcheté politique, inféodation à l’étranger (ici l’OTAN) et jusqu’auboutiste dans la servilité au point d’être plus belliciste en Ukraine qu’Obama !

      youbka Le 1er juin 2015 à 13:22
    •  
    • J’encourage TotoLegrand à lire Annie Lacroix-riz.
      C’est en 1938,que pour isoler l’URSS,fut signé par la France,l’Angleterre et les nazis,un pacte de statut quo,les accords de Munich.
      Staline un an après ayant compris que la France,l’Angleterre,préféraient Hitler à l’URSS,signa le pacte temporisateur,secret,dit pacte germano-soviétique.Acte décisif,qui lui permit in fine,de gagner cette guerre.En effet, c’était la seule façon à la fois de battre les japonais qui avaient envahi la Mandchourie,et transférer l’appareil productif à l’abri derrière les balkans.
      Quant au livre,’Les Rouges’,il démontre que le communisme à la française est d’une autre nature que le bolchévisme trotskyste ou stalinien.
      Malheureusement,dans ’les Rouges’,rien sur les violences inouïes,verbales et physiques,des totskystes de l’ajs/OCI,puis PS dont Cambadélis(JC dans le roman), étaient un des chefs avec Mélenchon dans les années 70/80.

      Maurice Le 1er juin 2015 à 15:42
    •  
    • Mr Phillipi
      Communisme pour moi ça signifie étatisation des moyens de production. Car s’il n’ y a pas de vraie rupture avec le capitalisme, ce n’est pas du communisme. Si Pascale Fautrier parle d’Euro-communisme depuis les années 70, est ce vraiment du communisme ? Votre communisme n’est il pas simplement devenu un socialisme à la française (une aile gauche du PS) qui ne veut pas se l’avouer ?

      totoLeGrand Le 1er juin 2015 à 15:51
    •  
    • ...Le catéchisme bien connu sur la date "d’entrée des communistes en Résistance" en fonction du pacte germano-soviétique en dit long sur l’indigence morale de ceux qui s’y adonnent. A savoir sur leur propre besoin, qu’ils révèlent ainsi, de mise sous tutelle mentale !!!...
      Cf Laure Adler, à l’émission "28 mn", sur Arte, du 28 mai, à propos du livre "Vivre", qu’elle a écrit avec Anise Postel-Vinay : "...C’est très naturellement qu’elle a commencé à essayer de rentrer dans un groupe. Et elle dit : je déteste ce mot de faire partie de la résistance, d’entrer dans la Résistance, on rentre pas dans la Résistance : on faisait ou on faisait pas quelque chose..."

