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Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 11 avril 2016

PCF : au bord du gouffre ?

[1/2] Le PCF va tenir son 37e congrès du 2 au 5 juin prochain. À quelques mois d’une redoutable année électorale, ce congrès risque de voir s’accentuer les clivages d’une organisation qui ne sait plus comment enrayer son déclin.

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Seconde partie : PCF : questions autour d’un Congrès

Un congrès communiste est désormais une mécanique complexe, dans un parti qui récuse officiellement l’existence des tendances depuis 1921. Quand se réunit un congrès, il ne peut discuter de plusieurs textes d’orientation. Toutefois, depuis quelques années, les adhérents choisissent au préalable la "base commune" qu’ils vont pouvoir amender. Le Conseil national (160 membres) propose donc son texte, mais des documents alternatifs peuvent être soumis, s’ils sont signés par trois cents cotisants venant d’au moins trente fédérations. Une fois le choix accompli (ce sera fait du 2 au 5 mai prochain), il n’y a plus qu’un texte en débat.

Jusqu’à ce jour, l’orientation initiale de la direction a été retenue à chaque congrès, en général de façon confortable : en 2013, par exemple, elle avait recueilli 73% des 35.000 votants (sur 64.000 cotisants officiellement recensés), les trois autres textes se partageant le quart des suffrages restants.

Un choix de direction contesté

Cette fois, les textes alternatifs sont au nombre de quatre. Trois d’entre eux, comme c’était le cas dans les précédents congrès, sont présentés par des sensibilités dites "traditionnelles" ou orthodoxes". Le premier est celui de la Riposte (Greg Oxley) et il est intitulé "Pour une politique communiste" (48 départements, notamment le Gard, le Nord, les Côtes d’Armor, l’Eure-et-Loir). Le second est celui du groupe Faire vivre le PCF ; ses signataires se répartissent dans 49 départements (surtout l’Hérault, le Pas-de-Calais et le Rhône) et il est titré "Unir les communistes". Parmi les signatures les plus notables, celles d’Hervé Poly du Pas-de-Calais, de Jean-Jacques Karman d’Aubervilliers et de Michèle Picard, la maire de Vénissieux. Le troisième, enfin, dont les signataires sont regroupés surtout dans une dizaine de départements sur 36 en tout (dont le Tarn, Paris, l’Aisne, la Haute-Garonne et l’Isère), est chapeauté par une partie des sortants minoritaires au Conseil national (dont le parisien Emmanuel Dang Tran).

Ceux-là critiquent régulièrement la direction pour ne pas valoriser suffisamment l’identité communiste et pour diluer l’organisation dans des rassemblements qu’ils jugent insuffisamment révolutionnaires, que ce soit avec le PS ou sans lui. Le fait nouveau est que concourt cette fois un texte d’une sensibilité toute différente. Si la région parisienne y a la part belle, ses signataires sont territorialement mieux répartis que les autres listes : 59 départements en tout, les dix premiers regroupant moins de la moitié du total (deux tiers à quatre cinquièmes pour les autres listes). Pour ces militants communistes, de responsabilités et de générations différentes, la critique ne porte pas sur une carence d’identité, mais sur la manière de la faire vivre ; elle ne concerne pas la recherche d’un rassemblement, mais ses contours. Les trois autres font grief à la direction de privilégier le rassemblement, y compris à la gauche du PS ; la quatrième préfère mettre en garde contre un abandon de fait du Front de gauche, au profit d’un autre rassemblement, qui serait à nouveau centré sur les socialistes, fussent-ils plus à gauche.

Un nombre important de ses signataires (plus de sept cents à ce jour) s’étaient déjà comptés au congrès précédent en proposant une "métamorphose" du PC, comme c’est le cas de Patrice Cohen-Seat qui vient de publier un intéressant livre de réflexion éclairant sa démarche [1]. On y trouve aussi de jeunes intellectuels et chercheurs (Yann Le Lann, Hugo Touzet, Frédérick Genevée) des élus et anciens élus (Patrice Leclerc, François Meyroune, Roland Muzeau, Muguette Jacquaint, Nicole Borvo, Brigitte Gonthier-Maurin) et même quelques figures "historiques" du parti (Roland Leroy, Michel Duffour, Jean Combasteil). Ceux-là ont en commun, avec les autres militants, de maintenir l’hypothèse d’une forme partisane autonome – un parti communiste. Mais ils se distinguent des autres par le refus d’une forme doctrinale et d’une conception rigide de l’organisation. Et ils se démarquent surtout par le double refus d’une fermeture du PC sur lui-même (d’où la référence à un Front de gauche "décartellisé") et d’une mise à la remorque d’une logique social-démocrate, quand bien même elle serait gauchie.

Les quatre listes s’accordent au moins sur un point : elles récusent le processus des primaires dans lequel s’est engagée la direction du parti. De quoi s’agit-il ? Quand le PCF s’est engagé dans la démarche de Front de gauche, en 2009, il espérait qu’elle allait lui permettre de conserver sa base territoriale d’implantation. Les communistes finirent donc par se résoudre à laisser Jean-Luc Mélenchon concourir à la présidentielle, mais ils s’attachèrent à confirmer leur préséance dans toutes les autres élections. Or leurs espoirs ont été déçus. Les législatives de 2012, malgré le bon score de Mélenchon, ne furent pas si mauvaises en pourcentages (6,9% contre 4,4% en 2017) mais le nombre de députés communistes est passé de 12 à 7. Le Front de gauche a amélioré les résultats communistes par le bas, mais il n’a pas interrompu l’érosion par le haut… Les élections suivantes ont été plus maussades encore. Aux municipales de 2014, le PCF a perdu plus d’un quart des communes de plus de 3 500 habitants qu’il gérait jusqu’alors. En 2015, il perd à nouveau plus du quart de ses conseillers généraux et, pire encore, il est privé des deux tiers de ses conseillers régionaux.

Quel que soit le type d’élections, le Front de gauche n’a pas enrayé le déclin électoral. Combien d’élus communistes et "républicains" ? Difficile à dire. En 2008, l’association des élus, l’ANECR, annonçait près de 9.500 élus (en 1977, le chiffre était de 28.000), mais certaines données internes laissaient supposer qu’ils étaient en fait moins de 7.000. À ce jour, il n’existe pas de statistiques officielles, mais après une séquence électorale 2014-2015 désastreuse pour la gauche, on peut penser que le recul se situe entre un tiers et la moitié du niveau d’avant 2009. Pendant quelques décennies, on pouvait observer un contraste net entre des scores présidentiels et législatifs modestes et des résultats locaux plus solides. Ce n’est plus le cas aujourd’hui (lire aussi "Municipales : PC, l’autre Bérézina" et "PCF en Seine-Saint-Denis : la chute").

