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Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 12 avril 2016

PCF : questions autour d’un Congrès

[2/2] Tournant le dos à son alliance avec Jean-Luc Mélenchon, la direction communiste veut justifier le pari incertain d’une primaire à gauche. Pari qui, cette fois, peut ne pas réussir dans le parti. Reste une interrogation de plus long souffle. Énonçons-la en cinq points.

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Première partie : PCF : au bord du gouffre ?

Tournant le dos à son alliance avec Jean-Luc Mélenchon, la direction communiste veut justifier la démarche qui l’a conduite à accepter le jeu incertain d’une primaire à gauche. Son pari, cette fois, pourrait bien ne pas enthousiasmer les militants. En fait la période porte à des interrogations de long souffle.

1. Où en est le PCF ? Malgré une brève période de rémission, entre 1993 et 1998, il a connu un déclin électoral continu depuis la fin des années 1970. Il s’est amorcé d’abord dans les scrutins nationaux, puis dans les élections locales. Depuis 1973, la direction communiste s’interroge. Selon les moments, elle a nié la réalité du recul, puis elle a cherché des explications externes (l’anticommunisme, l’antisoviétisme), ou des raisons conjoncturelles (le vote utile), ou des causes organisationnelles (les militants n’ont pas assez bien appliqué la ligne politique).

En fait, elle n’a jamais vraiment su pourquoi le PC reculait car… elle n’a jamais compris pourquoi il avait autrefois progressé. Le parti communiste est devenu en France un parti de masse quand il a pu assumer trois fonctions en même temps : une fonction de représentation sociale (celle d’un groupe ouvrier en expansion qui a su se constituer en mouvement) ; une fonction utopique (l’incarnation au XXe Siècle d’une espérance, celle de la "République sociale", dont rêvaient les sans-culottes et les communards) ; une fonction politique (la désignation d’une forme propulsive de rassemblement, plus dynamique que la seule "concentration des gauches" chères aux radicaux d’autrefois).

Or ces trois fonctions ont été bousculées par l’évolution sociopolitique des années d’après 1945. Faute de pouvoir les reformuler, par crainte de voir diluer son "identité", le PCF a érodé sa propre fonctionnalité et donc les bases de son utilité perçue. On dit parfois que le PCF s’est servi des ouvriers et que les ouvriers se sont servis de lui : à partir des années 1970, ils en ont de moins en moins éprouvé le besoin.

Cela a affecté sa composition sociale, ou du moins ce que l’on pense en savoir. Il semble acquis que le PC reste un parti féminisé, vieilli, dont les adhérents sont d’origine très populaire (deux tiers d’ouvriers et d’employés), à l’image de la population active française. Mais son encadrement n’a plus la texture prolétarienne qui était la sienne. Les formations sociales supérieures, les enseignants, les cadres de la fonction territoriale occupent une place dominante dans la hiérarchie interne du parti. En revanche, les ouvriers et les employés ne comptent plus que pour un quart, alors qu’ils étaient majoritaires jusqu’au début des années 1990. Quant à l’organisation locale du PC dans l’espace du travail (la cellule d’entreprise), elle a progressé dans les années 1960, puis s’affaisse continument depuis 1975. Le recul et la déprolétarisation n’ont donc pas commencé avec la "mutation", mais à l’époque même de Georges Marchais. Même la phase de rétraction qui suit 1984, avec le retour partiel à une phraséologie plus "ouvriériste", n’a pas interrompu le mouvement

2. En nombre de cartes officiellement placées auprès des adhérents, le maximum pour toute l’histoire du PC a été atteint en 1978 (près de 570.000 adhérents recensés par les sources internes alors non publiées). Depuis cette date, les effectifs n’ont cessé de baisser. Depuis quelque temps, la direction annonce un effectif théorique de 120 à 130 000 cartes remises aux adhérents. Des sondages partiels, au niveau de quelques fédérations départementales, laissent entendre que la réalité est au-dessous de ce chiffre. Et de toute manière, il ne s’agit là que des cartes "placées". Les cotisants (qui ont un rapport à l’organisation plus soutenu que le simple adhérent) seraient moins de 65.000 (en attendant des chiffres plus récents) et la participation aux consultations nationales internes des dernières années a varié entre 60 et 34.000 (en 2012, avant le précédent congrès).

Incontestablement, cela suffit à faire du PC la principale force militante de la gauche de gauche. Dans les manifestations, il a encore les effectifs les plus fournis et les plus visibles des organisations politiques présentes. Mais l’efficacité politique du militantisme n’est plus la même. Bien sûr, une large part de ce tassement s’explique par le discrédit général des partis. Ils apparaissent comme trop institutionnels, trop axés sur des questions de pouvoir, trop refermés sur eux-mêmes et sur leurs propres intérêts partisans. Leurs fonctions majeures sont souvent assumées par d’autres : le communicant a pris le pas sur le propagandiste, l’éducation populaire passe par d’autres réseaux, la sélection des candidatures peut elle-même se faire par d’autres procédures, "primaires" ou "votations citoyennes". Globalement, les partis semblent ne pas accorder assez d’importance aux individus, en tout cas quand ceux-ci ne disposent pas des ressources personnelles pour se faire valoir.

En bref, une formule a le mérite de dire de façon ramassée le constat le plus répandu : la "forme parti" est obsolète. Cela ne signifie pas que l’organisation politique n’a plus de place ni de sens, mais que la forme verticale, hiérarchique et exclusive que l’histoire lui a donnée au départ ne correspond plus aux conditions modernes de l’élaboration, de la décision, de l’application et de l’évaluation des choix. Or force est de constater que le parti communiste a été le prototype par excellence du parti politique moderne. Un étudiant en science politique étudiant l’organisation des partis disposait naguère, comme modèle type idéal, de l’organigramme d’un parti communiste. Est-il dès lors étonnant que ce "modèle", si souvent décrié, parfois envié et toujours imité, ait pâti tout particulièrement de l’évolution des dernières décennies ?

3. Le discrédit du soviétisme a longtemps laissé entendre que, dans l’intitulé "parti communiste", le second terme, "communiste", était le plus discriminant. Il est vrai que les PC ont partout souffert de ce qu’ils ont trop longtemps établi un signe d’équivalence entre le soviétisme et le communisme. Mais, en sens inverse, nous sommes à un moment où le paradigme du "commun" revient sur le devant de la scène publique. Or cela ne suffit pas à relancer le terme historique ancien et à redynamiser ceux qui en font la base de leur identification.

