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Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 10 avril 2017

Présidentielle 2017 : l’élection de toutes les surprises ?

Jusqu’à ce jour, les péripéties de l’élection présidentielle auront déjoué tous les pronostics. Ce signe de crise politique intense peut-il ouvrir sur de nouveaux enfermements ou sur une nouvelle espérance ? Les deux prochaines semaines seront cruciales.

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Dans un article précédent, nous avions évoqué le constat d’une crise politique. Il n’est pas infirmé par les derniers sondages [1]. Pour l’instant, deux tiers des individus interrogés se disent certains d’aller voter (l’abstention, le 22 avril 2012 était de 20,5%). Et sur ceux qui affirment qu’ils iront sûrement voter, moins des deux tiers considèrent que leur choix est définitif. Ajoutons que près de 40% (Ipsos) disent que leur choix de tel ou tel candidat ne se fait pas par adhésion, mais par défaut.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la dispersion des intentions de vote soit toujours aussi grande. Aucun candidat retenu par les sondés ne dépasse le quart des suffrages exprimés. Extrême droite, droite "classique", centre et gauche se partagent l’électorat de façon presqu’équivalente.

Le Pen plafonne, Macron sur un fil

Avec les prudences qui s’imposent, on notera que la progression de Marine Le Pen semble pour l’instant enrayée. Le noyau de son électorat est certes solide et motivé, mais les digues qui limitent son expansion se révèlent encore solides. Son atout maître est la faiblesse relative de son concurrent de droite qu’elle devance encore largement. Or la situation de François Fillon est moins fragile que ne le laissaient prévoir ses déboires judiciaires et médiatiques. Lui aussi dispose d’un socle électoral solide (75% sont sûr de leur vote selon Ipsos) d’électeurs plutôt âgés et donc a priori plus enclins que d’autres à aller voter. Par ailleurs, une partie des sympathisants de la droite et du centre tentés par Emmanuel Macron semblent revenir à un positionnement plus affirmé vers la droite qui était leur point d’ancrage.

Emmanuel Macron est de ce fait dans une situation étrange. Dans un contexte incertain, il reste le candidat "attrape-tout" par excellence, ses soutiens allant de la gauche officiellement la plus déterminée à la bonne vieille droite libérale. Au coude-à-coude avec Marine Le Pen, il continue de bénéficier de la présomption d’un "vote utile" contre elle, dans la perspective du second tour. Mais l’exercice d’équilibre qu’appelle le "ni droite ni gauche" est délicat. L’approximation de ses propos et de son image conduit ainsi une partie de ses soutiens premiers à revenir vers un vote plus "naturel", à gauche comme à droite. Quand elle est en dynamique, la position au centre peut être porteuse… faute de mieux. Sans cette dynamique, elle est menacée sur sa droite comme sur sa gauche.

L’évolution la plus spectaculaire se situe à gauche. On a un temps brodé sur l’hypothèse d’une candidature unique rassemblant les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, de Benoît Hamon et de Yannick Jadot. Manifestement, l’opinion de gauche a tranché ce débat théorique, qui occultait bien des questions souterraines de leadership.

Hamon progressivement fragilisé

Dans les sondages les plus récents, Benoît Hamon est reporté vers le niveau très modeste qui lui avait été pronostiqué, quand se préparait la primaire socialiste de janvier. Avant cette primaire, il était évident que le candidat socialiste désigné, quel qu’il soit, se retrouverait coincé entre la gauche affirmée qu’incarnait Jean-Luc Mélenchon et la tentation du vote utile vers le centre que portait Emmanuel Macron. En mobilisant un peu plus de deux millions de votants au second tour, ce qui était partout présenté comme la "primaire de la gauche" a toutefois donné une certaine légitimité à celui qui en est sorti vainqueur. Benoît Hamon s’est prévalu aussitôt de son résultat pour affirmer qu’il était désormais le cœur d’une option de gauche, bien à gauche… mais pas trop. Et il est vrai que les premiers sondages post-primaires ont conforté son propos, de façon étonnamment forte.

Sur la durée, il lui a été toutefois trop difficile de sortir de l’entre-deux auquel il était dès le départ condamné. Un gauchissement exagéré de sa campagne ne pouvait que porter vers Emmanuel Macron les tenants les plus déterminés des choix gouvernementaux "sociaux-libéraux". Un recentrage trop poussé légitimait au contraire le choix d’un Jean-Luc Mélenchon arcbouté sur l’exigence de coupure franche avec l’ère Hollande-Valls. Pour se sortir de la nasse, Benoît Hamon a choisi de s’identifier à une mesure forte mais controversée (le revenu universel). Or aucune mesure particulière, a fortiori si elle n’est pas rassembleuse, ne peut compenser la fragilité d’une posture liée au fait que la primaire de janvier a fait de lui le candidat d’un parti associé à la débâcle du hollandisme au pouvoir. Frondeur, certes, mais officiellement investi par les socialistes…

La fin du PS mitterrandien était prévisible depuis quelque temps. Elle est désormais actée. Benoît Hamon pourrait bien en payer les frais électoraux, comme Gaston Defferre le fit en 1969… avant que François Mitterrand ne mette la main sur un PS hors-jeu.

La dynamique est pour Mélenchon

À ce jour, la dynamique électorale est passée ailleurs. Elle se situe franchement à gauche, et au bénéfice d’un Jean-Luc Mélenchon qui a fait un bond impressionnant dans les sondages. Il bénéficie d’un incontestable talent qui, loin du trublion attendu du "bruit et de la fureur", a révélé en fait un tribun sans nul doute percutant, mais surtout un argumentateur inlassable d’un projet soigneusement mûri et méthodiquement diffusé, en images et en sons, tout autant qu’en mots. Usant des moyens modernes de communication, loin des approximations rhétoriques des populistes de la droite extrême, "JLM" sait marier l’affect des symboles et la rationalité des mots. On aime plus ou moins sa mélodie ou son style, on se reconnaît ou pas dans certaines de ses propositions, mais on ne peut que convenir de la force de son discours.

