Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 15 juin 2017

PCF et France insoumise : données complémentaires

Les résultats du premier tour des législatives n’ont pas été à la hauteur de la présidentielle pour les anciens alliés du Front de gauche. Mais les 13,7% de suffrages confirment le regain d’une gauche bien à gauche… dont les équilibres internes ont changé.

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Le lecteur trouvera en annexe un tableau qui présente les résultats du PCF et de la France insoumise dans les circonscriptions, les départements et 750 communes ayant fait ou faisant partie de l’espace du "communisme municipal". Il pourra mettre en regard les résultats de dimanche dernier avec ceux des élections précédentes, de 2002 à aujourd’hui, présidentielles comme législatives.

Une France insoumise solidement installée

Que la France insoumise n’ait pas pu réaliser le rêve d’une majorité parlementaire et d’une occupation du pouvoir ne saurait occulter le fait majeur : le jeune mouvement lancé en 2016 par Jean-Luc Mélenchon est devenu la première formation d’une gauche par ailleurs bien affaiblie. À elle seule, avec ses 2,5 millions de suffrages et ses 11%, la France insoumise fait mieux que les deux partis qui furent les pivots de la gauche française, le PC et le PS (9,1% au total).

L’histoire ne manque certes pas de formations éphémères, qu’une conjoncture stimule et qui s’effacent une fois qu’elle s’est estompée. Pour tout dire, la gauche de gauche n’est vraisemblablement pas au terme d’une recomposition qui l’installerait dans la durée. Mais, dans l’immédiat, force est de constater que la France insoumise a pour le moins marqué une option pour être au cœur de cette recomposition.

Le tableau des hiérarchies départementales montre ainsi la réalité d’une implantation qui se caractérise par sa densité et son équilibre. On trouve ainsi autant de départements (48) au-dessus de la moyenne nationale (11,2% en France métropolitaine) que de départements au-dessous. Sans doute le sommet du tableau n’offre-t-il pas les très forts pourcentages de la France communiste d’hier. Sans doute cela explique-t-il le décalage qui semble encore exister entre l’influence nationale et la capacité à s’imposer massivement sur le plan local.

Mais le plus significatif est dans l’existence d’une distribution relativement resserrée. En dehors de la Haute-Corse, aucun département ne se situe au-dessous des 5% et seule une trentaine se trouve sous le seuil des 10% d’exprimés.

Quant à la répartition géographique du vote, elle confirme ce que la présidentielle avait révélé. Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise se sont installés dans les territoires historiques de la gauche, ceux que se partageaient ou que se disputaient le PC et le PS au XXe siècle.

Les dix premiers départements d’influence, pour FI, sont significatifs de cette assise :

A contrario, l’implantation reste plus faible dans le Centre et dans l’Ouest, et notamment dans les départements moins urbanisés (Allier, Cher) qui sont devenus, depuis le milieu des années 1980, des pivots de ce qui reste de vote communiste.

Il est à noter que la consultation législative a moins mis en évidence le troisième ancrage du vote Mélenchon. Depuis 2012, ce vote a connu un essor spectaculaire dans les zones de forte densité urbaine, et en particulier dans le cœur des métropoles. Or les caractéristiques de ce vote atypique, la propension plus grande à l’abstention des jeune et des catégories populaires ont quelque peu atténué le trait cette fois-ci. Encore que les bons résultats dans la couronne parisienne et à Paris même laissent entendre que, si le mouvement est atténué, il n’a pas disparu pour autant.

Les déboires du PCF

Pour le PCF, ces élections s’annonçaient délicates. Le vote de dimanche l’a entériné. Le PCF, avec 2,7% d’exprimés, enregistre le score le plus bas de son histoire législative, à peine au-dessus du très décevant résultat de la présidentielle de 2007 (1,9%). Il est aux deux tiers du niveau atteint aux législatives de 2007 (4,3%), les dernières où ils se présentait sous sa propre bannière. En 2012, l’alliance du Front de gauche avait permis de redresser la barre dans les départements où il se marginalisait, sans pour autant interrompre l’érosion de ses zones d’influence ancienne. Le mouvement s’est encore accentué cette année.

Les tableaux en annexe permettent de cerner un peu mieux le bilan. Le PCF ne frôle les 10% que dans le Puy-de-Dôme, qui fait partie de la vingtaine de départements qui ont mieux résisté que les autres dans la dernière décennie. Partout ailleurs, le recul est sensible, une autre vingtaine de départements reculant de plus de la moitié du niveau initial, dans l’Est, le Centre et la région parisienne. Au total, quarante départements le placent au-dessous de la barre des 2%. Dans de nombreuses circonscriptions, le PCF est aujourd’hui voué à la marginalité électorale, pas très loin de ces "gauchistes" dont il s’est longtemps gaussé, afin de délégitimer radicalement leur propos.

Les zones de force se sont rétractées sévèrement : le PCF ne dépasse les 5% que dans dix départements qui ne sont plus le socle territorial ancien du monde ouvrier industriel et de l’expansion urbaine. La poussée du Parti socialiste, dans les années 1970-1980, avait peu à peu déstabilisé les assises de l’organisation communiste, qui a perdu à la fois dans les catégories très populaires et dans les couches moyennes des périphéries urbaines. L’essoufflement du PS aurait dû le revigorer : ce n’a pas été le cas. Pour l’instant, c’est la dynamique impulsée par Jean-Luc Mélenchon qui s’est installée dans les habits anciens de la France communiste. Quand la banlieue retrouve des couleurs, ce n’est plus celles du communisme urbain du siècle précédent.

L’observation du cadre municipal n’infirme pas le constat, bien au contraire. Entre 2008 et aujourd’hui, le PCF a été à la tête d’environ 750 communes de toutes tailles. Un des tableaux en annexe résume l’évolution du PC dans cette série de communes, qui ont été longtemps le noyau du "communisme municipal". Au début du siècle, le PCF se situait encore dans une fourchette de 20 à 25% dans les consultations législatives nationales. En 2017, le total des scores du PC et de FI dépasse nettement le seuil des 25%. Mais ce ne sont pas les communistes qui en tirent bénéfice.

Si l’on s’en tient aux 750 communes concernées, on constate un équilibre presque parfait entre le PCF (13,9%) et la France insoumise (13,8%). La situation est plus délicate en région parisienne où le PC a reculé de plus de la moitié sur son score de 2007. Il est vrai que dans deux circonscriptions importantes (Saint-Denis et Bagneux), les candidats communistes se présentaient sous l’étiquette de la France insoumise.

On trouvera en annexe deux hypothèses, selon que l’on attribue le score des candidats communistes, ou à la France insoumise auquel ils ont été officiellement rattachés. La première hypothèse (le classement officiel) met la France insoumise en tête (17,8% contre 11,6% pour le PCF ; la seconde les remet en position d’équilibre (13,9% pour le PC, 13,8% pour FI. Dans tous les cas, on n’oubliera pas que les suffrages se seraient vraisemblablement répartis plus ou moins en cas de concurrence, comme le montre la plupart des cas où cette concurrence a été effective. On peut donc légitimement pencher pur un avantage réel à la France insoumise, que que part entre les deux hypothèses.

Une nouvelle étape : délicate ou propulsive ?

