photo cc Patrice Leclerc
Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 21 mars 2017

Présidentielle : se sortir de la crise politique

À force de scruter le moindre frémissement des sondages, on en finirait par oublier l’essentiel : nous vivons à la fois une crise de régime et une crise exceptionnelle de la politique. Et ce n’est pas avec de l’arithmétique politique que l’on s’en sortira.

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N’utilisons pas ici les sondages comme des prédictions de vote : ils font sans cesse la preuve de leur fragilité. Lisons-les au second degré, sur ce qu’ils peuvent nous dire des soubassements contemporains de la politique [1].

Symptômes de crise

Le paradoxe fondamental s’énonce dès le début. En mars, quatre personnes interrogées sur cinq disent qu’elles sont intéressées par l’élection présidentielle, mais le même pourcentage à peu près considère que le débat politique s’appauvrit (78%) et près de neuf sur dix estiment que les hommes politiques parlent plus qu’ils n’agissent (86%).

Résultat : deux personnes sur trois seulement se disent certaines d’aller voter. Les plus décidés sont les retraités (75%), les plus incertains sont les ouvriers (62%). Si nous ajoutons à ces chiffres les 7 à 8,5 millions de personnes qui ne sont pas inscrites ou qui sont mal-inscrites sur les listes électorales, nous avons une petite idée de la crise démocratique que nous vivons. La majorité de la population en âge d’aller voter est en marge de la décision électorale.

[Lire aussi : L’abstention : « Il va falloir que je pense à gouverner, un de ces jours »]

Le résultat le plus significatif est dans l’incertitude profonde des intentions de vote elles-mêmes. 80% des interrogés disent qu’ils vont voter, mais 59% affirment qu’ils peuvent encore changer leur vote ! Si l’on projette ces chiffres sur le corps électoral français, nous en tirons une conclusion toute simple : un gros tiers (36%) à peine des électeurs se pense certain de son vote. L’incertitude du vote et le niveau moyen d’abstention des derrières années se conjuguent. Nous sommes constitutionnellement dans un système politique majoritaire, centré sur une élection présidentielle à deux tours. Mais la seule majorité avérée est celle de ceux qui se sentent extérieurs au système. Nous voilà donc avec une majorité… minoritaire.


La conséquence coule de source : l’élection présidentielle ne reposera sur aucune majorité, sinon fictive. Jamais, de fait, le paysage politique officiel n’aura été si éclaté, sauf au temps de la IVe République et de la guerre froide qui perturbait le libre jeu de la droite et de la gauche (il était obscurci par le clivage de "l’Est" et de "l’Ouest").

Éparpillement

Grosso modo, les électeurs sont dispersés en quatre grands groupes, eux-mêmes faiblement homogènes : extrême droite, droite gouvernementale, centre gauche et gauche, si l’on s’en tient aux étiquetages courants. Nul ne peut parler de "son" électorat, comme les communistes et les gaullistes pouvaient le faire, il y a quelques décennies. À proprement parler, il y a des électeurs, pas d’électorat. Dès lors, la situation se fait inextricable.

Comme sous la IVe République, l’éparpillement nourrit la tentation du centre : pour gagner, il faut isoler les "extrêmes" et donc agglomérer une partie de la droite et une partie de la gauche. C’était le rêve de François Mitterrand lors de la présidentielle de 1988. C’était le pari d’Alain Juppé au départ de la primaire de droite à l’automne 2016. Les électeurs de droite en ont décidé autrement, mais leur candidat est pour l’instant en panne. Le centre de gravité est donc passé du centre-droit désigné (Juppé) à un présumé centre-gauche (Macron).

Admettons provisoirement que la logique centriste fonctionne électoralement à l’occasion de la présidentielle. Le problème vient immédiatement après : pour gouverner, il faut une majorité stable de gouvernement, appuyée sur une majorité parlementaire durable. Or la IVe République a plutôt montré que, même si on le fait sortir par la porte, le clivage de la droite et de la gauche revient toujours par la fenêtre, à un moment ou à un autre. On peut, à la rigueur et par défaut, gagner au centre : on ne peut durablement gouverner qu’à droite ou à gauche. Ce n’est pas un hasard si, à peu près partout en Europe, les coalitions de type centriste finissent toujours par échouer. Le processus est plus ou moins rapide ; il n’en est pas moins inéluctable. De cet ensemble de constats, je tire pour ma part quatre conclusions provisoires.

Débats de société

La première est la suivante : si le sentiment grandit que le débat politique s’appauvrit, c’est que ce débat s’est éloigné des débats sur les projets de société. Un projet de société, ce n’est pas une question technique ; ce n’est pas d’abord un programme, même si la dimension programmatique n’est pas absente. Un projet, c’est une manière de "faire société" : des valeurs, une visée, des critères d’évaluation, une méthode. Que veut-on ? L’accumulation continue et prédatrice des biens, des marchandises et des profits ? Ou le développement économe des capacités humaines ? Le jeu de la concurrence, de la gouvernance et du choc des identités ? Ou l’équilibre de la mise en commun, de la démocratie d’implication et de la solidarité ? Un projet, c’est du concret et de la cohérence. Force est de constater que les préoccupations apparentes de la scène politique, obsédée par les "affaires" et les "petites phrases", ne vont guère dans ce sens.

La seconde conclusion coule de source : le déclin du clivage droite-gauche n’est pas une bonne nouvelle. Il a perdu de son sens, pour des millions de gens. À force de faire en gros la même chose une fois au pouvoir, la gauche et la droite ont érodé ce qui faisait leur force : la dispute sur l’égalité et la liberté. Les grands stratèges de la droite et de la gauche ont pensé que les batailles se gagnaient en divisant l’adversaire et en grappillant des voix à la marge.

Ils ont oublié que la lutte politique se joue dans la capacité à mobiliser les familles politique en leur noyau, et pas sur leur marge. Dans les années 1960 et 1970, le regain de participation électorale (notamment dans les catégories populaires) et la poussée de la gauche allaient dans la même direction, quand la gauche tout entière croyait à la transformation sociale. Depuis la fin des années 1970, la participation électorale recule continûment ; du coup, la force qui gagne (droite ou gauche) n’est plus celle qui gagne le plus, mais celle qui perd le moins. La politique perd de son sens social ; elle devient un jeu de stratèges. Fragilité démocratique…

De ce fait, la question des questions n’est pas de savoir qui peut le mieux parvenir au second tour. À gauche comme à droite, elle est plutôt de trouver ce qui peut le plus sûrement réactiver une logique à long terme de mobilisation des électeurs populaires. La droite, avec le Front national, a hélas un train d’avance. Si la gauche veut la rattraper, elle n’a qu’une solution : se demander ce qui peut, enfin, relancer le triptyque fondamental qui est sa raison d’être, celui de l’égalité, de la citoyenneté et de la solidarité.

[Lire aussi : "Gauche : choisir entre deux méthodes"]

La rupture, enfin

La troisième conclusion revient au point de départ : nous vivons ce qui est à la fois une crise politique et une crise de régime. La crise politique se surmonte par un travail obstiné sur les "fondamentaux", pour redonner du sens à ce qui l’a perdu. Il ne réussira pas sans un effort pour remettre à l’heure les pendules institutionnelles. La Ve République pensait avoir enfin trouvé l’eldorado constitutionnel. Elle voulait des majorités de mille ans ; elle est revenue à l’éparpillement de la IVe qu’elle vomissait.

En fait, il n’y a pas de mécano majoritaire institutionnel. Les majorités sont affaire de dynamique. Si l’on veut construire dans la durée, il n’y a pas de raccourci : il faut en passer par l’extension sans précédent de l’implication et de la souveraineté populaires. Une République d’un nouveau type est nécessaire, Sixième de nom, mais première par sa méthode : pas seulement la représentation, mais l’implication, pas seulement la sphère politique, mais l’ensemble du champ social. Sixième, première ? Dans tous les cas, la République sociale, enfin !

La quatrième conclusion concerne la gauche. Il ne sert à rien de faire comme si le constat le plus évident n’était pas d’une simplicité biblique et redoutable : la gauche française est affaiblie. Elle l’est, parce que depuis plus de trois décennies elle est dominée par les tentations d’un "réalisme" qui la pousse à composer avec la compétitivité, la flexibilité, la gouvernance et "l’ordre juste". Elle l’est, parce que, depuis plus de trois décennies, la place qu’occupait naguère le PCF à la gauche de la gauche s’est résorbée, sans que nulle autre ne s’impose à la place. Il faut donc toujours rêver d’une gauche rassemblée et populaire. Mais cela n’est possible que s’il s’agit d’une gauche qui fait reposer son esprit de responsabilité sur l’esprit de rupture. Ce n’est plus le cas depuis trop longtemps : cela doit le redevenir.