Celui qui fut en 2012 le porte-parole du Front de gauche a su faire preuve d’un sens prononcé de l’initiative. Alors que le Front de gauche battait de l’aile depuis quelque temps, tandis que s’épaississaient les confusions entourant la primaire socialiste – le PCF lui-même laissait au départ entendre qu’il pourrait y participer – il décida de prendre les devants, sans l’aval de ses partenaires d’hier. Le cadre unitaire de 2012 étant en sommeil, il se dota d’un outil de campagne, la France insoumise, sous la forme d’une structure de mobilisation hors parti (y compris le sien), structurée autour de groupes locaux de soutien.

En même temps, il a veillé à ce que la cohérence de son projet, en principe venue "du bas", s’inscrive pour l’essentiel dans la continuité du programme élaboré collectivement en 2012. Entre L’Avenir en commun de la France insoumise et L’Humain d’abord du Front de gauche, les différences réelles n’ont dressé aucune muraille infranchissable. Les débuts ont été hésitants, puis un rythme de croisière a été atteint dès le mois de juin 2016, que seuls les résultats de la primaire ont perturbé pendant quelques semaines. Depuis une dizaine de jours, la dynamique est passée franchement du côté du leader de la France insoumise, propulsé désormais aux tout premiers rangs, au détriment d’un Benoît Hamon à la recherche d’un nouveau souffle.

La gauche de gauche n’a pas disparu

L’affaire, pour Mélenchon, n’est certes pas définitivement réglée. Une intention déclarée n’est pas une prédiction de vote. En outre, les progressions les plus nettes s’observent dans des secteurs de l’opinion (jeunes et ouvriers) qui, en règle générale, ne connaissent pas les propensions au vote les plus fortes. Mais, en tout cas, une donnée massive s’observe dans tous les sondages : JLM est d’ores et déjà le candidat qui fait mouche dans la part de l’électorat attachée à la gauche et à ses valeurs. Il progresse aussi bien dans son électorat précédent de 2012 que dans celui de François Hollande. Il mord sur les intentions de vote jusqu’alors portées sur Hamon, mais aussi sur celles qui choisissaient Macron, érodant ainsi l’effet de "vote utile" dont bénéficie l’ancien locataire de Bercy. Désormais, le vote utile porte les regards vers Mélenchon. Pour la première fois depuis bien longtemps, l’idée s’installe que, pour battre la droite, la solution n’est peut-être pas dans un ratissage porté vers le centre, mais dans la mobilisation du peuple de gauche, en activant ses valeurs fondatrices au lieu de les émousser.

Contrairement à ce qui se dit parfois, dans un pays comme la France la gauche de gauche, que le PCF a politiquement incarnée pendant plusieurs décennies, n’a pas disparu en même temps que le vote communiste déclinait. Selon les circonstances et le type d’élection, cette part de l’espace politique a pu mobiliser jusqu’à un bon cinquième des suffrages. Dans des moments particuliers, comme au moment de la campagne référendaire européenne de 2005, elle a su même imposer sa marque, impulsant alors un Non de gauche expansif, nourrissant le rejet du texte constitutionnel. Mais si cette gauche n’a jamais disparu, elle a pu être à la fois somnolente dans ses effets sur l’opinion et dispersée dans ses formes d’expression.

Alors que les défauts congénitaux du Front de gauche l’empêchaient de stimuler suffisamment la gauche combative, Jean-Luc Mélenchon a su user du moment présidentiel pour relancer une dynamique. Si elle se poursuit et s’amplifie, il est évident que s’ouvre une nouvelle page de la gauche française et peut-être de la vie politique elle-même. Dans tous les cas de figure, rien ne devrait être comme avant. Le PS, on l’a dit, est au bout de l’aventure mitterrandienne qui l’avait porté au pouvoir et qui avait précipité le PC dans un déclin électoral continu. Pour des raisons certes différentes, les deux protagonistes de la gauche du XXe siècle ont ainsi en commun d’être affaiblis cruellement.

La clé est dans l’ampleur du vote Mélenchon

Qu’est-ce qui sortira des tourbillons électoraux et de leurs surprises successives ? L’expérience d’Emmanuel Macron et les choix de Manuel Valls devraient, sous une forme ou sous une autre, accélérer l’émergence d’un démocratisme à l’américaine ou à l’italienne. Ce qui est beaucoup plus en pointillés est la possibilité d’un nouveau pôle social-démocrate, que Benoît Hamon rêvait de constituer, à l’instar de son homologue britannique Jeremy Corbyn. Il est théoriquement toujours envisageable, mais son opportunité pratique sera sans nul doute affectée par le résultat du 23 avril.

Reste la gauche de la gauche. Redonnera-t-elle le ton à toute la gauche, comme elle le fit dans le passé ? Redeviendra-t-elle une force pleinement populaire ? Attirera-t-elle dans sa direction tout ce qui exprime aujourd’hui une exigence d’égalité, de citoyenneté et de solidarité ? Le Front de gauche en a rêvé, mais pour l’instant, c’est une candidature à la fois en continuité avec l’expérience antérieure et en rupture avec elle qui est en passe d’aller dans ce sens.

De ce qu’il conviendra de faire par la suite, de l’avenir de la France insoumise et de ceux qui n’y sont pas tout en soutenant Mélenchon, il sera bien temps de discuter… Après. Dans l’immédiat, la clé est dans l’ampleur du vote Mélenchon… et dans celui de la tentation centriste. L’élément le plus perturbant, le mieux à même de redéfinir les lignes du clivage politique et d’obliger à une recomposition globale des liens entre la critique sociale et la gauche politique se trouvera principalement dans le niveau atteint par Jean-Luc Mélenchon. La position du curseur à gauche ne se mesurera pas à son seul score. Mais celui-là sera le plus scruté. Le 23 avril au soir, bien sûr. Et pourquoi pas le 7 mai ?

Notes

[1Les données utilisées ici s’appuient sur les récentes études d’Ipsos-Cevipof et de BVA.