On peut donc légitimement se demander si, contrairement aux apparences, le problème principal se trouve, moins dans le second terme ("communiste") que dans le premier ("parti"). En finissant par accorder plus d’importance au parti qu’au communisme, en s’auto-persuadant que le communisme ne voulait rien dire s’il ne se constituait pas en "parti politique", on s’est habitué peu à peu à confondre le communisme et le parti communiste. Ce faisant, on a oublié que, quand Marx et Engels écrivait leur Manifeste du parti communiste, ils ne se référaient pas à une « forme parti » qui… n’existait pas encore.

Quand se déploie la crise, non seulement du parti, mais de la politique en général, le temps est sans doute venu de dissocier plus radicalement la finalité et l’instrument, le communisme et le modèle classique de parti qui est censé le faire vivre dans l’espace politique, institutionnel et extra-institutionnel. Le communisme a besoin d’exister dans l’espace politique ; rien ne dit que pour cela il a aujourd’hui besoin de se constituer en parti politique séparé.

4. Il existe en France, depuis plus de deux siècles, un courant plébéien, démocratique et révolutionnaire. C’est principalement par son intermédiaire que les "catégories populaires" dispersées se sont hissées au rang de "peuple politique". Or le PCF en a été l’expression politique majeure pendant une grande part du XXe siècle. Que l’on s’en réjouisse ou qu’on le regrette, ce fut un fait. Mais, justement, nous n’en sommes plus là désormais. Le courant critique est aujourd’hui plus divers, plus complexe qu’autrefois. C’est une chance : qui dit diversité dit élargissement. C’est aussi une source de difficulté : qui dit diversité dit problème de cohérence.

Jean-Luc Mélenchon a assorti sa proposition de candidature de l’idée que la campagne électorale de 2017 pouvait être le point de départ d’un "mouvement". On peut discuter l’opportunité de son propos et la méthode retenue d’un processus que l’on ne doit pas au demeurant sous-estimer (plus de 90 000 soutiens, ce n’est pas rien…). Il reste que l’on aura du mal à discréditer l’intuition qui est à la base de son action : il y besoin de "mouvement" à la gauche de l’échiquier politique.

Réfléchissons bien sur le passé. Le communisme français d’hier était d’autant plus fort qu’il n’était pas qu’un parti politique. Il constituait une vaste galaxie raccordant de l’action partisane, syndicale, associative, culturelle et municipale. Il le faisait de manière souvent directive, en subordonnant l’ensemble des activités qu’il contrôlait au parti, selon un modèle qui fut aussi celui de la social-démocratie européenne. Mais, d’une certaine façon, il était lui-même un véritable "mouvement". Il ne l’est plus du tout aujourd’hui. Sans doute parce qu’aucun parti politique, quel qu’il soit, ne peut plus et ne doit plus aspirer à jouer ce rôle.

Et on ne règlera pas le problème en se disant que, peut-être, un ensemble de partis peut réaliser ce qu’un seul ne peut faire. Que fut dès son origine le Front de gauche ? Un cartel de partis. Or, s’il sut créer une belle dynamique, jusqu’en 2012, il n’est pas parvenu pour autant à être un mouvement.

En fait, il y a dans le cartel partisan un double handicap. Dès l’instant tout d’abord où le cartel relie des partis de dimension et d’impact différents, il ouvre vers des conflits d’hégémonie : qui dispose du plus grand nombre d’instruments et de signes du pouvoir et de l’influence ? Par ailleurs, en privilégiant la forme partisane, il présuppose qu’il est lieu principal où s’opèrent l’animation et la maîtrise absolue du champ politique. Dès lors, il est difficile d’empêcher qu’il ne finisse peu à peu, soit par s’enfermer dans la conviction qu’il a le monopole de l’action politique (les autres organisations, non partisanes, sont réduites au rang de forces d’appoint), soit qu’il en vienne à subordonner toutes les autres formes à ses capacités d’orientation politique. Le social, le culturel et le politique ne sont plus alors articulés : les deux premiers sont subordonnés au troisième. Or, très vite, la subordination nourrit le désir d’éloignement ; elle pousse de fait à la séparation. On a perdu en articulation du social et du politique ce que l’on a gagné en autonomie du social… C’est ce qui est advenu historiquement à la sphère française du communisme.

Auquel cas, le problème du parti communiste n’est pas seulement un problème de forme ou de statuts, mais un problème fonctionnel, dans une réalité où l’économique, le social, le culturel et le politique interfèrent les uns sur les autres comme jamais. Le libéralisme a réglé la façon à sa manière : le politique doit laisser la main à l’économique. Si l’on ne se résout pas à cette "fatalité", et si l’on ne veut pas substituer l’État au marché, que fait-on ? Si le parti politique ne peut plus avoir le monopole de l’organisation politique, comment parvenir à un "mouvement" qui ne soit pas un parti ou une simple coalition de partis ?

Il faut se convaincre de la nécessité d’un "mouvement" qui fasse, de toutes les démarches critiques déployées dans la société, une "force" politique. De ce point de vue, le cartel vaut certes toujours mieux que l’isolement ; mais il ne suffit pas. La régulation verticale (la hiérarchie) ne convient plus. La régulation horizontale (le réseau, le rhizome) ne veut pas dire grand-chose : dans le réseau, il y a des nœuds plus importants que d’autres et il peut y avoir des pilotes. Le monopole partisan et l’hégémonie d’un parti peuvent sortir par la porte et rentrer par la fenêtre. À partir du moment où chaque courant (communiste, socialiste, décroissant, écologiste, autogestionnaire, féministe…) se constitue en parti séparé, le risque est immense que s’installe une double évolution : chaque parti finit par se considérer en lui-même comme une fin et non comme un moyen ; il finit par tout faire pour assurer son hégémonie sur le "mouvement".

5. J’ai dès lors envie, moi qui me dis communiste, de poser deux questions à celles et ceux qui sont encore membres du PC.
 On peut très bien considérer que le communisme politique reste d’actualité. C’est en tout cas mon cas. Dois-je pour autant penser qu’il ne peut fonctionner que s’il se constitue en organisation politique séparée, quitte à penser ensuite son alliance avec d’autres ?
 On peut croire à la pertinence d’un projet et d’un parti pris de type communiste. On peut en même temps juger qu’ils seront plus utiles et plus expansifs dans un mouvement composite, qui ne serait ni communiste, ni socialiste, ni écologiste, ni… tout autre terme que l’on souhaitera y ajouter. D’une manière ou d’une autre, la crise atteint toutes les variantes sans exception de l’alternative et de la critique. Sous des formes multiples, elle touche à la fois le PC, les Verts et l’extrême gauche. N’est-ce pas l’indice qu’il y a, dans la séparation organisationnelle de ces courants, la source principale d’une obsolescence, que le courant en question soit récent (l’écologie politique) ou qu’il ait sur ses épaules le poids de deux siècles (les souches diverses du communisme) ?

