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Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 20 juin 2016

PS : une primaire contre la gauche

Le piège de la primaire s’est refermé : le PS a décidé qu’elle aurait lieu, Hollande pourra y concourir, les frondeurs en seront… Une primaire taillée sur mesure pour le président, admire la presse. Mais la gauche peut y périr. Sauf si…

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Jean-Christophe Cambadélis a réussi son coup. Jeudi dernier, on murmurait encore qu’un primaire n’était pas possible et que, s’il le fallait, le PS modifierait ses statuts pour ne pas obliger le Président à s’y plier. Dans la foulée, tout le monde se préparait à cette éventualité. Les frondeurs laissaient entendre qu’ils pourraient jouer leur propre carte et Pierre Laurent lui-même, qui n’a jamais écarté l’hypothèse d’une votation à gauche sans le président ou l’un de ses ministres, n’hésitait pas à fustiger la « fébrilité » socialiste à écarter toute idée de primaire.

Un paradoxal éclaircissement politique

Vendredi, le premier secrétaire du PS a pris tout le monde à contre-pied, avec la bénédiction de l’Élysée. Il y aura une primaire et François Hollande pourra y chercher la légitimité qui lui manque, sous les auspices de la plus vieille des ficelles : « Au secours, la droite revient ! » Le contour de la consultation est désormais tracé. Ce ne sera pas toute la gauche, fait mine de déplorer "Camba", puisque le PCF et EE-LV n’en ont pas voulu en écartant a priori une candidature Hollande. La primaire ne concernera donc qu’une gauche et un seule : celle que l’on appelle indifféremment "gauche de gouvernement" ou "gauche réformiste" à l’instar de Manuel Valls. Comme si, entre nous soit dit, ladite gauche "réformiste" avait à ce point fait montre de sa capacité à gouverner…

Lire aussi "La politique du moins pire, dernier recours d’un PS sans bilan ni projet"]

En l’absence de toute primaire officielle, les "frondeurs" avaient laissé plus ou moins entendre qu’ils étaient libres de concourir à une candidature plus franchement à gauche. Ils se présentaient ainsi comme les pivots possibles d’une recomposition incluant "l’autre gauche". Les voilà contraints d’accepter la règle du jeu édictée rue de Solferino et d’en assumer les conséquences : si Hollande l’emporte dans cette nouvelle formule verrouillée, ils n’auront pas d’autre choix que de le soutenir jusqu’au bout. Quitte à donner rendez-vous pour l’après 2017…

Paradoxalement, le choix solférinien éclaircit l’horizon politique. La décision entérinée samedi par le Conseil national du PS a en effet des implications stratégiques. Elle signifie que, pour la majorité de ses responsables, l’horizon du socialisme est nécessairement dans la trace esquissée naguère par le néotravaillisme de Tony Blair. À leurs yeux, cela implique une rupture avec toute une tradition sociale-démocrate. La loi travail referme symboliquement la parenthèse ouverte par le Front populaire, il y a exactement 80 ans ; le modèle Hollande-Valls-Macron clôt quant à lui l’histoire du socialisme ouvrier. Au-delà, il suggère d’achever la longue phase d’une gauche sociale et politique structurée par l’égalité, par le refus du capitalisme et le parti pris de la rupture sociale. La compétitivité et l’ordre seraient les maîtres mots d’une gauche prétendument décomplexée. Adieu donc à la "Sociale" et à ses rêves…

Va-tout social-libéral et gauche lobotomisée

Il faut reconnaître à Cambadélis qu’il ne manque pas d’aplomb. Il nous propose en effet d’assumer complètement la logique sociale-libérale au moment même où elle bat de l’aile sur tout notre continent. Le PS grec s’est brisé sur son exercice, le socialisme à la mode Zapatero s’essouffle en Espagne, la social-démocratie allemande se cherche et le modèle fondateur lui-même, le travaillisme britannique, a donné un spectaculaire coup de barre à gauche avec l’arrivée de Jeremy Corbyn. Longtemps tenue pour rebelle au socialisme prétendument "moderne", la France serait aujourd’hui vouée à en reprendre le flambeau.

La direction socialiste sait ce qu’elle fait : elle joue son va-tout. En France, voilà près de quatre décennies que le socialisme exerce son hégémonie sur la gauche française. Depuis, il n’a cessé de reculer devant la pression libérale d’un capitalisme de plus en plus financiarisé et mondialisé. Il prônait autrefois le "changer la vie" ; il s’enlise maintenant dans la dérive de l’état de guerre, de la déchéance de nationalité, de la loi travail et de la stigmatisation de la lutte sociale. Le constat est désormais cruel, mais sans appel : la gauche va mal, non pas parce qu’elle est divisée, mais parce que le PS l’a lobotomisée.

Comment ne pas relever ce défi ? Comme cela se dessine en Espagne, le moment est venu en France de remettre la gauche historique sur ses rails. Son terreau n’est pas la compétitivité mais l’égalité, non pas la concurrence mais le partage, non pas l’appropriation privée mais la logique publique de la mise en commun, non pas la gouvernance mais la souveraineté populaire. L’esprit de rupture, à nouveau, doit l’emporter sur l’esprit d’accommodement au capitalisme. Il fut longtemps la marque de fabrique de la gauche française ; il doit redevenir majoritaire à gauche ; il peut désormais y parvenir. Hors de cela, la gauche ne peut pas gagner ; elle n’a aucune chance de juguler la montée du Front national.

La possibilité d’un redressement de la gauche

Longtemps, la gauche de gauche a reculé, laissant l’initiative à un socialisme sans cesse un peu plus recentré. La possibilité s’entrevoit de renverser cette logique délétère. La lutte sociale montre d’ores et déjà sa détermination et ses aspirations. Le syndicalisme de lutte retrouve son élan. La dynamique citoyenne se cherche et s’étend, dans les salles, dans la rue et sur les places. Il reste à mettre la politique, de bas en haut, dans la société et dans les urnes, à la hauteur des exigences exprimées un peu partout. Il reste à faire en sorte que l’insatisfaction et la colère ne se tournent pas en ressentiment mais alimentent l’espérance.

Faire marcher le social et le politique d’un même pas, redonner l’hégémonie à l’alternative : voilà qui est désormais de l’ordre du possible. Pas dans un avenir lointain : sans attendre. Le PS veut nous engluer dans "sa" primaire et délégitimer cette gauche que l’on dit "autre" et dont la droitisation socialiste fait, chaque un peu plus, qu’elle incarne "la gauche", tout simplement. Face à cette tentative, il existe d’ores et déjà un outil.

On peut penser ce que l’on veut de la candidature de Jean-Luc Mélenchon : force est de constater qu’elle a créé un déclic. L’homme est considéré, dans des proportions significatives, comme la personnalité du moment la plus à gauche et la plus représentative de la gauche tout entière. Les sondages laissent entendre qu’il peut devancer le chef de l’État au premier tour et mettre ainsi un terme à un cycle de quatre décennies. Ce faisant, il n’affaiblit pas la gauche : il lui offre au contraire la chance historique de se redresser.

L’engagement et la responsabilité

À mon sens, le temps n’est plus à l’expectative. S’il est possible avec Mélenchon d’inscrire dans les urnes l’idée qu’il n’est de gauche possible qu’en rompant avec plus de trois décennies d’errements libéraux, rien ne doit empêcher la réalisation de cette possibilité. Si cette candidature est un outil pertinent, à quoi bon repartir de zéro pour s’en bricoler un autre ? Et à quoi bon opposer engagement collectif et personnalité individuelle ? En 2012, elles fonctionnèrent ensemble ; il ne dépend que de nous qu’il en soit de même en 2017. Pour cela, écartons tout ce qui freine la synergie des deux : bannissons toute idée de ralliement à un homme ; ne multiplions pas les "conditions" qui seraient nécessaires pour le soutenir. Nous savons que, si nos mots ne sont pas toujours le mêmes, notre ambition est commune, et depuis longtemps. Or l’ambition n’est rien, si ceux qui la partagent ne convergent pas en pratique.

À chacun désormais, candidat bien installé dans le paysage de 2017 et organisations, engagées avec lui déjà ou pas encore, de faire les gestes témoignant d’un même esprit de responsabilité. À chacun d’aider à trouver les formes collectives qui vont permettre à chaque individu et à chaque organisation de trouver sa place, pour construire du commun, sans sacrifier une miette de son irréductible spécificité. Sur le fond, dans la diversité de nos sensibilités, nous disposons du socle politique et éthique qui nous a mis en mouvement, de 1995 à 2012. Il suffit que nous décidions que l’existence de ce socle vaut davantage que les querelles, les préventions, les calculs particuliers.