La gauche entre dans une nouvelle étape de son histoire. On a beaucoup disserté sur le "dégagisme" des électeurs français, qui reste à confirmer ou à infirmer au second tour. Le bilan définitif sera tiré dans quelques jours, mais la séquence électorale devrait avoir sanctionné la fin irrémédiable d’un long cycle politique du XXe siècle.

La droite a hésité pendant quelques décennies. Elle a tenté un temps l’aventure d’un capitalisme industriel mâtiné d’État-providence et de légitimité quasi monarchique des institutions de 1958. Le gaullisme y puisa ses ressources. Elle a essayé ensuite la voie libérale, sous des formes multiples, patelines (Jean-Pierre Raffarin) ou plus rugueuses (Nicolas Sarkozy). Elle n’a pas trouvé son équilibre, d’autant moins qu’elle a été perturbée par la pression du Front national. Le néo-centrisme macronien peut-il réussir à phagocyter la droite classique ? Rien n’est moins sûr. Mais la droite est devant des jours difficiles, qu’annonçait le vote inattendu des électeurs de la primaire et que la campagne électorale a amplifiés.

Il ne sert à rien de disserter longuement sur la crise irrémédiable qui précipite la fin du socialisme mitterrandien. Quatre décennies d’ajustements libéraux et de reculades centristes l’ont épuisé, en France comme dans beaucoup de pays européens. Il est peu probable qu’un de ses courants anciens soit en état de resouder la famille socialiste dans son ensemble. Restera-t-il une variante plus proche de la social-démocratie, comme le dessine le modèle britannique de l’étonnant Jeremy Corbin ? Les socialistes s’égailleront ils entre le parti démocrate macronien et une gauche de gauche rebâtie ? On verra.

Retenons pour l’instant la concomitance de deux évolutions. Le PCF a amorcé depuis longtemps son recul ; le PS l’a rejoint dans la débâcle. Sans doute cette concomitance nous dit-elle que, si la gauche n’a peut-être pas fini sa longue vie (plus de deux siècles), elle ne devrait plus reprendre la forme dominante qu’elle a prise au siècle dernier, dans le face-à-face persistant du communisme et du socialisme. Chacun à leur façon, ils ont dominé la part gauche de notre univers politique. Ils incarnaient la rupture ou l’adaptation, mais ils essayaient de le faire, depuis quelque temps, dans un temps et dans une société qui ne gardent du passé que la spirale inégalitaire et la dépossession du plus grand nombre. Nés d’un autre siècle, ils devaient d’une façon ou d’une autre se ressourcer en profondeur pour ne pas perdre la main. Ils n’ont pas su ou pas voulu le faire. L’histoire est cruelle pour ceux qui n’osent pas changer vraiment. D’autres formes devraient donc prendre la place, sans tarder, sous peine de laisser l’esprit de refondation aux tenants de l’ordre social dominant.

Il se dit souvent, depuis dimanche, que la dynamique Mélenchon du premier tour de la présidentielle est retombée à la législative. Il est vrai que la France insoumise est loin des 19,6% du 23 avril. Mais le total du PCF et de FI approche tout de même les 14%. Or, en 2012, les 11,3% de la présidentielle étaient devenus un timide 6,9% aux législatives qui suivirent et, pour le coup, Jean-Luc Mélenchon n’y était pour rien. Proportionnellement, le résultat de cette année est finalement un peu meilleur que celui de 2012.

Toutefois, on attendait bien sûr beaucoup mieux. L’histoire ne se réécrit pas avec des "si". On ne manquera pas de rediscuter, une fois achevé le cycle, de ce qui s’est passé depuis quelques mois et de la manière dont a été négocié le passage de la joute présidentielle au combat plus territorialisé de la législative. D’autres impulsions, d’autres postures, d’autres mots auraient peut-être pu produire des effets plus dynamiques.

On n’oubliera pas toutefois ce qui reste le fond du problème. La gauche de gauche, contrairement au PS, a retrouvé des couleurs, comme on l’a redit plus haut. Mais elle n’a pas encore trouvé l’épaisseur populaire que le PC avait su stimuler en son temps. La France insoumise a ancré son action territorialement, mais les "sommets" n’ont pas atteint encore partout le seuil de crédibilité qui font de la gauche de rupture le pivot de rassemblements qui la débordent. Le PCF a vu s’effriter ses zones de force ; la gauche de gauche ne les a pas encore pleinement reconquis, quand bien même elle a fait un pas important dans cette direction.

Pour y parvenir, les débats de fond, on le sait, ne manqueront pas dès la semaine prochaine. La référence à la gauche est-elle forclose ? La gauche de gauche est-elle d’ores et déjà et définitivement "la" gauche tout entière ? La conflictualité du "peuple" et de "l’élite" suffit-elle à construire une nouvelle hégémonie pour un état d’esprit de rupture ? Comment concilier la clarté du projet et l’ouverture du rassemblement, le renouvellement radical et la force des traditions populaires ? En bref, comment devenir majoritaire, sans s’enliser dans les méandres des compromis et des consensus à bas prix ?

Et, par-dessus tout, quelle force pour impulser tout cela ? Le Front de gauche est derrière nous. Les cartels n’ont plus de ressort. La forme ancienne du parti est malade. La France insoumise s’est imposée, incontournable. Mais l’organisation politique dans la durée, conciliant cohérence et souplesse, rigueur stratégique et ouverture, est devant nous, comme un objectif réaliste, mais non advenu de façon déployée. Une seule force, un seul courant, une seule organisation peut-elle assumer la réalisation de cet objectif ? C’est peu probable. Mieux vaut voir, comme c’est une chance incommensurable, le fait qu’aucune porte ne soit refermée.

Le temps n’est plus où des "conditions", des exigences draconiennes semblaient parfois être la condition pour séparer l’ivraie et bon grain, l’opportuniste supposé et le bon révolutionnaire… Rassembler et non repousser : cela reste l’alpha et l’oméga des victoires futures.

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  • Cet art. 11 peut sembler ambigu mais permet bien d’organiser une Constituante à condition de passer par un référendum : "Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux Assemblées, publiées au Journal Officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. "

    Ardouin Le 15 juin à 09:54
  •  
  • « Une seule force, un seul courant, une seule organisation peut-elle assumer la réalisation de cet objectif ? » NON, Mr. Martelli, la FI n’est pas un monobloc elle est déjà plurielle, unitaire à l’heure actuelle car il faut serrer les rangs devant le danger Macron. Lors de la consultation pour le 2ème tour des présidentielles elle s’est déjà découverte en trois nuances. Mais en fait en y regardant bien, en la suivant attentivement sur Facebook et Twitter, on y retrouve tous les anciens courants qui ont traversé l’histoire du monde du travail depuis ses débuts. Son drapeau rassembleur c’est son programme « l’avenir en commun » qui est le programme le plus élaboré et toujours en chantier que nous avons connu jusqu’ici, dont la force est son insolubilité pour la première fois par le monde du capital et donc transitoire vers une autre société...Avant la 1ère GM, nous avons déjà connu un seul mouvement où plusieurs courants politiques cohabitaient, pourquoi ne serait-ce plus possible aujourd’hui ! Et si Jean-Luc Mélenchon reprenait l’histoire avant le moment où Jaurès fut assassiné ? Car il restera toujours le problème des moyens par lesquels « L’avenir en commun » deviendra réalité ! La FI est ouverte à tout ceux qui condamnent toutes les compromissions de très près, de près et même de loin avec les casseurs du code du travail tels que ceux commises par le PS et ses frondeurs, EELV et PCF. La FI, c’est désormais notre seul AVENIR pour la sauvegarde de l’humanité et de son environnement.. !