Le dilemme

L’affaiblissement du tissu électif territorial met en cause la dynamique d’ensemble de l’organisation. Des années 1920 aux années 1970, le communisme français pouvait s’appuyer sur quatre socles : un tissu partisan nationalisé entre 1936 et 1978 ; une mouvance syndicale active, notamment autour de la CGT ; une galaxie associative active ; un tissu de représentation locale, avec notamment un "communisme municipal" original et bien rôdé. À partir des années 1980, la base militante s’érode, le syndicalisme d’influence communiste s’affaiblit et s’affranchit de toute tutelle, le monde associatif propice à l’action communiste s’affaiblit globalement et se trouve débordé par les modalités nouvelles de sociabilité. Restaient le communisme municipal et le matelas d’élus nationaux et locaux : les deux sont sévèrement atteints par la débâcle de 2014-2015.

Même rétracté, le vivier militant du PCF reste le plus dense de la gauche de gauche ; mais sans le socle des élus, le contact avec la société tout entière s’étiole… et les ressources financières se tarissent. Manifestement, la direction actuelle a été traumatisée par le dernier scrutin, celui des régionales de décembre dernier. Comment faire, en 2017, pour éviter la disparition de la scène institutionnelle nationale ?

Au début des années 1960, dans le cadre de l’union de la gauche naissante, le PCF avait fait du théâtre municipal le lieu par excellence de réalisation de l’union. L’union locale de la gauche, dès le premier tour, est alors devenue la norme. Mais les autres scrutins maintenaient la vieille logique républicaine : au premier tour on choisit, au second on élimine. En 1998, Robert Hue fit décider une entorse à la règle générale : la direction choisit pour la première fois la règle des listes communes de gauche au premier tour. Le PCF y gagna certes un contingent d’élus régionaux jusqu’alors inégalé ; mais il en paya aussi l’addition nationale, et lourdement. En choisissant la formule des primaires de toute la gauche (lire "Pierre Laurent : la primaire à quel prix ?"), Pierre Laurent risque ainsi de replacer les communistes dans la logique qui fut celle de la "gauche plurielle" (1997-2002), mais appliquée cette fois au scrutin législatif. Et il le fait à un moment d’affaiblissement accru du communisme politique.

Manifestement, ce choix bouscule la culture militante d’une manière jusqu’alors inconnue. Pierre Laurent a certes obtenu le quitus des cadres intermédiaires. Lors du Conseil national qui devait décider du projet de "base commune", le texte évoquant les questions de la tactique électorale a été adopté par les quatre cinquièmes des présents au moment du vote (mais les votants représentaient moins de la moitié des effectifs du Comité central). Le numéro un du PC peut théoriquement s’appuyer sur la majorité des responsables fédéraux, sur les maigres effectifs de Gauche unitaire – les amis de Christian Picquet, qui ont rejoint le PC en 2015 -, sur les anciens "marchaisiens" regroupés autour de la Section économique et sur la plus grande part des anciens "huistes". Mais les choses sont moins simples dans les échelons inférieurs.

Il faut maintenant attendre les résultats du vote interne du début mai. Officieusement, la direction affiche un optimisme qui lui laisse espérer une nette majorité absolue en faveur de son projet. Pourtant en 2012, le total des trois listes alternatives avait légèrement dépassé les 25%. Le quatrième texte aujourd’hui déposé a pour lui une implantation nationale un peu plus large et un grand nombre d’intervenants de la tribune de discussion interne, et notamment des secrétaires fédéraux, n’ont pas signé le texte mais s’expriment dans un sens voisin du sien. À cela s’ajoute le fait qu’un millier de militants (notamment Francis Parny et Brigitte Dionnet, une proche de Marie-George Buffet) ont signé un texte demandant un soutien du PC à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. On peut légitimement penser qu’une part de ces militants, même sans l’avoir signé, votera un texte qui propose de faire du rassemblement du Front de gauche la seule base possible d’une construction politique en 2017.

La direction au pied du mur

Le vieux réflexe de légitimité jouera-t-il une fois de plus en faveur de la direction ? Son texte sera-t-il majoritaire ? Si majorité il y a, sera-t-elle absolue ou seulement relative ? Autant de points qui peuvent faire basculer le PCF dans une phase nouvelle. D’ores et déjà, on peut dire que la démarche engagée au sommet se heurte à une double difficulté. La première tient à ce que le dialogue avec les socialistes se mène à un moment où la politique de l’exécutif provoque un rejet massif, bien au-delà du seul PC et même de la gauche de gauche. Or la majorité socialiste soutient la politique de l’Élysée et de Matignon, et la timidité des frondeurs, tout comme leur trajectoire fluctuante depuis 2012, ne les rend pas très attractifs dans l’espace communiste militant.

Par ailleurs, le processus même des primaires bat sérieusement de l’aile, faute de projet commun possible et de personnalités capables d’agréger l’espace global de la gauche. Dany Cohn-Bendit lui-même a pris acte de l’impasse et se réfugie dans l’hypothèse a priori sympathique mais improbable d’une candidature Hulot. Noël Mamère, de son côté, n’a pas exclu de se proposer comme une alternative possible. Que fera donc le PCF dans cette situation ? Soutenir une des figures marquantes de l’exécutif ? Pierre Laurent l’a exclu a priori. Soutenir un frondeur plutôt que Mélenchon ? Quels que soient les contentieux entre le PC et le PG, un tel choix paraîtrait tout aussi moralement difficile qu’électoralement incertain : dans bien des cas, ce sont plutôt des personnalités de la "gauche" socialiste qui menacent localement les positions électorales des communistes. Présenter un candidat communiste, faute de mieux ? Ce serait aller vers un nouveau camouflet. Soutenir Mélenchon in fine ? Cela paraîtrait le plus raisonnable ; mais après avoir dit tant de choses désagréables sur lui, la décision ne manquera pas d’apparaître comme une reculade. En bref, pour reprendre une formule désormais à la mode, le PCF semble s’être engagé dans le processus des primaires sans le moindre plan B…

Une fois de plus, la direction communiste justifie sa démarche des primaires par le souci du « plus large rassemblement ». Autour de 10% comme en 2012, c’est trop peu… Dans un livre qui vient de sortir, Pierre Laurent met la barre plutôt haut : 99% [2]. À vrai dire, cela me rappelle… les années 1990. En ce temps-là, avec mes amis "refondateurs", je plaidais pour un "pôle de radicalité" rassemblant les forces critiques, partisanes ou non, pour rompre avec les logiques gestionnaires suivies depuis 1983. On me répondit alors, dans la direction communiste, que j’étais "petit bras", que je ne pensais qu’à la "petite gauche", qu’il fallait voir "grand angle" et viser de hauts scores électoraux. En vertu de quoi, le PCF s’engagea dans la gauche plurielle et Robert Hue atteignit le score grand angle de 3,4%. J’ai donc pris depuis longtemps l’habitude des discours d’ouverture qui, en pratique, annoncent de grands ralliements (au PS) ou de grands enfermements (sur le PC lui-même).

