Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 20 avril 2015

PCF / FN : Hollande connaît ses amalgames

François Hollande, à son tour, a comparé le PCF des années 1970 et le FN de Marine Le Pen. Nicolas Sarkozy avait mis en parallèle le discours frontiste et celui de Jean-Luc Mélenchon. La symphonie est parfaite, mais ce n’est pas une raison pour l’apprécier.

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Marine Le Pen chasse à gauche comme à droite. Son but est simple : cultiver le ressentiment pour valoriser un projet d’exclusion. Elle entérine le recul de l’État-providence et en tire les conclusions : il faut réserver la manne publique aux "nationaux". Tel est l’alpha et l’oméga de sa politique.

Son socle est le ressentiment ; ce qui nourrit le ressentiment est la désespérance. La moindre des choses serait de se demander ce qui produit cette désespérance et ce qui pourrait la dépasser. Mais aller dans cette direction reviendrait à mettre en cause les politiques suivies depuis plus de trente ans. À droite, bien sûr. Mais aussi à gauche.

Assimiler la gauche de gauche et le Front national est donc une manière commode de dire : il n’y a pas d’alternative aux politiques de réduction de la dépense publique et de baisse du "coût" du travail. Or cette affirmation ne peut avoir qu’une conséquence : attiser la colère, l’abstention... et le vote Front national. En pratique, c’est une manière d’alimenter la crise politique et de casser toute hypothèse de relance d’une dynamique populaire et démocratique.

Parallèle infondé sur un plan idéologique, faux sur le plan électoral

Le PCF des années 1970 est engagé corps et âme dans la stratégie de l’union de la gauche et du programme commun. À la fin de la décennie, il met en garde contre toute tentation d’un glissement libéral. Il le fait de façon maladroite, en se repliant ? Sans doute, mais sa préoccupation est légitime. Le PS d’alors a gagné son bras de fer avec le PC. François Mitterrand est élu en 1981. La gauche est au pouvoir, le PCF est en position subalterne. La gauche d’accommodement au système a le vent en poupe. Ses choix vont s’avérer désastreux. Pour les catégories populaires et pour la gauche.

Mettre en parallèle le PCF et le FN n’est pas nouveau. L’exercice est pourtant infondé. Il n’est pas juste sur un plan idéologique et éthique. Il est faux sur le plan électoral. Le FN s’incruste certes dans les territoires populaires, déstabilisés par la désindustrialisation et le chômage, qui votèrent massivement à gauche. Ce n’est pas pour autant le même électorat.

Si le FN d’aujourd’hui est sur le même plan que l’allié communiste du PS d’hier, il est criticable mais présentable. Par sa comparaison choquante, le président de la République contribue à la dédiabolisation du parti frontiste. Il insulte la tradition communiste ; il fragilise la culture républicaine ; il prépare les déroutes de la gauche.

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Vos réactions

  • les défaite de la gauche et la transformation (la disparition) du PS sont dans la stratégie de Hollande, Valls, Macron...

    Max V Le 20 avril 2015 à 16:18
  •  
  • Insupportable propos porté par un discours bien calculé et huilé. Le Syriza à la française est plus que jamais nécessaire pour, non plus combattre - même si il le faut bien entendu - mais bien pour construire un réelle alternative de gauche.
    Merci Roger.

    Luc Quinton Le 20 avril 2015 à 18:10
  •  
  • La voie d’alliances au centre droit est ouverte.En peu de mots Hollande s’est aliéné un bon million de voix pour essayer d’en pêcher deux à droite.
    Ce président sans culture politique (le Nord Pas-de-Calais était une terre d’élection socialiste dans les années soixante-dix) aurait dû être plus clair et dire que le discours du FN ressemble à un discours de Mitterand en 1970.

    Serge Le 20 avril 2015 à 18:14
       
    • Oui, je partage l’opinion de Serge. Du fait des échecs de la politique gouvernementale, de la faiblesse du PS et des mauvais chiffres des sondages, Hollande pourrait avoir la tentation de gouverner avec le centre lors d’un deuxième mandat, voire de séduire une partie de la droite qui serait mécontente de revoir Sarkozy à l’Elysée (mauvais cheval) et qui, fine analyste (notre droite n’est pas toujours "la plus bête du monde"), ne voit pas grande différence entre les politiques "de droite "et "de gauche".

      Bernard PRADINES Le 20 avril 2015 à 18:28
  •  
  • Tous ces calculs politiques sont au prix d’une réduction à néant de la capacité idéologique (critique)... Dont désormais c’est Normal premier soi-même qui donne l’exemple !!!... L’ennui du jusqu’au-boutisme dans le brouillage des repères, au prix de la promotion des illusions de noce incestueuse des contraires, ...c’est qu’il ne se contente pas de prêter le flanc à la mentalité d’extrême droite rénovée : il participe directement de sa prolifération désastreuse !...
    Il ne s’agit d’ailleurs pas ici précisément d’une pratique d’« amalgame » (un mot qui n’avait pas à l’origine un sens négatif), mais d’analogie criminelle, lorsqu’un tel rapprochement est fait entre le PCF des années 70 et Marine Le Pen !...
    Ce qui d’une part disqualifie toute Gauche authentique effectivement sur une la longue séquence de la mise en place du « il n’y a pas d’alternative », après la rupture de 68, et d’autre part crédite la Madame de son virage de normalisation anti-papa, décidée à manger à tous les râteliers du ressentiment !... Il me semble que la question est trop grave, pour que le PCF « demande qu’il s’excuse » au Président de la République : c’est encore quelque part : trop désirer le sauver !...
    Il y a surtout à se demander ce que Pierre Laurent est allé faire à s’exposer, photo à l’appui dans l’Huma, avec des dignitaires solfériniens entre les deux tours du dernier scrutin !... C’est donner des verges à l’adversaire pour se faire battre. Toute la configuration politicienne pourrie, de pédagogie de l’impuissance, instaurant un cerccle des représailles définitives des aspirations populaires alternatives, posant un jeu de rôles allant du PS à l’extrême droite, à laquelle nous nous confrontons, était pourtant déjà la même !...
    Mais aussi se pose pour la gauche authentique le problème d’entretenir un souffle de longue haleine : y compris sans concessions sur le passé. Je ne peux par exemple, personnellement, pas souscrire aux propos de Jean-Luc Mélenchon qu’il tint « sur le divan » de Fogiel, le 17 février dernier, comme quoi la « conviction de gauche était totale », de François... Mitterrand !... Entre autres, d’une part le tournant soi-disant « réaliste » de la rigueur de 1983 ne s’est pas simplement produit parce qu’en réalité on ne savait plus quoi faire d’autre, et d’autre part le problème du Le Pénisme, venant progressivement compenser les « déceptions » ne date pas du 21 avril 2002 !... Pour le dire vite, c’était déjà Mitterrand qui avait mis celui-ci en selle !...