    Vacher Roland Le 15 juin à 10:39
       
    • Le problème c’est de ne concevoir le possible, uniquement à partir de ce qui est connu, de ce qui existe ou a existé.
      Nombre d’anciens militants du PCF comme moi on rejoint la FI parce que c’est une organisation “creuset” ou l’on bâtit ensemble sans préjugés, avec chacun sa propre histoire, son propre cheminement. Un mouvement où l’on se rencontre et où l’on agit. Les militants des partis de la vieille gauche n’y ont rien compris car cette configuration nouvelle échappe totalement à leurs logiciels, au formatage acquis de longue date et qui ne fut jamais remis en cause. Mes amis du PCF continuent de nous voir comme un parti, cherchent ses “dirigeants” pour passer accords, ses failles pour le décrédibiliser : du classique !!
      J’aspire à ce que nous gardions la forme d’un mouvement ouvert, sans exclusives puisque s’adressant au peuple (99%).
      J’invite une N ème fois mes camarades à nous rejoindre. Nous ne demandons à personne de rendre sa carte et d’être d’accord sur tout. Il faut au contraire poursuivre le travail en commun, investir les luttes et mieux nous organiser. Si les camarades l’avaient compris en mars 2016, la face du monde serait peut être différente aujourd’hui. Quoi que..........

      GERMONT Le 16 juin à 07:06
    •  
    • @Germont - Entièrement d’accord avec vous... la France Insoumise se doit de rester un "mouvement", une plateforme ouverte !

      carlos Le 16 juin à 10:40
  •  
  • Oh Roger, arrête avec ta fable de "gauche de gauche" C’est terminé cette affaire, il serait grand temps que tu l’assimiles.
    La France Insoumise ne parle pas à la gauche de gauche, elle parle au peuple. Comment faire autrement si nous voulons qu’un jour ce peuple s’émancipe et batte l’oligarchie ? Dans la France Insoumise la majorité des activistes sont des citoyens non engagés dans un parti politique et ils ne veulent pas y adhérer. Un certain nombre n’a que faire de cette classification de gauche et de droite. D’ailleurs ou classer Macron et son mouvement ? A droite, à gauche, au centre, ailleurs......Simplement au service du capitalisme. Et bien la France Insoumise est au service du peuple contre le capital prédateur. Si réellement tu veux faire l’effort de comprendre ce que nous représentons, je te conseille de lire l’Ère de peuple. Quand au pcf, je crois que si ses adhérents ne virent pas la direction actuelle, le parti disparaitra des radars de la politique française. C’est bien engagé. Il suffit de voir l’appel de Pierre Laurent pour Vallaud Belkacem pour se rendre compte que la confusion est à son comble dans cette direction. Il appelle à voter pour une ministre de Valls qui soutenait celui-ci durant la primaire. Elle osait écrire à son sujet cette phrase incroyable pour celui qui a utilisé le 49.3 pour imposer la très impopulaire et réactionnaire loi "travail" " Je cite : « Manuel Valls est surtout l’héritier de ces femmes et hommes de gauche qui ont le courage d’assumer jusqu’au bout l’exercice du pouvoir et ses difficultés en faisant la preuve, en actes, de la force de leurs convictions. » Cela ne semble pas être le cas de N.Vallaud Belkacem qui hier soir expliquait que sans doute le gouvernement aurait du être plus attentif à l’opposition massive concernant la loi El Kohmri. Il faut avoir le courage d’assumer jusqu’au bout l’exercice du pouvoir disait-elle. Et bien qu’elle assume et que Pierre Laurent fasse définitivement le choix de savoir de quel côté il se situe. Il aura l’occasion de choisir de proposer au PCF de se ranger dans l’un des mouvements de recomposition du ps et de certains écologistes avec B. Hamon ou . Hidalgo ; ou de choisir de rejoindre le mouvement de la France Insoumise tout en préservant son organisation.

    choucroute Le 15 juin à 10:42
  •  
  • Bien sûr, Mélenchon et la FI ont réussi leur opération. très bien mais il n’est pas évident qu’ils refassent leur coup deux fois.
    La Fi tout comme EM , c’est la forme la plus primitive d’organisation politique à savoir : "tout derrière le chef et personne ne pipe mot"...
    JLM a retrouvé son vrai visage : sectaire, hégémonique, méprisant pour ses partenaires. IL y a peu de chance que le peuple se soumette à un tel personnage...
    On verra plus clair dimanche soir...

    nontron Le 15 juin à 11:18
       
    • Effectivement, avec des présupposés faux pareils, il va être difficile de dialoguer avec vous. Tant pis.

      pat Le 15 juin à 13:04
  •  
  • Les rats qui ont quitté le navire ont quand même un certain parti pris et manque franchement d’objectivité...
    Pierre

    blanc Le 15 juin à 11:49
  •  
  • @Martelli - il est clair que le mouvement des Insoumis se situe plus dans un clivage "peuple/oligarchie" que dans celui très usité de "gauche/droite"... Au demeurant, ces 2 clivages ne s’opposent pas et c’est pour ça que la FI dispose d’une forte capacité unitaire à gauche qui, s’y l’on se tient éloigné de la conception qu’en a M. Valls, se rejoignent dans les valeurs de justice sociale, d’égalité, de solidarité et d’humanisme.

    Pour autant, l’aspect "radical" porté par PHI et souvent caricaturé en sectarisme par les autres formations de gauche, ramène à une nécessaire dynamique en 2 temps de la résistance salutaire à la doctrine du libéralisme. En effet, préserver les "acquis" en invoquant un "modèle social français" ne suffit pas, il faut provoquer une "rupture" forte avec les modèles courants ! La résistance doit donc passer à la vitesse supérieur en "contre-attaquant" les éléments du système en place, notamment cette application de la logique de marché à l’électorat, "marché électoral" que les partis institutionnalisés de gauche (comme les autres) convoitent, jusqu’à chercher ce fameux "consensus artificiel ", unité de façade vide de sens et totalement "floue" juste bonne à fabriquer des "élus" dont l’expérience a montré que bon nombre d’entre eux considéraient avoir moins de compte à rendre à leurs électeurs qu’à d’obscures groupes d’intérêts économiques !

    Si unité des forces "humanistes" ou "de gauche" il doit y avoir ( appelez les comme vous voudrez), celle-ci doit s’ancrer sur un autre type de consensus plus profond, basé sur des accords et une confiance solides ! Or, la défiance vis à vis des politiques est à son comble et à l’heure ou beaucoup de militants encartés restent très critiques vis à vis de leur partis respectifs, ou les antipartidaires sont de plus en plus nombreux et ou l’abstentionnisme est le 1er mouvement politique de France, seule la clarté et la persévérance peuvent faire écho aux soupçons et à l’hostilité des gens (j’emploie exprès le mot "gens"... n’en déplaisent à certains) !