S’imaginer qu’il faut fusionner toutes les sensibilités pour n’en faire qu’une seule n’est ni possible ni souhaitable. Est-ce une raison pour les enfermer dans des identités closes, dont le parti protège jalousement la clôture ? L’angoisse de la diversité perdue ne s’apaise-t-elle que dans la séparation ? L’originalité du mouvement contemporain de la critique sociale, du défilé de rue à la Nuit debout, rend plus urgent que jamais l’essai de réponse à ces questions.

Première partie  : PCF : au bord du gouffre ?

NDLR : une première version de ce texte a été mise en ligne par erreur lundi ; elle a été remplacée par celle-ci mardi à 9h30.

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Vos réactions

  • 1. Pour que le communisme retrouve un sens propulsif d’une contribution pour une alternative au capitalisme, le mouvement social et politique, qui se réclame de cette transformation comme nécessaire, dans sa diversité sociale et politique, a besoin de l’existence renouvelée de la fonction communiste. Si le PCF n’arrive pas à enrayer son déclin, l’éparpillement des mouvances qui gravitent autour n’a pas plus d’attractivité dans la société. Une fonction communiste, non dans le sens dirigiste d’avant garde, mais une fonction qui lie, capacité d’implantation populaire et de mobilisation du monde du travail, d’un salariat d’aujourd’hui majoritairement précaire, à une production intellectuelle , comme contribution appréciée pour les acteurs, pour penser et expérimenter la transformation et agir dans ce sens. Ce n’est pas le cas, entre autre, de mon point de vue, pour les raisons ci-dessous.

    2. L’analyse critique approfondie de l’échec du socialisme ou communisme du XXe siècle, l’analyse critique approfondie de l’historique du mouvement ouvrier français et de la gauche, n’ont en fait pas été faites. Même la critique de la période pourtant récente de la Gauche Plurielle a disparue des écrits. Pourquoi ces expériences ont elle échouées ? Dans les conceptions mêmes de la transformation des rapports sociaux ? Cette façon peut être très française, de séparer les rôles entre le social, le politique, la philosophie et l’économie... Cette maladie infantile du communisme n’est pas le seul défaut du PCF. Avons nous dépasser les conceptions théologiques, autour des valeurs humaines, de la transformation de la société ?

    3. Ceci a des conséquences sur la pertinence du projet (et des programmes au moment des échéances électorales) et sur la stratégie, pour laquelle, l’orientation dangereuse du "pari" d’une primaire de toute la gauche, fait que la direction nationale du PCF va au bout de cette stratégie, qui a adossé le devenir de l’influence communiste aux péripéties de la social-démocratie française. Le projet de base commune se distingue en remplaçant la pertinence de contenu du projet alternatif par une phraséologie. Les textes alternatifs ne sont pas plus convaincants. Pas d’analyse approfondie de la phase actuelle de la crise du capitalisme, de l’évolution des rapports sociaux, de la nature des ruptures qu’il faut opérer. La focalisation sur la financiarisation de cette crise, déporte la réflexion et l’action politiques en dehors de la sphère productive et de ses transformations. La charge textuelle d’un retour aux "fondamentaux" sous la pression de la section économique du PCF, masque difficilement par une lecture attentive, la faiblesse des dépassements proposés, qui au fond ne sortent pas fondamentalement du cadre établi par le capitalisme ou sa "gestion" social-démocrate, ou au mieux risque de s’avérer illusoires. Voilà pourquoi ce parti, comme toute la gauche de transformation sociale, n’a pas vu venir les restructurations dans les filières de la sidérurgie, du textile et de l’automobile, que l’on constate une frilosité pour s’investir sur la maîtrise sociale du médicament en s’affrontant aux Big Pharma notamment sur la question des prix... que pour le moment, on est dans le "verbe" sur l’ubérisation de l’économie. La question de la propriété et des pouvoirs est tabou. Les propositions sont soit "phrasées" et peu convaincantes sur "comment y parvenir", soit inexistantes ; Or pas de transformation radicale sans s’attaquer à cette question. Le fait de galvauder le concept de"commun" ne règle pas la question. La conception sociale et politique du rassemblement autour de "nous sommes les 99%", omet d’analyser ce que les transformations des rapports sociaux opérés sous le paradigme de la mise en concurrence et toutes les formes d’intégration tel l’actionnariat, a créé de divisions dans le salariat. Cette question de repenser les bases d’élaboration d’un véritable projet alternatif au capitalisme est totalement centrale et ouverte. Elle se pose à toute la gauche de transformation sociale. Pour cela, il faudrait savoir lire et entendre la diversité de ce qui s’est déjà produit sur le sujet et continue de se produire ...

    SANCHEZ Danielle Le 11 avril à 20:26
  •  
  • Les deux articles sont très étayés,documentés,argumentés,et intéressants à lire,bien qu un peu longs.
    MAIS,(car il y a un "mais"),on sent,malgré tout,comme souvent à E ! et au PC,une tentation du TSM. Deux indices le montrent.
    1/Une éventuelle candidature de Hulot est jugée "sympathique".Outre qu après Poutou,Nathalie Arthaud,et avant bien d autres,probables,ça contribuerait encore à disperser les votes(donc à affaiblir Mélenchon,sans doute,mais n est ce pas le but ?),Hulot n est pas franchement antilibéral,anti austérité,ni anti UE,et c est un euphémisme.

    2/Martelli ne doit pas souvent visiter le site JLM2017,il en est encore à "presque 80000 signatures",alors que plus de 90000 personnes ont signé.C est vrai que ce chiffre n a rien d un raz de marée,mais,vu la dispersion de la gauche critique,ça peut paraître honorable,voire énorme....

    HLB Le 11 avril à 21:52
       
    • Pan sur le bec ! J’ai regardé le site jlm2017 ce matin, j’ai vu 91 000, je me suis dit qu’il fallait corriger... et je ne l’ai pas fait. HLB a donc raison : il faut croire que je veux minimiser l’ami Jean-Luc... Heureusement que ce n’est pas vrai et que la bourde sera corrigée au plus tôt ! En tout cas, je confirme : plus de 90 000, ce n’est pas rien.