[Lire aussi : "Les faux-semblants de l’union"]

On peut donc toujours regretter que, face à la droite radicalisée, ne s’impose pas dès aujourd’hui une gauche ainsi rassemblée. Mais on ne surmonte pas l’état existant d’un coup de baguette magique. Un long processus de recomposition s’impose. Il devra se mener sans tarder, sans étroitesse, en usant de tout ce qui, dans la conjoncture, indique une possible marche en avant (par exemple la défaite de François Hollande et de Manuel Valls).

Dans l’immédiat, toutefois, la reconstruction passe, comme cela a été écrit dans ces colonnes, par un choix entre deux méthodes, incarnées par deux hommes, Hamon et Mélenchon. Il faut choisir, non pas pour éradiquer l’option que l’on ne retient pas, mais pour dire qui doit donner le ton, des tentations de l’adaptation ou de la volonté de rupture. Après tant d’années de marasme, il n’est plus temps de tergiverser.

Notes

[1À cet effet, l’enquête de référence sera celle d’Ipsos-Cevipof, qui a l’avantage d’être conduite en continu, par échantillons conséquents (12.000 personnes, dont plus de 8000 se déclarant « certaines d’aller voter »).

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  • Il me semble que le "programme" L’Avenir en Commun de la France Insoumise, s’appuyant sur le socle du "programme-projet" L’Humain d’Abord, a ceci de nouveau et de bien spécifique : il fait également "projet de société" et que de ce fait il « peut le plus sûrement réactiver une logique à long terme de mobilisation des électeurs populaires. » C’est bel et bien un projet de rupture : ce n’est pas pour rien qu’il met en avant une constituante populaire pour une VIème République. Objectif devenu à présent presque "tarte à la crème" à gauche alors qu’il faut se souvenir que bien avant Montebourg c’est JL Mélenchon qui l’a avancé. Que vous faut-il de plus ? Un appel à la révolution ? Eh bien c’est fait depuis longtemps : JLM évoque constamment la "révolution citoyenne".
    Roger Martelli, pourriez-vous rappeler quelle est la méthode Hamon, selon vous ? Je n’en vois chez lui qu’une seule pour le moment : un petit débat à la télé et hop, la bonne vieille tambouille des accords d’états-majors (! si on peut encore dire) au sommet et de redistribution entre-soi des rôles, foin justement de tout "projet de rupture". Ca c’est terminé pour la France Insoumise. Pour l’heure Hamon et le P"s" ne sont en rien des points d’accrochage en vue d’une large unité populaire de gauche (et non pas d’une Union de la Gauche) ; au contraire ce sont des repoussoirs à fuir et repousser. Ce n’est pas avec eux que l’unité se fera, une fois les élections passées. Mais avec leurs électeurs-citoyens. D’ailleurs que restera-t-il de sa candidature ? Ici même il a été expliqué que ses électeurs à la primaire du p"s" n’ont pas voté pour lui mais contre Valls. C’est le grand mérite de Mélenchon de l’avoir compris à temps pour ne pas retomber dans les affres du cartel de partis/organisations qu’est devenu le Front de Gauche. La bonne méthode c’est un projet-de-société-programme ouvert, élaboré et sanctionné par des citoyens engagés, encartés par ailleurs ou pas, avec comme préoccupation essentielle l’adhésion citoyenne (celle des "gens" comme dit JLM, pas par hasard ni démagogie populiste) et non pas des accords d’appareils. Il n’y a rien à négocier avec Hamon. Il y a tout à faire pour convaincre ses électeurs.

    Victor Le 21 mars à 16:54
       
    • Roger Martelli : "Dans l’immédiat, toutefois, la reconstruction passe, comme cela a été écrit dans ces colonnes, par un choix entre deux méthodes, incarnées par deux hommes, Hamon et Mélenchon."
      2 méthodes dis- tu ? Je vois bien la méthode Mélenchon.
      Se moquer des étiquettes et faire le travail de conviction.
      Création d’ un mouvement de masse les Insoumis. Rassembler et convaincre patiemment. Ne pas croire que les échéances électorales, aussi importante soient-elles, vont régler le désamour avec la gauche. Impliquer les citoyens dans la confection du programme.
      D’ou les désaccords avec les communistes. Englués dans des alliances contre nature avec le PS et obligés d’avaler les couleuvres de l’austérité gouvernementale (budget de la culture raboté dans le Gard) au prétexte que leur action permet de limiter la casse... l’Empire du moindre mal est toujours l’Empire du mal. Je pense qu’il n’y a qu’une méthode, celle que les Insoumis et d’autres, Nuit debout par exemple, empruntent .

      soldevila Le 21 mars à 17:46
    •  
    • Victor, effectivement, en matière d"accord d’état-major", Hamon et Mélenchon se posent là : rappelez -vous la décision prise à deux au 1er étage d’un restaurant parisien pour enterrer tout projet d’union, assortie d’un "modus vivendi" entre compères ( je ne te tacle pas et toi non plus !).

      Sans même évoquer février 2016, quand , sans voir consulter sa base ( au fait quelle base ?) Mélenchon annonçait à la télévision qu’il serait candidat sur l’air de " qui m’aime me suive". Voilà un beau champion de la "révolution citoyenne" et de" la VIe république" jetant à bas" la monarchie" présidentielle ! Faites ce que je dis , ne faites pas ce que je fais...

      Face à la droite radicalisée, reconnaissons que nous avons une piètre gauche politique à bout de souffle : un PS démonétisé après cinq années aux affaires ; un PCF, réduit à une chapelle inaudible et invisible ; une FI et son leader maximo qui essaient , souvent avec brio, de sauver ce qui peut l’être encore à coup d’hologramme épatant la foule des gogos et de spectaculaires battages d’estrade .

      Mais sommes -nous bien certains que cela suffira à"reconstruire " une vraie gauche ?

      Daniel Tien Le 22 mars à 09:29
    •  
    • Après avoir soutenu Mélenchon, Martelli nous laisse seuls juges entre un sauveur du PS européÏste, écolo par opportunisme, et le candidat de la France Insoumise. Une volte face sous forme de désertion à un moment crucial pour le peuple et le pays !

      René-Michel Le 22 mars à 09:36
    •  
    • Victor, Une erreur et de taille : Feu le "Front de Gauche" n’incluait pas le PS !!! Il avait été constitué précisément pour lui disputer le leadership à gauche. On sait ce qu’il en est advenu : JLM et le PG n’étant pas parvenus à en prendre les rênes, ont choisi de le saborder en lançant le mouvement de la FI., contribuant ainsi à diviser un peu plus "l’autre gauche" ( PCF, Ensemble, PG, NPA, LO...) qui n’en avait vraiment pas besoin.
      Il n’y a donc rien d’étonnant à constater la situation où nous nous trouvons à un mois de l’élection présidentielle : face à la droite radicalisée (Le Pen /Fillon) et sa variante centriste (Macron), la gauche française aligne en ordre dispersé pas moins de 4 candidat(e)s de témoignage qui n’ont aucune chance d’être présents au second tour. Quant aux législatives, c’est itou.Préparons -nous donc à une cure d’opposition de cinq ans ou...à la révolution ?

      Albert Letitien Le 22 mars à 11:34
    •  
    • @ Albert Letitien (le 22 mars à 11:34)

      Vous dites : "Une erreur et de taille : Feu le "Front de Gauche" n’incluait pas le PS !!! ". Vos trois points d’exclamation sont bien inutiles : l’énormité que vous énoncez est bien suffisamment flagrante sans cela.

      Récapitulons. À partir de 1983, le devenir du le Parti "socialiste" a été celui d’une droitisation galopante. Rappelez-vous Jospin en 2002 déjà : "Mon programme n’est pas socialiste." Depuis Jospin et sa politique de centre gauche, ça n’a fait qu’empirer. En mai 2012, avec beaucoup de bonne volonté, on pouvait encore s’imaginer que la finance était l’ennemie de François Hollande. Dès le mois suivant tout le monde était bien forcé d’admettre qu’elle était en fait sa grande amie. Bref, après un rapprochement ininterrompu, le P"S" venait de basculer définitivement dans le camp de la droite.

      Inclure un parti de centre gauche puis de droite dans une formation qui s’intitule Front de gauche, on se demande bien qui peut trouver cette idée logique ou normale ? À moins évidemment (c’est peut-être votre cas ?) d’être un expert de cette "double pensée" si bien décrite par George Orwell.

      Ou bien, ce qui revient au même, un expert du double langage comme il y en a tant au P"S" et à la direction du PCF.

      hopfrog Le 22 mars à 18:29
  •  
  • A court terme, il n’y a rien à espérer des Hamon et Cie qui nous refont le coup de "mon ennemi c’est la finance".
    A court terme, le vote pour Mélenchon est un bon point d’appui, et il vaut mieux ne pas le rater.

    Après ! on verra. La situation est trop mouvante pour tirer des plans sur la comète.