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Vos réactions

  • " Jean-Luc Mélenchon a su user du moment présidentiel pour relancer une dynamique."
    Mérite qui ne lui avait pas été reconnu, il n’y a pas si longtemps encore. Mieux vaut tard que jamais. Il ne reste que quelques jours pour que toutes les bonnes volontés pèsent de tout leur poids afin de porter cette dynamique jusqu’à la victoire.

    Victor Le 10 avril à 14:05
  •  
  • Il y a effectivement là un MOMENT rare... Pas le rendez-vous d’un homme avec le peuple, de Mélenchon avec les français, mais du peuple avec lui-même, des citoyens avec leur république ! Certains pensent que le système actuel ne peut pas se défaire de l’intérieur... Or, tout système contient en lui-même les germes de sa propre destruction !

    Au même titre que des dictatures ont été installées suite à une élection, on peut espérer voir naître une nouvelle forme de démocratie avec la 6ème république et sa constituante plus à même d’irriguer la société entière dans son fonctionnement et l’ancrer plus fortement qu’elle ne l’est aujourd’hui dans des domaines où elle n’avait pas le droit de citer avant comme l’entreprise ou comme dans les alcôves du pouvoir au sein de la diplomatie internationale.

    Je crois vraiment qu’il y a une chance à saisir de changer radicalement la fin de l’histoire déjà écrite par le libéralisme et ses défenseurs oligarques en votant pour celui qui joint sa voix à ceux qui proclament que solidarité et protection de la nature sont liées : Jean-Luc Mélenchon.

    Je voterai pour le programme de la France Insoumise sans hésiter au 1er et au 2nd tour... car j’espère bien qu’un maximum de gens sauront saisir cette chance qui leur ait offerte de lutter réellement contre les injustices qui les frappent ! Parce que le "bien Commun" n’est pas qu’une image...

    Carlos Le 10 avril à 18:27
       
    • Je suis bien d’accord avec votre analyse. Mais dire comme vous le faites : "Au même titre que des dictatures ont été installées suite à une élection, on peut espérer voir naître une nouvelle forme de démocratie avec la 6ème république " est faux : les dictatures (au sens habituel) ne procèdent pas de processus électoraux, mais de coups d’état ou d’élections truquées.

      Victor Le 10 avril à 19:44
    •  
    • @victor - je ne sais pas quel est le sens litteral d’une dictature mais puisqu’il faut illustrer, je ne donnerai qu’un nom parmis tous ceux qu’on pourrait choisir : Rodrigo Duterte...

      carlos Le 10 avril à 23:39
    •  
    • @Carlos
      A vrai dire ce qui m’a gêné dans votre affirmation c’est ce "au même titre que " qui établit une similitude entre un processus dictatorial et un processus constitutionnel démocratique que d’aucuns malintentionnés pourraient transposer à notre situation électorale actuelle (Fi-FN). Je comprenais par "élections", processus démocratique pacifique non établi par la violence et/ou l’illégalité. Toutefois des régimes autoritaires peuvent être issus d’élections démocratiques. Cordialement.

      Victor Le 11 avril à 11:19
    •  
    • @Victor- je comprends et vous remercie de m’avoir je l’espère permis de clarifier mon propos.

      Carlos Le 11 avril à 12:08
  •  
  • "tandis que s’épaississaient les confusions entourant la primaire socialiste – le PCF lui-même laissait au départ entendre qu’il pourrait y participer – il décida de prendre les devants, sans l’aval de ses partenaires d’hier. ".
    depuis maintenant plus d’un an la direction du PCF a voulu privilégier une candidature commune à "gauche" derrière les socialistes.
    Et encore très récemment avec l’appel de P.Laurent à une candidature commune
    Avec l’objectif de reconduire des accords pour les législatives et tenter de sauver le groupe à l’assemblée.
    Alors que tout démontre aujourd’hui qu’il fallait de la clarté, ne plus être pour le PC associé au PS et pour cela acter une rupture.
    De plus cette politique de la direction, fait que l’engagement du PCF dans la campagne de Mélenchon n’est pas au niveau de 2012, loin de là.
    Ces choix, quelque soit le résultat de l’élection présidentielle vont continuer à marginaliser le PCF.
    Négocier quoi avec un PS à moins de 10%.
    Et quelle place pour le PCF dans la recomposition qui s’annonce.
    compte tenu de l’élan important autour de la candidature de Mélenchon, il faut que la direction du PC engage pleinement l’ensemble de celui ci dans la bataille électorale, rien n’est joué

    dan93 Le 10 avril à 18:50
       
    • La crise politique d’une magnitude de 9, au moins, sur l’échelle du Richter Social (Guyane comprise) rend les possibles encore plus ouverts qu’on pouvait le croire voici un mois, jusqu’à une présence possible au 2nd tour, sur quoi je n’aurais pas parié un centime. La dynamique qui s’accélère, (même les droites, simple et extrême, en prennent la mesure) peut mordre sur le non-vote et le stimuler dans les quartiers populaires où l’urne était devenue "hopeless". Encore un effort.....

      michel.mourereau Le 10 avril à 19:30
    •  
    • Oui, bien sur, tout comme un plus un ne font pas deux ...
      Ou un FN à 25 % d’intentions de vote, le Ministre de l’économie de Hollande pareil, et une droite dégommée par un Journal, c ’est obligé que vous passiez avec des cliques sur internet ou des militants qui gâchent leur vies à faire du prosélytisme politique dans la rue comme les témoins de jehovas.

      Et donc, vous allez passer au pouvoir après avoir convaincu les lecteurs pendant 5 ans de votre programme utopique et non viable qui date de quelques mois.

      Rien n’est perdu.