      Aubert Sikirdji Le 2 juin 2015 à 13:17
  •  
  • à totoLegrand
    C’est tout le drame du communisme d’avoir été capté par les bolchéviks russes(trotskystes et staliniens).
    Or la France a effectivement un autre communisme,occulté dont ’les rouges’ racontent une partie essentielle.
    Moi,c’est le PCF dont je suis membre qui est ma trés chère(chair ?) histoire que je ne renierai jamais.
    Le PCF que j’ai connu effectivement était capable d’animer d’immenses débats en son sein ou dans l’ensemble de la société comme avec les comptes rendus du comité central d’Argenteuil,en 1961,ou vers 1970,le manifeste de Champigny suivi de ’Changer de cap’.Tous ces textes étaient diffusés et discutés par des dizaines ou centaines de milliers de personnes.
    Il y eu aussi vers 1975-1980,’L’état et nous’ dont le remarquable compte rendu faisait des centaines de pages et ’l’URSS et nous’ dirigé par FrancisCohen,suivi par des centaines de débats.
    Mais sans contestes dans ma mémoire,1992 fut un millésime de combat,exceptionnel même si nous perdimes.
    Tant d’explications de fond grâce à la diffusion,par l’Huma,de l’intégralité de l’inique traité aurait du déboucher sur la victoire.
    Mais ,mais,Miterrand sortit sa ...Prostate !
    Rapellez vous quelques jours avant,pathétiquement,le vote qui s’annonçait serré,à la tv,il nous révéla un cancer de prostate en nous suppliant de voter pour Maastricht ou ,sinon ,sous entendu,la contrariété d’un Non à Maastricht,lui provoquerait une récidive sur sa prostate., !.?
    Las,les bonnes ménagères et gentils maris, se rangèrent du coté de la prostate Miterandienne.Le Oui,l’emporta !
    .C’était pas un people ce Mythe errant là ?
    Maastricht ,fut perdu,le PCF rendu à devenir le reliquat actuel,dont je suis adhérent,fier de l’être,mais dont le parti a été déserté.
    Mais ’Miracle’,Déus ex-Machina,vint 2005 !
    De nouveau l’Huma publia l’intégralité du TCE,le diffusa à des centaines de milliers d’exemplaires,avec des centaines de débat ,avec comme conséquences, des millions de personnes en conscientisation .
    Oui,nous gagnâmes !
    Pierre Laurent,dans son livre a remarquablement décrit différentes facettes de 2005.L’unité fut la plus belle !
    Mais,le rôle du PCF y fut essentiel,en particulier par le sérieux avec lequel,il amena les gens à débattre du fond.Cette méthode fut encore une fois comme pour 4Maastricht’ basée sur la diffusion en masse de l’écrit du TCE,par le PCF !
    Pour moi ce rapport essentiel à l’écrit chez le PCF est directement relié à Thorez.
    Déjà Thorez,membre très engagé des jeunesses socialistes,influencé par son grand père comme dans de nombreuses familles d’ouvriers socialistes français,lisait Victor Hugo,les journaux,’l’Huma’,au début du XXième siècle.
    S’approprier la culture était pour ces socialistes devenant plus tard des communistes, une condition sine quanum pour obtenir des succès dans le combat politique.
    Plus tard il y eut les éditions de Moscou,les éditions sociales,EFR,le livre club Diderot,la Farandole,messsidor,les éditions vaillant,miroir du cyclisme,miroir du foot et bien sur les multiples journaux locaux nationaux,régionaux,tous dans la mouvance PCF.
    La chose écrite ,était valorisée,essentielle dans le PCF Thorézien,puis le PCF canal historique de georges Marchais.
    Maintenant,voici mes dernières questions et remarques élargies,sur’ L’écrit dans la culture.
    Au sujet de la chose écrite,ses conséquences écrites furent nombreuses.
    La bible des juifs est un exemple connu.
    Les nouvelles évangiles eurent aussi des conséquences quant à la diffusion de la nouvelle religion,le christianisme.
    La diffusion des textes écrits du Coran,fut essentielle.
    L’invention de l’imprimerie, plus tard,déboucha encore une fois sur un bouleversement religieux:le protestantisme.
    Mais ,puis je vous poser une question,cher Descartes,que je remercie au passage de nouveau pour la qualité chaleureuse et bienveillante de son blog ;est il vrai que comme je l’ai entendu sur France culture,la diffusion en Grèce antique,de la technique écrite,apprécié par PLaton,dénigrée par Socrate,eut entre autre comme conséquence de changer la religion grecque avec une nouvelle hiérarchie,dans le panthéon,comme si Poséidon remplaçait Dyonisos ?
    faute d’avoir écouté l’intégralité de cette émission de France culture,saisie à la volée,je n’ai pu avoir de réponses à cette question pour laquelle je comprendrai,évidemment,que vous n’ayez pas de réponses..L’omniscience n’est l’apanage d’aucune personne, fut elle
    même, très férue en antiquités grecques..Alors Totolegrand pouvez vous m’apporter des lumières ?merci

    Maurice Le 2 juin 2015 à 07:02
       
    • Certes, le non au référendum fut majoritaire mais depuis, à maintes reprises, nous avons pu vérifier que le poids des électeurs du Front national y était bien supérieur à celui des lecteurs de l’Huma qui, heureuse initiative, avait publié le texte du traité. Vouloir bâtir une stratégie politique alternative sur ce non là était, pour le moins, bien hasardeux. La suite l’a prouvé.

      Lucien Atencia Le 4 juin 2015 à 09:08
  •  
  • La suite a prouvé quoi ?
    Rappels :-le vrai Front National était une organisation ouverte à tous,dirigée par des communistes entre 1943-1945.Le nom a été rapté par les pétainisto-nazis,ce qui est un comble.
     de même pour’Les Républicains’ rapté par les desendants des royalistes.
     la gauche de la gauche,qui a cru que les mots ,Nation,République étaient péchés,réactionnaires’,ont récolté avec MGB,1,9% des voix dont la mienne.
    Heureusement,Mélenchon faisant comme Thorez,Duclos,Marchais a utilisé Nation,République et a récolté 11%.
    Nation,République sont des mots Communistes,en France.C’est pour cela que la réaction nous les vole.Car le Communisme français exite depuis Baboeuf:Vive la république Rouge !Vive la Rouge n’ont cessé de crier les communistes français au 19ième !(cf:le roman de Pascale Fautrier ’les Rouges’ et mon article ci dessous).