    DMc Le 21 mars à 17:10
       
    • @ DMc (le 21 mars à 17:10)

      Suis 100 % d’accord. Le problème de Hamon, c’est que son parti le soutient avec l’efficacité de la corde soutenant le pendu... Le P"S" mise sur Macron, c’est l’évidence. Les plus malins rejoignent déjà ce banquier déguisé en gendre idéal (Cambadélis se garde bien de leur adresser autre chose qu’un blâme de pure forme), et la plupart des autres solfériniens se regroupent derrière Valls (qui se fait très discret pour l’instant), attendant la fin mai pour monnayer leur soutien au télévangéliste Macron.

      On voit mal ce qu’on pourrait attendre de LO, toujours éperdument heureuse de son fonctionnement de quasi-secte (à cet égard, la lecture de leurs tracts est édifiante).

      Quant au NPA, il est sur bien des points un excellent allié objectif du P"S" c’est-à-dire de la droite, comme le remarquait récemment Emmanuel Todd sur France Culture juste après le passage de Philippe Poutou sur la même antenne (la remarque de Todd visait la position du NPA favorable à ces "travailleurs détachés" qu’aiment tant les néo-libéraux qui règnent à Bruxelles).

      Donc, en effet, la France Insoumise et Mélenchon fournissent un excellent point d’appui et de repère dans cette situation mouvante et instable. Indiscutablement, la crise politique qui entraînera la fin de la Ve République a commencé. Espérons qu’elle se dénouera sans trop de heurts et de débordements, car l’histoire offre peu d’exemples de révolutions violentes qui ont bien tourné...

      hopfrog Le 22 mars à 19:12
  •  
  • Bonjour
    Dans votre constat , vous ne précisez pas que l’abstention , touche surtout les couches populaires, les quartiers, banlieues populaire. l’abstention, atteint parfois 70% , un grand nombre ne ce, sont jamais inscrit, dans ces endroits.
    Le vote obligatoire(avec reconnaissance total du vote blanc )est-il la solution ?. Rappel, des sondages, plus ou moins triturés , qui donnent des analyses tronqués ; sur le vote ouvrier, ou populaire qui soit disant , vote FN alors qu’une très grande majorité ne vote plus.
    A voir pour info sur Politis le débat :Généreux/Piketti sur l’Europe en vidéo.

    bob Le 21 mars à 17:29
  •  
  • Merci Victor. À voir aussi (pour les têtes dures et qui ont le temps) la discussion autour de Gramsci sur LGS : les questions posées sont en pleine actualité.

    Autrement Le 21 mars à 19:31
  •  
  • Grand débat : sur les mensonges des sondages, voir Acrimed : Mélenchon le plus convaincant.
    NB - en trois jours sur jlm2017 un bond de 293.000 à 308.251...

    Autrement Le 21 mars à 19:56
  •  
  • Il nous est très difficile de penser dès à présent le processus de ce que Roger Martelli désigne par "recomposition" ou "reconstruction" (de quoi au juste ?) car il n’y a pas de modèles et tout est à inventer à partir des expériences historiques et celle du présent. Il me semble que la question de la structuration du mouvement, la question de la forme d’organisation est seconde tout en étant essentielle. @ Maurice évoque ici le principe du centralisme démocratique. Pourquoi pas dans l’idéal et la définition ? Mais au regard de l’Histoire on voit qu’on peut en faire un outil terrible de muselage et d’oppression politiques. Tout dépend en effet du terme que l’on privilégie : centralisme ou démocratie ? On voit aussi que Podemos initialement opposé à toute conception partidaire est devenu un parti, ce qui n’est pas forcément une tare. La forme est tributaire du fond, et le fond c’est le programme politique- projet de société . Dès lors que celui est démocratique dans ses objectifs et sa méthode d’élaboration, qu’il est en phase avec les aspirations des citoyens dont ils se réclame et à qui il s’adresse, dès lors qu’il inclut, inscrit en lui-même les règles qui régissent, contrôlent et vivifient les principes démocratiques à l’origine de son existence, alors on peut penser que la forme, ou les formes organisationnelles lui correspondant émergeront. Tous les mouvements révolutionnaires le démontrent. Il n’y pas obligatoirement contradiction entre mouvements et partis. Ils peuvent être complémentaires avec d’autres organisations telles que les syndicats. La difficulté apparait (le risque de bureaucratisation...) lorsque la phase "révolutionnaire" du changement s’achève et que l’ossature, la structure du mouvement se pérennise. Les principes et l’esprit présidant à l’élaboration de la constitution d’une 6ème république proposés dans le programme de la France Insoumise (lire le cahier spécifique du programme de la FI), devraient également être ceux présidant à la structuration du mouvement.

    Victor Le 22 mars à 08:48
  •  
  • Bonjour
    Outre les élections et la réforme du mode électorale, et de la constitution.
    Il y a le comportement vénale, des élues et comment les sanctionner.
    C’est ce qui renforce le plus l’abstention , ou le vote FN qui pourtant participe de ce système corrompue.
    Nous sommes toujours dans la république des copains et coquins.
    Toujours est-il qu’une nouvelle nomenklatura, noblesse politique (plus de 600 000 élues), aristocratie.. ;favorise ses proches, famille ...et cela toutes tendance politique confondue , je dis bien (PC, PS, droite, FN...). Et cela a tout les niveaux Etat, parlement, sénat, régions, département , municipalité, agents territoriaux.....
    le piston, les relations, les réseaux marche a fond !!!, pratiquement tout le monde , met le doigt dans le pot de miel .
    On me dit c’st une minorité ...NON , c’est une pratique généralisé !!!.
    Les gens se disent , il vont à la soupe, se servent, en font profiter les copains, et leur famille.
    Pendant , ce temps , nous entendons des politiques , qui osent, dire, qu’il faut encore plus contrôler les chômeurs et les RSA, voir s’ils ne fraudent pas, et cherche du boulôt !!.
    Faire de la politique et non pas en vivre !!
    C’est pour cela que je pense qu’on ne vas pas assez loin dans la réforme de l’Etat, constitution et du système électorale, Mêmes Mélenchon, FI sont faiblard. Il ne veulent pas toucher aux nombres d’élues, en diminuer le nombres, imposer un mandat unique , non renouvelable.....
    S’il y a des économies a faire c’est du coté des élues , pas des chômeurs, si il y a trop de fonctionnaires , , c’est plus du coté des taches administratives , autour du parlement, sénat, régions, département, municipalité...que du coté de la police, l’armée, Pompiers, Hopitaux.....
    Sans démagogie et populisme , il faut rétablir certaines vérités, et surtout mettre fin a ces abus. Vous n’en parlez pas assez !!

    bob Le 22 mars à 10:32
  •  
  • Bonjour
    A j’oublier , les liens journalistes/politiques, qui se renvoient l’ascenseurs ....tu aurez pas un boulot pour ma fille !.

    bob Le 22 mars à 10:40
  •  
  • « Dans l’immédiat, toutefois, la reconstruction passe, comme cela a été écrit dans ces colonnes, par un choix entre deux méthodes, incarnées par deux hommes, Hamon et Mélenchon. Il faut choisir, non pas pour éradiquer l’option que l’on ne retient pas, mais pour dire qui doit donner le ton, des tentations de l’adaptation ou de la volonté de rupture. Après tant d’années de marasme, il n’est plus temps de tergiverser. » Est-ce à dire qu’on fait une croix sur le passé du ministre social-libéral de Hollande, qui promeut Valls comme premier ministre ? A moins d’un repentir solennel et d’un alignement pur et simple à JLM, on comprend aisément que Mélenchon ait refusé de se commettre avec lui, pour demeurer le seul véritable oppositionnel au gouvernement de Hollande !

    Vacher Roland Le 22 mars à 11:42
  •  
  • @ Daniel Tien,
    Sur la forme  : 1/ Une rencontre qui se voulait discrète de 2 candidats à une élection dans un restaurant chilien parisien n’est pas une réunion "d’états-majors" ni une réunion au sommet. S’agissant de JLM et la France Insoumise, ce dernier était parfaitement et publiquement clair sur la question de l’alliance avec le P"s" (ie Hamon) bien avant cette rencontre dont la conclusion a été non pas un pacte de non agression mais une accord amiable informel de respect mutuel.
    2/ Lorsque JLM et la FI ont pris la décision de candidater, ce fut après une longue période de consultations qui n’a débouché que sur de l’attentisme et des atermoiements de certains. Il a en été beaucoup question sur ce site. Je n’y reviens pas. JLM et la FI ont pris leurs responsabilités avec tous les risques que cela comportait pour eux-mêmes d’abord. Apparemment les faits semblent leur donner raison, pour le moment. Certains peuvent à présent déplorer ces aléas, mais c’est trop tard.
    3/ Que la personnalité de JLM vous déplaise, ça ne se discute pas...
    Sur le fond : que pensez-vous du programme l’Avenir en Commun ? Avez-vous des désaccords ? Lesquels ?