      Vous aurez la petite larme de votre représentant le jour des élections suivis de la formule "Qui l’eus crus, c ’était possible pourtant" ou "C ’est la faute au PS ou au PCF" si on a pas voulu de nous... "
      et il rentrera chez lui au chaud avec son petit salaire de 12 000 euros pendant que vous allez vous prendre des lois bien libérales et antisociales pendant 5 ans.

      bdpif Le 10 avril à 21:43
  •  
  • Le temps n’est pas venu pour faire une analyse de fond. Mais nous pouvons dire que la route prise par la France Insoumise avec Jean-Luc Mélenchon est la bonne : rompre catégoriquement avec tout ce qui a fait (et fait encore) la politique depuis des années et en particulier avec les années Hollande et consorts, le PS.
    Ce PS dont la mutation néolibérale amorcée il y a longtemps était inscrite dans ses gènes. La détermination de FI est déjà payante pour le peuple, quel que soit le résultat des élections puisqu’il rassemble la gauche populaire dispersée. Que ce serait-il produit si par aventure, la FI s’était mise à la remorque des compromissions politiques du PS ? Un échec et assurément pour longtemps.
    C’est le prix que paie le PC qui j’espère va vite retirer ses doigts de ce piège et s’investir plus encore pour une victoire du peuple. Elle est à notre portée.

    Max Le 10 avril à 19:46
  •  
  • Et bla bla bla et bla. On en arrive aux même prédictions depuis 5 ans. Un second tour FN/ Droite, ou une variance pour ces élections FN/ Centre droit.

    Et nouvelle gauche temporaire qui espère "La troisième place" à ces élections ... Sic ...

    Du bon foutage de geule avec de jolies mots, des anathêmes du PS, de l’emphase d’une gauche révolutionaire, avec des phrases clivées ou pseudo clivées pour en arriver à un seul but, une considération psychologique et quelques phrases dans un jolie livre d’histoire.

    Comprenons nous bien ...
    Si vous ne gagnez pas ces élections, que la gauche fait passer la droite à des fins personnelles et d’ego politique, merci de rembourser vos militants, pour leur argent, pour le temps qu’ils ont perdu à vous consacrer.

    Vous êtes des vendeurs de tapis, je suis un acien client de vendeur de tapis, nous nous comprenons, nous nous sommes compris depuis très longtemps.

    bdpif Le 10 avril à 20:49
       
    • « Et nouvelle gauche temporaire qui espère "La troisième place" à ces élections »

      Je ne suis pas sûr que vous ayez bien compris. Il est question autour de nous, depuis peu mais de plus en plus, que la "nouvelle gauche" soit au deuxième tour.

      Citoyen74 Le 11 avril à 08:02
    •  
    • @bdpif

      Et blablabla et blablabla...

      Et vous, à part répéter inlassablement vos phrases creuses anti jlm, que proposez vous clairement pour améliorer le sort de tous ?

      En clair, qui soutiendrez vous par votre vote pour faire gagner des idées de gauche ?

      Je suis sincèrement curieux de lire votre reponse.

      Malheureusement, je pense que, comme d’habitude, vous ne répondrez pas à ma question...

      Dommage.

      Mackno Le 11 avril à 09:34
  •  
  • Merci : je suis d’accord avec 90% de ces commentaires ci-dessus...
    Et merci à Roger Martelli pour sa finesse d’analyse sa si bonne intuition.

    Pifpoche Le 10 avril à 20:49
       
    • @Pif Poche

      Bien évidement, tu n’es pas d’accord avec les 10 % des commentaires, je devine, ce sont les miens !

      C ’est comme dans les Pif Poche, les pages solutions, c’est toujours 10 % du contenu papier, elles ne plaisent à personnes, parce que quand on va aux pages solutions, c ’est que l’on a pas trouvé la solution, et évidement, on n’es pas content PARCE QUE les solutions sont écrites depuis longtemps, mais pas les siennes. Sic .....

      bdpif Le 10 avril à 21:30
  •  
  • Beaucoup de gens avaient compris depuis pas mal de temps ce que Roger Martelli expose aujourd’hui.
    Mais sa conclusion mériterait d’être plus claire. C’est vrai que c’est le niveau du vote pour Mélenchon qui sera déterminant pour l’avenir, alors, qu’il appelle franchement à voter dans ce sens au lieu de juste le sous-entendre.
    Comme sa victoire devient crédible, le niveau de mensonges sur les positions internationales présentées par le candidat de la France Insoumise atteint depuis ce matin un cote impressionnante. On regrettera que Hamon mêle sa voix à celle de Macron dans ce concert, comme quoi il y a du vilain reste de Hollande dans le candidat du PS.
    Pour moi, c’est toujours aussi clair, c’est Mélenchon ou rien.

    DMc Le 10 avril à 22:08
       
    • Et bien, vous n’aurez rien.

      bdpif Le 10 avril à 22:09
    •  
    • Clairement, je ne me vois pas voter autre chose que Melenchon au 1er et 2nd tour... D’autant que ce vote semble avoir convaincu et convaincre encore de plus en plus de gens !
      il y a donc peut etre un espoir de s’en sortir au mieux...

      carlos Le 10 avril à 23:48
  •  
  • Le cadre unitaire de 2012 étant en sommeil, il se dota d’un outil de campagne, la France insoumise, sous la forme d’une structure de mobilisation hors parti (y compris le sien), structurée autour de groupes locaux de soutien.{{}}

    En fait tout est dit dans cette phrase car elle résume et éclaire la démarche FI. Les scores dont on nous crédite et la campagne telle qu’ elle se décline ne peuvent s inscrire que dans la démarche de février 2016 ,déclaration et création de la FI.

    Le PS, on l’a dit, est au bout de l’aventure mitterrandienne qui l’avait porté au pouvoir et qui avait précipité le PC dans un déclin électoral continu. Pour des raisons certes différentes, les deux protagonistes de la gauche du XXe siècle ont ainsi en commun d’être affaiblis cruellement
    {{}}

    La encore, cette analyse est juste même si cruelle, le capitaine de pédalo qu’ avait si bien été identifié des 2012 par JLM , n’a pas été en mesure, ni n’a eu la volonté politique de réaliser la fameuse "synthèse" qui par miracle arrivait toujours a réunir les carpes libérales, des lapins de gauche au sein du parti socialiste .

    Vals ayant caporalisé les militants et députés, les frondeurs ayant du courage jusqu’au moment ou il faut " sortir dehors" et les alimentaires fuyant déjà chez le poupon Macron ,c était la fin annoncé.

    Les derniers militants du PS honnêtes on bien essayés de donner a HAMON la légitimité de la primaire mais trop tard ! l’appel de la gamelle Maqueroniste a paru trop alléchante aux barons , le maigre revenu universel ne peux suffire a faire un programme.