Qu’on le veuille ou non, l’enjeu de 2017 à gauche est assez simple à exprimer. Après tant d’années d’errements socialistes, la gauche est affaiblie structurellement. En l’état, elle ne peut battre la droite ; elle ne peut pas enrayer la montée de l’extrême droite. Car, faute de rupture assumée par tous, elle ne peut gouverner ensemble, elle ne peut que désespérer, nourrir le ressentiment et pousser vers le FN. Redonner force à une gauche bien à gauche reste de ce fait un enjeu crucial. Depuis 20 ans, cette gauche-là obtient des scores qui oscillent au total entrer 9% (présidentielle 2007) et 19% (présidentielle 2002). En 2012, avec environ 15% des exprimés, cette gauche de gauche ne fut pas dans ses plus hautes eaux. Mais, pour la première fois, autour du vote Mélenchon, elle est parvenue à une concentration significative, qui la replaçait dans le jeu électoral.

Aujourd’hui, le moins que l’on puisse dire est que cette gauche n’est pas au mieux de sa forme. Elle hésite sur son profil général, sur ses discours, sur son projet et sur ses méthodes. Au cœur d’une société qui doute, dans un état prolongé de crise politique, cela n’a rien de si étonnant. Mais quelles que soient les dissensions, quelles que soient les rancœurs, il serait impensable que l’autre gauche revienne à la situation d’avant 2012. Il est inenvisageable qu’elle ne soit pas présente au premier tour de l’élection présidentielle ; il est inconcevable qu’elle s’y montre désunie. Les bonnes raisons ne manquent jamais pour se tourner le dos. Mais si l’espace le plus à gauche se dispersait à nouveau en 2017, il contredirait ce qui fut en 2012 une espérance. Il ne serait donc pas à la hauteur des enjeux.

Même affaibli, le PCF pèsera dans un sens ou dans l’autre. Alignement sur un vote "utile", dispersion à la gauche de la gauche ou convergence alternative : les communistes tiennent en leur main une part de la réponse. Elle ne les concerne pas seuls ; elle met en jeu bien davantage que des intérêts partisans à courte vue. On doit espérer qu’ils ne l’oublieront pas dans les semaines à venir. Et que nul ne l’oublie, en dehors d’eux.

Seconde partie : PCF : questions autour d’un Congrès

Notes

[1Patrice-Cohen Seat, Peuple ! Les luttes de classes au XXIe siècle, Éditions Démopolis, 2016, 20 euros.

[2Pierre Laurent, 99 %, Cherche Midi, 9,80 euros.

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Vos réactions

  • Longtemps militant au PCF ce lui-ci m’a quitté il y a une dizaine d’années. Votre lecture des enjeux du prochain congrès me paraît pertinente. Toutefois, elle semble reposer sur la seule stratégie électoraliste du PCF, ce qui est significatif du diagnostic de mort lente de la représentation encartée du communisme. Au 22ème congrès, la mise en perspective du délitement des fondements révolutionnaires m’avait conduit à mettre en cause cette stratégie électoraliste. Quarante ans plus loin, je constate, non sans amertume, qu’elle a conduit à l’abandon du principe de lutte des classes ; quelle que soit la place prise par les militants du PCF dans les luttes locales. Aujourd’hui, le débat autour de la primaire de "gauche" n’a pas lieu d’exister, ce n’est qu’un artifice.
    Où sont les arguments de fond portant sur une perspective révolutionnaire (au sens littéral du terme) ? Avons nous le luxe de raviver les débats d’école internes opposants les orthodoxes, les refondateurs, etc ? Comment déconstruire les archaïsmes d’appareil et de pouvoir qui traversent encore ce parti ? Des mômes et d’anciens mômes scrutent nos regards y cherchant une raison d’espérer, des luttes alternatives naissent ici ou là, comment les communistes s’y inscrivent-ils ? La survie du représentant historique des classes populaires passe par autre chose que par le nombre d’élus acquis ? L’urgence est-elle de savoir qui des gourous socio-démocrates envisagés serait le mieux placé pour l’élection présidentielle prochaine ? C’est quand qu’on va où ?

    Alain POLGE Le 11 avril à 18:34
       
    • il me semble que le parlementarisme et son corollaire " le communisme municipal " fut le compromis de l’après guerre passé avec une classe dirigeante disqualifiée par la collaboration. Depuis 1974 celle ci a progressivement repris les rennes du pouvoir politique en phagocytant l’appareil d’état puis par médias interposées en distillant son idéologie dans les nouvelles couches intermédiaires crées par le développement économique et représentées par le PS mitterandien , après le décès d’une SFIO déjà largement corrompue...à ce moment par la stupidité de nos dirigeants qui avaient organisé le parti et la cgt dans le reflet de l’appareil d’état et l’obédience au pcus , nous avons raté le coche et amorcé notre déclin. Actuellement une nouvelle catastrophe économique se pointe plus dévastatrice qu’en 2007 , et cette fois par défaut les banques ne pourront être renflouées .En corollaire l’exaspération monte ce qui amorce une situation révolutionnaire que nous ne pouvons organiser , car nous sommes dans la situation du héros du désert des tartares ...et comme disait Lenine en 1905 sans parti organisé ....que faire ?

      rinaldo Le 18 avril à 10:51
  •  
  • mes parents étaient communistes.
    Moi, je suis A-Parti.
    En ce temps là ...
    et puis .... la vérité a fini par voir au jour.

    Les partis sont des machins inutiles et vains.

    amen

    ite missa est

    Yfig Ex Nihilo Le 11 avril à 19:40
  •  
  • La démarche de Mélenchon est tellement à côté de la plaque que même si demain le PCF, Ensemble et le reste du Front de Gauche disait "banco, on le soutient", il ferait plus que sûrement moins qu’en 2012.
    À l’extrême-gauche, LO et le NPA ont d’ores et déjà annoncé leurs candidats, qui devraient sans trop de problème réussir à être présents à l’élection présidentielle.
    L’hypothèse de la candidature Hulot revient à poser un mouchoir sur ses convictions pour soutenir la démarche du "greenwashing" et de l’écologie centriste.
    Ni EELV ni le PCF ni même un simple rassemblement entre eux n’offre de perspective notable.
    Du côté de l’aile gauche du PS, notamment dans des secteurs qui se situent largement à la gauche de Mélenchon sur les questions économiques et sociales, ça remue fortement dans les brancards face au verrouillage de Cambadélis, mais en l’absence de perspective alternative sérieuse, il n’y a pas de raison que ça bouge.
    Le MRC débarrassé de Chevènement et Nouvelle Donne ont l’air de chacun vouloir partir dans son coin, le premier a d’ores et déjà son candidat.

    Bref, c’est reparti pour la division en chapelles qui réuniront peut-être 10% ou 15%... en six ou sept candidatures.