    Maurice Le 5 juin 2015 à 07:55
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  • Souvent je pense à l’évolution de mon sentiment sur la Nation.Chacun sait qu’un communiste se doit à juste raison d’être internationaliste.Ainsi,c’est sans compter que j’ai donné de l’argent,soutenu des causes assez exotiques pour un français,mais puisque le PCF les soutenait,moi aussi.
    Mais à chaque fois mon attachement à la France augmentait car en France ces problèmes n’existaient pas.
    En fait, la « grille de lecture internationaliste » à laquelle je fais référence est une grille de lecture qui est fondée directement sur la lecture qu’on faisait de Marx avant la guerre de 1914. A savoir, que le prolétariat international était un et indivisible, qu’il partageait les mêmes intérêts et que par conséquent les guerres ne pouvaient provenir que de l’opposition des intérêts des bourgeoisies nationales. En fait, cette lecture conduisait à considérer les nations comme des constructions « bourgeoises » et à leur opposer un « internationalisme » radical.
    Mais cette analyse s’est fracassée contre la réalité en 1914. En effet, c’est sur cette base que le mouvement socialiste avait déduit qu’il était possible d’organiser les prolétaires pour refuser d’aller faire la guerre, rendant celle-ci impossible de facto. Or, que constate-t-on en 1914 ? Les partis ouvriers et les organisations ouvrières dans leur immense majorité soutiennent les gouvernements « d’union nationale » qui font la guerre. Les prolétaires et les paysans non seulement ne refusent pas d’aller au front, mais y vont avec le sentiment d’un devoir civique. En 1918 on trouve encore parmi les bolchéviques une majorité pour penser que l’exemple russe permettra de déclencher une révolution mondiale qui conduira à la paix.
    Il est vrai que Marx et Engels font une analyse pour le moins sommaire du fait national. Mais il faut dire qu’ils ont des circonstances atténuantes : il se sont formés intellectuellement dans un espace germanique ou la Nation était en formation, et ils ont écrit à une époque ou le fait national n’a pas encore l’importance qu’il prendra par la suite. Mais ce sont surtout les continuateurs socialistes de Marx qui ont répété les analyses du maître sans se rendre compte que le capitalisme était en train de changer, et que la Nation était devenu l’institution politique par excellence. C’est pourquoi ils ont été surpris de voir les prolétaires démontrer un authentique attachement pour leur pays. Il avait fallu se rendre à l’évidence : le prolétaire avait quelque chose à perdre en plus de ses chaînes. Certains socialistes l’avaient d’ailleurs entrevu : « pour celui qui n’a rien, sa Patrie est son seul bien ». La paternité de la citation est attribuée à Jaurès par certains, vigoureusement contestés par d’autres, mais ce qui est par contre incontestable est que Jaurès se démarque dans ses écrits de l’idée de Marx selon laquelle « les prolétaires n’ont pas de Patrie ». Mais il faudra attendre les années 1930 et la victoire au sein du mouvement communiste des partisans du « socialisme dans un seul pays » contre ceux de la « révolution mondiale » pour que le mouvement communiste se dote d’une véritable réflexion sur la question nationale. Le mariage « du drapeau rouge et du drapeau tricolore » défendue par Thorez date de 1937.
    Cette « grille de lecture » est donc un retour à la vision pré-1914, celle ou la guerre ne peut venir que de la confrontation entre deux « impérialismes », d’une querelle entre les bourgeois pour al répartition du gâteau. Et qui revient donc, en poussant le raisonnement jusqu’au bout, à renvoyer dos à dos les « truands français » et les « truands allemands » en déclarant que tous sont « également responsables ». C’est d’ailleurs avec cette lecture que les pacifistes des années 1930 ont défendu la politique de passivité devant la montée du nazisme.
    Personnellement, je rejette cette grille de lecture. Avec l’apparition du fait national, la guerre est devenue un phénomène infiniment trop complexe pour pouvoir la réduire à un affrontement de « truands ». On l’a vu avec la dynamique de la seconde guerre mondiale : la défaite ne s’est pas seulement traduite par une répartition différente du gâteau entre les « truands » français et allemands. Elle s’est traduite par une situation ou le prolétariat a non seulement perdu ses conquêtes, mais sa sécurité et sa vie même. Le paysan de l’époque de Louis XIV n’avait rien à gagner et rien à perdre avec la victoire de son roi. Pour le prolétaire de 1870 la victoire ou la défaite de son pays avait déjà quelque effet, et lui donnait donc quelque intérêt. En 1945, l’intérêt du prolétaire français à la victoire de la France était incontestable. Dès lors que l’Etat a cessé d’être un simple gendarme et est devenu le grand ordonnateur de la redistribution, le prolétaire n’est plus indifférent au sort de sa patrie.
    C’est ainsi que je devins partisan du Gallo-communisme,à l’instar d’Aragon,pour qui ’mon parti,m’a rendu les couleurs de la France’.