    Le PCF a pu faire illusion un temps en 2012 , avec le front de gauche mais depuis la création de la France Insoumise , ce hochet qu’ il brandit comme un bambin dans un parc pour attirer l’attention ne lui sert plus a rien.

    En s’adressant "au peuple " et non plus au partis JLM marginalisé le PCF , ce dernier avec la fin de la gauche plurielle et la mise aux oubliettes du FDG a perdu sa seule source d’existence et de fabrique a strapontins, : les accords de partis locaux.

    Gageons que pour les législatives, le PC va tenter le grand air du " front républicain " face a la "menace fasciste" , mais il y a peu de chance que le PS s’engage dans cette voie et que la FI demande aux candidats issus de la "société civile " de se retirer pour laisser la place a une vieille barbe élue depuis 25 ans ,ou un élu "méritant"

    Quel que soit le résultat du premier tour, avec un Mélenchon 2ieme, 3iemme ou 5ieme , la campagne de 2017, sans les codes des années passées ( voir le fond bleu) , a marqué le début d une autre ère.

    Jamais plus il n y aura de campagne a l’ancienne avec les drapeaux, les brioches, les accords de partis, les barons locaux ; les militants "éclairés", ni PG, ni PC, ce n’est pas la fin du PC ou du PS ou du PG c’est simplement le début d’autre chose.

    Et les "pifaderies " du zozo dépité n’en sont que plus pitoyables.

    buenaventura Le 11 avril à 01:56
  •  
  • @bdpif

    C’est marrant de voir que, la situation changeante, vos traits apparaissent plus clairement encore. Vous nous chantiez sans discontinuer les louanges de la gauche unie derrière Hamon.
    Maintenant que le peuple de gauche a largement choisi Mélenchon, vous trouvez à redire sur cette union de fait des électeurs.

    Vous êtes au final simplement un anti-Mélenchon primaire, au cas où nous n’avions pas encore remarqué.

    Je me permets quand même d’espérer que vous glisserez un bulletin Jlm dans deux semaines, ça vous évitera de porter la responsabilité de l’échec de la gauche, ironie bien cruelle pour vous.

    Vincent B Le 11 avril à 03:07
       
    • Il me semble que vous ayez raison au sujet de notre fameux bdpif.
      Son discours devient de plus en plus nebuleux quant à son intention de vote...
      J’espère comme vous qu’il choisira la raison et le seul vote pouvant faire gagner la gauche, le vote F.I

      Ou alors, malgré tous beaux discours sur sa conscience sociale irréprochable, il ira finalement voter à droite ?
      Ça serait triste pour lui...

      Mackno Le 11 avril à 09:40
    •  
    • Personne , ici, n’est capable de mettre un bulletin de vote anti FN au second tour que ce soit Macron ou Fillon en face sur le principe "Au nom de mes idées, je ne voterais pas contre mes idées"

      Et vous voulez que je vote, moi pour Melenchon, sur un principe rigolo de "Nous on est la gauche, la seule". Mouarph !!!

      Ce qui veut dire que Poutou n’est pas à gauche, ni Hamon, ni Artaud, personne quoi, juste vous le PG (Ou FI)

      Donc au moment où vous allez perdre, vous allez nous ressortir le principe fumeux du "Si la droite est passé, c ’est parce que tu n’as pas voté pour Melenchon"

      Non, mais là, cà ressemble plus à rien.

      Vous aviez 5 ans pour convaincre les gens, vous avez perdu ce temps à faire vos tambouilles politiques et dénigrement populiste du pouvoir pour vous récupérer les décus du PS, du PCF, plutôt que de passer ce temps à construire votre programme et convaincre les gens.
      On vous a prevenus depuis 5 ans, que cà ne marcherai pas, que cà ne ferait que diviser la gauche, et que nous allions vers un second tour droite/Extrême droite en agissant ainsi.

      Donc au second tour, droite / FN ou centre droit / FN, ne venez pas nous pleurer et vous proclamer comme seule force d’opposition de la gauche, pas d’alliance avec les autres candidats de gauche vous êtes donc responsables de la mise en place du nouveau pouvoir de droite.

      On veut plus voir le PG ou la FI, ni aux législatives, ni aux municipales, ni dans les manifestations, riennn, plus rien.
      Vous serez considérés comme des traîtres et des opportunistes politiques par le monde ouvrier pour ce qu’il va subir pendant 5 ans avec du Macron ou Fillon, et pire peut être le FN.

      BDPIF Le 11 avril à 11:03
    •  
    • @ Bdpif

      Dans ce cas là accordons-nous pour dire que le vote utile n’est pas une situation saine pour une démocratie, à minima pour ce qui concerne le premier tour.

      Seulement c’est vous qui usiez de cet argument il y a 2 mois.

      Quant aux critiques que vous formulez à l’égard de la FI, je ne comprends pas. En quoi est-ce un tort d’avoir mener le combat idéologique contre la gauche libérale de gouvernement. Sur ce point-là la cohérence est du côté de la FI qui ne s’est pas contenté de critiquer, mais a bâti un mouvement.
      Dans le même temps M. Hamon se limitait à des postures de "frondeurs", bien souvent limitées en actes.

      Ce qui n’empêche pas de reconnaître l’existence de divergences de fond qui justifie de ne pas vouloir voter pour l’un ou l’autre. Je ne vous reproche pas cela mais votre attitude à géométrie variable et la radicalisation de votre pensée.

      Et enfin je suis en désaccord avec vous sur un autre point : oui c’est bien à la base (militants, soutiens,...) de défendre et de faire connaître un projet. Vous ne pouvez pas à la fois reprocher au mouvement d’être "autocratique" et à la base de s’impliquer.

      Vincent B Le 11 avril à 13:10
    •  
    • Je suis complètement d’accord avec vous, Vincent B.

      Ah ! Enfin, BdPif nous dit qu’il va voter Hamon.
      Et bien, parfait, il a le droit de le faire, en toute conscience.
      Par contre, effectivement, plus question de parler de vote utile, alors. Ouf.
      Cela dit, il aurait pu nous épargner tous ces appels creux au rassemblement dès le premier tour auparavant.

