Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 20 avril 2015

PCF / FN : Hollande connaît ses amalgames

François Hollande, à son tour, a comparé le PCF des années 1970 et le FN de Marine Le Pen. Nicolas Sarkozy avait mis en parallèle le discours frontiste et celui de Jean-Luc Mélenchon. La symphonie est parfaite, mais ce n’est pas une raison pour l’apprécier.

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Marine Le Pen chasse à gauche comme à droite. Son but est simple : cultiver le ressentiment pour valoriser un projet d’exclusion. Elle entérine le recul de l’État-providence et en tire les conclusions : il faut réserver la manne publique aux "nationaux". Tel est l’alpha et l’oméga de sa politique.

Son socle est le ressentiment ; ce qui nourrit le ressentiment est la désespérance. La moindre des choses serait de se demander ce qui produit cette désespérance et ce qui pourrait la dépasser. Mais aller dans cette direction reviendrait à mettre en cause les politiques suivies depuis plus de trente ans. À droite, bien sûr. Mais aussi à gauche.

Assimiler la gauche de gauche et le Front national est donc une manière commode de dire : il n’y a pas d’alternative aux politiques de réduction de la dépense publique et de baisse du "coût" du travail. Or cette affirmation ne peut avoir qu’une conséquence : attiser la colère, l’abstention... et le vote Front national. En pratique, c’est une manière d’alimenter la crise politique et de casser toute hypothèse de relance d’une dynamique populaire et démocratique.

Parallèle infondé sur un plan idéologique, faux sur le plan électoral

Le PCF des années 1970 est engagé corps et âme dans la stratégie de l’union de la gauche et du programme commun. À la fin de la décennie, il met en garde contre toute tentation d’un glissement libéral. Il le fait de façon maladroite, en se repliant ? Sans doute, mais sa préoccupation est légitime. Le PS d’alors a gagné son bras de fer avec le PC. François Mitterrand est élu en 1981. La gauche est au pouvoir, le PCF est en position subalterne. La gauche d’accommodement au système a le vent en poupe. Ses choix vont s’avérer désastreux. Pour les catégories populaires et pour la gauche.

Mettre en parallèle le PCF et le FN n’est pas nouveau. L’exercice est pourtant infondé. Il n’est pas juste sur un plan idéologique et éthique. Il est faux sur le plan électoral. Le FN s’incruste certes dans les territoires populaires, déstabilisés par la désindustrialisation et le chômage, qui votèrent massivement à gauche. Ce n’est pas pour autant le même électorat.

Si le FN d’aujourd’hui est sur le même plan que l’allié communiste du PS d’hier, il est criticable mais présentable. Par sa comparaison choquante, le président de la République contribue à la dédiabolisation du parti frontiste. Il insulte la tradition communiste ; il fragilise la culture républicaine ; il prépare les déroutes de la gauche.

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Vos réactions

  • les défaite de la gauche et la transformation (la disparition) du PS sont dans la stratégie de Hollande, Valls, Macron...

    Max V Le 20 avril 2015 à 16:18
  •  
  • Insupportable propos porté par un discours bien calculé et huilé. Le Syriza à la française est plus que jamais nécessaire pour, non plus combattre - même si il le faut bien entendu - mais bien pour construire un réelle alternative de gauche.
    Merci Roger.

    Luc Quinton Le 20 avril 2015 à 18:10
  •  
  • La voie d’alliances au centre droit est ouverte.En peu de mots Hollande s’est aliéné un bon million de voix pour essayer d’en pêcher deux à droite.
    Ce président sans culture politique (le Nord Pas-de-Calais était une terre d’élection socialiste dans les années soixante-dix) aurait dû être plus clair et dire que le discours du FN ressemble à un discours de Mitterand en 1970.

    Serge Le 20 avril 2015 à 18:14
       
    • Oui, je partage l’opinion de Serge. Du fait des échecs de la politique gouvernementale, de la faiblesse du PS et des mauvais chiffres des sondages, Hollande pourrait avoir la tentation de gouverner avec le centre lors d’un deuxième mandat, voire de séduire une partie de la droite qui serait mécontente de revoir Sarkozy à l’Elysée (mauvais cheval) et qui, fine analyste (notre droite n’est pas toujours "la plus bête du monde"), ne voit pas grande différence entre les politiques "de droite "et "de gauche".

      Bernard PRADINES Le 20 avril 2015 à 18:28
  •  
  • Les socialistes sont AVANT TOUT atlantistes et anticommunistes depuis la seconde guerre mondiale...Il est bien triste de voir que les communistes n’en aient pas tiré toutes les conséquences.....aux présidentielles (1965...1974...1981...1988... 1995...2007....et même 2012........aux municipales...aux départementales...

    et maintenant what else ?

    Dominique FILIPPI Le 20 avril 2015 à 23:03
  •  
  • Tous ces calculs politiques sont au prix d’une réduction à néant de la capacité idéologique (critique)... Dont désormais c’est Normal premier soi-même qui donne l’exemple !!!... L’ennui du jusqu’au-boutisme dans le brouillage des repères, au prix de la promotion des illusions de noce incestueuse des contraires, ...c’est qu’il ne se contente pas de prêter le flanc à la mentalité d’extrême droite rénovée : il participe directement de sa prolifération désastreuse !...
    Il ne s’agit d’ailleurs pas ici précisément d’une pratique d’« amalgame » (un mot qui n’avait pas à l’origine un sens négatif), mais d’analogie criminelle, lorsqu’un tel rapprochement est fait entre le PCF des années 70 et Marine Le Pen !...
    Ce qui d’une part disqualifie toute Gauche authentique effectivement sur une la longue séquence de la mise en place du « il n’y a pas d’alternative », après la rupture de 68, et d’autre part crédite la Madame de son virage de normalisation anti-papa, décidée à manger à tous les râteliers du ressentiment !... Il me semble que la question est trop grave, pour que le PCF « demande qu’il s’excuse » au Président de la République : c’est encore quelque part : trop désirer le sauver !...
    Il y a surtout à se demander ce que Pierre Laurent est allé faire à s’exposer, photo à l’appui dans l’Huma, avec des dignitaires solfériniens entre les deux tours du dernier scrutin !... C’est donner des verges à l’adversaire pour se faire battre. Toute la configuration politicienne pourrie, de pédagogie de l’impuissance, instaurant un cerccle des représailles définitives des aspirations populaires alternatives, posant un jeu de rôles allant du PS à l’extrême droite, à laquelle nous nous confrontons, était pourtant déjà la même !...
    Mais aussi se pose pour la gauche authentique le problème d’entretenir un souffle de longue haleine : y compris sans concessions sur le passé. Je ne peux par exemple, personnellement, pas souscrire aux propos de Jean-Luc Mélenchon qu’il tint « sur le divan » de Fogiel, le 17 février dernier, comme quoi la « conviction de gauche était totale », de François... Mitterrand !... Entre autres, d’une part le tournant soi-disant « réaliste » de la rigueur de 1983 ne s’est pas simplement produit parce qu’en réalité on ne savait plus quoi faire d’autre, et d’autre part le problème du Le Pénisme, venant progressivement compenser les « déceptions » ne date pas du 21 avril 2002 !... Pour le dire vite, c’était déjà Mitterrand qui avait mis celui-ci en selle !...

    Aubert Sikirdji Le 21 avril 2015 à 00:17
  •  
  • Quand Hollande ,assimile les propositions du FN à celles du PCF,il ne fait que répéter,ce qu’un numéro du journal Fakir avait révélé dès 2013:le FN avait pillé le programme social du pcf’ canal historique:retraite à 60 ans,euroscepticisme etc..Circulations manifestes des idées.Quand Pierre Laurent proteste,c’est par l’obligation d’éviter l’amalgame harceleur anti-PCF Rouge/Brun des années 80.
    Pour un Hollande en perdition,brouiller le débat d’idées n’est ce pas le B.A.B.A de SOS-Culbuto ?
    SVP,n’accablez pas Hollande,car il ne faut pas tirer sur un ambulance,fut elle chef de file du PS.
    Tout amalgamer,pour créer des écrans de fumée pendant que ’Culbuto’ (l’autresurnom d’Hollande) pourra se repositionner.
    Chapeau M l’ex premier secrétaire du PS..Mais comme président,nous attendions mieux pour consolider sa majorité,même si 80% des français rejettent,Culbuto,surnom d’Hollande .
    La place du PCF dans le « débat d’idées » aujourd’hui n’est pas négligeable. Grâce à sa trace dans la civilisation française,je doute fort que Hollande mette dans sa liste de priorités le fait de « brouiller » l’image du PCF.
    Je pense plutôt que c’est chez Hollande un « cri du cœur ». La génération Mitterrand, à laquelle Hollande appartient, a été éduquée politiquement dans l’anticommunisme.
    Comme celle de Cambadélis,Strauss Kahn,Mélenchon,tous des bébés Miterrand nourris au Trotskisme anti-PCF.

    Maurice Le 21 avril 2015 à 05:07
  •  
  • Pour Maurice, il faut savoir terminer une brève. Et quoi de mieux que de faire chorus avec le concert médiatique hollando-lepenniste en vomissant sur Mélenchon. Sacrés PCF !

    Fulgence Le 21 avril 2015 à 08:50
  •  
  • À moins que les effets de manches actuels de Laurent sur le sujet ne fassent partie d’une stratégie élaborée lors des entretiens discrets mais réguliers Laurent/Hollande permettant au secrétaire du PC de se positionner comme principal opposant à Hollande au 1er tour en 2017, assurant à la gauche du PS une candidature beaucoup plus confortable pour lui que celle de l’ingérable Mélenchon. Hollande est réputé pour ces jeux de billard à deux bandes et Laurent un atout docile. L’union nationale PS, PC, UMP autour des JO de Paris préfigure bien ce que sera la tactique de la direction du PC pour les deux prochaines années, sans parler des suivantes. Et les chantiers d’espoir lancés par Autain, sous tutelle PC, s’intègre bien dans le dispositif .

    Mac Cullers Le 21 avril 2015 à 09:39
       
    • Ne soyons pas plus calculant que les calculateurs..., spéculant que les spéculateurs... : nonobstant l’humeur de mes observations précédentes sur Messieurs nos camarades Pierre L. et Jean-Luc M., il reste qu’avant toute chose, je « nous » considère foncièrement du même côté, face à « la terreur blanche » du « Pas d’Alternative » !... Sans naïveté. Cela signifie qu’avant tout il faut faire apparaître le caractère à plusieurs détentes, de ce que Hollande a sorti, comme l’a écrit Max V., sous « un discours bien huilé »...
      1/- Pour commencer, F.H. pourra toujours prétendre, l’air de rien, qu’il n’a certes pas voulu offenser le PCF : car ce n’est pas de la faute de celui-ci, si la nouvelle ligne du FN est ce qu’elle est, pratiquant, c’est un fait, le copié-collé d’éléments de discours le « gauchisant » !... En conséquence de quoi, « protester politiquement », oui, mais « demander des excuses publiques » au Président Normal ne serait pas vraiment la question...
      2/- Le premier élément d’habileté très perverse qui m’ait sauté aux yeux, c’est d’ailleurs que celui-ci ait affirmé que le FN se soit approprié le discours PCF des années 70 « à part sur la question des immigrés », ce qui, de par la propagande du FN lui-même, ne ferait justement pas une différence, qui ne se gêne pas pour repasser en boucle une prise de position de Marchais sur la question, datant des années 80 !...
      3/- Nous renvoyer aux années 70, sur le fond, c’est réaffirmer de sa part dans les grandes largeurs le « Pas d’Alternative » !... Mais en même temps, répliquer astucieusement, sur ce fond, comme l’a fait Regards, par le rappel d’anciennes affiches du PS lui-même, confrontées à ce que sa transformation idéologique aurait pu en refaire aujourd’hui (http://www.regards.fr/web/article/ps-1970-2015-une-mise-a-jour-en ), cela réduit le débat aux politiques de Pouvoir, et ne traite pas du problème du nécessaire changement de FORME(s) de la politique !... C’est nous remettre quelque part dans une vaine comparaison d’époques, car les limites atteintes pas « l’ancienne Union de la Gauche » ne furent pas que de contenu...
      Et justement, avec « les chantiers de l’espoir », il s’agit d’autre chose... Il ne s’agit pas de nous faire oublier que nous avons à expérimenter cette « autre pratique politique » dont cela fait un petit moment dont il est question des « balbutiements » !... On pourra toujours à ce propos réexaminer « le passé » de chacun, en rapport avec ce que j’appelle un souffle de longue séquence qu’il s’agirait de produire : cela n’empêchera pas la conscience que chacun pourra avoir de ce NOUVEL enjeu, en relatives convergences de vues !...

      Aubert Sikirdji Le 21 avril 2015 à 15:14
    •  
    • De fait, les fusions de 2nd tour PS-PCF aux Régionales seront difficiles à justifier. "Battre la droite et son extrême" sera perçu comme "battre le PS-libéral" aussi...

      Rafik Le 22 avril 2015 à 16:50
    •  
    • Rectification : ce n’est pas Max V, Le 20 avril à 16:18, comme je l’ai écrit, mais Luc Quinton Le 20 avril à 18:10 qui a évoqué "un discours bien calculé et huilé" de F. Hollande...

      Aubert Sikirdji Le 23 avril 2015 à 14:27
  •  
  • Heureusement que Fulgence,ignorance incarnée est là.Il stimule mon sen historique et pédagogique.
    Mélenchon a été un des fameux ’Bébé mitterand’des années 73-74.Mélenchon a été,embauché pour défaire le pcf,vu son expertise trotzkyste(OCI).Jospin,Strauss-Kahn,Cambadélis aussi.
    Mélenchon devint même secrétaire d’état puis un Miterandôlatre abruti qu’il est toujours.
    ’Maintenant que le PCF est détruit,la voie d’alliances au centre droit est ouverte.Aubert l’a écrit en haut :’
    En peu de mots Hollande s’est aliéné un bon million de voix pour essayer d’en pêcher deux à droite.
    Ce président sans culture politique (le Nord Pas-de-Calais était une terre d’élection socialiste dans les années soixante-dix) aurait dû être plus clair et dire que le discours du FN ressemble à un discours de Mitterand en 1957.
    Du fait des échecs de la politique gouvernementale, de la faiblesse du PS et des mauvais chiffres des sondages, Hollande pourrait avoir la tentation de gouverner avec le centre lors d’un deuxième mandat, voire de séduire une partie de la droite qui serait mécontente de revoir Sarkozy à l’Elysée (mauvais cheval) et qui, fine analyste (notre droite n’est pas toujours "la plus bête du monde"), ne voit pas grande différence entre les politiques "de droite "et "de gauche"’.Bref,François Hollande prépare un retournement d’alliances vers le centre droit.Les socialistes sont AVANT TOUT atlantistes et anticommunistes depuis la seconde guerre mondiale...Il est bien triste de voir que les communistes n’en aient pas tiré toutes les conséquences.....aux présidentielles (1965...1974...1981...1988... 1995...2007....et même 2012........aux municipales...aux départementales... maintenant what else ?
    Tous ces calculs politiques sont au prix d’une réduction à néant de la capacité idéologique (critique)... Dont désormais c’est Normal premier soi-même qui donne l’exemple !!!... L’ennui du jusqu’au-boutisme dans le brouillage des repères, au prix de la promotion des illusions de noce incestueuse des contraires, ...c’est qu’il ne se contente pas de prêter le flanc à la mentalité d’extrême droite rénovée : il participe directement de sa prolifération désastreuse !...Le PS sait qu’il profitera ’mécaniquement’ d’une poussée FN.
    Il ne s’agit d’ailleurs pas ici précisément d’une pratique d’« amalgame » (un mot qui n’avait pas à l’origine un sens négatif), mais d’analogie mensongèree, lorsqu’un tel rapprochement est fait entre le PCF des années 70 et Marine Le Pen !...
    Ce qui d’une part disqualifie toute Gauche authentique : effectivement sur une la longue séquence de la mise en place du « il n’y a pas d’alternative », après la rupture de 68, et d’autre part crédite la Marine de son virage de normalisation anti-papa, décidée à manger à tous les râteliers du ressentiment !... Il me semble que la question est trop grave, pour que le PCF « demande "qu’il s’excuse" au Président de la République : c’est encore quelque part : trop désirer le sauver !...
    Mais aussi se pose pour la gauche à la gauche du PS, le problème d’entretenir un souffle de longue haleine : y compris sans concessions sur le passé. Je ne peux pas souscrire aux propos de Jean-Luc Mélenchon qu’il tint « sur le divan » de Fogiel, le 17 février 2015, comme quoi la « conviction de gauche était totale », chez François... Mitterrand !...D’ailleurs,la question de la santé mentale de JL.Mélenchon se pose.
    En effet,il a déclaré,que les états européens étaient responsables à + de 100% des naufrages récents en Méditerranée ???
    Au maximum une partie de la responsabilité,mais+ de 100% ?Une fois de +,Mélenchon prend les électeurs pour des imbéciles...
    Etre Mitterandôlatre comme Mélenchon,c’est entre autres, oublier,d’une part le tournant soi-disant « réaliste » de la rigueur de 1983 et d’autre part le problème du Le Pénisme, venant progressivement compenser les « déceptions ».C’étaient déjà Mitterrand, Delors , Hollande etc qui avaient mis le FN en selle !...
    Par ailleurs Hollande a t il oublié le programme commun,préparé en 70,signé en 72,rompu au profit du PS en 78-79,sur une ligne union de la gauche ?
    Cette ligne socialo-communiste a permis au PS de’ se refaire’ une virginité politique après les compromissions colonialistes de la sfio et Mitterand,himself !
    Pour plus d’un millions d’électeurs cette ligne’ socialo-communiste ’ ,est un concept progressiste.
    Nous y attachons de l’importance et nous le ferons savoir en sanctionnant F.Hollande.

    Maurice Le 21 avril 2015 à 13:25
       
    • "D’ailleurs,la question de la santé mentale de JL.Mélenchon se pose. "...Relis la Pravda !