    Victor Le 22 mars à 11:45
       
    • Victor, sur la forme, Je retiens de votre propos :" une rencontre qui se voulait discrète" ( hé bien ce fut raté et terriblement révélateur !) Mais pourquoi devait-elle être " discrète" alors qu’elle avait été annoncée publiquement après avoir été plusieurs fois repoussée ? La question de l’alliance ou de l’union de la gauche n’intéressait -elle que nos deux compères et pas les autres ? Vous précisez et vous vous enferrez : il ne s’agissait pas , selon vous, de "réunion d’état-major "ni de "réunion au sommet", alors qu’est-ce que c’était ? Bien pire, de la rencontre informelle de deux leader politiques, de surcroît,anciens camarades du même parti , qui "s’autorisaient" ( à la Coluche) à décider seuls sur un coin de table de l ’avenir électoral de la gauche française.
      Par ailleurs, sur le fond, le programme de la France insoumise est un ensemble de choix contraires à ce qu’il prétend combattre. Sur le plan économique, s’il veut se démarquer de l’école classique du capitalisme libéral, il est fortement marqué par un néo keynésisme ( représenté notamment par Mrs Généreux et Piketti). De ce point de vue, il n’est nullement un programme de rupture avec le système en place, mais un programme social démocrate "de gauche". Il serait trop long et fastidieux d’entrer ici dans le détail. Aussi je vous recommande la lecture attentive du dernier numéro "d’Économie et politique" , revue marxiste d’économie qui propose une analyse fouillée de "l’Avenir en commun"...
      Enfin, Soyez assuré que , malgré les manques de ce programme et les illusions qu’il entretient, et bien que je lui préfère celui de la "France en commun" du PCF ( hélas bien trop confidentiel), mon vote "par défaut" est acquis au premier tour de l’élection présidentielle au candidat JLM.
      Dernière remarque : réalisé au terme du débat politique organisé lundi dernier par TFI entre les 5 "premiers" candidats, un sondage a placé JLM largement en tête (28%) d e tous ses concurrents. Mais dès le lendemain, un autre sondage ne le plaçait plus qu’à 13,5% des intentions de vote, derrière Le Pen, Macron,et Fillon ...et devant Hamon.

      Albert Letitien Le 22 mars à 13:37
    •  
    • @ Albert Letitien /Le 22 mars à 13:37
      Je ne vais pas épiloguer sur un déjeuner privé de 2 candidats en campagne... sa répercussion médiatique n’étant que du buzz-spectacle. L’essentiel pour moi étant que JLM avait clairement fait savoir sa position auparavant, qu’il s’y est tenu par la suite, que vous le vouliez ou non.
      Quant aux programmes (au passage merci pour vos conseils de lecture), reprocher à celui de "l’Avenir en Commun" son caractère réformiste-néo-capitaliste-keynésien pour recommander celui du PCF "La France en Commun", je vois là comme une sorte d’une certaine confusion politique ... Mais au fond peu importe les étiquettes, ce qui compte c’est l’objectif qu’on se fixe et les moyens cohérents pour y parvenir, sachant qu’on peut ne pas y adhérer : personnellement je ne voterai jamais pour un programme dont je déplorerais " les manques [de ce programme] et les illusions qu’il entretient". On a vu à quoi mènent ce genre de compromis. Bien à vous.

      Victor Le 22 mars à 14:20
    •  
    • Victor, quand vous écrivez que jamais vous ne voterez pour un programme qui comporte des manques et sème parfois l’illusion, parce que vous estimez qu’il s’agit là d’un compromis inacceptable, j’y vois la manifestation d’un sectarisme qui vous interdit de prendre en compte les situations et le rapport d es forces politiques pour les faire évoluer.
      Un compromis n’est pas une compromission, mais plus justement la mesure d e ce qu’il est possible de faire ou ne pas faire à un moment donné sans s’en rabattre sur l’objectif recherché. bien à vous.

      Albert Letitien Le 22 mars à 15:02
    •  
    • @ Albert Letitien le 22 mars à 15:02

      "...un sectarisme qui vous interdit de prendre en compte les situations et le rapport des forces politiques pour les faire évoluer...
      ...un compromis n’est pas une compromission, mais plus justement la mesure de ce qu’il est possible de faire ou ne pas faire à un moment donné..."

      Aaaah, mais qu’elle me plaît, cette langue de bois dont on faisait les "motions de synthèse" au P"S"... Ça permettait, le front serein***, de se livrer à toutes les contorsions, d’admettre toutes les compromissions, d’énoncer tous les mensonges, d’accepter toutes les trahisons dans le but de préserver ses intérêts bien compris (postes, prébendes, circonscriptions, présidences d’instances diverses et variées) et bien sûr ses alliances...

      Le jour où le P"S" ne sera plus qu’un tas de décombres (c’est pour bientôt), nous serons privés (pas trop tôt !) de cette merveilleuse musique solférinienne qui aura si longtemps entubé tant d’électeurs trop confiants. En attendant ce jour, cher Letitien, vous ne voudriez pas revenir ici nous rejouer ces flonflons, aussi attendrissants que désuets, qui aujourd’hui ne persuadent plus personne ? Allez, quoi, un dernier baroud, rien que pour la beauté grotesque de la chose...

      *** N.B. : Un véritable membre du P"S" ne rougit jamais (c’est même un critère pour y être admis). Ce ne sont pas Jérôme Cahuzac, Aquilino Morelle, Thomas Thévenoud ni Bruno Le Roux qui vous diront le contraire...

      hopfrog Le 22 mars à 20:08
  •  
  • @ Albert Letitien
    Vous refaites l’Histoire selon vos désirs.
    1/Dire que l’absence du P"s" dans le FdG de l’époque était une est erreur une aberration : le FdG s’est précisément constitué peut-être pas contre mais en tous cas à côté du P"s", soit parce sa nature droitière sociale-libérale n’était pas encore perçue par certains courants du FdG, soit parce que ces derniers en espéraient quelques subsides...
    2/ Vous avez une vision complotiste du processus de construction de la FI à défaut d’en avoir une politique. Pensez-vous sérieusement qu’on mettre en marche pour une 6ème Rép. + de 100 000, par exemple, sur la base d’une sombre manipulation d’obscure officine ? Là encore, il paraît tellement plus simple d’attribuer les causes de ses propres échecs à la malveillance d’autrui. Je vous revoie à l’esprit et à la lettre du programme l’Avenir en Commun. Cela dit je ne suis ni naïf ni angélique : je sais bien qu’il y a des enjeux de personnes et surtout de pouvoirs, mais sur ce plan je pense que les contempteurs (de gauche) de la FI feraient mieux de regarder d’abord chez eux. JLM a eu tout a fait raison de rompre avec ces jeux-là pour se tourner tout droit, "dru et cru" vers les citoyens. Cordialement.

    Victor Le 22 mars à 12:07
       
    • Faut-il redire ici que plus d e 200 000 "followers" ne valent pas 200 000 adhérents et militants , et que tous les marcheurs pour la VIe République n’étaient pas FI et que des sections communistes de province ont frétées des cars pour acheminer à Paris sans distinction partidaire. Et hélas non JLM n’a pas rompu - autrement qu’en paroles - avec les "jeux" politiciens d’antan qui caractérisaient exclusivement selon vous les relations entre les différentes composantes de la gauche.

      Ajouter la division à la division ambiante, comme la FI le fait actuellement dans la préparation des prochaines élections législatives, alimenter l’esprit de parti et le sectarisme anti PS et anti PC, n’ont jamais fait progresser d’un iota une dynamique unitaire autour d’un programme et de celui qui le porte. À qui profite cet activisme ?

      Il n’y a rien d e "complotiste" dans le fait de dire que la construction de la FI à partir d’un PG et d’un JLM en rupture avec le FDG est une tentative de recomposition politique à gauche née d’une volonté de liquider le PS actuel et de tenir en lisière le PCF et" l’autre gauche" , en vue de constituer une nouvelle social - démocratie française plus progressiste que celle qui s’était vautrée dans le néo libéralisme le plus éhonté (hollande/Valls mais aussi Hamon)). Sans doute y-a-t-il loin de la coupe aux lèvres.

      D’abord, parce que le PS n’est pas aussi moribond que certains ici le désireraient : l’opération "Hamon" en apporte la preuve.

      Ensuite, parce que sont toujours là et bien là : le PCF , même s’il a échoué dans son rôle de fédérateur de tous les indignés et les insoumis ; les multiples chapelles de" l’autre gauche" : les candidats de LO et du NPA ont tout de même obtenu leurs 500 signatures alors que jusqu’aux derniers jours JLM n’était pas certain de les avoir.

      Enfin, parce qu’au sein même de la FI se chamaillent ceux qui veulent que cette dernière conserve son identité de "mouvement", tandis que d’autres souhaitent la transformer en parti politique.

      Albert Letitien Le 22 mars à 14:39
  •  
  • Un parti a des statuts. Dans un parti les adhérents payent une cotisation. La France insoumise sans statut, sans cotisation n’est pas un parti. C’est un mouvement.
    Ne vous déplaise !