      Roger Martelli Le 11 avril à 22:19
    •  
    • 91000 ce n’est pas un raz de marée, c’est vrai. Mais la présidentielle c’est dans 1 an. Ce qu’il faut relever c’est la nature de ces soutiens. Il ne s’agit pas d’un simple clic sur un site internet car un bon nombre des signataires s’engagent à agir pour promouvoir le mouvement des insoumis. Il y a parmi les signataires beaucoup de sans parti. Ils représentent une richesse pour le mouvement progressiste car ils ne prêchent pas pour une chapelle mais veulent agir pour le bien commun. Vous verrez que ça influencera fortement la manière de faire la politique. Nous en avons déjà un avant goût avec Nuit Debout.
      Le mouvement initié par JL Mélenchon repose sur les groupes d’appui qui maillent le pays. A ce jour ça fait quelques milliers de citoyens qui s’impliquent directement dans leur diversité et sans attendre de consignes des "chefs de partis"
      Le PCF serait bien inspiré de ne pas trop tarder à s’inscrire dans ce mouvement comme le demandent près de 1300 communistes à l’initiative de Francis Parny car il risque de se retrouver en complet porte à faux avec cette histoire de primaire qui n’aura jamais lieu. Les dirigeants du PCF pensent sauver les meubles en tractant avec le PS, en réalité ils se coupent complètement d’une grande partie de ce qui reste de leur base électorale. Il est temps aujourd’hui de penser le communisme de manière vivante comme le propose Lucien Sève.

      choucroute Le 11 avril à 23:52
    •  
    • @ Choucroute

      "Des groupes d’actions qui maillent le pays"
      Déjà, le nom insoumis, cà fait pas sérieux, d’autre part la notion de "groupes d’action" m’est insupportable. Cà me rappelle les années 30, en Allemagne, je vous laisse deviner.

      Franchement, redevenons sérieux à gauche. Un programme économique sérieux à développer et à faire connaitre, des candidats valides, le choix au peuple de choisir son candidat avec des primaires à gauche, même la droite à piqué l’idée au PS sur les primaires. Et c’est tout. Convaincre les gens avec des programmes, pas avec des chansons d’un autre temps. Cordialement.

      Lucide Le 12 avril à 12:03
    •  
    • @ Lucide
      Je ne saurais trop vous conseiller la fonction copié/collé, ça vous éviterait de mettre des parenthèses à un texte que je n’ai pas écrit. Je n’ai pas écrit groupes d’action mais groupes d’appui.
      Quand à la primaire de gauche à laquelle vous semblez prêter des vertus qu’elle est loin d’avoir, je crains que vous soyez le dernier à encore y croire. Hollande sera candidat avec ou sans primaire (perso je crois que ce sera plutôt sans)
      D’ailleurs ça fuite de toutes parts dans son entourage. La dernière en date hier : - Najat Vallaud-Belkacem sur M6 : François Hollande sera candidat à la présidence de la République."
      Et si Hollande est candidat sans primaire, il n’y aura aucune autre candidature du PS et des écologistes de la fraction Placé. Si Hollande participe à la primaire le PCF et EELV ne seront pas de la partie.

      choucroute Le 12 avril à 14:20
    •  
    • Oui tout à fait ce n’est pas groupe d’action, mais groupes d’appui Pour ma défense, il me semblait avoir fait un copier coller sinon j’aurais fait des fautes des "maillent le pays", mais je veux bien vous croire, l’erreur viens certainement de moi.

      Bon, vous avez vu le nombre de participants à ces groupes d’appui ?(vous n’auriez pas pu chercher un autre nom du style, "Réunions de réflexions" ou "Réunions de recherche d’idées", cà aurait fait moins militaire que le terme "Groupe")

      Ils sont peux nombreux, entre 1 et 12 personnes dans ces réunions, ok, ils vont faire marcher les cafés, mais boarf, vous pensez que ce sont ces gens qui vont relever l’économie ? Ils vont parler de quoi ? D’idées ? Boarf .... Ca fait pas sérieux

      On va les prendre pour des témoins de Jehova plus qu’autre chose

      Lucide Le 12 avril à 15:48
    •  
    • @choucroute

      Revenez vers le réel, parlez nous de politique, d’économie, de propositions pour l’emploi, vous ferez plus de scores à Jean Luc qu’à le soutenir dans ses plans et recherches à être élu qui ne marchent jamais. cordialement

      Lucide Le 12 avril à 16:12
    •  
    • @ Lucide
      C’est quoi et qui le réel ? Le réel c’est ce qui existe indépendamment de nous. Aujourd’hui le réel c’est le capitalisme financier qui régit tous les rapports économiques et sociaux.
      Voudriez-vous y échapper que vous ne le pourriez pas.
      Il faut précisément partir du réel pour le modifier, le bouleverser, le révolutionner, faute de quoi vous faites ce que fait Hollande et le PS, vous gérez le réel et vous tenter de vous justifier en prétendant que c’est la loi naturelle.
      Le réel c’est les traités européens mis en place au forceps contre l’avis de la majorité du peuple. Revenir à ce réel c’est soit capituler devant ceux qui enferment les peuples dans la logique du profit maximum ou c’est décider d’en sortir si l’on ne peut le modifier.
      C’est quoi votre réel à vous , à part la primaire d’une gôche qui n’est d’accord sur rien sauf sur le fait qu’il faut empêcher JL Mélenchon d’être le candidat qui porte la dynamique d’une révolution citoyenne ?
      Croyez-vous que c’est en caricaturant le mouvement des insoumis que vous l’empêcherez de progresser ? Regardez un peu autour de vous, le monde bouge. Même dans le pays du capitalisme sans entraves et de l’individualisme forcené, des voix s’élèvent en masse autour de B.Sanders pour dire que trop c’est trop et qu’il faut re-civiliser le monde pour sauver la planète et les espèces qui la peuple.

      choucroute Le 13 avril à 10:14
    •  
    • @Choucroute
      Revenir dans le réel choucroute, par exemple tout les traités européens ne sont pas les facteurs principaux de la mort de nos industries . Regardez dans votre salle à manger tout ce qui a été fabriqué en Chine par des ouvriers exploités, votre ordinateur, votre télé, vos chaussures, vos habits, vos ciseaux, et tout les reste qui est en lien avec les fonds chinois. Ceci n’est qu’un exemple. Mais refaire nos industries, ce serait par exemple arréter tout liens commerciaux avec la chine, les insoumis nous parlent de cà ? Rien, le néant. A part le TAFTA, mais là c’est juste par antiaméricanisme primaire.