      Dominique FILIPPI Le 21 avril 2015 à 14:59
  •  
  • Je suis d’accord avec toi sur les erreurs de jugement de Mélenchon sur Mitterrand qui a porté un coup très dur à la gauche française. J’ose espérer qu’il ne s’agit là que du désir de ne pas couper complètement les ponts avec les moins pourris de ses anciens copains...

    Il se peut également que ce soit la volonté - totalement vaine -de vouloir faire revivre le mort si commode - et accommodant- pour le PS....

    Ceci dit...qu’attendre de plus de toutes ces vieilleries...

    Dominique FILIPPI Le 21 avril 2015 à 15:08
       
    • Je veux bien évidemment parler - à propos du symétrique des extrêmes tenté par Hollande - de la perfusion d’un mort idéologique -le PS -sur un autre mort - politique celui-là - le PCF.
      ...

      Dominique FILIPPI Le 21 avril 2015 à 15:14
    •  
    • et ailleurs que "dans la chanson" ?

      Dominique FILIPPI Le 25 avril 2015 à 12:10
  •  
  • Ceci dit ...cela ne m’a pas empêcher d’être meurtri sur le moment par cet odieux symétrique...car c’est le combat de notre vie qu’il insulte...

    Dominique FILIPPI Le 21 avril 2015 à 15:42
       
    • Ceci dit ...cela ne m’a pas empêché d’être meurtri sur le moment par cet odieux symétrique...car c’est le combat de notre vie qu’il insulte...

      Dominique FILIPPI Le 21 avril 2015 à 15:44
    •  
    • Oui, Monsieur Dominique, ces propos de monarque pestilentiel normal sont extrêmement choquants, parce qu’ils nous volent nos vies de militants à « nouz’ aut’ les cammunisses... », comme disait Jojo..., ils nous volent toutes nos différences, qui sont autant de chances, comme le dit une chanson de Goldman, toutes nos vérités comme nos erreurs, et nos doutes, le travail que nous avons fait sur nous-mêmes, que l’on soit désormais avec ou sans carte de le PCF... Mais plus généralement, ce sont des propos de déni, et donc de fin de l’Histoire..., qui concernent tout le monde, parce que venus comme aveu de non-réponse, sans appel et cynique, au désarroi populaire... Ils signent, quelque part, la crise lancinante de régime..., d’un royaume d’absurdie... où il est désormais évident qu’il ne s’agit pas simplement d’ « apporter des réponses », mais, vraiment, de faire autrement de la politique...

      Aubert Sikirdji Le 22 avril 2015 à 03:19
    •  
    • Oui, Monsieur Dominique, ces propos de monarque pestilentiel normal sont extrêmement choquants, parce qu’ils nous volent nos vies de militants à « nouz’ aut’ les cammunisses... », comme disait Jojo..., ils nous volent toutes nos différences, qui sont autant de chances, comme le dit une chanson de Goldman, toutes nos vérités comme nos erreurs, et nos doutes, le travail que nous avons fait sur nous-mêmes, que l’on soit désormais avec ou sans carte de le PCF... Mais plus généralement, ce sont des propos de déni, et donc de fin de l’Histoire..., qui concernent tout le monde, parce que venus comme aveu de non-réponse, sans appel et cynique, au désarroi populaire... Ils signent, quelque part, la crise lancinante de régime..., d’un royaume d’absurdie... où il est désormais évident qu’il ne s’agit pas simplement d’ « apporter des réponses », mais, vraiment, de faire autrement de la politique...

      Aubert Sikirdji Le 22 avril 2015 à 03:19
    •  
    • (...Et pardon au lecteur de cette fausse manip qui m’a fait poster 2 fois le même texte...)

      Aubert Sikirdji Le 22 avril 2015 à 03:27
  •  
  • Après ce "iénième" propos méprisant envers ceux qui ont fait de lui un président de la république, qui va oser, y compris dans un second tour Hollande/Le Pen , appeler à voter Hollande ?
    Et pour les élections régionales que vont faire les dirigeants indignés du PCF ? Sauver les vice présidences communistes de certaines régions ou s’engager clairement dans un stratégie de rassemblement A GAUCHE ?
    Bernard

    Bernard Le 21 avril 2015 à 16:20
       
    • Ne pose surtout pas la question à Maurice, malheureux, ça va encore le stimuler !

      Fulgence Le 21 avril 2015 à 20:16
  •  
  • Toutes mes excuses aux lecteurs de Regards d’avoir "stimulé, par l’ignorance que j’incarne, le sens historique et pédagogique" de Maurice.

    Fulgence Le 21 avril 2015 à 17:15
       
    • Il est en train de relire et faire une fiche !

      Dominique FILIPPI Le 22 avril 2015 à 09:15
    •  
    • Personnellement, je suis de ceux qui n’attendaient rien, absolument rien de François Hollande, à propos duquel je n’ai même jamais ajouté qu’il avait réussi « à me décevoir quand même » !... Mais non content d’être devenu l’expression ouverte d’une nouvelle variante de « droite normale », il aura fallu qu’il pousse la logique réactionnaire jusqu’à s’attaquer aussi rétroactivement, sur un mode négationniste, au passé du gros morceau de la gauche de gauche qu’était le PCF, comme s’il s’agissait ni plus ni moins du passé d’une illusion !... Un « Président » qui convoque les années 70... Qui fait sécession avec l’histoire même de « la Gauche » de l’époque... Comment est-ce possible, sinon, quelque part, qu’il peut spéculer sur un non-aboutissement, qu’il peut se permettre de redonder cyniquement sur l’Echec de l’idée même de Gauche, du 20ème siècle ?!?... Au-delà de la polémique, il reste que cela met au défi « les communistes » visés, sur le degré de résilience dont ils ont été capables ou incapables après la « période » désignée...
      En ce sens, je suis impressionné, par la petite phrase de Monsieur Dominique Filippi, du 21 avril à 15:14 : « Je veux bien évidemment parler - à propos du symétrique des extrêmes tenté par Hollande - de la perfusion d’un mort idéologique -le PS -sur un autre mort - politique celui-là - le PCF. »
      Triste spectacle, à te croire !... : et je ne récuse pas, nous nous en sommes déjà expliqués, EN UN SENS, cet avis de décès, que tu ne cesses de produire, en t’attirant les dénis, eux aussi, symétriques d’un Monsieur Maurice, avec son fameux « sens historique », mais pas pour dire qu’il s’agit de purement et tirer un trait, et passer à autre chose, dans la mesure où, si ce Parti bouge encore, la messe serait dite !... Je considère, pour ainsi dire par méthodologie, que, quelque soit le pronostic vital, les capacités de résilience, ou pas, passées ou présentes, du PCF font PARTIE DU DEBAT de fond sur : « quelle renaissance d’une gauche de gauche » ?... Que la mise en route du Front de Gauche, qu’il revendique, ne peut servir d’alibi pour un non-examen de ce qu’il a fait historiquement de lui-même, qui est un problème qui reste plombant pour tous... : encore une fois, ceci dit quelque soit l’opinion que l’on ait sur le fait qu’il soit mort ou pas !... Et je ne veux pas dire qu’il s’agirait en l’occurrence d’une question « centrale », selon le vieux vocabulaire, mais tout de même essentielle !... Et ce pour une raison simple : que si l’on ne repart pas, de manière datée et précise, de ce que « fut » une pratique politique ancienne, on ne peut pas définir, avec la crédibilité historique requise, ça que signifierait, je me répète, une « pratique politique nouvelle » !...
      Je sais, tu l’as écrit, qu’on n’en a rien à faire, que ce qui compte ce serait de se mettre, toutes affaires cessantes, en ordre de bataille derrière Jean-Luc, pour la Présidentielle de 2017...

      Aubert Sikirdji Le 24 avril 2015 à 13:58
  •  
  • Après l’UMPS, le FNPC !!! On se croirait dans une cours d’école.

    totoLeGrand Le 21 avril 2015 à 17:42
       
    • Sans "s", cour d’école, Monsieur Toto le petit !...

      A.S. Le 21 avril 2015 à 19:28
    •  
    • Déconne pas avec la politique, toto, tu vas nous énerver le Maurice !

      Fulgence Le 21 avril 2015 à 20:23
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  • Des affirmations péremptoires ne font pas un argument. Encore faudrait-il montrer que l’isolationnisme et le protectionnisme de Le Pen ne rejoignent pas effectivement des thématiques du PCF dans les années 70, et aujourd’hui des thèmes du Front de Gauche.

    Il y a sans doute des complaisances libérales dans le PS, mais il y a surtout un aveuglement à la gauche de la gauche, qui ne voit pas qu’ils sont les alliés objectifs du FN, et qui le font monter mécaniquement par leurs discours anti-Europe et anti-mondialisation.

    Nico Le 22 avril 2015 à 17:57
       
    • Les "complaisances libérales" (casse du code du travail, collaboration active avec Merkel et Cie, cadeaux multiples et quotidiens au Patronat, etc... Excusez du peu) ne contribueraient-elles pas à la montée du FN ? Quel signal Hollande donne à la gauche en amalgamant honteusement les positions du PCF en 1970 à la l’esbroufe du FN aujourd’hui (une politique anti-libérale) ? Encore quelques années de "gestion loyale du capitalisme" et nous aurons une situation à l’italienne, c’est-à-dire la disparition totale de la gauche...

      Loriguet Le 23 avril 2015 à 08:38
    •  
    • Vous avez raison, Monsieur Nico, « des affirmations péremptoires ne font pas un argument »... : alors regardez-vous dans la glace : pourquoi ne faites-vous précisément que vous placer vous-mêêême dans ce même filon douteux ?... Vos « mais » (mêêê...), vos « encore que » signent le type même d’attitudes spécieuses et entendues, intellectuellement paresseuses, moutonnières et mensongères de tous les prisonniers du stade anal-logique ; pour qui ce qui est doit être, en dehors de quoi, tout « se rejoindrait » par ailleurs... « La démocratie française », avez-vous écrit ailleurs, étant ce qu’elle est, et définie une fois pour toutes, tous ceux qui se refuseraient à soutenir le PS, dans ces conditions, seraient des alliés objectifs et « mécaniques » du FN !... Donc, pas d’autre alternative !... Taisez-vous, moutons, nous vous ferons voter comme il faut, s’il le faut avec des aiguillons électriques, à bétail, pour aller plus vite... Bravo ! Il n’y a par contre, et sans doute, rien de « mécanique » dans ce que vous dites, rien de conformiste, rien de semblable à ce que nombre d’automates des media, aux fausses-évidences de cloaque, prétendent nous habituer à entendre, en prenant des mines subtiles !... Pourtant leur beau « principe de réalité » ne parviendra jamais à faire se mélanger l’huile et l’eau, la vérité et les approximations mensongères !...
      Une vérité de la « mondialisation » capitaliste, c’est par exemple... que le niveau des mers a commencé de monter... Moi, quand la mer monte, j’ai honte !... Mais il n’y a visiblement aucun espoir pour que le niveau intellectuel de certains fasse de même !...

      Aubert Sikirdji Le 23 avril 2015 à 11:32
  •  
  • Il faut s’interroger sur la présence quasi journalière du fn dans les médias.
    Je pense que cela fait partie d’une stratégie .Ils veulent que le fn arrive au 2eme tour des élections ,pour utiliser ensuite le vote républicain ,le vote utile face au danger de l’extrème droite qu’ils auront eux mème fait monter ,pour assurer leur election..
    Le "ps" est descendu bien bas.
    Il n’est plus socialiste ,c’est devenu un parti démocrate comme aux Etats Unis qui fait jouer l’alternance ,une fois a toi ,une fois a moi avec la droite et rien ne change.

    Colombe Le 23 avril 2015 à 04:41
  •  
  • Si le président Hollande pratique lui-même l’amalgame... si c’est pas dérouler le tapis rouge !... il ferait mieux de ne pas réduire les communistes au populisme de l’extrême-droite... ça n’a rien à voir !... il y a quand même une différence primordiale entre un militant communiste syndicaliste et travailleur-ouvrier qui écrit "solidarité avec les licenciés" sur les murs d’une usine d’un milicien d’extrême-droite qui tag dans des cimetières, des murs de mosquées, de synagogues et d’églises "mort aux Juifs ou aux Musulmans... feu"... président Hollande !

    http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2015N47692

    laurentgantner Le 23 avril 2015 à 05:16
  •  
  • Aubert Sikirdji Le 24 avril 2015 à 14:03
       
    • Je ne suis le groupie de personne mais il faut créer une perspective et qu’on le veuille ou non elle s’incarne non seulement dans des idées mais aussi dans des hommes et pour le plus grand nombre ( celui qui est hors de la masturbation intellectuelle des chapelles...)dans des êtres humains...

      Quant à la question du regard du pcf sur son histoire...il ne cesse de répéter lui-même qu’il laisse çà aux historiens...Tu vois une seule seconde Laurent fils analyser Laurent père et consorts....c’est rêver...quant au symétrique avec Maurice...je ne me sens pas concerné...Pour moi...çà n’a pas de sens et aucun intérêt..

      Les gens de droite que je côtoie ne font AUCUNE différence entre JLM et les communistes ...et les gens de gauche (pas ceux des chapelles) s’en foutent...

      Dominique FILIPPI Le 24 avril 2015 à 14:26
    •  
    • Je te conseille de faire comme moi ce matin...adhérer au PG...et partir en guerre contre la mentalité groupie qui peut-être y règne....c’est un peu plus gros qu’Ensemble....

      Dominique FILIPPI Le 24 avril 2015 à 14:33
    •  
    • "La tâche centrale d’une gauche digne de ce nom, c’est de renouer avec la fierté populaire. C’est de travailler à la stratégie de transformation sociale et écologique du XXIe siècle. "
      Tout le monde est d’accord ...et après ?

      Ce que j’attends , c’est qu’on me dise pour quelle raison Clémentine ne fait pas bloc avec JLM, Laurent on ne sait que trop, mais Clémentine ...

      J’attends...et je sens que je vais attendre....

      et ne viens pas me parler d’idolâtrie mélenchonesque...ce n’est pas de çà qu’il s’agit...

      Dominique FILIPPI Le 25 avril 2015 à 08:57
    •  
    • « J’attends une belle, une belle enfant
      J’appelle, j’appelle, j’en parle aux passants.
      Ah ! Je l’attends, je l’attends,
      L’attendrai-je encore longtemps ?
      Ah ! Je l’attends, je l’attends,
      L’attendrai-je encore longtemps ?
      Que suis-je sans elle,
      Un agonisant ?
      Je vais sans semelles,
      San rien sous la dent.
      Ah, je l’attends, je l’attends,
      L’attendrai-je encore longtemps ?
      (Etc... : Chanson de la Commune)

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 11:41
    •  
    • C’est Clémentine la belle enfant ?

      Dominique FILIPPI Le 25 avril 2015 à 12:01
    •  
    • Ben, dans la chanson, c’est une image : c’est la République, c’est la Sociale...

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 12:04
    •  
    • (Tu as, n’est-ce pas, logé par erreur ton : « ...Et ailleurs que "dans la chanson" ? », le 25 avril à 12:10, un peu trop haut dans cette discussion...)
      Lorsque Jean-Luc citant Trotski, se fend d’une habituelle adresse à l’Histoire : « Histoire que tu es lente et cruelle »..., je ne l’ai jamais entendu spécialement ajouter simplistement que d’ailleurs ce serait la faute à Clémentine... A ta question c’est qui la belle (tu sais que j’ai l’esprit de l’escalier, qui se fait volontiers la belle, en improvisations diverses et variées...) : ici c’est surtout Maya, la belle, « l’Illusion », au passé de laquelle l’autre François H. a prétendu nous renvoyer, sous les sarcasmes de quelques-uns .. ( Voir ci-dessous THIERRY HERMAN, le 25 avril à 09:41. : « - Alors, les FDG, que demandez-vous de plus ? Ne vous a-t-il pas réunis dans le même réflexe d’autodéfense, le F.H.O. (- Hi, Hi, trop drôle !..) ..? » ( Le F.H.O. c’est le « François Hollande Obtus »)... Sauf qu’ici, demander « des excuses », et donc « le Respect », c’est un tantinet dérisoire... Cela fait un moment que le PCF s’est inhibé lui-même avec ce concept de « Respect » !... Le principe de « respect », il l’a naguère utilisé, manque de bol, pour refuser tout regard critique rétrospectif sur lui-même, car inutile, pour soi-disant produire un « communisme de nouvelle génération » ... : cela ne pouvait en réalité que le fragiliser durablement !...
      L’Elysée a eu beau jeu, par le fait, d’exclure tout acte de contrition : « Le chef de l’Etat n’a pas critiqué les communistes, il déroule un raisonnement pour expliquer que Marine Le Pen utilise les mots de la gauche mais que, derrière la façade, il y a la chasse aux pauvres et aux étrangers. »... Répondre politiquement, c’est dire : ...mais, en attendant qu’est-ce qui les crée les pauvres, quelle genre de mondialisation obligée, renvoyant au ridicule toute prétention au « protectionnisme solidaire », aboutit à les noyer en Méditerranée ?...

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 15:22
    •  
    • Bien vu !C’est comme à la télé "J’aime ma banque !"Aussi ridicule...

      Dominique FILIPPI Le 27 avril 2015 à 11:27
  •  
  • C est vraiment bête de la part du Front de gauche : le propos d’ Hollande avait eu le mérite de créer une unité autour du Front de gauche !

    Martelli et même Mélenchon se sont exprimé pour DEFENDRE LE PCF ! c est dire !

    IL faudrait donc plutôt que vous remerciez Hollande , meilleur garant de l’ unité de la gauche radicale .

    THIERRY HERMAN Le 25 avril 2015 à 09:41
       
    • ...Et vous, que faites-vous d’autre qu’émarger au club des moqueries et mots creux ?...

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 15:29
    •  
    • Je suis d’accord avec Aubert...

      Dominique FILIPPI Le 25 avril 2015 à 15:40
  •  
  • je vous emmerde profondément pour votre analyse brillante de la gauche radicale ... Quant à Filippi , c ’ est le plus grand diviseur de la gauche radicale ici présent ( anti PC à mort , pro PG maniaque ) , adepte de la grande gueule lettrée du Parti de gauche , que tout le monde a lâchée de Médiapart à Ensemble .