    Alors du coup, même si l’idée des primaires n’est pas terrible, si elle permet de faire converger une grosse partie de ces initiatives qui vont dans tous les sens, et puisque désormais il est acté qu’elles seraient délimitées explicitement aux rangs de la gauche qui refuse la politique du gouvernement, c’est peut-être la seule perspective.
    Et plutôt que de se disperser dans des démarches stériles, les candidatures Mélenchon, Faudot pour le MRC, Arthaud pour LO et Poutou pour le NPA - et les prévisibles autres déclarations qui devraient voir le jour, je pense notamment à Nouvelle Donne - devraient donner quitus de sa bonne volonté à cette initiative, y prendre part au moins à titre provisionnel. Ne serait-ce que pour permettre de bien en délimiter les contours à la gauche digne de ce nom - jusqu’à l’aile gauche du PS comprise, mais pas au-delà - et d’en faire émerger un accord de fond entre toutes les forces de la gauche digne de ce nom, histoire de sortir des querelles de chapelle habituelles.

    Alexis Martinez Le 11 avril à 21:46
       
    • Les primaires,c est 6 mois de discussions prévisibles ,pour parvenir à une pale copie de "l humain d abord" de 2012.Si on y ajoute la dispersion de candidatures que vous évoquiez avec justesse,doublée de la complaisance de la gauche critique à s auto détruire(merci NPA,LO,EELV et consorts !!),on peut s attendre ....à l ultra libéralisme "for ever",avec Juppé.Un ultra libéralisme exacerbé et sans complexe,remis en selle par le front"républicain"
      Et,comme d habitude,ce sera encore nous,les salariés,étudiants,chômeurs,retraités,qui paierons SEULS la note laissée par les irresponsables qui dirigent ces différents partis,égocentriques indécrottables !!

      HLB Le 11 avril à 22:11
    •  
    • L’Humain d’Abord était déjà une pâle copie du programme du PS de 1995. On a déjà consenti une fois à collectivement soutenir une démarche à peine sociale-démocrate teintée d’écologie politique, donc je ne pense pas que ça poserait problème de le refaire. D’autant qu’on pourrait être surpris, car je soupçonne qu’à EELV, qu’au MRC et qu’à Nouvelle Donne, ils soient capables d’introduire des idées plus radicales sur certains sujets que celles contenues dans L’Humain d’Abord.

      Tout ça pour dire que si une telle convergence peut se faire, on peut se permettre de ne pas faire la fine bouche sous prétexte que le programme est trop modéré.

      Alexis Martinez Le 12 avril à 10:53
  •  
  • Le contenu politique derrière le casting ? Bref, l’effacement des contenus devant le choix des candidatures conduit à un grand appauvrissement politique. Les analyses et les propositions s’effacent devant la recherche d’un candidat sauveur.
    Est il possible que les gens de gauche s’approprient - à contre courant du cirque médiatique - la bataille des contenus ?
    La gravité de la crise et les révélations du Panama papers permettent d’identifier les enjeux. Et la bataille de propositions pour construire une perspective favoriserait la prise de conscience et sa traduction électorale.
    Il me semble que le projet de base commune proposée par la direction du PCF porte une ambition dépassant les échéances du calendrier électoral.
    Pour ceux qui veulent promouvoir une transformation profonde, il n’est pas possible de faire l’économie de la mise en mouvement lucide et déterminée du peuple.

    gb26100 Le 11 avril à 22:37
       
    • Vous parlez de la primaire pour laquelle Pierre laurent et son porte voie Datigolles militent activement si j’en crois toutes les réunions où ils participent avec le PS et EELVi ?
      En 4 mois et je ne sais combien de réunion du jeudi , de lundi de la gauche et de débats ouvert, ce comité des primaire n’a même pas réussi à se mettre d’accord sur une charte minimale de valeurs communes !!!! Alors vous avez raison, la primaire, c’est du casting sans contenu politique.
      Et c’est tout à fait vrai qu’on n’entend aucune proposition de ce coté. Chaque fois, des gens comme dartigolles dénoncent les solos (en parlant à la 1ere personne !!!!!!) et nous parlent de rassembler les gens de gauche sur une politique de gauche mais rien de concret n’est avancé .

      A part un questionnaire à 500 000 exemplaires à partir de laquelle en décembre on fera peut être une plateforme politique.C’est sur, ça va faire un tabac !

      Paul Le 12 avril à 03:10
  •  
  • Comme dans les autres PC, les dirigeants font franchir au PCF une à une les marches de sa disparition . A lire : recensement d’articles sur la descente aux enfers

    Louis Le 11 avril à 22:46
  •  
  • Autrement dit, rangez vos outils camarades, le PCF prend l’eau parce qu’il a à son bord des idées réformistes...

    Finalement, le danger est là : Marine Le Pen est à nos portes, mais plus sûrement une droite dure provenant d’un nouveau cru. Et les portes, le PS, le PC s’il saute dans ce navire, seront grandes ouvertes par eux.

    Ce n’est malheureusement pas d’aujourd’hui que l’idéal communiste prend l’eau au PCF. Mais bon le but ici n’est pas de refaire l’histoire mais de savoir comment on répond au désespoir par un immense espoir.

    Bon, nous ne sommes pas là pour pleurer, il faut remplacer le découragement par l’action concrète.
    Roger Martelli, vous suggérez la réponse : la candidature Mélenchon est la plus raisonnable.

    Vous êtes sacrément gonflés à Regards, vous n’avez pas le courage d’aller jusqu’au soutien de la France insoumise, qui reprend le programme de 2012. On peut ne pas être d’accord avec J.L. Mélenchon, mais le courage politique de se jeter à l’eau sans parachute mérite au moins le respect.

    De Regards au mouvement Ensemble, il n’y a qu’un pas et deux choix possibles : attendre sur le marche-pieds d’une primaire (dont le PS vient de confirmer la couleur) ou soutenir JL Mélenchon dans sa candidature avec le programme l’Humain d’abord -programme que vous avez soutenu en 2012-, cela me parait effectivement le plus efficace. Chaque jour qui passe sans soutien diminue d’autant la force du rassemblement, parce qu’il faut que l’Humain d’abord soit au deuxième tour de ces élections. Sinon pour des personnes de gauche comme nous, il n’y aura pas de deuxième tour, vous le savez. Jean-Luc Mélenchon avait anticipé ce qui allait advenir.

    Pour les candidatures à gauche, le NPA, revenu à un étiage inférieur à feu la LCR et LO sont égaux à eux-mêmes, EELV, sauf à monter sur le pédalo PS, encore que la voilure est réduite, sera probablement éparpillé façon puzzle...

    La seule force de gauche d’opposition c’est L’Humain d’abord porté à bout de bras par près de 100000 signatures de la France insoumise avec Mélenchon.

    morelle noire Le 11 avril à 23:25
       
    • 100 000 signatures, c’est environ 0,25 % de la population en France. Vous pensez reellement que c’est assez pour arriver au deuxieme tour ? Baillement.

      En plus le nom ’Insoumis" n’inspire pas confiance aux gens, et en plus on dirait une pale copie en retard des indignés ou de Podemos en Espagne.

      Et en plus vous avez l équivalent en France avec les "Nuits Debouts" /
      Soyons sérieux, parlons politique pas de conte de fées.