      Vous voyez nous sommes loin du réel avec tout ces mouvement d’indignés, de podemos, d’insoumis et compagnie. Loin du compte productif. Dans la fantaisie idéologique surtout :)

      Lucide Le 13 avril à 17:14
  •  
  • Contribution pertinente et approfondie de RM sur l"évolution du PCF et son déclin , sur son lent affaissement du notamment à la sacralisation de l’outil " parti", à sa déprolétarisation au niveau de ses instances dirigeantes au profit des couches moyennes et des élus ou collaborateurs d’élus mais aussi affaiblissement voir marginalisation et c’est peut être là ou l’analyse ne se fait peut-être pas assez incisive du fait notamment de sa difficulté à s’éloigner du modèle productiviste, de tirer les conséquences de l’épuisement et le pillage de la planète, bref de s’emparer de la dimension eco-socialiste comme un des axes de recherche et d’intervention fondatrice d’un nouvel horizon (comme a tenté de le faire dés l’origine de sa création JL Melenchon et le PG entre autre).

    centuri Le 12 avril à 11:07
       
    • Centuri : Entièrement d’accord avec vous. Il reste malgré tout une dimension qui n’est pas assez abordée c’est celle de la capacité d’étouffement des mouvements contestataires quand ceux-ci ne sont pas entièrement contrôlés par la direction du PCF : collectifs anti-libéraux 2004/2005, FDG 2012/2015. Ainsi bien qu’affaiblie la capacité manœuvrière du PCF reste une menace pour les mouvements actuels.

      Vassivière Le 12 avril à 13:49
  •  
  • Comme d’hab, cette messagerie est la cour des miracles des anti communistes de tous poils... Gattaz qui s’y connait question lutte de classes ne s’y trompe pas, son adversaire c’est bien le PCF et les communistes...
    Quant aux bobos, ils comptent pour du beurre ...

    nontron Le 12 avril à 15:41
       
    • Quant aux bobos, ils comptent pour du beurre ...
      T’as raison, tous que des anticomunicessssssss !
      Au PCF, il se passe toujours quelque chose.
      Hier, dans la presse capitaliste, j’ai vu que le PCF faisait instalker 3 ruches sur son toit, au colonel Fabien.
      Comme disait le grand et vénéré dirigeant G Marchais : les travailleurs, y veulent qu’on viendre faire payer les ruches !!!
      Allez, bonne journée à tous les anti-communicessss !!!

      pierre93 Le 12 avril à 15:59
  •  
  • Sur le PCF, il y a une chose à ne pas oublier et qui conditionne beaucoup des choix même si on peut le déplorer. C’est que chaque génération de dirigeant ne veut pas être celle qui sera responsable de l’explosion, la perte, la dilapidation (utilisez le mot que vous voulez) de tout ce qui a pu être acquis jusqu’alors : idées, avancées sociales mais aussi les biens immobiliers. Car un local c’est un point d’appui indispensable pour faire vivre une activité militante et repartir à la "conquête".
    Quand on sait que ce sont les élus reversant leurs indemnités qui font, pour beaucoup, vivre le parti...cela le place dans une posture plus défensive qu’offensive et ampute certaines possibilités qui pourraient s’avérer payantes. Et là dessus qu’importe l’origine sociale des cadres, le constat est partagé.
    Alors je ne demande pas de tout abandonner, de tout faire fi de toute considération matérielle, je demande juste que celle-ci ne prenne pas le pas sur les considérations politiques.

    Flutiot Le 12 avril à 17:03
       
    • @Flutiot "Car un local c’est un point d’appui indispensable pour faire vivre une activité militante et repartir à la "conquête". et je dirais même pour faire son miel, si on y met des ruches comme P.Laurent à Fabien, sans parler de la cire pour sauver les meubles...

      René-Michel Le 13 avril à 22:16
  •  
  • reconstruire un nouveau parti communiste sera long, le travail de décomposition/recomposition , ne sera pas évident. Il faut que l’ancien meurt, l’ancien parti communiste, lié a l’ancien mouvement ouvrier, trop lié au réformisme.Mais les travailleurs n’auront d’autre choix , que de reconstruire un parti communiste révolutionnaire, face aux attaques incessante du capital.
    Lire:Tom Thomas -Les communistes et le travail théorique aujourd’hui ; Conscience et Lutte de classe ; aux éditions Contradictions. Voir le site www.démystification.fr /livres Tom Thomas pour plus infos.

    bob Le 12 avril à 17:21
       
    • c’est comme l’histoire, elle est toujours très lente, puis d’un seul coup elle accélère et transforme la situation. Le PC a sûrement du chemin à faire pour changer, la hargne à les critiquer cache deux possibilités : soit l’exaspération de voir un mouvement comme celui-ci se figer (la dialectique marxiste en prend un sérieux coup), soit la volonté de le voir démoli...En ce qui me concerne, je souhaite la première réponse.
      En attendant, toute nouveauté politique a ses défauts, celle de Jean-Luc Mélenchon n’y fait pas exception. Mais elle a ses qualités : celles de vouloir rassembler toutes celles et ceux qui veulent le changement et par conséquent le construire. Faire face à l’échec du Front de gauche n’est pas chose facile et le fait que le PC penche une fois de plus vers la social-démocratie en se laissant piéger par la primaire PS ne facilite pas les choses. Comme le dit cet article, le PC est sur le bord de l’abîme, il risque de ne pas s’en remettre. Et de nous affaiblir tous. Ceci est d’autant plus important avec les luttes qui accélèrent, les nuits debout sont de véritables écoles de prises de conscience politique. Il importe de construire dès maintenant un instrument politique qui correspond à la hauteur des exigences politiques, se donner les moyens du changement, c’est regrouper toutes les forces disponibles pour le faire.

      morelle noire Le 13 avril à 00:19
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  • Lettre du communiste Jean Ortiz (s’adresse à JLM),