    Viens à Marseille et observe la situation de la gauche radicale ici bas si vous avez juste les couilles d’ y aller , et vous observez les exploits de toute l extrême gauche bobo purulente qui a mené le Front de gauche de centre ville à sa perte

    Heureusement que les grecs ont placé deux scientifiques à leur tête ( Tsipras et Vafourakis ) qui sont justement des non adeptes des mots creux et de tout le bla bla inefficace et inutile d’ un Filippi .

    Allez vous me rappelez la période des trolls sur face book des années 2012 2013 , et le déchainement anti PC d’ une partie du PG , qui depuis , est un parti "mort" , qui essaye de relancer un mouvement M6R qui touche 50 000 personnes à tout casser

    Merci d’ avoir répondu en tout cas : vous me rappelez pourquoi le Front de Gauche n avait rien d’ Humain d’ Abord .

    THIERRY HERMAN Le 25 avril 2015 à 16:05
       
    • Bonjour, et merci à vous - dois-je dire camarade ?-. Enchanté !...

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 17:22
    •  
    • 11% en 2012...1,9% en 2007...cherchons l’erreur...en restant poli....

      Dominique FILIPPI Le 26 avril 2015 à 23:50
  •  
  • Mélenchon en 2014,en midi pyrénées..6,7%..là où le candidat du PCF/fdg,JLM faisait 12%en 2012..cherchons l’erreur...en restant poli....

    Maurice Le 27 avril 2015 à 08:32
  •  
  • à Thierry Herman :
    bravo !
    pour moi c’est de la politesse,ce que tu as dit à propos de ce parti cocochyme des pédégés.
    C’est une écurie,composée d’abrutis,trés limités, à la Dominique Filipi(lis sa prose ici,c’est caricatural) ,idolâtres de Mélenchon,illuminé du Mitterandisme !
    Quant au M6r,c’est une proposition/écran du PS depuis 2001.
    M6r est utilisé en sous marin par les trotskystes-Mitterandolâtres,comme Jospin,Strauss kahn,Mélenchon,Cahuzac.La bande,AJS/oci utilisé pour casser le pcf de Georges Marchais entre 1980 et 1990.
    Ils avaient commencer en agressant physiquement les étudiants membres du PCF entre 1970 et 1980.
    Ces mêmes trotskystes-Mitterandolâtres,qui ont animé le second Maccarthysme entre 1980 et 1991,contre le PCF.
    Avec le M6r,ils font pareil:ils dézinguent le PCF à la sulfateuse.
    Mais,leurs résultats,sont lamentables.
    Sur les 50000 signatures,M6r,seules 2000,viennent des pédégés.(eh,oui !l’immense majorité des adhérents a fui cette secte anti-démocratique ;ils ne sont plus 5000 mais moins de 2000).
    Le reste,ce sont des ex-communistes,non-encartés mais toujours honnêtes et communistes.
    Ils ont été à la bonne école ;celle de l’immense Georges Marchais.
    Ceui ci fut insulté,sali,incendié par Mélenchon entre 1980-1994.
    Ma position ?Ni oubli-Ni oubli !
    Ici nous subissons Dominique Filippi qui a insulté de multiples fois,éhontemment Pierre Laurent.
    L’OCI/ajs continue.C’est lamentable.Faut crever ,l’abcès.
    La solution,c’est de représenter Mélenchon aux présidentielles. de 2017.Oui,pour qu’il en bouffe !
    Il en veut ?Il en aura !
    Nous lui organiserons une campagne,à la hauteur de l’estime que les Filippi et mélenchonistes ont pourPierre Laurent et le PCF.
    Car,les forces militantes,sont composées de 99,99% du PCF,même s’ils les restes du pédégé,sabotent un maximum,presque tout !
    Je te garantis que le score de JLM ne dépassera pas les bas fonds du niveaudes écrits de ce Filippi.MGB aura sa revanche.
    Ils crachent sur le PCF auquel j’ai consacré ma vie avec des millions de gens.Je me défends !
    Et je continuerai.
    Je ne me priverai pas de garder sous le coude,
    des chiots de ma chienne.
    L’OCI/ajs ne m’anéantira pas ,sans que résiste.

    Maurice Le 27 avril 2015 à 09:22
       
    • ...Où l’on constate que vous au moins, « vous êtes fidèles à votre bonne vieille banque où l’on se félicite de votre loyauté et de votre immobilisme »... Je dis cela en repensant à je-ne-sais-plus-quel penseur (adepte de Nietzsche ?), qui comparait les tares d’un parti révolutionnaire à celles d’une banque de ressentiments...

      Aubert Sikirdji Le 27 avril 2015 à 11:00
  •  
  • C’est bien là le problème des gens comme vous.
    C’est celui qui dit qui hait,le PCF,pour vous,pas pour moi.
    Le PCF est,et sera mon parti.
    Le PCF est une grande partie de mon existence et de ma culture.
    Vous ne respectez absolument pas ce choix.
    Je ne vous en veux pas car chacun a ses faiblesses.
    Par contre:Pour les propagandistes du pédégé,ce sont des ennemis politiques.
    Ils le resteront à jamais,à cause de tous les coups qu’ils portent non pas à la personne comme vous,mais à l’organisation du PCF et de nouvelles façons commun(ist)es d’agir.
    Avec leur bande de l’OCI/Mitterandoserviles:Jospin,
    DSK,Mélenchon,Cahuzac.
    Tous ceux là au service des anti-PCF,depuis le meeting de Charletty...

    Maurice Le 27 avril 2015 à 14:37
       
    • Vous avez dit que je ne vous respecterais absolument pas, dans « votre choix » de vie politique ? Où en est-on donc avec le concept de respect aujourd’hui, en lien avec la nécessité de « nouvelles façons d’agir » ? Le concept de « respect » peut fort bien être utilisé pour imposer une coupole de verre aux échanges, pour déterminer ce qui est permis ou pas de se dire... Faut-il alors s’interdire de briser la glace, pour des disputes à ciel ouvert ?...
      Votre représentant politique patenté, Pierre Laurent, a évoqué cette question lors des voeux du PCF de 2015, se fendant d’un petit mot supplémentaire : « - Oui, ...Vivre ensemble, non pas seulement pour cohabiter, mais pour faire société ensemble, au-delà et dans le respect de nos opinions et de nos croyances. » Oui, c’est possible, nous ne rêvons pas !... : il a dit "au-delà" : camper dans le dit "respect", autrement dit dans l’intimidation « respective », ne suffit donc pas : il s’agirait d’aller "au-delà"...
      Comment donc se contenter du mot « respect » ? Régis Debray : « Le mot de respect est détestable s’il veut dire intimidation et soumission à ceux qui pensent aller au paradis en nous égorgeant. Il est estimable si on le reconduit à son étymologie : respicere, y regarder à deux fois. »
      Ce qui signifie tempérance, capacité d’esprit (auto)critique... Réfléchir avant d’agir... Mais est-ce alors vraiment le contraire de la capacité, elle aussi bien comprise et bien française... « d’insolence » et d’irrespect ? Roger Vailland : « L’irrespect exige beaucoup de grandeur d’âme. Alors, il donne naissance à l’esprit libre, la plus haute expression de l’homme. Mais sans grandeur d’âme, l’irrespect n’aboutit qu’à la friponnerie. »
      A son tour, Bernard Marris, dans son dernier livre posthume, « Et si on aimait la France ? » : « A l’opposé de la galanterie se situe « le respect », mot utilisé à tort et à travers par la racaille et les crétins. Le « respect » est celui de l’ordre. Si une fille se fait violer dans une tournante, c’est qu’elle a manqué de « respect », en faisant la pute. Si une autre se fait brûler vive, c’est pour le même marque de « respect » envers son petit assassin. Si une troisième se fait rouer de coups par une bande, c’est pour avoir manqué de « respect » au chef d’icelle. La galanterie est une soumission du (présumé) fort au (présumé) faible. Le « respect », c’est la pratique cruelle de l’ordre mafieux. Tous les films sur la mafia dégoulinent de « respect » pour les parrains, les anciens, les grands frères et le reste. La galanterie est donc, il faut le reconnaître, une des formes de la démocratie. »
      Lucien Bonnafé parlait lui de la mauvaise éducation des petits français auxquels l’on enseignait « le respect dû aux croisades... »
      Il est des gens qui se « Respectent » un peu trop « absolument » les uns les autres,... pour se respecter vraiment !... En ce sens, vous avez raison Maurice, je préfère EN UN SENS ne pas être tout à fait « respectueux »... (En un autre sens, merci de continuer de me respecter, en ne postant pas trente six fois, ni même 2 fois la même réponse sous divers articles !...)
      D’autre part, quelle magnanimité de votre part de ne pas me faire grief de mes faiblesses !... Vous êtes trop brave !... C’est comme de ne pas faire grief à tel supposé « jeune » (ce qui est encore à vérifier) (cf sous cet article : http://www.regards.fr/web/article/massacres-de-setif-todd-shepard , le 26 avril à 20:55 )... de sortir des propos d’extrême droite (alors que j’ai été plus expéditif avec lui) vu qu’il aurait seulement la tête vide, et qu’il ne demanderait qu’à être mieux éduqué politiquement... Quelle générosité !...
      Sauf que la bravitude ne suffit pas !...

      Aubert Sikirdji Le 28 avril 2015 à 21:37
    •  
    • Autre remarque : vous évoquez "les gens comme vous"... Je ne suis pas de ce groupe... Je ne fais pas partie des gens, ou du moins pas que partie des gens COMME moi : je suis moi... Faites attention à ne pas retomber dans le travers de l’analogie abusive... J’appelle ça du "COMMISME", contraction dommageable de comm-un-isme !... Où pourtant il y a de l’un : de "l’un -dividu"...
      Sans doute connaissez-vous la vieille blague, à propos de "Commisme"... C’est De Gaulle qui fait visiter le métro parisien à Kroutchef : celui-ci est amusé, le long de la ligne, par la réclame "Dubo... Dubon... Dubonnet"... Ca lui donne des idées de propagande, pour chez lui... Plus tard, c’est l’inverse : De Gaulle rend visite à Kroutchef... Il ne coupe pas à une descente dans le splendide métro de Moscou... Et quelle n’est pas sa surprise : il est garni de jolis mots d’ordres, en l’honneur de la France : "con... COMME... communiste..."

      Aubert Sikirdji Le 29 avril 2015 à 05:26
  •  
  • Trop facie..En effet à partir du moment ou tu te réclames de Lucien Bonaffé,tu crées un lien avec l’intimité de milliers de communistes.
    Ce que tu fais de ce lien,t’appartiens mais relève de la remise en cause,sans vergognes de l’intimité de ces personnes communistes.Il est clair que de la douleur passe dans tes commentaires.Nous les récipendiaires,ressentons cette douleur et nombres de tes interlocuteurs disparaiissent des échanges,suite à ces douleurs dispensées,en mélange avec des objectifs politiques.
    Or,une pensée comme la tienne,ou celle de Bonnafé,ou celle de Sève est caractéristique de la matrice du PCF,passé,actuel et futur.
    Le PCF est le parti de cette pensée et d’autres comme celle d’Yvon Quiniou.
    Tu fais partie de la famille,tout en faisant en sorte de ’ne pas y toucher’,pour mieux évoluer sur ce blog...

    Maurice Le 29 avril 2015 à 08:13
       
    • ...C’est étrange ce que tu-vous di(te)s... Trop facile ? Rien n’est facile !... Quant à la souffrance politique, cela existe. Car il existe des vérités en souffrance... Maintenant, quant à faire fuir le monde... C’est particulier que vous me sortiez cela, au moment où je revendique le "je"... Mais je vous confirme que certains point de vues bornés et inutilement vindicatifs, quelque part, "me font souffrir"... A contre-sens des possibilités de CREATIVITE militante... Quant à être "sans vergogne", par le fait que je prendrais les gens par l’intimité, je m’en voudrais !... Justement, Bonnafé réagissait au genre de phrase telle que "-Camarade, tu ne vas pas nous raconter ta vie !..." par "-On raconte toujours sa vie !..." Par ailleurs, tout (ni tous) ne s’appelle reviens !... Tout ce qui a été produit comme culture par le PCF n’est pas censé lui revenir à tout prix : la politique n’est pas une rente de situation. Il a d’ailleurs produit des aspirations de DEPASSEMENT de cette culture...

      Aubert Sikirdji Le 29 avril 2015 à 08:41
  •  
  • Pourquoi cette absence d’exigence vis à vis de toi même ?
    Bien sûr que ce qui a été produit par le ,pcf lui revient.
    C’est une matrice ce n’est pas du mouvementisme gauchiste,infantile,nébuleux,évanescent et en fin de compte éphémère.
    Il y a des familles aujourd’hui qui comptent 4 générations de militants !
    Le PCFest un vaste Mouvement d’éducation populaire transgénérationnel auquel se sont joints par opportunisme des ’ennemis historiques bébés mitterand anti-PCF’ comme Mélenchon.
    Hommage du Vice à la vertu.
    A quand son autocritique pour avoir été si destructeur au PS contre le PCF .
    Les propos haineux de Mélenchon vis à vis de Georges Marchais,sont d’une indignité abjecte.
    Ce n’est pas ton cas.Tu n’as pas honte de citer Lucien Bonaffé.
    Même si tu l’as quitté,le PCF t’environne.
    Tu fus,tu es,tu seras en partie communiste hors-carte PCF.
    C’est ton inspiration,ta référence.
    Quelque part tu es sorti du squelette , pas de la chair du PCF.
    Tant mieux,c’est ton choix,mais n’oublies pas de nous respecter,à nous les encartés du PCF qui le resterons !

    Maurice Le 29 avril 2015 à 14:08
       
    • A propos de Lucien Bonnafé : un événement vient d’intervenir, à savoir qu’il se trouve que François Hollande a donné son accord pour un effort de reconnaissance de l’histoire de ce qui a été nommé "l’extermination douce" de 40000 malades mentaux des "asiles", sous Vichy... Question centrale dans la vie et l’oeuvre de Lucien, psychiatre "populaire" et résistant anti-fasciste de fond...

      Aubert Sikirdji Le 30 avril 2015 à 07:38
    •  
    • La question, je le regrette, n’est pas de mon « manque d’exigence vis à vis de moi-même, mais d’une certaine absence d’exigence historique du PCF vis à vis de lui-même !..
      ...Etant entendu, Maurice, que vous n’en voulez pas aux « vieux, jeunes, sans idées clivantes (front-de-gauchistes, trotskystes ou bolcheviks), ...très nombreux, dites-vous, « à vouloir que le PCF ressurgisse comme force politique sur la scène nationale » (mais ça c’est encore à prouver...), ...mais en revanche essentiellement à des spécimens du genre « trotskistes mitterrandolâtres », qui auraient causé de l’extérieur le déclin du PCF... voici pour mémoire une spéciale dédicace, extrait du rapport de Patrice Bessac au Conseil National du PCF du 13 septembre 2012 :
      « Le vingtième siècle des communistes a été déterminé pour une large part par la Révolution russe de 1917 puis surtout par l’existence pendant soixante-dix ans de l’Union soviétique. Ce modèle, longtemps adulé puis apprécié avec des critiques plus ou moins prononcées, a définitivement failli à la fin des années 1980, même si les approches caricaturales les plus véhiculées d’hier et d’aujourd’hui ne doivent pas faire l’économie d’une approche distanciée de ce qu’a représenté ce système.
      La matrice bolchevique qui lui était liée a longtemps représenté l’idéal révolutionnaire contre un réformisme social-démocrate, durablement concurrencé par cette expérience, notamment en Europe occidentale et particulièrement en France. Mais il a aussi engendré des interrogations douloureuses au sein du mouvement communiste lui-même mais également avec le socialisme historique. En effet, les communistes français ont connu dans ce long processus, certes des heures de gloire, mais aussi plusieurs crises majeures qui ont entraîné des prises de distances, des ruptures violentes créant des divisions durables au sein de la galaxie qui se réclamait de l’ambition communiste, des oppositionnels divers aux courants trotskystes. De 1930 aux années 1990, ces séparations apparurent la plupart du temps comme indépassables, au point d’être restées vivaces jusqu’à une période très récente. Mais en ce début de XXIe siècle, les divisions et points de rupture du « court vingtième siècle » n’ont désormais plus lieu d’être : vingt ans après la disparition de l’URSS, les raisons qui ont séparé pendant des décennies ces sensibilités ont disparu ; qui oserait stigmatiser aujourd’hui les « staliniens », « trotskystes » ou autres épithètes du même type, caractérisations issues des luttes internes au Parti bolchevik des années 1920-1930 ? »
      J’ajoute un simple mot sur l’expression : « ...des interrogations douloureuses au sein du mouvement communiste... » : pour rappeler que le PCF s’étant prétendu « le Parti de ceux qui souffrent », la question des souffrances proprement politique datées, précises, argumentées, circonstanciées, qu’il a pu occasionné chez des communistes-mêmes..., en laissant en souffrance, en attente définitive les question pertinentes qu’ils ont posées, « à jamais avant les autres », ne sont pas des questions anodines, dont la reconnaissance serait à simplement renvoyer aux « individus » communistes en question !... Il est trop facile de psychologiser la douleur, afin d’éviter de la (re-)politiser, sous l’expression connue et consacrée : « le camarade, il a des problèmes !... », où la valeur de ce qu’il « ressent » est habilement balayée d’une revers de main... Ce n’est rien d’autre qu’un genre de négationnisme. Il serait d’ailleurs souvent plus judicieux de se demander comment, non pas ces communistes auraient tourné le dos à leur organisation « matricielle », mais comment celle-ci leur a tourné le dos, dès lors qu’ils seraient « partis sur la pointe des pieds »... Car le PCF ne s’est pas contenté de « mal gérer » dans son histoire des oppositions externes, il a CREE en lui-même certaines oppositions arbitraires, et non-fondées, où il s’est lui-même abîmé... La grande circonstance majeure en l’espèce, ce fut les réponses imaginaires, complotistes, qu’il a apporté à sa crise de 84, avec prémisses dès 77...