    Aubert Sikirdji Le 21 avril 2015 à 00:17
  •  
  • Pour Maurice, il faut savoir terminer une brève. Et quoi de mieux que de faire chorus avec le concert médiatique hollando-lepenniste en vomissant sur Mélenchon. Sacrés PCF !

    Fulgence Le 21 avril 2015 à 08:50
  •  
  • À moins que les effets de manches actuels de Laurent sur le sujet ne fassent partie d’une stratégie élaborée lors des entretiens discrets mais réguliers Laurent/Hollande permettant au secrétaire du PC de se positionner comme principal opposant à Hollande au 1er tour en 2017, assurant à la gauche du PS une candidature beaucoup plus confortable pour lui que celle de l’ingérable Mélenchon. Hollande est réputé pour ces jeux de billard à deux bandes et Laurent un atout docile. L’union nationale PS, PC, UMP autour des JO de Paris préfigure bien ce que sera la tactique de la direction du PC pour les deux prochaines années, sans parler des suivantes. Et les chantiers d’espoir lancés par Autain, sous tutelle PC, s’intègre bien dans le dispositif .

    Mac Cullers Le 21 avril 2015 à 09:39
       
    • Ne soyons pas plus calculant que les calculateurs..., spéculant que les spéculateurs... : nonobstant l’humeur de mes observations précédentes sur Messieurs nos camarades Pierre L. et Jean-Luc M., il reste qu’avant toute chose, je « nous » considère foncièrement du même côté, face à « la terreur blanche » du « Pas d’Alternative » !... Sans naïveté. Cela signifie qu’avant tout il faut faire apparaître le caractère à plusieurs détentes, de ce que Hollande a sorti, comme l’a écrit Max V., sous « un discours bien huilé »...
      1/- Pour commencer, F.H. pourra toujours prétendre, l’air de rien, qu’il n’a certes pas voulu offenser le PCF : car ce n’est pas de la faute de celui-ci, si la nouvelle ligne du FN est ce qu’elle est, pratiquant, c’est un fait, le copié-collé d’éléments de discours le « gauchisant » !... En conséquence de quoi, « protester politiquement », oui, mais « demander des excuses publiques » au Président Normal ne serait pas vraiment la question...
      2/- Le premier élément d’habileté très perverse qui m’ait sauté aux yeux, c’est d’ailleurs que celui-ci ait affirmé que le FN se soit approprié le discours PCF des années 70 « à part sur la question des immigrés », ce qui, de par la propagande du FN lui-même, ne ferait justement pas une différence, qui ne se gêne pas pour repasser en boucle une prise de position de Marchais sur la question, datant des années 80 !...
      3/- Nous renvoyer aux années 70, sur le fond, c’est réaffirmer de sa part dans les grandes largeurs le « Pas d’Alternative » !... Mais en même temps, répliquer astucieusement, sur ce fond, comme l’a fait Regards, par le rappel d’anciennes affiches du PS lui-même, confrontées à ce que sa transformation idéologique aurait pu en refaire aujourd’hui (http://www.regards.fr/web/article/ps-1970-2015-une-mise-a-jour-en ), cela réduit le débat aux politiques de Pouvoir, et ne traite pas du problème du nécessaire changement de FORME(s) de la politique !... C’est nous remettre quelque part dans une vaine comparaison d’époques, car les limites atteintes pas « l’ancienne Union de la Gauche » ne furent pas que de contenu...
      Et justement, avec « les chantiers de l’espoir », il s’agit d’autre chose... Il ne s’agit pas de nous faire oublier que nous avons à expérimenter cette « autre pratique politique » dont cela fait un petit moment dont il est question des « balbutiements » !... On pourra toujours à ce propos réexaminer « le passé » de chacun, en rapport avec ce que j’appelle un souffle de longue séquence qu’il s’agirait de produire : cela n’empêchera pas la conscience que chacun pourra avoir de ce NOUVEL enjeu, en relatives convergences de vues !...

      Aubert Sikirdji Le 21 avril 2015 à 15:14
    •  
    • De fait, les fusions de 2nd tour PS-PCF aux Régionales seront difficiles à justifier. "Battre la droite et son extrême" sera perçu comme "battre le PS-libéral" aussi...

      Rafik Le 22 avril 2015 à 16:50
    •  
    • Rectification : ce n’est pas Max V, Le 20 avril à 16:18, comme je l’ai écrit, mais Luc Quinton Le 20 avril à 18:10 qui a évoqué "un discours bien calculé et huilé" de F. Hollande...

      Aubert Sikirdji Le 23 avril 2015 à 14:27
  •  
  • Après ce "iénième" propos méprisant envers ceux qui ont fait de lui un président de la république, qui va oser, y compris dans un second tour Hollande/Le Pen , appeler à voter Hollande ?
    Et pour les élections régionales que vont faire les dirigeants indignés du PCF ? Sauver les vice présidences communistes de certaines régions ou s’engager clairement dans un stratégie de rassemblement A GAUCHE ?
    Bernard

    Bernard Le 21 avril 2015 à 16:20
       
    • Ne pose surtout pas la question à Maurice, malheureux, ça va encore le stimuler !

      Fulgence Le 21 avril 2015 à 20:16
  •  
  • Toutes mes excuses aux lecteurs de Regards d’avoir "stimulé, par l’ignorance que j’incarne, le sens historique et pédagogique" de Maurice.