      Et sinon, je cite :
      "Vous aviez 5 ans pour convaincre les gens, vous avez perdu ce temps à faire vos tambouilles politiques et dénigrement populiste du pouvoir pour vous récupérer les décus du PS, du PCF, plutôt que de passer ce temps à construire votre programme et convaincre les gens."

      Bah moi, il me semble qu’au contraire, le programme est très construit et qu’il convainc de plus en plus de gens... :)

      Que ça ne vous plaise pas, c’est votre droit.
      Mais arrêtez de nous saouler en répétant ad vitam les même phrases.
      Un mensonge même répété mille fois, ne devient pas une vérité pour autant.

      Autre chose :

      Merci de ne pas utiliser le "on". Dites "je". Parce que vos paroles ne représentent que vous, et pas celles de milliers de militants comme vous semblez vouloir le faire croire.
      "On veut plus voir le PG ou la FI, ni aux législatives, ni aux municipales, ni dans les manifestations, riennn, plus rien."

      Dites plutôt :
      "JE ne veux plus voir le PG ou la FI, ni aux législatives, ni aux municipales, ni dans les manifestations, rien, plus rien".

      Comme je pourrais dire : "Je ne voterais plus jamais PS", et pas "on ne votera plus jamais PS". :)

      Quand au couplet sur le fait que ce n’est pas au militant de convaincre... mais au dirigeant politique. Là ça devient extrêmement étrange comme raisonnement.

      En tout cas, dans la situation actuelle, en suivant votre raisonnement, c’est Hamon et le PS qui n’a pas bien fait son boulot. Enfin, apparemment, il convainc moins. C’est un fait.

      Allez, soyez en colère contre la droite et le FN, camarade, pas contre la FI et ses militants qui ne cherchent qu’à améliorer la société et la démocratie !
      Mettez votre énergie dans des choses constructives !
      Défendez le programme de Hamon sur ce forum, si c’est votre candidat de coeur, mais cessez de critiquer en boucle la France Insoumise, qui ne vous a rien fait.
      A force, on va croire à de la jalousie...

      Remarquez que la porte de la F.I est grande ouverte à tous, y compris vous ! :)

      mackno Le 11 avril à 13:38
    •  
    • "Remarquez que la porte de la F.I est grande ouverte à tous, y compris vous ! :)"

      Plutôt mourir que de voter pour votre FI.
      Votre programme international : Redessiner les frontières de la Russie avec l’Eutope, ce qui veut dire de nouvelles annexions de la Russie sur le pays frontaliers, des dizaines, des centaines de milliers morts, et le syrie, Assad, et compagnie.

      La FI n’est que la vielle gauche Marchais, qui reviens 40 ans plus tard en se déclarant nouvelle.

      Vous n’êtes pas la gauche, vous en êtes une variante stalinienne.

      BDPIF Le 12 avril à 13:12
    •  
    •  !
      Je tentais la main tendue et l’ouverture...
      A priori, c’est raté. :)

      Je vous laisse avec vos vieux schémas ressemblant étrangement à l’argumentaire classique de la droite.

      De mon côté, je vais continuer à militer pour que l’espoir renaisse.

      "Gauche stalinienne"... Si ce n’était pas si triste, je pourrais presque en rire.

      mackno Le 12 avril à 17:47
  •  
  • Il est clair que les êlecteurs potentiels apparaissent comme étant capables de trancher entre les 2 candidats de gauche, ce qui est une bonne nouvelle et l’affirmation si besoin etait qu’il n’etait pas de la responsabilité des candidats de s’entendre avant le 1er tour mais aux citoyens de choisir entre 2 orientations différentes... Ainsi que sur la confiance à accorder pour mener à bien un programme.

    Au second tour, Hamon appuiera Mélenchon (peut être à contre coeur mais il le fera en esperant avoir un rôle à jouer avec ce dernier) malgré ce qu’il a qualifié "faussement" d’un anti-européeanisme primaire face à Macron, candidat de l’européanisme béat (ou bêlant c’est selon) et de l’appareil du parti socialiste... Heureusement que Mélenchon répète à tout va que quelques soient leurs passés de "bagnards" et d’"escrocs", il ne sera pas demandé à tous ceux qui veulent agir pour le programme des insoumis de s’en justifier : la grande réconciliation est déjà envisagée ! Mais n’esperez pas pour autant un retour-arrière...

    carlos Le 11 avril à 08:17
       
    • @Filippi "ce que nous entreprenons est prométhéen ."

      Bah ! moi, je distribue des tracts de temps en temps sur le marché, je parle à des gens que je connais en essayant de ne pas trop les emmerder. Si on est nombreux, le travail de Prométhée devient plus facile.

      DMc Le 11 avril à 10:58
    •  
    • @DMC

      Et combien es tu payé pour tout les efforts que tu fait ?
      Rien. Tes dirigeants eux, sont payés 12 000 euros par mois, et tu fais le travail qu’ils n’ont pas fait, de convaincre, eux, les gens.

      Combien de temps passes tu à convaincre les gens de voter pour ton dirigeant, parce que lui n’y arrive pas ? Pleins de temps. le temps de ta vie, de ton bonheur personnel. Et tu n’auras rien.

      Moi je vais voter Hamon, je te le dis, non pas pour te dire de faire la même chose, cà ne me regarde pas et nous sommes en démocratie, chacun choisi qui il veut voter, de son pleins grès et de manière impartiale, sans propagande. Tu es un homme libre, pas un numéro de bulletin de vote. Mais mon boulot à moi, n’est pas de convaincre les gens de voter Hamon, parce que c ’est son boulot à lui. Il l’ a bien fait, mais les gens n’en veulent pas, trop à gauche pour les socialistes avec son revenu universel de donner à tous de l’argent tout les mois. C ’est comme ça, Hamon ne va pas passer, ce n’est pas de ta faute parce que tu n’a pas voulu voter pour lui !!!