      Lucide Le 12 avril à 11:40
    •  
    • @ Lucide
      sans vouloir entamer une polémique avec vous (ça ne servirait à rien) les 92000 soutiens c’est tout de même 10 000 de plus que pour la primaire à gauche que vous réclamez à corps et à cris.

      choucroute Le 12 avril à 12:26
    •  
    • @Choucroute

      Mais enfin, d’où les sortez vous vos 90 000 soutiens ?
      De gens qui ont cliqué plusieurs fois sur "oui je soutiens" sur le net ?
      Ils vont faire quoi ?
      Organiser des réunions dans les cafés ? Pour parler de quoi ? D’idées, de brushings, de propositions ? De contes de fés quoi ....
      Ils vont coller des affiches qu’ils auront achetés de leur portefeuille pour Jean luc ? Quoi comme programme ? Qui va gouverner à leur place ? Au pif ? Cà des insoumis ? Mais personne ne va suivre ce truc .... Ils sont déjà chez "nuit debout" à jouer au tam tam et discutailler de monde meilleur avant de rentrer chez eux regarder la télé. Redevenons sérieux en politique franchement

      Lucide Le 12 avril à 15:28
  •  
  • {{}}L’article de Roger Martelli est comme d’hab. extrêmement bien documenté...{{}}

    Mais la question que j’ai envie de poser aux copains d’Ensemble n’est pas là... Les analyses peuvent être brillantes (Je partage même celles parfois de ce qui reste du NPA... Voire du PC, à vrai dire de moins en moins, du côté de la direction actuelle... Et de leur porte-parole qui dit une ânerie, chaque fois qu’il ouvre la bouche... Un comble, pour la voix de son maître !)

    Vous faites quoi, amis et camarades ?
    Vous attendez le printemps... Il a démarré, surtout nocturne !
    Qu’on se mette d’accord sur un programme avec le PS ou avec le PCF ?
    Mais on l’a déjà ce programme !
    Et puis quoi encore...?
    Vous monterez dans le train en marche , plutôt que de le conduire avec nous...?
    Ne me dites pas que la majorité d’Ensemble est sur une ligne "TSM" ("Tout Sauf Mélenchon") ?

    Gil PERNOT Le 12 avril à 04:24
  •  
  • Cet article est surréaliste...
    En pleine mobilisation des jeunes et des travailleurs, contre la casse du code du travail, et de plus en plus pour dégager le toutou du MEDEF...
    Au moment où le mot d’ordre qui s’impose c’est celui de convergence du type "Des nuits debout à Tous debout"...
    Au moment où de plus ne plus de syndicalistes sans parler des principales équipes militantes dans les boites demandent une grève générale reconduite jusqu’au retrait de la loi Kel Khomri...
    Martelli glose sur la façon dont un parti de politiciens conserveront au mieux leurs gamelles d’élus...
    Et plus drôle encore, alors que la jeunesse est massivement mobilisée demande une démocratie réelle, certains se couchent devant un vieux sénateur bonapartiste, armé d’un programme qui a banni le mot même de socialisme, de pur aménagement du capitalisme.
    Puisque c’est encore le point le plus surréaliste, je conseille cette lecture :
    Mélenchon : Je pense, donc tu suis...
    http://www.anti-k.org/2016/04/11/melenchon-je-pense-donc-tu-suis/

    Louis Le 12 avril à 06:46
       
    • Infatigable notre petit facteur.

      choucroute Le 12 avril à 08:10
    •  
    • @LOUIS
      C’est quoi le NPA .? Combien de courants, tendances ,fusions .scissions ? Tu parles de ’’Nuit debout ’’, on est loin des logorrhées du courant anti k du NPA plus proche de la secte propagandiste que du mvt de masse. Alors réfléchissons ensemble et essayons de construire une unité de classe..sans a priori envers les réformistes de gauche..

      Oxy Le 12 avril à 18:59
    •  
    • Oxy a grand tort de mentionner le NPA quand on fournit des informations sur l’inanité de projet narcissique dit Mélenchon et son PG. Le premier s’honore du droit de tendance et de la vivacité et de l’utilité de ses débats. Le deuxième est un appareil totalement anti-démocratique, autant que l’OCI et le PS, moule du vieux sénateur.
      Comparaison très cruelle en ce moment. Le premier est un poisson dans l’eau au milieu des travailleurs et des jeunes. Le second n’y montre pas beaucoup son nez...

      Il s’enfonce chaque jour...
      Dernière sortie de la répétition en farce de Chevènement : après avoir demandé le renforcement de la pólice et de l’armée dans le programme "L’humains d’abord", puis il y a peu l’embrigadement des jeunes dans une “garde républicaine”(!), Mélenchon, vient de tirer dans un Tweet dans le dos de la jeunesse : http://wp.me/p5oNrG-m7R

      Ce coup-ci, il ne s’en remettra pas, en tout cas dans tout ce qui est sincèrement et sérieusement lutte de classe.

      Louis Le 13 avril à 00:03
  •  
  • À lire sur le site de LGS (le grandsoir.info) :
    ICI
    Lettre du communiste Jean Ortiz, suivie d’un complément (12/04/2016) : une lettre de Kevin KIJKO, cheminot toulousain membre du PG.
    La première s’adresse à Jean-Luc Mélenchon, la seconde à Olivier Dartigolles.

    Autrement Le 12 avril à 10:53
  •  
  • Article long et totalement obsolète. Plus rien à faire des états d’âme des politicards décrépis sociaux biftekards de la Place du Cl Fabien... Aujourd’hui point d’alternative hors de l’engagement dans la France insoumise "jlm2017.fr"
    Un ancien coco (1969/1989) et militant marxiste non encarté depuis ( chat échaudé ...)

    René-Michel Le 12 avril à 12:01
  •  
  • Des années dans la secte lambertiste, puis pire de loin admirateur du grand bourgeois Mitterrand, un lustre sénateur PS, parlementaire européen affirmant "les investisseurs n’ont rien à craindre de mon programme". Un soumis, ça c’est sûr !

    Pour le plaisir, une vidéo, clou du délire narcissique politicien :
    Mélenchon touche le fond, mais alors là, profond

    Louis Le 12 avril à 16:08
       
    • @Louis je n’ai pas de sympathie pour mélenchon mais les trotskistes, ont tendance à donner des leçons aux autres forces des gauches mais aucun regard critique sur leur histoire , je pourrais écrire des tartines sur les pratiques de la LCR pendant 20 ans ...Quel résultat ? Alors que la crise capitaliste offre un boulevard aux forces populaires les groupes trotskistes sont de plus divisés il suffit de voir les 3 courants ex NPA d Ensemble de GU, TMI POi ex... alors construisez une alternative crédible et là je vous écouterai de nouveau mais votre nombrilisme m’exaspère. .

      Oxy Le 12 avril à 20:16
    •  
    • Louis, tu semble en connaître un rayon en matière de délire et de haine. Le sujet de l’article, t’en déplaise, est l’irrésistible déliquescence du P"C"F, pas JLM qui n’a que faire de ces foutaises.