    Cher camarade,
    Dans le quotidien béarnais à grand tirage, « La République des Pyrénées » (28 mars 2016), un dirigeant local et national de mon parti, le PCF, tient des propos méprisants à ton égard, te conseillant de « partir ensemble en pèlerinage à Lourdes », avec le centriste Jean Lassalle, « puisqu’apparemment ils (vous) entendent des voix ».
    Ce n’est ni très élégant ni très respectueux. « La présidentielle rend fou », dit ce dirigeant. Le quotidien évoque la longue absence de la vie politique béarnaise de ce dernier et qualifie son « retour » de « tranchant ». Laissons ce type de tranchant aux longs couteaux des ambitions politiciennes. Ce n’est pas notre monde.
    Ni nos valeurs, ni nos pratiques.
    Camarade Mélenchon,
    Je me souviens des grands meetings à Pau où tu contribuas à rassembler des milliers de Béarnais, Basques, Landais... C’était l’époque du forcing « pour avoir Jean-Luc », au service bien entendu d’ambitions politiques. Et tu étais là, mouillant la chemise.
    Militant communiste à Pau depuis 25 ans, j’en connais les « spécificités » locales, les ressorts de chacun, l’obsession de certains pour « la com », les photographes, les caméras... au détriment du terrain.
    Si je m’en tiens aux voix, aux voix communistes et Front de gauche, aux municipales comme aux régionales, à Pau et au-delà, beaucoup ont manqué au rendez-vous. La politique se nourrit d’idées, mais elle passe aussi par les hommes. Au lieu d’invectiver un partenaire, de le jeter désormais comme un kleenex, balayons devant notre porte. Les coups bas aux effets désastreux ajoutent à l’atomisation de la gauche de transformation sociale, au manque de confiance entre camarades, aux fractures déjà béantes, et nuisent à l’indispensable dynamique anticapitaliste. Cette gauche de rupture, au-delà de ses divisions actuelles, veut sortir du cadre capitaliste pour construire une société solidaire, juste, de partage, d’inclusion sociale, écologique, de biens communs, de socialisations, d’implication citoyenne, à tous les niveaux...
    En tant que communiste palois, je tiens à te dire, camarade Mélenchon, combien les propos tenus à ton égard par un dirigeant communiste, m’ont indigné. Je te prie d’accepter mes excuses, au nom d’un maillon de ce parti dramatiquement affaibli et pourtant si nécessaire aux combats de classe d’aujourd’hui, le PCF ; au nom aussi de ce bel idéal communiste qui structure et structurera ma vie jusqu’au bout.
    Jean ORTIZ ; Maître de Conférences honoraire, PAU.

    FOSSEY Le 13 avril à 08:47
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  • • une lettre de Kevin KIJKO, cheminot toulousain membre du PG paru dans "le Grand Soir" s’adresse au lamentable Dartiguolles...
    Cher Monsieur Dartigolles,
    Moi qui ne suis qu’un simple militant syndical et politique, un simple citoyen, je lis depuis quelques temps vos mots à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon. Vous le taxez d’être un homme seul à l’Ego surdimensionné et vous le sommeriez presque de rentrer dans le rang, votre rang. Belle erreur que de penser qu’il agit en homme seul. Belle erreur de ne pas nous prendre en compte, nous les plus de 90000 personnes qui soutenons l’idée qu’il puisse se porter candidat pour nous représenter, ou nous les 50 syndicalistes devenus plus d’un millier à avoir appelé à soutenir la démarche de « La France Insoumise ». Belle erreur de croire que ceux qui ont placé leurs espérances en cette France Insoumise puisse rejoindre une quelconque « Tambouille d’appareil », comme vous avez voulu croire en un Front de Gauche à géométrie variable ce qui l’a conduit tout droit à ce qu’il est devenu au lieu de croire à un Front de Gauche uni, vivant et qui fait bloc pour porter un programme, notre programme à tous. Cette France Insoumise, nous l’espérions tous depuis longtemps, elle ne fait que se placer dans la continuité de l’élan populaire qui s’est levé lors de la campagne de 2012. Alors un peu de dignité en ne crachant pas sur un mouvement qui redémarre dès lors que l’ère du Peuple pointe son nez !
    Vous préférez rester dans des tambouilles d’appareils entre partis ? Libre à vous ! Retournez à cette « Valls » d’étiquettes menée à la baguette depuis l’Elysée et Solferino. Continuez dans ces Primaires qui ne feront qu’entériner le bipartisme, utiliser l’extrême droite comme leurre pour le vote utile et permettre de fossiliser un peu plus cette cinquième république à l’agonie, le tout en ne permettant pas un vrai débat démocratique qui ferait en sorte d’en tourner la page. De plus, vous faites partie de ceux qui veulent unir la « Gauche », mais quelle gauche ? Celle qui défend la déchéance de nationalité ? Celle qui défend la destruction des conquis sociaux ? Ou celle qui s’abstient à toutes les lois régressives au lieu de s’y opposer ? Personnellement je ne me reconnais pas dans ces « Gauches » là ! Alors, il me semble que le temps n’est plus au compromis, mais à la rupture avec tout ce faste, ce dédain du peuple qui caractérise l’oligarchie de la cinquième République. A la rupture avec ces politiques ultra-libérales, à ces luttes des places qui ne servent que des ambitions personnelles. Alors oui, comme beaucoup je ne crois plus en cette république où des hommes censés nous représenter qui ont eu notre mandat, oublient les intérêts communs pour un confort personnel et bafouent leurs promesses de campagne. Avec eux je ne veux plus rien avoir affaire et je leur dis basta haut et fort !
    Comme je l’ai dit plus haut rassembler ces « Gauches » qui n’ont plus rien à voir entre elles et que quasiment tout oppose, pour moi la solution n’est pas là. « Où est-elle alors ? » allez-vous me dire. Et bien pour une fois pourquoi ne pas rêver un peu et vouloir vraiment aller de l’avant. Voir grand et fédérer cette France qui croit en un meilleur avenir et qui lutte ! Cette France qui bat le pavé, qui veut sauver ses outils de travail de la vindicte des capitalistes. Cette France qui montre du doigt les abus ! Bref tous ces citoyens, ces syndicalistes, ces lanceurs d’alertes qui travaillent à porter des idées novatrices ! Et la France Insoumise, c’est celle-là. Et celle-là, elle n’est pas qu’un homme seul comme vous essayez de le faire croire. Elle est près de 900 groupes de personnes qui s’assemblent pour réfléchir à l’avenir, notre avenir à tous.
    Vous parlez de « nuit debout », un superbe mouvement qui se construit pas-à-pas avec des idéaux de vraie démocratie, de vie meilleur et d’une autre société. Mais ce mouvement qui commence et s’organise, qui se trouve ses propres porte-paroles, il me donne raison de croire en la France Insoumise, car il défend les mêmes idéaux que les miens comme bon nombre de ce qui y placent leur espoir.
    Enfin, vous parlez sans cesse de construire ensemble et de collectif. Regardez bien cette France Insoumise que je vous ai décrite. Regardez bien, elle se construit collectivement ! Alors, au lieu de vous entêter sur des primaires jouées d’avance et destructrices pour les idées de progrès sociale, rejoignez-nous ! Et pourquoi pas que tous les militants communistes se joignent à la France Insoumise, pour travailler ensemble à un projet progressiste : la Sixième République sociale, écologique et citoyenne.
    Kevin KIJKO
    Cheminot insoumis et fier de l’être !