      C ’est ainsi

      BDPIF Le 11 avril à 11:15
    •  
    • @Carlos

      Au second tour, Hamon appuiera Mélenchon

      Bonjour Carlos, même s’il le fait, aucuns de ses électeurs ne va le faire. Nous n’obéissons pas à ce que nous dis de faire notre candidat. Et vous imaginez bien, que s’ils ne sont pas partis dans l’esprit de voter Melenchon dès le début, c ’est qu’ils ont leur raison politique.

      BDPIF Le 11 avril à 11:20
    •  
    • @Carlos

      Erratum de ma part

      J’avais compris au premier tour, sachant logiquement qu’il n’arrivera pas au second tour, après bien sur s’il arriverait au second tour, oui, bien sur voter Melenchon. Aucune différence avec le FN à l’international, mais le FN, c ’est du fachisme pur et dur. Son machin la FI n’est pas un parti faschiste (Juste autocratique)

      Désolé pour la méprise ;)

      BDPIF Le 11 avril à 11:24
    •  
    • Si le projet de la France Insoumise de réussir son plan "A" fonctionne, que la démocratie fasse réellement son entrée à l’issue de l’arrêt de la mise en concurrence des peuples au sein de l’UE, peut être qu’avec pour initiative un nouvel acte fondateur auquel pourrait se trouver associé chaque citoyen européen (comme la constituante en France), emergerait une vraie conscience unitaire susceptible de cristalliser un appetit d’indépendance commun. Dès lors, la sortie de l’OTAN des pays membres de l’UE permettrait la genèse d’une vraie Europe de la Défense "non-alignée" capable de faire prévaloir les intérêts de la paix plutôt que ceux des marchands de canon...
      Mais on en est pas encore là.

      Carlos Le 11 avril à 11:36
    •  
    • @bdpif - pas de soucis pour la méprise.
      Pour autant, le second tour verra plus probablement s’opposer Macron et Mélenchon que Mélenchon et Le pen... Et c’est dans ce cadre là que Hamon appuiera Mélenchon.

      Ses électeurs ne le suivront peut être pas mais je doute qu’il s’en soucis : Hamon doit certainement avoir compris que Mélenchon n’est pas en guerre contre lui et il va tenter de s’engouffrer dans la dynamique populaire qui porte les aspirations des français, ou plus exactement de la "gauche" pour s’assurer un rôle dans la redéfinition totale du paysage politique qui s’annonce.

      Les sociaux libéraux s’engageront auprès de Macron, les sociaux démocrates se dechireront bientôt entre Macron et Mélenchon, la gauche "radicale" du parti socialiste s’agglomerera autours du mouvement majoritaire à gauche... Aucun d’entre ces politiciens n’a encore compris que l’ère qui s’annonce, si le programme des Insoumis passe bien sûr, à des chances de marquer le glas des carrières "politiques" ou plus globalement de la politique en tant que métier... Et c’est tant mieux car cette croyance irraisonnée à laquelle ils adhèrent que "les choses sont et resteront immuables" favorise d’autant plus leur propension à appuyer l’avènement de la constituante pour une 6ème république... grande réflexion dont l’une des issues la plus probable en serait la disparition de leur corporation et la mise en place d’un nouveau mode de pouvoir citoyen...

      Car a n’en pas douter, les gens ont soif de nouveauté et sont prêts à tout essayer. Cette phrase de conclusion sera d’autant plus vraie si Mélenchon se retrouve effectivement au 2ème tour !

      Carlos Le 11 avril à 12:03
    •  
    • " le second tour verra plus probablement s’opposer Macron et Mélenchon que Mélenchon et Le pen".

      J’ai tendance à penser le contraire, même si les médias continuent à mettre en avant Macron. Je pense que l’électorat potentiel de Macron est moins solide que celui de MLP. Une partie non négligeable des éventuels électeurs de Macron iraient voter par défaut pour faire barrage à MPL, mais l’idée que Mélenchon serait mieux placé pour la battre fait son chemin. D’ailleurs la bulle Macron a commencé à se dégonfler et la percée de Mélenchon pourrait bien faire "boule de neige".

      Durruti Le 11 avril à 13:07
    •  
    • @Durruti - Il est vrai que ce ne sont que de supputations.
      Pour autant, il ne faut pas sous-estimer :
       les "redressements" effectués par les sondeurs sur leur résultats.
       l’effet "petits candidats" sur certains des "gros" candidats.

      Ainsi, il y a fort à parier que l’effet "vote honteux" toujours crédité au profit du FN, traduise de moins en moins une réalité effective. En effet, le FN a adoucit son image et ce vote s’affirme de plus en plus au grand jour...
      D’un autre côté, le candidat du PS ainsi que de LR voient leurs scores revus à la hausse à l’aune des résultats (intentions de votes / votes) de leurs prédécesseurs respectifs en 2012. Or, aujourd’hui, le contexte apparaît comme totalement défavorable à l’un, pour ses affaires ET à l’autre pour le bilan du quinquennat finissant. Il sont donc probablement très en-dessous des chiffres affichés.
      Mélenchon quant à lui, avec des intentions de vote plus élevés que les votes eux-mêmes en 2012, se voit corrigé à la baisse...

      Pour finir le tableau, la déclaration récente de la candidate FN (incompréhensible politiquement pour certains) traduit la crainte de se voir ravir des voix par "Debout la République" et l’"UPR" qui chassent sur les terres notamment de cette dernière mais aussi de F. Fillon ! Il y a fort à parier que leurs attaques portent effectivement des fruits car Lepen joue les "équilibristes" en voulant syphonner des voix de Fillon en même temps qu’à garder les siennes et Fillon quant à lui s’évertuant à tenter de conserver ceux qui fuient vers Macron va être bien en peine de finir soutenu par d’autres que les plus irréductibles...

      Seul Macron, qui ne dispose d’aucun étalon pour 2012 et malgré une position qui s’avère moins confortable qu’on pourrait le croire car la marge de manœuvre quand on est sur "un fil" s’avère délicate, voit son score affiché très proche de son score "brut".