      René-Michel Le 12 avril à 21:42
    •  
    • à Oxy. Polémique dans le vide. Je ne me reconnais dans aucun "isme", seulement dans la LDC (lutte de classe) trahie par les politiciens bourgeois. Donc rien sur les faits exposés. CQFD

      Louis Le 13 avril à 00:11
    •  
    • à René-Michel

      Vous non plus, rien sur le fond ? L’échange d’observations et d’analyses fait avancer. Dommage, la démarche scientifique est honnie dans certains partis...

      Louis Le 13 avril à 00:14
    •  
    • @ Louis. Trahir ses alliés, se coucher à chaque élection devant le PS et perdre des élus à tire larigot et des militants à la pelle depuis plus de 40, c’est ça ta démarche "scientifique" !!!

      René-Michel Le 13 avril à 07:09
    •  
    • à René-Michel
      Vous ne lisez pas, j’ai condamné les politiciens qui vivent sur le dos des combats de classe que nous menons en permanence, dont le PC est une expression tragique et Mélenchon une copie ridicule.
      A ce propos, il ne faut pas oublier la leçon du sabotage par les politiciens du mouvement de 2010.

      Louis Le 13 avril à 16:18
  •  
  • A voir sur Blog Monde Diplo :Les Temps Modernes ; vidéo 1er partie entretien avec F Lordon, et G Balbastre de Nada .info.
    le travail de décomposition /recomposition du mouvement populaire, et surtout d’un nouveau Mouvement ouvrier ou prolétaire, et éventuellement d’un nouveau parti communiste, sera long. L’ancien mouvement ouvrier, lié aux partis réformistes (PS, PC, verts...) et différentes sectes politiques (trotskystes ou autres), n’a pas finit de se décomposer, il faudra du temps, pour qu’un nouveau Mouvement révolutionnaire, apparaisse du temps, ainsi qu’un autre parti communiste.
    Mais, avec les attaques incessantes du Capital , contre le monde du travail , cela peut s’accélérer. Le capital reprend , tout ce qu’il a donner, que cela soit sur le temps de travail, les retraites, le chômage, l’assurance maladie....Les travailleurs, n’auront d’autres choix, que de repasser a l’offensive, et non plus rester sur la défensive.
    Lire Tom Thomas : 2015 situation et perspectives éd Jubarte ;
    Démanteler le capital ou être broyés éd édition page2 collection empreinte.

    bob Le 12 avril à 17:06
  •  
  • Traduction : après avoir mangé la soupe certains crachent dans l’assiette... R Martelli est peut-être de ceux là... "Rénovateurs" d’alors ? C’est P Juquin qui est allé faire la fête avec Mitterrand en 1981 à la Bastille !
    Et aujourd’hui : Ils donnent la leçon au PCF, pour le faire rebondir ou pour aider à le faire disparaître ? Et comme d’autres, plutôt que de débattre sereinement, on s’organise en réseau voire en tendance et on attaque "le" dirigeant... Et bien sur on responsabilise le PCF en lui même sans évoquer aussi tout ce qui a changé autour depuis plusieurs dizaines d’années.
    Triste spectacle que ces luttes intestines !
    Le peuple dont tout le monde dit se préoccuper mérite mieux que celà !

    GH Le 12 avril à 17:51
  •  
  • Une autre bonne adresse, à l’intention des révolutionnaires et des jeunes qui réfléchissent à leur avenir, pour répondre aux répétitives Louiseries :
    ICI.
    "Observatoire de la Propagande et des Inepties Anti-Mélenchon"
    Et sur le bandeau-annonce, ya justement un perroquet !

    Autrement Le 12 avril à 19:23
       
    • Les jeunes ? Ils se moquent bien de Mélenchon, qui veut les embrigader dans une "garde républicaine", et en plus renforcer la police et l’armée (lire "L’humain d’abord").
      Les révolutionnaires ? Mélenchon ne veut pas en entendre parler non plus.
      Interrogé lundi 17 octobre 2012 sur France Info, il affirmait :
      « C’est quand même incroyable de voir qu’on passe pour un révolutionnaire quand on est simplement keynésien ; où on
      dit il faut partager, c’est ça qui va faire respirer l’économie ».
      Le sens de toutes les formules radis(cales) de Mélenchon consiste à essayer de capter la mobilisation des travailleurs pour la reconduire dans le cadre du système. Voir son sabotage, avec les autres politiciens du mouvement pour sauver nos retraites

      Louis Le 13 avril à 01:59
    •  
    • Pauvre Louis, à deux heures du mat’ il est encore au clavier à vomir sur JLM...

      René-Michel Le 13 avril à 07:18
  •  
  • Cher Louis ,tu jettes Mélenchon dans les poubelles de l’histoire mais tu reproduis ses manies ,il ne suffit pas de critiquer pour exister dans la lutte de classe. Tu n’es pas un isme mais tu es avec eux , on sent le jargon du Poutou poindre à la commissure de tes lèvres. Tu crois moi je doute et je suis sûr que la prise du pouvoir par tes amis ne serait pas un long fleuve tranquille .
    Sinon j’ai vraiment apprécié l’article mais l’alternative au social libéralisme n’est pas encore crédible ,échanger est facide mais construire une alternative de classe me semble impossible au regard de toutes les oeillères narcissiques qui deviennent les seules boussoles. En tout cas j’espère que le PCF ne disparaîtra pas bien que je ne fasse rien pour qu’il existe. Nous sommes nombreux à ne pas avoir/croire aux solutions magiques, nos expériences militantes ont été tellement décevantes , nous reproduisions dans nos microcosmes politiques les tares que nous dénonçions.

    Oxy Le 13 avril à 07:29
  •  
  • Tant que le PCF, tant que n’importe quel parti s comportera comme un club de foot en étant fébrile du résultat du match du dimanche, il(s) sera (seront) inutile(s) à notre société.

    Ils ne cherchent que les places et le fric : EGO ET RICHESSE d’argent.

    Un parti doit être un laboratoire d’idée et de savoirs. Pas une machine à fabriquer des professionnels avides de pouvoir.

    Pourquoi ce devrait être nécessairement des personnes issues de partis qui devraient aller aux élections ? Drôle d’idée. Je préférerais des gens issus de la société et révocables.

    Même la gauche dite radicale ne promeut qu’à la marge l’esprit d’autogestion des entreprises. Elle préfère promouvoir le salariat, en laissant la gestion de l’économique et du social, s’habillant du bel habit du défenseur de l’œuvre et de l’orphelin, mais s’assurant de jamais mettre les mains dans le cambouis.

    Les partis et autres rassemblement style ensemble sont guère pertinents. Ce ne sont que l’expression et la mise en place que d’un petit nombre d’autoproclamés.

    La seule issue est citoyenne avec une appropriation des entreprises par leurs salariés et au profit de la société entière : mais dans les faits, pas que dans les paroles.

    La seule relative exception à mon propos a été la proposition de JLM sur l’économie de la mer et aussi de sa sixième république ; il semble aller plus vers ce système laboratoire d’idées et de savoir, de citoyens-candidats, mais ily a quand même beaucoup de vieux routiers, de vieux professionnels de la politique dans son mouvement.