    FOSSEY Le 13 avril à 08:48
       
    • Je suis d’accord avec toi Kevin. je suis militant au PCF et je suis contre cette primaire et je fait parti du mouvement des insoumis. Je suis inscrits sur la plateforme. Il me semble effectivement que la démarche est intéressante, puisque l’objectif et d’élargir au plus grand nombre au delà des partis politiques traditionnels avec comme base le programme l’humain d’abord. Cette démarche colle tout à fait avec le mouvement actuel contestant sous divers formes le système capitaliste, pour construire une autre politique qui sorte de cet ultralibéralisme.

      PP74 Le 1er juin à 21:43
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  • Non, on n est pas obligatoirement anticommuniste quand on critique le PC !!! En effet j appartiens au plus grand parti communiste français : celui de ceux qui l ont quitté !!! soit par excès d’appuis à l URSS (ah la grande époque de marchais appuyant l armée rouge de Moscou en toute indépendance), ceux qui le trouvaient droitier, ceux qui le trouvaient staliniens.... C est quand même désespérant de voir ce que le PC est devenu : un parti de vieux (moyenne d’âge de 70 ans dans ma commune) , d élus, de bons soldats (sans être péjoratif) ........ pourtant ce soir de 1er tour en 2012, quand au dépouillement JLM a fait 12% chez nous, soit 10 foisplus que MG Buffet avant, il fallait voir les yeux en larmes illuminer le visage des derniers membres du PC ..... Ils étaient ragaillardis... mais grosse claque aux législatives, municipales, vite on se remet avec le PS pour perdre encore plus de communes (Vaulx en Velin plus vieille ville PC de France) , aux régionales ont tergiverses embrouillant encore plus les derniers électeurs de cette vraie gauche .....
    Pierre Laurent a le charisme de Lajoinie et rembourse aujourd’hui son élection au sénat .. les meneurs de la primaire ouverte à gauche n y croient plus... que vont dire dire ceux qui s y sont aventurer ??? soutiendront ils Hollande, Valls ou Mélenchon ce qui les ridiculisera encore plus ??? les dirigeants du PCF coulent ce qui reste de la maison et franchement c est désolant !!!

    nabila halo Le 13 avril à 15:47
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  • Bonjour
    A tous , un bon site de contre info www.nada-info.fr.

    bob Le 14 avril à 10:44
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  • étonnant j’essaie de poster un commentaire (à plusieurs reprises)
    impossible !!!???
    y a t il une limite

    Daniel Le 14 avril à 15:47
       
    • Oui, faut appuyer sur le bouton "jlm2017" et ça va le faire.
      Moi, ça marche, y’a pas de raison.
      Je plaisante ! Sauf sur mon appui à JLM, là je plaisante pas.

      pierre93 Le 14 avril à 15:52
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  • il y a donc des mystères, même dans le numérique

    Daniel Le 14 avril à 16:13
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  • j abandonne

    Daniel Le 14 avril à 16:23
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  • Ses projets pour 2017, a Pierre Laurent ? Faire du miel ! Sincèrement, qu’ il s’ y mette !
    (Ironie sur son Interview a Valeurs Actuelles intitulé "Les projets de Pierre Laurent pour 2017", ou il encense marie Noël Lienemann, filoche et autres "frondeurs" sans pierres, et démonte Mélenchon)...

    gilles dor Le 14 avril à 16:59
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  • On va faire vite et simple, car le problème l’est : les solfériniens sont totalement et justement discrédités à gauche et dans tout le pays. Le PCF, complètement schizophrène, dit, à juste titre, pis que pendre de la politique de droite du parti de droite actuellement au pouvoir, pour ensuite s’allier avec lui. Le PCF paie son alliance avec la droite, ce qui provoque la répulsion de son électorat naturel qui, soit se fourvoie dans un vote FN, soit s’abstient. Vu ? Tant qu’au PCF on ne se décidera pas à une RUPTURE TOTALE ET DÉFINITIVE D’AVEC LA DROITE SOLFÉRINIENNE, la descente aux enfers continuera, jusque à la chute finale. D’avance, merci de ne pas botter en touche avec je ne sais quel "anticommunisme primaire", ce réflexe pavlovien qui surgit à chaque critique du PCF.

    Auxi Le 23 avril à 18:59
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  • Est-ce que de dire que ce point de vue me semble un peu simpliste est acceptable ?
    Et comme tout ce qui est simpliste en Politique est souvent caricatural, pourrait-on sur ce blog faire dans les contradictions, la réflexion, dépasser la surface de la réalité et aller un peu en profondeur, ce qui signifie aller au-delà des apparences, essayer d’aller un peu voir ou deviner ce qui ne se voit pas ou ne se comprend pas au 1er abord ?
    Je n’ai pas de sympathie particulière pour le PCF mais imaginer que la gauche ait un avenir sans lui, c’est du pipeau .
    C’est samedi, je ne développe pas.
    Tiens, une proposition : allez voir le débat E Plénel/P Laurent sur le site du PCF : très intéressant.