Nous avons une chance historique. Nous serions impardonnables de ne pas nous en saisir. En Espagne, la tradition ancienne d’Izquierda Unida et les pousses nouvelles de Podemos ont enfin décidé de se retrouver. Elles se tournaient le dos hier ; elles marchent ensemble aujourd’hui.
Ayons la même conviction qu’en Espagne : « Unis, nous pouvons » !

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  • Simplement d’accord et pour une fois totalement. Puisse Roger être entendu. De toute manière le mouvement est lancé et bien lancé. Il va s’ancrer dans la vie politique française et personne ne pourra l’arrêter. C’est en tous cas mon sentiment. Alors oui, arrêtons de tergiverser et allons au charbon. Des positions sont à prendre, nous les prendrons en faisant du neuf et pas en recollant les morceaux du modèle honni . 99% contre 1%, le capitalisme financier globalisé s’affronte au grand nombre en transcendant les classes sociales. Il nous faut trouver le chemin et les mots pour unir toutes ses victimes. Dans notre pays le mouvement La France Insoumise est sans aucun doute à ce jour le moyen le mieux adapté à ce combat pour le bien commun. La France qui a toujours éclairée le monde de ses lumières est attendue par tous les progressistes de la planète. Ne les décevons pas par nos petites querelles de prééminence. L’adhésion libre et individuelle au mouvement est la garantie du respect du principe hautement démocratique, un homme, une voix.

    choucroute Le 20 juin à 13:26
       
    • Ya que Choucroute qui est d’accord avec l’article. C est bon signe, Un homme, une voix. Melenchon aura au moins une voix :)

      A Droite ils sont pliés de rire. Vous faites le boulot de casser le PS a leur place.

      Le grand soir arrive, l’autre gauche va passer devant le PS. Yesssss !!!!! Trop génial !!!! Par contre, second tour Lepen/Juppé, boarf, on s’en fout, on fera mieux dans 5 ans, comme d’habitude :)

      bdpif Le 20 juin à 14:06
    •  
    • @pifdepoche
      ce sera mon dernier message pour vous. Essayez lorsque vous écrivez de cacher un mieux votre dépit. Vos interventions sont franchement pathétiques. Ha si encore une chose. Vous perdez votre temps ici. Adieu.

      choucroute Le 20 juin à 14:14
    •  
    • Je partage profondément les idées contenues dans cet article... il y a urgence à formaliser le potentiel anti-libéral contenu dans la lutte contre la loi travail. Il y a une échéance, la présidentielle, un outil la candidature de JLM, un socle commun "L’humain d’abord", des enrichissements l’éco-socialisme, l’économie de la mer... un programme à construire dans le respect mutuel.
      Ne perdons pas de temps, nous n’en aurons pas assez pour convaincre, redonner de l’espoir, une perspective.

      Costantino Le 20 juin à 17:14
  •  
  • Fuyez !!!! vous pouvez le faire !!!
    (rire)
    Vous allez voir les remontades par le peuple de gauche aprés quand la droite passera, pour l’avoir laisser passé aussi facilement sans rien faire, sans vous réunir tous à gauche. Juste pour des querelles qui remontent d’il y a 40 ans.

    SI la droite passe, avec un second tour FN/Droite, même vous, vous allez devoir aller voter Juppé contre le faschisme. Et si vous ne le faites pas, on vous mettra complice du FN. Tout comme on vous mets là complice de la droite.

    IL vous reste 10 Mois pour changer la donne.

    Vous aviez 5 ans pour convaincre, vous n’avez rien fait à part casser du sucre sur les collegues.

    bdpif Le 20 juin à 14:29
       
    • @ bdpif

      1. "Vous allez voir les remontades par le peuple de gauche aprés quand la droite passera, pour l’avoir laisser passé aussi facilement sans rien faire", etc.

      2. "Si la droite passe, avec un second tour FN/Droite, même vous, vous allez devoir aller voter Juppé contre le faschisme [sic]", etc., etc.

      C’est vraiment ballot, ce que vous dites...

      1. La droite est déjà passée : en 2007 elle s’appelait Sarkozy, en 2012 elle s’appelait Hollande. Le deuxième a continué l’entreprise de démolition du premier. En bien pire. Quant au "peuple de gauche", qui trime à fond de cale, payé une misère, sur des emplois précaires que Hollande, Valls et Macron voudraient précariser encore davantage, ce n’est pas lui qui ira pleurer sur la veste prise par Hollande ni sur la fin du P"S". Après tout c’est humain : personne ne regrette ses bourreaux.

      2. La droite est déjà passée (bis). Et si au second tour c’est Juppé-Le Pen ou Sarko-Le Pen, eh bien je n’irai pas voter. Même chose si c’était Hollande-Le Pen (mais cette hypothèse-là, personne n’y croit 😄). Je vote pour la gauche (la vraie), pourquoi donc irais-je voter pour une droite contre une autre droite ? Que ces gens-là se débrouillent entre eux ! Je ne vais pas contribuer à aggraver encore la catastrophe qu’ils nous imposent depuis vingt ans (au moins).

      Total : faut arrêter avec cette connerie de "vote utile" : le vote utile, ça n’est utile à personne sauf au P"S". C’est-à-dire à la droite.

      Le Spectateur français Le 21 juin à 20:20
  •  
  • Lu et approuvé. J’en ai ma claque des atermoiements de la direction du PCF, ce côté "gentil" de Pierre Laurent avec le PexS. Même le communiqué du PCF après la manif du 14 juin est terne, concernant les "casseurs" et son exploitation médiatique, en comparaison du communiqué du PG. C’est dire où nous en sommes. Par défaut aujourd’hui, au point où nous en sommes le seul choix est Méluche. Mais il faudrait que ce ne soit pas autour d’un seul homme, il faudrait que cela fasse "mouvement", une sorte de Movimento 5 Stelle de gauche, ou de Podemos à la française.

    julien Le 20 juin à 14:40
       
    • Podémos a discuté pendant 3 mois avec le PS pour la constitution d’un gouvernement ; ce fut l’échec et Podémos a du se résoudre à un accord avec IU . Quant au mouvement 5 étoiles , il serait judicieux de lire leurs écrits avant de s’emballer !

      valentin Michel Le 20 juin à 15:13
    •  
    • J’ai écrit un M5S "de gauche", merci de lire avant de vous emballer.

      Julien Le 20 juin à 15:29
  •  
  • Certes Roger mais la forte probabilité d’un second tour FN/LR ne peut pas être évacuée des débats . Il faut noter que 86% des sympathisants de gauche souhaitent une primaire de la gauche , à tort ou à raison , cela ne signifie pas un soutien à Hollande ni même au PS . Et si Hollande est battu dans une primaire sans nous ........? Et avec des voix d’électeurs du FdeG .........? Je sais ce débat tabou y compris dans mon parti ( PCF) , mais ne serait-il pas temps d’un peu moins d’émotionnel , d’irrationnel , de procès d’intention et d’un peu plus d’attention sur ce qui guette le monde du travail si Juppé , Sarko et consorts ont les manettes ?

    valentin Michel Le 20 juin à 14:57
       
    • Je ne laisse pas de côté cette hypothèse, mon cher Michel. Elle contourne toutefois le problème majeur, pour 2017 comme pour 2002 : cette perspective s’explique-t-elle par la division de la gauche ou par la politique conduite par sa majorité ? J’ajoute un second rappel : les plus fortes poussées du FN ont coïncidé avec des périodes de gestion gouvernementale de gauche qui ont découragé la gauche au lieu de la dynamiser. Jospin n’était pas Valls, et pourtant le résultat fut désastreux. Une primaire du PS nous enferme dans un choix qui, quel que soit le résultat et quelles que soient les différences entre les protagonistes, nous laissera dans une situation potentiellement dangereuse por la démocratie. Nous n’avons aucune raison d’oublier aujourd’hui que Montebourg et Hamon ont tous deux accepté de mettre Valls en première ligne gouvernementale.
      Le FN progresse, mais il continue de repousser... tant que les digues ultimes ne tomberont pas. Une gauche qui déçoit risque hélas d’y contribuer. Promouvoir au premier tour une candidature "gauche de gauche" rassembleuse et potentiellement majoritaire à gauche : c’est la meilleure chance que nous pouvons donner à la gauche tout entière.