    Fulgence Le 21 avril 2015 à 17:15
       
    • Personnellement, je suis de ceux qui n’attendaient rien, absolument rien de François Hollande, à propos duquel je n’ai même jamais ajouté qu’il avait réussi « à me décevoir quand même » !... Mais non content d’être devenu l’expression ouverte d’une nouvelle variante de « droite normale », il aura fallu qu’il pousse la logique réactionnaire jusqu’à s’attaquer aussi rétroactivement, sur un mode négationniste, au passé du gros morceau de la gauche de gauche qu’était le PCF, comme s’il s’agissait ni plus ni moins du passé d’une illusion !... Un « Président » qui convoque les années 70... Qui fait sécession avec l’histoire même de « la Gauche » de l’époque... Comment est-ce possible, sinon, quelque part, qu’il peut spéculer sur un non-aboutissement, qu’il peut se permettre de redonder cyniquement sur l’Echec de l’idée même de Gauche, du 20ème siècle ?!?... Au-delà de la polémique, il reste que cela met au défi « les communistes » visés, sur le degré de résilience dont ils ont été capables ou incapables après la « période » désignée...
      En ce sens, je suis impressionné, par la petite phrase de Monsieur Dominique Filippi, du 21 avril à 15:14 : « Je veux bien évidemment parler - à propos du symétrique des extrêmes tenté par Hollande - de la perfusion d’un mort idéologique -le PS -sur un autre mort - politique celui-là - le PCF. »
      Triste spectacle, à te croire !... : et je ne récuse pas, nous nous en sommes déjà expliqués, EN UN SENS, cet avis de décès, que tu ne cesses de produire, en t’attirant les dénis, eux aussi, symétriques d’un Monsieur Maurice, avec son fameux « sens historique », mais pas pour dire qu’il s’agit de purement et tirer un trait, et passer à autre chose, dans la mesure où, si ce Parti bouge encore, la messe serait dite !... Je considère, pour ainsi dire par méthodologie, que, quelque soit le pronostic vital, les capacités de résilience, ou pas, passées ou présentes, du PCF font PARTIE DU DEBAT de fond sur : « quelle renaissance d’une gauche de gauche » ?... Que la mise en route du Front de Gauche, qu’il revendique, ne peut servir d’alibi pour un non-examen de ce qu’il a fait historiquement de lui-même, qui est un problème qui reste plombant pour tous... : encore une fois, ceci dit quelque soit l’opinion que l’on ait sur le fait qu’il soit mort ou pas !... Et je ne veux pas dire qu’il s’agirait en l’occurrence d’une question « centrale », selon le vieux vocabulaire, mais tout de même essentielle !... Et ce pour une raison simple : que si l’on ne repart pas, de manière datée et précise, de ce que « fut » une pratique politique ancienne, on ne peut pas définir, avec la crédibilité historique requise, ça que signifierait, je me répète, une « pratique politique nouvelle » !...
      Je sais, tu l’as écrit, qu’on n’en a rien à faire, que ce qui compte ce serait de se mettre, toutes affaires cessantes, en ordre de bataille derrière Jean-Luc, pour la Présidentielle de 2017...

      Aubert Sikirdji Le 24 avril 2015 à 13:58
  •  
  • Après l’UMPS, le FNPC !!! On se croirait dans une cours d’école.

    totoLeGrand Le 21 avril 2015 à 17:42
       
    • Sans "s", cour d’école, Monsieur Toto le petit !...

      A.S. Le 21 avril 2015 à 19:28
    •  
    • Déconne pas avec la politique, toto, tu vas nous énerver le Maurice !

      Fulgence Le 21 avril 2015 à 20:23
  •  
  • Des affirmations péremptoires ne font pas un argument. Encore faudrait-il montrer que l’isolationnisme et le protectionnisme de Le Pen ne rejoignent pas effectivement des thématiques du PCF dans les années 70, et aujourd’hui des thèmes du Front de Gauche.

    Il y a sans doute des complaisances libérales dans le PS, mais il y a surtout un aveuglement à la gauche de la gauche, qui ne voit pas qu’ils sont les alliés objectifs du FN, et qui le font monter mécaniquement par leurs discours anti-Europe et anti-mondialisation.

    Nico Le 22 avril 2015 à 17:57
       
    • Les "complaisances libérales" (casse du code du travail, collaboration active avec Merkel et Cie, cadeaux multiples et quotidiens au Patronat, etc... Excusez du peu) ne contribueraient-elles pas à la montée du FN ? Quel signal Hollande donne à la gauche en amalgamant honteusement les positions du PCF en 1970 à la l’esbroufe du FN aujourd’hui (une politique anti-libérale) ? Encore quelques années de "gestion loyale du capitalisme" et nous aurons une situation à l’italienne, c’est-à-dire la disparition totale de la gauche...

      Loriguet Le 23 avril 2015 à 08:38
    •  
    • Vous avez raison, Monsieur Nico, « des affirmations péremptoires ne font pas un argument »... : alors regardez-vous dans la glace : pourquoi ne faites-vous précisément que vous placer vous-mêêême dans ce même filon douteux ?... Vos « mais » (mêêê...), vos « encore que » signent le type même d’attitudes spécieuses et entendues, intellectuellement paresseuses, moutonnières et mensongères de tous les prisonniers du stade anal-logique ; pour qui ce qui est doit être, en dehors de quoi, tout « se rejoindrait » par ailleurs... « La démocratie française », avez-vous écrit ailleurs, étant ce qu’elle est, et définie une fois pour toutes, tous ceux qui se refuseraient à soutenir le PS, dans ces conditions, seraient des alliés objectifs et « mécaniques » du FN !... Donc, pas d’autre alternative !... Taisez-vous, moutons, nous vous ferons voter comme il faut, s’il le faut avec des aiguillons électriques, à bétail, pour aller plus vite... Bravo ! Il n’y a par contre, et sans doute, rien de « mécanique » dans ce que vous dites, rien de conformiste, rien de semblable à ce que nombre d’automates des media, aux fausses-évidences de cloaque, prétendent nous habituer à entendre, en prenant des mines subtiles !... Pourtant leur beau « principe de réalité » ne parviendra jamais à faire se mélanger l’huile et l’eau, la vérité et les approximations mensongères !...
      Une vérité de la « mondialisation » capitaliste, c’est par exemple... que le niveau des mers a commencé de monter... Moi, quand la mer monte, j’ai honte !... Mais il n’y a visiblement aucun espoir pour que le niveau intellectuel de certains fasse de même !...

      Aubert Sikirdji Le 23 avril 2015 à 11:32
  •  
  • Il faut s’interroger sur la présence quasi journalière du fn dans les médias.
    Je pense que cela fait partie d’une stratégie .Ils veulent que le fn arrive au 2eme tour des élections ,pour utiliser ensuite le vote républicain ,le vote utile face au danger de l’extrème droite qu’ils auront eux mème fait monter ,pour assurer leur election..
    Le "ps" est descendu bien bas.
    Il n’est plus socialiste ,c’est devenu un parti démocrate comme aux Etats Unis qui fait jouer l’alternance ,une fois a toi ,une fois a moi avec la droite et rien ne change.