      Aubert Sikirdji Le 30 avril 2015 à 09:38
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  • Au moins Hollande m’aura accordé une satisfaction,si Lucien Bonnafé est reconnu.Je vais communiquer,cette bonne nouvelle à mes grands parents,parents,enfants,tous cotisants au PCF.J’espère que ça pose pas de pbs ?Très bien ....
    Quant à Bessac,il oublie l’essentiel,nié ,oublié,méprisé par les bolchos(staliniens et trotskystes réunis).
    Aujourd’hui,et demain,être communiste,c’est moins s’occuper évidemment, des arcanes de 17 que de suivre l ’apport de Jaurès :
    En voici quelques textes,au sujet du colonialisme :
    1896, La Petite République :
    « La politique coloniale [...] est la conséquence la plus déplorable du régime capitaliste, [...] qui est obligé de se créer au loin, par la conquête et la violence, des débouchés nouveaux. [...]
    Nous la réprouvons [aussi] parce que, dans toutes les expéditions coloniales, l’injustice capitaliste se complique et s’aggrave d’une exceptionnelle corruption : tous les instincts de déprédation et de rapines, déchaînés au loin par la certitude de l’impunité, et amplifiés par les puissances nouvelles de la spéculation, s’y développent à l’aise : et la férocité sournoise de l’humanité primitive y est merveilleusement mise en œuvre par les plus ingénieux mécanismes de l’engin capitaliste. »
    L’Humanité éditoriaux :
     3 mars 1912 :
    « Pendant que diplomates et financiers accommodent le Maroc à tous les appétits nationaux, ultra-nationaux et internationaux, les Marocains défendent à coups de fusil ce qui leur reste d’indépendance. Une de nos colonnes vient d’avoir six tués, une trentaine de blessés ; nous avons, il est vrai, la consolation d’apprendre que le nombre des Marocains couchés par nos balles sur la terre de la « patrie » est sensiblement supérieur. C’est la civilisation qui progresse. C’est « la douce France » qui s’établit. « 
     22 avril 1912 :
    « La politique de rapine et de conquête produit ses effets. De l’invasion à la révolte, de l’émeute à la répression, du mensonge à la traîtrise, c’est un cercle de civilisation qui s’élargit. Nous n’avons rien décidément à envier à l’Italie, et elle saura ce que valent nos pudeurs.
    Mais si les violences du Maroc et de Tripolitaine achèvent d’exaspérer, en Turquie et dans le monde, la fibre blessée des musulmans, si l’Islam un jour répond par un fanatisme farouche et une vaste révolte à l’universelle agression, qui pourra s’étonner ? Qui aura le droit de s’indigner ? Mais si les contrecoups redoublés de ces entreprises injustes ébranlent la paix de l’Europe, de quel coeur les peuples soutiendront-ils une guerre qui aura son origine dans le crime le plus révoltant ? » (22 avril 1912)

    Jaurès et les nations :
    Meeting août 1907 Paris :
    « Oui, il est impossible aux prolétaires de se désintéresser de l’indépendance des nations dans l’état présent du monde. L’unité humaine se réaliserait dans la servitude si elle résultait de l’absorption de toutes les nations vaincues par une nation dominatrice ; l’unité humaine ne peut se créer dans la liberté que par la fédération des nations autonomes.
    Hervé dit — il l’a répété ces jours-ci — que toutes les patries, au moins celles qui sont arrivées à peu près au même moment de l’évolution, se valent… C’est possible ; mais c’est précisément parce qu’elles se valent qu’aucune n’a le droit d’asservir les autres… Les anciens disaient : Plaignez l’esclave, car il n’a que la moitié de son âme… Eh bien ! il en est ainsi des nations esclaves, des nations serves : leur âme est mutilée, leur génie est incomplet et nous avons besoin, pour la grande œuvre de libération ouvrière et d’organisation humaine, que tous les cerveaux aient toute leur puissance, que tous les individus aient toute leur force de pensée et que toutes les nations aient leur force originale, leur génie et leur faculté propre de développement. »
    La pensée de Jaurès sur ce sujet n’est pas cristallisée dans un seul ouvrage mais disséminée dans ses textes.
    La politique impériale de la vieille Russie concernait la main basse sur les territoires au sortir de la guerre.
    Enfin, plus que ces petites polémiques, le minimum est, pour ce qui me concerne, un rejet ferme et définitif de Staline et du stalinisme. Le vieux mot d’ordre « le pain et la liberté », en clair

    Maurice Le 30 avril 2015 à 13:16
       
    • Pour info, voir sur le site de l’Humanité, suite à mon post du 30 avril à 7 heures 38, l’article " Enfin, après dix ans, « n’oubliez pas l’oubli !  », du VENDREDI, 3 AVRIL, 2015.

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 20:48
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  • Quant aux souffrances,plutôt que de t’occuper de celles des autres commence par celles occasionnées par toi ,moins que d’autres activistes abrutis,sur ce blog soi disant ..ouvert aux communistes hors PCF et dans PCF.

    Maurice Le 30 avril 2015 à 13:24
  •  
  • Une différence entre nous est que vous êtes arrivé, Monsieur le camarade Maurice. Vous êtes un être achevé, terminal, un homme nouveau, parfait, mûr, même pas stalinien, véritable, de marbre devant les abrutis de toutes sortes, avançant coûte que coûte..., ne demandant qu’à renouveler et achever les autres...
    En fait, l’intérêt d’un certain type d’engagement, n’est-ce pas qu’il supprime tout conflit intérieur, une fois qu’on y est parvenu ?...

    Aubert Sikirdji Le 30 avril 2015 à 22:24
       
    • OUI ! En fait, c’est le besoin pathologique de suppression de toute accession au principe de réalité car la mythologie tient chaud et permet de vivre avec ses phantasmes plus ou moins morbides.On est là au cœur du fonctionnement de "l’homme nouveau"... Et contre çà, on ne peut rien faire...si ce n’est couper radicalement les ponts et considérer tout cela comme un astre mort...C’est,à mon avis, une des conditions d’un "risorgimento "...Et c’est pour cela que je suis sur une ligne de rupture qui peut sembler sans issue sur le court terme mais je n’en vois pas d’autre sur le long terme...à moins de considérer que le stalinisme est mort...et tu vois bien que non...

      Dominique FILIPPI Le 1er mai 2015 à 08:56
    •  
    • Pourtant, Dominique, le PCF a prétendu, depuis 40 ans, être de mieux en mieux communiste. Naguère, il ne s’agissait que de perfectionner le centralisme démocratique. On s’est rendu compte (un peu tard, d’ailleurs...) que cela ne suffisait pas : on l’a donc, au final,... "abandonné"... (5 ans après la chute du Mur !...) What else ?...

      Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 09:50
    •  
    • A l’image de Maurice qui est persuadé d’être de plus en plus communiste...et des dizaines de milliers milliers d’autres avec lui...ils en sont encore - pour la plupart d’entre eux - à "l’enrichissement" de la doxa...doxa baptisée tradition multiséculaire du communisme français pour exorciser la complicité avec la forfaiture stalinienne - (Thorez déjà !... que Marchais a "enrichi" - pas Kanapa dont la mort a été une immense perte - )

      Dominique FILIPPI Le 1er mai 2015 à 11:20
    •  
    • Je suis d’accord pour "paresseux" et je suis AUSSI d’accord avec "elle se méconnaisse elle-même comme croyance !"...j’aurais du rajouter çà...mais c’est ce que pense également...Pas de signe d’égalité entre inconscience et religiosité, surtout pas ! ce serait penser que le marxisme est un anti-humanisme !

      Dominique FILIPPI Le 1er mai 2015 à 15:53
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  • A mon avis , il ne faut jamais perdre de vue qu’on a là à faire à une démarche tout aussi religieuse qu’inconsciente de l’être...

    Domijnique FILIPPI Le 1er mai 2015 à 11:31
       
    • ...Si l’on veut, mais laisse-moi te dire, gentiment, que je trouve encore « paresseux » de dire ça. Le problème n’est pas tant à mon avis la croyance, ce serait trop simple, ...mais la croyance QUI S’IGNORE : ce qui fait qu’on est dans la croyance EN SE PENSANT DANS LE REEL... Et même plus dans la démarche objective que n’importe qui  !... C’est justement intéressant, à ce propos, que notre ami le camarade Maurice ait ramené : JAURES dans le débat... Qui a eu cette extraordinaire formule : « la France n’est pas schismatique, elle est révolutionnaire !... » C’est dire que la vocation française ne serait pas une attitude conne, mais fine, à l’égard de la religion : ce qui implique que « le révolutionnaire » ASSUME la dimension « mystique » de son propre engagement !...
       ...Ainsi, Pascale Fautrier (puisque nous en étions restés là en janvier, toi et moi...) rappelle cette assomption d’une « religiosité », dans ce que Jaurès met dans l’Espérance... (Je pourrais retrouver un exemple de ses propos...)-.
      Mais déjà voici, à ce propos Pierre Juquin à la 15ème minute de la conférence sur Jaurès, visible sur dailymotion, qu’il a donnée à la Maison du Peuple de Clermont-Ferrand, le jeudi 23 octobre 2014., où il est question de "l’idée d’un cosmos où tout se tient, tout est en relation, dans l’infini, et l’homme existe en relation avec l’infiniment petit et l’infiniment grand, il est une partie de ce monde, et il faut le comprendre comme ça : Jaurès situe la pensée socialiste, l’avenir socialiste à l’intérieur de cette vision cosmique. »
      Il ajoute à la 19ème minute : « Jaurès, on l’a accusé parfois, ou glorifié, d’avoir dit : « le socialisme sera une nouvelle religion. » C’est pas tout à fait ce qu’il a dit, m’enfin ne pinaillons pas sur les détails. Seulement, comment définit-il la religion ? Il dit : la religion, c’est l’ensemble des valeurs qui relient les hommes entre eux. C’est ce qu’ils mettent en commun. Ca ne l’empêchait pas d’être profondément laïc, tout en affirmant l’unité de l’être, faire toute sa place à l’Esprit, à l’émotion, etc. ...Et faut coir comment il parlait de la religion, parce que sur le plan de la religion telle qu’elle existe, dogmatique, etc., sa réfutation est implacable ! Mais il dit : il y a deux choses, il y a la religion catholique – parce qu’il ne parle que d’elle – telle qu’elle existe dans l’Eglise, dogmatique, etc. Et puis il y a la figure de Jésus. Il dit : c’est tout-à-fait autre chose !... On dit « Jésus était roi, mais roi de quoi ? Roi de lui-même, pour se dépasser lui-même !... Et euh... il voulait l’amour, l’unité : c’est en ce sens que, euh... l’humanisme qu’on peut trouver dans certains passages des Evangiles et l’humanisme socialiste que nous allons créer se rejoignent. Alors je vais donner une citation, le mieux c’est de le faire parler (vous verrez que les choses sont extrêmement simples, pourvu qu’on lise Jaurès dans le texte) : « Les vrais croyants sont ceux qui veulent abolir l’exploitation de l’homme par l’homme. » On ne peut pas être plus clair ! ...Je l’ai jamais vue citée celle-là ! ...« Et par suite, les haines d’homme à homme, les haines de race à race, de nation à nation, toutes les haines !... Et créer vraiment l’Humanité-qui-n’est-pas-encore. Mais créer l’Humanité, c’est créer la raison, la douceur, l’amour... Et qui sait si Dieu n’est pas au fond de ces choses ? »"

      Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 14:54
    •  
    • ...Pour revenir donc à ta phrase qui parle de "démarche tout aussi religieuse qu’inconsciente de l’être"..., je ne suis pas d’accord avec ce qui semble un signe d’égalité que tu mettrais entre inconscience et religiosité !... Non, non !... Le problème dont nous parlons, lorsque par exemple Freud évoque les bolcheviks, qui auraient reconduit les interdits de pensée de la religion..., c’est plutôt qu’il les auraient reconduits, en un sens, en pire !... Le problème n’est en effet pas que la rationalité soit (sur)déterminée par la croyance (voir ce que Lacan a pu dire sur le besoin de vérité au principe de la paranoïa...) , mais, encore une fois, qu’elle s’ignore, qu’elle se méconnaisse elle-même comme croyance !... C’est EN CE SENS que je considère que l’on peut parler "d’inconscience" !...

      Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 15:30
    •  
    • ...C’est ainsi (puisqu’il a été question de lui précédemment) que Lucien Bonnafé a pu à la fois régulièrement affirmer sa coalescence avec "des anticléricaux de tous poils", ET les fortes solidarités de fait que sa pratique l’a amené à nouer, dans de dures circonstances, non pas... avec des socialos, ...mais par exemple, avec "des bonnes soeurs" !...

      Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 15:48
  •  
  • Enfin,ce blog joue son rôle.De la pensée fluide,riche,venant d’Aubert,bien sûr....Au fait,j’apprends que ma mère aurait connu le père de Dominique Filippi.
    En tout bien,tout honneur ...quoique le doute persiste..
    Dominique est peut être mon frère ainé....
    Cela se fête,cette décrispation !... Alors une blague,qui sera la cerise sur le gâteau :
    ’Les parents d’un jeune garçon interrogent leur fils Jean Luc Mélenchon : "Que veux-tu faire plus tard, Jean-luc ?"
    Comme l’enfant ne répond pas, ils décident de procéder à un test et disposent sur une table quatre objets pour déterminer sur lequel il porte son choix.
    Il y a là une bouteille de vodka, une édition de la bible, un billet de 200 dollars et un magazine porno.
    Le mari dit à sa femme : "S’il choisit la vodka, ce sera un alcoolique. S’il prend la bible, il rentrera dans les ordres. S’il choisit l’argent, ce sera un homme d’affaires et s’il prend le magazine X, ce sera un voyou..."
    Le petit Jean-Luc arrive dans la pièce et regarde les quatre objets disposés sur la table. Il hésite quelques minutes et finalement les prend tous les quatre.
    Sa mère lève les yeux au ciel et s’exclame : "Merde, il veut se lancer en politique..."

    Maurice Le 1er mai 2015 à 16:26
       
    • "Au fait,j’apprends que ma mère aurait connu le père de Dominique Filippi.
      En tout bien,tout honneur ...quoique le doute persiste..
      Dominique est peut être mon frère ainé...."

      Monsieur le camarade Maurice, merci par, ailleurs de vos compliments, mais, persistant dans ma contestation du "commisme, qui n’est pas le communisme", mais plutôt sa privatisation... : je ne crois pas, blague à part, que le but ce soit de nous chercher des airs de Famille Politique !... Les partis sont trop endogames !...

      Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 23:40
  •  
  • ...En tout cas, ce n’est pas négligeable que nous en soyons venus, "nouz’ aut’ les cammunisses" présents, avec ou sans carte du peu ce feu PCF, alors que nous l’avions, la carte, du temps de Marchais... à rappeler ici à Mister François Hollande que nos "croyances", au-delà de nos forts désaccords, ... et Jaurès à l’appui, n’ont ABSOLUMENT RIEN A VOIR avec les croyances d’extrême droite, à savoir, des croyances (Oui, je croaa, chantait le vol noir des corbeaux sur nos plaines...) ...en la race, le sang , le sperme, qui REPRODUIT "la Patrie" à l’identique !...

    Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 22:28
       
    • Je récuse l’emploi du mot "croyance",l’emploi du mot "idéal" et ne retiens que le mot "communisme" non en tant qu’acte de foi mais comme étant "le mouvement réel qui abolit l’état actuel" du monde ET RIEN D’AUTRE Ce "rien" étant pour moi le "tout".
      Seule une laïcisation de la pensée JUSQU’AU BOUT nous préservera du dogmatisme.

      C’est ce mouvement réel qui abolit l’état actuel que j’ai décelé dans les foules inédites du printemps 2012..et si ce n’est pas allé plus loin c’est D’ABORD à cause de l’incapacité du PCF à penser le réel. Il n’y avait qu’à voir MGB et Laurent encadrant étroitement Mélenchon à chaque grand rassemblement ( c’est pas Mélenchon...c’est nous) au lieu de profiter de cette dynamique inédite dès le mois de mars pour FONDER DU NEUF. Alors il n’y aurait plu eu ni PCF ni PG ni Ensemble ni je ne sais quelle chapelle de croyants mais un outil unique au service du peuple. Que voyons nous depuis 2012...des boutiquiers sans âme ni talent, des comptables....Pas étonnant que les gens se détournent de nous !

      Dominique FILIPPI Le 1er mai 2015 à 23:56
    •  
    • Ce que tu dis, Dominique, de la nécessité d’une laïcisation jusqu’au bout de la pensée mérite débat. En attendant... : voir en passant, histoire de situer le contexte idéologique dans lequel nous sommes, la fin de l’émission « Ce soir ou jamais », du 17 avril, sur le thème "Le capitalsme mérite-t-il une bonne correction ?", avec Thomas Piketty, Frédéric Lordon, et au final Guy Sorman-le-libéral,... sortant à son contradicteur : « Je voudrais qu’en France nous ayons une approche non religieuse, non théologique des débats économiques. Euh... Parce que je crois que c’est le problème français, ça a toujours été le problème français : nous sommes incapables de poser les problèmes économiques de manière réelle, concrète, on y introduit de l’éthique, de la morale, de la religion, etc. Et c’est ce qui pourrit le débat, et c’est ce qui entraine la stagnation. » Lordon « - Mais non !...Vous pensez que l’économie est une science, et CA c’est un acte de foi théologique ! » Sorman : « - Je considére que l’économie est une ascèse : il faut apprendre les FAITS !... » Lordon : « - Mais non, Monsieur Sorman, les faits n’ont jamais parlé d’eux-mêmes, les faits, les faits ne disent rien. C’est l’empirisme le plus vulgaire de considérer que les faits parlent d’eux-mêmes ! ...Les faits, les faits c’est quand vous ouvrez votre fenêtre, vous considérez que les faits disent que la terre est plate et que le soleil tourne autour. On fait parler les faits avec un POINT DE VUE, un point de vue intellectuel : un point de vue théorique !... » Sorman : « - Vous me faites penser à l’Eglise catholique avant Vatican 2, tout ça c’est du Latin, euh..., vous maniez très très bien le Latin, mais les français n’ont plus envie d’entendre la messe en latin ! » Lordon : « - Amen. »

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 00:51
    •  
    • et "nouz’ aut’ les cammunisses" pour les gens...et c’est tragique...çà fait des décennies que c’est du latin...quand Laurent dit qu’il ne s’occupe pas du passé et regarde vers l’avenir en allant au plat de lentilles que le PS lui sert ...pour les gens , il continue la messe en latin...

      Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 08:24
  •  
  • Le passé de Mélenchon ;tu le connais ?
    Violences verbales,anti-pcf,méprisantes au profit des solfériniens pendant 35 ans !
    Insultes insupportables,à l’égard de l’immense Monsieur Georges Marchais qualifié en 1980,de’ rouge /brun collaborateur nazi ’(cf:libération 17/07/1980).
    Mélenchon en a été récompensé par son chef,Mitterand,qui en fit le plus jeune Sénateur de la 5ième puis secrétaire d’état avec rang de ministre..etc
    Fillipi,t’as la mémoire courte................... et très sélective !

    Maurice Le 2 mai 2015 à 09:11
       
    • JLM revendique la culture anticommouniste que lui a donné sa formation trotskyste, mais pas généralement anticommuniste !...

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 10:11
    •  
    • Ne parle pas, s’il te plait, Maurice, de rouge brunisme au passé pour éviter de parler AU PRESENT de rouge rosisme !... Parlons donc de mémoire longue !... Car comble de paradoxe : Il se trouve que Dominique, comme moi, avons été malmenés au PCF, il y a une trentaine d’années : en un temps où il s’agissait soi-disant de faire la chasse à ceux qui prétendait le transformer "en un parti socialiste bis" !... Yes or no ?... N’y a-t-il rien à observer sur le zig-zag-isme historique de ce parti ?... Vas-z-y que je te dézingue, un temps, pour une raison, et puis pour une autre diamétralement opposée, en un autre !... L’ABSENCE DE CONSTANCE ET DE COHERENCE N’A-T-ELLE ETE QUE LE FAIT D’INDIVIDUS pris "ISOLEMENT", ou un notoire problème de LIGNE STRATEGIQUE ?...

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 22:02
  •  
  • Ta réponse, Dodo-la-sieste, serait-elle « ne Mélenchon pas tout » ? Jean-Luc n’a-t-il pas bien affirmé l’alternative RATIONNELLE, portée par « le peuple urbain » et ses couches moyennes, aptes à contester et remplacer les dominants en compétences diverses et variées ? Et il ne serait ici nullement question de foi du charbonnier !... Mais au fait, pourquoi cette expression est-elle forcément considérée comme un tantinet péjorative ? Bon ben disait Bonnafé, pour définir ce que l’on désigne comme foi du révolutionnaire, disons « l’esprit temps des cerises »...
    Dans son livre « Une introduction à la philosophie marxiste », de 83, Lucien Sève s’était fendu d’une formule marquante : « le marxisme n’est pas un athéisme ». Car le matérialisme marxien ne RETRANCHE ni n’ajoute rien au monde... Il a surmonté le simple DENI de la religion...
    Ceci dit, dire cela ne suffit pas pour ce qui nous occupe soudain, à savoir, à partir de ce qu’a posé l’idéalisme de Jaurès, le rôle de la croyance... et ses effets, y compris dans le militantisme !... Je ne peux pas en faire de citation, car je ne l’ai pas sous la main, mais je renvoie au livre de Bernard Muldworf, « FIGURES DE LA CROYANCE : Amour - Foi religieuse - Engagement militant. »

    Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 09:43
  •  
  • N’oublions pas que c’est tout le PCF qui a été traité de Rouge/brun par les Mitterandôlatres comme Mélenchon.A cause du pacte germano-soviétique.
    Pourtant,il n’y avait aucune raison de ne pas « défendre » le pacte, étant donné la manière dont la diplomatie britannique et française avaient traité les tentatives soviétiques d’établir des accords de sécurité collective. Français et Britanniques ont fait traîner les négociations, tout en faisant leur possible pour « chevaucher le tigre et l’envoyer vers l’Est » (la formule est de Chamberlain). Lors de l’affaire Tchèque, Français et Britanniques ont refuse l’offre d’une intervention militaire concertée pour assurer la souveraineté tchèque, préférant consentir le dépècement du pays. On ne peut pas blâmer Staline d’avoir cherché à gagner du temps pour se préparer à la guerre – et de récupérer au passage les territoires qui avaient été arrachés à l’Union Soviétique par les interventions militaires occidentales des années 1920. A sa place, qu’est ce que vous auriez fait, vous ?
    Faut il rappeler qu’avant le pacte germano-soviétique,il y avait eu les accords de Munichh en 1938,et le lachage de la république espagnole par la SFIO en 36,mais pas par le PCF-sfic ?
    L’anti-pcfisme prospère sur l’ignorance entretenue par certains du pédégé,comme Mélenchon..

    Maurice Le 2 mai 2015 à 11:02
       
    • Relis.....on sait jamais....un miracle !
      Aubert Sikirdji Le 30 avril à 22:24
      Dominique FILIPPI Le 1er mai à 08:56

      Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 11:34
    •  
    • Monsieur Maurice, laissez tomber, s’il vous plait, vos cartes historiques et militaires. La réalité ACTUELLE ne s’en déduit pas.

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 13:16
    •  
    • La différence qu’il y aurait entre les bruns et les rouges ne serait-elle pas du même ordre que la différence entre merdonisme et modernisme ? (...Mais Le Corbusier n’était-il pas vichiste ?...)

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 14:57
  •  
  • Oui,Relis.....on sait jamais....un miracle !
    Aubert Sikirdji Le 30 avril à 22:24
    Dominique FILIPPI Le 1er mai à 08:56
    Dominique FILIPPI Le 2 mai à 11:34

    Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 13:26
  •  
  • Bonus ,je me défosse et je tape en touche car je prends tous les lecteurs qui ne sont pas d’accord avec moi pour des billes...donc,comme j’ai rien à répondre,Oui,Relis.....on sait jamais....un miracle !
    Aubert Sikirdji Le 30 avril à 22:24
    Dominique FILIPPI Le 1er mai à 08:56
    Dominique FILIPPI Le 2 mai à 11:34
    Dominique FILIPPI Le 2 mai à 13:26

    Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 13:29
  •  
  • Je dois avouer que j’ai un problème à la lecture de votre texte actuel,Maurice,même si j’en reconnais la pertinence.
    Je peux dire que je suis en phase avec la plupart de vos analyses critiques du monde tel qu’il va.
    Les turpitudes de Mélenchon et de ces chiens de garde,illuminés du PdG.
    Sur le rôle des « classes sociales » principales (en s’inspirant de Marx) , je reste sur ma faim.
    Vos analyses, ne débouchent pas sur la question fondamentale qui me préoccupe : que faire ?
    En effet, il se dégage de vos analyses une absence de solution ; elles sont terriblement pessimistes ,pour Aubert ;lamentables et méprisantes,pour Filippi.
    Les forces politiques qui, il y a trente ou quarante ans, cherchaient à répondre à la question (le PCF principalement) ont désormais abandonné toute volonté sérieuse d’y répondre.sous les coups incessants des Mitterandôlatres Mélenchoniens.
    Ce qui contribue alors, entre autres choses, à laisser le champ libre au FN pour s’emparer de la part de l’héritage national qui lui convient, et se donner à bon compte le rôle de nouvelle force de changement… à Hollande de gloser sur l’affaire !
    Comme s’il avait oublié qu’il doit tou au programme commun,des années 70 ;Sa mauvaise foi ainsi que celle de Mélenchon,laissent sans voix !
    C’est bien là ce qui me désespère… Sur qui compter aujourd’hui pour changer la donne et comment ?
    Ou bien on se tourne vers des groupuscules en nombre toujours croissant, que l’on peut qualifier de « gauchistes »…et qui n’ont jamais réussi à percer (c’est-à-dire à mobiliser les « masses »). Ou bien on se tourne vers des forces plus conséquentes. Mais, la principale (le PS) a déclaré clairement son obédience au Capital, ce qui la met hors jeu. L’autre, le PCF, a non moins résolument accepté d’être à la remorque de Mélenchon…ce qui tend aussi à le mettre de plus en plus hors jeu . Par ailleurs, je ne vois aucun espoir sérieux dans la profusion de toutes ces organisations « sociétales »,fdg,m6r, qui, par leur caractère « catégoriel », ne peuvent mobiliser également que des groupuscules divers et variés voire loufoque comme le pédégé…
    J’aimerais donc que vous esquissiez une ou des voies de progrès, même si je comprends que vous vous attachiez à mettre en évidence plutôt les défauts en tous genres du système : c’est aux organisations politiques, qu’en toute rigueur, il incombe, à partir d’analyses de l’existant telles que celle-ci, de proposer quelque chose… mais chacun de nous peut les aider, ou en aider certaines, en allant au-delà de la seule critique !
    (1) Je ne reviens pas sur la définition précise de ces classes sociales actuelles, notamment sur l’ idée, que je ne partage pas parfaitement, d’une « classe moyenne » au sens de Marx. Avec deux classes antagonistes, les choses sont déjà complexes. Comment s’en sortir avec trois (le Capital, la classe moyenne, la classe ouvrière ou populaire) ?

    henry Le 2 mai 2015 à 13:46
       
    • Bonne question, henry.

      Aubert S. Le 2 mai 2015 à 14:19
    •  
    • "Classe moyenne"..ce qui ne veut rien dire( le pluriel lui a un sens) + classe ouvrière qui n’existe plus en tant que classe ayant conscience d’elle_même...ta question n’a aucun sens...désolé...il faut que tu cherches du côté du "peuple urbain"...et que tu ne cherches plus la vérité chez Maurice à moins que tu ne veuilles faire de l’archéologie historique...

      Dominique FILIPPi Le 2 mai 2015 à 19:02
    •  
    • ...Je veux dire : c’est votre question « que faire ? » qui est bonne, henry... Pour le reste, cette autre question, « vers où et qui nous tourner ? » est classiquement PCF !... Celle d’une organisation, dont je fus, ...et qui s’est cru de longue date au centre des choses...

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 19:08
  •  
  • Quelle que soit notre opinion sur Mélenchon , c’est lui qui a fait ses preuves en 2012 et personne d’autre. C’est lui qui doit incarner le nouveau cours de la gauche en 2017. TOUT pousse à çà (les médias - car c’est bien lui qu’on voit dans les médias ! - et les institutions de la Ve dont on ne peut s’abstraire même au nom de la VIe car la réalité c’est la Ve...) et je dirai même que ce débat ne devrait même pas avoir lieu....s’il y avait un peu plus de maturité dans les chapelles...et un peu moins de rentes de situation à confirmer...à commencer par Laurent jeune sénateur de Paris grâce à..... Hollande....
    Il semble qu’on ait du mal face à l’évidence...Toutes les coquetteries face à cette évidence là ne valent pas un clou.Je tiens à dire que même si je viens d’adhérer au PG, il ne s’agit en aucun cas de propos de circonstances...Le PCF ne pourra plus jamais incarner la vraie gauche.

    Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 22:15
       
    • Et tant pis si cela parait épouvantablement simpliste aux membres des chapelles....tant pis pou eux , tant pis pour nous....

      Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 22:19
    •  
    • Personne ne pourra plus, tout seul, ni principalement, incarner la vraie gauche !...

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 22:47
    •  
    • ...Et ton activité exclusive de serre-file, au profit de la perspective d’une candidature Mélenchon, pour les prochaines présidentielles, ne dit absolument rien, Dominique, de la réalité de la nécessité impérieuse d’une pratique politique nouvelle !...

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 22:53
    •  
    • Tu l’as décidé ce matin en te levant ? Va dire çà aux gens....çà va les mobiliser !

      Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 22:56
  •  
  • La pratique politique nouvelle ne se réalise que si la dynamique est créée...relis ce que j’ai écrit sur ce qui aurait créé vraiment une dynamique en mars, avril mai 2012 ! Tout le reste n’est qu’abstraction intello !

    Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 23:03
       
    • C’est cela : non seulement tu te répètes, mais en plus il faut qu’on te relise ! Je ne discute plus.

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 23:18
    •  
    • Cette dynamique sans laquelle aucune pratique politique nouvelle n’est possible QUI peut l’incarner car il faut bien que quelqu’un l’incarne ! bon sang de bonsoir ! désolé g’avoir à rappeler de telles évidences ! Laurent ? Il est très bon comme son père pour que les gens changent de chaine, Autain tb dans les talk show entre gens bien élevés mais tu la vois toi faire le poids face à toutes les ordures rentées de la caste médiatico-politique : PAS MOI. J’ai ma belle-fille qui est électrice à Sevran et qui est au chômage , voilà ce qu’elle m’a dit de sa perception de C. Autain..." je l’ai vu dans la rue avec son sac et sa belle robe , qu’elle vienne partager réellement notre vie et alors on l’a prendra au sérieux" ALORS QUI !

      Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 23:20
    •  
    • Tirage au sort.

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 23:34
  •  
  • @Aubert Sikirdji Le 2 mai à 23:18

    Désolé de t’avoir heurté...
    C’était pour aller vite que je te disais de me relire et surtout parce que j’avais la flemme de réécrire. Mais en fin tu ne vois pas qu’il ne peut y avoir de pratique politique nouvelle sans création d’une dynamique politique - qui pour l’instant n’existe pas - et que cette dynamique il faut bien qu’elle s’incarne dans quelqu’un ! A moins de croire à la force des idées désincarnées....

    Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 23:34
       
    • ...Que des idées s’emparent des masses, elles deviennent une force maternelle...

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 23:38
    •  
    • Qu’un même homme cumule tout : principal penseur, principal homme d’action, principal représentant, quelques soient ses qualités de penseur original et syncrétique, quelles soient sa capacité d’initiatives, quelque soient ses qualités de mise en musique, et de producteur de Grand Récit...c’est trop pour un seul homme, et c’est toujours, quelque part et un sens, de la politique à l’ancienne... L’alternative, ce ne sera pas simplement "la Geste de Mélenchon", après qu’il y ait eu "la geste de Mitterrand" !...

      Aubert Sikirdji Le 7 mai 2015 à 07:34
  •  
  • Tirage au sort.
    Aubert Sikirdji Le 2 mai à 23:34

    Tu es sérieux ?

    Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 23:38
       
    • Tout à fait d’accord mais c’est une vue de l’esprit de s’abstraire de la personnalisation du pouvoir. C’est bien dommage mais il faut faire avec... Les idées ne peuvent devenir une force matérielle que si elles sont incarnées...et çà c’est valable pour nous aussi....sinon on est deux pas en avant...

      Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 23:47
  •  
  • 1- « Pourquoi s’étonner que les politiques ,comme Mélenchon,réagissent comme des chefs d’entreprise ? »
    D’abord,ils ont des fans.
    Ici,nous avons un spécimen,Dominique Filippi.Il est blogueur- cadre de l’entreprise ’Mélenchon’,sur ce site.
    Vous le croisez aussi dans les manifsaux ,c’est lui qui porte le portrait en noir et blanc,de Mélenchon,quelque soit le thème de la manifestation.Quant,il parle,il a un ’Mélenchon’,sur la langue..
    Quant la question du culte de la personnalité,lui est posée,souvent,il peut vous cracher dessus parce qu’il a vu votre badge PCF,sinon il peut vous répondre benoîtement :"à qu’est ce que vous êtes anachronique les staliniens.Mélenchon lui était trotskyste’.
    Staline est mort en 1953,Dominique Filippi,a profité au maximum du PCF des années 50.
    Statut d’agrégé de la fonction publique,mise en place par Maurice Thorez:retraite à taux plein...Et pourtant,il se met à la disposition d’un chef d’entreprise politique qui aurait tort de ne pas utiliser sa servilité.
    Bien sûr Mélenchon en 2017,fera 2 à 3 fois moins de voix qu’en 2012 où beaucoup de gens croyait qu’il était au PCF.
    Je m’étonne de cet engoument pour ce vieux social-traitre de Mélenchon,pour ce qui me concerne mais je dois être un peu trop rationnel, je l’admets. Je considère que la politique est une activité humaine importante très particulière qui doit être servie par des gens sérieux, si possible intègres et animés par l’intérêt général de leur patrie.
    Si ce n’est pas le cas, qu’ils fassent autre chose, chef d’entreprise ou chanteur de variété, çà m’est égal. S’ils bénéficient d’un train de vie luxueux cela ne me dérange pas dans la mesure où ils font leur boulot. Or, actuellement, l’essentiel de la classe politique est constituée de gens qui n’ont que l’apparence du sérieux et de la compétence mais qui sont en réalité des zozos.Mélenchon,étant le zozo en chef. C’est là où le bât blesse.
    2-Mélenchon, BHL ont eu leur chance dans les années 1980….. lorsqu’il inventa avec Glucksmann cette supercherie qu’était la « nouvelle philosophie »,les ’Rouges/Bruns’ et quand Mitterand fit de Jospin,Mélenchon,Strauss Kahn ses ministres anti-PCF….. Mais depuis lors, son manque de sérieux est apparu de manière si flagrante que personne lui accorde la moindre stature « intellectuelle ». C’est devenu une sorte d’Alain Minc des incultes. »
    Mélenchon est pour moi un escroc et un type dangereux. Même Coquerel ma paraît vertueux en comparaison même si c’est un plagiaire reconnu.
    3- Le politicien est souvent démuni dans ce genre de « confrontation ». Il se trouve dans une position d’infériorité absolue...
    Si c’est le cas soit ils sont masochistes, soit leurs communicants ne valent pas un clou pour les exposer ainsi. Je persiste à penser que ces shows sont bel et bien organisés pour permettre à nos petits politiciens de briller.
    C’est un peu comme les tournois organisés et mettant de jeunes compétiteurs en face de champions comme au judo ou aux échecs. Les chances de voir le champion se faire battre sont nulles. Il me semble que les communicants ont transposé le procédé en politique.
    4 – Votre blog est intéressant et très agréable,quand les bouldogues de Mélenchon ,à la Dominique Filippi,ne sont pas là. Cependant,Mélenchon permet de comprendre,en la le comportement illuminé de Dominique Filippi,que l’identification et la servilité pour un ’chef en politique’,permet à des individualités fragilisés et pathologiques,de vivre.
    Ce rôle social,ne doit pas être négligé ,c’est pourquoi je souhaite que Mélenchon se présente aux présidentielles,sans attendre que le PCF lui donne l’autorisation.
    Ce serait trop triste pour Dominique Filippi,et pour moi qui pourrait dire :’Mélenchon,3%,what else ?’