    Tant que les instances dirigeantes des partis qui font la gauche française continueront leur entreprise de sape insensée à l’encontre du mouvement de la France Insoumise, il ne pourra pas y avoir d’entente unitaire entre formations politiques... Il ne faudra appuyer l’espoir d’un changement que sur l’unité des militants de gauche et des sympathisants humanistes déjà effective au sein de ce qu’ils ont bien compris être une "plateforme" de travail : la France Insoumise. Car le nombre d’encartés au PCF, EELV et ailleurs soutenant "l’avenir en commun" n’est pas qu’un point de détails, c’est un indice important pour comprendre le lieu où se jouent les choses...

    carlos Le 15 juin à 12:22
       
    • @ Carlos - 15 juin - 12:22
      Bien d’accord avec vous. L’unité ne passera plus par les "appareils" de la gauche tels que nous les connaissons et dont la priorité est de se perpétuer. C’est probablement une des leçons importantes de ces élections. Elle passera par celles et ceux qui les composent et surtout qui ne s’y trouvent pas. Sur ce point le texte de R. Martelli ici, que je trouve positivement en évolution, reste ambigu (cf. mon commentaire ci-dessous).

      Victor Le 15 juin à 15:46
    •  
    • @Victor - Il est clair qu’on n’a pas fini d’entendre parler d’unité...

      Les partis traditionnels cherchent l’unité d’action sur des points communs, chose qui n’est ni définir une méthode de travail commune, ni définir un programme commun... mais juste chercher une alliance de circonstance. Or, peut-on attendre d’une alliance de circonstance qu’elle propose durablement un climat de confiance aux électeurs dont on sait qu’ils sont aujourd’hui en majorité écœurés par la politique ?

      Considérer que l’on a rien à apprendre, aucune leçon à recevoir (comme le pense G. Filoche ou A. Chassaigne entrautre) alors que c’est le minimum de la pensée critique que de s’interroger soi-même révèle une totale incapacité à évoluer... Cette attitude, revendiquées par beaucoup de ceux qui militent pour l’unité en même temps qu’ils estiment que les combats qu’ils ont mené suffisent à éluder tout débat contradictoire répond-t’elle aux exigences minimales pour la mise en place d’échanges constructifs sereins ?

      Considérer que la France Insoumise est un "parti" (alors que c’est un mouvement) qui porte sciemment la grossièreté, l’injure, le mépris, la suffisance et donc un sectarisme triomphaliste empreint d’autoritarisme, de centralisme et de bonapartiste constitue t’il un bon préalable à l’ouverture de discussions pour un rapprochement durable ?

      Expliquer à tout bout de champ que la FI est anti-démocratique et formatée à une pensée unique marque t’il une pensée cohérente avec le fait de vouloir s’en faire un allié ?

      Opposer le "peuple" contre les travailleurs, les "gens" aux "camarades", les insoumis(es) aux syndiqués, comme le font ceux pour qui les "étiquettes" comptent plus que tout, c’est méconnaître le fait qu’un citoyen du peuple peut tout à la fois porter chacun de ces rôles ! A ce titre, est libre de chanter l’Internationale celui qui le voudra et la Marseillaise quiconque le décidera ! Pourront aussi se revendiquer "patriotes" ceux qui prôneront une ligne indépendante de certaines diplomaties guidées indubitablement par une logique libérale-impéraliste écocide et sociocide sans que leur soient reprocher l’idée absurde qu’ils souhaitent instituer les frontières comme seul horizon au peuple !

      Faut-il que l’enracinement dans sa propre histoire empêche d’évoluer et fasse rejeter la "nouveauté" ? Résister c’est pourtant autant défendre ce qui est, que déstabiliser son adversaire ! Sinon, on ne fait qu’encaisser des coups et s’affaiblir !

      Il y aura très probablement des alliances de circonstances, comme les désistements réciproques auxquels nous assistons pour ce second tour... Mais il n’y a rien à espérer d’un second "front de gauche" empreint de flou, d’absence de ligne directrice et de stratégies propres totalement divergentes. Le peu de "gens" qui s’inquiètent encore de la politique et qu’a su mobiliser la plateforme France Insoumise ne voudront pas revivre un épisode identique si douloureux.

      carlos Le 15 juin à 16:31
    •  
    • @ Carlos - 15 juin - 16 : 31
      Merci. Absolument d’accord. Il n’ y aura de vérité (relative) finalement que celle dictée par les faits, l’histoire, qui seule est à même de faire éventuellement évoluer les consciences réfractaires. Or, il me semble, très modestement, que pour le moment elle n’invalide pas la stratégie de la PHI, au contraire. C’est pourquoi je reste déterminé et optimiste. Je trouve très pertinente votre question : "Faut-il que l’enracinement dans sa propre histoire empêche d’évoluer et fasse rejeter la "nouveauté" ? " Bien sûr, surtout si cet enracinement est le fait d’une longue "carrière" politique personnelle. Je sais personnellement le drame vécu par un camarade de la PHI, âgé de 84 ans, et qui vient de quitter le PCF, la parti politique de toute sa vie. Une exception.

      Victor Le 15 juin à 18:43
    •  
    • @Carlos, que dire alors, à ces quelques "déjà-déçus" de la France Insoumise ? Notamment à ceux qui ont été élus par la base locale des insoumis de leurs circonscription pour être candidats aux législatives, avant d’être écartés par les cadres nationaux qui ont préféré désigner eux-mêmes des candidats-maison, souvent parisiens et membres du PG depuis la création ? Et que dire aux Insoumis qui avaient votés pour ces candidats de terrain ? Qu’ils ont participé à un mouvement horizontal, ou qu’ils ont été utilisés par un parti pyramidal ?

      jimbo Le 16 juin à 12:28
    •  
    • @jimbo - le comité électoral en charge des investitures est composé de membres issus des divers courants présents au sein de la plateforme de la France Insoumise. C’est lui, dans sa diversité, qui incarne cette centralité que vous denoncez faussement comme du parisiannisme mais qui s’avère nécessaire pour coordonner au mieux les efforts et les moyens mis en oeuvre à ces élections ! Ainsi, ce qui a présidé aux investitures a moins été un "entresoi", qu’une stratégie claire et efficace pour augmenter la portée du discours soutenu par les sympathisants de la France Insoumise afin de toucher un maximum de gens ! Je ne crois pas que mettre en avant un minimum de candidats qui ne partent pas avec un "handicap de notoriété" soit néfaste pour le mouvement...