    Pierre Magne Le 22 mars à 14:07
       
    • Et c’est bien pourquoi il est promis, soit à disparaitre ,soit à se transformer en parti politique classique ( d’ailleurs, est-il vrai qu’il vient de déposer des statuts parus au JO de cette Ve république tant honnie ?).

      Blague à part Le 22 mars à 20:34
    •  
    • Il s’agit d’acter la creation de 2 associations, l’une ayant pour vocation à rassembler les soutiens de Melenchon pour l’election de 2017 (on peut dire que c’est pour le moins temporaire effectivement) et l’autre pour s’occuper du financement de la campagne 2017... Pour le conseil constitutionnel, le simple fait de se plier à la règle de transparence en matiere de financement fait de votre association un parti. Drôle de consideration que celle-là !

      Vous avez je pense parfaitement raison sur le fait qu’etant un mouvement, PHI est à ce titre éphémère car lié à un MOMENT, celui des elections presidentielles et legislatives de 2017... C’est aussi ce qui rend le "rassemblement" possible en son sein, il y a effectivement des encartes qui font partie de ses sympathisants, car ce mouvement n’est pas vécu comme une menace à leurs propres "croyances politiques". Par contre, il est impossible de dire si le mouvement ne se prolongera pas ou evoluera (tout en restant un mouvement) pour vivre un autre MOMENT en cas de victoire, celui de la constituante !

      Pour ma part, je crois que transformer la France Insoumise en veritable parti (pas au sens du conseil constitutionnel bien sûr) signera le glas de la puissance mobilisatrice du mouvement...

      carlos Le 23 mars à 06:49
  •  
  • Roger Martelli : Je ne vous suis pas du tout. L’union de la gauche ne peut désormais passer que par sa refondation complète, la crise de régime est là par la crise du capitalisme, et la crise de la gauche se produit parce qu’elle renie ses fondamentaux.

    Tous les partis de gauche sont impliqués dans ce processus de décomposition. Le Front de gauche a très vite atteint sa limite politique et la domination de l’appareil du pcf a largement contribué a lui enlever tout appui populaire. Dans les faits, le FdG est mort-né, coupé de cette base d’action indispensable. La seule réponse possible pour contourner cette paralysie idéologique est donc de créer le mouvement de masse indispensable à tout changement révolutionnaire -j’emploie ce mot à dessein parce qu’il a singulièrement disparu du langage ou des concepts au sein de la direction du pcf-, changement qui demande l’implication directe populaire.

    Le constat évident à faire c’est le virage du ps vers la droite, en essayant d’entraîner les forces dont il dispose dans ce schéma ; bref le ps n’est plus socialiste, parce que tombé dans la tambouille des intérêts particuliers rejoignant en cela la droite, opération de recentrage à la Hollande ou Macron. Hamon n’est qu’un avatar qui a surgi grâce aux résultats d’une primaire que le ps n’attendait pas. Mais la réalité du ps est toute autre, nous le constatons jour après jour !

    La France insoumise, initiée entre autre par Jean-Luc Mélenchon, est la réponse des possibles : comment créer un mouvement populaire en l’impliquant directement à la fois dans l’action et dans un processus d’éducation politique afin d’avancer dans la mise en place d’une 6e république et d’un processus de réformes sociales de fond en attendant une nouvelle constitution. Comment mettre en place des réseaux de discussions d’élaborations des solutions (dans le désordre) démocratiques, européennes, écologiques, internationales ????

    La proposition de candidature de JL Mélenchon a choqué le Pcf, Ensemble ? Feu le FdG n’a rien fait de mieux : Une Convention nationale, une charte, un programme, des appuis (300 000 actuellement) 3000 groupes d’appuis sur le territoire, des discussions, des candidatures aux législatives, des conférences programmatiques, des universités populaires, des ateliers législatifs.... sans compter toutes les volontés pour organiser meetings, réunions, manifestations.

    Voilà la France insoumise ! avec ces femmes et ces hommes engagés qui sans partis, communistes, socialistes, écologistes, etc. : c’est ça un mouvement d’union et croyez-le c’est un mouvement de masse qui se crée et prendra son poids politique, bien au-delà des processus électoraux actuels avec ses résultats quels qu’ils soient. Nous visons plus loin et plus haut.
    Alors, soutenez à fond la FI plutôt que d’hésiter à s’engager parce qu’elle ne ressemble pas ce que vous attendez. Mais d’ailleurs, qu’attendez vous ?

    Max Le 22 mars à 14:30
  •  
  • @Martelli

    On va faire plus simple :

    La gauche est affaiblie et la droite va reprendre le pouvoir , tout simplement parce qu’il y a eu de mauvais dirigeants dans les partis de gauche.

    1. Le Ps, c ’était Hollande, il n’a pas été convaincant. L’extrême gauche l’a fait remarqué pendant 5 ans, au lieu de convaincre le peuple par son programme à lui. Hollande a été viré par Hamon, sur le choix des militants de gauche, qui ont écouté l’autre coté de la gauche en mettant le socialiste le plus à gauche que l’histoire ai connu, tout simplement sur un projet de distribuer de l’argent à tout le monde.

    2. Pour l’Extrême Gauche, un Melenchon qui n’est là que pour son idéologie intime, qui veut la place du chef, le pouvoir en intégralité, en finir avec le PS et le PCF, à devenir le principal tenant de l’opposition à la droite, et qui donc à tout intéret à faire passer la droite au pouvoir en divisant la gauche. Et qui ne fera donc jamais alliance avec aucune autre partie de la gauche, s’il n’en deviens pas le chef.
    Ce n’est pas une surprise, cela fait 5 ans qu’on vous le préviens.

    Vous pensiez à une union ? Avec le point 2, il n’y en aura jamais.

    Donc la droite gagne ses élections, ou le centre droit.

    C’était une prévision de 2012 pour 2017 de la part de toute le monde.

    Pas besoin d’aller plus loin dans la reconstruction de la gauche. Virer le point 2.

    Aprés celà, on pourra commencer à parler des programmes.

    BDPIF Le 22 mars à 14:34
       
    • @ Dominique FILIPPI le 22 mars à 18:33)

      Ce serait grand dommage, en effet. Quand elle atteint ce degré de pureté chimique, la substance appelée connerie humaine :
      a) acquiert une sorte de beauté qui force le respect ;
      b) possède l’amusante propriété de s’autodétruire spontanément.

      Permettez-moi de vous adresser (ainsi qu’à votre ami bdpif) une très amicale mise en garde : trop de bêtise tue la bêtise. Songez-y, la prochaine fois que tous deux vous viendrez nous prodiguer vos "avis éclairés"...

      Bien à vous (quand même).

      hopfrog Le 22 mars à 19:27
    •  
    • @Hopfrog !!!

      Bien cordialement aussi Hopfrog !!!

      Au plaisir de vous rencontrer à la fête de l’humanité et que vous me disiez, en face, votre théorie de la connerie Humaine, ce sera certainement plus enrichissant que devant un clavier. Nous aborderons alors le thême de "Lacheté" et "d’acharnement sur les personnes" en "abscence d’argumentation". N’oubliez pas d’amener votre jolie chemise brune, celle que vous a offert votre cousin de Russie dans les années 50 !!!

      Amitiés fraternelles, Camarade INSOUMIS !
      BDPIF

      BDPIF Le 22 mars à 20:27
    •  
    • Bdpif,

      Vous avez le droit de cracher sur la FI et d’en ignorer la réelle dynamique. Passons ! Mais que proposez-vous CONCRETEMENT, au terme de près de 40 ans de trahisons successives du parti dit socialiste et d’un PCF qui a déserté les couches populaires lesquelles s’abstiennent quand elles ne votent pas FN, ? Un FN qui, comme ses frères jumeaux partout en Europe, est le fruit de politiques néolibérales, mortifères depuis 1983 ?

      Babeuf

      Babeuf Le 23 mars à 09:58
  •  
  • La reconstruction à gauche passe d’abord par une clarification idéologique pour favoriser un socle de propositions en rupture avec le capitalisme mondialisé et financiarisé. Cela suppose une influence bien plus importante du PCF ou autre formation porteuse de radicalité. Idem au plan syndical, le rapport des forces est trop favorable aux réformistes.

    Le calendrier électoral impose des positionnements immédiats qui estompent cette question fondamentale. Et l’affaiblissement idéologique ne permet pas d’aborder cette question essentielle de façon constructive.

    On a connu les collectifs antilibéraux de 2005, le FdG ensuite, et il y a eu échec. Il n’est plus possible de reporter la question de la reconstruction d’une vraie gauche.
    A mon avis, le PCF devrait jouer un rôle essentiel dans cette reconstruction.

    Gb26100 Le 22 mars à 14:53
       
    • Comme presque toujours le PCF jouera un rôle essentiel, préserver sa poignée d’élus et de villages à tout prix quitte à saboter l’avenir. Mais il n’en aura plus les moyens, ni les militants qui de plus en plus nombreux ouvrent les yeux comme moi il y a presque trente ans.