    Maurice Le 3 mai 2015 à 07:57
       
    • Allez, je vais faire comme vous, Maurice, je vais mettre des numéros !...
      1/- Vous m’avez écrit « Tu fais partie de la famille, tout en faisant en sorte de ’ne pas y toucher’, pour mieux évoluer sur ce blog... (Maurice Le 29 avril à 08:13), et : « Quelque part tu es sorti du squelette, pas de la chair du PCF. Tant mieux, c’est ton choix, mais n’oublies pas de nous respecter, à nous les encartés du PCF qui le resterons ! » (Maurice Le 29 avril à 14:08)...
      Vous remarquerez que je vous vouvoie. Céti pas du respect ça ?... Cela vaut mieux, car il arrive que le tu tue !... Dans ce cas, il vaut mieux en rester au vous. N’est-ce pas ? Ça n’est pas la même danse...
      2/- Très amusante, l’image du divorce de la chair et du squelette... Mais non, ce ne fut pas, historiquement parlant, « mon choix »... Je FUS, de fait, gâché, sorti !... (Vous savez comme moi que, comme pour beaucoup d’autres, cela a pu se faire à bas bruit...) Par le fait, pour le résumer vite, d’une schizophrénie, d’une opposition historique au sein même de la ligne du PCF des années du « Grand Marchais » (qui a pu faire de ce parti « son parti », vu qu’il en fut le principal dirigeant, l’équivalent de 2 septennats (...autrement dit : 2 « éternités »...)). L’intérêt de la culture coco, c’est qu’il y a DES TEXTES : la culture des « rapports » permet la constitution d’archives sur lesquelles on peut se livrer dans l’après-coup à des analyses rigoureuses. Voir par exemple le livre du très regretté Bernard Calabuig : « Un itinéraire communiste, Du PCF à l’altercommunisme »... Il s’appuie sur des textes de congrès.
      3/- De même, s’appuyant sur cette culture des textes, Pierre Laurent a pu sortir récemment, à propos de la question dont nous sommes censés discuter, sous l’article ci-dessus, que nonobstant ce qu’on oppose désormais régulièrement aux cocos à propos de l’ère Marchais, à savoir « le bulldozer de Vitry », la lettre au recteur de la mosquée de Paris, ses déclarations pour « limiter l’immigration », etc. : « cela ne correspondait pas à des orientations de congrès » !...
      4/- Vous remarquerez que, ne me contentant pas de vous « respecter » de loin, je me suis efforcé de PRENDRE EN COMPTE ce que vous aviez écrit, en repartant à mon tour de ...Jaurès !... Ce n’est pas sans importance, pour redéfinir « notre idéologie », sur le long terme... Cela dit, l’Histoire se découpe en SEQUENCES, et si l’on veut poser STRATEGIQUEMENT les enjeux actuels, avec ni trop, ni pas assez de recul, il s’agit d’adopter LA BONNE HAUTEUR DE VUE. Sinon, effectivement, on tombe dans l’anachronisme. De ce point de vue, la question se pose, à mon sens et pas qu’à mon sens, de ce qui s’est passé pour « la Gauche » depuis 68 !... Oui, cela pose la question de l’ère Marchais, et il ne suffira pas de LISSER l’époque en question, sous le prétexte qu’il y fut question d’eurocommunisme, ...il ne suffira pas d’en OCCULTER les contradictions, par aveuglement pour une statue du Commandeur...
      5/- Le sens de « l’égaliberté » des communistes ne consiste dans on-ne-sait-quelle liberté de rester égal à soi-même... : si justement il existe des CONTRADICTIONS qui nous font évoluer, voir révoluer intérieurement !... De même, il est proprement MONSTRUEUX de pratiquer le procès d’intention qui consiste à fabriquer des images négatives et définitives d’autres personnages, par un phénomène indécent de PROJECTION de son propre immobilisme, qui leur interdit à eux aussi d’évoluer, histoire qu’il n’y ait pas de jaloux !... Le film merdeux que vous faites de la trajectoire politique de Jean-Luc Mélenchon est honteux et scandaleux. Pour le moins unilatéral et déformé. Il relève de la mentalité du révolutionnaire pisse-vinaigre, de mauvaise foi et de mauvaise volonté, qui veut tout, sauf avancer !...
      6/- J’ai parlé au point 4 de la nécessité d’une « bonne hauteur de vue »... Bonnafé préconisait en ce sens, non pas le « point de vue de Sirius », mais, afin d’être plus précis, le point de vue plus ajusté de « Proxima du Centaure »... Cela concerne aussi bien le rapport au temps qu’à l’espace, à l’histoire qu’à la géographie... Il est une expression technique, chez les cartographes, qui montre bien de quoi il retourne dans « le dessous des cartes »... : la dite GENERALISATION. A savoir que le cartographe se situe TROP HAUT pour tout représenter avec précision, comme font ...les "PLANS" des géomètres (comme moi)... GENERALISER, c’est donc LE DROIT LEGITIME DE BIAISER , REDUIRE, TRICHER avec le principe de réalité : quelques maisons vont REPRESENTER un village, quelques virages une route sinueuse, etc.
      7/-...Ainsi, le lecteur, possesseur d’une carte va reconstituer les choses sur le mode de l’induction métonymique : la partie représentant le tout (un virage en représentant plusieurs, etc.)... Malheureusement ce genre de procédé... en pensée politique (et pour revenir à l’Histoire) est calamiteux : il va gommer la singularité des trajectoires !... GENERALISER, c’est par exemple prétendre que quand on a connu un trotskyste mitterrandolâtre, on les a tous connus...
      8/- (Clin d’œil...) L’on réclamera de vous, par conséquent, Monsieur Maurice, encore un effort de précision républicaine... Il n’est que de constater votre sens très approximatif de La Famille, pour constater qu’il y a du boulot !...

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 12:06
  •  
  • Puisque Monsieur, franc, coi, Hollande nous a renvoyé à nos années 70, permettez-moi de faire ce rappel vachement intello :
    sur la différence sémantique entre uchronie et anachronisme...
    L’uchronie, c’est la capacité bien comprise, inséparable de celle de "l’utopie concrète ", de refaire l’Histoire avec des si, ...lorsque l’anachronisme se réduit lamentablement à la refaire avec des scies !...

    Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 13:32
       
    • ...J’ajoute que, dans l’un cas, nous sommes dans le COURAGE intellectuel, ...et dans l’autre dans la PARESSE !...

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 13:40
    •  
    • Tu crois vraiment à la puissance du verbe pour répondre encore ...à tout çà...

      Dominique FILIPPI Le 3 mai 2015 à 16:49
    •  
    • Ma fille me dit ....tu sais ce qu’elle me dit .....en lisant Maurice et ses copains ?!
      C’est pas grave, il faut attendre qu’ils soient tous morts....alors on y verra plus clair !

      la vérité sort peut-être de la bouche des enfants !

      Dominique FILIPPI Le 3 mai 2015 à 18:03
  •  
  • Désolé Aubert,mais la trajectoire de Mélenchon est la suivante :
     de 14 ans jusqu’à 55 ans : TrotskysteMiterranddolâtre,récompensé:permanent PS,sénateur,ministre
     de 55 ans jusqu’à aujourd’hui :
    idiot utile du PCF,récompensé par un poste de conseiller régional,puis député européen(dont les salaires s’ajoutent aux retraites des fonctions précédentes).
    Cela en fait,un des politiques les plus riches actuels.
    Désolé,de t’enlever tes mignonnes illusions de premier communiant...Mélenchon en bouffe,beaucoup..

    Maurice Le 3 mai 2015 à 16:25
       
    • Il ne t’est jamais arrivé de penser qu’on pouvait changer... là est ton drame ainsi que celui de dizaines de milliers d’autres comme toi. C’est pour çà que l’Histoire vous a tous condamnés au néant.

      Dominique FILIPPI Le 3 mai 2015 à 16:48
    •  
    • L’anachronisme, c’est être infoutu d’être dans les réelles urgences de l’heure : autrement dit, c’est marcher à côtés de ses plombes...

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 16:55
    •  
    • ...Et pour ce qui est du néant (de la néantisation de l’avenir), il est un fait qu’il est des filles qui ont le nez en trompette, ...en plus du fait qu’il existe des fanatiques qui ont le néant trompeur... Déjà, ça se joue effectivement dans la puissance du langage ... Dans sa puissance d’EQUIVOQUE... Par exemple, cela s’entend dans l’art oratoire des avocats : ce sont des champions des APPROXIMATIONS qui passent pour vraies !... Les ceusses qui épousent soi-disant la cause du peuple, qui s’en font les avocats, les "REPRESENTANTS", n’est-ce pas, comme dirait Alain Badiou..., Ou les avocats d’une cause quelconque, du moment qu’elle est d’une teneur suffisamment forte, ...qui pratiquent les FAUX-SEMBLANTS du langage (faut-il dire les sophistes ?)..., ils nous enferment dans leur pseudo-logique, frelatée... : on dirait qu’ils nous mettent sur un petit nuage, ...mais l’on se retrouve, en réalité pris dans ce que j’appelle "l’enfer du para-dit" !...
      A l’opposer de cela, il y a... Elsa Triolet qui disait "je parle pour dire" !...

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 17:19
    •  
    • ...Maintenant, pour ce qui est de changer : ben... faut savoir qu’il n’y a que le PCF qui change, pas les autres !... Jamais !... Du moins, pas "sur le fond" de la cause qu’il défend, ce serait du renégâtisme !... En ce sens, il ne change pas et ne changera jamais, non de non !... Disons qu’il bouge, qu’il bouge beaucoup. Il y a énormément de bougés, chez lui, depuis au moins 40 ans !... Depuis qu’il a "condamné le stalinisme", comme "perversion de l’idéal" !... Faudrait apporter les 40 bougies, pour fêter ces 40 années de bougés !...

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 17:30
    •  
    • ...Sans compter qu’il bouge encore !...

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 17:36
    •  
    • ...Avant que de « la trajectoire de Mélenchon », parlons du sur-place du communisme.
      « René Crevel : Certains prophétisent la fin de l’éternel. Nous nous contenterons de travailler à la fin de l’immobile. » C’est dire que L’IMMOBILISME politique est le problème, et non « la foi du charbonnier », la « croyance » inespérée à « l’esprit du temps des cerises », au principe de tant et tant d’engagements...
      Le drame de l’immobilisme, c’est le plombage de la dynamique de « l’égaliberté » par la revendication de la liberté de rester égal à soi-même !... Ainsi, c’est la maladie d’un « retour » historique (et hystérique ?) de manivelle d’un principe REACTIONNAIRE emprisonnant, « encageant » le principe révolutionnaire...
      C’est ainsi que la visée d’un monde nouveau s’est figée, pétrifiée, métamorphisée, arrêtée, sous l’effet d’un SOCIOLOGISME dogmatique et nivelant !... Rappelons que Marx parlait du prolétariat comme de la classe historiquement « la plus mobile » !...
      Drôle de représentation politique « pluraliste », en réalité arithmétique, dans une société « socialiste » comme la RDA, dont certaines proportions devaient être respectées d’origines sociales, dans la collaboration de différents partis « autour du SED » (car la RDA pouvait arguer du fait qu’elle ne fonctionnait pas au parti unique...).
      Aujourd’hui, la sociologie des « représentants » de la gauche de gauche, PCF compris, ne « respecte » plus des « règles » de naguère : voir le travail de Julian Mischi, qui montre que « La promotion des militants d’origine populaire n’est plus la priorité du PCF. » Si l’on remonte à loin, il y a eu jadis, au PCF, la nécessité de deux parrains, et de production d’une « bio » (biographie) du candidat à l’adhésion... L’ORIGINE SOCIALE était importante, et prise en compte pour la constitution des directions...
      Mais, comment dire, le travers de la fétichisation de l’origine, pour ainsi dire « l’originisme », l’ouvriérisme, qui ne sait que RENVOYER à l’Origine sociale, ce qui, soit-dit en passant, si l’on est du côté du peuple, ou pas, l’on n’a pas spontanément les mêmes valeurs (voir sur cette pente « éthique », quelqu’un comme Jean-Claude Michéa ) ..., cela a correspondu à une réduction mécaniste et vulgaire du « marxisme »... La politique, dans les pays de l’Est, a avorté en moralisme. Et pas que dans les pays de l’Est.
      L’on se souvient du débat télévisé qui a opposé en 1980 Georges Marchais à Lionel Jospin, ou ce dernier a répliqué au Jojo : que personnellement, il était toujours professeur, alors que lui, cela faisait un sacré moment qu’il n’était plus ouvrier, mais permanent du PCF !... Cela nous ramène aux objections profondes d’Alain Badiou sur l’imposture de la Représentation... Qui, pour le moins, méritent d’être discutées...

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 10:19
    •  
    • Pardon pour un loupé, dans mon avant-dernier paragraphe. Je le complète donc :
      "Mais, comment dire, le travers de la fétichisation de l’origine, pour ainsi dire « l’originisme », l’ouvriérisme, qui ne sait que RENVOYER à l’Origine sociale, ce qui, soit-dit en passant, a comme corollaire que si l’on est du côté du peuple, ou pas, l’on n’a pas spontanément les mêmes valeurs (voir sur cette pente « éthique », quelqu’un comme Jean-Claude Michéa ) ..."

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 10:26
    •  
    • @ Dominique Filippi
      ...Je résume :
      L’on risque de "se condamner au néant", non par ce que l’on persévère dans sa foi du charbonnier, mais à partir du moment où l’on a immobilisé celle-ci, où on l’a assignée à résidence de "Le-Parti",... à partir du moment où l’on a définitivement fait du communisme, au comble du paradoxe, et à son corps défendant, une affaire privée (!!!...), autrement dit une denrée d’autant plus périssable qu’on la croit impérissable, une substance dont on serait le maître et possesseur exclusif, le détenteur jaloux,etc., comme un vieux barbon marié à une jeune pousse, et qui aurait mis un écriteau au-dessus de sa porte : "Charbonnier est maître chez lui" !...

      Aubert Sikirdji Le 10 mai 2015 à 13:47
  •  
  • Ma fille me dit ....tu sais ce qu’elle me dit .....en lisant Maurice et ses copains ?!
    C’est pas grave, il faut attendre qu’ils soient tous morts....alors on y verra plus clair !

    la vérité sort peut-être de la bouche des enfants !
    Dominique FILIPPI Le 3 mai à 18:03

    Dominique FILIPPI Le 3 mai 2015 à 18:04
       
    • Nous n’irons pas au but un par un mais par deux
      Nous connaissant par deux nous nous connaîtrons tous
      Nous nous aimerons tous et nos enfants riront
      De la légende noire où pleure un solitaire.

      Paul Eluard

      Aubert Sikirdji Le 6 mai 2015 à 09:40
  •  
  • C’est pas ta fille qui parle,c’est ton désir à toi,Dominique FILIPPI.
    Je ne cesse de te le dire,tu veux tuer le PCF,toi,Dominique FILIPPI !
    Que tu sois obligé de citer ta fille parceque tu n’arrives pas à le reconnaitre toi même, en dit long sur ta cécité !
    D’ailleurs,c’est de l’endoctrinement totalitaire anti-PCF que tu infliges.
    Bien sûr que tu veux tuer le PCF,via ceux qui en sont membres comme moi.
    C’est pour ça que tu hantes ce blog.

    Maurice Le 3 mai 2015 à 20:58
       
    • ...Et pendant ce temps, le premier communiant de service chantait à qui mieux mieux ... :

      "...Quand les hommes vivront d’amour
      Il n’y aura plus de misère et
      Commenceront les beaux jours
      Mais nous, nous serons morts, mon frère..."

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 21:56
    •  
    • Je ne veux pas tuer un mourant mais l’aider à abréger lui-même son agonie.De toute façon, avec le temps ! avec le temps va ! tout s’en va....même celui qu’on croyait mort pour un oui pour un rien....

      En tout cas, avec Aubert tu nous auras rappelé notre jeunesse qui ,elle aussi a foutu le camp !
      Nous pouvons cependant vieillir sereins : avec toi Maurice, le communisme est plus que jamais la jeunesse du monde !

      Dominique FILIPPI Le 3 mai 2015 à 23:09
    •  
    • Je confirme qu’il faut cesser ce genre étriqué de délire sur le mode persécuté-persécuteur pour ainsi dire « symétrique » !... Dominique, d’un point de vue logique et psychologique élémentaire, il est absolument impossible, pour ne pas dire fou de mettre « de l’extérieur » des gens, en l’occurrence "les membres du PCF", dans cette double contrainte, qui consiste à dire qu’ils sont morts en tant qu’organisation, même s’il ne s’en rendent pas compte, ...et que c’est pour cela qu’ils doivent de toute urgence se rallier à JLM !!!!.... (Et je ne crois pas dire cela par jésuitisme !..) Même lui ne fait absolument pas cela !... Et tu n’es pas son représentant, ni son interprète désigné !... Maurice, et éventuellement tel ou tel autre à sa suite, ont « beau jeu » de prétendre ...y trouver « des preuves » d’intentions de longue date de Jean-Luc !... Si toi, sinon, tu es dans cette logique, comme dirait Maurice, à la limite c’est ton choix. Et il n’y a pas de raison de t’assassiner en retour pour cela. Mais cela relève de L’EXPERIENCE de chacun !... Cela ne peut absolument pas se traduire par ce genre de double injonction d’allure comminatoire, en tout état de cause desséchante !...