      Roger Martelli Le 20 juin à 15:56
    •  
    • @Valentin. Loi El Khomeri, milliards au MEDEF, Europe, généralisation du travail précaire (CDD, intérim, dumping social), fraude fiscale impunie, ISF, délocalisations, démantèlement des services publics, de la santé, baisse du pouvoir d’achat et hausse du chômage, répression brutale des manifestations et menaces d’interdiction...la droite décomplexée hollandienne n’a rien à envier à Juppé/ Sarkozy ( sauf le mariage pour tous) !!!Hollande et le PS ont trompé, trahi et dégouté l’électorat de gauche mieux que ne l’aurait fait Sarkozy. Revoter Hollande ou PS pour éviter Juppé ce serait tuer définitivement tout espoir d’en finir un jour avec l’exploitation, la misère, les injustices, la politicaillerie servile ! La France insoumise c’est notre avenir, notre honneur !

      René-Michel Le 20 juin à 17:06
    •  
    • Le pire n’est jamais certain et l’épouvantail FN commence être un peu mité.
      On nous avait fait le coup aux régionales dans le grand est. Le FN Philippot devait être élu dans un fauteuil et prendre la présidence de la région. La direction nationale du PS avait donné des consignes pour le retrait de sa liste et appelé au vote pour la liste de droite. JP Massenet tête de liste du PS a refusé cette consigne et a maintenu la liste. Résultat : le FN n’a pas progressé entre les deux tours, la liste Massenet a maintenu son score et la liste de la droite classique à progressée et a été élue à la présidence de la région.
      Rien ne dit qu’en 2017 il n’y aura pas d’autres candidature d’extrême droite et que les voix se répartiront sur plusieurs pôles. Il n’est écrit nulle part que le FN sera présent au 2ème tour.
      Nous ne pouvons pas établir une stratégie d’avenir en prenant comme postulat l’infaillibilité du FN. Notre stratégie doit au contraire partir de notre capacité à créer une force ascendante autour du refus de l’austérité mortifère et de nos propositions progressistes. Il m’apparait que le processus est bien engagé.
      Le mouvement de la France Insoumise progresse. 116 000 signataires aujourd’hui et 1130 groupes d’appui.
      La candidature de JL Mélenchon (pour qui je n’avais pas voté en 2012) apparaît dans les études d’opinion comme la plus mobilisatrice.
      Il faut tout de même bien prendre en compte l’état de la gauche après 4 années de pouvoir socialiste et admettre que celle-ci a été volontairement saccagée par les libéraux du PS. Leur objectif et ils s’y tiennent est de parvenir à provoquer une bifurcation idéologique dans le droit fil de ce qui s’est fait un peu partout dans le monde et particulièrement en Europe (avec les résultats que nous avons pu constater encore hier en Italie)
      Face à ça, quelle doit être notre réponse ? Continuer à nous embarquer dans des alliances sur des bases floues ou décider de créer un nouveau mouvement capable de rassembler une majorité de ceux qui sont victimes du capital financier globalisé ?

      choucroute Le 20 juin à 17:12
    •  
    • @choucroute,

      Vous pourriez mettre des guillemets quand vous écrivez "socialistes" en rapport avec le P"S" s’il vous plaît ?

      Le combat contre le mésusage des mots par les médias dominants, c’est maintenant.

      julien Le 20 juin à 17:22
    •  
    • Le risque du FN est réel, il n’est pas neuf. Il faut se demander quand (depuis 1848) la social-démocratie (ès-qualité ou ses sous- produits du moment) installée au Gvnmt, n’a pas entraîné l’installation d’une droite + ou - extrême. Ce n’est pas à sens unique : en 1998, après dissolution d’une Chambre de droite par A.Juppé, (faut-il une fois encore le rappeler ?) La Gauche Plurielle n’a dû sa "majorité" parlementaire qu’à 35 triangulaires, où le FN a permis (provoqué ?) l’élection d’un député de gauche principalement PS, installant de la sorte le fameux "Système UM/PS". Ce qui a contribué à social-démocratiser l’outil politique PCF (avec diverses privatisations ). La "Gauche" était minoritaire politiquement : l’arithmétique électorale n’ayant jamais eu pour but de construire une majorité politique.
      La critique adressée à JLM sur sa course en tête et en solitaire, critique juste, peut (doit ?) être AUSSI interrogée au vu de la date proposée par Cambadélis pour sa primaire et se souvenir que Mitterand, en vieux routard, n’avait commencé sa campagne de second mandat (2x7ans) que fort tardivement : 15 jours environ avant le scrutin. L’interroger donne la réponse : la démarche est contestable, soit, mais elle a offert une issue qui, pour "visible" qu’elle soit, a entamé la débat ; elle le ne clôt pas, au contraire, elle l’élargit.

      michel.mourereau Le 20 juin à 18:06
  •  
  • @Roger
    "Promouvoir au premier tour une candidature "gauche de gauche" rassembleuse et potentiellement majoritaire à gauche : c’est la meilleure chance que nous pouvons donner à la gauche tout entière"

    Pour cela n’y aurait il pas moyen que nous choisissions nous même qui sera la candidat ? Parce que Hollande ou Jean Luc, ne sont pas mes favoris. Je voudrais qu’on me laisse choisir qui serait suceptible de rassembler la gauche toute entière, ou voter pour le moins pire.

    vélo Le 20 juin à 16:19
       
    • @vélo. Ok, qui proposes-tu de "moins pire" ayant une chance d’arriver au second tour ? Vas-y, dis nous.

      René-Michel Le 20 juin à 17:13
    •  
    • @ vélo : c’est quoi la gauche toute entière ?

      choucroute Le 20 juin à 17:17
    •  
    • @René Michel
      "qui proposes-tu de "moins pire, dis le nous’
      C ’est personnel, nous ne sommes pas en Chine,mais en France, chacun a le droit de choisir et de s’exprimer sans vouloir influencer les autres. A chacun sa liberté de penser et de choisir. J’ai horreur du prosélytisme de toute facon.
      @Choucroute
      Qui cherche trouve ...

      vélo Le 20 juin à 17:59
    •  
    • @ velo : on peut concevoir le débat de cette manière, mais c’est un peu court, non ?

      choucroute Le 20 juin à 18:06
    •  
    • @vélo. Ton silence est éloquent, à part refuser JLM pour X raison tu ne proposes personne d’autre et pour cause ! C’est bien le problème de P.Laurent, C. Autain de plus en plus minoritaires même chez eux et à qui les pseudos frondeurs du PS ont savonné la planche en rentrant tous dans le rang libéral .

      René-Michel Le 20 juin à 20:30
    •  
    • @René Michel

      Clementine Autain, elle, en dehors de ses actions politiques efficaces, a fait en plus ce magazine internet où vous pouvez vous exprimer librement. Un magazine de 100 000 lecteurs. Autant que vos insoumis, mais elle ne joue pas à votre loto politique, basé sur une défaite évidente au grand détriment de millions de français qui vont subir la véritable droite, et non pas celle de votre slogan qui associe la droite au PS. Certainement toucherez vous le gain des joueurs de loto insoumis qui ont cru gagner quelque chose à vous écouter, et encore, même pas vous, mais les véritables perdants seront eux, avec les mesures de la vrai droite. Le NPA nous avait fait le même coup que vous avec Jospin. Ne prenez pas tout le monde pour des andouilles, va. Vous avez votre public. Les autres se taisent et vous lisent et sauront quoi vous répondre, la prochaine fois que vous nous referez cette tombola, en 2022.

      vélo Le 20 juin à 21:36
    •  
    • @vélo Qui proposez- vous de "moins pire" que JLM pour 2017 ?
      Les 10 000 lecteurs de Regards sont pendus à vos lèvres !!! Votre avis nous intéresse, mouillez- vous que diantre ! Courage !

      René-Michel Le 21 juin à 00:38
    •  
    • @ vélo (le 20 juin à 21:36)

      Clémentine... Autain ??? (rires) Ah évidemment, c’est une idée...
      Mais il fallait vraiment être vous pour l’avoir, cette idée !