      carlos Le 17 juin à 08:30
  •  
  • je pense que les "échanges" ne sont pas en prise directe avec la situation politique du moment. Il faut essayer, dans le fatras des contingences, de dégager les lignes de force du mouvement qui se produit sous nos yeux. Une seule paire de lunettes n’y suffira pas, surtout si elle n’est pas adaptée à notre vue !
    quelles sont les données sur lesquelles nous pouvons construire ?
    crise de la démocratie qui atteindrait aujourd’hui un point culminant en France ? (la démocratie athénienne faisait précéder ses lois de la mention "le conseil a jugé bon au vu des circonstances de voter cette loi" indiquant que la loi était susceptible d’être révisée selon les évolutions ! Ce qui n’est pas possible de nos jours...sauf si cela va dans le sens des accords européens immuables ! voir la déclaration d’Attali (ex PS) qui reconnaît que le traité de Maastricht ne prévoyait pas de sortie !
    crise écologique ? on voit que tous les moyens sont bons pour les multinationale pour tromper le public (voir le dossier du pneumologue financé par Total ou le soutien de Macron à LE FOLL (PS) qui n’est pas blanc bleu sur le sujet ! Comment mobiliser le public sur ces questions alors qu’aujourd’hui hors FI et le "programme" Hamon en parle ou en parlait ? Le PCF et la CGT s’accrochant au nucléaire pour des raisons de boutique plus que d’idéologie.
    crise humanitaire ? Les migrants maltraités ou qui se tuent dans leurs tentatives de fuite du malheur ne semblent pas émouvoir grand monde ! pas de "je suis migrant" et de grande manifestation "nationale" organisée par le pouvoir et invitant des Nétanyaou...et à laquelle s’associe un laurent...Quand des afghans, des syriens, des lybiens,...sautent sur des bombes en faisant leur marché : pas plus de signes sur facebook,pas de drapeaux et de plaintes !Obscène !
    crise de représentativité et de légitimité des partis de gauche ? si on suit les discussions on n’est pas sorti de l’auberge "militant je sais tout sur tout !". La réalité se trompe sans doute !

    si on arrive à ouvrir ces chantiers en se dotant d’outils critiques (les faits, rien que les faits, les sciences sociales, das kapital, l’écoute active des doléances des gens et pas une écoute opportuniste ! etc.)
    on pourra peut-être avancer qui sait ?

    gredin Le 15 juin à 12:13

    gredin Le 15 juin à 13:36
  •  
  • * Et, par-dessus tout, quelle force pour impulser tout cela ? Le Front de gauche est derrière nous. Les cartels n’ont plus de ressort. La forme ancienne du parti est malade. La France insoumise s’est imposée, incontournable. Mais l’organisation politique dans la durée, conciliant cohérence et souplesse, rigueur stratégique et ouverture, est devant nous, comme un objectif réaliste, mais non advenu de façon déployée . (Roger Martelli)
    Je suis de la France Insoumise et je partage entièrement ce constat réaliste et sa conclusion quant aux perspectives d’avenir de la F.I. Cela dit, à mon avis, il n’y avait pas besoin de cette humiliation que vient de subir le PCF pour y parvenir.
    * Une seule force, un seul courant, une seule organisation peut-elle assumer la réalisation de cet objectif ? C’est peu probable. Mieux vaut voir, comme c’est une chance incommensurable, le fait qu’aucune porte ne soit refermée. (Roger Martelli)
    La France Insoumise ne s’est jamais définie comme mouvement à prétention hégémonique. Si elle devait le devenir ce serait en raison de ses succès politiques auprès de ceux à qui elle s’adresse, par adhésion majoritaire à son programme. La question de l’hégémonie se pose à un autre niveau, théorique, celui de l’antagonisme entre "eux" (les oligarchies) et "nous" (le peuple qui s’y oppose), mais c’est un autre débat. Il ne faudrait donc pas réintroduire dans le raisonnement des éléments de contradiction ou de suspicion qu’on vient à peine d’écarter. L’attitude de la France Insoumise dans ce cycle électoral préfigure(-ait) déjà sa conception de l’organisation à construire. La question de l’étiquette est très secondaire ("parti" ou "mouvement"). Il s’agit de créer une centralité politique car c’est une condition incontournable pour « fédérer le peuple » (Jean-Luc Mélenchon), selon un fonctionnement comme le dit R. Martelli "conciliant cohérence et souplesse, rigueur stratégique et ouverture". Il ne faut pas se leurrer : si la centralité n’est pas synonyme d’hégémonie car elle peut-être partagée, elle ne l’est non plus d’auberge espagnole sous couvert de "diversité" ; elle ne peut exister que sur la base d’un seul programme partagé. Car ce qui est en cause, ce n’est pas l’avenir de tel ou tel parti mais l’existence d’une alternative crédible face au rouleau compresseur du marteau pilon libéral.(...) En travaillant à construire une conscience politique de masse et de haut niveau nous préparons la suite. Dans les évènements chaotiques qui vont venir, l’existence d’une force de masse, cohérente politiquement sera un atout considérable pour l’action populaire qui cherchera son chemin. (Jean-Luc Mélenchon).

    Victor Le 15 juin à 15:35
       
    • « il n’y avait pas besoin de cette humiliation que vient de subir le PCF pour y parvenir. »
      Qui est responsable de cette humiliation ? Les exigences de la direction du PCF étaient sans commune mesure avec son poids réel dans l’opinion et sans rapport avec ses "efforts" consentis dans la campagne présidentielle. Le poids national réel du pcf est aujourd’hui de 2,70%. Cela devrait permettre aux dirigeants du parti de comprendre que hors d’une coopération sans arrières pensées avec le mouvement de la France Insoumise, celui-ci n’a plus aucun avenir. Il a donc le choix de perdurer avec la FI ou de disparaître en rejoignant les tentatives de Hamon et Hidalgo de replâtrage de la social-démocratie. Idem pour EELV. Le moment de vérité est arrivé pour tous ceux qui réclamaient un Podemos ou Syriza (ok ce n’est pas le bon exemple) à la française. Wait and see.

      choucroute Le 16 juin à 21:19
    •  
    • @ Choucroute Le 16 juin à 21:19
      Par ces mots c’est bien ce que je je sous-entendais sur la question de la responsabilité. En revanche je nuancerais votre conclusion (question de formulation ?) : le PCF a tout à fait un avenir (mais lequel ?) indépendamment de la FI qui doit, elle, construire le sien en toute autonomie (la question des alliances éventuelles se posant dans des contextes spécifiques de mobilisations sociales ou électorales).

      Victor Le 16 juin à 21:43
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  • Mr Martelli vous continuez à utiliser le concept de " gauche de la gauche " , cela induit l’idée qu’il y aurait plusieurs gauches . L’intérêt des concepts est de permettre de mieux apréhander , de mieux comprendre, de mieux connaître l’objet que l’on examine afin de produire de la connaissance sur cette objet.

    Si on prend l’exemple de B Hamon et des frondeurs , ils sont de "gauche " , ou bien à " gauche de la gauche " par rapport à la majorité sociale démocrate qui se revendique de "gauche " ? Et qu’en est-il de la FI et de l’Avenir en Commmun , du PCF et de son programme, du NPA...etc ... ? Qui est est quoi par rapport à qui ? L’on voit bien que ce concept de " gauche de la gauche " est inopérant , il ajoute de la confusion à la confusion , d’autant que pour beacoup de nos concitoyens c’est la gauche qui à dirigé le pays ces 5 dernières années. Comme le dit très justement F Lordon les libéraux ont raison de dire qu’il n’y a pas d’alternative, et d’ajouter aussitôt dans le cadre actuel . Pour lui la différence entre la droite et la gauche , c’est la volonté ou pas de sortir de ce cadre et d’en reconstruire un nouveau. L’Avenir en Commun propose de sortir du cadre actuel , notamment celui constitué par les traités de l’ UE qui interdisent tout changement, et d’en construire un nouveau qui place l’humain et notre écosystème en sont centre .