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 23:48
    •  
    • Sinon, Dominique,
      sur : "En tout cas, avec Aubert tu nous auras rappelé notre jeunesse qui ,elle aussi a foutu le camp !
      Nous pouvons cependant vieillir sereins..."
      ...Voici une jolie expression d’Aznavour, vue dans l’Humanité : "Je ne vieillis pas, je prends de l’âge."

      Aubert Sikirdji Le 7 mai 2015 à 07:17
  •  
  • J’ajoute ceci : les cocos du « peu ce feu PCF, à côté de ce qu’il a été », ne seraient, pour moi, en tout état de cause, pas exactement obsolètes, comme je l’ai déjà précisé, parce que pratiquant une religion périmée, et que « la laïcisation de la politique », comme disait... Jacques Delors, ne la permettrait plus... Car il est amusant de se rappeler que les idéologues qui disaient cela visait « la fonction tribunicienne » !... Qu’a fait d’autre Mélenchon que réhabiliter cette fonction ? Régis Debray, passé dernièrement à l’émission « Philosophie » d’Arte, expliquait qu’il y du sacré laïque... : que le professeur pratique celui-ci du haut de la légère dénivellation de son estrade... Et d’ailleurs ça ne me satisfait pas vraiment, personnellement que le PG fonctionne dans une nouvelle forme de « centralisme pédagogique », réhabilitant le pupitre un peu systématique de l’orateur... « = Pratique politique pas très nouvelle... ».
    Anecdote amusante : lorsque JLM a lancé M6R, à la dernière fête de l’Humanité, j’étais dans « le public », auquel il a préalablement lancé « y-a-t-il des révolutionnaires dans cette assemblée ? Levez-les mains !... » Je fus des têtes dures qui ne le firent pas : car « nous n’étions pas à l’école » !... Il reste que j’ai DEFENDU la théâtralité politique (ayant toujours tiqué sur l’idée que la politique n’est pas un théâtre »...) que Mélenchon a restituée !... Et que fait l’acteur « du haut » de la scène ? Sinon restituer du sacré ? Régis Debray : « « le sacré, ça créé », comme dit Robert Damien, lacanien méconnu »... Que fait l’acteur politique, qui ASSUME la dimension de « la scène politique » ?
    Cette dernière citation est sortie d’ un article récent, visible sur médiapart, de Régis Debray, dont voici un passage : « Il n’est pas anormal que l’inconscient religieux qui structure les communautés politiques [voir ma Critique de la raison politique ou l’Inconscient religieux, Gallimard, 1981], échappe à la claire conscience d’une démocratie laïque qui s’imagine avoir renoncé à toute pollution ou pulsion « religieuse » parce qu’elle donne à ce mot l’acception cléricale, institutionnelle et monothéiste qui nous aveugle au surgissement du sacré. De fortes têtes sans Dieu ni maître qui récusent les religions établies – et même toute espèce de religion – n’en restent pas moins capables d’un recueillement dont la manifestation, aux yeux du simple observateur, ne diffère nullement de celui des croyants. On ne connaît pas de civilisation, fût-elle officiellement athée, et surtout quand elle l’est, qui n’ait son point de sacralité (l’Union Soviétique ayant poussé le hiératisme aux dernières extrémités). »

    Aubert Sikirdji Le 4 mai 2015 à 06:32
       
    • Je ne suis effectivement que mon propre porte-parole et je n’ai aucune action dans la maison Mélenchon....mais quand je vois la gigantesque impasse dans laquelle la gauche de gauche se fourvoie en faisant l’autruche devant ce qui ma parait une évidence à savoir EN FINIR UNE BONNE FOIS POUR TOUTE AVEC SON PASSE. Les gens qui en bavent attendent aussi çà de nous. Mes interventions sur ce blog n’ont rien à voir avec je ne sais quel comportement obsessionnel ; par contre , elles auront eu au moins pour effet de contribuer à révéler - à ceux, malheureusement très peu nombreux, qui lisent ce blog - L’ÉNORME FOSSE qui sépare une pensée que j’ai la faiblesse de croire laïcisée et la démarche fidéiste car c’est bien de cela qu’il s’agit. La démarche fidéiste risque d’être le tombeau de la gauche française au XXIe S après avoir été celle de son affaiblissement au XXe ! AU RISQUE DE PARAITRE SYMÉTRIQUE, j’ai considéré simplement qu’il me fallait parler vrai.

      Dominique FILIPPI Le 4 mai 2015 à 08:32
    •  
    • ...Ça n’est pas que ce soit faux... Mais, d’abord, l’impasse du fidéisme, où est le vaccin contre cela, et où est la garantie qu’en détruisant telle chapelle, on ne se retrouvera pas dans une autre, qui se reconstruirait sur de nouvelles bases, en principe toutes belles et toutes neuves ?... Ensuite, je considère que ce n’est pas suffisant de se dire que « la laïcisation bien comprise de la politique » consisterait à nous libérer décidément d’un complexe religieux, à balayer les scories et liens religieux qui non seulement relient, mais « ficellent », emprisonnent l’engagement...
      (...Cf Jean Ristat :
      « Camarade tu n’es pas le Christ en croix nous avons chassé les prêtres quitte ton habit emprunté la vieille langue et l’ordre de sa syntaxe balaie les fantômes de l’ancien monde qui frappe à la porte de ton sommeil camarade ne mets pas l’amour en prison... »)
      ...Que « le complexe » donc dont il s’agit de sortir, si nous voulons, sans reniement, nous sortir du 20ème siècle, c’est plus précisément « un complexe militaro-religieux » (cette expression devant s’entendre avec humour...) !... Voir l’argumentation, cartes historiques et militaires en main, de Monsieur le camarade Maurice, le 2 mai à 11h02... Ce n’est pas par hasard que j’ai recopié, à ce propos, un extrait d’Alain Badiou : http://www.regards.fr/web/article/l-horizon-des-ecologistes-commence , le 27 avril à 00h16, qui précise de quoi il retournait avec le dit modèle soviétique... Me trouvant en URSS, ce devait être en 1980, en présence... d’un officier soviétique, je me le rappelle nous parlant ... « de la Grande Armée » internationale des communistes !...
      Ainsi, le centralisme démocratique, que le PCF a tardé à « abandonner », était-il un modèle HIERARCHIQUE, où, par une mise en abîme, chaque organisation de base répétait, imitait, reproduisait le fonctionnement global...

      Aubert Sikirdji Le 6 mai 2015 à 11:09
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    • ...D’ailleurs, pousser le raisonnement, cela va au-delà d’une interrogation sur une Forme Parti qui fut sacralisée, en même temps que des gens ont pu y trouver la garantie d’une « identité » jalouse d’elle-même, et plus forte que tout, et qu’ils ont fait du communisme une valeur refuge !... C’est-à-dire la possibilité, quelque part, pas seulement d’y trouver un appui « d’éternité », mais d’immobilité : d’y rester « égaux à eux-mêmes »..., comme si c’était une sorte de garantie homogénéisante pour se ressentir égaux entre eux !... Le fond de l’affaire, c’est que le dit « fidéisme », la dite « croyance » peut être ramenée à « une affaire d’Etat », c’est-à-dire de gens appelés à devenir quelque part, tous autant qu’ils sont, et à leurs différents, postes, « des hommes et femmes d’Etat », et, du coup, restant condamnés eux-mêmes à « rester en l’état », appelé « identité » !... Le fond du problème de « la Croyance » en question, c’est d’une croyance quelque part en un (nouvel) Etat, aux vertus uniformisantes, et dont le prétexte fut « la fin des inégalités » !... A partir de là, il ne s’agit pas de décréter purement et simplement, en se contentant de retourner les choses, une nouvelle stratégie « non étatiste », mais déjà de réinterroger la question de l’Etat.
      Tu as une expression en un sens amusante, souhaitant une nouvelle pensée politique, « que tu as la faiblesse de CROIRE laïcisée  »..., parce qu’affranchie de « la démarche fidéiste » :... quid alors de l’Etat ? Est-ce possible, et même nécessaire de repenser « un nouvel Etat », dans le sens NON UNIFORMISANT de cette citation de Régis Debray, que je cite à nouveau : « Il n’y a pas de laïcité là où il n’y a pas encore ou plus d’État » ?!?...
      C’est cela, le débat de fond. La question n’est pas de demander au camarade Mélenchon, sur le mode et avec l’accent pied-noir, « Ça que ti étais et ça que ti es devenu » !?..., en lui renvoyant à lui la question de l’identité, sur le mode du culte classique du culte de la personnalité, ...mais de nous interroger, tous autant que nous sommes, et au présent, sur la valeur de sa stratégie ETATISTE !!!...
      Puisque nous sommes ici, dans une discussion à partir de la question de la politique du PCF dans les années 70, il faut par exemple nous rappeler qu’il se trouve que la dite « stratégie du Programme Commun », que Mélenchon continue de glorifier, a précisément montré ses limites étatistes !...

      Aubert Sikirdji Le 8 mai 2015 à 18:23
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  • M6R a été lancé par mélenchon,mais en...2002 avec Peillon,Hamon,Montebourg,sous la houlette de jospin en piteux état après le 21/04 !
    J’avais signé l’appel bien que je sache que c’était un pis aller pour amuser la galerie.
    Maintenant,j’ai évolué et je considère que la matice PCF ,l’infame rejeté et le bon,privilégié,doit être sauvé.
    En effet,à ton opposé,je considère de la plus haute importance de sauvegarder le PCF plutöt que de continuer les plaisantes fausses pistes pour Pigeons désemparés comme cette 6ième république de Mélenchon,Peillon,Hamon,Montebourg.
    Y en a marre des sauveurs suprêmes !
    Au fait,ce sera le PCF qui t’enterrera,dominique Filippi !
    C’est pas méchant ,juste réaliste...
    le PCF ne changera pas de nom car il n’y a pas intérêt !
    le communisme du PCF est celui de Jaurès pas de staline:dommage pour toi qui fait florès avec ’la Pravda’ mais lénine,et Staline détestaient Jaurès.Pas trotsky mais ,les méthodes brutales de trotsky étaient politiquement rejetées par jaurès.
    Malgrè tes menaces répétées depuis 2 anset ta haine,redondante,ça te fait du bien d’entendre tes 4 vérités.
    Quelque part,tu es de ma famille idéologique.
    C’est ainsi que j’exprime la reconnaissance que je dois à ton père pour avoir dirigé l’excellentissime France Nouvelle ,injustement remplacé par ’Révolution’ en 1979/1980..
    Au fait la compilation numérisée des France nouvelles,où les plus belles pages de l’eurocommunisme furent écrites,existe t elle,où ?merci...
    Je comprends que tu aies des comptes à régler mais à un moment donné faut passer à autre chose.
    Moi,j’étais proche aussi de kanapa etc...tu m’as compris..
    Maintenant,je m’y retrouve pas dans le fdg,et ce démago de Mélenchon.
    Essaies de comprendre le texte qui suit au sujet des lacunes fondamentales du fdg sur la question de l’égalité.
    Là se trouve le vrai débat,où les haines s’effacent pour faire place à la contribution.
    Pensons à nos enfants,à la France et au monde ,cela mérite que le texte qui suit soit analysé et pensé.
    C’est du solide,à la façon de France nouvelle et du PCF canalhistorique,du cc d’Argenteuil,au 22ième congrès,qu’il faut concevoir.
    c’est la tâche de gens comme nous...

    Maurice Le 4 mai 2015 à 15:56
       
    • 1/- C’est un manque de précision, de parler de du bon et du mauvais côté de « la matrice PCF ». Mais encore ? C’est comme l’idée que l’histoire du communisme aurait « ses ombres et ses lumières », ça m’a toujours légèrement laissé sur ma faim...
      2/- Sortir que « - Au fait, ce sera le PCF qui t’enterrera, dominique Filippi ! » Et ajouter : « C’est pas méchant, juste réaliste... » C’est totalement obscène !... Et juste dégueulasse. Evidemment, puisque vous « ETES » communiste, comme on « EST » un bon chrétien, bien mieux et bien plus que « premier communiant », à savoir un brave et bon coco définitif et CONFIRME, vous ne pouvez pas, PAR DEFINITION, être méchant, vous ne pouvez pas, PAR DEFINITION être du côté du rouge caca d’oie !... Je suis d’accord que comparaison n’est pas raison entre les totalitarismes... Juste en passant, je vous signale que Dominique, cela s’écrit avec une majuscule.
      3/- « le PCF ne changera pas de nom car il n’y a pas intérêt ! » Dites-vous... Moi ce qui m’embête, c’est le qualificatif de communiste. Qui fait que, à chaque fois, l’on entend « communiste » comme membre obligé du PCF !... En ce sens, JE NE SUIS PLUS personnellement COMMUNISTE, comme on dirait je suis chrétien (voir plus haut »), juif, musulman ou bouddhiste !... Je suis (resté) UN commUNiste !... Je propose donc que le PCF ne change pas de sigle, mais de signification de ce sigle : qu’il deviennne « Parti (non exclusif) d’un certain nombre, devenu très relatif, de Communistes Français »...
      4/- Parler de « haine redondante » est une vraie question...
      5/- Quant à dire à Dominique : « - ça te fait du bien d’entendre tes 4 vérités. » Je vous fais remarquer, Monsieur le camarade Maurice, que l’effort de vérité ne se divise en quatre, que pour produire en général et en particulier les 4 côtés d’un CADRE, supposé encadrer le PORTRAIT de quelqu’un !... Il y avait beaucoup de portraits, y compris dans les usines... dans le dit Socialisme Réel !... Pour instituer une « méritocratie de l’émulation socialiste »... C’était un procédé parfaitement IDEALISTE !...
      6/- Vous rattraper par un « Quelque part, tu es de ma famille idéologique. » Qu’en penser ?
      7/- « C’est ainsi que j’exprime la reconnaissance que je dois à ton père pour avoir dirigé l’excellentissime France Nouvelle ». Soit dit en passant, je vous signale que je fus naguère un prospecteur de cet hebdomadaire (qui ne nous lâchait effectivement pas d’une semaine, vu sa qualité), ...et appointé par le PCF...
      8/- « ...mais à un moment donné faut passer à autre chose. » A quoi ?
      9/- Je salue votre souhait du « vrai débat, où les haines s’effacent pour faire place à la contribution. »