      Cependant, puisque visiblement vous voulez jouer à qui perd gagne, pourquoi ne pas choisir Philippe Poutou comme candidat ? ou bien Christian Picquet ?

      Naturellement je ne sous-estime pas le talent, considérable dans ce domaine, de Clémentine Autain. Mais je vous assure positivement que ces deux gugusses, si on leur laisse leur chance, seraient très capables de parvenir à des scores largement inférieurs au sien. Quelque chose compris entre 0,1 et 0,01 %. En tout cas, vous pouvez me croire, la compétition serait serrée... 😆

      Anti-Hollande Le 21 juin à 21:24
  •  
  • Ah ben dites-donc, une deuxième primaire à droite !!!!!?????

    Insolences Le 20 juin à 16:43
  •  
  • La recomposition à Gauche ne se fera pas dans l’euphorie « unitaire » ; mais dans ce paysage dévasté, la droite extrême est dans l’attente de la chute finale des « Socialistes » qui ont quand même réussi à désespérer même celles et ceux qui n’attendaient rien d’eux. Bref, la mobilisation sociale est un ballon d’oxygène …
    Mais après ? Je n’ai pas plus de réponses que la plupart d’entre nous : je me revendique toujours du Front de Gauche, du moins de sa démarche puisqu’effectivement son existence est somme toute assez fictive et faute de ce qu’il existe peut-être faut-il que l’on persiste ?
    Grande question : en 2017 la réalité des élections sera là et il semble que dans l’état la bataille s’annonce plus qu’ardue … Pour être clair : je n’ai jamais été partisan des primaires et la désignation de l’homme ou de la femme présidentiable nous contraint à des choix par défaut : le programme « l’Humain d’abord » est comme je l’ai toujours dit une base à enrichir …La question n’est (selon moi) pas tant le programme que la dynamique qui portera un programme (politique, bien sûr) de transition : reprenant les exigences du mouvement social et de ce que l’on appelle la Société civile (mais pour ma part je l’inclus dans le mouvement social (lequel n’est pas toujours être en grève ou dans la rue : même si ça s’avère dans certaines situations, essentiel et décisif ; donc mettant en avant l’exigence de la démocratie au plus près du terrain, avec un changement de Constitution (oui la 6e République) en articulation avec une politique de justice et d’égalité de droit dans l’ensemble des dimensions féministes, culturelles et écologistes. Mais bon c’est quand on rentre dans le détail que ça se complique. Comment articuler les exigences et les nouvelles modalités de « faire de et du politique » comme par ex. « nuit debout » avec des « organisations » et des formes de prises de décisions qui impliquent l’ensemble de la population ?
    La Présidentielle, d’accord … Je crains qu’au final ça se règle au mieux par « un soutien », un ralliement à JLM ou au pire à un éclatement (déjà réel avec le NPA et LO …Et que fera le POI ?) qui reproduira en pire ce que nous vivons …
    Des Collectifs citoyens qui auraient leur mot à dire sur le choix des candidat-e-s aux législatives ?
    Pourquoi pas ? L’engagement dans la campagne en soutine à JLM doit être l’occasion d’être dnas cette dynamique et d’y être prêt à faire le maximum à la base dans les collectifs de campagne. Nous pourrions si nous retrouvions à cette occasion relancer l’élan qui a été celui du début du FdG …

    Henri SAINT JEAN Le 20 juin à 18:20
  •  
  • N’oublions pas que la différence entre réformisme de droite et réformisme de gauche est toute relative. L’essence du réformisme – qu’il soit de droite ou de gauche – est l’idée qu’il n’est pas nécessaire de renverser le système capitaliste, qu’il est possible d’améliorer progressivement la condition des travailleurs et des opprimés dans le cadre du capitalisme. Mais l’expérience de la Grèce, du Venezuela et d’autres pays où cela fut tenté montre bien que c’est impossible. Soit vous prenez les mesures qui s’imposent pour détruire la dictature du Capital, soit le Capital vous détruira.
    La condition prioritaire de notre succès est de maintenir notre identité révolutionnaire et de préserver le tranchant et la clarté de nos idées. Toute tentative de gagner en popularité, à court terme, en se coulant dans le courant réformiste de gauche aboutirait à un désastre.
    Les liquidateurs des valeurs historiques de la gauche sont estampillés à gauche, au parti socialiste, l’oligarchie ploutocrate, courants réformistes parmi les sociaux-démocrates, sociaux libéraux, néolibéraux, paléo libéraux etc., l’hubris du capital.
    Ainsi, les bacchanales sont ouvertes mais, sous le goudron, les pavés !

    Je milite pour la réactualisation de notre programme « l’humain d’abord ;
    Je milite pour la relance du Front de gauche ;
    Je milite pour la France insoumise ;
    Je milite pour la 6e république ;
    Je milite pour et avec la candidature de notre camarade Jean-Luc Mélenchon

    Christian Desbois (militant PCF) ♪ ♫

    Desbois Christian Le 20 juin à 18:50
       
    • Ce qui est intéressant dans vos débats c’est que vous postulez tous que Le Pen sera au deuxième tour. Ce serait le bon sens de penser ainsi. C’est à dire de penser comme veulent nous faire penser la plupart des médias, le PS, la Droite, et malheureusement quelques dirigeants communistes. Or il n’y a pas de raison pour qu’il en soit ainsi, hormis notre mollesse et notre indécision.

      Ceci amène à définir un projet pour que le FN ne soit pas au second tour alors que l’enjeu est que les français se retrouvent dans un bon programme avec un bon candidat.

      On arrive alors à cette situation saugrenue ou le PCF lance une consultation nationale pour comprendre les attentes des français pour ensuite définir un programme, pour ensuite trouver un candidat, etc... où va-t-on ?

      Et cette idée saugrenue de primaire qu’a soutenue un temps Pierre Laurent. Comment peut il ne pas voir que, quelle que soit la configuration de cette primaire, les candidats du Front de Gauche seront éliminés face au moindre petit apparatchik socialiste ?

      Je crois que si Pierre Laurent et Olivier Dartigolles ne connaissent pas les attentes des français, il leur suffit de lire l’Humanité, il y a tout dedans.
      Quant au programme, nous avons l’Humain d’abord qui, raisonnablement amendé et amélioré, donnera un bon programme.
      Quant à la primaire, initiative du PS lui donne le coup de grâce !
      Bien évidemment, JL Mélenchon est un bon candidat, ce qui ne veut pas dire, par exemple, qu’André Chassaigne, qui est un homme de talent et déterminé, n’en serait pas un, il y a beaucoup d’autres bons candidats potentiels, mais pourquoi s’imposer d’en chercher un autre alors que nous en avons déjà un bon ?

      Pour moi qui suis investi dans l’action des insoumis, jlm2017, je vois venir des gens nouveaux et des personnes qui avaient quitté l’action militante, en général irritées par les petits politiciens locaux, tant du PCF que du PG dont je suis membre.
      Il se passe quelque chose que l’Humanité commence à percevoir. Espérons que Pierre Laurent se réveillera suffisamment tôt !

      Enfin, je crois que toutes ces palinodies ont d’autres motifs, cachent des intentions qui finiront par conduire à la destruction du PCF dont nous avons tant besoin.

      Nelson95 Le 20 juin à 22:09
  •  
  • Bonjour,
    Clairement, j’approuve l’analyse de Roger. Quoi de plus mortel que d’accepter une primaire au nom de l’unité de la "gauche" ? La "gauche" n’existe pas, il y a deux gauches. Celle dite sociale-libérale qui a définitivement opté pour la finance, les actionnaires, les banquiers et le MEDEF. L’analyse de sa politique montre cette évidence. Il y a l’autre gauche, j’en suis, Roger Martelli a cité ses aspirations, ses propositions en contradiction totale avec celles de l’autre.
    Un mur infranchissable séparent ceux qui les défendent. La question est posée :"Que faire pour gagner ceux qui, sincèrement, continuent à suivre les "socialistes" ?". L’éthique en politique est de se demander :"De quel programme suis-je le plus proche ?", les esprits grognons trouveront toujours prétexte pour ne pas être satisfaits. Mais avouez-le, sur la question de l’Europe, des plans A et B, sur celles de la répartition des richesses, du bien commun, de la 6ième République, de la transition écologique... l’obstacle des divergences est-il infranchissable ?. Encore faut-il s’inscrire dans les groupes de discussion de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
    La deuxième question est : "Quel candidat ?". Les esprits chagrins n’apprécient pas du tout qu’il soit parti "seul". En fait, était-il seul ? Dès l’annonce de sa disponibilité des dizaines de milliers ont soutenu. Et voilà que les chagrins nous la font à l’envers : "Il faut un candidat qui sera au deuxième tour en dehors des Hollande, Valls et compagnie.". Quel candidat ? Montebourg, Hulot, Filoche, Lieneman ? Soyons sérieux. Arrêtez de nous refaire le coup de la "gagne"... Compte-tenu de la réalité concrète Jean-Luc Mélenchon est mieux placé et arrêtez de répéter comme des gamins :"Je veux choisir mon candidat". Si vous voulez la "gagne" venez vous rassembler avec nous. Nous ne vous offrons pas des certitudes mais seulement la volonté de faire peser le plus possible nos idées. Les idées de la gauche transformatrice. Amitiés. Alain.