    Maurice Le 5 juin 2015 à 08:00
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  • en 1981 je me rendais à un meeting du pc à besançon une haie d’honneur de militants de l’ OCI nous acceuillit gourdins nerfs de boeufs
    à la main
    plus le temps passe plus le passe des dirigeants du ps est connu nombre d’entre eux sont d’ancien membre s de celle ci et non des moindres
    maintenant les memes veulent rellooker l’union dela gauche
    une fois ça va 2 c’est trop
    j’oubliais le pere de la petite poire hollandaise etait un petainiste
    bon sang ne saurait mentire

    daumy roland Le 5 juin 2015 à 11:15
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  • Lire ,’les rouges’ de Pascale Fautrier est passionnant pour connaitre les racines multi séculaire du gallo communisme.La chose la plus amusante concerne Cambadélis.Où nous y apprenons que JC(Cambadélis) est qualifié ,par l’auteur,de façon savoureuse pour un ancien strauss Kahnien,’d’amant céleste’.
    Par contre,nous n’apprenons pas dans ce livre qui refait la généalogie du collectivisme en France,que Camba,le violent anti-PCF,est issu d’une famille de diamentaire...Camba,comme Mélenchon,avait un telle expertis anti-PCF grâce aux gropuscules ultra-violent de l’OCI/AJS,que Mitterand,les a embauché dès les année 80 dans son staff,pour en finir avec le PCF..
    Pour prolonger ce propos,je signale que le site Regards en a parlé,avec un excellent article de Martelli,comme souvent,consacré à ’Les rouges’...
    Sur une photo de 2005,en plus de Mélenchon et Bové,il manque Marie Georges Buffet et son ineffable tentative de mettre en avant le Comité National Antibéral.
    En faisant disparaître le sigle PCF,en 2007,pour le remplacer par l’irréel Comité National Antibéral,elle s’est tirée une balle dans le pied :
    elle a travaillé avec Mélenchon,qui souhaitait l’humiliée pour lui succéder
    elle s’est coupé des ’rouges’ pour qui les termes de république,nation comptent et,ingunément s’est rapprochée de Mohamed Aounit,personnage préoccupé par la diffusion du pro-islamisme.
    elle a pas compris que les traîtrises de Bové et Besancenot,serait suivies par Mélenchon et ses illuminés.
    elle a démontrée qu’elle méprisait la forme parti,dont elle avait énormément profité pourtant..Bref,la totale imposture,qui s’est conclue par les célèbres 1,9% dont les mélenchonistes se moquent encore..
    Alors que,ils ont tout fait pour en arriver là.
    Benoitement,de façon énamourée MGB n’a rien vu...
    Pourtant le passé de Mélenchon est celui d’un Maastrichtien fanatique,Miterrandôlatre et anti-PCF terriblement efficace .

    Maurice Le 7 juin 2015 à 07:08
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  • La question de fond est :
    peut on faire alliance ,localement,avec des membres du PS,critiques ?s’ils le veulent,car vu que le fdg-PCF, disparait,sans élus visbles,il ne peut exister,et ça renforce le monopole d’élus de gauche au PS.
    Certains se demandent,quelle différence, entre des écologistes désireux de s’associer à un gouvernement PS et des communistes désireux de s’associer à un Conseil Municipal PS ?
    C’est trés différent.Au gouvernement ,revient la responsabilité de diriger.Pas au niveau local. Il est indispensable de mettre carte sur table, de crever l’abcès pour cesser de piétiner.Car la différence est immense.
    Un conseil communal,est local.
    Un gouvernement est national et européiste.
    Au fond quoi de plus normal pour un communiste français,non-bolchévik , de s’investir dans sa commune.
    Or avec les pédégés,il ne faut pas,avoir des alliés locaux,de gauche c.a.d PS,car le parti de’ gauche(?)’,les a ex-communié.
    A ce compte,vu que les électeurs de gauche votent PS au second tour,seuls le PS aura des élus,ou l’UMP ou le FN.
    C’est d’ailleurs le cas après la stratégie suicidaire anti-électoraliste’,c’est un comble quand on base sa stratégie sur les élections..
    Cette perspective est inacceptable.Qui peut se réjouir que sur les 600000 élus de la république,seuls quelques dizaines soient de la gauche du PS ?en France ?

    adeline Le 7 juin 2015 à 07:30
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