    La Renaudie Le 13 avril à 08:02
  •  
  • Lettre du communiste Jean Ortiz (s’adresse à JLM),

    Cher camarade,
    Dans le quotidien béarnais à grand tirage, « La République des Pyrénées » (28 mars 2016), un dirigeant local et national de mon parti, le PCF, tient des propos méprisants à ton égard, te conseillant de « partir ensemble en pèlerinage à Lourdes », avec le centriste Jean Lassalle, « puisqu’apparemment ils (vous) entendent des voix ».
    Ce n’est ni très élégant ni très respectueux. « La présidentielle rend fou », dit ce dirigeant. Le quotidien évoque la longue absence de la vie politique béarnaise de ce dernier et qualifie son « retour » de « tranchant ». Laissons ce type de tranchant aux longs couteaux des ambitions politiciennes. Ce n’est pas notre monde.
    Ni nos valeurs, ni nos pratiques.
    Camarade Mélenchon,
    Je me souviens des grands meetings à Pau où tu contribuas à rassembler des milliers de Béarnais, Basques, Landais... C’était l’époque du forcing « pour avoir Jean-Luc », au service bien entendu d’ambitions politiques. Et tu étais là, mouillant la chemise.
    Militant communiste à Pau depuis 25 ans, j’en connais les « spécificités » locales, les ressorts de chacun, l’obsession de certains pour « la com », les photographes, les caméras... au détriment du terrain.
    Si je m’en tiens aux voix, aux voix communistes et Front de gauche, aux municipales comme aux régionales, à Pau et au-delà, beaucoup ont manqué au rendez-vous. La politique se nourrit d’idées, mais elle passe aussi par les hommes. Au lieu d’invectiver un partenaire, de le jeter désormais comme un kleenex, balayons devant notre porte. Les coups bas aux effets désastreux ajoutent à l’atomisation de la gauche de transformation sociale, au manque de confiance entre camarades, aux fractures déjà béantes, et nuisent à l’indispensable dynamique anticapitaliste. Cette gauche de rupture, au-delà de ses divisions actuelles, veut sortir du cadre capitaliste pour construire une société solidaire, juste, de partage, d’inclusion sociale, écologique, de biens communs, de socialisations, d’implication citoyenne, à tous les niveaux...
    En tant que communiste palois, je tiens à te dire, camarade Mélenchon, combien les propos tenus à ton égard par un dirigeant communiste, m’ont indigné. Je te prie d’accepter mes excuses, au nom d’un maillon de ce parti dramatiquement affaibli et pourtant si nécessaire aux combats de classe d’aujourd’hui, le PCF ; au nom aussi de ce bel idéal communiste qui structure et structurera ma vie jusqu’au bout.
    Jean ORTIZ ; Maître de Conférences honoraire, PAU.

    FOSSEY Le 13 avril à 08:42
  •  
  • une lettre de Kevin KIJKO, cheminot toulousain membre du PG paru dans "le Grand Soir" s’adresse au lamentable Dartiguolles...

    Cher Monsieur Dartigolles,
    Moi qui ne suis qu’un simple militant syndical et politique, un simple citoyen, je lis depuis quelques temps vos mots à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon. Vous le taxez d’être un homme seul à l’Ego surdimensionné et vous le sommeriez presque de rentrer dans le rang, votre rang. Belle erreur que de penser qu’il agit en homme seul. Belle erreur de ne pas nous prendre en compte, nous les plus de 90000 personnes qui soutenons l’idée qu’il puisse se porter candidat pour nous représenter, ou nous les 50 syndicalistes devenus plus d’un millier à avoir appelé à soutenir la démarche de « La France Insoumise ». Belle erreur de croire que ceux qui ont placé leurs espérances en cette France Insoumise puisse rejoindre une quelconque « Tambouille d’appareil », comme vous avez voulu croire en un Front de Gauche à géométrie variable ce qui l’a conduit tout droit à ce qu’il est devenu au lieu de croire à un Front de Gauche uni, vivant et qui fait bloc pour porter un programme, notre programme à tous. Cette France Insoumise, nous l’espérions tous depuis longtemps, elle ne fait que se placer dans la continuité de l’élan populaire qui s’est levé lors de la campagne de 2012. Alors un peu de dignité en ne crachant pas sur un mouvement qui redémarre dès lors que l’ère du Peuple pointe son nez !
    Vous préférez rester dans des tambouilles d’appareils entre partis ? Libre à vous ! Retournez à cette « Valls » d’étiquettes menée à la baguette depuis l’Elysée et Solferino. Continuez dans ces Primaires qui ne feront qu’entériner le bipartisme, utiliser l’extrême droite comme leurre pour le vote utile et permettre de fossiliser un peu plus cette cinquième république à l’agonie, le tout en ne permettant pas un vrai débat démocratique qui ferait en sorte d’en tourner la page. De plus, vous faites partie de ceux qui veulent unir la « Gauche », mais quelle gauche ? Celle qui défend la déchéance de nationalité ? Celle qui défend la destruction des conquis sociaux ? Ou celle qui s’abstient à toutes les lois régressives au lieu de s’y opposer ? Personnellement je ne me reconnais pas dans ces « Gauches » là ! Alors, il me semble que le temps n’est plus au compromis, mais à la rupture avec tout ce faste, ce dédain du peuple qui caractérise l’oligarchie de la cinquième République. A la rupture avec ces politiques ultra-libérales, à ces luttes des places qui ne servent que des ambitions personnelles. Alors oui, comme beaucoup je ne crois plus en cette république où des hommes censés nous représenter qui ont eu notre mandat, oublient les intérêts communs pour un confort personnel et bafouent leurs promesses de campagne. Avec eux je ne veux plus rien avoir affaire et je leur dis basta haut et fort !
    Comme je l’ai dit plus haut rassembler ces « Gauches » qui n’ont plus rien à voir entre elles et que quasiment tout oppose, pour moi la solution n’est pas là. « Où est-elle alors ? » allez-vous me dire. Et bien pour une fois pourquoi ne pas rêver un peu et vouloir vraiment aller de l’avant. Voir grand et fédérer cette France qui croit en un meilleur avenir et qui lutte ! Cette France qui bat le pavé, qui veut sauver ses outils de travail de la vindicte des capitalistes. Cette France qui montre du doigt les abus ! Bref tous ces citoyens, ces syndicalistes, ces lanceurs d’alertes qui travaillent à porter des idées novatrices ! Et la France Insoumise, c’est celle-là. Et celle-là, elle n’est pas qu’un homme seul comme vous essayez de le faire croire. Elle est près de 900 groupes de personnes qui s’assemblent pour réfléchir à l’avenir, notre avenir à tous.
    Vous parlez de « nuit debout », un superbe mouvement qui se construit pas-à-pas avec des idéaux de vraie démocratie, de vie meilleur et d’une autre société. Mais ce mouvement qui commence et s’organise, qui se trouve ses propres porte-paroles, il me donne raison de croire en la France Insoumise, car il défend les mêmes idéaux que les miens comme bon nombre de ce qui y placent leur espoir.
    Enfin, vous parlez sans cesse de construire ensemble et de collectif. Regardez bien cette France Insoumise que je vous ai décrite. Regardez bien, elle se construit collectivement ! Alors, au lieu de vous entêter sur des primaires jouées d’avance et destructrices pour les idées de progrès sociale, rejoignez-nous ! Et pourquoi pas que tous les militants communistes se joignent à la France Insoumise, pour travailler ensemble à un projet progressiste : la Sixième République sociale, écologique et citoyenne.
    Kevin KIJKO
    Cheminot insoumis et fier de l’être !