    Alain Laffont Le 20 juin à 19:36
       
    • A la lecture des "contributions" il apparaît clairement ici que le candidat JLM ne rassemble que partiellement... De fait on peut douter d’un politicien mitterrandien qui voue aux gémonies ce qu’il adorait il n’y a pas si longtemps. Et puis au-delà du candidat, ce qui devrait poser question c’est "pour faire quoi", c’est-à-dire quelle dynamique populaire susciter pour l’après élections ?

      Nassiet Le 20 juin à 23:12
    •  
    • @ Alain Laffon

      Tout à fait d’accord avec vous. Sauf sur un point qui est quand même plus qu’un détail : pourquoi faire au gouvernement et au P"S" l’énorme cadeau de les considérer comme étant de gauche ?

      La "gauche sociale-libérale" dont vous parlez, ça n’existe pas, c’est juste une droite affublée de quelques oripeaux de gauche pour faire illusion et parvenir plus commodément à ses fins. Le P"S" est un parti de droite, l’actuel gouvernement est un gouvernement de droite, un point c’est tout.

      Un peu de justesse dans le vocabulaire, et le roi sera nu :ce sera toujours ça de gagné. Ça nous évitera peut-être (du moins je l’espère) de voir demain apparaître la "gauche libérale-libertaire" qu’appelle de tous ses vœux un certain Emmanuel Macron.

      @ Nassiet

      Pour faire quoi ? Eh bien informez-vous un peu, lisez les livres-programmes de Mélenchon, vous verrez que c’est solide et réfléchi.

      Motiver les gens ? Je peux vous dire que la plupart de mes amis et de mon entourage sont extrêmement motivés par l’idée de stopper la politique actuelle, c’est-à-dire la casse méthodique des services publics et de l’industrie, la précarisation généralisée, bref la vente "par appartements" du pays à l’étranger.

      Après, si vous voulez voir continuer la politique actuelle, c’est bien sûr votre droit. Mais au moins n’allez pas vous prétendre de gauche...

      Anti-Hollande Le 21 juin à 20:55
    •  
    • @anti-hollande
      je n’ai aucune illusion et je n’en ai jamais eu à l’égard du parti socialiste, y compris un certains 10 mai 1981 où je préférais la plage aux urnes et aux liesses qui suivirent type "on a gagné". Et je trouve étrange et étranger à mes conceptions de se ranger derrière un politique qui se prétend être la seule alternative, encore un peu et on le vénérera ??? La lecture des blog et autres réflexions de JLM (à quand le petit livre rouge-vert ?) est appétissante, mais désolé, je n’ai pas confiance dans la démarche "bonapartiste" de JLM ; est-ce irrationnel pour le communiste que je suis ?

      Nassiet Le 21 juin à 21:27
    •  
    • @ Nassiet (le 21 juin à 21:27)

      Vous confondez (délibérément ou pas, je n’en sais rien), la personne et le personnage politique, le bonhomme Mélenchon et sa situation actuelle sur l’échiquier des forces en présence. Mélenchon ne se pose pas en "homme providentiel" (merci, on a déjà donné !), il porté par un mouvement qui a largement élaboré ou validé le programme qu’il propose. Plus de 100.000 "insoumis" actuellement (dont, vous le savez sans doute, de nombreux communistes) soutiennent sa candidature. C’est tout ce qu’on voudra sauf du "bonapartisme"...

      Ce n’est tout de même pas la faute de Mélenchon si dans le reste de la gauche les autres candidatures possibles sont piteusement médiocres ou purement symboliques.

      Passons sur le P"S" et ses satellites, qui sont en voie d’implosion rapide et de plus ne sont pas de gauche (et les prétendus "frondeurs" pas davantage que les autres). Par-ci par-là on entend bien quelques noms (Montebourg, Lienemann, etc.) mais ces pseudo-"dissidents" restent évidemment inféodés à ce parti mortifère, avec lequel ils n’ont pas le courage de rompre. Ce ne sont que des leurres pour électeurs crédules.

      En d’autres temps, une candidature émanant du PCF aurait eu quelque allure, voire quelques chances. Mais le PCF de Laurent, Dartigolles et consorts n’est plus qu’un pâle supplétif du P"S", qui le tient en laisse en échange de quelques mandats électifs qui sont autant d’os à ronger. Et, je vous le demande à vous communiste, que peut-on désormais attendre d’un parti dont les dirigeants sont des obsédés de la niche et de la gamelle ? C’est d’ailleurs bien pour cette raison que tants de militants du PCF ont rejoint les Insoumis...

      Quant au reste de la (vraie) gauche, ce sont certes des organisations estimables mais plutôt des groupuscules que des forces politiques. Or les circonstances actuelles exigent autre chose que de simples candidatures de témoignage.

      Et Nicolas Hulot ? Il s’agit d’une personnalité attachante, honorable et compétente dans son domaine. Mais il s’est toujours tenu à l’écart de toute analyse politique (en particulier pour les questions sociales et économiques) ; on ne peut donc pas le considérer comme hypothèse acceptable pour la gauche.

      Certes, on comprend qu’un communiste de la vieille génération comme vous puisse regretter le PCF d’autrefois, qui avait une autre influence, et aussi une autre tenue, que celui d’aujourd’hui. Toutefois, il y a sans doute mieux à faire que de vivre dans le passé. Il faut aller de l’avant plutôt que de s’abandonner à la nostalgie ou à l’aigreur : il faut approfondir l’analyse du moment politique. Et surtout, laisser à Pujadas et à TF1 un discours qui repose sur tout sauf sur des arguments rationnels.

      Anti-Hollande Le 22 juin à 11:30
    •  
    • Mon cher Alain, tu n’as guerre changé.Tu fais pas dans la dentelle. Pas étonnant que tu suives un bonaparte .... Un peu triste, mais pas étonnant.
      Un peu d’imagination : Une grande primaire de toute la Gauche sur la base d’un socle commun les 4 et 11 décembre. C’est la date actée par le PS,le PCF, les écolos et la gauche du PS.
      Malheureusement nous le savons les libéraux du PS ne voudront pas venir (ils ne veulent pas d’une discussion sur le bilan et sur le programme. ( Malheureusement parce que nous ne pourrons pas les écraser dans une telle primaire ;d’ailleurs ils ne viendront pas parce qu’ils savent qu’ils perdront.
      Donc imaginons : une grande Primaire de toute la Gauche où les PS libéraux ne viendront pas mais où nous aurons, cela est presque certain : Gérard Filoche, Clémentine Autain, Noel Mamère, Pierre Laurent et peut être d’autres représentant ssocialistes (Montebourg).Pas de problème pour être d’accord sur des mesures d’urgence. On difefférenciera les candidats sur leur prigramme général qui peut se diversifier sur des axes plus ou moins secondaires. On aura donc vraiement le choix.
      Il restera le choix pour Mélenchon de venir dans un cadre unitaire sans Hollande (puisque celui ci ne veut rien entendre sur une plateforme commune. S’il ne vient pas dans un tel cadre unitaire il perd toute légitimité et se Poutouise (1%)
      Si on obtient cette Grande Primaire et l’élection d’un candidat et des députés, alors la voix est très étroite pour Hollande et sa clique. Le mouvement social contre la loi travail sera décisif : si Valls s’obstine et passe en force, la colère sera immense .Si la rue n’arrive pas à gagner cela se reportera sur l’échéance présidentielle et là C’est Gérard Filoche qui devient le meilleur instrument pour relier le mouvement social à l’issue politique électorale.