      Les "socles" d’intentions de vote pour chacun des candidats seront de plus en plus solides au fur et à mesure que le temps passera mais il faut rappeler que nous sommes maintenant proches de l’échéance... Et que, si nous savons qu’il y a beaucoup d’indécis dans les panels des sondeurs, on a aucune idée de ce que sera vraiment l’abstention ! Finalement, tout dépend d’elle...

      c’est pourquoi je voyais comme plus probable un duel Macron / Mélenchon au 1er tour et Lepen en 3ème "homme" qu’un duel contre l’extrême droite...

      carlos Le 11 avril à 14:36
    •  
    • BDPIF ressemble à s’y méprendre à un troll FN (le coup des 12000€ est symptomatique) il utilise la tactique classique de dire tout et son contraire juste pour dynamiter une discussion. Ça ne mérite pas de réponse.

      DMc Le 12 avril à 19:58
  •  
  • Faut pas chercher avec bdpif, quand y a plus d’argument ça joue à Madame Irma, ça tape à tout va sur en reprenant les arguments de la droite.
    Il y a des gens que ça rend heureux de militer, d’échanger, de coller des affiches, de contribuer à son niveau à ce que le monde change dans le bon sens.
    Et c’est pas une question d’argent, juste de se sentir utile, de pouvoir se regarder dans le miroir en se disant qu’on aura tout fait pour que nos enfants aient un avenir.
    J’ai 35 ans, j’entends depuis que je suis né que c’est la crise, que ça sera pire demain si on se serre pas la ceinture.
    La seule lueur d’espoir c’était : vous aurez du boulot avec les papyboomers (sic)... mais bon le système de retraite va pas tenir et vous bosserez jusqu’à 70 ans (ça oui).
    Le tout dans un contexte de réchauffement climatique où il faut culpabiliser le citoyen plutôt que les structures-mêmes du système.
    J’emmerde ces logiques et les discours fatalistes, je souhaite qu’on se donne collectivement les moyens de les dépasser.
    Et ça passe selon moi par un vote pour Mélenchon.
    Un coco

    Flutiot Le 11 avril à 15:20
       
    • Il y a des gens que ça rend heureux de militer, d’échanger, de coller des affiches, de contribuer à son niveau à ce que le monde change dans le bon sens.

      Des centre aérés ...

      BDPIF Le 11 avril à 16:35
  •  
  • bof après tout militer même en centre aéré c’est mieux que collectionner des pif le chien !

    buenaventura Le 11 avril à 18:23
  •  
  • Il devient évident qu’après la loi El-Khomri adoptée avec plusieurs tirs de fusil à (49)/3 coups sur le monde du travail, le paysage est totalement changé ? Pour réussir à faire reculer d’un siècle l’horloge du temps, il faut, en dépit des nombreuses luttes du monde du travail, que ses représentants l’aient quitté, et de ce seul fait, il en est fini de l’alternance connue depuis Miterrand. Le PS quittant le monde du travail, entraîne avec lui le PCF accroché à ses basques pour quelques sièges vers sa disparition, et le PCF entraîne à son tour vers leur perte, tous ceux qui s’étaient coalisés avec lui contre Mélenchon...Adieu l’alternative ! La loi El-Khomri a signé l’arrêt de mort de cette gauche et le cours nouveau s’appelle désormais l’Insoumission ! Mais la volonté de l’oligarchie financière d’opérer ce retour en arrière du monde du travail, replace celui-ci dans la situation où il était au début du XX° siècle : où les deux modes d’action, qui consistent soit à convaincre par la douceur soit à vaincre par la force, pouvaient coexister dans la même organisation jusqu’à l’irréparable commis lors de la 1ère Guerre Mondiale, où la division de la gauche est née, en deux courants distincts, retrouvant seulement son unité « d’action » par trois fois en 1935, en 1945 et en 1981pour sombrer lamentablement en 2016 ! Mélenchon n’a pas devancé l’histoire comme d’autres avant lui avaient su le faire en ce début de XX° siècle, mais il a su écouter son temps et le saisir à temps pour relancer la marche de l’histoire : ce qui est déjà énorme !!! Ce nouveau cours de l’insoumission totalement ouvert à tous, doté d’un programme déjà transitoire par l’ampleur et la hauteur de ses revendications et d’une charte qui n’est pas sans rappeler la rigueur de ceux qui opéraient au début du XX° siècle, alors que le mouvement de maturation politique en cours n’en est encore qu’à son début, fait qu’il le place d’emblée sur une trajectoire lévogyre ! Les deux modes d’action toujours vivaces en son sein, au lieu de s’opposer, tendront à se complémenter ou à se supplémenter au gré des événements, pour garantir son succès ! Nous entrons dans une nouvelle phase de la résistance du monde du travail qui nous oblige à changer nos anciennes manières d’agir et de penser !

    Vacher Roland Le 11 avril à 19:10
       
    • La rue + les urnes ? ... hasta luego la Révolucion !... o adiós ?

      En attendant dans les urnes de chez Hanouna, JLM arrive en tête avec 32% ! Pas sûr que ça lui plaise ...
      Mots clés :
      TPMP : Hanouna fait voter les spectateurs à la présidentielle... les résultats sont surprenants

      Durruti Le 11 avril à 23:23
  •  
  • On a pas évoqué les 5 Millions et....d’Alcooliques dépourvus de Crédits pour se soigner.

    93 Le 12 avril à 06:54
  •  
  • le capitaine de pédalo tape et dit haro sur Mélenchon , c’est bien le signe que la candidature MELENCHON le gène pour promouvoir le candidat du MEDEF , son poupin de fils spirituel Macron !

    François Grolhande a si peu confiance et méprise tellement le PS , ses militants et ce pauvre Hamon qu’ il se sent obligé de monter au charbon lui même .

    Décidément cet homme non seulement a loupé son quinquennat mais en plus il se couvre de honte et de bassesse en loupant sa sortie.

    Quel désastre ce mandat !

    buenaventura Le 12 avril à 23:11
       
    • Le soutien de Hollande est un cadeau empoisonné pour Macron. C’est parfait !
       :-)

      Durruti Le 13 avril à 09:11
  •  
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