    Colombe Le 23 avril 2015 à 04:41
  •  
  • Si le président Hollande pratique lui-même l’amalgame... si c’est pas dérouler le tapis rouge !... il ferait mieux de ne pas réduire les communistes au populisme de l’extrême-droite... ça n’a rien à voir !... il y a quand même une différence primordiale entre un militant communiste syndicaliste et travailleur-ouvrier qui écrit "solidarité avec les licenciés" sur les murs d’une usine d’un milicien d’extrême-droite qui tag dans des cimetières, des murs de mosquées, de synagogues et d’églises "mort aux Juifs ou aux Musulmans... feu"... président Hollande !

    http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2015N47692

    laurentgantner Le 23 avril 2015 à 05:16
  •  
  • Aubert Sikirdji Le 24 avril 2015 à 14:03
       
    • « J’attends une belle, une belle enfant
      J’appelle, j’appelle, j’en parle aux passants.
      Ah ! Je l’attends, je l’attends,
      L’attendrai-je encore longtemps ?
      Ah ! Je l’attends, je l’attends,
      L’attendrai-je encore longtemps ?
      Que suis-je sans elle,
      Un agonisant ?
      Je vais sans semelles,
      San rien sous la dent.
      Ah, je l’attends, je l’attends,
      L’attendrai-je encore longtemps ?
      (Etc... : Chanson de la Commune)

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 11:41
    •  
    • Ben, dans la chanson, c’est une image : c’est la République, c’est la Sociale...

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 12:04
    •  
    • (Tu as, n’est-ce pas, logé par erreur ton : « ...Et ailleurs que "dans la chanson" ? », le 25 avril à 12:10, un peu trop haut dans cette discussion...)
      Lorsque Jean-Luc citant Trotski, se fend d’une habituelle adresse à l’Histoire : « Histoire que tu es lente et cruelle »..., je ne l’ai jamais entendu spécialement ajouter simplistement que d’ailleurs ce serait la faute à Clémentine... A ta question c’est qui la belle (tu sais que j’ai l’esprit de l’escalier, qui se fait volontiers la belle, en improvisations diverses et variées...) : ici c’est surtout Maya, la belle, « l’Illusion », au passé de laquelle l’autre François H. a prétendu nous renvoyer, sous les sarcasmes de quelques-uns .. ( Voir ci-dessous THIERRY HERMAN, le 25 avril à 09:41. : « - Alors, les FDG, que demandez-vous de plus ? Ne vous a-t-il pas réunis dans le même réflexe d’autodéfense, le F.H.O. (- Hi, Hi, trop drôle !..) ..? » ( Le F.H.O. c’est le « François Hollande Obtus »)... Sauf qu’ici, demander « des excuses », et donc « le Respect », c’est un tantinet dérisoire... Cela fait un moment que le PCF s’est inhibé lui-même avec ce concept de « Respect » !... Le principe de « respect », il l’a naguère utilisé, manque de bol, pour refuser tout regard critique rétrospectif sur lui-même, car inutile, pour soi-disant produire un « communisme de nouvelle génération » ... : cela ne pouvait en réalité que le fragiliser durablement !...
      L’Elysée a eu beau jeu, par le fait, d’exclure tout acte de contrition : « Le chef de l’Etat n’a pas critiqué les communistes, il déroule un raisonnement pour expliquer que Marine Le Pen utilise les mots de la gauche mais que, derrière la façade, il y a la chasse aux pauvres et aux étrangers. »... Répondre politiquement, c’est dire : ...mais, en attendant qu’est-ce qui les crée les pauvres, quelle genre de mondialisation obligée, renvoyant au ridicule toute prétention au « protectionnisme solidaire », aboutit à les noyer en Méditerranée ?...

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 15:22
  •  
  • C est vraiment bête de la part du Front de gauche : le propos d’ Hollande avait eu le mérite de créer une unité autour du Front de gauche !

    Martelli et même Mélenchon se sont exprimé pour DEFENDRE LE PCF ! c est dire !

    IL faudrait donc plutôt que vous remerciez Hollande , meilleur garant de l’ unité de la gauche radicale .

    THIERRY HERMAN Le 25 avril 2015 à 09:41
       
    • ...Et vous, que faites-vous d’autre qu’émarger au club des moqueries et mots creux ?...

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 15:29
  •  
  • je vous emmerde profondément pour votre analyse brillante de la gauche radicale ... Quant à Filippi , c ’ est le plus grand diviseur de la gauche radicale ici présent ( anti PC à mort , pro PG maniaque ) , adepte de la grande gueule lettrée du Parti de gauche , que tout le monde a lâchée de Médiapart à Ensemble .

    Viens à Marseille et observe la situation de la gauche radicale ici bas si vous avez juste les couilles d’ y aller , et vous observez les exploits de toute l extrême gauche bobo purulente qui a mené le Front de gauche de centre ville à sa perte

    Heureusement que les grecs ont placé deux scientifiques à leur tête ( Tsipras et Vafourakis ) qui sont justement des non adeptes des mots creux et de tout le bla bla inefficace et inutile d’ un Filippi .

    Allez vous me rappelez la période des trolls sur face book des années 2012 2013 , et le déchainement anti PC d’ une partie du PG , qui depuis , est un parti "mort" , qui essaye de relancer un mouvement M6R qui touche 50 000 personnes à tout casser

    Merci d’ avoir répondu en tout cas : vous me rappelez pourquoi le Front de Gauche n avait rien d’ Humain d’ Abord .

    THIERRY HERMAN Le 25 avril 2015 à 16:05
       
    • Bonjour, et merci à vous - dois-je dire camarade ?-. Enchanté !...

      Aubert Sikirdji Le 25 avril 2015 à 17:22
  •  
  • Une différence entre nous est que vous êtes arrivé, Monsieur le camarade Maurice. Vous êtes un être achevé, terminal, un homme nouveau, parfait, mûr, même pas stalinien, véritable, de marbre devant les abrutis de toutes sortes, avançant coûte que coûte..., ne demandant qu’à renouveler et achever les autres...
    En fait, l’intérêt d’un certain type d’engagement, n’est-ce pas qu’il supprime tout conflit intérieur, une fois qu’on y est parvenu ?...

    Aubert Sikirdji Le 30 avril 2015 à 22:24
       
    • Pourtant, Dominique, le PCF a prétendu, depuis 40 ans, être de mieux en mieux communiste. Naguère, il ne s’agissait que de perfectionner le centralisme démocratique. On s’est rendu compte (un peu tard, d’ailleurs...) que cela ne suffisait pas : on l’a donc, au final,... "abandonné"... (5 ans après la chute du Mur !...) What else ?...

      Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 09:50
  •  
  • A mon avis , il ne faut jamais perdre de vue qu’on a là à faire à une démarche tout aussi religieuse qu’inconsciente de l’être...