    Vous parlez également de " Neo-centrisme macronien " . L’histoire nous a appris que le centrisme, cet à dire ni de droite ni de gauche , c’était surtout et avant tous ni de gauche. Le centre dans les faits c’est une droite qui ne veut pas se dire de droite , factuellement le centre cela n’existe pas . Il est intéressant de noter que dans les soutiens d’E Macron l’ on retrouve le très libéral À Madelin , ancien jeune Facho adepte du coup poing et de la matraque ; mais également le très libéral D Cohn Bendit , ancien Danni le rouge de mai 68 . Leurs points communs , ce sont deux libéraux libertaires .

    Ne doit-on pas voir avec l’arrivée de E Macron une tentative de recomposition de la droite . D’un côté une droite libérale attachée aux traditions , à la famille traditionnelle, soucieuse de l’identité française et de ses origines chretiennes , et de l’ autre côté une droite libérale elle aussi , mais plus ouverte aux évolutions de la société et aux autres cultures , avec un electorat plus jeune et qui pour le moment tire profit de la mondialisation. La France ayant l’habitude de faire comme les américains mais avec plusieurs années de retard une sorte de parti "démocrate " à la française.

    Il semble bien que cette évolution , cette recomposition , à droite comme à gauche soit irréversible. La vielle droite traditionnelle va s’étioler au profit d’une droite plus en phase avec son époque . A gauche l’urgence humaine et écologique vont placer les propositions de l’Avenir en Commun et de la FI , avec d’autres à inventer , au centre des enjeux . Sans oublier que 5ans de Hollandisme et 40 ans de déception venue de la gauche , ont contribué pour une part à placer le FN en 2eme position du 1er tour de la présidentielle. Qu’adviendra-t-il après 5 ans de macronisme " jupitérien " .

    " Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. "
    La résistible ascension d’Arturo Ui de B Brecht .

    GG Le 15 juin à 15:47
  •  
  • Les 19,5% de JLM et les 11% de la FI aux législatives :
    ça pourrait être interprété comme le coefficient JLM est de 8,5%
    et le coefficient d’adhésion politique à l’avenir en commun serait de 11% ?
    Je m’interroge...

    pierre93 Le 15 juin à 18:22
       
    • @pierre93

      Laisser tomber les chiffres, laissez les aux comptables qui nous gouvernent. On ne peut pas apréhander et comprendre la réalité avec des chiffres . L’abstention aux législatives est tout sauf une surprise. Les Français ne sont pas bête, ils ont très bien compris , à l’inverse du PCF , que dans le cadre de la 5eme république, l’élection importante, la seule qui donne le pouvoir absolu, c’est la présidentielle. Après des mois de mobilisations contre la loi El Khomeri, ils ont constaté que les députés il est tout à fait possible de les rendre impuissants. Ils savent que E Macron avec ses ordonnances ira jusqu’au bout, dans ces conditions pourquoi aller voter , alors que tous les médias et tous les sondages , depuis une semaine, annonce une victoire écrasante d’ En Marche . De plus depuis que les législatives sont couplées avec la présidentielle, elle ne servent qu’ à amplifier les résultats de la présidentielle, ça été fait dès le départ pour cela , merci Mr Chirac et Mr Jospin .

      GG Le 16 juin à 00:20
  •  
  • Quid de l’abstention, même s’il est très difficile de prêter aux abstentionnistes une intention claire ? Elle reste prédominante dans les bureaux ou circons. populaires. Elle paraît traduire à la fois résignation ET désespérance. La délégation de pouvoir aux élus fait des ravages, autant que les logiques d’appareil, témoin la désorientation des électeurs de FI lorsque JLM a refusé de prendre position. Le décalage entre logique d’appareils, délégation de pouvoir (le culte du Chef !) et la volonté de contribuer à décider (ce qu’ont, justement, préconisé FI et "Nuit Debout") illustrent clairement la période de transition actuelle. Une page du XXème S est tournée (bis repetita). Essayons de la construire parce qu’il n’existe AUCUNE SOLUTION DE RECHANGE face à un capitalisme qui connaît, lui, les dangers pour sa survie au poin de fabriquer entièrement l’avatar Macron. L’énergie de tous est indispensable : Macron est largement fragilisé par sa légitimité 15% du corps électoral. La république aussi !

    michel.mourereau Le 15 juin à 18:57
  •  
  • "Rassembler" des gauchistes (Ensemble !), des social-démocrates (Direction actuelle du PCF), des populistes (FI)... Elle va être belle, la "gauche de la gauche" !
    Dehors les petits bourgeois altermondialistes et réformistes ! On nous sert leurs salades depuis un siècle, voire plus !
    L’unique voie est celle de l’organisation des masses, autour du matérialisme dialectique. Marx, Lénine et tant d’autres se sont décarcassés à dessiner le chemin d’un socialisme rationaliste, critique et scientifique. Si c’est pour retourner aux débilités utopiques, qu’elles soient proudhoniennes ou républicaines, autant s’abstenir. Ce sera pas plus efficace mais, au moins, ça fera pas perdre son temps au prolétariat.

    Scamias Le 16 juin à 00:16
       
    • @Scamias

      " socialisme rationaliste, critique et scientifique. " Là, ça fout carrément les jetons !

      GG Le 16 juin à 09:57
    •  
    • Bon. J’avoue m’être un peu laisser emporter mais, honnêtement, je ne vois pas ce qui vous fout les jetons dans "socialisme rationaliste critique et scientifique". Préférez-vous l’idéalisme au rationalisme et à la science ? Ou est-ce l’idée de "critique" qui vous gène ?
      J’avoue être de ceux qui pensent que, pour changer la société, il faut l’étudier sur les bases de la réalité matérielle et non énoncer de grands principes purement intellectuels et déconnectés de la réalité. J’aggrave mon cas en pensant que, en suivant une route scientifique, un mouvement et une ligne politique doivent se remettre en question, s’ils veulent se développer.
      Honnêtement, rejeter l’approche scientifique de la politique (alors que les enjeux environnementaux sont au cœur des préoccupations de l’Humanité) et l’autocritique (à l’heure où l’ultralibéralisme s’apprête à régner sans partage pendant cinq ans), c’est ça qui "fout les jetons".