      Aubert Sikirdji Le 4 mai 2015 à 20:52
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  • La discussion sur égalité réelle en droit ou en fait date des débuts de l’ére moderne, et donc d’avant l’invention de la gauche (qui signifie en fait partie gauche du parlement français). Elle est donc native pour la gauche française, et sera renforcée par sa conversion au marxisme.
    Je ne suis pas sur de vous suivre. S’il est vrai que l’égalité en droit comme principe universel s’est formée entre le XVème et le XVIIIème siècle, au fur et à mesure qu’apparaît l’idée d’unité générale du genre humain, la discussion sur l’égalité en droit ou en fait dans un groupe restreint se retrouve depuis l’antiquité. Pensez à la réforme de Clisthène, fondée sur le principe d’isonomie (« règle d’égalité », en grec). La question de savoir si l’égalité devant la règle était suffisante alors même qu’elle laissait subsister des différences énormes selon la fortune s’était déjà posée dans le contexte classique.
    * La position de la défense du mérite est la position traditionnelle de la bourgeoisie montante pour prendre les termes de Marx, ou si vous préférez Weber ( comme moi) , c’est la voix de la Réforme.
    Oui et non. La défense du mérite plutôt que de la naissance est la position traditionnelle de toutes les classes montantes qui prétendent disputer la position d’une classe établie. Dès lors que la classe dominante appuie son pouvoir dans la transmission de positions acquises, la classe montante ne peut contester rationnellement cette domination qu’en remplaçant la légitimation par héritage par une légitimation présentée comme plus efficace. Et le mérite fournit une bonne réponse à cette nécessité. C’est pourquoi presque toutes les révolutions sont, au départ, méritocratiques. La Révolution anglaise du milieu du XVIIème siècle provoqua l’horreur parmi la noblesse en admettant dans la « new model army » des officiers au mérite, pendant que Cromwell affirmait préférer « un officier qui sait commander plutôt qu’un officier avec des plumes dans son chapeau ». La Révolution française fit de même, avec le recrutement par concours et l’affirmation que tous les postes publics sont ouverts à tous « sans autre limite que leurs talents ». Et la Révolution russe fit de même.
    Dire donc que la défense du mérite est « la position traditionnelle de la bourgeoisie montante » revient donc à prendre une partie pour le tout. Je dirais plutôt que la sélection au mérite est l’alternative traditionnelle à la sélection par la naissance. La « bourgeoisie montante » adopta le mérite pour pouvoir contester la naissance. Et dans notre société qui devient de plus en plus une société de « fils de », la revendication méritocratique est aussi « révolutionnaire » qu’elle pouvait l’être en 1789.
    Un réformé vous dira qu’il est bon d’interdire la mendicité car il s’agit d’une dégradation de l’homme et - accessoirement - qu’il convient d’inciter les "pauvres" à se prendre en charge. Il n’y a donc pas lieu d’opposer une telle loi au principe de l’égalité en droits.
    Je n’ai pas très bien compris cette remarque. Quelque soit la justification qu’on utilise pour interdire la mendicité, il ne reste pas moins qu’une telle interdiction ne s’applique pas « réellement » à tous, même si en droit elle est égalitaire.
    *** Maintenant et à l’évidence vous vous réclamez de ces valeurs fondamentales , ce dont je vous sais gré : le mérite, le travail, la responsabilité. Mais ces valeurs ne sont "aussi de gauche" que depuis la troisième République, et le courant moteur dans la gauche ouvrière a toujours été celui de l’égalité réelle ou "en fait" comme vous dites . Et c’est ce courant d’égalité réelle qui resurgit depuis 15 ans au PS,pas qu’au fdg.
    Deux remarques : la première est que vous semblez penser que l’idée de « égalité réelle » et celle de égalité « en fait » sont la même chose. Or, il y a une nuance importante. Très souvent, « l’égalité réelle » est conçue en termes d’égalité de résultats. Cette idée s’appuie sur la théorie selon laquelle il y a une unité absolue de l’espèce humaine, que tous les êtres humains sont en fait identiques. Soumis aux mêmes règles et aux mêmes contraintes, ils ne peuvent qu’aboutir aux mêmes résultats. En d’autres termes, s’ils n’aboutissent pas aux mêmes résultats, c’est parce qu’il y a une « inégalité » dans les règles et les contraintes auxquels ils sont soumis. Pour prendre un exemple, le fait qu’il y ait plus de chirurgiens de sexe masculin que de sexe féminin est considéré comme la preuve qu’il y aurait une « inégalité » dans la sélection des chirurgiens. Mais on peut se demander si, même si le processus de sélection était parfaitement égalitaire, il y aurait autant d’hommes que de femmes candidats au métier de chirurgien. Peut-on imaginer que, même en dehors de tout conditionnement inégalitaire, il puisse y avoir plus de femmes que d’hommes à vouloir embrasser telle ou telle profession ?
    C’est pourquoi je fais une différence entre « l’égalité réelle » - qui est rattachée au résultat – et l’égalité « de fait », qui est rattachée aux possibilités. Moi je veux vivre dans une société ou l’homme et la femme ont la même possibilité de devenir chirurgien, pas dans une société ou l’on trafique les règles jusqu’à obtenir que la moitié des chirurgiens appartienne à chaque sexe.
    Cela étant dit, je ne crois pas que « le courant moteur dans la gauche ouvrière ait été celui de l’égalité réelle ». Historiquement, ce serait l’égalité « de fait » qui est le plus souvent revendiquée par le mouvement ouvrier. Les mouvements politiques représentant les couches populaires – contrairement aux « classes moyennes » - n’ont jamais demandé qu’on abolisse examens et concours. Elles ont plutôt demandé qu’on donne aux enfants d’ouvriers les mêmes possibilités de s’y préparer.
    Mais vous ne pouvez pas éluder le faitqu’on dise, que les Bourdieu, les Foucault, les Althusser sont issus en ligne directe de la gauche marxiste.
    Pourtant,Faut pas exagérer. Althusser est issu « en ligne directe de la gauche marxiste ». Mais ce n’est pas le cas de Foucault, dont l’œuvre ne montre guère d’influence marxiste, et dont les contacts avec les organisations « de la gauche marxiste » tiennent plus de son amitié avec Althusser – ils étaient condisciples à l’Ecole Normale – et à l’agitation des milieux intellectuels en mai 1968. Bourdieu, lui non plus, ne vient pas « en ligne directe de la gauche marxiste ». En fait, il « viendrait » plutôt de la « droite libérale », à l’image de Raymond Aron, qui fut son maître et son protecteur jusqu’à 1968.
    Et que c’est à travers eux que la gauche réelle en vient aujourd’hui à rejeter les valeurs auxquelles vous êtes attaché. Ne pas le reconnaître c’est à coup sûr partir battu dans le combat que vous menez.
    Mais… je pense être le premier à le « reconnaître ». Foucault comme Bourdieu ont beaucoup servi comme caution aux « classes moyennes » pour imposer leur idéologie. Le fait que la gauche bienpensante attaque depuis 1968 la même logique « méritocratique » qui lui a permis de prendre le pouvoir traduit en fait la transformation des « classes moyennes » : de « classe montante » elle est devenue « classe établie ». Aujourd’hui installée, elle entend transmettre sa position à ses enfants sans les soumettre à la concurrence des « méritants » venus d’en bas. Et elle se sert pour cela – paradoxe des paradoxes – du Bourdieu de « la distinction ». Car le discours bourdieusien est ouvert à l’ambiguité : affirmer que notre école « républicaine » tend à reproduire les différences sociales est une banalité. Dans une société inégalitaire comme la notre, il ne peut pas en être autrement : croyez-vous vraiment que ceux « d’en haut » laisseraient subsister une école qui menacerait leur positions ? Qui risquerait de mettre leurs enfants en concurrence avec ceux « d’en bas » ? Bien sur que non. Mais il ne reste pas moins que, inégalitaire comme elle est, notre école « républicaine » est plus égalitaire que toutes les alternatives.
    Mais hélas, je préfère vous mettre en garde : vous n’avez pas - vous ou la fondation Jaurés, c’est tout comme - le quart du commencement du début d’une chance de gagner. Vous en êtes visiblement déjà convaincu ou pas ?
    Cela dépend ce qu’on appelle « gagner ». A court terme, certainement pas. A long terme… je reste convaincu que le futur nous appartient. Et quoi qu’il en soit, il y a des batailles qu’on s’honore à perdre.
    Cela veut tout simplement dire que les valeurs du mérite,avec égalité des chances,que vous prônez sont des valeurs libérales, on dirait aujourd’hui de droite,ou pas ?
    Libérales, oui. De droite, non. Ce sont au contraire des valeurs structurellement de gauche, du moins si l’on entend par « gauche » le parti du progrès. Elles ont été adoptées par les libéraux au temps des Lumières, quand le libéralisme était le courant révolutionnaire. Elles sont totalement rejetées par les « libéraux » d’aujourd’hui, devenus « de droite », qui ne croient plus au mérite mais au résultat – et en arrivent même à confondre les deux, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. C’est ce mouvement qui crée un paradoxe apparent, mais qui n’en est pas un.Je conviens que dans votre tradition de pensée(mouvementalisme)- que je connais très bien soit dit en passant - il soit très difficile d’effectuer un tel retour critique. Mais il vous revient de l’assumer.
    A condition de sortir du « marxisme vulgaire » et de regarder la chose avec perspective historique, je n’en vois pas la difficulté. Marx n’a jamais nié la valeur de l’héritage libéral. Il connaissait et admirait les penseurs libéraux, notamment David Ricardo, dont il a repris pas mal d’éléments.
    Il faut répondre du mieux qu’on le peut dans les contraintes du présent aux besoins des travailleurs. On a réussi à faire beaucoup de belles choses dans la période 1945-1980, et pourtant on n’avait pas aboli le capitalisme que je sache.C’est vrai,nous avons un capitalisme à+de56 % de collectivisme dans le PIB.Seul le Danemark est à notre niveau !
    L’adhérent du PCF que je suis ,s’en félicite.C’est le fruit de siècles et décennies d’effort,par des millions et des millions d’hexagonaux,et habitants des différents empires français ,venant de tous les horizons culturels,idéologiques...
    En plus les 35 ans qui nous séparent de 1980,n’ont pas été sans avancées.
    la CMU,les 35h,les lois sur le mariage pour tous,les lois léonetti,de fin de vie,celles en gestation sur l’enterrement civil.Le développement de l’enseignement pour tous.La modernisation du système de santé,qui est au top,le développement des maisons de retraite,les multiplications des services de l’économie sociale.
    La stimulante diversité culturelle qui génère un esprit trés affuté dans tous les domaines de l’activité humaine.D’ailleurs les Terriens ne s’y trompent pas qui font de cette surface,de 560000 km2,arpent hexagonal,de l’extrémité occidentale de l’europe,la zone la plus visitée de la planète où les touristes sont à +de40% que les habitants.
    La France,notre pays,qui met des étoiles dans les yeux des gens partout dans le Monde,à l’écoute de ce mot ;La France !!!!!
    Pourquoi , le pessimisme est il si présent dans les commentaires de ce blog ?
    La Positive attitude,nous permettrait d’atteindre la zénitude ?Ou c’est la perpétuelle insatisfaction,qui nous permet d’optimiser ?
    Je vais oser la tentation de formuler ainsi : Pourquoi sommes nous si bons,en France ?
    Peut être,parce qu’ailleurs,ils ont vraiment,beaucoup ,beaucoup de progrès à faire,ne croyez vous pas ?
    Pourquoi nous arrive-t-il,de tomber dans le pessimisme et le misérabilisme de clichés ?
    L’estime de soi ne mérite t elle pas d’être remis au goût du jour en France ?
    Une fois remise au goũt de jour,l’auto-satisfaction nous entrainera-t-il vers la décadence ?

    Maurice Le 4 mai 2015 à 16:05
       
    • Mais encore ? (En anglais : What else ?) C’est quoi ce paquet ? Quelle en sont les DIFFERENTES questions organisées, précises et sériées ? C’est rapport à quoi ? Où voulez-vous en venir ? Quel est votre part personnelle, quel est celle de l’emprunt recopié, sa référence ?

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 09:58
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    • Je regrette, Maurice, cette réaction ci-dessus, d’avant-hier. Je devais être énervé. Ce long entretien (pour un post) est intéressant, il pose la question du processus du concept d’égalité, qui n’est pas de l’égalitarisme, comme le communisme n’est pas du « commisme »... Il reste que ce serait bien que d’une part vous ne fassiez pas de continuité entre ce qui est citation et propos de vous, et que vous donniez la REFERENCE de cet entretien !... Merci.

      Aubert Sikirdji Le 7 mai 2015 à 07:50
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  • Conformément,à l’esprit contributif,j’ai tout lu.
    Mon apport est à comparer avec le votre,il est nettement positif.

    Maurice Le 5 mai 2015 à 13:12
       
    • Alors, tout baigne ?.. Finies les beignes ? Un peu de plus, nous allons être rattrapés par un vieux sentiment océanique des Familles !... Il ne faudra surtout pas jeter les vieux baigneurs avec l’eau du bain !...

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 13:39
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  • Je ne sais pas si les français ont bien le temps de lire toute votre littérature , mais je suis maintenant sûr d’une chose , ils en ont assez de cette gauche , ou tout du moins de ceux qui se disent de gauche , notamment au ps . Aussi si le Front de Gauche fait voter ps à l’occasion des futures élections , il risque fort de faire gonfler les effectifs de marine le pen .
    Donc je demande à ce que l’on revienne à nos fondamentaux et que l’on dise clairement que nous ne voterons pas pour le ps, et soit nous votons blanc soit pour le fn . Depuis que je dis à mes camarades que nous faisons fausse route ils commencent à se poser la question de savoir si je n’ai pas raison . Je les remercie pour m’avoir dit que jusqu’à présent je ne mettais pas trompé .

    l’ Antonien . Le 5 mai 2015 à 15:44
       
    • Ai-je bien lu ? Vous réclamez "que l’on revienne à nos fondamentaux et que l’on dise clairement que nous ne voterons pas pour le ps, et (que) soit nous voterons blanc, soit pour le fn ." ??... Autrement dit : "- Plutôt voter blanc ou FN que PS" ?
      ...Si vous vous êtes bien exprimé, ça ne ferait quelque part qu’illustrer la "thèse" de la ressemblance, ...juste vaine et "protestataire", entre le vote FN et le vote FdG, émise successivement par Sarkozy et Hollande !...

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 18:53
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    • ...Et quand j’écris "la thèse de la ressemblance", j’aurais du écrire "...(au minimum) de la ressemblance"...

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 19:11
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    • ...En outre, l’heure n’est plus, depuis longtemps, simplement à REVENIR aux fondamentaux !... Nous pâtissons de ce que les fondamentaux n’aient pas été suffisamment retravaillés, actualisés, enrichis, complétés... Ce n’est pas "de la littérature", si je ramène cette citation de Lénine : "le procès du concept est infini pas essence"... L’alternative manque encore d’une provision de concepts opératoires et partagés, populairement assimilables, en rapport avec la nécessité de changement des pratiques politiques classiques !...

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 21:16
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  • Décidément ma colère ne disparaît pas après ces propos iniques de Hollande sur les tracts du PCF en 1970.
    A t il oublié le meeting de Charletty où,Mitterand tenait des propos extrémistes et gauchistes comme lors de la rupture du programme commun en 1979 ?
    François Hollande a til oublié que les chevénementistes du ceres ont fondé le PS à Epinays.Ne sont ils pas au FN maintenant pour certains d’entre eux ?
    Et le François Hollandede 1970,militant UNEF pro-communiste, accepterait il jugements iniques du F.Hollande,en 2015, sur le PCF des années 70.
    Las,François Hollande,vous ne tuerez pas le PCF dont je suis membre.Le PCF vous survivra,je vais vous expliquer pourquoi tant votre suffisance présidentielle vous aveugle !
    Ce parti a fait la preuve qu’il ne disparaîtra pas au contraire,il nous survivra.
    Il a survécu à la seconde guerre,aux 2 MacCarthysmes,à l’URSS,à sa disparition,au programme commun,à sa rupture,à Robert Hue,à sa mutation,à MGB,à ses comités anti-libéraux,à Mélenchon,à son fdg.
    Le PCF est là,encore plus fort qu’en 2007 !
    ar le PCF,c’est une des cultures,majeure en France !

    Maurice Le 16 mai 2015 à 20:17
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  • ...En attendant, si le FN utilise désormais des éléments sinon de programme, du moins d’habillage, qui ont l’air de gauche, ...il faut se souvenir que son fondateur ne se privait pas, goguenard, de nous rappeler qu’il ne se voulait pas "national-socialiste", déjà ...parce que ...pas socialiste !... Le temps ne serait-il pas venu de revenir aux fondamentaux, du moment qu’il est mis sur la touche ?...

    Aubert Sikirdji Le 18 mai 2015 à 21:48
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  • Étrange ces échanges entre les mêmes qui disent leurs vieilles illusions pendant que le monde change ... Et les idées d’extrême droite prospèrent.
    Sans doute sont-ils âgés et loin du monde réel ?
    Pourtant un nouveau communisme du XXIÈME siècle est en réflexion ( en France de "jeunes" communistes sont au travail dans la Revue du Projet par exemple -accessible sur le net). Les expériences SYRIZA et PODEMOS nous disent, dès maintenant, les impasses à éviter.
    Votre obsession-fixation sur les "chefs" (Laurent, Mélenchon...) a quelque chose de pathétique...
    Les médias de la classe au pouvoir finissent par vous donner la mesure et vous ne vous en rendez pas compte.

    MacG Le 28 mai 2015 à 08:46
       
    • MacG, un communisme de nouvelle génération ne peut pas uniquement être un communisme de la nouvelle génération !... Donner le coup de pied de l’âne à un 20ème siècle, qui nous a laissés en état de choc, en le considérant uniquement comme poids du passé (à quoi d’aucuns ajoutent "passé d’une Illusion") est trop commode... C’est à raccrocher les wagons et rabouter les tubes du "passé" et de "l’avenir", sur la base d’une réelle capacité d’assimilation (auto-)critique, que l’on peut se fabriquer une "nouvelle" pertinence...
      Cf Naomi Klein, sur "la stratégie du choc" : « Un état de choc, ce n’est pas seulement ce qui nous arrive après un drame, c’est ce qui nous arrive quand on perd nos repères, quand on perd notre histoire, quand on est déboussolé. Ce qui nous permet de garder le cap, de rester vigilant, c’est notre Histoire. Une période de crise, comme aujourd’hui, est l’occasion de réfléchir à l’Histoire, aux ruptures et continuités, à nos racines, l’occasion de nous resituer dans la longue histoire des luttes. »

      Aubert Sikirdji Le 28 mai 2015 à 09:39
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  • Bien entendu cela n’excluant pas l’approche historique et la capacité de manier la critique historique. Et il y en a bien besoin en ces temps d’exacerbation du révisionnisme. Beaucoup des propos lus ici évoquent plutôt la balle que l’ on se tire dans le pied pour ne pas marcher. Soit des concessions à l’idéologie dominante...

    MacG Le 28 mai 2015 à 09:51
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  • Et si mon rêve se réalisait ?
    Si,en 2017,désireux de secouer le paysage politique JP.Chevénément se présentait en 2017 ?
    Aprés tout El Cabssi en Tunisie va avoir 90 ans.
    Si JP.Chevénément se présentait en 2017,alors le MRC se rallierait à lui,Montebourg aussi,Fillipot peut être,Anicet lepors d’autres,Dupont-Aignan,Nation-Bastille ,Lordon,Todd,Sapir,Mélenchon ?
    Enfin la révolte des souverainistes de gauche,se manifesterait,et se poserait la question des batailles électorales qu’il faut essayer de gagner au moins ici ou là même si mon parti le fdg-PCF est en deuxième division.
    Car,les politiques représentant les souverainistes,il va falloir œuvrer pour attirer le suffrages sinon,le boulot est fait par le FN.
    Et vous les bobos à la gauche de la gauche,je vais vous secouer le cocotier.
    La question de fond est :
    peut on faire alliance ,localement,avec des membres du PS,critiques ?s’ils le veulent,car vu que le fdg-PCF, disparait,sans élus visbles,il ne peut exister,et ça renforce le monopole d’élus PS.
    Certains se demandent,quelle différence, entre des écologistes désireux de s’associer à un gouvernement PS et des communistes désireux de s’associer à un Conseil Municipal fut il PS frondeur ?
    C’est trés différent.Au gouvernement ,revient la responsabilité de diriger.Pas au niveau local. Il est indispensable de mettre carte sur table, de crever l’abcès pour cesser de piétiner.Car la différence est immense.
    Un conseil communal,est local.
    Un gouvernement est actuellement européiste.Investissons à la Podemos,les casemates périphériques du pouvoir ,devenons culturellement hégémonique à la Gramsci,pour un jour gagner le pouvoir central.
    Au fond quoi de plus normal pour un communiste français,non-bolchévik , de s’investir dans sa commune.
    Or avec les pédégés,il ne faut pas,avoir des alliés locaux,de gauche c.a.d PS,car le parti de’ gauche(?)’,les a ex-communié.
    A ce compte,vu que les électeurs de gauche votent PS au second tour,seuls le PS aura des élus,ou LR ou le FN.
    C’est d’ailleurs le cas après la stratégie suicidaire anti-électoraliste’,c’est un comble quand on base sa stratégie sur les élections..
    Cette perspective est inacceptable.Qui peut se réjouir que sur les 600000 élus de la république,seuls quelques dizaines soient de la gauche du PS ?en France ?

    Maurice Le 10 juin 2015 à 13:28
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