    pierre93 Le 23 avril à 22:08
       
    • Je continue, j’ai un peu de temps.
      Sur l’attitude ambivalente du PCF lors des élections :
      je crois qu’il faut mener un débat sur le fond, pas seulement se contenter de positions ou propos gauchistes style "le PC est vendu au PS, il veut juste des élus, des moyens, des permanents, etc..."
      Est-il inconcevable qu’un parti ou cartel (FDG) soit antilibéral ET veuille des élus ? Moi je pense que d’avoir des positions électives, c’est un atout supplémentaire. Sans aborder la question du système électoral qui n’est pas à la proportionnelle, ce qui change tout ou presque, vous en conviendrez.
      Avoir des élus dans les CL, c’est avoir des moyens politiques et culturels en + dans la bataille idéologique et politique.
      Ca permet de peser sur les politiques menées, même dans les collectivités dirigées par la droite ou le PS.
      Si d’avoir des élus n’était pas important, comment expliquez-vous que le PS et la droite se battent tellement à chaque scrutin ? Et nous, on leur laisserait le terrain ?
      Ce sont les groupuscules gauchistes qui n’ont rien à cirer d’avoir des élus mais eux ne cherchent pas le changement de société (je vais vite), ils sont là pour témoigner (et quelques fois faire perdre des positions électives au PC ou au FDG en faveur du PS ou de la droite...).
      La vie des gens, surtout les plus en difficulté, mérite de ne pas jeter la possibilité d’améliorer un peu leur situation à travers la gestion des CL. Il faut voir les plus démunis tenir, même fragilement, grâce aux actions des services municipaux ou autres . Moi, je ne me résous pas à traiter d’un revers de main cette question. Et je n’oublie pas que mon enfance a été plus heureuse parce que j’habitais Montreuil (ville communiste) : j’ai été soigné, appris la musique, parti en vacance, allait au patronage, habitait un HLM tout neuf, etc...grâce au communisme municipal. On ne jette pas comme ça un pan entier de l’histoire du pays qui a touchée des millions de personnes pendant des générations.
      J’entends bien qu’on est en 2016, plus dans les années 70 ou 80, mais pourtant, faut-il tout sacrifier au changement global au risque de sauter des étapes et des moyens ?

      pierre93 Le 25 avril à 16:15
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  • "Et comme tout ce qui est simpliste en Politique est souvent caricatural, pourrait-on sur ce blog faire dans les contradictions, la réflexion, dépasser la surface de la réalité et aller un peu en profondeur, ce qui signifie aller au-delà des apparences, essayer d’aller un peu voir ou deviner ce qui ne se voit pas ou ne se comprend pas au 1er abord ? ", dit Pierre avec juste raison.

    Alors moi aussi j’ai un grand petit quelque chose à apporter à la discussion : c’est ICI, la contribution de Maxime Vivas, du Grand Soir.

    Autrement Le 24 avril à 17:48
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  • Appel à candidature de Mélenchon : (plus de 90 000 soutiens, ce n’est pas rien…).
    Vous oubliez que c’est le chiffre des soutiens du mouvement M6R que Mélenchon a lancé en 2014 via le PG... Ce sont les mêmes personnes car les fichiers sont reliés. Quand il y aura nettement plus de 100.000 signatures là on pourra dire qu’il y a un véritable intérêt des citoyens hors des partis.

    LOLILOLA Le 29 avril à 19:46
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  • Et bien ce soir , on ne peut pas dire qu’il ne se passe rien au PCF

    Après les multiples départ des uns et des autres, il reste 52 933 adhérents au PCF

    Moins de 15 000 (14 942 précisément) ont voté pour le texte proposé par la direction du PCF , une très large majorité du comité national du parti et l’essentiel des cadres intermédiaires

    Seuls 28 % sont donc sur la ligne dirigeante alors que tout a été fait, ces derniers jours, pour lisser les angles de ce texte

    Même dans la fédération de Pierre Laurent, le texte n’est soutenu que par un tiers des adhérents.

    Si on rapporte ces nombres aux votes exprimés, on arrive à un petit 51 % d’approbation ( le 50 % n’est même pas atteint dans la fédération de Paris !!!!)

    Et dans ces 28 % d’approbation, on trouve beaucoup d’adhérents qui n’en pensent pas moins mais sont légitimistes et veulent éviter une crise dans le parti.

    C’est le fruit d’une stratégie illisible ou plutôt d’une stratégie à la petite semaine : un jour je tape sur Hollande et le PS. Le lendemain ou le même jour, je me lance sans consultation de la base et à fond dans une primaire de toute la gauche, Le surlendemain, je m’insurge contre les attaques anti sociales. Le jour d’après , je lance l’appel des 100 avec des frondeurs qui ont toujours voter la confiance à Valls. Le jour encore d’après, je ne jure que par le programme contre les égo. Le jour encore d’après, je fais part de ma disponibilité pour la candidature à la primaire etc.....

    Et , surtout, plus on parle de programme dans le parti, moins on en a ! Au point que le congrès de juin ne va même définir un programme vu qu’il faudra attendre décembre pour le rédiger.

    Interrogez n’importe qui qui n’est pas au comité national et demandez lui de citer 3 ou 4 décisions qu’appliquerait le PCF s’il arrivait au pouvoir : personne ne vous répondra autre chose que des généralités !

    Est-ce que le diagnostic serait très différent pour un parti comme Ensemble ? Pas certain si on se réfère à la "stratégie" de Clémentine Autain et son appréciation en dehors du petit cercle de personnes qui lancent un appel après l’autre

    Paul Le 6 mai à 22:51
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  • La différence entre Mélenchon et le PCF, selon moi, c’est que Mélenchon veut rassembler les convaincus et les ex-convaincus autour de lui (il est vrai qu’il s’exprime bien) alors que le PCF veut rassembler tous les déçus de Hollande, c’est à dire les progressistes en général dans un front populaire et citoyen, comprenant électeurs socialistes, communiste, écologique, abstentionniste de gauche, transformateurs, réformateurs, etc.
    Pour moi il n’y a pas photos, je suis pour un rassemblement large, de classe comme en 36

    GASTEBLED Le 6 juillet à 16:37
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  • Ps : Cette stratégie me parait la meilleur, et ignorer les positions réelles du PCF ne me parait pas honnête. C’est vrai que c’est plus difficile que d’applaudir Mélenchon !
    Je préfère les rassembleurs aux avant gardistes qui s’isolent.
    Il est à 15% et la barre me parait trop haute pour un seul homme qui insulte le PCF ; alors que Podemos-Unidad, battu provisoirement, ne s’est jamais permis ces égards de langage.

    GASTEBLED Le 6 juillet à 16:50
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  • le parti communiste qui a créé la famine en Ukraine en 1930, stalinien jusqu’a la mort de ce dernier., allié aux nazis jusqu’en juin 1941 (demande de réapparition de l’humanité en juin 1940 à otto Abetz), souteneur du coup de Prague dans les années 50, super pote des criminels dirigeants des pays de l’est jusque en 1990, créateur du mur de Berlin, comment et pourquoi le pc n’a pas été jugé dans un procès politique ? parce que allié du parti traître PS ? PS seul parti ayant osé présenté un ancien vichyste aux présidentielles de 1981.
    question : quelle différence y a t’il entre le communisme et le capitalisme libéral et sauvage ? le pc est pour l’internationale et le capitalisme libéral est pour la mondialisation

    philippe bestetti Le 20 août à 19:58
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