      timsit pierre Le 1er juillet à 01:51
  •  
  • La nouvelle primaire cuvée Cambadélis est destinée, je crois, à sauver non pas Hollande, mais l’appareil PS dans son ensemble, comme parti de gouvernement en "alternance".
    Ça ne m’étonnerait pas qu’un fin conseiller Euro-US ait soufflé cette combine à l’oreille de Cambadélis. N’ont-ils pas peur par-dessus tout qu’émerge en France, politiquement, un pouvoir, accompagné d’un gand mouvement populaire, qui remettrait en cause leurs "traités" ? Obama n’est-il pas venu parlementer avec Merkel pour hâter le TAFTA ? n’est-il pas intervenu en Grande Bretagne pour contrer les Brexit de gauche (il y en a !) ?
    C’est cela le principal danger de cette primaire : prendre un "frondeur" pour une alternative à Hollande, alors que l’alternance P"S"/LR, verrouillée par le FN, continuerait.
    Les conciliabules de Cambadélis avec l’Elysée laissent plutôt penser que Hollande, ne se représentera pas, et qu’il se contentera, comme naguère Sarkozy, d’un cycle de conférences à quelques milliers de dollars dans divers pays, pour finir sur un coussin doré au Conseil Constitutionnel ou dans quelque grasse officine "européenne"...Mais qu’il participe ou non à cette primaire, le résultat sera toujours une France ligottée dans les traités "européens" et la prétendue "Dette", dont les travailleurs devraient payer le remboursement à un prix toujours plus fort, comme en Grèce. C’est Juncker qui serait content !
    Comme dit Filoche, "une chèvre serait élue contre lui". C’est une chèvre que vous voulez ?
    Je partage l’opinion de Martelli : le mouvement m6r et France Insoumise sont bien le seul moyen de lutter contre le capitalisme, tant local qu’ euro-mondialisé. Et même dans le cas d’un second tour LR-FN, un vote fort pour la gauche anti-P"S" au premier, est le seul moyen, en préservant l’espoir et la mobilisation, de préserver en même temps pour l’avenir les forces susceptibles de mener la lutte de classes jusqu’au bout, à tous les niveaux de la société.

    Autrement Le 20 juin à 19:45
  •  
  • Faut arrêter de tergiverser. Mélenchon est le mieux placé pour faire gagner la gauche. Point barre. A un moment faut être pragmatique. Je suis d’extrême gauche mais la révolution attendra. Pour moi le vote utile c’est JLM.

    Joe Lénine Le 20 juin à 20:31
  •  
  • 1. Pour cette fois (et pour d’autres j’espère), 100 % d’accord avec Roger Martelli. Le bonhomme Mélenchon n’est pas sans défauts, mais son action et ses positions depuis longtemps s’inscrivent dans la seule perspective qui puisse permettre un renforcement de la vraie gauche en France, c’est-à-dire loin des miasmes d’un P"S" qui a fait son aggornamiento blairiste. À part Méluche, je ne vois dans la vraie gauche personne qui ait les épaules pour être candidat(e) dans une élection aussi personnalisée que la présidentielle (j’en suis vraiment désolé pour Philippe Poutou...). Inutile de chercher midi à quatorze heures comme le font ici certains adeptes de la bicyclette, histoire d’avoir l’air plus malins que les autres.

    2. En 2012 j’ai fait la connerie, quoiqu’en me bouchant le nez, de voter Hollande au second tour. Désormais c’est terminé, je ne voterai plus jamais, à quelque élection que ce soit, pour un(e) candidat(e) de ce parti "social"-libéral (si peu social et tellement libéral) qui a le culot de se prétendre encore "socialiste". Et si au second tour c’était Juppé-Le Pen ou (hautement improbable) Hollande-Le Pen ? Ben là non plus : pourquoi je me mêlerais des affaires internes de la droite ? On nous a assez couillonnés avec l’argument du vote "utile", qui en fait n’est utile qu’au P"S". Maintenant, basta avec ça.

    3. Quant aux petits rigolos qui nous accusent de "casser le P"S"" - cette droite dure déguisée en gauche d’opérette - ils feignent de ne pas savoir que le P"S" est fort bien parvenu tout seul à se démolir lui-même, grâce à vingt ans (au moins) de mensonges éhontés, de lâches compromissions et d’abandons calculés. Qu’on en finisse avec cet interminable naufrage, que le P"S" sombre une bonne fois et la position de la gauche dans ce pays aussitôt s’améliorera.

    Hopfrog Le 20 juin à 22:43
  •  
  • Si le mouvement des insoumis réussi à convaincre de plus en plus de français d’essayer autre chose et du coup bouscule un peu le théâtre politicien bien installé..
    Il est probable qu’à partir de septembre, l’équipe J L Melenchon se prenne dans la face une campagne de presse façon traité européen 2005, allant du figaro à l’obs en passant par des vedettes du sport et des personnalités du monde de la culture.
    Le sophisme et la mauvaise foi combinés à une certaine ingénuité sont redoutables !
    On croit avoir tout vu et entendu mais on est à chaque fois surpris par la puissance des médias, il va falloir avoir les nerfs solides.

    Arouna Le 21 juin à 09:20
       
    • C’est déjà bien parti avec Cohn Bendit, ça donne une idée du niveau ras des poubelles auquel il faut s’attendre.
      La meilleure réponse est effectivement le travail de conviction de proche en proche.

      choucroute Le 21 juin à 09:35
  •  
  • A choucroute

    Je ne sais pas si Daniel Cohn Bendit a encore un gros pouvoir de nuisance, il a ses entrées dans tous les médias et du bagout mais à qui plait-il aujourd’hui ? à quelques cadres-sup qui chopinent des bierres bio devant les matchs de l’euro ?

    Cependant il s’applique dany le rouge, bon client... il a toujours été à la pointe du "Melenchon bashing".

    Arouna Le 21 juin à 09:56
       
    • Il donne le ton. Il n’y a qu’à voir la déclaration du ministre de la police qui dit texto : Je ne suis pas une poule mouillée, je ne cherche pas à me carapater.
      Suivez mon regards.
      C’est clair que ça ne pas voler très haut. Mais le pourraient-ils tant ils sont au fond du trou ?

      choucroute Le 21 juin à 11:19
  •  
  • L’arrogance de Valls qui frise l’irresponsabilité maniaque intégrale est effrayante… Comment faire porter sur la majorité des Français, le poids de la réprobation d’un gouvernement et d’un président non seulement incapables de répondre au programme sur lequel il a été élu, mais la violence qui est le résultat de choix politiques bellicistes, inégalitaires dans lequel il s’enfonce, nous enfonce ? … L’extrême-droite se glisse dans cette folie et amplifie l’absence d’issue… La provocation permanente devient la logique d’un pouvoir aux abois et des médias qui semblent avoir renoncé à toute information des citoyens…La gauche qui se situera dans le sillage d’un tel pouvoir est condamnée… Alors que cherchent-ils, il y a bien sûr les diktats de l’Europe sur le code du travail, mais il y a aussi le jeu politicien pour tenter de s’approprier les effets les plus négatifs de leur politique. Le tout sécuritaire alors même que l’on multiplie les raisons de l’insécurité la plus fondamentale, celle des frontières, celle de notre politique internationale, celle du refus de négocier… C’est la démission du peuple qui est cherchée alors même qu’on lui substitue la répression… Le cas de la loi travail qui n’a de majorité nulle part, ni dans le pays, ni dans la rue, ni même à l’Assemblée nationale, illustre ce recours à l’autoritarisme et à la violence sociale qui provoque l’insurrection…Déjà le PS et son gouvernement n’espère son salut que dans la montée du FN, un doublon de ce recours au tout sécuritaire et à la violence intérieure. Ce FN aujourd’hui totalement dépassé par l’ampleur de la contestation populaires sur la loi travail… Et à qui il est pour le PS urgent de faire reprendre la main, comme il est urgent de faire accroire l’idée que la droite c’est pire que le PS. C’est parce que le combat contre la loi Khomri met à mal les lignes forces de ce schéma qu’il faut la faire voter vite et passer à autre chose…
    A quoi ? Ce qui se passe aux Etats-Unis où les deux candidats sélectionnés par le système, les deux seuls en capacité d’être élus se disputent les records d’impopularité et il ne reste plus à la vénale et belliciste Clinton à faire peur avec l’outrancier Trump. Le tout grâce au filtre des primaires avec leur pseudo démocratie étayée par un système de propagande aux mains de « l’établissement ». Il y a même eu cerise sur le gâteau un candidat gauchiste, vaguement trotskiste pour porter dans le système la colère de ceux qui n’en veulent pas mais ne savent pas quoi construire à la place… Pas de parti, mais une foule d’individus qui se croient libres derrière un leader qui de fait les envoie dans le mur. Et les oblige à se ranger derrière le moins pire, qui ressemble totalement au pire…
    C’est à ce scénario qu’aspirent les dirigeants du PS, une droite qui fait de la surenchère sociale, à gauche pas de parti, un candidat que les médias s’emploient à faire monter et le FN en position de faire peur… On sous-estime la prégnance des Etats-Unis, le choix de cette civilisation sur nos élites…
    C’est dans un tel contexte que Cambadelis est en train de concocter des primaires taillées exprès pour Hollande. Non seulement le calendrier, mais les concurrents : imaginez le choc de titans entre Placé et Hollande…