    FOSSEY Le 13 avril à 08:45
  •  
  • Le Pcf s’engouffre dans le gouffre des primaires. A une époque ça m’aurait déprimé. Maintenant, bien qu’y ayant milité pendant 30 ans, il y a un gouffre en lui et moi, pas une simple dartirigole, ni un petit
    r(h)u

    cantaous Le 13 avril à 13:30
  •  
  • Bonjour
    Un bon site de contre info : www.nada-info.fr, on peut y voir l’intervention de frédéric lordon.

    bob Le 14 avril à 10:48
  •  
  • le dénouement des crises économiques et des luttes sociales se déroule sur un temps long durant lequel le PC s’est fourvoyé entre les écueils du parlementarisme jusqu’à se diluer. Mais y avait il d’autres solutions ? Aujourd’hui Huit ans après le sauvetage du système les indications de la comeco tout comme celles de la banque morgan dessinent des perspectives dramatiques pour 2017/ 2018 , mais aussi porteuses de changement à la condition de ne pas laisser passer le plat de résistance...Le problème est que désormais le parti ressemble au héros du désert des tartares , alors que l’exaspération est générale et peut prendre toute les formes possibles même réactionnaires. Que faire ? comme disait l’autre en 1905.

    rinaldo Le 17 avril à 11:43
  •  
  • Malheureusement on en vient à penser que les jalousies de chefferie, les bagarres stériles de clan voir des cénacles de la gauche radicale pèsent bien plus que l’urgente nécessité de se rassembler autour de la candidature de JLM 2017 non pour l’homme qui naturellement comme tout un chacun possède sa part de faiblesse mais autour de nos idées afin de faire émerger un courant de gauche Ecologique, Anti -libéral et Citoyen

    centuri Le 26 avril à 10:41
  •  
  • bonjour
    Audiard aurait écrit"j’hallucine" et Nabila s’exclamerait"Allo, quoi ?"

     :)

    Mais ou et quand avez vous rencontré des travailleurs, des jeunes en galère, des retraités aux abois qui sont intéréssés par ces feuilletons "Agonie du PCF" "ST JEAN LUC, sauvez nous" ?
    Dans quel HLM cause -t-on -de "primaires",qui sesoucie de savoir si le clan COHEN -S, empechera la bande Laurent d’avoir la majorité ?
    Qui décortique ces guéguerres de petites chapelles ,d’opposants "idiots utiles"(trotskyste d’OXLEY, fraction "lyonnaise" ou commando du 15° arrondissement" ??

    CE PARTI EST MORT et sa prochaine disparition n’arrachera aucune larme aux "petites gens"

    Parce que c’est de PERSPECTIVE COMMUNISTE, de boussole marxiste qu’ont besoin ceux qui refusent la fatalité du malheur !
    BESOIN de COMMUNISME, pas de convulsions d’une Orga social démocratisée depuis vint ans !

    Ceux qui souffrent ont pris acte qu’une voiture de fonction à cocarde c’était plus intéressant que d’AIDER à ce que NOTRE AMP terrasse le CAPITAL

    Ce parti est sous tente à oxygène(??) fournie par SOLFERINO.

    Mais, comme Hollande qui déclare "ça va mieux", deux douzaines de "petits chefs" vont essayer de faire croire qu’ils peuvent enrayer la courbe ..du déclin !

    Il y aura meme un vote bidon avec des chiffres fantaisistes qui annoncera le résultat de ces consultations d’adhérents virtuels !!

    Dit sans haine mais avec un brin de mépris pour tous ceux qui pissent dru sur notre passé militant.....

    Bonne journée de lutte demain et après, si possible..

    Salutations communistes

    Alain Chancogne

    Qui fut militant du PCF quand ce dernier faisait peur à la bourgeoisie
    Et qui s’est"barré" en 2OO1 quand ce parti"communiste" la faisait rire !

    NB je "flingue" gentiment tout ça, ici :

    http://revolutionnaires.forumactif.com/t1045-vies-et-mort-du-parti-communiste

    et aussi..

    http://revolutionnaires.forumactif.com/t1142-lutte-des-classes-primaires-conspiration-des-egosjlm

    Alain Chancogne Le 27 avril à 19:47
  •  
  • "pas de convulsions d’une Orga social démocratisée depuis vint ans !"
    20 ans seulement ? Vous êtes sûr ?

    Gilbert Duroux Le 19 mai à 16:38
  •  
  • Ah, j’ai compris. Le PCF était révolutionnaire quand Alain Chancogne y était. C’est quand il s’est barré que tout a tourné en eau de boudin.

    Gilbert Duroux Le 19 mai à 16:40
       
    • Et oui, à quoi ça tient quelquefois l’Histoire.
      Un être vous manque et tout est dépeuplé.

      pierre Le 19 mai à 18:44
  •  
  • Vous pouvez déconner, pourtant c’est foutu : le parti a été tué par les pros qui collent au ps depuis le programme commun. Rigolez, mais il y a mieux à faire que de suivre le convoi jusqu’au tombeau

    pedrito Le 24 mai à 22:57
  •  
  • Sans vouloir justifier la stratégie d’union du PCF ces 40 dernières années, il faut aussi constater que les groupuscules gauchistes sont aussi isolés et inefficaces que vous le reprochez au PCF...Peut-être que la situation est plus compliquée que cela...

    pierre93 Le 25 mai à 10:02
  •  
  • Compliqué ? Ce sont les politiciens qui brouillent tout ! Rien de plus simple, rien de plus communiste au vrai sens du mot, que la révolution citoyenne et permanente, sur tous les terrains, "le mouvement réel qui abolit l’ordre actuel". Les structures de parti se sont sclérosées, les partis ne fonctionnent plus que pour leur propre conservation, au sein du système institutionnel qui a été complètement truqué par les possédants, et pardessus le marché, coulé dans le moule du carcan "européen". C’est pourquoi, tout autant que le partage des richesses, sont essentiels et urgents le changement de constitution et le refus des "traités" européens". Nous avons dit NON au TCE, NON au TAFTA, et on veut nous les refiler en douce. La loi Khomri, les brutalités policières, les salaires des patrons ( pour ne citer que cela) sont l’émanation directe des diktats de cet Eurogroup, que prétend pourtant nous imposer une primaire téléguidée par Cohn-Bendit !! Et les communistes marcheraient là-dedans pour se ménager des sièges, comme viennent de le faire De Rugy et Cie ? !

    Autrement Le 25 mai à 14:03
  •