    Domijnique FILIPPI Le 1er mai 2015 à 11:31
       
    • ...Si l’on veut, mais laisse-moi te dire, gentiment, que je trouve encore « paresseux » de dire ça. Le problème n’est pas tant à mon avis la croyance, ce serait trop simple, ...mais la croyance QUI S’IGNORE : ce qui fait qu’on est dans la croyance EN SE PENSANT DANS LE REEL... Et même plus dans la démarche objective que n’importe qui  !... C’est justement intéressant, à ce propos, que notre ami le camarade Maurice ait ramené : JAURES dans le débat... Qui a eu cette extraordinaire formule : « la France n’est pas schismatique, elle est révolutionnaire !... » C’est dire que la vocation française ne serait pas une attitude conne, mais fine, à l’égard de la religion : ce qui implique que « le révolutionnaire » ASSUME la dimension « mystique » de son propre engagement !...
       ...Ainsi, Pascale Fautrier (puisque nous en étions restés là en janvier, toi et moi...) rappelle cette assomption d’une « religiosité », dans ce que Jaurès met dans l’Espérance... (Je pourrais retrouver un exemple de ses propos...)-.
      Mais déjà voici, à ce propos Pierre Juquin à la 15ème minute de la conférence sur Jaurès, visible sur dailymotion, qu’il a donnée à la Maison du Peuple de Clermont-Ferrand, le jeudi 23 octobre 2014., où il est question de "l’idée d’un cosmos où tout se tient, tout est en relation, dans l’infini, et l’homme existe en relation avec l’infiniment petit et l’infiniment grand, il est une partie de ce monde, et il faut le comprendre comme ça : Jaurès situe la pensée socialiste, l’avenir socialiste à l’intérieur de cette vision cosmique. »
      Il ajoute à la 19ème minute : « Jaurès, on l’a accusé parfois, ou glorifié, d’avoir dit : « le socialisme sera une nouvelle religion. » C’est pas tout à fait ce qu’il a dit, m’enfin ne pinaillons pas sur les détails. Seulement, comment définit-il la religion ? Il dit : la religion, c’est l’ensemble des valeurs qui relient les hommes entre eux. C’est ce qu’ils mettent en commun. Ca ne l’empêchait pas d’être profondément laïc, tout en affirmant l’unité de l’être, faire toute sa place à l’Esprit, à l’émotion, etc. ...Et faut coir comment il parlait de la religion, parce que sur le plan de la religion telle qu’elle existe, dogmatique, etc., sa réfutation est implacable ! Mais il dit : il y a deux choses, il y a la religion catholique – parce qu’il ne parle que d’elle – telle qu’elle existe dans l’Eglise, dogmatique, etc. Et puis il y a la figure de Jésus. Il dit : c’est tout-à-fait autre chose !... On dit « Jésus était roi, mais roi de quoi ? Roi de lui-même, pour se dépasser lui-même !... Et euh... il voulait l’amour, l’unité : c’est en ce sens que, euh... l’humanisme qu’on peut trouver dans certains passages des Evangiles et l’humanisme socialiste que nous allons créer se rejoignent. Alors je vais donner une citation, le mieux c’est de le faire parler (vous verrez que les choses sont extrêmement simples, pourvu qu’on lise Jaurès dans le texte) : « Les vrais croyants sont ceux qui veulent abolir l’exploitation de l’homme par l’homme. » On ne peut pas être plus clair ! ...Je l’ai jamais vue citée celle-là ! ...« Et par suite, les haines d’homme à homme, les haines de race à race, de nation à nation, toutes les haines !... Et créer vraiment l’Humanité-qui-n’est-pas-encore. Mais créer l’Humanité, c’est créer la raison, la douceur, l’amour... Et qui sait si Dieu n’est pas au fond de ces choses ? »"

      Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 14:54
    •  
    • ...Pour revenir donc à ta phrase qui parle de "démarche tout aussi religieuse qu’inconsciente de l’être"..., je ne suis pas d’accord avec ce qui semble un signe d’égalité que tu mettrais entre inconscience et religiosité !... Non, non !... Le problème dont nous parlons, lorsque par exemple Freud évoque les bolcheviks, qui auraient reconduit les interdits de pensée de la religion..., c’est plutôt qu’il les auraient reconduits, en un sens, en pire !... Le problème n’est en effet pas que la rationalité soit (sur)déterminée par la croyance (voir ce que Lacan a pu dire sur le besoin de vérité au principe de la paranoïa...) , mais, encore une fois, qu’elle s’ignore, qu’elle se méconnaisse elle-même comme croyance !... C’est EN CE SENS que je considère que l’on peut parler "d’inconscience" !...

      Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 15:30
    •  
    • ...C’est ainsi (puisqu’il a été question de lui précédemment) que Lucien Bonnafé a pu à la fois régulièrement affirmer sa coalescence avec "des anticléricaux de tous poils", ET les fortes solidarités de fait que sa pratique l’a amené à nouer, dans de dures circonstances, non pas... avec des socialos, ...mais par exemple, avec "des bonnes soeurs" !...

      Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 15:48
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  • ...En tout cas, ce n’est pas négligeable que nous en soyons venus, "nouz’ aut’ les cammunisses" présents, avec ou sans carte du peu ce feu PCF, alors que nous l’avions, la carte, du temps de Marchais... à rappeler ici à Mister François Hollande que nos "croyances", au-delà de nos forts désaccords, ... et Jaurès à l’appui, n’ont ABSOLUMENT RIEN A VOIR avec les croyances d’extrême droite, à savoir, des croyances (Oui, je croaa, chantait le vol noir des corbeaux sur nos plaines...) ...en la race, le sang , le sperme, qui REPRODUIT "la Patrie" à l’identique !...

    Aubert Sikirdji Le 1er mai 2015 à 22:28
       
    • Ce que tu dis, Dominique, de la nécessité d’une laïcisation jusqu’au bout de la pensée mérite débat. En attendant... : voir en passant, histoire de situer le contexte idéologique dans lequel nous sommes, la fin de l’émission « Ce soir ou jamais », du 17 avril, sur le thème "Le capitalsme mérite-t-il une bonne correction ?", avec Thomas Piketty, Frédéric Lordon, et au final Guy Sorman-le-libéral,... sortant à son contradicteur : « Je voudrais qu’en France nous ayons une approche non religieuse, non théologique des débats économiques. Euh... Parce que je crois que c’est le problème français, ça a toujours été le problème français : nous sommes incapables de poser les problèmes économiques de manière réelle, concrète, on y introduit de l’éthique, de la morale, de la religion, etc. Et c’est ce qui pourrit le débat, et c’est ce qui entraine la stagnation. » Lordon « - Mais non !...Vous pensez que l’économie est une science, et CA c’est un acte de foi théologique ! » Sorman : « - Je considére que l’économie est une ascèse : il faut apprendre les FAITS !... » Lordon : « - Mais non, Monsieur Sorman, les faits n’ont jamais parlé d’eux-mêmes, les faits, les faits ne disent rien. C’est l’empirisme le plus vulgaire de considérer que les faits parlent d’eux-mêmes ! ...Les faits, les faits c’est quand vous ouvrez votre fenêtre, vous considérez que les faits disent que la terre est plate et que le soleil tourne autour. On fait parler les faits avec un POINT DE VUE, un point de vue intellectuel : un point de vue théorique !... » Sorman : « - Vous me faites penser à l’Eglise catholique avant Vatican 2, tout ça c’est du Latin, euh..., vous maniez très très bien le Latin, mais les français n’ont plus envie d’entendre la messe en latin ! » Lordon : « - Amen. »