    Maurice Le 21 juin à 18:21
       
    • @ Maurice (le 21 juin à 18:21)

      Euh, plutôt longue votre bafouille, quand même. Et pas vraiment claire non plus...

      On y trouve même des choses étonnantes comme celle-ci (je vous cite) : "C’est parce que le combat contre la loi Khomri met à mal les lignes forces de ce schéma [tel que vous l’expliquez, ce "schéma" est tellement obscur qu’il est tout simplement incompréhensible] qu’il faut la faire voter vite et passer à autre chose."

      Donc, si on vous suit bien, il faut arrêter les manifs contre la loi El Connerie, alors que la lutte est bien engagée et que le gouvernement est débordé ? Et dans quel but ? Pour essayer (fallait quand même y penser) d’influer sur le résultat des élections américaines !!! Comme si une pétition sur Change.org ou un autre truc de ce genre pouvait avoir une influence sur ce grand cirque électoral, qui brasse des centaines de millions de dollars !!! Ça serait vraiment lâcher la proie pour l’ombre...

      Vous tenez absolument à fumer votre moquette avant de venir poster ici ?

      Étonné Le 22 juin à 11:56
  •  
  • J’sais pas , moi, mais je trouve qu’y a pas beaucoup de visions dans tout c’que j’lis.
    A mon sens, faudrait p’et pas oublier qu’il s’agit d’une élection présidentielle, que les enjeux dépassent de beaucoup notre douce France. A cet égard, très circonspecte avec la notion d’homme providentiel ou de sauveur qui est revendiquée par Mélanchon et ses supporters - du genre "il est le seul qui....", je suis toutefois attentive à ses positionnements singulièrement sur l’Europe. Je considère que cette question est aujourd’hui le marqueur susceptible de rassembler les citoyens qui ont voté non au TCE il y a maintenant 11 ans, et tous ceux qui ont depuis atteint la majorité civique. Les récentes déclarations de Mélanchon assumant une sortie de l’Europe en cas de fin de non recevoir des exigences françaises et d’obstruction vont à cet égard dans le bon sens. Il reste pour moi une question sans réponse : quid de la majorité politique à construire pour transformer l’essai d’une éventuelle victoire à la présidentielle. Ne pas poser la question, c’est admettre qu’il ne serait pas au second tour. Donc ça pose la question de la stratégie de cette candidature. CQFD

    françoise Le 21 juin à 21:13
       
    • La majorité qu’il faut obtenir pour être élu est celle des électeurs et les électeurs jusqu’à preuve du contraire n’appartiennent à personne.
      Lorsque l’on constate que les postions sont trop divergentes pour pouvoir former une coalition, il faut demander au peuple de trancher. Le Front de gauche à prouvé ses limites qui sont celles des intérêts partidaires. Que fallait-il faire ? Attendre en ayant les deux pieds dans le même sabot ou prendre l’initiative de demander au peuple son soutien pour trancher le nœud gordien ? A ce jour 116 000 personnes adhérents divers de parti ou non inscrits soutiennent la démarche de JL Mélenchon. Des centaines de groupes d’appui se constituent et se développent sut l’ensemble du territoire. Nous sommes loin de la caricature d’une candidature solitaire, bonapartiste, providentielle que certain s’appliquent à diffuser. Il y a en ce moment quelque chose d’incroyable qui se produit en France (comme d’ailleurs dans d’autres pays d’Europe) Nous assistons à l’émergence d’une force citoyenne qui prend son destin en main. Il fallait bien que quelqu’un prenne l’initiative de faire sauter les verrous. JL Mélenchon l’a fait. A nous maintenant de faire avancer le mouvement.

      choucroute Le 22 juin à 01:12
  •  
  • Il commençait bien cet article, mais il finit mal.
    Désolé, je ne me vois pas combattre Valls (parce qu’il faut le combattre - lire à cet effet l’excellente opuscule de N. Mamère bien nommé "Contre Valls") en chantant la Marseillaise, en brodant un écusson "bleu blanc rouge" sur la manche gauche de ma veste, en louant la "patrie républicaine", en ayant des accents souverainistes et des yeux de Chimène pour Poutine.
    C’est ça JLM, et ça ne me parle pas - ça me rebute, en fait. Certes, la dynamique, c’est bien, mais à un moment donné, ce qui est dit, ça compte aussi.
    Trois choses à propos du PS, lequel a semble-t-il encore quelques défenseurs à en juger par une poignée de contributions ici même.
    Primo, le PS n’a besoin de personne pour se faire casser. Il fait ça très bien lui-même.
    Deuzio, il est à craindre que le cri de désespoir "Au secours la droite revient" n’ait que peu d’incidence électorale. Quand on cogne, dans tous les sens du terme, sur son électorat naturel, quand on s’apprête à interdire une manif des confédérations syndicales, ce que n’a jamais fait la droite dans l’histoire récente, il faut s’attendre à la désertion électorale, à la grève du vote, d’une partie significative dudit électorat.
    Tertio, la droite a le grand mérite d’annoncer la couleur. De ne pas tromper sur la marchandise, elle. Cela nous laisse le temps d’aviser.

    kashmir4 Le 22 juin à 09:03
       
    • On ne peut pas ramener la proposition de JL Mélenchon au raccourci que vous en faites. Il m’apparait après la lecture de l’Ere du Peuple que la logique est plutôt universaliste au bon sens du terme. JL Mélenchon procède à une théorisation du principe énoncé par Jaurès " Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène"
      Le protectionnisme solidaire c’est avant tout la conclusion d’accord bilatéraux respectueux des intérêts des uns et des autres, donc équilibrés. Peut-on être plus internationaliste que ça, lorsque l’on refuse le néo-colonialisme commercial qui pille les ressources des pays les plus fragiles ?

      choucroute Le 22 juin à 09:43
  •  
  • On vient d’apprendre l’interdiction de la manif du 23 par la préfecture.
    Qui a dit que le néo-libéralisme c’est moins d’état ???

    Existe t’il encore des gens de bonne foi qui osent encore répéter le lamentable slogan "attention la droite revient" ?

    Arouna Le 22 juin à 12:16
  •  
  • J’approuve complètement cet article. le moment est au rassemblement avec La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Le programme de l’Humain d’abord dont la mise à jour a débuté doit servir de "passeport" pour que cett gauche soit gagnante. Il n’y a pas d’autre issue. Les 4 millions d’électeurs doivent se transformer en 8 millions, au moins.