      Scamias Le 17 juin à 02:38
  •  
  • Sur la FI elle-même :
    je pense que c’est un appareil adapté à une campagne électorale pour une présidentielle : exactement ce qu’il fallait à JLM.
    Une organisation pyramidale, verticale et descendante, le sommet rétréci élabore la ligne, les campagnes, tout le contenu pour aller vite. Et les structures de base (les groupes d’appui) sont cloisonnés et appliquent.
    Par exemple, on ne sait pas ce que font les groupes des villes d’à côté, on ne connait pas les insoumis de sa propre ville...Au moins, dans un parti traditionnel, les adhérents se connaissent...
    C’est pour cela que les opérations parachutages du staff de JLM ont put se faire sans problème, les règles ont été respectées.
    Pour fonder une nouvelle organisation politique, il faut le contraire : une organisation démocratique, horizontale, avec un centralisme nécessaire pour respecter la démocratie, bref : c’est pas gagné.

    pierre93 Le 16 juin à 11:38
       
    • Vous risquez d’avoir une surprise si vous croyez réellement ce que vous écrivez.

      choucroute Le 16 juin à 21:25
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  • Intéressante analyse, à ceci près que dans le lexique des communistes, le mot "gauchiste" n’a jamais été employé pour "se gausser" de tel parti ou tel mouvement. "Gauchiste" est employé pour dénoncer ceux qui, par intransigeance, refusent tout accord stratégique avec d’autres mouvements ou partis, et qui de fait s’éloignent à chaque élection du pouvoir pourtant nécessaire à la réalisation de leurs aspirations. De beaux programmes qui resteront à l’état de programmes, donc.

    jimbo Le 16 juin à 12:13
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  • @pierre93 - votre vision de la France Insoumise est intéressante...
    Je pense pour ma part que la création du programme "l’avenir en commun" a été l’exercice strictement inverse de ce que vous décrivez... pour ce que j’en ai vu y ayant moi-même participé... L’organisation efficace de l’élection répondant simplement en écho au travail fourni au préalable collectivement.

    Quant au fait de connaître tous les adhérents, j’espère bien qu’il n’y aura jamais d’"adhérents" à la France Insoumise, mais toujours plus de sympathisants capables de se "regrouper" de la manière la plus flexible et la plus adaptée au type d’action collective souhaitée au niveau local en question !

    carlos Le 16 juin à 12:17
       
    • Le programme a été écrit par un petit groupe de personnes certes qualifiées. Je reconnais qu’ensuite, il a pu être amendé, par internet, mais ce n’est pas la même démarche classique et démocratique que de discuter autour d’une trame, de la modifier et ensuite, de la faire "remonter" dans l’appareil.
      Sur la campagne : les groupes d’appui n’ont jamais pu discuter du contenu de celle-ci, il s’est agit de faire la campagne sur le terrain, indispensable, mais en aval des décisions d’orientation.
      Les groupes d’appui passaient du temps à élaborer les plannings d’action et à disserter sur les prestations médiatiques de JLM. Ces sujets étaient importants mais...
      Et d’autre part, JLM a avancé des idées ou concepts hors programme, par exemple : le dégagisme.
      Quand aux candidatures FI aux législatives, pas de démocratie véritable : les groupes d’appui ont désigné des binômes mais c’est un petit groupe au sommet qui a puisé dans un vivier de propositions...
      Quand au mot "adhérent" que j’emploie : pas de faux débat. Je ne discute pas le statut des gens qui ont cliqué sur le site JLM2017, je discute de mon ignorance concernant ces personnes sur ma ville où j’ai milité depuis janvier 2016.
      Du temps où j’étais au PCF, je connaissais les communistes de ma ville ce qui était la moindre des choses.

      pierre93 Le 16 juin à 14:24
    •  
    • @pierre93 - si vous vous attendez à ce que je vous claironne que la France Insoumise est parfaite dans son organisation et qu’aux grands dieux celui qui en dit du mal ira en enfer alors vous serez déçu...
      le socle de reflexion du programme phi a été celui de "l’humain d’abord". Toutes les consultations pour créer ce nouveau programme ont été "ouverte" mais il est clair que le mode d’organisation du mouvement n’est pas encore assez "démocratique" même si pour ma part, il me donne plus de garantie que celui d’aucun parti politique !

      Je ne me sens pas "attaché" à PHI comme pourrait l’être un militant... Mais sa force consiste dans sa propension a devenir notoirement une vraie plateforme de travail collective, ouverte à tous ! Si le cadre unitaire (Ensemble, PG, et une partie des socialistes, communistes et écologistes), qui cristallise ce que vous appelez les " instances dirigeantes" du mouvement, décident d’orienter la France Insoumise dans un autre sens que celui de toujours plus d’ouverture vers les acteurs associatifs, politiques, syndicaux et dans une mesure évidente tout simplement les gens, je gage qu’il en sera fini de l’aventure...

      Pour l’instant, la France Insoumise préserve et concentre encore l’espoir pour beaucoup de gens de reprendre leur destin en main... Grace notamment à cette radicalité propre à tout vrai mouvement de resistance et que les acteurs du consensus qui confine à l’immobilisme se delectent d’appeler du "sectarisme" ! Alors que de leurs côtés, les partis institutionnels ont définitivement reussi à résigner la majorité des gens de ce pays, écoeurés par une parole politique sans aucune valeur. Si PHI tombe, l’inertie et la résignation auront gagné pour longtemps... Réduisant l’horizon des avenirs possibles pour les générations futures. La responsabilité est grande et ce n’est pas une responsabilité vis à vis de la "gauche" dont je parle ici, mais vis à vis d’une société toute entière sur le point d’être avalée sans résistance par un pseudo-pragmatisme et pseudo-réalisme qui dissimulent une logique libérale mortifère et suicidaire !

      carlos Le 17 juin à 09:10
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  • D’accord avec vous Jean Henry

    La FI a surtout réussi une opération de démolition, du PCF, du PS, des Verts bref de la gauche dans sa diversité et à son seul profit. Une entreprise de démolition dont il faut reconnaître qu’à l’instar de celle de LREM - attention s’il ne s’agit pas des mêmes idées politiques mais d’une même stratégie - elle est efficace.

    La FI restera-t-elle une organisation intransigeante, dégagiste et populiste ou évoluera-t-elle dans un sens différent ? Impossible de le dire.

    Pour le PCF, il n’y a aucun intérêt à passer d’une hégémonie (du PS) à une autre (la FI et Mélenchon qui ne connait que l’autorité et l’humiliation de l’Autre). Pour les non-encartés, qui veulent le changement, il n’y a aucun intérêt à passer d’une impasse à gauche lié à la dérive droitière d’un PS omnipotent (laquelle avait commencé à l’époque même où Mélenchon y faisait sa carrière - jusqu’en 2008) à une impasse à gauche autour de la seule FI qui on le voit fait des scores très élevés, redonne de l’espoir mais... ne crée pas les conditions d’une rassemblement pour gagner (à moins de considérer comme acte de rassemblement la soumission à un seul programme, un seul logo, un seul mouvement, un seul leader, un charte-diktat).

    La gauche est en ruines. Que construira FI sur ces ruines ? Cela peut faire pschittt comme cela peut donner autre chose d’imprévisible.

    Maintenant que la messe est dite, reste à se rassembler pour lutter contre les première mesures antisociale de LREM. La troisième tour sera social c’est sûr. L’état de grâce ne durera pas. Il faudra se rassembler.Si c’est aux conditions de la FI, je n’y serai pas. Si c’est tous ensemble dans le respect de chacun et "sans conditions", alors j’y serai.