      René-Michel Le 22 mars à 19:21
  •  
  • @ Albert Letitien, Le 22 mars à 14:39
    Que je sache la Marche du 18 mars pour une 6ème république n’a pas été à l’initiative que quelque structure unitaire pluripartidaire que ce soit. Que des membres des directions, des militants, des élus, des électeurs de tel ou tels parti de gauche non libérale s’y soient reconnus et associés massivement prouve que la FI ne se positionne pas en concurrente/rivale de qui que ce soit mais au contraire en rassembleuse. Votre focalisation sur de prétendues querelles de boutiques, peut-être aussi les erreurs de votre parti vous font ignorer l’essentiel du moment présent : des millions de citoyens sont en train de trouver des réponses dans les perspectives qu’avance la FI et portées par JLM. 

    Victor Le 22 mars à 15:12
       
    • Primo, il aura bien fallu une impulsion première pour décider et organiser cette marche pour la VIe république , car rien de naît de rien. Secundo, au contraire de ce que vous affirmez , à l’occasion des prochaines législatives, la FI "se positionne clairement en concurrente/rivale" des autres partis de gauche, singulièrement du PCF mais pas seulement, dans de nombreux départements.
      Un exemple parmi d’autres : en Haute-Loire, il y a une quinzaine de jours, quelques membres du PG ont décidé entre eux, sans consulter personne, de présenter un binome FI aux prochaines élections législatives dans la 1ere circonscription. acquise traditionnellement à la droite . Évidemment, placés devant le fait accompli, les autres composantes de la gauche (PCF, Ensemble,etc...)vont désigner à leur tour un binome ! Autre exemple : dans le département de la Loire , 6e circonscription où la droite et l’extrême droite sont plus que majoritaires, ayant refusé toute discussion préalable avec le PCF/ FDG, les partisans de la FI présentent également un binome. Là également, il faut s’attendre à la désignation prochaine d’un binome PCF/FDG /NPA. Alors que les exemples de ce type se multiplient, comment pouvez-vous prétendre que la FI agit en "rassembleuse" ???
      En conclusion, à gauche, "les querelles de boutiques "vont bon train et vos amis oublient" l’essentiel du moment" : battre la droite et l’extrême droite...

      Norbert Catel Le 22 mars à 18:10
    •  
    • En conclusion, à gauche, "les querelles de boutiques "vont bon train et vos amis oublient" l’essentiel du moment" : battre la droite et l’extrême droite...

      Oui, tout simplement.

      BDPIF Le 22 mars à 22:05
  •  
  • A propos de naissance sans suite.
    Vous connaissez le M6R ? Le PG ?
    Un vrai débat sur projet politique et organisation.
    Les "révolutionnaires" ont besoin d une structure pour faire vivre et developper leur projet.

    Gb26100 Le 22 mars à 15:14
       
    • Oui, le m6r a été une initiative intéressante, elle a échoué. Sans doute le climat du moment n’a pas permis de le mener à bien. JLM, après l’avoir lancé, s’en était écarté volontairement afin de permettre son évolution. Mais voilà .... tout ne marche pas. Il y a plein de projets qui ont échoué, n’est-ce pas ? Mais on recommence !
      le PG est le parti initié par JLM lorsqu’il a quitté le PS. Il reste un petit parti avec ses problèmes de parti. Mais il est bien présent au sein de la FI, avec des communistes (malgré la tiédeur du soutien de la direction du PC) , des socialistes (est-il besoin d’en parler !), des écologistes (d’EELV) et puis un très grand nombre de non-encartés (je suis de ceux-là, c’est mon choix), des membres de réseaux associatifs, et pas mal de participants de Nuits-debout, nous sommes très bien ensemble pour construire et agir sur un projet politique concret, structuré, organisé, avec ses qualités et ses défauts comme partout. Et le projet avance, rien n’est fermé et personne n’est exclu.

      Max Le 22 mars à 18:43
  •  
  • @ Albert Letitien Le 22 mars à 15:02
    En écrivant cela je pensais à vous. Vous ne pouvez pas affirmer, comme vous l’avez fait, d’un côté que le programme de la Fi n’est pas un programme de "rupture" et de l’autre dire que vous voterez pour lui. Ceci signifie que vous votez par défaut voire utile. On connaît le scénario et on en crève. Nous ne sommes plus en 2012 ; avec le saccage perpétué à gauche par le p"s", cause partielle de la montée du FN, avec l’aggravation de la crise sociale, économique en France, en Europe et mondialement, il est grand temps d’en finir avec ce genre de compromis désespérant qui deviennent des compromissions une fois traduites dans les résultats. Je sais bien la contradiction dans laquelle se débattent aujourd’hui nombre de camarades du PCF. Je n’ai pas à y interférer. En tous cas le 18 mars lors de la Marche de la FI, j’ai pu discuter avec bien des camarades du PCF ou sympathisants présents qui ont fait leur choix et vivent heureusement leurS appartenanceS politiques sans états d’âmes ni frustrations.

    Victor Le 22 mars à 15:26
       
    • @ Albert Letition
      j’ajoute pour lever toute incompréhension : si je considère que le programme de la Fi est un programme du "rupture", il l’est dans la mesure où il rompt effectivement avec le nouvel ordre néo-libéral. Un autre débat est celui classique dans les milieux marxistes-léninistes , qui à vrai dire ne m’intéresse plus, de "réforme ou révolution".

      Victor Le 22 mars à 15:43
  •  
  • La question de la recomposition de la gauche ? Honnêtement, je crois que la question principale aujourd’hui est celle de la manière de favoriser l’éveil d’une conscience politique chez nos concitoyens.

    L’abstentionnisme et le dégoût de la chose politique progresse dans la population. L’une des causes en est très certainement la "privation" du pouvoir d’agir des citoyens du fait :
     de la confiscation de la parole politique par des partis qui peinent dorénavant à trouver une assise populaire.
     de la dévalorisation de la parole politique par les élus qui n’ont de fait aucun comptes à rendre à leurs électeurs.

    Il n’y a que par un renouveau de l’intérêt des citoyens pour la vie de la cité, forcément consubstantiel à la prise effective du pouvoir de ceux-ci lors d’un événement majeur comme peut le devenir la constituante pour la 6ème république qu’il y aura recomposition du paysage politique en France... Et donc de la gauche !

    Des structures disparaîtront ou se transformeront, d’autres naîtront... Mais rien ne pourra changer ou se recomposer sans que ce MOMENT d’unité nationale, cette constituante, animée par le maximum de citoyens eux-mêmes (je donnerai ma voix au tirage au sort pour ma part, même si je vote FI aux élections), ne les questionnent sur les valeurs qui cimentent notre nation !

    Carlos Le 22 mars à 16:47
  •  
  • Pas de quoi se mettre Martelli en tête

    Je suis surpris par l’air de liberté et de responsabilité qui illumine la campagne de la France Insoumise et de sa réception auprès des jeunes en particulier.
    L’avenir en commun : deux mots qui, pour eux, font sens.

    Le programme comme seule boussole.

    Finies les bidouilles d’appareil.

    cantaous Le 22 mars à 17:31
  •  
  • A BDPIF
    Mais de qu’elle gauche vous parler !!???
    la deuxième droite...
    Il faut sérieusement , faire le ménage, couper les branches mortes, surtout pourris, voir mon article plus haut.
    Certes , il y a des gens honnète a gauche ’(aussi bien au PC, PS, FI, PG....) , mais le système de fonctionnement poussent a la corruption, encourage la corruption, la tentation est grande de se servir et de servir les siens.
    Donc , ce n’est pas qu’une histoire, de ligne politique, de clarification, de personnes uniquement.
    C’est un système maffieux, quelque part.

    bob Le 22 mars à 18:07
  •  
  • @ Norbert Catel Le 22 mars à 18:10
    "Primo" : qui vous a dit que la marche Fi du 18/03 était "née de rien" ? Certainement pas moi qui vous explique qu’elle a été à l’initiative de la Fi !
    Secondo : s’agissant des situations locales en vue des législatives que vous évoquez : que puis-je vous répondre personnellement vu que je n’en connais pas toutes les données pour le faire ? et je ne saurais me contenter de prendre vos allégations pour des preuves indiscutables. Je vous rappelle que la Fi ne se limite de loin pas au PG lequel a tout autant que les autres partis sa légitimité. Je ne veux pas polémiquer ici sur ce thème car c’est malsain et politiquement délétère. Mais on peut penser aussi à l’attitude de nombre de maires (et la consigne qu’ils ont reçue) à propos du parrainage du candidat JLM...
    Tertio : votre conclusion est inacceptable et insultante. Elle témoigne d’un grand désarroi politique et d’une méconnaissance de ce que vous prétendez critiquer. Fort heureusement nombre de vos camarades, de plus en plus nombreux, condamnent ce genre d’attitude de par leur engagement dans la France Insoumise tout l’accordant sans ressentiment avec leur appartenance de parti.