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 00:51
  •  
  • Ta réponse, Dodo-la-sieste, serait-elle « ne Mélenchon pas tout » ? Jean-Luc n’a-t-il pas bien affirmé l’alternative RATIONNELLE, portée par « le peuple urbain » et ses couches moyennes, aptes à contester et remplacer les dominants en compétences diverses et variées ? Et il ne serait ici nullement question de foi du charbonnier !... Mais au fait, pourquoi cette expression est-elle forcément considérée comme un tantinet péjorative ? Bon ben disait Bonnafé, pour définir ce que l’on désigne comme foi du révolutionnaire, disons « l’esprit temps des cerises »...
    Dans son livre « Une introduction à la philosophie marxiste », de 83, Lucien Sève s’était fendu d’une formule marquante : « le marxisme n’est pas un athéisme ». Car le matérialisme marxien ne RETRANCHE ni n’ajoute rien au monde... Il a surmonté le simple DENI de la religion...
    Ceci dit, dire cela ne suffit pas pour ce qui nous occupe soudain, à savoir, à partir de ce qu’a posé l’idéalisme de Jaurès, le rôle de la croyance... et ses effets, y compris dans le militantisme !... Je ne peux pas en faire de citation, car je ne l’ai pas sous la main, mais je renvoie au livre de Bernard Muldworf, « FIGURES DE LA CROYANCE : Amour - Foi religieuse - Engagement militant. »

    Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 09:43
  •  
  • Je dois avouer que j’ai un problème à la lecture de votre texte actuel,Maurice,même si j’en reconnais la pertinence.
    Je peux dire que je suis en phase avec la plupart de vos analyses critiques du monde tel qu’il va.
    Les turpitudes de Mélenchon et de ces chiens de garde,illuminés du PdG.
    Sur le rôle des « classes sociales » principales (en s’inspirant de Marx) , je reste sur ma faim.
    Vos analyses, ne débouchent pas sur la question fondamentale qui me préoccupe : que faire ?
    En effet, il se dégage de vos analyses une absence de solution ; elles sont terriblement pessimistes ,pour Aubert ;lamentables et méprisantes,pour Filippi.
    Les forces politiques qui, il y a trente ou quarante ans, cherchaient à répondre à la question (le PCF principalement) ont désormais abandonné toute volonté sérieuse d’y répondre.sous les coups incessants des Mitterandôlatres Mélenchoniens.
    Ce qui contribue alors, entre autres choses, à laisser le champ libre au FN pour s’emparer de la part de l’héritage national qui lui convient, et se donner à bon compte le rôle de nouvelle force de changement… à Hollande de gloser sur l’affaire !
    Comme s’il avait oublié qu’il doit tou au programme commun,des années 70 ;Sa mauvaise foi ainsi que celle de Mélenchon,laissent sans voix !
    C’est bien là ce qui me désespère… Sur qui compter aujourd’hui pour changer la donne et comment ?
    Ou bien on se tourne vers des groupuscules en nombre toujours croissant, que l’on peut qualifier de « gauchistes »…et qui n’ont jamais réussi à percer (c’est-à-dire à mobiliser les « masses »). Ou bien on se tourne vers des forces plus conséquentes. Mais, la principale (le PS) a déclaré clairement son obédience au Capital, ce qui la met hors jeu. L’autre, le PCF, a non moins résolument accepté d’être à la remorque de Mélenchon…ce qui tend aussi à le mettre de plus en plus hors jeu . Par ailleurs, je ne vois aucun espoir sérieux dans la profusion de toutes ces organisations « sociétales »,fdg,m6r, qui, par leur caractère « catégoriel », ne peuvent mobiliser également que des groupuscules divers et variés voire loufoque comme le pédégé…
    J’aimerais donc que vous esquissiez une ou des voies de progrès, même si je comprends que vous vous attachiez à mettre en évidence plutôt les défauts en tous genres du système : c’est aux organisations politiques, qu’en toute rigueur, il incombe, à partir d’analyses de l’existant telles que celle-ci, de proposer quelque chose… mais chacun de nous peut les aider, ou en aider certaines, en allant au-delà de la seule critique !
    (1) Je ne reviens pas sur la définition précise de ces classes sociales actuelles, notamment sur l’ idée, que je ne partage pas parfaitement, d’une « classe moyenne » au sens de Marx. Avec deux classes antagonistes, les choses sont déjà complexes. Comment s’en sortir avec trois (le Capital, la classe moyenne, la classe ouvrière ou populaire) ?

    henry Le 2 mai 2015 à 13:46
       
    • Bonne question, henry.

      Aubert S. Le 2 mai 2015 à 14:19
    •  
    • ...Je veux dire : c’est votre question « que faire ? » qui est bonne, henry... Pour le reste, cette autre question, « vers où et qui nous tourner ? » est classiquement PCF !... Celle d’une organisation, dont je fus, ...et qui s’est cru de longue date au centre des choses...

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 19:08
  •  
  • La pratique politique nouvelle ne se réalise que si la dynamique est créée...relis ce que j’ai écrit sur ce qui aurait créé vraiment une dynamique en mars, avril mai 2012 ! Tout le reste n’est qu’abstraction intello !

    Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 23:03
       
    • C’est cela : non seulement tu te répètes, mais en plus il faut qu’on te relise ! Je ne discute plus.

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 23:18
    •  
    • Cette dynamique sans laquelle aucune pratique politique nouvelle n’est possible QUI peut l’incarner car il faut bien que quelqu’un l’incarne ! bon sang de bonsoir ! désolé g’avoir à rappeler de telles évidences ! Laurent ? Il est très bon comme son père pour que les gens changent de chaine, Autain tb dans les talk show entre gens bien élevés mais tu la vois toi faire le poids face à toutes les ordures rentées de la caste médiatico-politique : PAS MOI. J’ai ma belle-fille qui est électrice à Sevran et qui est au chômage , voilà ce qu’elle m’a dit de sa perception de C. Autain..." je l’ai vu dans la rue avec son sac et sa belle robe , qu’elle vienne partager réellement notre vie et alors on l’a prendra au sérieux" ALORS QUI !