    Max Le 22 juin à 19:53
  •  
  • Pour une fois d’ accord avec Martelli , avec l’ esprit du soutien à la candidature de Mélenchon mais je mentionne un oubli majeur ...Dans les autres pays cités , les forces radicales de gauche ont réussi à fonder UNE organisation basée sur le principe de la verticalité ( Syriza , Podémos ) quitte à s’ allier avec des forces radicales "anciennes" ( Isquierda unida )

    Tant que la gauche française tombera dans l’ idéalisation de l’ horizontalité ( Nuits debout , fraction du NPA et d’ Ensemble ) , les évènements réalisés par la gauche radicale en France resteront des feux de paille provisoires , " sensuels et sans suite" ( Gainsbourg )

    HERMAN Thierry Le 25 juin à 07:26
  •  
  • [Nantes] – 26 au 28 Août – Contre l’université d’été du PS :
    https://www.infolibertaire.net/nantes-26-au-28-aout-contre-luniversite-dete-du-ps/

    Regard Rouge Le 26 juin à 10:35
  •  
  • Les socialistes français sont incapables et non pas la capacité de rompre avec le monde de production et la rationalité capitalistes, d’instaurer l’autogestion progressives des moyens de production par les producteurs, de distribuer dans un ETAT décentralisé le pouvoir public aux communautés régionales renaissantes, d’augmenter le bien-être, l’espérance , la sécurité des citoyens et citoyennes, de réaliser enfin - contre tous les impérialistes - cette alliance de l’EUROPE - SOCIALE avec les ETATS - NATIONS du tiers monde qui seule assurera à l’humanité une chance de liberté, de dignité et survie,
    Daniel Poupart, ile de la Réunion

    daniel poupart"ile de la réunion" Le 28 juin à 17:07
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  • L’excellent article de Roger Martelli a le mérite et c’est la première fois, dans les tribunes de regards d’affirmer sans atermoiements, idéologique ou « politique » que la candidature de JLM, n’est non seulement incontournable mais légitime et logique.

    Combien de fois avons-nous lu dans les contributions de lecteurs de « regards » concernant le débat sur les présidentielles 2017, la critique soit de l’homme, jean Luc Mélenchon, soit du PG, soit sur son égo « démesuré » et son Bonapartisme ?!.

    Ensuite la tarte a la crème de « la primaire de la gauche » ou « de la gauche de la gauche » est revenue comme une rengaine, avec son lot de propositions soit partisanes soit farfelues.

    Avec les vieilles litotes, le « parti » pourrait designer un candidat en décembre 2016 et d’évoquer le feu front de gauche et Dartignole et Chassagne et Laurent.

    D’autre évoquaient clémentine et enfin jusqu’à ces derniers jours, les éventuelles candidatures à une éventuelle primaire de la « Gauche de la gauche » c’est-à-dire celles d’ Hulot, de Montebourg, et tant que l’on y est Lienemann et autre Hamon. Sans oublier les écologistes !.

    Ceux qui dés le départ, affirmaient et j’en étais que la candidature de JLM ne serait remise en cause d’aucune manière, que le défunt front de gauche ne serait pas ressuscité artificiellement et que quelques soient les décisions de nos partenaires, clémentine ou une candidature PC, la candidature JLM 2017 serait maintenue, ceux là étaient vilipendés et c’est un euphémisme que de le dire.

    Pourquoi ? Et bien l’article de Roger Martelli, l’explique politiquement bien plus que je ne saurais le faire. Je vous y renvoi donc.

    Cependant ce débat, au sein des « groupes JLM 2017 » de la France insoumise est déjà clos, candidature et primaire y comprise, nous en sommes a la désignation des candidats aux législatives qui suivront les présidentielles, quelque soit le résultat.

    Et la aussi, la dynamique crée par Jean Luc Mélenchon dans le cadre de la France insoumise ne se résumera pas à « avec nos partenaires » à « définir qui des composantes de la gauche radicale sera désigné ».

    Les candidats seront issus sans condition d appartenance partisane, des groupes JLM 2017.
    En fait, il s’agit d’une nouvelle pratique politique que JLM a initié avec sa candidature, elle perdurera bien après 2017.

    buenaventura Le 29 juin à 14:57
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  • Roger Marteli, tu as une vision trop statique et mécanique :
    Les médias te disent Mélenchon cartone contre Hollande et tu arrêtes de réfléchir.
    Cambadélis te dit le CN du PS est pour une petite primaire BAP et tu le crois sans aller lire la résolution votée à l’unanimité parce que 90% de la résolution parlait de la gde Primaire des 4 et 11 Janvier (et ne consacre que 10% à la primaire BAP au cas où la Grande Primaire n’aurait pas lieu.
    C’est une manipulation de Cambadélis pour laisser entendre que les opposants socialistes restent dans l’entre soi avec Hollande. Roger tu fais semblant de croire Cambadélis parce que cela t’arrange. Comme Jean Luc tu ne milites pas pour la victoire de la Gauche (la 4ème force, le bloc de Gauche Gauche Socialiste/PCF/Ensemble/écolos/Syndicalistes) tu envisage une recomposition après la défaite.
    C’est inadmissible de tabler sur la défaite, c’est bien l’idée d’apparatchiks qui n’ont rien à perdre ,qui sont à l’abri.Mais pour un communiste, un socialiste aujourd’hui la seule chose à discuter, c’est comment on gagne en 2017.Soutenir Mélenchon c’est parier sur la défaite. Seule la Grande Primaire de la Gauche les 4 et 11 Juin avec Filoche,Autain,Mamère, Paul Laurent et pourquoi pas Mélenchon (s’il n’a pas peur de la confrontation) peut bouleverser la donne

    Un peu d’imagination : Une grande primaire de toute la Gauche sur la base d’un socle commun les 4 et 11 décembre. C’est la date actée par le PS,le PCF, les écolos et la gauche du PS.
    Malheureusement nous le savons les libéraux du PS ne voudront pas venir (ils ne veulent pas d’une discussion sur le bilan et sur le programme. ( Malheureusement parce que nous ne pourrons pas les écraser dans une telle primaire ;d’ailleurs ils ne viendront pas parce qu’ils savent qu’ils perdront.
    Donc imaginons : une grande Primaire de toute la Gauche où les PS libéraux ne viendront pas mais où nous aurons, cela est presque certain : Gérard Filoche, Clémentine Autain, Noel Mamère, Pierre Laurent et peut être d’autres représentant ssocialistes (Montebourg).Pas de problème pour être d’accord sur des mesures d’urgence. On difefférenciera les candidats sur leur prigramme général qui peut se diversifier sur des axes plus ou moins secondaires. On aura donc vraiement le choix.
    Il restera le choix pour Mélenchon de venir dans un cadre unitaire sans Hollande (puisque celui ci ne veut rien entendre sur une plateforme commune. S’il ne vient pas dans un tel cadre unitaire il perd toute légitimité et se Poutouise (1%)
    Si on obtient cette Grande Primaire et l’élection d’un candidat et des députés, alors la voix est très étroite pour Hollande et sa clique. Le mouvement social contre la loi travail sera décisif : si Valls s’obstine et passe en force, la colère sera immense .Si la rue n’arrive pas à gagner cela se reportera sur l’échéance présidentielle et là C’est Gérard Filoche qui devient le meilleur instrument pour relier le mouvement social à l’issue politique électorale.

    timsit pierre Le 1er juillet à 01:51

    timsit pierre Le 1er juillet à 02:08
       
    • Si tout le monde est d’accord sur tout, pourquoi alors ne pas se réunir en un seul parti ?
      Si tout le monde est d’accord sur quelques points, quid des points de divergences (profonds)
      Si tout le monde n’est d’accord que sur quelques points comment constituer une majorité homogène ?
      Bref c’est tout sauf clair cette histoire de primaire de la gauche amputée de sa tendance ultra-libérale.
      Donc selon vous une primaire se résumerait à une émission de téléréalité ou on taperait 1 pour Montebourg, 2 pour Laurent.....
      Autant laisser faire les sondeurs.
      En réalité cette affaire ne marchera pas car il n’y aura pas de primaire élargie/rétrécie. Les socialistes "frondeurs" participeront à la primaire de l’alliance qui en fait des belles.
      La démarche initiée par JL Mélenchon est d’une toute autre nature et vise à transcender les divisions structurelles de la gauche. Le programme est réfléchi collectivement et fera l’objet d’un vote des participants à la plateforme JLM2017. Il deviendra la programme défendu par le porte parole lors de la présidentielle et surtout par tous les candidats à la législative. Un programme partagé et accepté par tous, c’est quand même autre chose qu’un constat de convergence sur quelques points subsidiaires, non ?

      choucroute Le 1er juillet à 12:17
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  • Scrutin majoritaire à deux tours : il faut être présent au deuxième tour. Anglais et états-uniens ont un scrutin majoritaire à un tour. La gauche britannique s’est investie pour J.Corbyn, la gauche états-unienne pour B.Sanders.

    Pourquoi ne pas faire pareil en utilisant toutes les primaires de gauche ? Puisqu’elles sont ouvertes. Certains ne s’en privent pas. Abstention piège à c...

    Morico Le 3 juillet à 12:37
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