    Victor Le 22 mars à 18:47
       
    • " vos camarades de plus en plus nombreux" ... Victor,Il faut vraiment arrêter de délirer , et surtout merci d’ apporter des chiffres fiables à l’appui de vos affirmations.
      Toutefois, la présence indéniable dans la FI de communistes , de socialistes , etc...momentanément ou définitivement en rupture de parti, confirme qu’il s’agit bien là d’un mouvement attrape-tout à gauche comme l’est celui de Macron, "En marche !" ;à droite.

      Cette situation n’est pas sans rappeler les fameux "comités anti-libéraux" des années 2004-2005 qui ont fait pchitt après un bref moment de gloire. Je vous l’accorde, cela peut faire illusion et éventuellement gagner une élection, mais certainement pas gouverner.

      Sur le fond, ces reclassements et /ou ralliements perpétuels, font partie de la vie politique. Il se trouvera toujours des gens qui pensent que l’herbe est plus verte chez le voisin plutôt que de cultiver leur jardin.
      C’est bien joli de jouer les fiers à bras ou les matamores sur les estrades , mais nous verrons bientôt de quoi le maçon FI est capable au pied du mur ! RDV au soir du premier tour de l’élection présidentielle et surtout à celui des élections législatives. Bien à vous.

      Norbert C. Le 22 mars à 20:25
    •  
    • @norbert - Compte tenue de l’amertume que je devine dans vos propos, vous pensez bien sûr avec dépit aux legislatives et à l’absence d’accord d’appareils...

      Juste pour vous donner du grain à moudre et vous empêcher de vous adonner à la tentation du raisonnement simpliste : Nous avons d’un côté, des partis, de l’autre un mouvement... Vous ne me contredirez pas quand j’expose que les canaux de communication et les modes de "negociation" usuels ont montré leur totales inefficacité et inadaptation pour résoudre l’équation !

      Laissez moi vous rappeler quelque chose d’important : n’importe qui, encarté ou non, peut fonder un groupe d’appui à la France Insoumise, n’importe qui, encarté ou non, peut dès lors qu’il a fait la preuve de ses qualités (engagement moral à respecter des principes) peut prétendre à avancer une candidature sous l’etiquette de "l’avenir en commun"... Par n’importe qui, il faut comprendre candidat communiste inclu (l’accord pour le reversements des subsides financiers est prévu par la charte) !

      Si les tambouilles habituelles entre partis ne fonctionnent pas ici c’est que les seuls interlocuteurs "valables" (crédibles et de confiance) pour les sympathisants de la France Insoumise restent les militants eux-mêmes : court-circuiter les citoyens en se réclamant d’une autorité centralisatrice reste donc le meilleur moyen de geler toute "entente"... Entente pourtant fondamentalement possible sur le projet lui-même et les objectifs à atteindre !

      La question concrète de l’accord sur les législatives passe donc par une seule question : Quels sont les points de la charte qui posent problème, notamment à ceux du PCF, qui souhaitent se presenter sous l’etiquette "l’avenir en commun" et pourquoi ?

      carlos Le 22 mars à 22:31
    •  
    • @ Norbert C. Ton cynisme et ton mépris pour la France Insoumise comme pour les comités anti-libéraux sont aussi grands que les pseudo "communistes" de ton espèce sont insignifiants. De mon temps, dans les années 70/80, nous étions 800 000 mais de Marchais en Hue, de Hue en Laurent junior, de" bilan globalement positif" en abandon du marxisme pour l’électoralisme, vous n’êtes plus que 40 000 "à jour de cotisations" dixit la Place du Cl Fabien. Tes leçons tu te les gardes, t’es fini, Nono.
      Hasta la victoria siempre camarades et bienvenue dans la France Insoumise !

      René-Michel Le 22 mars à 23:45
    •  
    • @ Norbert C. Le 22 mars à 20:2
      La Fi n’est pas un parti avec des encartés. Donc difficile, voire impossible même de vous donner des chiffres. Mais la marche pour une 6ème Rép. du 18 mars devrait vous donner une idée de sa capacité de mobilisation. Quant au reste de vos aigreurs, cela relève du ressentiment, c’est régressif et indigne du niveau de débat politique que Roger Martelli a impulsé avec sa réflexion. De ce passé désespérant visiblement vous ne voulez pas faire table rase : il vous nourrit. Sur ce, j’arrête sur ce fil.

      Victor Le 23 mars à 08:57
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  • @ Norbert C. Le 22 mars à 20:25
    Je me retiens de tout déballer mon camarade, je connais les pratiques du pc depuis 55 ans et je t’assure que si je parle, tu vas être plutôt surpris, je les ai vu faire dehors, mais surtout dedans, je les ai pratiqué à l’intérieur au plus haut niveau et donc je peux te dire seulement ceci :

    La FI n’a aucune leçon de démocratie à recevoir. Rien n’est parfait et ce qui compte c’est la direction qu’ils prennent. Les communistes qui s’y trouvent sont à leur place, comme les autres, simples militants et/ou candidats.

    Par respect pour toutes celles et ceux qui, communistes convaincus et qui, j’espère, transformeront leur parti, je m’en tiens là.

    Max Le 22 mars à 23:13
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  • C’est drôle de lire ces empoignades , les camarades communistes parlent haut et fort et ils ont raison de défendre leur boutique mais ce qui est anachronique c’est que personne ne relève que cela n intéresse pas les Français , les jeunes, les salariés, les femmes , tout le monde s’en fout en fait.

    De part ce vaste monde ,il n’y a plus aucun pays, qui envisage qu’ un jour leur futur sera le "communisme" pire il n’ y a plus aucun pays dans le monde a part la chine capitalisme et la Corée du nord dirigé par un fou qui conservent encore un parti communiste dans les deux cas pour perdurer un pouvoir antidémocratique.

    Plus près de nous en Europe, tous les partis communistes ont disparus ou sont tellement groupusculaires que personne ne les mentionne jamais.

    En France le PCF est d’ans l incapacité depuis 2007 de présenter un candidat sous ses couleurs en 2022 cela fera 15 ans d’absence, même le NPA et LO n ont jamais opté pour cette option : être invisible dans la seule élections qui passionnent les Français.

    la perfusion financière par strapontins interposés que laissait le PS , contre des plats récurrents de couleuvres politiques à avaler au parti communiste est terminée.

    On imagine mal demain Macron accorder des circos ou Hamon et cambadélis qui est toujours le secrétaire du PS , geler des circos et des élus municipaux alors que déjà il n’y en aura plus guère pour ses militants, déjà si l’accord EELV de 70 circos tient ce sera un miracle.

    Dans n importe qu’elle ville ou circonscription, canton , le Parti communiste n’est en capacité de remporter seul une échéance électorale et pourtant ......

    On lit ici dans cette revue , des gens sincères, c’est cela qui est affligeant , qui sont persuadés d être la seule option crédible pour la "reconstruction " de la gauche.

    L expérience de l union de la gauche ? : née 77 et morte en 78 ne leur a pas suffit, la gauche plurielle ? : enterrée avec JOSPIN, le Front de gauche ? , le seul bidule qui leur a permis de retarder l échéance de la débandade qui s’annonce et qu’ ils n’ont eu de cesse de vouloir contrôler ou contourner au grés des accords locaux avec le parti socialiste.

    Et la devant le succès, l ’espoir que porte la FI , ils renâclent, ils se bouchent le nez, ils conspuent , hé oui ils ont peur ces bons vieux camarades, ils ont compris enfin que depuis 1989 l ’histoire mondiale se construit sans eux et que ici en ce moment Jean Luc Mélenchon et les "non encartés" de la France insoumise construisent la gauche de demain , sans eux également .

    Alors bavez , râlez, éructez , un mouvement se construit et a titre collectif vous n’en êtes pas , vos adhérents quittent le navire certains pour macron d’autres l ont déjà fait au PS et les dernières forces vivantes rejoignent la FI.

    Pour les autres vous êtes aux mieux des madeleine de Proust au pire des images d’Epinal.

    buenaventura Le 23 mars à 00:30
       
    • @buenaventura - je sais bien que c’est enervant d’avoir des avis contraires mais bon chacun à le droit de revendiquer une pensée politique... Je crois que les royalistes sont tout de même plus à plaindre que les communistes (sachant que la solidarité et la cooperation restent des fondamentaux louables) dès lors qu’on remarque que par contre, il reste encore un paquet de pays arborrant fièrement un roi et une reine comme symbole de la "nation"... Le président de la 5eme republique n’est il pas lui meme un superbe monarque ?
      Vivement la 6eme republique !

      carlos Le 23 mars à 07:46
    •  
    • @ Buenaventura

      Vous mettez l’idée du communisme, l’idéal communiste, et le PCF dans le même sac. C’est aller un peu vite, et un peu trop simple.