      Dominique FILIPPI Le 2 mai 2015 à 23:20
    •  
    • Tirage au sort.

      Aubert Sikirdji Le 2 mai 2015 à 23:34
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  • Puisque Monsieur, franc, coi, Hollande nous a renvoyé à nos années 70, permettez-moi de faire ce rappel vachement intello :
    sur la différence sémantique entre uchronie et anachronisme...
    L’uchronie, c’est la capacité bien comprise, inséparable de celle de "l’utopie concrète ", de refaire l’Histoire avec des si, ...lorsque l’anachronisme se réduit lamentablement à la refaire avec des scies !...

    Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 13:32
       
    • ...J’ajoute que, dans l’un cas, nous sommes dans le COURAGE intellectuel, ...et dans l’autre dans la PARESSE !...

      Aubert Sikirdji Le 3 mai 2015 à 13:40
  •  
  • J’ajoute ceci : les cocos du « peu ce feu PCF, à côté de ce qu’il a été », ne seraient, pour moi, en tout état de cause, pas exactement obsolètes, comme je l’ai déjà précisé, parce que pratiquant une religion périmée, et que « la laïcisation de la politique », comme disait... Jacques Delors, ne la permettrait plus... Car il est amusant de se rappeler que les idéologues qui disaient cela visait « la fonction tribunicienne » !... Qu’a fait d’autre Mélenchon que réhabiliter cette fonction ? Régis Debray, passé dernièrement à l’émission « Philosophie » d’Arte, expliquait qu’il y du sacré laïque... : que le professeur pratique celui-ci du haut de la légère dénivellation de son estrade... Et d’ailleurs ça ne me satisfait pas vraiment, personnellement que le PG fonctionne dans une nouvelle forme de « centralisme pédagogique », réhabilitant le pupitre un peu systématique de l’orateur... « = Pratique politique pas très nouvelle... ».
    Anecdote amusante : lorsque JLM a lancé M6R, à la dernière fête de l’Humanité, j’étais dans « le public », auquel il a préalablement lancé « y-a-t-il des révolutionnaires dans cette assemblée ? Levez-les mains !... » Je fus des têtes dures qui ne le firent pas : car « nous n’étions pas à l’école » !... Il reste que j’ai DEFENDU la théâtralité politique (ayant toujours tiqué sur l’idée que la politique n’est pas un théâtre »...) que Mélenchon a restituée !... Et que fait l’acteur « du haut » de la scène ? Sinon restituer du sacré ? Régis Debray : « « le sacré, ça créé », comme dit Robert Damien, lacanien méconnu »... Que fait l’acteur politique, qui ASSUME la dimension de « la scène politique » ?
    Cette dernière citation est sortie d’ un article récent, visible sur médiapart, de Régis Debray, dont voici un passage : « Il n’est pas anormal que l’inconscient religieux qui structure les communautés politiques [voir ma Critique de la raison politique ou l’Inconscient religieux, Gallimard, 1981], échappe à la claire conscience d’une démocratie laïque qui s’imagine avoir renoncé à toute pollution ou pulsion « religieuse » parce qu’elle donne à ce mot l’acception cléricale, institutionnelle et monothéiste qui nous aveugle au surgissement du sacré. De fortes têtes sans Dieu ni maître qui récusent les religions établies – et même toute espèce de religion – n’en restent pas moins capables d’un recueillement dont la manifestation, aux yeux du simple observateur, ne diffère nullement de celui des croyants. On ne connaît pas de civilisation, fût-elle officiellement athée, et surtout quand elle l’est, qui n’ait son point de sacralité (l’Union Soviétique ayant poussé le hiératisme aux dernières extrémités). »

    Aubert Sikirdji Le 4 mai 2015 à 06:32
       
    • ...Ça n’est pas que ce soit faux... Mais, d’abord, l’impasse du fidéisme, où est le vaccin contre cela, et où est la garantie qu’en détruisant telle chapelle, on ne se retrouvera pas dans une autre, qui se reconstruirait sur de nouvelles bases, en principe toutes belles et toutes neuves ?... Ensuite, je considère que ce n’est pas suffisant de se dire que « la laïcisation bien comprise de la politique » consisterait à nous libérer décidément d’un complexe religieux, à balayer les scories et liens religieux qui non seulement relient, mais « ficellent », emprisonnent l’engagement...
      (...Cf Jean Ristat :
      « Camarade tu n’es pas le Christ en croix nous avons chassé les prêtres quitte ton habit emprunté la vieille langue et l’ordre de sa syntaxe balaie les fantômes de l’ancien monde qui frappe à la porte de ton sommeil camarade ne mets pas l’amour en prison... »)
      ...Que « le complexe » donc dont il s’agit de sortir, si nous voulons, sans reniement, nous sortir du 20ème siècle, c’est plus précisément « un complexe militaro-religieux » (cette expression devant s’entendre avec humour...) !... Voir l’argumentation, cartes historiques et militaires en main, de Monsieur le camarade Maurice, le 2 mai à 11h02... Ce n’est pas par hasard que j’ai recopié, à ce propos, un extrait d’Alain Badiou : http://www.regards.fr/web/article/l-horizon-des-ecologistes-commence , le 27 avril à 00h16, qui précise de quoi il retournait avec le dit modèle soviétique... Me trouvant en URSS, ce devait être en 1980, en présence... d’un officier soviétique, je me le rappelle nous parlant ... « de la Grande Armée » internationale des communistes !...
      Ainsi, le centralisme démocratique, que le PCF a tardé à « abandonner », était-il un modèle HIERARCHIQUE, où, par une mise en abîme, chaque organisation de base répétait, imitait, reproduisait le fonctionnement global...