    SB Le 16 juin à 19:18
       
    • Si le PS et le PCF se sont effondrés c’est que leurs fondations étaient en loques. La FI n’est pas populiste et son avenir est son programme autour duquel il va falloir construire un mouvement populaire puissant. Si FI devient une organisation structurée de manière formelle, elle connaitra le même sort que les autres. C’est plus dans la forme de coopérative autour d’un programme qu’il faut concevoir le mouvement humaniste social, démocratique et écologique.

      choucroute Le 16 juin à 21:37
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  • Conclusion : La FI a tout bon,Le PCF a tout faux

    jmb Le 16 juin à 21:30
       
    • Mélenchon a dépassé son maitre Mitterand

      jmb Le 16 juin à 21:36
    •  
    • Oui vous avez tout juste.

      choucroute Le 17 juin à 11:58
  •  
  • La démocratie, c’est juste parce que je ne conçois mon engagement que comme une co construction de moi avec les autres que je reste fermement adhérent du pcf. La France insoumise, c’est beau. C’est "facile" ? On vous y a tout préparer, y’a plus plus qu’à propager. La FI n’est pas un mouvement démocratique malgré toute les apparences, il n’y a qu’à voir comment s’est instaurée sa direction, car arrêtez vos histoires, il y a bien une direction. L’exemple meme de ce faux semblant en est une consultation décidée par elle de consulter les membres pour le choix de.vote au 2eme tour des présidentielles , soit. Le choix de vote fn n’est pas permis. Cela fait parti d’un a axiome de base bien compréhensible. Mais battre a tout prix le fn en appelant par la force des choses a voter pour le. Candidat républicain en face, ce n’est plus dans les axiomes de base. Soit .qui l’a décidé ? Mais surtout , surtout, la decision de rompre avec les communistes aux législatives... pas important des listes et surtout un engagement militant commun ? Les résultats décevant du 1er tour montrent bien que si. Et pour prendre cette décision fondamentale pour l’election et la suite.. elle était où la consultation des adhérents ? Aucune...une décision seule du candidat jlm "qui l’annoncera en rentrant sur Paris". Mais le débat n’est pas là pour moi. Que ceux qui s’y trouvent bien à la FI y restent avec l’organisation qui leur convient. Mais si nous voulons tous sincérement travailler ensemble, la question est :avec quelle structure, qui ne peut être celle de la FI. Moi communiste, je suis moi et je suis un collectif qui est moi aussi car je le co-construis avec mes camarades. La FI m’autorise a etre moi communiste mais m’interdit d’etre ce collectif communiste. Or ce collectif c’est ce qui m’assure que moi je peux etre partout et notamment dans ceux qui décident, parlent et portent ma voix, c’est juste ce qui a mes yeux doit différencier mon engagement militant d’un soutien de supporter. Mon candidat mon élu mon représentant... dans ma démarche, c’est moi qui le designe, avec lui dans l’echange, je ne me contente pas de le choisir. Pareil pour mon programme et pour discuter avec qui veut pour trouver ensemble un accord.

    yves Le 17 juin à 08:20
       
    • @yves - pourquoi avez vous donc choisi Melenchon comme communiste aux presidentielles plutot que d’avoir choisi d’investir un candidat émanant du PCF... Somme tout JLM ne portait pas le programme de votre parti.

      carlos Le 17 juin à 08:36
    •  
    • cela parait extrêmement simple à comprendre je pense : les institutions de la 5ème république et le scrutin à deux tours. Mélenchon est/était (je ne sais plus vraiment quoi écrire à ce jour) proche de mes idées, je me reconnaissais dans ses discours et , en en discutant avec mes camarades, il paraissait évident que la priorité absolue était, dans notre pays : rallumer une lumière et avoir une force, à travers une personne, car telle le veut ce scrutin, à travers un pourcentage, suffisamment crédibles pour donner à des millions de personnes l’envie et l’espoir de (re)fabriquer une vraie alternative à gauche. C’est toujours ce que je veux faire, et toujours avec qui le voudra bien, car je ne crois pas être adepte de "la mort et du néant" (ce message, chers insoumis, a juste été mortel, pas pour les communistes, mais pour l’image de l’homme qui l’a prononcée : d’un compagnon de route avec qui nous avons des désaccords à surmonter, il a été rangé définitivement dans la nième case d’un anti-communiste de plus avec qui rien ne sera possible, donc pas simple...)

      yves Le 17 juin à 08:55
    •  
    • @ Yves Le 17 juin à 08:55
      Mais qui donc a rendu public le sms personnel de JLM à PL si ce n’est son destinataire ? Pourquoi ? Dans quelle intention ? ... C’est bien pourquoi il a fait "pschitt".

      Victor Le 17 juin à 12:35
  •  
  • 1/ En quoi la question du "qui" atténuerait le "quoi" et le contenu odieux de ce sms ?!?

    2/ ...et bien non, ce n’est pas PL, mais bien des petits copains de l’auteur qui se seraient amusés à tellement le diffuser qu’il serait tomber dans des mains amies. Mais peu importe et même si cela avait été PL qui l’eut diffusé : il fait ce qu’il veut avec les mails qu’on lui envoie, surtout qu’il parait qu’il faut pas de "tambouilles sous la table " non ?, cela ne change rien : nous connaissons désormais la pensée profonde de celui pour qui nous avons appelé à voter.

    yves Le 17 juin à 13:14
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  • Franchement, le mail de JLM à PL ne fait que traduire l’agressivité sans borne d’un personnage que les communistes n’ont soutenu que par défaut. Mais rien de nouveau. Il me semble plus important de porter nos arguments sur les décisions et choix politiques qui nous opposent que sur des propos interpersonnels qui ne font que traduire ce que nous savons tous de quelque côté que l’on se trouve.

    Bien d’autres propos de JLM, publics ou privés rendus publics, en disent long et ce depuis longtemps. Devons-nous, nous communistes (je parle ici pour ceux qui le sont) lui jeter la pierre ? Il suffit de lire ici ceux qui déclinent leur anticommunisme viscérale auquel répondent ceux qui déclinent un "antimélenchonisme" tout aussi viscéral - auquel je sacrifie aussi. Personne n’est tout blanc.

    Le conflit entre FI et PCF n’est pas nouveau. Cela traduit une rupture franche qu’il aurait fallu traduire depuis longtemps, dès avant 2012 certainement. Lorsque j’ai voté JLM en 2012 comme en 2017, je ne l’ai fait que par défaut. Je ne suis donc pas surpris.

    Simplement, dans toutes les organisations politiques existent des haines, des rancunes de l’intérieur. Ni le PCF, ni la FI n’échappent à cette réalité. Il me semble que l’on a assez commenté les propos des uns ou des autres et mes camarades communistes ne sont pas toujours les plus tendres.

    Je continuerai de défendre le PCF comme d’autres défendent la FI. Simplement, nous devons garder en tête que malgré tout nous allons nous retrouver dans le même camp de lutte contre LREM dès que les premières lois et ordonnances vont tomber. Nous n’aurons pas vraiment le choix que de nous parler.

    SB Le 17 juin à 20:18
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  • Bonjour
    Par moment , j’ai l’impression , désagréable, de me retrouver avant 1981, mêmes années 1960....
    FI cherchant évincer le PS en , cherchant a prendre la place du PCF, PCF qui veut garder sa place et mêmes la reprendre à Fi, qui PCf n’admet pas sa perte d’hégémonie, sa marginalisation, et "véxer "de s’être fait doubler par Mélenchon, présenter comme un nouveau Mitterrand (assassin du PCF).....un retour vers le Futur ?!
    Mais le PCF comme les révolutionnaire devrais se poser des questions avant de trouver un responsable , pourquoi la classe ouvrière ne viens plus vers des partis marxistes, plus des tas de questions.....

    bob Le 21 juin à 17:39
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