      Vous mettez en avant les expériences dites "communistes" dans le monde, si vous êtes honnête, vous devez reconnaître que la Corée du Nord n’a rien à voir avec l’idéal communiste, pas plus que la Chine, état capitaliste sans démocratie, régime préférer des multinationales et des grandes entreprises.

      En partant de l’idée , par leur imagination, les Hommes construisent un idéal. Nous avons besoins d’idées et de leurs constructions imaginaires en idéaux, pour avancer et ce projeter. L’idéal nourrit l’espoir meilleur barrière contre le désespoir, qui lui conduit au renoncement.

      L’idée communiste est une belle idée, le PCF s’en réclame et la revendique, parfois de façon exclusive, il se trompe . Une idée lorsqu’elle apparaît, tout monde peut s’en emparer, et s’en faire image.

      " De part ce vaste monde il n’y a plus aucun pays qui envisage que leur avenir sera le communisme " dites vous, on pourrait vous retourner l’argument. Pour s’en tenir à l’UE, aucun pays de l’UE n’envisage la mise place d’un programme comme celui de la FI, avec sortie éventuelle de l’euro. Doit-on pour autant l’abandonner ?

      Quand un projet échoue ou dévie , on ne peut pas conclure a priori que l’idée de départ était mauvaise, on s’est peut être trompé dans sa conception (euro ?) ou sa mise place (constitution ?).

      Vos provocations à l’égard des communistes sont exclusives et stigmatisantes, certains communistes ici font comme vous à l’égard de la FI et JL Mélenchon, pas sûr que cela fasse n’avancer le débat, si l’objectif est bien de faire avancer le débat .
      .

      GG Le 23 mars à 13:08
  •  
  • Sous le vernis, le naturel anticoco revient au galop.Sachez d’abord , si vous l’avez oublié, que le PCF fut le seul parti politique à combattre l’instauration de la Ve république et à dénoncé bien avant d’autres ici le "pouvoir personnel" et "la monarchie présidentielle". Ce qui explique que les cocos ne furent jamais à l’aise dans ce type d’élection bonapartiste imposée par les institutions. D’où des candidatures de témoignage qui n’ont jamais vraiment reflété son influence politique réelle. La preuve par vos élucubrations : vous passez votre temps à tirer sur l’ambulance qui transporte le cadavre bien vivant du PCF.

    N.B ;. Le 23 mars à 08:09
       
    • @N.B.
      si vous l’avez oublié, que le PCF fut le seul parti politique à combattre l’instauration de la Ve république et à dénoncé bien avant d’autres ici le "pouvoir personnel" et "la monarchie présidentielle".

      Et bien non, tout Le monde ne l’a pas oublié... La question est donc de savoir si proche de l’échéance pourquoi une partie du PCF refuse de soutenir un projet qui va exactement dans le même sens...

      Carlos Le 23 mars à 08:36
    •  
    • @NB Toujours bien vivant malgré une perte de poids spectaculaire ( de 800 000 à 40 000 en moins de 40ans) et que personne dans l’ambulance n’a cherché à diagnostiquer (ça s’appelle l’autocritique chez les marxistes que vous n’avez jamais été) trop occupés que vous étiez à ralentir le naufrage en négociant des accords minables avec le PS.
      Un ancien communiste, Insoumis.

      René-Michel Le 23 mars à 10:27
    •  
    • @ N.B.

      Presidentielle de 1969 , 1er tour J Ducllos PCF 21,27%.

      Vous accusez ceux qui ne sont pas de votre avis de se livrer à des " élucubrations "’ c’est insultant, c’est un manque respect envers vos interlocuteurs. Cela met fin au débat. Cela vous dessert, dessert le PCF. Résultat vous obtenez l’effet inverse de celui que vous poursuivez.

      Je crois que je vais mérité le titre d’anti coco.

      GG Le 23 mars à 11:06
    •  
    • Voilà que certains ici, mauvais joueurs, prennent des poses de vierges effarouchées parce que leur vrai visage est dévoilé et qu’ils sont pris à leurs propres mots.

      La candidature Duclos , en 1969, fut révélatrice de la volonté du PCF d’aller alors sur le terrain de l’élection présidentielle pour sauver la gauche française du déshonneur, dans lequel, une fois de plus, l’avait jeté la social -démocratie de l’époque.

      Le mépris insultant qu’ils montrent pour le "pc" n’a d’égal que leur cécité politique. Il ne leur est même pas venu à l’esprit que l’absence d’un candidat "coco" à la présidentielle de 2012, comme à celle de 2017 était motivée pas une nouvelle tentative - dans la suite de celle du FDG - de rassembler autour de JLM, une gauche en morceaux plutôt que d’ajouter un candidature de division à une autre.

      Au lieu de gloser sur la faiblesse actuelle - indéniable- des effectifs cotisants du pcf, avec un plaisir malsain évident, ils pourraient au moins se demander à quoi et à qui elle profite ?
      certainement pas à ceux et celles qui font les frais du "système".

      Quant à leur chère FI , ses prétendus 230 000 "suiveurs",agités du clavier et amateurs d’hologramme, ne vaudront jamais les 800 000 militants communistes "staliniens" qui savaient, eux , ce que c ’était que la lutte des classes.

      Adrien Laballus Le 23 mars à 11:55
    •  
    • @ Adrien Leballus

      Comment faitevs vous pou vivre avec tant de haine ?

      GG Le 23 mars à 13:16
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  • la question à l’ordre du jour n’est pas "l’absorption" mais le rassemblement de tous les partisans d’une VIe république, avec leurs différences et leurs divergences. Quant à leur fusion en une seule organisation,pour l’instant et probablement pendant longtemps encore , elle reste et restera problématique pour les multiples raisons que nous connaissons : idéologiques, sociologiques et structurelles.

    Par exemple, sur ce dernier point, on ne peut pas balayer d’un revers de la main plus d’un siècle de" tradition socialiste" et bientôt un siècle "d’empreinte communiste" dans la société française. Les mutations imposées par un capitalisme en métamorphose permanente et les bouleversements qu’elles provoquent depuis plus de 30 ans, ont pris de court la gauche française engluée dans ses divisions historiques et ses reniements factuels.

    Delà, les tentatives avortées ou les échecs qui ont scandé son histoire récente chaque fois qu’elle est parvenue au pouvoir.

    Aujourd’hui , La tentative de sortir de la crise politique et sociétale où nous sommes , portée par JLM et la FI , mais pas uniquement par eux, se heurte à ces réalités concrètes.

    IL a toujours été difficile de soulever les montagnes avec trop peu de monde. Le grand Jaurès, qui en savait quelque chose, ne disait-il pas que "l’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir" ! (Albi 1903).
    Dans quelques semaines, le peuple français sera placé devant le choix de commencer un vrai changement de société ou non. À lui de saisir ou non cette occasion. Quant à ceux qui n’attendent pas seulement les" moments électoraux" pour s’engager, ils savent que la lutte continue et continuera aussi longtemps qu’il y aura des exploités et des opprimés, des exploiteurs et des oppresseurs.

    Alain Lassert Le 23 mars à 10:16
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  • Ainsi,vous n’avez jamais mesuré l’empreinte du PCF sur la société française ?Le fait que 465 parrainages de Mélenchon,proviennent du PCF ne vous parait notable ?
    Le 25/11/2016 avait lieu le vote des communistes. Nous en connaissons tous le résultats, du moins celui qui s’est affiché dans les rédactions des grands médias proches de l’établissement , où dans les multiples officines de pouvoirs étrangères a notre cause. Parmi elles, hélas il faudra compter la direction du PCF puisque sont seul acte de foi, sa principale motivation est d’en rejoindre les arcanes dans les plis d’une gauche respectablement de gauche par tous les moyens y compris celui de s’opposer a ses cadres et à sa majorité active qui avait décidé lors d’une conférence nationale à plus de 55 % de se déterminer sur un choix clair en présentant une candidature communistes.Cette dernière s’est une fois de plus distinguée dans la circonstance par sa capacité à prendre et se ranger derrière des couleurs propices aux décisions les plus électoralistes, tout en entretenant un flou artistique sur ses motivations finales. C’est la raison pour laquelle de nombreux communistes, croyant opter pour une décision d’efficacité politique préservant l’autonomie du parti, lui ont signé un chèque en blanc sans en mesurer la conséquence. « De nombreux camarades l’on fait par défaut, insistant pour que soit développée une bataille communiste autonome de la France insoumise, pour l’élection présidentielle comme pour les législatives » souligne le communiqué de « faire vivre le PCF », qui se déclare dans sa conclusion « déterminé à travailler pour que le peuple se renforce en organisation, en conscience et action pour affronter les durs combats qui s’annonce » et affirme dans cette logique qu’au contraire de ce qui s’est décidé « nous avons besoin d’un véritable parti communiste.

    Maurice Le 23 mars à 12:04
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