      Aubert Sikirdji Le 6 mai 2015 à 11:09
    •  
    • ...D’ailleurs, pousser le raisonnement, cela va au-delà d’une interrogation sur une Forme Parti qui fut sacralisée, en même temps que des gens ont pu y trouver la garantie d’une « identité » jalouse d’elle-même, et plus forte que tout, et qu’ils ont fait du communisme une valeur refuge !... C’est-à-dire la possibilité, quelque part, pas seulement d’y trouver un appui « d’éternité », mais d’immobilité : d’y rester « égaux à eux-mêmes »..., comme si c’était une sorte de garantie homogénéisante pour se ressentir égaux entre eux !... Le fond de l’affaire, c’est que le dit « fidéisme », la dite « croyance » peut être ramenée à « une affaire d’Etat », c’est-à-dire de gens appelés à devenir quelque part, tous autant qu’ils sont, et à leurs différents, postes, « des hommes et femmes d’Etat », et, du coup, restant condamnés eux-mêmes à « rester en l’état », appelé « identité » !... Le fond du problème de « la Croyance » en question, c’est d’une croyance quelque part en un (nouvel) Etat, aux vertus uniformisantes, et dont le prétexte fut « la fin des inégalités » !... A partir de là, il ne s’agit pas de décréter purement et simplement, en se contentant de retourner les choses, une nouvelle stratégie « non étatiste », mais déjà de réinterroger la question de l’Etat.
      Tu as une expression en un sens amusante, souhaitant une nouvelle pensée politique, « que tu as la faiblesse de CROIRE laïcisée  »..., parce qu’affranchie de « la démarche fidéiste » :... quid alors de l’Etat ? Est-ce possible, et même nécessaire de repenser « un nouvel Etat », dans le sens NON UNIFORMISANT de cette citation de Régis Debray, que je cite à nouveau : « Il n’y a pas de laïcité là où il n’y a pas encore ou plus d’État » ?!?...
      C’est cela, le débat de fond. La question n’est pas de demander au camarade Mélenchon, sur le mode et avec l’accent pied-noir, « Ça que ti étais et ça que ti es devenu » !?..., en lui renvoyant à lui la question de l’identité, sur le mode du culte classique du culte de la personnalité, ...mais de nous interroger, tous autant que nous sommes, et au présent, sur la valeur de sa stratégie ETATISTE !!!...
      Puisque nous sommes ici, dans une discussion à partir de la question de la politique du PCF dans les années 70, il faut par exemple nous rappeler qu’il se trouve que la dite « stratégie du Programme Commun », que Mélenchon continue de glorifier, a précisément montré ses limites étatistes !...

      Aubert Sikirdji Le 8 mai 2015 à 18:23
  •  
  • Je ne sais pas si les français ont bien le temps de lire toute votre littérature , mais je suis maintenant sûr d’une chose , ils en ont assez de cette gauche , ou tout du moins de ceux qui se disent de gauche , notamment au ps . Aussi si le Front de Gauche fait voter ps à l’occasion des futures élections , il risque fort de faire gonfler les effectifs de marine le pen .
    Donc je demande à ce que l’on revienne à nos fondamentaux et que l’on dise clairement que nous ne voterons pas pour le ps, et soit nous votons blanc soit pour le fn . Depuis que je dis à mes camarades que nous faisons fausse route ils commencent à se poser la question de savoir si je n’ai pas raison . Je les remercie pour m’avoir dit que jusqu’à présent je ne mettais pas trompé .

    l’ Antonien . Le 5 mai 2015 à 15:44
       
    • Ai-je bien lu ? Vous réclamez "que l’on revienne à nos fondamentaux et que l’on dise clairement que nous ne voterons pas pour le ps, et (que) soit nous voterons blanc, soit pour le fn ." ??... Autrement dit : "- Plutôt voter blanc ou FN que PS" ?
      ...Si vous vous êtes bien exprimé, ça ne ferait quelque part qu’illustrer la "thèse" de la ressemblance, ...juste vaine et "protestataire", entre le vote FN et le vote FdG, émise successivement par Sarkozy et Hollande !...

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 18:53
    •  
    • ...Et quand j’écris "la thèse de la ressemblance", j’aurais du écrire "...(au minimum) de la ressemblance"...

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 19:11
    •  
    • ...En outre, l’heure n’est plus, depuis longtemps, simplement à REVENIR aux fondamentaux !... Nous pâtissons de ce que les fondamentaux n’aient pas été suffisamment retravaillés, actualisés, enrichis, complétés... Ce n’est pas "de la littérature", si je ramène cette citation de Lénine : "le procès du concept est infini pas essence"... L’alternative manque encore d’une provision de concepts opératoires et partagés, populairement assimilables, en rapport avec la nécessité de changement des pratiques politiques classiques !...

      Aubert Sikirdji Le 5 mai 2015 à 21:16
  •  
  • ...En attendant, si le FN utilise désormais des éléments sinon de programme, du moins d’habillage, qui ont l’air de gauche, ...il faut se souvenir que son fondateur ne se privait pas, goguenard, de nous rappeler qu’il ne se voulait pas "national-socialiste", déjà ...parce que ...pas socialiste !... Le temps ne serait-il pas venu de revenir aux fondamentaux, du moment qu’il est mis sur la touche ?...

    Aubert Sikirdji Le 18 mai 2015 à 21:48
  •  
  • Étrange ces échanges entre les mêmes qui disent leurs vieilles illusions pendant que le monde change ... Et les idées d’extrême droite prospèrent.
    Sans doute sont-ils âgés et loin du monde réel ?
    Pourtant un nouveau communisme du XXIÈME siècle est en réflexion ( en France de "jeunes" communistes sont au travail dans la Revue du Projet par exemple -accessible sur le net). Les expériences SYRIZA et PODEMOS nous disent, dès maintenant, les impasses à éviter.
    Votre obsession-fixation sur les "chefs" (Laurent, Mélenchon...) a quelque chose de pathétique...
    Les médias de la classe au pouvoir finissent par vous donner la mesure et vous ne vous en rendez pas compte.

    MacG Le 28 mai 2015 à 08:46
       
    • MacG, un communisme de nouvelle génération ne peut pas uniquement être un communisme de la nouvelle génération !... Donner le coup de pied de l’âne à un 20ème siècle, qui nous a laissés en état de choc, en le considérant uniquement comme poids du passé (à quoi d’aucuns ajoutent "passé d’une Illusion") est trop commode... C’est à raccrocher les wagons et rabouter les tubes du "passé" et de "l’avenir", sur la base d’une réelle capacité d’assimilation (auto-)critique, que l’on peut se fabriquer une "nouvelle" pertinence...
      Cf Naomi Klein, sur "la stratégie du choc" : « Un état de choc, ce n’est pas seulement ce qui nous arrive après un drame, c’est ce qui nous arrive quand on perd nos repères, quand on perd notre histoire, quand on est déboussolé. Ce qui nous permet de garder le cap, de rester vigilant, c’est notre Histoire. Une période de crise, comme aujourd’hui, est l’occasion de réfléchir à l’Histoire, aux ruptures et continuités, à nos racines, l’occasion de nous resituer dans la longue histoire des luttes. »

      Aubert Sikirdji Le 28 mai 2015 à 09:39
  •  
  • Bien entendu cela n’excluant pas l’approche historique et la capacité de manier la critique historique. Et il y en a bien besoin en ces temps d’exacerbation du révisionnisme. Beaucoup des propos lus ici évoquent plutôt la balle que l’ on se tire dans le pied pour ne pas marcher. Soit des concessions à l’idéologie dominante...

    MacG Le 28 mai 2015 à 09:51
  •  
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